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 [Fin Juin 550] L'heure du Jugement [PV Bélisaire / Liao]

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Message [Fin Juin 550] L'heure du Jugement [PV Bélisaire / Liao]   Sam 13 Fév - 14:20
Jugement







« La vie est une rose dont chaque pétale est une illusion et chaque épine une réalité. »
Alfred de Musset

Comme tout ceci était ironique. Une vaste blague, une déconvenue. Mais la Rose du Sanctuaire s'était pliée aux exigences de l'Absolu. Mais enfin, quel drôle d'endroit pour une exécution. Une aberration. Pourtant, en plein cœur de la nuit, sa silhouette blanche et immobile, Nimuë contemplait l'enseigne de la taverne se balancer dans un couinement retentissant. « Le cheval boiteux », en d'autres circonstances, elle aurait pu en sourire. Pas ce soir. Pas en sachant ce qui allait se passer dans ce lieu qu'elle avait fréquenté quelques jours auparavant. Des sentiments contradictoires montaient en son sein. Des images joyeuses de chant et de rire laissaient la place à d'autres, moins glorieuses, teintées d'amertume.

Bélisaire avait-il choisit précisément cet endroit en toute connaissance de cause ? Elle se refusait d'y penser. La missive qu'elle avait reçu était claire là-dessus. Avec douceur, la jeune femme frappa à la porte de l'auberge, trois coups distinctes, le code qu'elle devait annoncer. Soudain, la noirceur fut balayée par la lumière diffuse d'une bougie et très vite, le visage du tenancier fut visible, jeta un œil à travers le carreau et ouvrit à la jeune femme en reconnaissant le masque de fer blanc qu'elle portait.

Aucun mot ne fut échangé, l'homme s'était contenté d'ouvrir la porte, de la laisser entrouverte et abandonna la jeune femme au pas de celle-ci pour embraser les mèches des bougies. Comme l'endroit lui semblait désert, si silencieux, si calme. L'idée qu'il puisse être le lieu d'une réunion d'ici quelques minutes ne lui aurait jamais traversé l'esprit si elle n'était pas l'une des « convive » que l'on attendait.

La Sainte des Poissons déposa sa pandora box dans un coin et arpenta la pièce rêveusement, laissant sa main courir sur le bois des chaises, des tables avant de s'arrêter. Devait-elle pousser davantage l'ironie en s'asseyant à la table de Silas et Childéric ? Elle décida que oui, peut-être parce qu'elle pouvait encore ressentir leur présence, rassurante. Pour elle.

Le tenancier s'adressa brièvement à elle pour lui dire qu'elle pouvait se servir en nourriture et en boisson, que c'était la maison qui offrait. Un simple hochement de tête pour toute réponse. Elle doutait fortement que l'ambiance se prêterait à une dégustation de pain et de fromage. Malgré tout, le côté décalé de la situation sut lui arracher un petit rire désabusé.

Sa tête se tourna vers la fenêtre, là où elle put se perdre dans la contemplation de ce ciel nocturne. Noir, sans étoiles ni lune, la profonde obscurité se répercuta dans son regard. Abîme insondable mais plein de doutes.

Cesserait-elle un jour d'en avoir ?





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Dernière édition par Nimuë le Mar 16 Fév - 10:45, édité 2 fois
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Message Re: [Fin Juin 550] L'heure du Jugement [PV Bélisaire / Liao]   Sam 13 Fév - 14:55
Bélisaire a écrit:
Rêve 1 : Vous pouvez projeter votre Cosmos dans un territoire, limité au Domaine sacré où vous vous trouvez. Vous ne pouvez pas attaquer.

Lisant et relisant le rapport de mes agents, je ne cessais de me dire que la brume qui entourait mon passé se délitait avec une certaine envie. Mes doigts fermèrent le rouleau de parchemin et je me servis d'un peu de vin, perdu dans mes réflexions. Nimue, Satine, Arbhaal... Les étoiles étaient joueuses avec moi depuis quelques semaines. Sans compter les soucis venant des autres factions, je gardais la tête froide mais me demandais si Athéna avait bien eu raison de me confier une telle tâche. Pourquoi m'as tu choisi ? Cette question ne s'adressait pas à ma Déesse mais à mon prédecesseur, je savais que c'était lui qui avait conseillé ma nomination d'une certaine manière. Ce sang sur mes mains... Perdu quelques instants, je me repris et tendit mes doigts vers la plume afin d'écrire quelques lignes sur un morceau de parchemin. Sonnant une clochette, j'ordonnais que cette missive soit envoyée immédiatement au douzième temple.

Puis, je me relevais et quittais la bibliothèque pour aller vers la grande salle du trône. Les gardes continuaient leurs patrouille et me saluèrent de la tête avec respect. Je continuais mon chemin vers une des salles sacrées de cette demeure si proche de la Déesse. Ouvrant une porte secrète, mes pas m'avaient amené dans une petite pièce aux allures simples et sans fioritures. Un simple tapis, une bougie. Me laissant tomber sur le morceau de laine, je croisais les jambes et faisais tomber mes paupières sur mes pupilles. Un manteau doré m'enveloppait doucement, comme si un léger voile dansant dans le vent se libérait de ma peau.

En quelques instants, j'étais dans l'auberge. Je fixais du regard les alentours et je sentais qu'elle approchait des lieux. Je savais qu'elle se posait des questions. Ma missive était simple mais sans informations sur le pourquoi du comment de cette "invitation", certaines informations se dévoilaient parfois quand on laissait la personne parler en premier. Je ne comptais pas dévoiler mes cartes trop rapidement. La jeune femme entra donc dans les lieux, silencieuse, personne n'était là pour la recevoir. Son armure sur le côté, elle observait les lieux et les traits de son visage indiquaient un mal être bien profond. Seul Lesath avait témoigné de ce genre de choses mais il était vrai que les signes d'eau étaient sujet au malheur, Cancer, Scorpion et Poissons. Cette trinité était maudite d'une certaine manière et cela me fit sourire de la voir là, aussi perdu que moi en définitive mais moi je ne pouvais me permettre cette liberté. Je n'avais pas le droit de faillir. J'étais Absolu dans ma solitude.

Relevant ma capuche, je sortais de l'ombre près de l'âtre. La lumière des braises illuminant mes pupilles verrons. Tournant la tête, je regardais aussi quelques instants par la fenêtre avant de prendre la parole.

- Belle nuit non ? Je te remercie d'avoir accepter le déplacement. Ne t'inquiète pas, je ne suis pas là pour juger ou annoncer une mauvaise nouvelle, sinon cela aurait été annoncé d'une autre manière. Mais... Depuis ton retour... Je ressens un vide en toi. Il est peut-être temps que tout cela sorte, que tu sentes que ton sang n'est pas le seul à être empoisonner par son passé.

Les mots que j'utilisais étaient simples mais courtois. Je préférais indiquer tout de suite certains éléments pour éviter des craintes inutiles. Je m'asseyais debout et l'invitant du regard à me suivre, elle pouvait voir que l'une de mes pupilles prenait une teinte écarlate pour former avec l'autre une harmonie parfaite.

- Allez, installe toi. Discutons.

Il m'avait laissé la place. Il savait que j'étais le plus à même de la comprendre. Il savait que l'Absolu ne pouvait pas tout résoudre et surtout ce genre de situations. Il ne se montrait que trop rarement à ses chevaliers. Il avait toujours à ce moment là cette douleur inexplicable dans sa poitrine. L'empathie.








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Message Re: [Fin Juin 550] L'heure du Jugement [PV Bélisaire / Liao]   Sam 13 Fév - 15:51
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À la faveur de la lumière dorée des bougies, Nimuë attendait, dans cette parfaite immobilité, une raideur qui traduisait tout son trouble. Depuis qu'elle avait accompagnée Ariane dans ses terres, la libérant de ses chaînes, doute et crainte avaient été de fidèles compagnes dont elle n'avait pu se débarrasser. Depuis lors les spectres de son passé n'avaient eu de cesse de la tarauder. Surtout son maître Lucius dont le visage lui apparaissait en songe. Un regard dur et lourd de sens posé sur elle.

Traîtresse. Si j'étais encore en vie, je t'aurais tué de mes mains. Tu es indigne de partager mon sang et l'armure des Poissons. Qu'Athéna te maudit.

Soudain, une petite chose rouge surgit d'en dessous de la table dans un drôle de « coassement », la faisant sursauter. Elle était à fleur de peau et le moindre bruit, le moindre souffle la rendait nerveuse. Elle s'attendait à ce qu'une lame surgisse de l'ombre à tout instant pour faucher sa vie, faire couler son sang empoisonné. L'animal étrange que lui avait offert Ariane se posta devant elle, l'observant de ces yeux noirs, comme deux petites billes qui renfermaient le cœur de la nuit. Distraitement, la jeune rousse donna quelques vers de terre à la créature mi-salamandre, mi-grenouille, fruit du pouvoir de la belle brune comme présent. Un messager. Celui-là même qu'elle avait utilisé pour donner rendez-vous à Liao. Malgré ses protestation, le Général s'était montré obstiné. Mais elle savait que si il avait autant insisté, ce n'était pas par hasard. Il voulait rencontrer le Grand Pope.

Le représentant d'Athéna surgit alors du néant, rabattant sa capuche, traits à découverts pour s'avancer. Depuis combien de temps était-il là, à l'observer ? Un frisson fila dans son échine de n'avoir même pas ressenti sa présence. Alors et avec un certain empressement, la jeune femme s'était levée de sa chaise, droite comme un « i » avant de s'incliner avec raideur. Les mots qu'il eut pour elle eurent de quoi la frapper. C'était pourtant vrai. Si il avait voulu l'exécuter, le Grand Pope ne lui aurait pas donné rendez-vous dans cette auberge visitée par quelques uns de ses chevaliers. Ce n'était pas le genre de cet homme.

De bien intrigantes paroles. Ce vide en elle, il l'avait déjà constaté auparavant. Elle obéit sans mot dire, s'asseyant en face de Bélisaire qui la regardait de son œil écarlate.

- Si je comprends bien, tout ceci est et restera sous le sceau du secret ? Elle-même n'en avait parlé à personne jusque-là. Sauf cette nuit, quand elle veillait le Scorpion et qu'ils s'étaient laissés prêtés au jeu de la confession.- Grand Pope, si je peux me targuer d'avoir une qualité, c'est bien la franchise. Permettez moi de parler sans détours.

Commença t-elle pour tout préambule.

- Je vous ai trahi. Je suis allée au delà de mes attributions, j'ai pris la liberté de rendre aux atlantes leur enfant. Je l'ai fais en toute connaissance de cause, consciente que de part ce geste, j'irai à l'encontre de votre volonté. J'ai désobéi, mais je ne regrette rien. J'ai respecté un serment, mais j'en ai brisé un autre. J'accepterai votre jugement, Grand Pope.

D'une simple pensée, l'armure alla se poser aux côtés du représentant d'Athéna.

- Je ne mérite plus d'être la Sainte des Poissons. Mon cœur est trop attaché à un peuple que vous tenez sous votre joug, ennemis. Sachez que je serai incapable de lever la main sur eux. Ils me considèrent comme l'une des leur, mais je n'ai pas ce sentiment, comme je n'ai plus le sentiment d'être une Sainte. L'ai-je d'ailleurs été ? Maître Lucius ne m'a pas laissé le choix. Je n'ai jamais eu le choix !

S'emporta t-elle brusquement, effrayant son familier qui recula jusqu'à Bélisaire.

- Ils me proposent de les rejoindre. Mais Lesath pense qu'ils sont une anomalie, pour moi. Je ne sais pas pourquoi il m'a dit cela, est-ce Satine ? Je suis tourmentée par mon passé, par mon futur, il ne me reste que le présent.

Elle baissa la tête.

- Je dois aussi vous prévenir de l'arrivée prochaine du Général de l'Hippocampe qui a insisté pour nous rejoindre. Il sera là dans peu de temps alors, si vous désirez lui parler …






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Message Re: [Fin Juin 550] L'heure du Jugement [PV Bélisaire / Liao]   Sam 13 Fév - 16:28
Je l'écoutais sans l'interrompre. Apprendre l'arrivée sous peu du Général de Poséidon n'était pas pour me ravir, les ordres étant ce qu'ils étaient, il était possible qu'il n'aille pas aussi loin sur les terres d'Athéna. Mais je décidais de ne pas relever l'information pour l'instant, ce n'était pas ce qui me préoccupait dans les minutes présentes. Sa franchise était agréable, au combien naïve mais elle était fait de ce bois que peu d'hommes pouvaient se targuer. L'homme que j'étais restait sans dire un mot pendant de longues secondes. Mes prunelles ne quittaient pas des yeux l'un des derniers Chevaliers d'or de ma génération. Ils étaient encore rares à en faire partie. Même si elle était l'une des filles d'Eve, elle gardait mon estime pour l'instant.

Je pris enfin la parole.

- Tu as libéré Ariane des Lyumnades ? Es tu sûre de cela ?

Les traits de mon visage exprimèrent une légère moquerie. Comment avait-elle pu décider de libérer le Tribut alors qu'elle ne devait même pas faire partie de cette mission ? Pourquoi le Pope que j'étais avait envoyé "seule" l'Atlante sur une terre qui était sous l'autorité de son Dieu ? Bien des questions devaient maintenant se superposer dans l'esprit de la belle Rousse actuellement. Je repris un visage plus serein pour mettre mes idées en place. La situation politique aurait été intenable si je n'avais pas entrepris certaines choses. Déjà en titillant l'égo de mes ennemis, je voulais savoir s'ils étaient encore dans la rancune ou dans le désir de la paix. J'avais eu mes réponses et les Berserkers étaient les premiers à ne pas avoir déçus ma vision des choses. Il en était autrement des Ases et des Marinas.

- Ensuite, tu as vu que la Déesse pouvait soigner la malédiction du sang, Satine en est témoin. Si tu l'avais voulu, tu serais libre aujourd'hui ou depuis bien longtemps... Athéna t'aime, comme tous ses enfants. Mais tu es aussi une Atlante, c'est vrai, mais est ce à dire que la croyance envers un idéal s'oppose à son lieu de naissance ? Cela peut arriver, parfois non. Tu as le devoir de porter et de veiller sur la Stella, afin d'éviter que chaque partie ne se rassemble dans le Sanctuaire Sous Marin. Prenant un silence. N'oublie pas non plus ta constellation, il est normal que tu sois entre deux mondes. La constellation des Poissons est née de la fuite des deux dieux contre Typhon, la mission du chevalier des Poissons est sacrée et tu te dois de garder la tête froide si j'ose dire.

Mes derniers propos étaient amicaux. Il était vrai que sa position n'était pas la plus simple à appréhender, mais, si les Dieux avaient décidé que les choses devaient être ainsi... Je me levais pour aller regarder à travers la fenêtre, la nuit était belle et ombrageuse. Je ne savais si mes mots pouvaient lui lever les doutes qu'elle s'était imposée à elle même. Mais, elle était assez sage pour savoir que ses origines ne devaient pas faire oublier le chemin parcouru.

- Tu veux vivre dans le temps présent. Soit. Mais tu te leurres, tu tentes de comprendre un passé qui t'échappe je pense... Poséidon estime que le cycle naturel de la vie doit primer sur tout le reste. Noble principe. Mais que se passera-t-il quand il appliquera cette philosophie ? Tous ceux qui ne servent pas à quelque chose seront voués à disparaître ? Je ne pense pas que tu sois du genre à penser de cette manière et c'est ce qui fait de toi une des nôtres. Ton maître ne t'a pas choisi au hasard, il a vu en toi quelque chose que tu vois sans le voir...

Me retournant vers elle, le visage sombre, je me demandais si elle avait vu les choses de ce point de vue. Obéïr à son coeur était une bonne chose, mais fallait-il encore que ce soit dans le bon sens...




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Message Re: [Fin Juin 550] L'heure du Jugement [PV Bélisaire / Liao]   Sam 13 Fév - 20:06
Jugement







Ne m'abandonne pas, Nimuë.

Son cœur manque un battement, vacille et meurt. En cet instant, Bélisaire n'existe plus, il s'efface, à la place un fantôme souffle les flammes des bougies. Un froid mordant saisi le corps de la jeune femme qui, pareille à une statue, cesse de vivre. Juste pour un instant. Si la jeune fille pense rêver, elle se trompe lourdement. La voix de son maître la fait se redresser, lentement, très lentement. Ses yeux sont écarquillés de stupeur sous le couvert de son masque. Le décor change elle se revoit perdue au milieu d'un champ de rose, labyrinthe mortel et sinueux qui n'avait eu de cesse de la blesser, de la torturer. De la transformer. Devant elle, l'air se déplace, une ombre la frôle. Deux yeux froids et durs la scrutent. Sombre menace.

Bélisaire peut le voir aussi, cet homme venu d'outre-tombe pour délivrer un message. Son corps est recouvert d'un lourd manteau noir, sa chevelure blonde presque blanche est attachée en catogan dans son dos. Et dans sa main, une rose aussi noire que les profondeurs abyssales. Il s'incline devant le Grand Pope, touche du bout des doigts l'armure d'Or qui repose dans sa boîte. Elle semble réagir à la présence de son ancien maître. Chante sa tristesse.

Tu n'as pas le droit de te détourner de moi. Nous ne faisons qu'un. Je t'ai offert une partie de moi.

- Tu es mort entre mes bras ! C'est toi qui m'a abandonné ! Toi qui m'a faite à ton image ! Toi qui t'es détourné de moi ! Tu m'as laissé toute seule. Je …

Silence! crie t-il de sa voix sépulcrale. La vision du champ de rose devient celle d'un océan de flamme. Grand Pope, laissez-moi la museler, sa vie m'appartient, après tout. Nous partageons le même sang, la même vie, la même malédiction et elle doit accepter sa nature. Tu es une atlante, une gardienne du Zodiaque, réfléchit bien. Tu as toujours été trop prompt, trop vive. Souviens toi plutôt des lois qui nous régissent, nous, Poissons. Deux mondes, un seul objectif.

Nimuë veut lui répondre, mais en est parfaitement incapable, sa bouche s'ouvre mais aucun son ne s'échappe de sa gorge. Sa main se saisit de la garde où repose sa rapière, une onde cosmique la paralyse, comme le poison du Scorpion. En plus perfide. Son visage se craquelle sous son masque de fer.

Je ne t'ai pas choisi par hasard, non. Tu es digne, tu es la plus belle de mes rose. Parfaite, mais incomplète. Le silence restera sur tes lèvres tant que tu n'auras pas compris. Apprends à écouter, jeune fille. Déteste-moi autant que tu le veux. Mais réfléchis ! Le Grand Pope ne t'as pas privé de tes petites escapades pour rien. Assieds-toi.

Sans que la jeune rousse s'en rende compte, elle était déjà assise sur sa chaise. Dans l'air, danse la cendre mêlée à la pluie. Sa vision s'étiole. L'ombre s'avance, se place derrière Nimuë pour toucher ses épaules, dégager sa chevelure de feu. Son cou dévoilé, il plante froidement la tige de sa rose sombre dans la peau de la belle qui ne cille même pas. Oh, il sait ce qu'il est en train de faire. Il remet ses cheveux en place dans une caresse. Lucius retire le masque de la jeune femme, le pose devant le Grand Pope. L'élève de l'ancien Poissons est comme figée, inanimé. Muette, aussi froide que lui.

In principio erat Verbum

Il s'efface. La Sainte tourne ses yeux vers le Grand Pope et incline sa tête avec respect. La créature messagère s'en est allée.





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Message Re: [Fin Juin 550] L'heure du Jugement [PV Bélisaire / Liao]   Mar 16 Fév - 1:11
Ecarquillant les yeux, ce que je voyais me surprenait et ce n'était peu dire que je ne m'attendais pas du tout à cela. Tout était si abrupt et iréel que je ne disais rien; même un genou à terre devant moi, je n'osais parler... Ainsi donc, ce brave Lucius continuait de tancer la jeune femme sans vergogne. Son jugement avait toujours été sévère et je savais que le poids de la charge qu'il avait laissé à cette jeune femme dépassait bien des choses que je ne pouvais pas encore comprendre. Soufflant devant l'absurdité de la situation, je posais la main sur la chevelure carmine pour l'inviter à reprendre ses esprits.

- Lucius n'a pas changé. Tu n'es pas un jouet ou un objet que l'on peut prétendre posséder.

Chaque mot était d'une douceur que seul le chevalier d'or du Verseau avait pu entendre dans le passé. Extraire tout cela de mon coeur, ce muscle qui faisait suinter mes meurtrissures, c'était une chose que je ne pouvais comprendre sur l'instant. J'étais comme elle, un apatride, une créature qui avait tout perdu pour donner un amour total à un idéal et à sa Déesse.

- Lucius a dépassé ses fonctions. Ton armure est née des eaux, tout comme toi... et...

Je me taisais brusquement. En effet, j'allais braver un interdit sur la création des armures d'or. C'était un secret que les Popes se transmettaient depuis l'existence même de cette fonction et il ne comptait pas la violer sur un moment de tendresse. Laissant un instant la jeune femme retrouver ses esprits, il s'approcha de l'âtre pour se chauffer les mains. Quelles mains ? Elles n'étaient que le reflet de son propre cosmos en ce lieu et personne ne pouvait se rendre compte de la différence, sauf si on l'attaquait directement. Les reflets des flammes dansaient sur mes pupilles quand je repris la parole.

- Si Lucius t'a abandonné... Ce ne sera jamais mon cas. Laisse moi te conter une histoire. Une jeune bergère vivait au bord d'une plage de sable blanc. Elle était d'une telle beauté qu'elle se prétendait aussi belle que la Déesse des flots. Cette dernière, de rage, lui insuffla le poison dans le sang pour qu'elle ne puisse jamais engendrer la vie et qu'elle soit la porteuse de la mort. Athéna, outrée par cela, prit la jeune femme entre ses bras et lui insuffla ce que la Bergère avait perdu : l'espoir.

Je racontais tout ceci avec les flammes dansant devant moi. Dans le cours du ruisseau du temps, tant de haines recuites avaient pris des chemins différents mais... les chevaliers étaient là pour aider les gens qui le méritaient, même ceux qui n'apportaient plus rien au monde, les perdus, les égarés de la vie... Oui, c'était cela la nuance entre Athéna et les autres Dieux, l'égaré avait l'espoir de s'en sortir et la Déesse de la Sagesse y veillait. La vie était la porte de l'enfer mais au moins, on prenait ses choix librement.





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Message Re: [Fin Juin 550] L'heure du Jugement [PV Bélisaire / Liao]   Mar 16 Fév - 12:34
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J'ai froid, j'ai si froid. Mais pas de cette froideur que l'on sent quand la neige nous entoure. J'ai froid en dedans. Ma peau a prit cette couleur que l'on octroie volontiers à celle d'un mort. Un ton légèrement bleu. Je perdais toute chaleur, mon cœur devenait un désert de glace. Je m'anime seulement une fois que je suis invitée à le faire, par ce bref contact contre ma chevelure de feu. Mes yeux papillonnent, j'ai mal, mais je demeure silencieuse. Je rejoins le Grand Pope auprès du feu, lentement, paisiblement, comme un fantôme observant un présent qu'il ne peut pas vivre. Piégée, abattue. Je m'installe près de l'âtre où danse les flammes, enfant perdue mais encore curieuse d'entendre des histoires. Je ramène mes genoux contre ma poitrine, les entourent entre mes bras gelés. Mon regard se perd dans le feu, j'écoute, j'apprends.

Les hommes ne devraient pas être si orgueilleux, si prompt à défier les Dieux et clamer leurs vérités. Cette bergère l'avait apprit à ses dépends, comme Méduse, ou d'autres avant elles. L'histoire s'acheva dans un léger crépitement, suivit par une longue et douloureuse quinte de toux. Sa respiration était sifflante, laborieuse, pénible et l'emprise de la rose noire profondément enracinée dans la chair de sa nuque lui fait cracher du sang.

Il macule mes doigts, il est poisseux, presque noir. Porteuse de mort, incapable d'engendrer la vie. Voilà à quoi je suis destinée, voilà à quoi j'en étais réduite. À chercher un vague espoir et le donner à d'autres. Cruelle ironie. Elle m'arrache un sourire désabusé. Je n'oublie pas Satine, je n'oublie pas l'espérance qu'elle représente pour moi, mon avenir. Je regarde le Grand Pope, de mes prunelles vidées de leurs feux. Une trace carmine aux bords des lèvres. Je suis la bergère punie par la Déesse des Flots. Une anomalie. Je commence à comprendre pourquoi le passé m'a refusé d'entrer dans ce royaume qui pourtant aurait dû être le mien. J'y aspire, mais ce serait bravé un interdit. Athéna m'aime, dois-je garder foi en l'humanité ?

Lucius n'a pas changé. C'était un fait et jamais le premier des Poissons n'irait à l'encontre de sa nature. Il représentait un fardeau qu'elle allait devoir supporter, un héritage qu'elle devrait transmettre à son tour et ainsi de suite, jusqu'à la fin des temps. Sa vision du monde était telle que d'aucun la trouverait extrême et absurde. Ils ne pouvaient pas comprendre. Ils ne comprendraient jamais toute l'ampleur de leur charge. Childéric en était le parfait exemple, un jour ou l'autre, il finirait par ouvrir les yeux et ce jour là il la repousserait avec véhémence. Elle lui ferait du mal, comme Lesath souffrait chaque jour de sa condition aussi peu enviable que la sienne.

Le sang est la vie, le mien représente la mort dans ce qu'elle a de plus abjecte. Il trompe, il tue, il emporte tout. Je suis Nimuë … juste Nimuë. Je ne suis pas une mauvaise personne, pourquoi me détester autant, Lucius ? Je t'ai pourtant obéis, cette fois-là.

Elle le revoyait encore, étendu dans une mare vermeille, sa tête reposant contre ses genoux. Ces yeux bleus-gris qui regardaient bien au delà des choses. La manière dont ses lèvres avaient bougé quand il lui intima de se rapprocher pour une ultime confession. Le piège refermé sur elle quand, dans un dernier soubresaut il l'obligea à boire son sang directement au creux de son poignet. Leurs larmes qui se mêlèrent à toute cette souillure. La souffrance engendrée par ce baiser mortel. Puis le noir imposé. Nimuë se recroquevilla.

Grand Pope?

Son esprit appelait celui de Bélisaire.

Pourquoi avoir libéré Ariane ? Se pourrait-il que vous aussi, vous désirez la paix avec l'Océan?

Oui, il demeurait bien cet espoir-là dans son cœur transit. Ses doigts jouèrent avec la pierre rouge autour de son cou gracile.

Le Général de l'Hippocampe ... il m'a dit que seul un atlante pouvait le porter. Je dois le protéger, mais de quoi ? Lui aussi, on lui refuse de retourner chez lui. Parmi les siens.





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Message Re: [Fin Juin 550] L'heure du Jugement [PV Bélisaire / Liao]   Mer 17 Fév - 18:48
Quand le ciel bas et lourd pèse comme un couvercle
Sur l'esprit gémissant en proie aux longs ennuis,
Et que de l'horizon embrassant tout le cercle
II nous verse un jour noir plus triste que les nuits

Baudelaire - Spleen.

Baissant mon regard dans sa direction, je la voyais, enfantine, douce, perdue, égarée dans les limbes de son passé. Mes lèvres restaient scellés pendant ce moment là. Je ne voulais pas interrompre sa propre discussion avec elle même, avec Lucius en personne. Plus cela allait et plus je me disais que Lucius n'était pas une âme... Non, il était le reflet des pensées de l'Atlante. Vaste reflet qui inondait son cosmos depuis qu'elle était devenue chevalier dans le sang et les larmes. Soudain, un crépitement nous fit la faveur de nous réveiller de nos torpeurs. Sans savoir si je prenais les bons mots pour m'exprimer, je brisais enfin le silence.

- Je t'entends murmurer tes peurs Nimue. Mélange de ton passé et de tes peurs... Cependant, cette brûlure qui ne cesse de te chauffer l'esprit ne doit pas te briser. Lucius est mort. Il n'est plus qu'un souvenir funeste de sa propre malédiction, il est trop tard pour tenter d'aimer ton passé. Cela ne sera jamais le cas. Mais, à cet instant présent, il existe une ancre en toi, là une main te touche le coeur à chaque fois que tu avances, c'est ta vie. Alors ne l'abandonnes pas.

Ma voix était douce et basse, tel un murmure à peine entendu à cause des crépitements du brasier. Aussi longtemps qu'elle n'acceptait pas qu'elle était double, qu'elle était le point d'union entre deux civilisations, elle ne comprendrait pas sa place. Celle-ci était d'ailleurs périlleuse mais ce n'était pas cela le plus important.

- Une anomalie. Nous le sommes tous. Nous sommes la solitude de nos vies et on a pas choisi de naître comme l'on est. Je ne peux te dire le chemin que tu dois accomplir, cela ne concerne que toi après tout. Toutefois, toi qui a vu l'autre côté, toi qui a vu la porte condamnée dans ton âme, tu sais que les années blessées doivent cessées enfin... Tu es une Sainte. Une guerrière dans le coeur de notre Déesse mais tu es aussi l'espérance de la paix entre deux peuples. C'est cela l'espoir que la Déesse porte en toi. Ton sang.... est le message de l'espoir.

Un éclat s'ouvrit dans l'âtre pour laisser les braises à l'air libre. Dans des étincelles joyeuses, tout cela montrait le côté fragile de la vie. Tout pouvait être beau comme horrible selon le point de vue que l'on choisissait. Je comprenais peut-être mieux que quiconque les drames qui dansaient dans le coeur du Chevalier d'or des Poissons. Mon passé n'était pas plus glorieux, rejeté par ma famille, rejeté par mon mentor, rejeté par certains Chevaliers pour ma vision des choses... Nous étions tous ainsi une anomalie quelque part et Nimue n'était pas seule dans le cas présent. C'était cela que j'espérais lui faire comprendre d'une manière ou d'une autre.

- Et puis... La présence de Satine est en soit une preuve que cet espoir existe, non ?

Mon regard se voulait protecteur. Elle devait comprendre que la vanité de son ancien mentor, sa lâcheté même, n'était pas la sienne. La cruauté de cet homme, de celui qui était née de la bergère, ne devait pas devenir le poids de la vie de son chevalier... Il n'était plus. C'était cela qu'elle devait retenir et je ne comptais pas la laisser partir sur des flots inconnus comme cela. Après tout, à ma manière, j'aimais tous mes chevaliers, j'aimais l'espoir de l'aube du lendemain mais cela ne devait pas faire baisser la garde. J'espérais que ces quelques mots, aussi simples soient-ils, lui redonneraient un peu de courage.






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Message Re: [Fin Juin 550] L'heure du Jugement [PV Bélisaire / Liao]   Jeu 18 Fév - 20:20
:: Rencontre au sommet

Une surprise l’attendait ce matin-là lorsqu’il rendit visite à Nimuë. Elle était partie quelques heures auparavant pour rejoindre le Sanctuaire. Liao maudissait cette indépendance. Le marina avait promis de l’accompagner et de la soutenir. L’Hippocampe conserva cependant son calme et sa mesure n’ayant de toute manière aucune possibilité d’action. Il ne pouvait qu’attendre un signe de vie de la part de la rousse ou une information quelconque à son sujet. Le chinois était embêté concernant son projet de rencontrer le Grand Pope pour jauger l’homme, et évaluer ses propres déductions à son sujet. Et puis il était persuadé que cet homme possédait bien plus d’information qu’eux à l’heure actuelle, et il espérait pouvoir en glaner quelques-unes. En attendant le général avait effectué des recherches sur les Dieux évoqués lors des différentes missions et discussions de ses homologues, une activité partagée par tous les autres à l’heure actuelle. Son esprit vagabondait parfois dans son passé. Il repensait à la simplicité de ses précédentes fonctions, qu’il trouvait si ardues à l’époque. C’était intéressant de voir qu’un point de vue pouvait à ce point évoluer. Liao s’inquiétait aussi pour les généraux chargés de se rendre sur Avalon. Cette île représentait un inconnu inquiétant. Pour le moment elle semblait abriter autant d’allié que d’ennemi potentiel, et il ne pouvait prévoir de quel côté la balance allait pencher une fois sur place. Ce ne serait pas facile pour le Kraken et les Lyumnades.

Quelques jours plus tard, Liao eut la surprise de voir apparaître l’espèce d’animal étrange confié à Nimuë par Ariane. L’Hippocampe se saisit du petit être. Il se souvint des informations fournies par la générale à son sujet. Bien qu’il ne comprenne pas immédiatement la raison de sa présence à ses côtés, alors qu’il aurait dû rejoindre sa maîtresse, la réponse lui vint lors de la découverte du message envoyé par la rousse. Elle semblait aller bien et lui donner rendez-vous à Rodorio, la ville à proximité du Sanctuaire. La première réaction du général fut un profond soupir. Elle ne lui facilitait vraiment pas la tâche, d’autant plus qu’elle disait elle-même que la sécurité était renforcée. Et pourtant le chinois n’hésite pas une seconde. Son armure fut retirée et placée en sécurité. Il arborait ses vêtements habituels affichant clairement sa culture et ses origines. Une cape le recouvrit dissimulant son apparence et surtout les traits de son visage. L’Hippocampe conserva l’animal offert par Ariane. Il lui servirait à se dissimuler. Une partie du cosmos de la Saint y était encore contenue, et en occultant suffisamment le sien, les gardes pourraient avoir l’impression de sentir la Saint des Poissons se promener dans la ville. Evidemment c’était un pari risqué. Tout utilisateur puissant et expérimenté du cosmos verrait au travers de sa supercherie en quelques secondes. La chance allait devoir être au rendez-vous. L’endroit décrit par la jeune femme indiquait clairement une rencontre non officiel, ou alors les mœurs du Sanctuaire avaient considérablement changé en quelques jours.

Le chemin avait été plutôt aisé pour rejoindre la zone d’influence du Sanctuaire. Liao avait pris toutes les précautions et de nombreux chemins détournés pour ne pas être vu. Ce fut un exercice compliqué et difficile. Plus d’une fois le général dut rester immobile pendant de longues minutes. Finalement les indications plutôt claires de Nimuë s’étaient avérées utiles et exactes. Elles lui avaient permis d’éviter un grand nombre de patrouilles. Le cheval boiteux. L’enseigne indiquait clairement l’endroit. Le marina laissa alors son cosmos s’exprimer légèrement comme pour annoncer sa venue aux deux personnes présentes à l’intérieur. Pour le moment ils étaient seuls comme convenu. Liao avança jusqu’à la taverne. Il frappa légèrement à la porte avant de pénétrer pour éviter de rester trop longtemps à l’extérieur, à la vue de tous.


_ « Excusez-moi de faire irruption. » Il observa la salle et les deux personnes présentes avant d’ajouter simplement. « J’espère ne pas être en retard. »

Liao retira son capuchon dévoilant ses traits, et finit de retirer la cape recouvrant son corps. Son regard se posa longuement sur Nimuë, dont l’attitude était des plus étrange, avant de se poser sur l’autre personne présente. Bélisaire selon toute vraisemblance. Ariane l’avait prévenu, et pourtant une surprise s’empara du général. Son expression ne se modifia pas cependant, et elle conserva cette neutralité bien connue de nombreuses personnes. Le marina s’avança d’abord vers le Grand Pope, et pencha légèrement le haut de son corps en signe de respect. Son ton était posé et calme.

_ « Enchanté de faire votre connaissance. Liao. Général de l’Hippocampe. Gardien du pilier du Pacifique Nord. Je m’excuse de m’imposer de la sorte, mais je n’ai guère laissé le choix à votre Saint des Poissons sur ce point. » Il se redressa et fit face à son interlocuteur. « Une rencontre me semblait importante. » Il se tourna vers Nimuë et ajouta. « Ravi de voir que tu te portes bien. »

Le comportement de la rousse était vraiment des plus énigmatiques. La présence du Grand Pope pouvait l’expliquer dans une certaine mesure, malheureusement il doutait que la situation était aussi simple. Son attention resta majoritairement centrée sur l’homme présent dans la pièce avec eux. Il se demandait quel ton prendrait cette conversation, et ce qu’il en ressortirait. Pour le moment, le chinois restait debout attendant un mot de ses invités avant d’effectuer la moindre action. Une tension était palpable dans l’air à présent qu’il avait dépassé le stade de l’intérêt et de la curiosité. L’atmosphère était lourde. Quelque chose venait de se produire avant son arrivée.


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Message Re: [Fin Juin 550] L'heure du Jugement [PV Bélisaire / Liao]   Jeu 18 Fév - 22:04
Jugement







Son regard pers sembla reprendre vie, peu à peu, petit à petit alors que les mots du Grand Pope prenaient sens dans son esprit. Il avait raison, elle n'était pas qu'une coquille remplie d'un sang impur, maudite et effrayante. Elle était une Sainte, une guerrière de l'Humanité. L'espérance était pareille à une rose, mais une rose timide qui mettait du temps à s'épanouir. Elle comprenait cela à présent. Il lui fallait redresser la tête, ne plus être un pantin entre les mains des Dieux. Ou de son maître. Mais l'homme avait encore trop d'emprise sur sa personne, il pesait lourd contre son cœur dont les hautes murailles qu'elles pensaient infranchissables, venaient d'être ébranlées il y a à peine quelques minutes. Au moment où Nimuë allait pour se redresser, elle sentit le cosmos de Liao se manifester. La douleur revint plus insidieuse que jamais quand son cœur, répondant à une vive émotion de crainte et de joie mêlées, fut compressé avec violence dans sa poitrine. Sourde souffrance qu'elle n'exprima pas un seul instant, pourtant, n'importe qui aurait cédé, n'importe qui aurait hurlé, n'importe qui aurait exprimé d'une manière ou d'une autre, ce triste sentiment. Pas elle, elle ne le pouvait pas, la rose plantée dans sa nuque la rendait … inhumaine. Oh elle aurait pourtant préféré dire au Général qui venait de faire son entrée, tout auréolé dans son attitude noble et honorable, à quel point elle se sentait mal. Lui dire à quel point elle était désolée de ne pas l'avoir prévenu, de s'être enfuit comme ça. Lui dire que non, elle n'allait pas bien. Pour preuve ses mains souillées de sang qu'elle tenta de dissimuler derrière son dos.

Elle ne pouvait rien lui répondre, tout juste incliner vaguement la tête pour toute réponse à sa politesse. Maintenant s'ouvrait tout l'enjeu de cette rencontre. Et elle ne pouvait même pas aviser l'Hippocampe de son état, ni même de ce qui venait de se passer. Heureusement, le chinois n'était pas de ceux à porter des conclusions hâtives. Nimuë savait qu'il analyserait froidement la situation, peut-être même comprenait-il déjà certaines subtilités.

Avisant du Grand Pope, elle lui demanda, silencieusement de pouvoir s'asseoir sur la chaise qu'elle occupait avant que s'ouvre leur discussion. Mais au lieu de prendre place en face de Bélisaire, l'atlante tira un autre chaise qu'elle plaça à bonne distance des deux hommes, histoire de leur faire comprendre qu'elle n'était là qu'en simple observatrice. Elle allait s'assurer du bon déroulement de cette entrevue en plus de veiller à la sécurité de chacun dans le cas où … ça tournerait mal. Mais au fond, elle savait que cette joute allait être essentiellement verbale. Une fois assise dans l'ombre, le dos bien droit contre le dossier de son siège, la Sainte des Poissons attendit patiemment. Son esprit se perdit dans les fils de ses pensées, chemins sinueux et torturés. La petite Bergère qui s'était clamée plus belle que la Déesse des flots, l'apparition de son maître et son jugement sévère sur sa personne, la façon dont il s'était adressé à elle. La fleur enracinée dans ses chairs. Inconsciemment sa main s'était glissée jusqu'à elle écartant du même coup son épaisse chevelure rousse pour que quelques pétales noirs furent visible dans ce clair-obscur.

J'ai si froid ... pensa t-elle alors que le feu ne cessait pourtant de crépiter dans l'âtre. Liao, ne prend pas des risques inconsidérés, il est Absolu.

Nul ne saurait lire dans son esprit. Sauf la Voix d'Athéna à qui elle n'offrait aucune résistance psychique. Que Liao s'y essaye, il serait la seconde personne à pouvoir passer outre ses défenses. Par confiance, parce qu'elle croyait en lui et ses idéaux. Elle savait, en les observant tour à tour, que les enjeux étaient très grands.

La paix, voilà ce que je veux, ce que j'espère. Voilà mon but, ma destinée.

Nimuë voulut sourire, mais elle ne le pouvait pas. Légèrement, la Stella Rubius se prit à luire sous sa chemise à jabots.





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Message Re: [Fin Juin 550] L'heure du Jugement [PV Bélisaire / Liao]   Jeu 18 Fév - 23:44
La diplomatie est un art qui requiert une si constante dignité,
tant de majesté dans le maintien, tant de calme, qu'elle est fort peu compatible
avec la précipitation, l'effort, bref avec le travail.

L'Abyssin.

Alors que la jeune demoiselle restait dans son état catatonique, un crissement léger attira mon attention vers l'entrée. La porte venait de s'ouvrir pour laisser entrer un inconnu et la surprise fut de taille, un Général de Poséidon. Cette personne ne m'était pas inconnue. J'avais entendu parler de lui dans les rapports, un des derniers survivants de la dernière grande Guerre Sainte. C'était à peine il y a cinq printemps. Les flammes s'embrasèrent dans l'âtre pour signifier une bienvenue à cet autre Atlante.

Mes prunelles prirent une autre lumière au gré des lumières des bougies. La chaleur humaine qui était de mon autre "Moi" avait fui devant l'arrivée de cette personne, ma pupille de droite redevenait dorée et incandescente comme les flammes qui s'y reflétaient. L'air autour de moi était chaleureux et un léger vent semblable à celui du désert commençait à m'envelopper lentement. La réaction mécanique de mon chevalier me fit tourner la tête un instant avant de reprendre sa position initiale vers le Général de Poséidon. D'un signe de la tête, j'invitais ce dernier à s'asseoir à l'autre bout de la table. Au moment où je m'approchais de ma chaise, mes pensées allèrent vers els gardes de cette nuit qui n'avaient pas fait leur travail. Ils risquaient de passer un sale quart d'heure.

Puis, mes prunelles observèrent enfin plus précisément le Guerrier. Il respirait les iodes des Océans, des légers vents l'entouraient et ses origines orientales ne faisaient pas mystères de l'Océan dont il avait la garde. Mes pensées restaient concentrées sur lui, tout avait disparu autour de moi. Il fallait qu'il ne se rende pas compte que la présence séante n'était que le reflet de mon cosmos. Un sourire énigmatique en coin, je pris la parole.

- Général. Je suis le Grand Pope de la Déesse Athéna, Protecteur de cette Terre sacrée. Mon sourire se fit légèrement plus sardonique. Je vois que le fil d'Ariane fait toujours son office.

Je me doutais de la raison de la présence du Général sur les terres d'Athéna. La libération étrange de l'ancien tribut. Le fait de n'avoir pas broncher à son accompagnement en Brittania. J'avais offert à Ariane une possible porte de sortie après avoir constater qu'elle avait une haute opinion d'elle même et aussi un esprit rebelle qu'elle cachait avec soin, mais c'était sans compter sur mon empathie. Rien ne pouvait m'être cacher, j'étais absolu. Et dans l'immense jeu d'échec qu'était le monde, je ne faisais jamais rien au hasard. Le retour des Berserkers me conduisait à agir pour éviter une alliance pouvant mettre en danger l'intégrité même de la victoire acquise cinq années plutôt.

- Je pense qu'il est important que nous puissions établir des discussions entre nous. Je ne saurais laisser ce genre de diplomatie à mes Saints, l'Absolu n'a pas besoin des faibles pour manigancer la paix d'une main experte.

Nimue pouvait être surprise. Elle revoyait devant elle la nature changeante du Grand Pope. C'était comme si une ombre avait pris l'empire du corps de celui qui se montrait sage et doux quelques secondes auparavant.





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Message Re: [Fin Juin 550] L'heure du Jugement [PV Bélisaire / Liao]   Ven 19 Fév - 9:32
:: Rencontre au sommet

Le général avait fait son entrée dans une petite taverne. Un lieu étrange pour un rendez-vous d’une telle importance, quoi que compréhensible malgré tout. Il observa attentivement les lieux tout en saluant les différentes personnes présentes dans la pièce. Le marina retira sa protection. L’attitude de Nimuë était extrêmement étrange et de plus en plus inquiétante, il ne l’avait jamais connu ainsi et ne s’était imaginé la voir comme ça un jour. Cela le perturbait peut-être plus que la présence du Grand Pope. Ariane lui avait donné quelques recommandations le concernant et des détails intéressants, et puis comme de nombreuses autres personnes, la réputation de Bélisaire le précédait. Bien qu’impassible, le chinois se posait de nombreuses questions concernant la situation. Et puis cette atmosphère lourde et désagréable. On aurait presque cru qu’un drame venait de se produire, alors que rien ne semblait indiquer réellement la chose. Evidemment la courtoisie voulait qu’il s’adresse d’abord à l’homme avant de s’intéresser à cette personne qu’il considérait comme une amie. Une présentation des plus classiques et complètes, qu’il n’utilisait finalement que très rarement. Chaque parole et chaque geste du Grand Pope était détaillé et analysé. C’était une partie d’échec qu’ils venaient de démarrer, et même si il ne pouvait la gagner, il devait réduire les dégâts au maximum lors de cette entrevue. Pour toute réponse à l’évocation d’Ariane, Liao se contenta d’observer l’homme en face de lui sans exprimer la moindre émotion. L’Hippocampe n’avait pas encore pris place à la table, préférant rester debout le temps de voir quelle tournure prendrait cette conversation.

Les paroles suivantes furent plus étranges. C’était le genre d’attitude et de choix de mots qu’il abhorrait le plus. Une sorte de suffisance et de haute opinion de lui-même insupportable. Mais ce n’était pas son rôle de prendre la défense de ses ennemis. Les Saints choisissaient de le servir lui et Athéna. Le problème reposait sur leurs épaules, mais dans son cas, le Grand Prêtre aurait à peine utilisé ses mots que le chinois serait retourné à sa vie précédente sans une once de regret ni d’hésitation. Pour le moment son regard restait centré sur Bélisaire tandis qu’il tentait de capter les mouvements ou un signe de vie de la part des Poissons. Trop calme. Il aurait cru que le premier sujet de conversation aurait été sa décision de quitter les Saints et de rendre son armure, ou même le départ d’Ariane. Ce détail confirmait pour le moment son hypothèse que la mission d’Ariane n’était qu’une invitation détournée à le rencontrer. Pour le moment aucune certitude ne pouvait confirmer cette impression. L’Absolu. Cet homme était vraiment très étrange, mais le chinois ne lui ferait pas le plaisir de se montrer troublé ou incommodé par son attitude. Si il y avait bien une chose dont il était capable, c’était de dissimuler ses véritables impressions et sentiments derrière un masque impénétrables. Sur un ton calme et posé, Liao reprit la parole.


_ « Je comprends. Vous pouvez considérer que ma voix est celle du Grand Prêtre de Poséidon lors de cet entretien. » Il stoppa son discours à cet instant. « Je vais prendre quelques secondes pour me réchauffer avant de m’installer si cela ne vous dérange pas. Ce ne fut guère aisé de passer au travers de vos patrouilles. »

C’était une question de politesse et purement rhétorique. Liao se dirigea vers l’âtre sans attendre d’accord verbale de la part de son hôte, encore une fois son attitude n’était pas irrespectueuse ou provocatrice. Son trajet lui permit d’observer, et un détail étrange attira son attention. Silencieux, il porta ses mains au-dessus du feu. Le général tenta de toucher l’esprit de la Saint pour en apprendre un peu plus sur la situation, tout en reprenant la parole à l’attention du Grand Pope. Son ton était toujours doux et courtois pour le moment.

_ « Peut-être pourriez-vous libérer votre Saint de ses entraves. Je n’ai pas la prétention de la connaître outre mesure, mais elle me semble bien calme et silencieuse. Et je gage que cette rose noire ne soit pas un simple ornement. » Il se tourna vers Bélisaire. « Si l'Absolu le permet évidemment. Je souhaiterais pouvoir lui rendre une chose qui lui appartient. »

Peut-être n’était-ce pas la meilleure approche, mais Liao ne pouvait laisser ce détail de côté. Il aurait agi de la même manière face à un inconnu dont l’attitude aurait paru étrange. Evidemment c’était sa connaissance de la rousse qui lui permettait de combler les vides et le manque d’information. Etait-ce un châtiment pour sa décision de quitter les Saints. Ou alors était-elle prisonnière jusqu’à ce qu’il aborde le sujet la concernant. Pour le moment, le chinois reprit sa place tout en observant son interlocuteur et en attendant sa réponse. Les manières du Sanctuaire n’étaient pas celles d’Atlantis. Il n’en oubliait pas leur statut de vaincu, pour le moment. Cependant la libération détournée du général, si tel était réellement le cas, était un signe à ses yeux que la situation n’était plus aussi tranchée. Car si il y avait eu fuite, le chinois doutait fortement que cette entrevue se fasse dans ces circonstances. Une armée ou un émissaire serait venu la chercher directement au Sanctuaire sous-marin. Cet instant servait de confirmation de ses doutes à ce sujet.


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Message Re: [Fin Juin 550] L'heure du Jugement [PV Bélisaire / Liao]   Ven 19 Fév - 11:16
Jugement







L'entrée du Général avait apporté avec lui un changement majeur dans l'aura de son Grand Pope. L'homme doux et compréhensif s'était mué en tout autre chose. L'Absolu. Le corps de la jeune femme se raidit sur sa chaise tandis que la voix, froide de l'adolescent éclatait comme un fouet à son oreille. Ce préambule ne lui plaisait pas, cette once d'animosité dont il faisait preuve, implacable dans ce jeu qui s'ouvrait, la confrontait de nouveau devant ses peurs. Surprise, elle l'était. Contrariée aussi. Son regard suivit la silhouette de Liao qui, sans attendre la permission, alla se réchauffer près du feu. Ils étaient en « territoire neutre » pourquoi aurait-il refusé une telle requête somme toute innocente ? En apparence. Nimüe sut qu'il avait capté cette différence chez elle. Il le prouva en laissant son esprit frôler le sien, comme il l'avait déjà fait, cette fois là dans ses appartements. Si la jeune femme aurait put rire des premiers mots du Général, l'occasion et les circonstances ne s'y prêtaient pas.

Oui, il la connaissait suffisamment pour savoir qu'elle n'était pas dans son état normal. D'ordinaire si vivante et expressive, la Sainte donnait l'impression d'être une coquille vide. Un pantin désarticulé dont on aurait coupé les fils.

Ce n'est pas lui, Liao, il n'y est pour rien c'est ... Son regard glissa vers son armure d'Or posée près du Grand Pope. Abandonnée, vibrante de colère. Elle m'emprisonne, tu ne peux rien faire, ne t'occupe pas de moi.

Dans ses yeux, il put lire tristesse et supplication. Il était là pour une raison précise, pas pour elle. D'autres enjeux bien plus importants devaient être débattus. L'heure des explications viendrait. Le tout était de savoir comment les deux hommes allaient jouer leurs cartes. Spectatrice de tout ceci, la jeune femme ne pourrait être une actrice majeure dans cet échange, pas dans sa position actuelle en tout cas. Secrètement, elle maudissait l'intervention de Lucius. Même maintenant son fantôme la hantait et l'effrayait encore. De lourds souvenirs valsaient à un rythme frénétique dans les méandres de sa mémoire.

Ses poings se resserrèrent contre ses genoux. Frustration, colère, ces sentiments se mêlaient de concert pour créer un orage menaçant d'éclater à tout instant. Elle sentit la rose prendre racine avec plus de véhémence, ses racines se planter comme des griffes dans son être. Le poison était d'une incroyable perfidie. Son regard se perdit une nouvelle fois. La pâleur de sa peau devenait très préoccupante. Lucius affirmait son emprise. Soudain, l'armure d'Or quitta sa boîte de pandore pour aller revêtir sa porteuse qui, debout, se tenait dans une parfaite et froide immobilité. Mécaniquement, sa main récupéra le masque posé sur la table en face de Bélisaire et recouvrit son faciès.

Tu es la Sainte des Poissons, tu m'appartiens

Clamait cruellement cette voix sépulcrale dans sa tête.





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Message Re: [Fin Juin 550] L'heure du Jugement [PV Bélisaire / Liao]   Ven 19 Fév - 17:30
Silencieux. Je regardais le Général se réchauffer les mains sans l'interrompre. Alors qu'il parlait d'entrave, je tournais la tête en me levant et vis la rose noire plantée dans la nuque du Chevalier d'or des Poissons. Roisin Dubh ? Lors de mes recherches sur les mythes de Brittania, j'avais entendu parler d'une rose noire de ce style. Elle était le symbole d'un ancien culte de druides sous l'égide de la sorcière Mebd. Une aura nécromantique se dégageait d'elle à y regarder de plus prês et ce n'était pas là l'art des Chevaliers ou encore des Marinas... Aucune expression ne dardait mon regard alors que je prenais dans ma manche deux bouts de parchemin où étaient écrits en lettres de sang le nom de ma Déesse. D'un geste rapide de la main, je posais le premier sur la rose qui explosa dans des pétales de cosmos violacé. Et d'un autre geste de la main, j'envoyais le second sur la Box qui laissait une aura sinistre s'en échapper : Lucius des Poissons ! Soudain, comme si le sol tremblait légèrement, cette âme fut aspirée dans les profondeurs de la Terre.

- Je ne pensais pas voir ici le culte de la Sorcière des mondes souterrains. Etonnant. Puis, alors que je relevais la tête vers Liao. Ceci n'est pas mon oeuvre, je pense que j'aurai plus de finesse que cela... Mais cela est, selon la brève légende que j'ai lu, un sort d'un ancien culte lié à une sorcière de Brittania. On la disait liée à Avalon... Cette terre est la vôtre Général, n'est ce pas ? Enfin sous votre protection ?

Je ne cessais de regarder la box des Poissons en me demandant bien ce qui avait pu se passer à Glastonbury. Il était vrai que je n'avais pas reçu de rapport de Nimue et son état actuel y était-il lié ? Bien des questions germaient dans mon esprit mais je n'avais pas de réponses. Je devais admettre que mes connaissances sur le monde celte était des plus faible actuellement. La seule chose dont j'avais connaissance, c'était que cette ancienne terre avait été autrefois mise au pas par les troupes d'Apollon qui se faisait appelé Lug. Mais aussi que le Dieu des mers avait là bas des intérêts, selon ce qu'Athéna avait bien voulu partager avec moi lors de l'arrivée d'Artorius du Capricorne. Lui aussi était Celte et c'était la raison de cette enquête sur ces terres lointaines...

Soufflant légèrement, je repris ma place à la table sans dire un mot. Les deux sceaux s'évaporaient lentement suite à leurs offices, au moins Nimue reprendrait ses esprits mais je n'étais pas sûr d'être parvenu à détruire Lucius. Etais-tu un Druide noir ? Il était vrai que l'on disait de lui qu'il était le fils d'une bergère maudite par Amphitrite en personne, en naissant, il avait pris la vie de sa propre mère. De là était né les liens écarlates et personne ne savait quel avait été le dessein de la déesse des Flots, celle que l'on appelait aussi la Magicienne des Mers. Perdu un instant dans mes pensées, je fixais les deux personnes devant moi avant de prendre la parole.

- Ariane va bien ?

Il fallait bien amorcer cette conversation d'une manière ou d'une autre, autant s'enquérir du Général de l'Antarctique.




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Message Re: [Fin Juin 550] L'heure du Jugement [PV Bélisaire / Liao]   Ven 19 Fév - 20:33
:: Rencontre au sommet

Liao s’était rapproché de l’âtre pour se réchauffer légèrement, et en profiter pour vérifier l’état de Nimuë. Il était conscient que ses intentions seraient percées à jour par le Grand Pope. Mais peu lui importait pour le moment. Chaque problème en son temps. Le marina frôla l’esprit de la Saint. Ce qu’il ressentit correspondait bien à son image de la situation. Et pourtant le chinois ne connaissait pas l’origine de ce mal affectant la rousse pour le moment. L’Absolu ou une autre source encore inconnue. Un cosmos belliqueux et morbide était perceptible. Mais il ne pouvait en déterminer clairement la source pour le moment. L’Hippocampe comprit bien les émotions passant dans le regard de la Saint, mais il n’en tint pas compte lors de sa prise de parole. Le choix des mots étaient importants dans cette situation. Liao s’adressa à cet Absolu courtoisement et attendit sa réponse tout en reprenant sa place. La suite le surprit énormément. L’armure d’or des Poissons vint recouvrir le corps de Nimuë. Un acte non souhaité par l’intéressée de ce qu’il pouvait entrevoir. Le Grand Pope prit les choses en main par la suite. Le général l’observa attentivement tandis qu’il lançait deux parchemins arborant le nom d’Athéna en lettre couleur de sang. Peut-être en était-ce d’ailleurs. La rose noire explosa en pétales. Une âme sinistre sortit de la box de l’armure d’or, avant d’être aspiré par la terre. L’expression du marina était restée neutre tout au long de cet étrange spectacle.

Le Grand Pope prit alors la parole. La sorcière de la terre. Cette idée lui traversa l’esprit dès les premiers mots prononcés par son interlocuteur. Une légère inquiétude le gagna concernant Ariane. Aurait-elle pu subir un sort identique et en être encore inconsciente à l’heure actuelle. Un nouveau problème s’ajoutait à ceux devant être résolus à son retour, sans compter ce qu’il apprendrait lors de cette entrevue. D’un regard attentif et serein, le chinois observa cet homme étrange observant le silence le temps qu’il exprime le fond de sa pensée sur la situation. Intérieurement la conclusion de son discours le fit sourire bien qu’il n’en parut rien à l’extérieur. Liao s’était attendu à ce genre de manœuvre de la part du Grand Pope. Il hocha simplement la tête avant de reprendre la parole sur ce ton très doux et courtois.


_ « Je pense que vous vous méprenez. Je ne vous accusais rien, mais Nimuë étant une Sainte sous votre responsabilité, je trouvais plus correct et plus respectueux de vous laisser agir pour lui venir en aide. Peut-être l’aviez-vous déjà remarqué et attendiez-vous le bon moment pour intervenir. Dans ce cas je vous présente mes excuses. » Il baissa légèrement la tête pour accompagner ses paroles, puis il reprit sereinement. « Avalon est bien une terre sous notre protection. Mais concernant cette sorcière des mondes souterrains, mes informations laissent à penser qu’elle n’est plus le bienvenue sur cette terre sacrée et qu’elle se soit trouvé un nouveau maître à servir. En conjecturant que nous parlons bien de la même personne. »

De ces informations le général en était sûr l’ayant vu de ses propres yeux lors de son voyage en Britannia. Et puis son petit ajout concernant l’allégeance était une manière détournée d’annoncer que les marinas ne pourraient être tenus pour responsable de toute action de cette sorcière. Comme il l’avait laissé entendre précédemment. Liao prit alors la décision de conserver le silence. Certes il s’était imposé dans cette réunion, et il aurait probablement dû s’expliquer un peu plus sur cette décision. Mais il avait envie de laisser son hôte prendre la parole en premier. C’était un moyen de vérifier certaines choses. Le Grand Pope posa alors une question qui soutira un sourire au chinois, la première réelle expression de l’homme depuis son arrivée.

_ « Ariane va bien. Troublée et déconcertée, mais elle est en forme merci de vous enquérir de son état. Elle s’est crue condamné lorsque vous l’avez envoyé sur Britannia. D’ailleurs elle vous envoie ses salutations » Un léger sourire amusé ponctua cette conclusion. Il marqua une pause et reprit son masque de circonstance avant de continuer. « Cette opportunité de libération est une invitation bien particulière. Efficace mais étrange. Je serais curieux de connaître les raisons ayant poussées l’Absolu à prendre cette décision. »

Liao lança son premier regard à Nimuë et fit un petit signe de tête pour s’assurer qu’elle allait bien, et pour lui confirmer qu’il avait compris la raison de cette mission. En tout cas le marina pensait qu’il s’agissait de cette hypothèse plutôt qu’un moyen de tuer la marina sans impliqué le Sanctuaire. Nimuë avait déjà lui dire qu’elle était en vie et de retour sur Atlantis. Bélisaire était fidèle à sa réputation, et d’ailleurs le chinois soupçonnait même que cette dernière soit encore en dessous de la vérité. La prudence était de mise dans cet entretien. Son silence vis-à-vis de Nimuë n’était pas impoli mais simplement le reflet de la complexité de cette conversation pour le moment. Au moins tant que le sujet principal ne serait pas abordé.


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Message Re: [Fin Juin 550] L'heure du Jugement [PV Bélisaire / Liao]   Ven 19 Fév - 21:47
Jugement







Son masque de fer placé sur ses traits, elle était la Sainte des Poissons, celle qui gravitait entre deux mondes, naviguait en eaux troubles, dans un entrelacs complexe et invisible à ses yeux que l'on nommait Destin. Les moires en tiraient les ficelles et même elles, étaient au dessus des Lois Divines. Ce qu'elles donnaient, elles pouvaient le reprendre. Cruelles créatures. Ce fut Bélisaire qui la libéra de ses chaînes, usant des sceaux divins de leur Déesse, petites lettres carmines couchées sur le papier d'un parchemin. Aussitôt la jeune femme prit une profonde inspiration, comme si elle venait de sortir la tête hors de l'eau. La sensation était telle que la jeune fille s'était vue revivre un épisode de son passé, la fois où elle avait bien faillit mourir noyée, emportée dans les profondeurs abyssales. Comme cette fois-là, ce fut la Voix d'un Dieu qui venait de la sauver des desseins noirs dont elle n'avait jusque là pas eu conscience. Une main posée contre le dossier de la chaise se trouvant au devant d'elle, Nimuë cherchait à reprendre son souffle, le cœur agité dans une cavalcade démentielle. La souffrance s'estompait peu à peu sous l'influence de son propre cosmos, et tout en revenant à elle, Nimuë les écoutait parler.

La sorcière des Mondes Souterrains ?

- Les Enfers ? Avalon ? Souffla t-elle dans un murmure si faible qu'elle ne savait pas si elle avait été entendue par les deux hommes. Ils ne semblaient de toute façon pas faire vraiment attention à elle. Tant mieux. - Lucius ?

Un sifflement de colère s'était fait entendre à la fin du discours des deux représentants. Avant de disparaître, l'ombre s'étendit, grandit jusqu'à prendre l'apparence d'un homme d'une grande taille, drapé dans un manteau rouge et noir, une rose sombre accrochée à cet habit. La Roisin Dubh l'emblème qu'arborait les Druides Noirs, suivants d'une ténébreuse figure. Nécromants, nécrophages, utilisateurs de magie noire. Huit hommes et une femme dont Táeói le Malfaisant, que l'on disait le puis puissant des Neufs. L'homme dévoila son visage, pâle comme la mort, ses cheveux longs pareils à un linceul immaculé. Deux yeux froids et haineux braqués sur son élève qui, inconsciemment, fit un pas en arrière. Avant de serrer son poing.

Trahi, tu m'as trahi Lucius!

Le cosmos de la douzième gardienne s'embrasa soudainement, finissant l’œuvre du Grand Pope dans une volonté de vaincre, de tuer. Toute sa haine dirigée contre lui, le revenant se retira dans les ténèbres. Qu'il n'aurait jamais dû quitter. Mais avant, il ne manqua pas de clamer, dans un rire sardonique, au nez du Grand Pope, répondant à l'une de ses interrogations :

Oui, je l'étais ! Et mon élève suivra mes pas ! La Roisin Dubh y veillera.

Le silence reprit ses droits, les bras de la Sainte retombèrent de chaque côtés de son corps. Sans un mot, elle quitta la pièce pour les abandonner un moment. L'air du soir lui fit du bien, calma la sourde colère qui la gagnait peu à peu. Elle devait se reprendre, remettre en ordre ses pensées. Mais elle ne put s'empêcher de songer à Ariane. Avait-elle subit un traitement similaire ? De ce qu'elle en comprenait, c'était peu probable, on l'avait touché personnellement. Depuis combien de temps ce … cette chose guettait-elle son heure ? La rose plantée dans son cou lui avait donné l'impression de se nourrir de ses sentiments les plus néfastes pour en décupler les effets, la rendre monstrueuse. Un Monstre. Ce mot prit un tout autre sans désormais. Elle comprenait ce que Lucius n'avait eut de cesse de lui répéter. Cette trahison l'avait ébranlé, seulement, elle n'avait pas le droit d'être faible. Aussi revint elle sur ses pas, se détournant de la lune d'argent qui brillait avec force dans le ciel. La jeune rousse s'inclina devant eux. S'excusa platement.

- Veillez m'excuser. Je … Je me sens mieux désormais. Un peu penaude, elle ajouta. - Il semblerait que je ne me sois pas débarrassé de mes anciens démons. Je me suis montrée trop imprudente.

Brièvement, elle sonda la pièce.

- Reprenons les choses où elles en étaient. Grand Pope, vous disiez donc que ce n'était pas moi qui avait libéré Ariane … J'ai donc été inutile dans cette mission que vous lui avez confié. Pire, je me suis permise une liberté que vous aviez … prévue ? Vraiment, je pensais être allée à l'encontre de votre décision. Je pensais … oui je pensais que vous …

Elle hésitait.

- Que vous vouliez l'envoyer à une Mort certaine. Et cela, je ne pouvais le tolérer.

Non, elle avait fait une promesse envers ce peuple. Nimuë était une femme de parole et d'honneur. Une lueur de défi et de détermination planaient sur ses prunelles à peine visible sous l'ombre de son masque de Sainte.

Le poids de la trahison pesait encore lourd sur ses épaules.





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Message Re: [Fin Juin 550] L'heure du Jugement [PV Bélisaire / Liao]   Sam 20 Fév - 2:47
Tel un deux chats dans une arène, les deux hommes s'observaient, se calculaient et réfléchissaient déjà au prochain coup. Personne ne savait où finirait cette étrange discussion entre les ennemis d'hier...

Les paroles du Général était fines et rusées. Par des mots bien choisis, il faisait passer des informations sans le dire. Je devais avouer que cette méthode était mienne et je savourais d'avoir devant moi un adversaire peut-être à ma hauteur... Cependant, l'Absolu ne pouvait se considérer comme inférieur à ces Atlantes, dont l'histoire s'était étiolée depuis les mythes. Les envolées grandioses n'étaient pas le genre de musique que j'aimais et Liao était de cet avis très certainement. Les informations que j'étais en train d'avoir n'était pas pour me donner de l'enchantement.

Je savais que des problèmes étaient nés sur les terres brittaniques et ce, depuis que le jeune Prince Artorius Pendragon avait mis les pieds dans le domaine sacré. Entraîné par la Déesse en personne, je n'avais jamais eut que des nouvelles éparses jusqu'à présent. Soufflant légèrement, ma tête se tournait vers l'âtre pour y voir les flammes qui nous attendaient dans le futur. Mais je comptais démontrer à mes ennemis que je n'étais pas du genre à attendre que l'on vienne à moi pour des raisons belliqueuses. Puis, reprenant le fil de la conversation, la réponse ne se fit pas attendre.

- En effet, les étoiles m'ont indiqué depuis des mois qu'un mal venant de l'Est allait en direction de l'Ouest. Et certains "informateurs" m'ont alors prévenu que le Sombre Monarque manoeuvrait sous l'égide de Nyx. Je ne pense pas que le divin Monarque des Mers appréciasse que son frère aîné se rapproche de ses objectifs...

Mon regard était neutre, mon masque ne dévoilait rien de mon visage. Inutile de le voir pour sentir que tout cela n'était pas pour me satisfaire. La Déesse de la Sagesse avait commencé ses manoeuvres depuis un moment, la question était de savoir dans quel but ? Même moi, le Grand Pope des quatre-vingts huit chevaliers, je n'avais pas de réponse sur la partie d'échec qui se passait au dessus de sa tête. Mais les choses commençaient à former une fresque qui ne me plaisait guère... Arès, Hadès... Les Ases, Apollon... Oui, la guerre était de nouveau aux portes de Constantinople.

Puis, un sourire ourla mes lipes quand j'entendis le résumé de la situation d'Ariane.

- Tant mieux si elle va bien. Prenant un regard amusé. Je suis un amateur de jeu d'échec et je ne perds jamais. Devant une impasse, on la contourne avant de mettre Mat son ennemi ! Et Poséidon n'est pas le Roi adverse.

Ariane m'avait montré un étrange tempérament, mi lune mi femme. J'étais parvenu à comprendre que sous ses dehors soumis, elle était farouche et rebelle. Ses facéties et son espiéglerie étaient les facettes de cette personnalité pour le moins singulière. Etait-elle un mensonge ? C'était là la difficulté de l'opération mais je ne m'étais pas trompé, comme d'habitude ! Alors que je me levais pour prendre un verre sur l'étagère, un frisson fissura l'air ambiant. Nimue sortait de sa catatonie au même moment où son démon sortait des limbes pour faire face aux trois personnes séantes.

Voilà qu'il se montrait enfin au grand jour ! L'un des druides noirs, l'un des corrompus du monde souterrain dont la reine était cette sorcière que l'on nommait Mebd. Un manteau doré m'enveloppait rapidement pour faire face à une éventuelle attaque de l'ombre du passé... enfin d'un passé qui revenait à la surface. Le Chevalier des Poissons avait repris tout son tempérament légendaire et d'un geste ample, elle venait de repousser le mal qui l'avait fait succombé quelques minutes auparavant. Avant que Liao ne tente d'intervenir, je l'invitais à rester pendant qu'elle prenait l'air.

- Cette terre est la vôtre Général. Athéna y a des intérêts depuis des années, elle est l'amie de Dame Nynaeve... enfin Dame Viviane dans votre langue. Les informations ne sont pas claires et ...

Soudain, Nimue entrait de nouveau dans l'auberge avec cette odeur prégnante qui faisait toute sa beauté.

- ... Heureux que tu te sentes mieux ! J'attendais la fin de ses propos avant de reprendre. Si j'avais voulu l'envoyer à la mort, je m'y serais très mal pris Chevalier. Tu devrais savoir que je ne suis pas du genre à prendre une décision sans deux trois coups qui peuvent la suivre. La présence de Liao en est toute la substantifique moelle.

Son regard était froid, limite assassin. L'Absolu n'aimait pas être pris pour un imbécile, il laissait la défaite aux autres. C'était la raison pour laquelle il ne faisait pas confiance à ses chevaliers, il devait les protéger d'eux même en prenant les décisions pour eux. Sans lui, ils étaient les prisonniers des envies et en oubliaient la raison. Son rôle, à celui que l'on appelait l'Absolu, était d'ordonner pour la victoire de l'Idéal de la Raison dans un monde en proie aux fantasmes...






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Message Re: [Fin Juin 550] L'heure du Jugement [PV Bélisaire / Liao]   Sam 20 Fév - 11:47
:: Rencontre au sommet

Ainsi donc le Grand Pope confirmait déjà une partie des informations en possession du marina. Le retour d’Hadès, ou plutôt ses machinations pour le moment. Liao se demanda si son interlocuteur connaissait les objectifs du seigneur des Enfers, ou si cette information n’était pas encore parvenue jusqu’à lui. Le chinois jugea préférable de conserver celle-ci pour un moment ultérieur de la conversation. Il ne devait pas abattre toutes ses cartes dès le début de l’échange. Le général se contenta d’un signe de tête pour confirmer que la présence du sombre monarque sur les terres de Britannia n’était pas du goût de Poséidon, ainsi que ses tentatives pour approcher Avalon ou d’autres êtres sous la protection du Dieu. En tout cas l’Hippocampe le supposait dans la mesure où il n’avait pas eu le temps de converser avec le Grand Prêtre avant son départ. L’homme était simplement au courant de ses démarches dans les grandes lignes. Hassan lui avait renouvelé sa confiance avant de replonger dans sa méditation. Après cette entrée en matière des plus simples, Liao s’était plongé dans le silence laissant le loisir à son hôte d’aborder le sujet de son choix. Le marina n’avait aucune envie d’être celui exposant ses théories devant cet être dangereux. Il en était à présent convaincu. Ce n’était pas un adversaire comme les autres, et de nombreuses choses prenaient un sens différent à présent qu’il était en face de lui. Mais une autre chose était évidente aussi. Chaque homme finit par trouver son maître, et un jour Bélisaire ferait l’expérience de la défaite. Il ne s’imaginait pas être cet homme, mais il espérait pouvoir assister à cette dure épreuve pour cet interlocuteur plein de suffisance et d’arrogance.

Bélisaire le surprit une nouvelle fois en le questionnant sur l’état de santé d’Ariane. Liao s’était attendu à un sujet bien plus complexe et épineux, même si celui-ci relevait malgré tout certaines zones d’ombre. Cependant le général était convaincu que la situation actuelle était celle souhaitée par son hôte. Ce qu’il confirma rapidement d’ailleurs. Le Grand Pope confirma aussi l’idée du chinois concernant le véritable objectif de ses manœuvres. Il s’était douté que comme pour les marinas, la principale menace venait des profondeurs et non du voisin. Un geste pour s’octroyer à défaut d’une paix une entente lui évitant de se retrouver à combattre sur plusieurs fronts. En tout cas Liao aurait suivi la même manœuvre à sa place. Les deux hommes se ressemblaient, mais les différences étaient toutes aussi nombreuses. L’Absolu manipulait et adaptait la situation à ses objectifs, tandis que le chinois s’adaptait à la situation et agissait à visage découvert. La conversation fut interrompue par une nouvelle apparition de cet être étrange. Instinctivement, Liao se leva et se drapa dans un cosmos aux odeurs marines et aux teintes bleutées. Ce fut Nimuë qui réagit la première, ayant retrouvé ses moyens. De nouvelles informations engrangées au passage, sauf qu’elle nécessiterait l’interprétation d’Ariane à priori. Le général accepta l’offre du Grand Pope, même si il n’eut aucunement l’intention de partir. Cette entrevue était importante à bien des égards. Il éteignit son cosmos complètement à nouveau et observa l’homme.


_ « Je vois de qui il s’agit… ou en tout cas je pense comprendre l’identité de cette personne… »

L’entrée de Nimuë fut salvatrice pour le marina. Son manque de finesse permit au général de prendre le temps de la réflexion. Si ce que lui disait son interlocuteur était vrai, et que son analyse de la situation était exacte, il n’appréciait pas beaucoup ce qu’il venait d’apprendre. Cette Nynaeve pouvait être la personne l’ayant sauvé de la sorcière de profondeurs et de Balor. La dame des flots de mémoires. Son aura, sa présence et cette brume pouvaient correspondre à cette discussion. Amie avec Athéna. Et des intérêts pour la Déesse de la sagesse. Ce n’était guère encourageant tout ceci. Enfin ce n'était que les dires de cet homme à l'heure actuelle. A cet instant, il aurait préféré que le Kraken et les Lyumnades soient déjà de retour d’Avalon avec des informations. N’ayant pas quitté son masque de sérénité, Liao observa simplement l’échange entre la Saint et le Grand Pope. Il réfléchissait encore à la situation en écoutant le Grand Pope. Arès et Apollon était éveillé. Les marinas et les Ases étaient les seuls à ne pas avoir leur protecteur éveillé, et donc potentiellement les seuls que l’on pouvait manipuler à l’heure actuelle. Le Grand Pope ne pourrait rien faire pour convaincre les Berserkers ni les troupes d’Apollon. En tout en l’état de ses connaissances et de ses informations.

_ « Peut-être puis-je m’éloigner le temps de régler ce point. »

Les paroles de Liao étaient simples et courtoises. Il n’avait aucune envie de se mêler de la conversation pour le moment, et ne voyait rien qui abonderait dans le sens de l’Absolu. Sa priorité pour le moment d’en apprendre un maximum avant de prendre une décision. Car il était sûr que cette conversation se terminerait par un choix ou une proposition. Et puis tant qu’il n’était pas sûr de la décision de Nimuë, qui semblait agir encore comme une Saint. Il préférait éviter de prendre parti, aussi vexant que cela puisse être pour elle.


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Message Re: [Fin Juin 550] L'heure du Jugement [PV Bélisaire / Liao]   Sam 20 Fév - 12:41
Jugement







- C'est inutile, tu peux rester, Liao.

Déclara t-elle d'un ton plus dur qu'elle le voulait, soutenant le regard désapprobateur de son Grand Pope. Cet élan d'opposition, né de sa colère envers celui en qui elle avait placé une totale confiance, son maître, s'était brusquement exacerbé quand elle comprit enfin qu'elle avait été dupée. Manipulée, trompée. Son ignorance l'agaçait plus que de raison. L'écho de la trahison lui faisait perdre tout sens de la réalité. Effrontément, la jeune femme croisa les bras devant elle, émit un petit rire dédaigneux.

- Je n'aime pas être prise pour une idiote, Grand Pope. Vous connaissiez toute l'affection que j'ai pour les atlantes, vous connaissiez ce lien profond qui m'unit à eux. Par le sang, mon futur … Sur ce point, la jeune femme resta évasive, mais le regard qu'elle lui lançait était lourd de sens. Il comprendrait. Satine. - Vous saviez donc aussi que je sauterais sur l'occasion pour accompagner Ariane ? Vous saviez à quel point j'aspire à les rejoindre, n'est-ce pas ?

Une pause, une respiration.

- Je comprends mieux notre échange de tout à l'heure. Ce vide en moi, vous avez essayé de le combler … Non, vous m'avez autorisé à le combler pendant ces cinq longues années d'errance sur les Mer et les Océans. Bercée d'espoirs et d'illusions, pour que la vérité m'apparaisse.

La jeune irlandaise resta immobile, le corps, pareille à une statue de cire qui, sous les feux des deux représentants, fondait à vue d’œil.

- Non, je ne vous connais que par les mots que vous couchiez sur les papiers de mes missives récupérées à Constantinople. Les histoires qui circulent sur votre compte. Autant dire … du vent ! Je n'aime pas les faux semblants, les discours à demi-mot. Je ne joue pas à votre jeu ! Il me dégoûte !

Elle riait toute seule de sa bravade, finalement, peut-être l'aurait-elle son jugement après tout ? Un sourire s'esquissa sous son masque de fer inexpressif.

- Je me suis pliée à vos lois, à Athéna, à ses idées, par devoir, par honneur. Je n'ai qu'une seule parole et je la tiendrais Grand Pope. Pour cette humanité que je n'ai pas, cet espoir que je ne possède pas. Tout cela, je le donnerais volontiers aux hommes, aux femmes, aux enfants.

Elle baissa la tête, humblement.

- Je ne suis pas à l'image de vos chevaliers drapés d'Or, aveuglés par leur « puissance », leur orgueil. Si je suis empoisonnée c'est peut-être justement pour me tenir éloignée de tout ceci. Je ne suis pas un pion que l'on soumet, que l'on déplace, j'en ai assez d'être un pantin. Souvenez-vous, lors du Krusos … Souvenez-vous où se tenait votre Chevalier des Poissons. Moi je me souviens. Je me souviens de ce que vous avez dit.

Encore, elle s'esclaffait, se riant de ce souvenir.

- Je mérite votre respect. Comme je vous respecte en retour en tant que Voix, en tant qu'homme aussi. Mais je n'ai nulle confiance en vous. Ce qui s'est passé avec Ariane le prouve.






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Message Re: [Fin Juin 550] L'heure du Jugement [PV Bélisaire / Liao]   Lun 22 Fév - 1:57
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Hier, demain, toujours, nous fait voir notre image :
Une oasis d’horreur dans un désert d’ennui !

Baudelaire - L'Appel du Large

Alors que je m'apprêtais à répondre par la positive à la demande du Général, je vis et entendis un tourbillon entrer en scène. Trahison, faux semblants ? Tel le mauvais vin, elle le tirait avec une hargne passablement robuste. Un pion ? Le regard droit, je l'observais. La nature était changeante, l'Absolu respirait alors que le Chevalier des Poissons se mentait à lui même. Puisque Liao avait reçu le "souhait" que cette discussion soit publique, je ne comptais pas me laisser emporter dans des querelles de la sorte en sa présence. Mon regard devenait de plus en plus froid. Cela faisait des années que cette expression n'était pas née dans mes pupilles. L'ancien Scorpion sortait de sa torpeur, prêt à frapper sa proie sans se prévaloir de la moindre empathie. Un manteau doré se lovait autour de moi, tel un serpent qui se languissait d'avoir enfin été libéré. Le feu crépitait de plus bel...

- Arrêtes, tu es fou ?

- Elle vient de me crucifier devant un potentiel ennemi, je vais la tuer. L'Absolu ne peut admettre qu'on vienne s'interposer devant lui de la sorte !

- Non. Je te laissais faire ce que tu voulais mais je refuse de te laisser tuer un des miens. C'était la nature même de notre "alliance" pour conduire les Saints. Laisses moi lui parler...


Brutalement, je fis un pas en arrière comme si je venais de prendre une flèche en plein coeur. Mon aura venait de disparaître et je posais un genou à terre. Un peu de sang coulait sous mon masque, au point de laisser un liseret carmin se dessiner sur mon cou. Un souffle rauque se fit entendre alors que mon corps se relevait pour faire face aux deux autres personnes. Le visage toujours abaissé. Un long silence s'esquissait dans l'auberge, seuls les crépitements de l'âtre se faisaient encore entendre et personne ne pouvait savoir ce qui était en train de se produire. Puis, comme si mon corps recouvrait de ses forces, ma tête se relevait avec deux pupilles parfaitement identiques.

- Nimue. Voilà bien des paroles amères et pleines d'appréciations fantaisistes ! Tu perds tout contrôle devant témoin ! Cela est peu digne du rang que tu représentes en ce monde. Prenant un temps de silence. Toutefois, je vais te répondre à ce verbe des plus déplaisant. Premièrement. Tu parles de trahison ou de duplicité de ma part, mais... C'est toi qui a décidé de suivre Ariane, non ? Devrais-tu être mise au courant de tout cela ? Je ne pense pas. Enfin, puisque tu l'as été, t'ai-je interdit de la suivre ? La réponse est tellement évidente que ce n'est pas la peine de répondre. Ariane, était-elle en danger ? La réponse est la même que la précédente.

Puis, rapprochant mes idées, je tentais de coordonner mes idées afin de lui répondre sur tous les points qu'elle abordait dans un chaos sans nom. Elle m'accusait de chose dont je ne pouvais en être le responsable car le premier à l'être était : elle même. Placide tout en souriant sous mon masque, je repris la parole.

- Ensuite. Tu m'accuses, ma Déesse et les Saints... de ton propre vide. Pourtant, au contraire de bien des chevaliers, tu as eu l'occasion de reprendre mots avec tes ancêtres ? Penses tu que c'était uniquement ma volonté ? Non. La Déesse a souhaité t'aider à te retrouver toi même et, au lieu de cela, tu nous insultes des pires crimes. Fermant les yeux avant de les réouvrir. Cet espoir, tu le repousses car tu en as peur. Tu es effrayée de vivre tout simplement comme je te l'ai dit tout à l'heure. Reconnaître cela te permettrait de te laisser une porte entrouverte pour échapper à celui qui t'a formé... Que se passera-t-il quand le "Monstre" renaîtra ? Quand tu tueras un de tes proches à cause de cette peur ? Je t'ai raconté l'histoire de la Bergère, ne l'oublie pas, elle a un message que tu te dois d'apprendre. Les années blessées sont derrière toi, tu te dois d'avancer pour toi, pour Athéna et aussi pour les Marinas que Liao représente ici même.

Elle ne manquait pas de culot et je ne comptais pas la laisser prendre ses aises aussi facilement. Son destin était fragile et son retour chez les Marinas n'était pas souhaitable d'une manière ou d'une autre. Alors que j'allais continuer, la première aura reprenait lentement ses droits. Il le sentait. J'avais du mal à juguler cette colère qui me tenait le coeur en permanence. Enfin, le cosmos flamboyant reprit ses droits et des cercles de lumière dorées partirent de ma pupille droite afin de la forcer à s'abaisser devant moi. Paralysée, j'avançais vers elle avec une vitesse qui ne manquerait pas de surprendre mes deux interlocuteurs.

- Pour finir, encore heureux que vous obéissez, vous n'êtes pas dans un bordel non plus ! Votre poison est la malédiction des liens écarlates, sans la volonté de la Déesse de vous maintenir en vie à chaque génération.... Que vous n'aimez pas ma façon de procéder est votre problème ! Gagner est tout. Les vainqueurs écrivent l'histoire. Les perdants sont effacés d'elle et si tu oublies cela, tu disparaîtras sous la plume de Lucius !

Regardant le chevalier sous l'effet de ma restriction, j'attendais sa réponse mais il était clair que la discussion apaisée et douce était terminée ! L'Absolu avait repris totalement le contrôle et comme le voulait le Sage, il ne la tuerait pas mais il allait lui faire comprendre que l'on baisse les yeux devant lui !




Les seuls qui sont autorisés à me regarder dans les yeux sont ceux à qui je parle
et ceux qui me servent. Et celui qui s'oppose à moi est autorisé à regarder vers le bas.
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Message Re: [Fin Juin 550] L'heure du Jugement [PV Bélisaire / Liao]   Lun 22 Fév - 20:01
:: Rencontre au sommet

En voyant revenir Nimuë dans la pièce, le général sentit que la discussion ne serait plus aussi courtoise. Il eut rapidement l’impression d’être de trop au milieu de cet échange pour le moins étrange. La Saint invita, ou plutôt déclara, que le marina pouvait rester. Le chinois s’exécuta simplement. Son expression restait sereine et attentive pour le moment. Ses pensées vagabondaient sur les différents éléments sa possession, ainsi que les récentes révélations du Grand Pope. Qu’ils prenaient pour ce qu’elles étaient, des paroles prononcées par un être capable de manipuler ses propres troupes au vu de ce qu’il pouvait entendre et deviner de la situation. Nimuë semblait toujours en proie aux mêmes démons que lors de leur conversation le mois précédents. Liao en était peiné pour elle. Il avait espéré qu’elle puisse évoluer un peu, et se détacher de ce poids qu’elle portait depuis de longues années. L’attention du général était cependant centrée sur l’homme en face d’elle, de manière à analyser son comportement et se réactions. Cela révélerait des informations précieuses sur lui. Bien qu’elles pourraient devenir plus handicapantes qu’avantageuses malgré tout. Il était clair que l’Absolu perdait patience, ou plutôt qu’il donnait l’impression d’être en proie à un combat intérieur redoutable. Son comportement parut étrange à l’Hippocampe, qui se contenta de l’observer avec calme.

La prise de parole du Grand Pope fut radicalement opposée à ce qu’il avait connu jusqu’à présent. Son attitude était plus doucereuse, bien que ce mot ne fût pas forcément le plus adéquat pour autant. Liao comprenait pourquoi Nimuë n’avait pas encore rendue son armure. Cette discussion ne laissait aucun doute à ce sujet. Une légère déception s’empara du marina, dissimulée derrière ce masque de sobriété et de calme. Liao s’était accoudé sur la table face à lui pour observer l’échange. Une nouvelle fois, le général eut la preuve que cet homme ne laissait rien au hasard. Le choix de Nimuë avait été motivé par ses origines. Au moins le marina et le représentant des Saints se rejoignaient sur un point. Elle devait avancer et ne plus se focaliser sur le passé. Par contre, il n’aimait pas ce que sa formulation sous entendait. Autant de détails qu’il conservait pour lui, et dont il ne ferait part à personne dans cette pièce pour le moment. L’Absolu revint rapidement prendre le dessus de la personnalité du Grand Pope. La victoire à tout prix. Si le premier principe lui convenait parfaitement, le chinois n’était pas encore avec le second. Toujours accoudé à la table, il observa cet échange attentivement. Le silence était le comportement qu’il préférait adopter dans ces circonstances. Le général n’entrevoyait aucune ouverture pour intervenir, ni même la nécessité de le faire pour l’heure.

Son regard se posa alors sur Nimuë, observant sa réaction et son éventuelle réponse. Elle avait choisi cet homme et les Saints plutôt que les marinas. C’était ainsi qu’il voyait la situation. Ses paroles creuses concernant son armure résonnaient encore lui. Et si une simple discussion et une histoire de bergère suffisaient à lui faire changer d’avis, Liao se méfierait à l’avenir de ses discours et promesses. Son amitié lui était toujours acquise, mais sa méfiance à son égard s’était éveillée à présent. Il devait agir pour les marinas, et pensait aux intérêts des Atlantes avant tout. Son jugement n’était pas définitif pour autant, et il attendrait d’en savoir plus avant de le considérer comme validé. Enfin le chinois doutait d’en apprendre plus à ce sujet aujourd’hui, en présence du Grand Pope.


" We all have inner demons to fight, we call these demons, fear and hatred and anger.
If you do not conquer them then a life of one hundred years is a tragedy.
If you do, then a life of a single day can be a triumph. "
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Message Re: [Fin Juin 550] L'heure du Jugement [PV Bélisaire / Liao]   Lun 22 Fév - 21:00
Jugement







- Je ne suis pas un oracle, je ne peux pas deviner vos pensées, Grand Pope. Je pensais agir à votre encontre, je vois que je me suis trompée. Lourdement trompée. Et détrompez-vous. Là où vous l'avez envoyé n'était pas sans danger, les forces que j'ai pu ressentir en ce lieu étaient loin d'être complètement pacifique. La Mort régnait dans ces lieux.

Nimuë O'Bannon essuyait la colère -légitime- de son supérieur. Accusant le coup portée sans faillir. Par fierté ? Peut-être, mais aussi par conviction. Elle avait été convaincue d'avoir trahi les Saints en libérant le Tribut atlante, allant jusqu'à prendre de nombreux risques pour l'accompagner jusqu'à Alexandrie. Prête à essuyer un jugement de la part de l'Absolu, qui en cet instant, elle le sentait, avait bien faillit tomber. Tous les muscles de son corps protestaient face à ce mauvais traitement, paralysée, cela ne l'empêcha pas de soutenir ce regard changeant. Voir ce filet vermeil glisser et teinter ses vêtements de pourpre. Interdite, la jeune femme hocha légèrement la tête, mais ce léger mouvement suffit à faire naître une insidieuse douleur. Était-ce cela, la piqûre du Scorpion ? Lesath était-il capable de faire une pareille chose ? Le Pope Bélisaire ne paraissait pas souffrir des mêmes maux que le huitième gardien mais cela ne voulait pas dire qu'il ne devait pas jongler avec ses propres démons. La preuve étant plus que parlante pour la jeune femme qui l'avait vu changer radicalement entre Sage et Absolu.

Cela fit sourire la jeune femme.

Ses yeux se posèrent sur Liao qui n'avait pas bougé et avait préféré garder le silence. Quelque part, l'irlandaise le comprenait. D'un autre, elle était déçue. Déçue qu'il ne prenne pas sa défense, qu'il exprime ne serait-ce que brièvement, un once d'inquiétude. Mais rien n'avait perturbé ses prunelles. Pourquoi en aurait-il était autrement ? Ennemis Elle se souvenait de leur échange entre lui et Ariane à Alexandrie. Elle se souvenait aussi des mots qu'ils avaient échangé dans ses appartements, la première fois qu'elle avait foulé la cité d'Atlantis. Nimuë sut que quelque chose s'était brisé sans pouvoir dire quoi. Mais c'était le cas et elle le regrettait.

- Je prie Athéna d'excuser ma faiblesse.

Elle était pareille à l'Océan. Tantôt calme, tantôt agitée, capricieuse ou généreuse. C'était dans sa nature, mais au moins n'était-elle pas emplie de faussetés. L'arme du mensonge lui était inconnue. Jamais elle ne l'userait. Que se passera-t-il quand le "Monstre" renaîtra ? Quand tu tueras un de tes proches à cause de cette peur ?. Elle ouvrit la bouche pour répondre gravement à cette interrogation.

- C'est pour cela que j'ai décidé de n'être proche de personne. Mais je constate que cela aussi, on me l'interdit. Une autre leçon, je suppose ? Mais je n'ai pas le droit de baisser ma garde, je n'ai pas le droit d'oublier cela. Cette peur existera toujours en moi, toujours. C'est parce qu'elle existe que le « Montre » ne surgira pas. Je l'ai trop oublié, ces temps-ci.

Une pause, elle finit par se tourner vers Liao. Usant du vouvoiement plutôt que du tutoiement, comme tantôt. Cela n'était pas anodin et traduisait sa peine, comme sa déception.

- Je vous prie de m'excuser aussi, Général, je sais que je vous ai déçu mais ne portez pas un jugement trop hâtif. Vous ne me connaissez pas. Jusque là vous avais-je fais défaut ? Ai-je faillis à ma Parole ? Je ne crois pas. Ariane vous a été rendue, le Pope Bélisaire y a veillé, je pense que vous pouvez considérez cela comme un premier pas vers vous.

Elle eut un regard pour Bélisaire comme pour obtenir son soutien.

- Je n'aurais de cesse de chercher la paix entre nos deux royaumes. Mon allégeance est-elle si importante à vos yeux pour ne pas mériter votre confiance ? Suis-je une ennemie ?

Ses prunelles vibrèrent d'émotion. Elle connaissait la réponse mais doutait que cela soit encore exact.

- Mais même si c'était le cas je ne saurais lever la main sur l'un des vôtre. Je ne l'ai jamais fais et je ne le ferais jamais.

Cette fois elle observait l'Absolu, en silence. Les mots étaient une chose, mais les actes, seuls, comptaient bien plus.





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Message Re: [Fin Juin 550] L'heure du Jugement [PV Bélisaire / Liao]   Mar 23 Fév - 1:45
La curiosité était un défaut dans lequel le Scorpion se complaisait. Il était de son devoir de comprendre, de saisir les subtilités des comportements de ceux qui comptaient, de ceux qui dirigeaient, de ceux qui décidaient qui vivait et qui mourait. Le Grand Pope était une énigme. Ou plutôt, Lesath le supposait. Leur seul échange construit lui avait laissé un arrière goût d'inachevé. Cet être, qui pensait tenir dans le creux de sa main l'avenir de tout leur ordre, ne lui avait au final pas fait une si bonne impression. Trop proche. Trop semblable. Comme si l'armure du Scorpion elle même avait choisi son porteur en fonction de sa personnalité. De sa nature. De ses prérogatives. C'était donc de manière tout à fait naturelle qu'il s'était imposé la mission de suivre ses faits et gestes de très près. S'il devait confier la victoire de leur camp à cet homme, tout juste sorti de l'adolescence, il devait se convaincre du bien fondé de ce dernier.

L'Ibère, normalement assigné dans son huitième temple, n'avait pas eu vraiment de mal à suivre l'évolution du cosmos de leur dirigeant. Non pas que l'aura de ce dernier ne rayonne tel un phare dans la nuit, mais Lesath avait pris grand soin de ne pas perdre la trace de son supérieur. Parce qu'il représentait, pour un grand nombre d'entre eux, un symbole, et que ces derniers étaient importants, d'autant plus en période de guerre. Le symbole – erroné aux yeux du Scorpion, certes – de la toute puissance de l'ordre des Chevaliers d'Athena. Une vaste blague, donc, pour Lesath. Shin était mort. Scythès impuissant. Les Spectres étaient selon toute vraisemblance de retour.

L'armure du Scorpion, à ses côtés, résonnait, et le chevalier d'or ouvrit un œil, lui qui jusqu'alors se contentait de suivre l'évolution et les mouvements de l'aura du Grand Pope. Si sa protection vibrait c'était qu'elle aussi avait senti une perturbation. Se concentrant plus précisément sur le cosmos de Belisaire, il sentit une toile d'énergie s'en extraire. C'était impossible, et pourtant, devant ses yeux ébahis, leur dirigeant était simplement en train de se diviser. Deux enveloppes. Deux auras. Deux cosmos. Cela n'avait aucun sens. Se levant, il venait de prendre une décision.
Quelques minutes plus tard, ce même homme était assis en tailleurs dans une taverne, son cosmos aussi muet que celui des murs qui l'entouraient. En silence, il avait écouté les différentes interventions, et en avait tiré quelques informations. Nimuë était désemparée. Et en colère. Et apparemment pas seule. Un trait de caractère qu'elle partageait avec Belisaire d’ailleurs. Lorsque le cosmos de ce dernier éclata, Lesath se redressa, et prépara Antarès, avant de se reprendre. L'espace d'un instant, il avait vraiment cru que le Grand Pope allait s'attaquer à Nimuë. Il jugea qu'il était temps de se présenter aux autres convives.

« Ce ne sont pas là des manières de traiter une dame. »

La voix provint de l'ombre projetée par le plafond sur les escaliers. Ces derniers, fabriqués dans un bois de mauvaise facture, crissaient à chaque pas, brisant le soudain silence qui avait envahi la taverne. Lentement, le trio vit sortir de l'ombre un homme qui n'avait ni la carrure, ni la prestance des chevaliers, et qui pourtant partageait leur statut. Vêtu de simples habits de lin – un pantalon élimé aux genoux et une chemise qui baillait sur un torse tatoué – il descendit lentement les escaliers avant de s’asseoir à la table, comme si sa présence en ces lieux était aussi naturelle que le soleil se levant chaque matin. S'il fut étonné de voir le Général, il n'en montra rien. L'espace d'un instant, il s'était demandé s'il avait raté quelque chose. Mais non. Il y avait bien quelqu'un qu'il n'avait pas su localiser...

« Quitte à mettre cette horreur, tu ferais mieux de la laver. Tu es mieux sans. Et cesse de t'apitoyer sur ton sort. » Lança-t-il, d'un air étrangement aimable à Nimüe sans la regarder, faisant allusion a la marque écarlate qui maculait le haut de son masque. Puis, il daigna lui jeter un coup d’œil, rapide. « Oh. Restrictio. Simple mais efficace, en effet. » L'attaque d'immobilisation du Scorpion faisait donc autant partie du panel de capacités de Belisaire que du sien, apparemment, et cela ne le surprit pas trop. Sous la table, du bout de son ongle droit, il frappa discrètement Nimuë en la libérant de l'emprise de l’arthropode. Puis il posa un coude sur la table, posa son menton dessus et fixa le masque du représentant d'Athéna sur terre d'un air las.

« Gagner. Mais à quel prix ? Nous avons déjà eu cet échange, Belisaire, n'est-ce pas ? Et il me semble que nous n'avions pas défini où était la ligne à ne pas franchir. Je dirais, au hasard, lever la main sur un subalterne ?» Sa présence en ces lieux avait désormais plusieurs buts. Eviter que Nimuë ne finisse dans un charnier, pour commencer. Mais aussi tirer quelques informations sur ceux qui s'étaient présentés en ces lieux.

La trahison de la belle ? Il n'en avait, au final, pas grand chose à faire. C'était son essence qui avait parlé, et cela lui suffisait.
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Message Re: [Fin Juin 550] L'heure du Jugement [PV Bélisaire / Liao]   Mer 24 Fév - 1:11
Le silence du Marina en disait long sur son état d'esprit. Observant son attitude, je me disais qu'il devait se faire une idée bien précise des Chevaliers de la Déesse de la Sagesse. Une certaine colère était en train de monter en moi. Elle n'avait eut aucun respect pour la charge qui était la mienne. Intenable folie qui me guettait, j'étais seul à subir cette cacophonie qui me rendait de plus en plus nerveux. Quoiqu'il advenait, je ne risquais pas d'oublier ce qui venait de se passer ce soir ! Puis, comme un ballon se dégonflant, les Poissons montrèrent moins de hargne... Mon regard passait donc à elle.

Les tambours commencèrent à battre dans tout mon corps. Elle n'avait rien compris. Absolument rien. Mais qui t'as demandé de rester seule à part toi même ? L'envie de lui hurler cela aux oreilles me tentait énormément mais l'Absolu ne pouvait se laisser à ce genre de promiscuité, surtout en la présence de l'un des représentants de Poséidon. Puéril, aimant souffrir... Ce masochisme fit lever mes yeux au ciel alors que je la voyais s'enfoncer dans des idées folles. Ses désirs l'attachaient peu à peu dans une gangue nauséabonde et je ne savais plus comment l'en sortir. L'Absolu ne pouvait se permettre de s'abaisser à cela. Non, je ne le pouvais en fait. Brusquement, les crissements du bois derrière moi me firent me retourner pour voir ... Lesath !

Avec son style inconoclaste, personne n'aurait pu dire qu'il était mon successeur. Fascinant par la beauté de sa dialectique et par sa liberté de penser, il s'enivrait d'un poison afin d'oublier sa propre existence. C'était la chose que je respectais en lui, il n'était pas banal ! Et soudain, comme si mes envies de meurtre s'envolaient, il m'avait rappelé une chose : c'était la liberté des Saints qui me plaisait. Ironique. Cependant, je ne pouvais pas le laisser se mettre en travers de mes décisions de la sorte.

- Si j'avais voulu la frapper, ce serait fait !

C'était vrai. Je ne pouvais et ne devais pas toucher aux miens. J'avais pris naissance dans ce corps pour les mener à la victoire, afin d'unir ces individualités tellement fortes dans un même objectif. Décidément, tu ne me connais guère Lesath ! Mon tempérament m'incitait à ne pas me laisser par ce genre de coup d'éclat pour imposer mes principes ! Toutefois, il avait touché juste en ce qui concernait Nimue... Oui, tout le monde le voyait comme le soleil qui traversait le ciel sans nuages.

- Nimue des Poissons. Lesath a raison. Ta blessure ouverte doit se refermer... S'apitoyer sur ta vie ne t'aidera pas à trouver une solution. Prenant un instant de silence en regardant Liao. Et je ne me rappelle pas que je t'ai autorisé à parler de cette manière au Général de l'Hippocampe. Que je sache... Il n'a pas remis en doute ta parole. Cesse de penser pour les autres, tu dois t'élever un peu plus et la fermer au bon moment !

Le ton était froid et direct. Il était nécessaire qu'elle comprenne qu'elle avait sa place et moi la mienne. La voir parler à Liao de cette manière n'aidait pas à la grandir à ses yeux et cela se voyait à des lieues à la ronde.

- Sinon oui, je te confirme séant comme Ambassadrice entre nos deux Nations. Mais reprends toi ! Si tu veux discuter ici, je ne veux plus voir une bonne femme mais un chevalier ! Je t'ai connu plus digne et plus fière, ce manège n'a que trop durer en notre présence ...

Ma main fit un geste ample en montrant les autres interlocuteurs dans la grande salle de l'auberge. La présence de Lesath n'était pas plus mal finalement, il avait ce pragmatisme froid qui serait utile dans les discussions âpres à venir. Car le sujet principal venait d'arriver sur le tapis, je ne m'en cachais plus, on allait aborder les relations entre les deux peuples présents ici. Ma tête s'était tournée vers Liao pour lui faire comprendre que je ne comptais pas continuer dans le Pathos que j'avais trop subi pour l'instant... Ce n'était ni dans mon tempérament ni dans mon style !

- Général ! Un rapport de mes chevaliers m'a appris qu'Hadès et Arès étaient en train de reformer leur alliance d'autrefois.

Je lâchais l'information sérieusement. Avec toutes ces histoires, je me devais de donner quelque chose afin d'avoir un début de négociation.





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Message Re: [Fin Juin 550] L'heure du Jugement [PV Bélisaire / Liao]   Mer 24 Fév - 13:20
:: Rencontre au sommet

Le silence du marina n’était simplement que la conséquence de l’étrangeté de cette situation, et non un jugement ou un accord tacite pour l’un ou l’autre des parties. Le général jugeait simplement de na pas avoir son mot à dire sur la question pour le moment. Liao avait un peu de peine pour Nimuë, dont la fragilité la rendait aisément manipulable par une personne comme cet Absolu. Qu’Ariane est frôlé la mort était une évidence, mais c’était un risque que le Grand Pope avait choisi de courir. Finalement qu’elle survive ou non, il aurait été gagnant. Le chinois restait persuadé qu’il tentait de détourner l’attention des marinas du Sanctuaire et de ses chevaliers. Les ennemis se présentaient en force et nombreux aux portes du domaine sacré d’Athéna. Cet homme était suffisamment intelligent pour éviter un combat sur plusieurs fronts simultanément. Finalement la rousse restait une Saint. Bien que cela ressemblait plus à un destin qu’elle s’imposait pour de mauvaises raisons, et non un véritable choix de sa part. Ce qu’il trouvait encore une fois dommage pour elle. Le Grand Pope donna l’impression de supporter le discours de sa Sainte avec une grande difficulté. Il se demandait ce qui pouvait lui traverser l’esprit pour le moment. Puis toujours accoudé à la table, l’Hippocampe se contenta d’un léger mouvement de tête réprobateur lorsqu’il devint la cible de ses paroles. Elle sautait au conclusion, et semblait focaliser sur un mot utilisé dans un contexte différent. Sa réponse attendrait simplement la réaction du Grand Pope, politesse et curiosité se mêlaient dans cette décision. Nimuë devait comprendre que dans cette rencontre, il devait accorder plus d’importance à l’image des marinas qu’à sa sensibilité ou sa susceptibilité. Cela ne l’empêcherait pas de répondre avec honnêteté.

Un étrange homme fit irruption dans la pièce. Et pourtant Liao avait sondé le bâtiment. Un autre chevalier d’or à priori, en tout cas son attitude et sa manière d’agir favorisaient cette déduction. Son regard se posa sur ce nouvel arrivant dont l’attitude et l’apparence était pour le moins originale. Mais les apparences pouvaient être trompeuses, et son attitude vis-à-vis du grand Pope montrait une grande confiance en soi… ou d’une stupidité sans nom. Son avis était pour le moment en suspension. Des dissensions au Sanctuaire. Cette information aurait pu prêter à sourire pour le marina, si il ne se trouvait pas au cœur de cette situation. L’Absolu reprit la parole. Pour une fois Liao devait bien admettre qu’il rejoignait l’avis de cet homme sur l’apitoiement pathologique de Nimuë. Un léger mouvement indiqua l’envie de faire un petit sourire en entendant le Grand Pope reprocher ses paroles à son égard. La révélation du rôle de la Saint était une énième preuve de la situation souhaitée par le Grand Pope vis-à-vis des marinas. La conservation allait reprendre et cet interlude avait permis au chinois de comprendre certaines choses tout en ayant le loisir d’en clarifier d’autres dans son esprit. Le Grand Pope reprit la parole à son attention. Le chinois se redressa sur sa chaise, à présent qu’il retournait sur le devant de cette discussion. Son regard se porta vers son interlocuteur, puis il attendit quelques secondes avant de prendre la parole.


_ « Je vais me permettre de clore l’un des sujets avant d’aborder celui que vous souhaitez. » Liao s’était adressé courtoisement à l’attention de l’Absolu, puis il se tourna vers Nimuë et l’observa longuement. « Je constate que ce terme d’ennemi t’a marqué et probablement blessé. Laisses-moi remettre certaines choses dans leur contexte. Depuis combien de temps nous connaissons-nous ? Depuis combien temps es-tu réellement au Sanctuaire ?... Tu viens de l’avouer toi-même que ton retour était récent. Je considère donc qu’Ariane était entourée d’ennemi durant ces cinq années, comme elle devait être considérée comme une prisonnière. Bénéficiant de certaines libertés je le concède mais aussi belle que soit une cage, elle reste une cage malgré tout. »

Liao marqua une pause et l’observa attentivement jaugeant avec précaution ses mots, autant pour les personnes présentes que pour la jeune femme. Le marina ne souhaitait aucunement la blesser, mais il se doutait que ces prochaines paroles ne lui plairaient guère. Cependant puisqu’elle souhaitait de la franchise de la part de son entourage, il allait accéder à cette demande.

_ « Encore une fois je ne porte aucun jugement hâtif à ton sujet. Mais tu cours une nouvelle fois aux conclusions. Je te l’ai déjà dit. Nous sommes ce que nous faisons et non ce que nous disons. Tu es partie d’Atlantis après avoir exprimé un choix clair. Une volonté de faire une chose. Je constate simplement que tu y as renoncé. Et cela me désole effectivement mais plus pour toi-même que par orgueil de ma part. Tu as choisi de rester une Saint, et je respecte ce choix. De ce fait, je n’avais pas à intervenir dans cette échange avec le Grand Pope. Ce n’était ni mon rôle ni dans mes prérogatives. Si tu avais choisi d’abandonner ta vie de Saint comme annoncé, ma réaction aurait été toute autre. Tu t’imposes une vie et un destin pour de mauvaises raisons, et sur ce point je rejoins l’Absolu, plutôt que de suivre une voie que tu aurais réellement choisie. » Il avait utilisé le tutoiement volontairement, et était décidé à continuer sur sa lancée. « Je ne te vois pas comme une ennemie, et mon amitié t’es toute acquise. Tu le sais. Cependant cela me parait un peu naïf de croire que ton allégeance n’aura aucune importance. Elle influencera la manière dont seront perçues tes actions et tes paroles. Tu ne pourras effacer cinq années d'humiliation et une défaite des esprits en quelques jours, et je pense que personne me contredira sur ce point. Si les rôles avaient été inversés, les Saints auraient ce même ressentiment au fond de leur cœur. Et pourtant nous sommes tous conscient que cela fait partie des aléas de la guerre. Il faut un vainqueur et un vaincu. Tu as choisi de rester une Saint, et tu apparaîtras comme toujours comme telle auprès des marinas. Au Sanctuaire, tu apparaitras comme une amie des marinas et tes paroles à notre égard trouveront des oreilles méfiantes et des préjugés. » Il observa tour à tour les trois personnes présentes avant de continuer. « Malgré ce discours sombre, je pense qu’une entente ou une trêve est possible entre les marinas et les Saints. Mais la paix définitive me parait difficilement concevable, d’autant plus qu’elle impliquerait un accord entre nos Dieux respectifs. » Il reprit à l’attention de Nimuë. « De plus réfléchis à cette question. Comment une personne incapable de croire en l’avenir et d’oublier son passé ni même de se pardonner des erreurs peut faire changer les cœurs de plusieurs centaines de personnes. Encore une fois ne te méprends pas, je parle sans animosité à ton égard. J’énonce simplement des faits. Tu es libre de suivre ta quête. Tu as ma confiance mais elle sera teintée de méfiance après ce que je viens de voir. Comment être sûr que tes actions suivent bien tes envies, et non d'autres intérêts. »

Après ce long discours, Liao prit à nouveau quelques secondes pour observer les personnes présentes. Il n’appréciait pas beaucoup de se retrouver face à trois interlocuteurs, d’autant plus avec les dissensions présentes entre eux. Cela pourrait être aussi bénéfique que laborieux pour les différents protagonistes. Et Liao ne doutait pas que Nimuë aurait probablement une réaction à ses propos et peut-être des réponses à lui apporter. Tout au long de son discours, son expression n’avait guère évolué. A peine quelques signes de compassion avaient pu être perceptibles. Malheureusement Nimuë faisait souvent appel à ses sentiments et ses émotions dans son discours. Ses intentions devaient prouver des choses à ses yeux. Malheureusement pour Liao il fallait un raisonnement logique et étayé pour le convaincre. A plus forte raison maintenant qu’il avait pu évaluer le comportement du Grand Pope. Les Poissons semblaient trop fragiles pour voir au travers du jeu de cet homme, et les évènements concernant d’Ariane se reproduirait probablement souvent. Finalement le chinois reprit sur ce ton doux et posé à l’attention du Grand Pope.

_ « Atlantis accepte Nimuë, Saint des Poissons, comme ambassadrice entre nos nations. » Une marque de confiance, et surtout un premier pas de sa part vers la négociation à venir. Il n’offrait finalement que peu de chance à Nimuë de se justifier. Ces paroles avaient pour but de la faire réfléchir, et non de démarrer un débat. « Nos propres informations ne poussent pas les liens unissant Arès et Hadès jusqu’à ce rapprochement dont vous parlez. Mais puisque l’information vient de vous, je vais lui accorder tout le crédit qu’elle mérite. Malheureusement il semblerait que ces divinités ne soient pas les seules à être apparue sur votre échiquier. Je suppose que ma présence en ces lieux se justifie par votre envie de connaître notre position vis-à-vis de cette alliance. » Il ajouta alors pour lui-même, mais de manière à être entendu malgré tout. « Combattre sur trois fronts sera déjà difficile sans en ajouter un ou deux de plus. » Il reprit alors à haute voix. « Je suppose que cette démarche sera suivie d’une similaire auprès des Ases. » Il observa attentivement le Grand Pope. « Pardonnez ma démarche, mais je suis un homme de peu de mots. L’Absolu pourrait peut-être exprimer clairement ce qu’il souhaite savoir ou éventuellement ce qu’il a à proposer. »


" We all have inner demons to fight, we call these demons, fear and hatred and anger.
If you do not conquer them then a life of one hundred years is a tragedy.
If you do, then a life of a single day can be a triumph. "
lumos maxima
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[Fin Juin 550] L'heure du Jugement [PV Bélisaire / Liao]
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