Votez
I
II
III


Forum fermé. Bon jeu à tous sous d'autres cieux !
 

Partagez | 
 

 19 juin 550: Rencontre entre deux bêtes à cornes [PV Airôth]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AisleenavatarArmure :
Aucune

Statistiques
HP:
200/200  (200/200)
CP:
210/210  (210/210)
CC:
275/275  (275/275)
Message 19 juin 550: Rencontre entre deux bêtes à cornes [PV Airôth]   Lun 15 Fév - 20:33


La journée avait été particulièrement belle aujourd'hui, et on pouvait dire que malgré des temps qui s’annonçaient obscurs, elle avait été particulièrement agréable. Tout d'abord, j'avais passé celle-ci en compagnie de Saadyr, afin de réparer les armures qui m'avaient été confiée. Et je devais admettre une chose, j'étais plutôt fatiguée. En même temps, je voudrais bien vous y voir vous, si vous deviez vous taillader les veines à chaque fois.

Aussi, lorsque je quittai mon successeur, je pris la décision non pas de me rendre à Rodorio, mais de pousser ma chance jusqu'au Temple des Gémeaux afin d'y voir son gardien et de passer un peu de temps avec lui. Après avoir salué le Bélier, non sans un petit pincement au cœur en le voyant revêtu de mon ancienne armure, je me mis donc en route en direction du Temple du Taureau.

J'avais appris que la maison voisine à celle que j'occupais avant, avait enfin trouvé preneur. Et comme par hasard, alors que je n'étais plus chevalier. Je lâchais un petit soupir amusé. Je pouvais remercier la source de cette information, sans quoi j'aurais, comme je l'ai tant fait par le passé, traversé la maison sans même y faire un arrêt. Je me demandais bien à quoi pouvait ressembler le nouvel occupant des lieux. Fort comme un bœuf à n'en pas douter. Du genre à défoncer les portes? Sûrement, et qui sait, peut-être disposait-il d'un caractère jovial et bon vivant. Enfin, de toute façon je n'allais pas tarder à être fixée.

En effet, je venais juste d'arriver sur le parvis de la maison du Taureau. Je restais un instant immobile avant de tourner la tête en contrebas afin d'apercevoir le soleil qui commençait doucement à disparaître à l'horizon, parant celui-ci de teintes chaudes. Virevoltant sur moi-même après quelques secondes passées à observer le spectacle, je fis quelques pas à l'intérieur du Temple avant de m'arrêter. Mes iris carmines cherchaient à percer les ombres de la demeure, tandis que je lançais:

"- Bonsoir à vous chevalier du Taureau. Je suis Ainia, et je demande votre autorisation de traverser votre maison afin de me rendre à celle des Gémeaux s'il vous plaît."

Il ne me restait plus qu'à voir quel accueil me serait fait, d'autant plus qu'il n'avait guère de raison de me laisser passer, car je tenais plus à présent de la civile que de la Sainte, surtout que je ne laissais rien paraître de mon cosmos. Je pouvais donc tout aussi bien être une citoyenne lambda à ses yeux. Mais, mes questions trouveraient bien vite des réponses.





Armure:
 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.saint-seiya-ageofgold.com/t702-ainia
CineadavatarArmure :
Scale de Polyphème

Statistiques
HP:
220/200  (220/200)
CP:
240/240  (240/240)
CC:
305/305  (305/305)
Message Re: 19 juin 550: Rencontre entre deux bêtes à cornes [PV Airôth]   Mar 16 Fév - 12:39

Le voilà donc posé au milieu de son temple, la nuit allait bientôt tomber et scruter l'horizon ne lui servirait à rien à moins qu'un chevalier d'or rutilant ne vienne à sa rencontre. De plus il devait veiller sur l'entrée et la sortie de sa maison, se placer au milieu était donc stratégiquement la meilleure option. Il arborait fièrement son casque, ce dernier avait été nettoyé par la jeune Ileana, cette même jeune demoiselle font il avait du mal à garder le prénom en tête. Elle lui était totalement dévouée et le regardait souvent avec des étoiles dans les yeux. Lorsqu'il s'absentait il lui laissait toujours son heaume et cette dernière s'appliquait à le nettoyer avec de l'eau fraîche et pure et ce n'était pas du luxe : son prédécesseur avait laissé une odeur des plus désagréable, mais ce n'était plus le cas désormais, Airôth possédait en quelque sorte son propre gardien. Une jeune et frêle femme.

Depuis quelques jours des jeunes apprentis sont venus lui demander conseils sur la voie à prendre pour devenir chevalier et surtout le meilleur moyen pour s'améliorer. S'il n'avait qu'une connaissance légère dans le Cosmos, la force, elle, était sa meilleure alliée. Il leur expliqua donc qu'ils devaient se renforcer pour supporter au mieux les épreuves qu'ils allaient devoir affronter dans le futur et les invita à déplacer des colonnes en ruines sur la petite place à côté du temple. Cette entrainement était dur mais allait leur permettre de devenir plus forts. C'était là tout ce qu'il pouvait leur apprendre pour le moment, tout était nouveau pour lui aussi et à vrai dire il songeait même à demander à un de ses confrères de l'aider sur certains points. Malheureusement il n'allait pas le faire, en effet se montrer faible face à des inconnus, ou presque, était hors de ses pensées. Il essayait donc, seul, de se concentrer sur lui même, de chercher à explorer cet univers qui le composait et ce dès qu'il le pouvait, comme à cet instant où il se trouvait immobile en attendant que les heures passent. Où qu'une personne cherche à franchir le pas.

Il ouvrit les yeux, il l'avait sentie. Non, entendue plutôt, des bruits de pas venants de l'extérieur. Quelqu'un s'en venait depuis le Bélier. Sa petite séance de fortification cosmique devrait attendre, il devait remplir sa mission premièe à présent. Un pas après l'autre il s'approcha donc de l'entrée du Temple, cherchant à rencontrer ua plus vite cette personne qui avançait aussi calmement que lui, sans hostilité. Pas la peine d'être brusque donc, pour le moment.

- Bonsoir à vous, Ainia. Je suis Airôth, Chevalier d'or du Taureau... Ouais non, faut que je le dise là aussi ? Elle vient juste de m'appeler ainsi... Oh et puis merdre. bienvenue dans ma demeure. Et toc ! Votre requête est certainement la plus polie que j'ai pu entendre mais je ne peux vous laisser franchir ce temple sans plus d'informations quant à vos intentions...

Il était troublé, jusqu'à aujourd'hui jamais il n'avait observé pareille femme, avec ses yeux carmins et ses cheveux de feu, elle dégageait quelque chose de différent. Elle était agréable à regarder et se distinguait des autres de par ses traits et surtout sa chevelure. Il avait hésité à lui demander si il était une servante des Gémeaux mais il était clair que non, elle était... autre chose.


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.saint-seiya-ageofgold.com/t945-cinead-atlas-de-polyph
AisleenavatarArmure :
Aucune

Statistiques
HP:
200/200  (200/200)
CP:
210/210  (210/210)
CC:
275/275  (275/275)
Message Re: 19 juin 550: Rencontre entre deux bêtes à cornes [PV Airôth]   Mar 16 Fév - 18:59


Le nouveau chevalier du Taureau semblait plutôt du genre sympathique. Le moins que l'on pouvait dire c'est qu'il avait une carrure semblable à ce que j'avais imaginé. Il en imposait le gaillard. Tout autant que Childéric. Aussi sa stature ne m'impressionna pas le moins du monde, quand bien-même je me sentais petite du haut de mon mètre soixante-dix. Tout comme je pouvais le sentir m'observer, je faisais de même pour lui. Il devait avoir une vingtaine d'années, par conséquent il était un de mes aînés, moi qui n'avait que dix-huit printemps.

Comme je m'y attendais, il me refusa de poursuivre la route, tout au moins sans en savoir davantage sur mes intentions. Même si refus il y avait, il s'était montré courtois et plaisant, ce que j'avais apprécié. Et puis, autant le dire, si il m'avait laissé poursuivre, j'aurais remis en question le choix de l'armure pour son porteur. Tout gardien de maison qui se respectait, se devait de connaître les intentions de ceux qui demandaient à traverser.

Maintenant je me demandais si je devais lui dire la vérité sur le lien qui m'unissait à Silas. Comment réagirait-il alors? Je me dis toutefois que je n'étais pas du genre à raconter de mensonges. Non, j'avais toujours été honnête alors pourquoi serais-je différente cette fois-ci?

"- Je suis enchantée de faire votre connaissance Airôth. J'ai longtemps guetté votre venue, en vain, lorsque je m'occupais de la première maison. Et maintenant que je n'en suis plus la gardienne, voilà que vous apparaissez. Je ne peux m'empêcher de remercier celui qui m'a informé de votre arrivée, sans quoi j'aurais traversé votre maison sans y faire escale. Et je doute que vous l'auriez bien pris."

J'eus un sourire, quelque peu amusée, en imaginant la scène qui aurait pu se passer. Puis je chassais ces idées de mon esprit, avant de me décider à poursuivre.

"- Comme vous l'aurez certainement compris, je suis l'ancien chevalier d'or du Bélier. Oh je n'ai pas déserté rassurez-vous. On m'a juste confié une toute autre mission. Je ne fais plus partie de la chevalerie, d'où le fait que je ne porte plus de masque, mais je reste liée à elle. Je veille en quelque sorte sur vous tous, étant donné que je suis en charge de réparer les armures. Quant à ce qui me motive à me rendre chez les Gémeaux, il se trouve que lui et moi sommes particulièrement proches."

J'espérais qu'il n'aurait pas besoin de dessin. J'en avais bien assez dit. Ce qui était appréciable avec ce nouveau statut, c'était que Silas et moi, n'avions plus besoin de nous cacher aux yeux de tous. Mais est-ce que cette liaison serait pour autant bien vue? Je ne le savais pas et à vrai dire m'en moquais à présent.

"- Mais je ne suis pas pressée. Et cela me plairait beaucoup d'en apprendre un peu plus sur vous. Enfin, si vous n'y voyez pas d'inconvénients bien entendu."






Armure:
 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.saint-seiya-ageofgold.com/t702-ainia
CineadavatarArmure :
Scale de Polyphème

Statistiques
HP:
220/200  (220/200)
CP:
240/240  (240/240)
CC:
305/305  (305/305)
Message Re: 19 juin 550: Rencontre entre deux bêtes à cornes [PV Airôth]   Ven 26 Fév - 15:24

Toujours les bras croisés, en bon Taureau qu'il était, Airôth ne put s'empêcher de lever un sourcil suite aux paroles de celle qui lui faisait face. Sur le coup il n'avait pas très bien compris et tout parce qu'il n'avait pas enterrement écouté la jeune femme. En effet il avait décroché au moment ou elle expliqua qu'elle s'occupait de la première maison, à cet instant il se remémora ses premières pensée et se dit que raté, elle n'était pas servante des Gémeaux mais du Bélier. Et du coup il ne put entendre la suite avant de reprendre son écoute sur le fait qu'elle comptais traverser sa maison sans escale et sur le fait qu'il aurait du réagir, à cela il ne put s'empêcher de sourire. En effet, un peu comme les gardes du Grand Pope elle aurait certainement eu des ailes.

Du coup quelle ne fut pas sa surprise lorsqu'elle énonça qu'elle était la précédente porteuse de la première armure d'or. Le choc vu ce qu'il s'était imaginé à cause de son inattention. Et pourtant il n'était pas au bout de tout ça car il apprenait aussi qu'elle était devenue réparatrice d'armures et qu'elle avait dut rendre son tablier pour cela. Étonnant. Son visage se figeât légèrement face à tant de nouvelles avant de reprendre son sérieux habituel. Et pourtant encore elle enchaînait. Elle était "proche" du chevalier des Gémeaux. Ouais, "proche", avec des guillemets, enfin c'est comme ça qu'il avait compris le "particulièrement".

- Hum... En effet je ne peux vous laisser passer pour le moment, pas avant que l'on ait discuté un peu plus, certaines choses m'intriguent. Je reviens dans deux secondes, ne bougez pas, s'il vous plait.

Il partit donc en direction d'une pièce ouverte non loin de là avant de revenir aussi vite qu'il était parti, deux morceaux de colonnes sur ses épaules. En effet ce qui est pratique avec ces temples c'est qu'il a des ruines un peu partout et surtout des morceaux de colonnes abandonnés. Attention la demeure du Taureau n'était pas pour autant délabrée loin de là, mais les affres du temps et des affrontements l'avaient marqué et aujourd'hui encore quelques ouvriers s'afféraient à réparer ce qui pouvait l'être. Il revint donc devant Ainia avant de poser, devant elle, le morceau pour qu'elle puisse s'asseoir. Il en fit de même pour lui et attendit que la demoiselle fasse le premier pas avant de s'asseoir à son tour.

Il enleva son casque, dévoilant ses cheveux platine et ses trois longues et fines tresses, avant de poser l'objet à corne entre ses jambes, comme il avait prit l'habitude de le faire. Maintenant il pouvait de nouveau converser avec la réparatrice.

- Nous serons mieux ainsi non ? Bon, en fait ce que j'ai du mal à comprendre c'est que le Grand Pope m'a annoncé la venu d'une réparatrice en effet, comme vous. Seulement elle s'appelle Hélène. Donc ce n'est pas vous et dans ce cas qui êtes-vous vraiment, dame Ainia ? Attention, je ne doute pas de vous hein, je veux juste comprendre avant de vous laisser rejoindre les Gémeaux. Ou pas... si ce que tu me dis semble faux...


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.saint-seiya-ageofgold.com/t945-cinead-atlas-de-polyph
AisleenavatarArmure :
Aucune

Statistiques
HP:
200/200  (200/200)
CP:
210/210  (210/210)
CC:
275/275  (275/275)
Message Re: 19 juin 550: Rencontre entre deux bêtes à cornes [PV Airôth]   Dim 28 Fév - 21:34


"- Je vous attends, n'ayez crainte."

Je n'étais pas pressée, et je voyais bien au regard du Taureau d'Airain que je n'étais pas prête de passer pour le moment. Le troisième gardien devrait attendre encore un peu, et puis je n'avais rien contre le fait de devoir me justifier si il trouvait cela nécessaire. Après tout, pour pouvoir poursuivre ma route, il allait falloir que je montre patte blanche. Heureusement que je ne devais qu'aller à la maison des Gémeaux.

Ainsi j'attendis donc patiemment le retour du chevalier d'or, qui portait sous chaque bras, deux restes de colonnes comme si cela ne pesait rien du tout pour lui. A cette vision, je ne pus m'empêcher de partir dans un petit éclat de rire. Il fallait dire que la vision qui s'imposait à moi était quelque peu cocasse vous en conviendrez. Après avoir installé ses chaises de fortune, je pris place sur celle qui m'était indiquée. Ce ne serait pas trop confortable, mais j'avais connu pire, d'autant que la compagnie, elle, serait plus appréciable.

J'observais mon interlocuteur prendre place face à moi, retirer son casque pour dévoiler sa chevelure blonde. Encore un point commun avec Childéric. J’acquiesçais à sa question, sans l’interrompre dans son discours. Au fur et à mesure, je me dis qu'Airôth avait du mal comprendre les propos de Bélisaire, j'étais celle qui était envoyée pour réparer les armures, Hélène ayant d'autres chats à fouetter à Jamir.

"- Je pense qu'il y a un malentendu. Je suis la réparatrice d'armures attendue par notre Grand-Pope. Il n'a jamais été question que mon Maître, Hélène de Jamir, vienne ici en personne. Elle m'a formé dans le but de réparer les armures, chose que je savait déjà faire, mais dans lequel elle veut faire de moi une pointure, selon ses dires."

Je savais pertinemment que de simples mots ne suffiraient pas à prouver au Géant qui j'étais réellement, et je savais que parfois, les actes valaient mieux que des mots. Je pourrais tout aussi bien lui demander d'envoyer quelqu'un quérir Silas afin que ce dernier corrobore mes dires, mais je préférais le lui prouver moi-même.

Pour ce faire, je ne voyais qu'une seule solution. Une aura dorée vint m'envelopper. Aucune animosité dans celle-ci. En réponse à celle-ci, l'armure que portait Airôth, se mit à émettre une sorte de chant, comme si nous nous appelions mutuellement. Sur l'armure, apparurent alors un certain nombre de fissures sur l'ensemble de la cloth. Certaines d'entre elles n'étaient même pas visibles à l’œil nu. Je tendis mon index pour poser le bout de ce dernier sur une fissure. L'instant suivant, apparut dans le temple du Taureau, une scène presque irréaliste, montrant la bataille épique ayant causé la dite fissure.

"- Si vous n'étiez pas un Saint, je pourrai détruire cette armure en utilisant simplement les faiblesses de celle-ci. Voilà qui serait un handicap si vous étiez mon adversaire. Mais elle a besoin d'être réparée. Elle n'a pas été remise en état depuis un bon moment. Si vous veniez à croiser un adversaire avec les mêmes prédispositions que moi, elle ne tiendra pas longtemps le coup. Je ne peux rien faire sans mes outils, mais, à l'occasion, passez me voir chez Saadyr pour que je remédie à cela. En tout cas, j'espère vous avoir convaincu."

Je retirais doucement mon doigt du plastron, mon cosmos disparu, tout comme le chant de l'armure qui était encore présent quelques instants plus tôt. Je souhaitais réellement être crue, car je ne voyais pas ce que je pouvais faire de plus pour convaincre mon hôte s'il doutait toujours de mes dires après cette petite démonstration.






Armure:
 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.saint-seiya-ageofgold.com/t702-ainia
CineadavatarArmure :
Scale de Polyphème

Statistiques
HP:
220/200  (220/200)
CP:
240/240  (240/240)
CC:
305/305  (305/305)
Message Re: 19 juin 550: Rencontre entre deux bêtes à cornes [PV Airôth]   Dim 6 Mar - 10:55

C'est qu'elle commence à me mettre le doute la demoiselle, je suis pourtant sûr que le Grand Pope m'a parlé d'une Hélène et pas Ainia... Les noms se ressemblent mais je ne suis pas con à ce point. A moins que je n'ai été distrait et qu'il m’ait parlé d'une apprentie d'Hélène... Suis-je tête en l'air à ce point ? Si elle arrive à me faire douter de la sorte c'est certainement qu'elle commence à montrer des arguments crédibles, non ?

Et le Taureau ne se trompait pas, petit à petit elle venait ajouter des preuves, tant par ses paroles que par ses actes et notamment par son aura : elle n'avait pas menti, elle était bel et bien un chevalier d'or. Du moins par le passé. Sur le moment Airôth ne comprit pas vraiment ce qu'elle cherchait à faire mais s'avisa au moment où sa propre armure semblait répondre à l'appel de la réparatrice. A cet instant il n'y avait plus de doute possible, Ainia lui disait la vérité. Pourtant sa petite démonstration ne faisait que commencer.

Au moment ou elle posa son doigt sur une des fissures qu'elle seule pouvait observer, une scène apparut tout autour d'eux. Les yeux du Taureau d'Airain s'ouvrèrent alors comme jamais, surpris il l'était, mais il semblait surtout subjugué. La scène retraçait un affrontement passé, celui la même qui avait causé les dégâts à la Cloth. Sans s'en rendre compte l'oeil droit du Chevalier d'Or lâcha une petite larme, cette scène l'avait touché au plus profond de son être, tant par sa beauté que par son intensité. Les arts secrets de l'ancien Bélier étaient tout simplement sublimes, elle venait d'envouter l'Egyptien aussi facilement qu'un magicien aurait subjugué un enfant.

Une fois que son doit eut quitté l'armure la scène s'estompa, elle expliqua que les faiblesses de son armure pouvaient lui être fatales contre un adversaire ayant les mêmes capacités. Lui était convaincu, forcément difficile d'avoir des doutes, après tout il n'était qu'un novice dans ce nouvel univers et ce qu'elle venait de lui montrer aurait pu convaincre un dieu. Elle venait certainement de donner de la confiture à cochon, il ne pouvait pas comprendre la beauté de ce moment... Et pourtant il avait essayé, il voulait en savoir plus, encore, il voulait s'y replonger, revivre le passé de son armure, en apprendre plus sur elle.

- Je... J'ai... déjà vu cela.. Dans mon sommeil, mais j'étais à la place de ce Chevalier... Je n'avais pas compris jusque là mais, est-ce que mon armure me parlerait ? Etait-ce là un signal de détresse pour m'expliquer sa douleur ? Ainia, vous pouvez passer rejoindre Silas, mais j'aimerais vous demander quelque chose avant que vous ne me quittiez : Pourrais-je un jour atteindre un tel lien avec mon armure, comme vous ?

La suite était évidente, il voulait connaitre les secrets des armures, pouvoir avoir les mêmes yeux qu'elle et peut être même ses capacité. Oui, il venait de trouver là une personne qu'il admirait.


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.saint-seiya-ageofgold.com/t945-cinead-atlas-de-polyph
AisleenavatarArmure :
Aucune

Statistiques
HP:
200/200  (200/200)
CP:
210/210  (210/210)
CC:
275/275  (275/275)
Message Re: 19 juin 550: Rencontre entre deux bêtes à cornes [PV Airôth]   Dim 13 Mar - 0:25


J'y étais parvenue. Il ne m'avait pas fallu longtemps pour comprendre que le Géant en face duquel j'étais assise me laisserait passer. Il n'avait même pas eu besoin de prendre la parole pour que je le comprenne. Il suffisait pour cela de croiser son regard. En effectuant ma petite démonstration, j'étais parvenue à toucher le Taureau bien plus que je ne l'aurais pensé. Cette réaction me surpris. De voir cette seule et unique larme dans les yeux du gaillard qu'il était avait de quoi surprendre, vous en conviendrez.

Lorsque la scène s'estompa, je le laissai se remettre de son émotion certaine et non feinte. Il m'avait touché aussi, à sa façon. Je ne me voyais pas l'abandonner là, maintenant, alors qu'il semblait avoir une multitude de questions à me poser. J'eus un sourire et me penchai sur mon fauteuil de fortune pour venir poser ma main fine sur son avant-bras.

"- Merci de croire en moi Airôth du Taureau. Pour répondre à votre question, oui les armures communiquent avec leur porteur. Après tout en quoi est-ce si étonnant? Contrairement à ce que l'on pense, ce sont elles qui nous choisissent, et non l'inverse. Si son porteur venait à se montrer indigne d'elle, une armure est parfaitement capable de le priver de sa protection et de l'abandonner à son triste sort. Ce ne sont pas de simples morceaux de métal. Elles ont une âme. Saadyr vous direz la même si vous le lui demandiez."

Je fis une pause un instant, pour le laisser s'imprégner de ce que je venais de lui dire, avant de poursuivre.

"- Votre armure a cherché à communiquer avec vous. Mais vous ne l'avez pas comprise. Peut-être était-ce sa détresse, ou simplement une sorte de mise en garde. Je pense qu'elle souhaite simplement vous apprendre son histoire, vous montrer ses erreurs et ses échecs tout comme ses réussites et ses exploits. Même si vous n'en avez pas conscience, vous disposez déjà d'un lien très puissant avec elle. je peux, bien entendu vous aider à communiquer avec elle, et pour cela il n'y a rien de plus simple. Le cosmos, c'est là le secret."

Un sourire bienveillant fendit mes lèvres, et la seconde suivante, je laissais à nouveau mon aura dorée nous envelopper l'un et l'autre.

"- Les armures d'or, ont cette particularité à côté des armures d'argent et de bronze d'être beaucoup plus résistantes, et disposent d'une capacité de régénération. Mais attention, ce n'est pas pour autant qu'il faut les négliger. Savez-vous avec quoi nous réparons et renforçons les armures? Notre sang."

J'avais mis à jour une nouvelle petite fissure. Au moment où je posais mes doigts sur elle, l'armure me fit le don d'un souvenir on ne peut plus amusant. A tel point que je ne pus m'empêcher de partir dans un éclat de rire franc.

"- Vous avez voulu la vendre? Vous avez vraiment voulu revendre l'armure?"

J'observais Airôth à la fois d'un air choqué et amusé. J'espérais qu'il ne m'en voudrait pas d'avoir mis le doigt sur ce souvenir précis.

"- Vous voulez bien me raconter ce qui s'est passé ensuite? Je suis curieuse de le savoir."

Silas attendrait, je tenais là une histoire amusante et je comptais bien en connaître le dénouement.







Armure:
 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.saint-seiya-ageofgold.com/t702-ainia
CineadavatarArmure :
Scale de Polyphème

Statistiques
HP:
220/200  (220/200)
CP:
240/240  (240/240)
CC:
305/305  (305/305)
Message Re: 19 juin 550: Rencontre entre deux bêtes à cornes [PV Airôth]   Mer 16 Mar - 16:49
Apprendre. C'était là le mot, il suffisait de voir à quel point sa tenue ou son comportement avait changé. Il s'était calmé, restait souvent les bras croisés à attendre... bon d'accord, c'était aussi sa fonction mais rester ainsi était inhabituel pour lui, de plus il apprenait à se servir de son Cosmos seul et certains gestes lui semblaient innés alors qu'il ne les avait jamais, réellement, vus ni effectués. Il venait de comprendre que l'Armure du Taureau et lui avaient un lien, un lien plus fort encore que celui qui avait fait en sorte qu'Airôth soit dans ce Temple aujourd'hui.

- Je dois vous avouer que je me sens honteux pour le coup... Elle ne doit plus souffrir, je sais que sa douleur n'est pas de mon fait mais... Vous me comprenez je crois.

E
videmmet il était assez complexe pour lui de trouver les mots justes, lorsque l'on parle de sentiment la tâche est toujours ardue. Mais le Taureau d'Airain était sûr qu'en tant que réparatrice elle pouvait comprendre, elle avait l'air, elle aussi, sensible aux émotions des armures. J'aimerais pouvoir comprendre comme elle. Peut être qu'il était trop brut pour comprendre. Pas brute non, mais trop direct pour capter des choses aussi imperceptibles. Ou bien alors que le temps lui apprendrait. Ou bien même elle, Ainia.

Comment définir la suite des événements autrement que par la surprise lorsqu'il vit sous ses yeux la jeune femme rire après avoir touché de nouveau l'armure d'or. En fait ce n'était pas ça qui était surprenant mais plus la raison. Airôth n'y pensait plus sur le moment, il en avait bien parlé au peuple de sa Maison mais pas plus, après ça la page était tournée. Et pourtant l'armure, certainement en confiance auprès de la Rougeoyante, se confiât à cette dernière en décrivant ses mésaventures. L'Egyptien se retrouvait donc coincé. Il devait... trouver une parade, aussi futile soit elle.

- C'est... c'est faux ! Je n'ai pas voulu la vendre ! Je... je l'ai vendue !
Et merde, c'est sorti tout seul... bon, c'est peut être mieux ainsi. Euh... bon... je veux bien vous raconter, c'est assez compliqué mais...

E
t là, première difficulté, sa première rencontre avec l'armure n'était pas glorieuse, l'époque de l'Airôth "recouvreur de dettes" était terminée mais avait belle et bien existé. Il n'était pas fier de son passé et souhaitait s'en affranchir, il ne voulait pas en parler.

- J'étais en colère un jour, contre quelqu'un, nous nous sommes battus et dans ma colère j'ai du entrer en résonance avec elle, si j'ai bien compris, et elle est apparue. Cette personne devait de l'argent à mon employeur et m'a assuré que c'était là son paiement, je ne connaissais rien des Saints, des Armures ou du Cosmos à l'époque alors j'ai embarqué l'urne et suis parti... Sur la route je me suis dit que mon employeur ne pourrait accepter ça, il aimait les pièces et rien d'autre. Je l'ai donc... vendue contre pas mal d'argent... Assez pour payer la dette de l'autre et pour ma poche. Mon travail n'était pas plaisant alors je me suis dit que c'était là l'occasion d'arrêter.

I
l essayait de se justifier sans savoir si cela en valait réellement la peine, les actes sont ce qu'ils sont, se baser sur la méconnaissance n'était pas une excuse, il le savait.

- Je vous laisser imaginer mon état lorsqu'elle est venue à moi la seconde fois... C'est là que j'ai compris que c'était autre chose qu'une boite dorée.

E
t pendant tout son récit il n'avait arrêté de masser son cou, de gratter ses favoris, et tout cela en ne regardant que rarement la jeune femme dans les yeux. Oui, il avait honte.


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.saint-seiya-ageofgold.com/t945-cinead-atlas-de-polyph
AisleenavatarArmure :
Aucune

Statistiques
HP:
200/200  (200/200)
CP:
210/210  (210/210)
CC:
275/275  (275/275)
Message Re: 19 juin 550: Rencontre entre deux bêtes à cornes [PV Airôth]   Sam 19 Mar - 13:32


Je devais avouer que j'attendais l'histoire du Taureau d'Airain avec une certaine impatience. Je trouvais le jeune homme particulièrement attachant. J'avais le sentiment d'être un magicien face à un enfant qui l'observait avec des yeux émerveillés. Personne ne m'avait jamais regardé avec cette lueur d'admiration que je pouvais lire dans ses yeux dorés. Oh par le passé j'avais conquis le cœur des foules, mais cela n'avait rien à voir avec ce que je voyais là. En soi, j'étais un peu gênée tout de même. Je ne voulais pas qu'il me mette sur un piédestal.

Mais pour l'heure j'écoutais avec attention le récit de mon nouvel ami. Car oui je n'en doutais plus à présent, nous le serions lui et moi. Quelque chose dont j'avais toujours rêvé du temps où j'étais Bélier. Mon sourire s'élargit lorsqu'il avoua, avoir bel et bien vendu l'armure. Si j'avais été Childéric, j'aurais ri d'un rire fort et tonitruant, mais n'étant pas lui, et ne voulant pas que mon interlocuteur s'imagine que je me payais sa tête, je me contentais de me mordre les joues pour réprimer celui-ci.

Et puis la suite de l'histoire me permit d'en apprendre un peu plus sur son passé. Je sentais bien qu'il ne me parlait qu'à demi-mot, peut-être honteux de révéler ce qu'il avait pu être. Et il n'y avait pas que les mots qui parlaient pour lui, mais également ses gestes. Oui ma question semblait l'avoir gêné, d'ailleurs il ne me regardait pas, comme s'il craignait que mon jugement sur lui ne change suite à ces révélations. J'eus un soupir et une main se posa doucement sur sa joue pour l'obliger à tourner son faciès vers moi et croiser mon regard. L'autre, s'était emparée d'une main du géant pour la serrer doucement.

"- Vous n'avez pas à avoir honte ou à rougir de ce que vous avez été avant d'être chevalier Airôth. Je vous assure. Vous devez garder la tête haute quoiqu'il arrive. En tout cas, pas devant moi, ni même devant personne."

En effet, qui étais-je pour porter un quelconque jugement sur ce qu'il avait pu faire par le passé, quand le mien me semblait bien plus sombre et plus sinistre. Esclave pendant deux ans, avant d'être gladiatrice tout autant de temps. J'avais fauché bien des vies dans les Arènes jusqu'à ce qu'Aslam ne m'en sorte pour m'offrir de devenir son apprentie.

"- Je suis certaine que si votre armure pouvait parler, elle vous direz la même chose. Elles ne nous choisissent pas sans raison. Mais je la soupçonne de vous avoir choisi pour votre force, et votre volonté. Car vous semblez être quelqu'un de volontaire n'est-ce pas? Et puis il n'y a pas que ça. Moi, je lis de la bonté dans vos yeux. Vous savez, je suis certaine que cette armure ne souffrira pas avec vous. Vous serez un excellent chevalier. "

Un sourire sincère, et je l'observais avec davantage d'attention. Sa stature imposante et ses cheveux blonds, me faisaient penser aux guerriers du Nord que j'avais pu combattre ou encore à Childéric. Il pouvait parfaitement provenir de ces terres, mais son teint halé indiquait une origine différente. Oui il était le fruit de l'union de deux peuples, de deux cultures différentes, mais était-il le fruit de l'amour?

"- Vous me faites penser aux nordiques que j'ai pu combattre par le passé. Si ce n'était votre peau, j'aurais dis que vous étiez l'un de ces vikings. Quelles sont vos origines au juste mon ami?"





Armure:
 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.saint-seiya-ageofgold.com/t702-ainia
CineadavatarArmure :
Scale de Polyphème

Statistiques
HP:
220/200  (220/200)
CP:
240/240  (240/240)
CC:
305/305  (305/305)
Message Re: 19 juin 550: Rencontre entre deux bêtes à cornes [PV Airôth]   Lun 21 Mar - 11:21
Elle venait de poser sa petite main sur la joue du Géant d'Or. Elle s'arrangea ensuite pour qu'il la regarde droit dans les yeux puis attrapa une de ses mains pour tenter de le rassurer. La scène était belle, le grand gaillard était surpris. Tant pas ses paroles que par ses gestes. Elle était à fois la douce et attentionnée avec lui alors qu'il pensait que ses actes étaient mauvais, le rassurant sur le fait que ses actes du passé n'étaient pas ce qui faisait de lui un chevalier aujourd'hui.

Comment ne pas être abasourdi devant une telle personne ? Elle, qui était pourtant plus jeune que lui, possédait des dons extraordinaires, semblait être plus sage et posée que bon nombre de personnes dans ce Sanctuaire, et cette même personne avouait haut et fort que celui qui lui faisait face qu'il était fort, bon et surtout un protecteur tout désigné pour son armure. Lui n'y voyait pas de la flatterie, il buvait ses paroles simplement sans savoir quoi dire. Il était tout simplement honoré, il tentait par tout les moyens de changer la donne en se tenant droit devant son temple, stoppant ceux qui ne pouvaient passer comme un bon Chevalier devait le faire. Mais face à l'inconnu, à l'impressionnant comme il venait de le voir il ne redevenait qu'un pauvre homme comme il l'était un mois auparavant, perdu et en proie aux doutes. Merci, Dame Ainia...

- Euh... je... Oui, il y a un peu de ça. Je viens du Nil tout comme ma mère, mon père était un marchant venant des Terres Glacées. Je ne saurais vous dire d'où, je n'ai que peu de souvenir de lui.

L
à il était déstabilisé, complètement. Elle venait de l'appeler "ami" et pas comme un pochetron appelle un camarade de beuverie pour lui en remettre une, non, cette fois le mot était prononcé avec sincérité. Il y avait de cela, et puis les souvenirs de son père, flous, il le revoyait sur le pont d'un bateau, tout était lumineux presque beau, mais pourtant la scène était malsaine. Le souvenir disparut aussi rapidement qu'il était arrivé, toute cette période était loin et si elle n'était plus douloureuse pour lui elle continuait de s'effriter au fil du temps.

- Une bien longue histoire sans intérêt. Je n'ai pas votre talent pour deviner les origines et ne saurait dire d'où vous venez non plus, Dame Ainia. Mais j'aimerais vous poser une question. Vous avez parlé de sang pour réparer les armures... Je... Pensez-vous que je puisse donner mon propre sang pour l'aider, pour que ces failles du passé ne soient plus ?



Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.saint-seiya-ageofgold.com/t945-cinead-atlas-de-polyph
AisleenavatarArmure :
Aucune

Statistiques
HP:
200/200  (200/200)
CP:
210/210  (210/210)
CC:
275/275  (275/275)
Message Re: 19 juin 550: Rencontre entre deux bêtes à cornes [PV Airôth]   Mar 22 Mar - 19:48


J'avais donc vu juste. Sa stature justifiait de ses origines vikings, quand à sa peau et l'ambre de ses yeux, eux, provenaient de son côté égyptien. Je lui offrais un énième sourire. Je me demandais quelle avait pu être sa vie. Et pourquoi son père avait disparu. Avait-il été emporté par les flots de Poséidon? Ou bien avait-il seulement retourner sur ses terres, et par là-même, abandonner compagne et enfant? Je ne savais si mon interlocuteur en connaissait la raison ou pas, mais je ne tenais à le mettre encore plus dans l'embarras. Aussi me contentais-je d'acquiescer.

Il me regardait toujours avec cette sorte de vénération au fond des yeux. Cela me gênait. Peut-être devrais-je le lui dire? Peut-être devrais-je lui raconter qui j'ai été? Et ce, afin de ne plus voir cette adoration. Airôth me semblait être quelqu'un en qui je pouvais avoir confiance. Honnête qui plus est. Chose bien trop rare de nos jours.

"- Mes origines je ne les connais pas moi-même. J'ai été abandonné lorsque je n'étais qu'un bébé. J'ai eu la chance d'être accueillie et adoptée par des Amazones. Elles m'ont enseigné l'art du combat et de la guerre. A douze ans, notre village a été attaquée, celle que je considérais comme ma mère est morte dans mes bras. J'ai été vendue comme esclave. Deux ans plus tard, j'ai fini vendue aux Arènes où j'ai combattu pendant deux longues années avant que mon Maître, Aslam, ne m'offre ma liberté et ne me propose de devenir son élève. J'ai obtenu l'armure du Bélier il n'y a même pas un an de cela, et puis le mois dernier, j'ai été appelé à d'autres fonctions. Je ne regrette pas mon choix, travailler sur les armures est quelque chose d'intéressant et de très enrichissant. Non, je regrette juste de n'avoir pu prouver ma valeur en tant que chevalier d'or. Voilà pour ce qui me concerne. Il n'y a pas de raison que j'apprenne des choses sur vous, et qu'en retour, vous ne sachiez rien de moi."

Je fis une pause, laissant au jeune homme le temps d'assimiler les informations que je lui avais donné sur moi. Je n'avais pas révélé la partie la plus sombre de mon histoire. Même si j'appréciais Airôth, je ne le connaissais pas assez pour cela. Et puis tout le monde avait le droit d'avoir ses petits secrets.

"- Quant à votre question sur votre don de sang, en effet, vous pouvez faire cela. Offrir son sang, permet de renforcer le lien entre l'armure et son porteur. Elle se fortifie et s’imprègne de lui. Si vous le désirez, et si vous m'en donnez l'autorisation, je pourrai dans les prochains revenir vers vous pour travailler sur elle. Cela me ferait vraiment plaisir de vous aider à vous comprendre l'un l'autre."

Je guettais la réponse du géant en souriant, avant de reprendre:

"- Oh, j'y pense. Ne m'appelez pas Dame Ainia. Je n'ai rien d'une dame. Ainia suffira. Et puis, les amis se tutoient, alors j'aimerais beaucoup que nous soyons de ceux-là. Qu'en dites vous?"






Armure:
 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.saint-seiya-ageofgold.com/t702-ainia
CineadavatarArmure :
Scale de Polyphème

Statistiques
HP:
220/200  (220/200)
CP:
240/240  (240/240)
CC:
305/305  (305/305)
Message Re: 19 juin 550: Rencontre entre deux bêtes à cornes [PV Airôth]   Mer 23 Mar - 16:10
Il l'écoutait d'une oreille des plus attentives, à la fois honoré qu'elle lui accorde une telle confiance et tiraillé par le fait que lui ne lui avait, dans le fond, presque rien révélé, gêné par son histoire alors que... Il fallait le dire, ce qu'elle avait vécu n'avait rien à voir avec sa propre vie. S'il n'était tiraillé ce n'était que par ces choix moraux, il était responsable de ce qu'il avait fait. Comment la blâmer, elle, après toutes ces années passées dans des conditions plus pires les unes que les autres. Elle revenait de loin et était aujourd'hui forte et douce, agréable et... magique. Oui. Tant de personne auraient abandonné, se seraient laissés périr face à de tels évènement et peut être même que le Taureau d'Airain auraient fait partie de ceux-là, mais elle non, elle s'était battue, accrochée et devenue si forte et talentueuse.

La suite concernant la demande de l'Egyptien, à savoir renforcer et réparer son armure avec son propre sang, à la fois pour expier ses fautes envers elle et aussi la rendre plus forte ainsi que renforcer le lien qui pouvait les unir. Lui airait aimé le faire de suite, maintenant, voir la beauté de la scène qu'elle pouvait produire, elle, malheureusement comme dit plus tôt dans la conversation ses outils étaient resté dans son ancienne demeure, chez Saadyr. Bien dommage mais il n'allait pas la déranger en lui demandant le faire à l'instant.

- Hum... eh bien oui... je... m'excuse si cela vous... euh... t'as dérangé, ce n'était pas mon but. Tu es donc... mon amie.

A
l'instant où le mot fut prononcé il ne put s'empêcher de sourire. Il faut dire qu'il n'avait jamais été très proche des autres. Oh bien sûr il avait parfois aidé certains de ses confrère quand il était esclave, épargné quelques familles lorsqu'il s'occupait de la garde de son ancien maître... Mais personne ne se tournait vers lui pour autant. Peut être que sa taille et sa stature effrayaient les gens, peut être que ses quelques actes lui avaient valu une sale réputation là bas, au fin fond de la Grèce. Aujourd'hui quelqu'un s'était livré à lui en retour de ses propres dires et pourtant il n'avait pas été vraiment franc avec elle. Malgré tout il ne pouvait la retenir plus longtemps, il l'avait compris, Silas et elle nouaient un si puissant lien qu'il ne pouvait se permettre de retenir la jeune Rougeoyante plus longtemps.

- Oula mais j'y pense, ce pauvre Silas doit t'attendre avec impatience ! Je ne veux pas abuser plus longtemps de ton temps mon amie. Va donc retrouver les Gémeaux. A notre prochaine rencontre je te raconterais plus de chose sur moi, comme tu l'as fait.

I
l se releva alors lentement, tendant sa main vers l'ancien Bélier pour l'aider à quitter ce siège inconfortable. Toujours souriant, il semblait heureux, oui, d’avoir fait cette rencontre qui avait éclairci son cœur et surtout affiné ses connaissance. Il se sentait désormais plus chevalier qu'il y a quelques heures et comprenait des choses qui lui échappaient par le passé. Pour Athéna mais aussi pour elle qui lui avait trouvé une voie, il devait redoubler d'effort, arrêter d'être l'ombre de ce qu'elle pouvait voir et s'investir dans sa tâche et son Cosmos. Aujourd'hui il possédait les armes pour devenir un VRAI chevalier.

- Merci pour tout, Ainia, du fond du coeur.
Merci mon amie... Ainia la Rougeoyante.


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.saint-seiya-ageofgold.com/t945-cinead-atlas-de-polyph
AisleenavatarArmure :
Aucune

Statistiques
HP:
200/200  (200/200)
CP:
210/210  (210/210)
CC:
275/275  (275/275)
Message Re: 19 juin 550: Rencontre entre deux bêtes à cornes [PV Airôth]   Mer 23 Mar - 20:50


Et voilà, les choses étaient faites ainsi, je venais de me faire un nouvel ami, m'éloignant un peu plus davantage de cette solitude qui avait été si longtemps la mienne. Si Airôth affichait un sourire visiblement heureux, il en allait de même pour moi.

"- Oui je suis ton amie."

Je n'avais pu m'empêcher de noter sa légère déception en lui proposant de l'aider, dans les jours à venir, à accroître ses liens avec son armure. Non pas que je ne voulais pas le faire maintenant, mais j'étais fatiguée après cette journée à manier marteau burin et cosmos pour jouer de mon art.

"- Ne le prends pas mal Airôth. Si je l'avais pu, je t'aurais aidé sur le champ, mais j'ai utilisé mon savoir et mon pouvoir toute la journée, je ne serai pas en mesure de faire un travail correct. Et ni toi, ni elle ne méritez que je bâcle mon travail. Je veux faire les choses bien, d'autant qu'il s'agit d'une armure d'or, donc ce sera une tâche qui me demandera un certain temps. Je te donne ma parole que lorsque j'en aurai terminé avec elle, vous vous comprendrez mieux que quiconque!"

J'étais parfaitement sincère. Je tenais vraiment à ce que leur communion soit une véritable osmose. Lorsque le Taureau d'Airain prononça le prénom de mon compagnon j'eus un sourire particulièrement amusé:

"- Tu as raison, le pauvre Silas doit se demander ce qui me retient autant. Bien que je suis persuadée qu'il sait parfaitement où je me trouve. S'il n'avait pas été là, j'aurais cherché à en apprendre plus sur toi. Maintenant que tu viens de me dire que c'est ce que tu feras là prochaine fois, tu as éveillé ma curiosité."

J'acceptais la main qu'il me tendit et me relevais de mon siège de fortune. Ses iris ambrées pétillaient d'une joie et d'un bonheur certain. Je serrais sa main dans la mienne. Cet homme ferait un excellent protecteur j'en était sûre.

"- Tu n'as pas à me remercier Airôth. Je n'ai rien fait encore. Je suis vraiment heureuse que nos routes se soient croisés en ce jour. Sois le bienvenu parmi nous."

Mue par mon instinct je me hissais sur la pointe des pieds pour venir déposer un doux baiser sur la joue de l'Egyptien. La seconde suivante, je courrais déjà vers la sortie, agitant ma main dans sa direction, tout en riant:

"- J'espère que nous nous reverrons vite! Je tiens vraiment à honorer ma parole et toi, tu devras m'en apprendre plus sur toi. Au revoir mon ami et prends soin de toi! J'ai déjà hâte d'être à notre prochaine rencontre!"






Armure:
 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.saint-seiya-ageofgold.com/t702-ainia
Contenu sponsorisé
Message Re: 19 juin 550: Rencontre entre deux bêtes à cornes [PV Airôth]   
Revenir en haut Aller en bas
 
19 juin 550: Rencontre entre deux bêtes à cornes [PV Airôth]
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» Duel entre deux âmes soeurs. [PV Luke Kayan]
» Discution entre deux Gryffondor [pv : Judicaelle]
» conflit entre deux [PV WildStorm] [Dé]
» Retrouvailles entre deux amis [ PV: Josh ]
» Pique nique entre deux chemins...

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Saint Seiya Age of Gold :: Libro Scripturae :: Imperium Byzantinum :: Sanctuaire :: Temple du Taureau-
Sauter vers: