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 [Mai 550] Quand le Lion s'invite à la table du Chasseur [PV Childéric]

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Message [Mai 550] Quand le Lion s'invite à la table du Chasseur [PV Childéric]   Ven 19 Fév - 7:15
Mes mains qui se rapprochent du grand feu, restent prés de lui le temps de quelques crépitements, puis qui se joignent l'une à l'autre en un frottement frénétique. Je jette un regard autour de moi, observe les différents hommes et femmes rassemblés autour de ce même feu, bruits de mastication et conversations pour se mêler à la mélodie des flammes. Roulottes, bétail, sacs de vivre et autres provisions, ce convoi marchand avait accepté de me laisser les rejoindre le temps de la traversée des plaines enneigées. Pourquoi ? Et bien, disons que c'est donnant donnant. Lorsqu'ils m'ont vu arriver les bras pleins de gibier, avec à ma bouche la proposition d'en ramener plus encore contre un simple coin où dormir sans déranger personne, ils ont été réticents, mais ont finit par accepter.

Oh, ils avaient de quoi subvenir à leurs propres besoins, mais les efforts faits par un étranger sont autant d'efforts qu'ils n'aurons pas besoin de faire eux mêmes. Puis, disons que la quantité de viande amenée le premier jour suivie des différentes démonstration de compétence dans le domaine de la chasse à ceux qui suivirent suffit à donner du poids à ma demande.

Ainsi, je suis la marche depuis maintenant quatre jours. Plus facile, plus rapide, le voyage en leur compagnie me permet de continuer à progresser malgré que je dorme, calé au fond d'une roulotte le temps d'un court repos quotidien. Peu à peu, la méfiance polie que nous nous accordions l'un l'autre mua en une maigre sympathie commune, ça au fur et à mesure des conversations et preuves de mon utilité. Je ne veux pas être un poids mort, et je me sais gagnant à procéder comme ça plutôt que de faire le chemin seul – pas que j'en sois incapable, mais tant qu'à faire, autant faire les choses dans le confort.

La chance a voulue que leur petit groupe fasse escale aux Carpates, et c'était bien là mon aubaine. Sois patient, Dédale, je reviens du Grand Nord, mission remplie. La mission ? Surveiller les Ases. De loin. Et même de loin, je peux l'attester : Les choses bougent. C'est là, ça se sent, ça se vérifie à droite à gauche, même loin des domaines des Dieux. Les desseins divins commencent à se dévoiler, lentement mais sûrement. Ces quelques années de calme vont cesser. Et c'est tant mieux, car ce calme est synonyme de soumission pour nous autres Berserkers. Si j'ai voulu le pouvoir offert par Arès, c'est aussi pour ne plus jamais avoir à plier genou devant quiconque autre que lui. Et tout ça pour quoi ? Pour nous voir imposer le prix d'un Tribut après le total fiasco d'une attaque balayée d'un revers de la main ? Non. Assez. Assez longtemps nous avons joué le jeu. Maintenant que chacun allait bouger ses pions, il fallait s'assurer que nous soyons parmi les premiers à agir. Saints, Hein ? Saints. Vous osez vous dire Saints. N'ayez pas d'inquiétudes. Si c'est une place au ciel que vous convoitez, nous nous ferons un plaisir de vous l'accorder.

Les flammes dansaient dans la prunelle de mes yeux alors que je pense à tout ça, assis prés du feu. Nuit tombée, froid mordant, mes plaintes et grimaces mécontentes s'étaient tus au profit d'un silence contemplatif, l'esprit qui vogue à travers souvenirs, visions du futur et divagations sur le présent. Au dessus de nos têtes, un renfoncement rocheux bon pour nous protéger du blizzard. Quelques peaux épaisses exposées à l'avant de cette presque-grotte pour couper le vent, quasi-tranchant tant il est intense. C'est aussi pour ça que je préfère être ici, entouré et équipé, plutôt que seul avec quelques peaux de bête. Un coup d’œil sur le bol de bois à ma droite, ma main qui se pose sur son contenu. D'un coup de mâchoire, j'arrache un épais morceau de viande de l'os dans ma pogne. Autour du feu, les discussions vont bon train, les rires fusent par moment. En temps normal, j'y aurais participé, assez impliqué pour profiter et faire profiter d'un peu de bonne humeur prompte à réchauffer les cœurs, assez réservé pour ne pas pousser trop loin dans le privé de ces gens. Mais pas cette nuit. Cette nuit, il y a quelque chose de différent.

Un Cosmos. Puissant, très puissant. Et proche.

Cela fait maintenant quelques minutes que je l'avais senti. Sans posséder de don, je ne suis pas mauvais pour sentir ces choses. Pas comme pourrait l'être un Borya, par exemple. Ca se rapproche, doucement, sûrement bien ralenti par la tempête au dehors. Je joue avec mon bol de nourriture, en une série de coups dessus du bout des doigts, nerveux. Je n'aime que très peu l'idée de tomber sur un éveillé en ce moment précis. Et compte-tenu de ce que j'ai senti, de cette puissance... Non, telle puissance ne peut pas être libre. On n'obtiens pas une aura si puissante, perceptible de si loin sans l’entraînement prodigué par les différentes factions. Et si on le fait, ce n'est que pour rapidement se faire aborder par l’une d'elles. Finalement, un soufflement de nez, ça alors qu'un sourire amusé viens barrer mon visage en deux.

Soit. Voyons donc comment les choses vont évoluer. Qui, quoi, pourquoi. Telles sont les questions qui me taraudent pour le moment. Et la réponse est à à peu prés trente secondes de marche d'ici.
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Message Re: [Mai 550] Quand le Lion s'invite à la table du Chasseur [PV Childéric]   Mer 24 Fév - 12:13
    Le rythme rapide qu’avait adoptait le chevalier du lion ne lui semblait pas encore assez rapide. Il avait le monde à traverser et si peu de temps devant lui. Il fallait absolument qu’il retourne auprès de son supérieur pour lui transmettre le mot d’Anastasius et les nouvelles d’Asgard. Oui, il serait l’élément déclencheur de la nouvelle guerre sainte. Apportant tant la paix que la mort… Le froid le dérangeait et ce n’était vraiment pas son élément, sa dernière nuit dans les royaumes des Ases avait été plaisante, mais trop courte ! Hakon était définitivement un bon vivant et quelqu’un de sympathique. Childéric n’aurait eu aucun problème à vivre avec des gens comme ça.

    Personne n’avait semblé faire cas, comme au Sanctuaire alors qu’il y avait vécu plus longtemps que tout le monde pratiquement, de ses origines. Pendant un instant, il ne s’était plus trouvé à cheval entre deux mondes. Un fardeau qu’il avait appris à encaisser avec le temps de toute façon et ça ne lui faisait plus rien. Il était prince du sang après tout, roi même. Il aurait dû hériter d’une fraction des terres de son père à la mort de ce dernier, mais ses oncles en ont décidé autrement… Enfin, avec des si, on pouvait refaire le monde et celui du guerrier d’Athéna avait déjà assez de problème comme ça pour éviter de se barder de nouveaux regrets !

    Hésitant à prendre du repos pendant la nuit, le lion chassa la fatigue de son esprit et l’idée envoutante de dormir. Il fallait qu’il avance, coute que coute, mais la tempête rendait sa progression difficile, très difficile, peut-être prendrait-il quelques minutes pour se reposer, dormir une heure ou deux. Du moins, s’il arrivait à trouver un endroit relativement sec et à l’abri du déluge qui sévissait. En tout cas, le chevalier d’or ne regardait pas à la dépense d’énergie et devait être un point brillant dans la nuit pour un éveillé sachant à peu près lire les énergies. Mais vu le temps et la teneur de sa mission, le Mérovingien ne pouvait se permettre ce luxe qu’il avait pris pour se rendre dans le nord.

    Il aurait aimé passer ailleurs que dans les Carpates, territoire du dieu de la guerre, mais c’était le moyen le plus rapide pour rentrer en Grèce et il voulait absolument finir son périple au plus vite, espérant éviter à tout prix une nouvelle rencontre avec un de ces animaux de combat sans raison qui servent Arès. Perdu donc dans ses pensées, le lion d’or vit, du coin de l’œil, de légères lueurs dans l’ombre, des flammes… Des gens avaient sûrement réussi à trouver un abri. Il hésita, mais l’idée de se sécher et de se mettre à l’abri de cette tempête, battant avec violence contre son armure, couplé à la vitesse de déplacement extrême que le chevalier utilisé pour se déplacer, rendait la chose encore plus désagréable. Puis, il ne devait pas avoir dormi depuis deux ou trois alors, il pourrait bien prendre une petite pause !

    Il bifurqua donc vers les flammes qu’il avait vues danser dans la nuit noire. Il eut du mal à les retrouver et c’est en passant devant un enfoncement rocheux qu’il comprit. Cacher à l’intérieur de la grotte, les voyageurs avaient mis des peaux de bêtes devant l’entrée de leur abri pour se protéger du vent et c’est seulement un puissant coup de zéphyr qui aurait secoué les peaux et fait danser les flammes. Le lion d’or poussa alors les peaux qui barrait l’entrée de cet abri de fortune, amas rocheux offrant une couverture au vent et à la pluie. Il fit donc son entrée, pour trouver ce qui semblait être une caravane. Dans la nuit noire et la tempête, il devait avoir raté les roulettes et les chevaux, s’il s’agissait bien d’une caravane et pas d’un groupe de bandits. Non, un rapide coup d’œil sur les gens qui le dévisageaient lui assura qu’il n’était pas des criminelles et de facto, un potentiel danger. Son armure tout comme ses cheveux et son corps dégoulinait dans l’entrée de la grotte. Il leva alors les mains, paumes tournées vers ses hôtes. Puis dit, dans un grec parfait, c’est la langue qu’il avait choisie de parler ici, il pourrait toujours changer, il en parlait encore une ou deux supplémentaires.

    « - Je ne suis qu’un simple voyageur cherchant à me mettre à l’abri de la tempête une heure ou deux… »


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Message Re: [Mai 550] Quand le Lion s'invite à la table du Chasseur [PV Childéric]   Sam 27 Fév - 12:04
Un grognement étouffé à la vue de l'armure caractéristique. Si peu subtils. Ils n'ont donc pas changés d'un pouce.

Ces Saints, qui se pensent chez eux partout où ils vont, à se pavaner dans leurs belles armures dorées, d'une démarche propre à celle de celui qui foule ses terres. Sûrs de leur légitimité, du pouvoir qui est leur. Je reconnais bien là l'influence de l'Empire. Pas même un regard vers le nouveau venu, rien que la vision de ce métal précieux aura suffit à faire monter une colère grande mais pourtant contenue. Dans ma tête, les liens qui se font plus vite que jamais. Or, armure, Saints, Empire, Carthage. Et d'autres liens, moins évidents, qui se fondent les uns dans les autres en une fresque bonne à m'accorder le plus violent de maux de tête. Ces pensées qui m'assaillent un temps, puis pour m'en défaire, la voix du guerrier. A sa réplique, je balaye l'assemblée du regard, ça alors qu'eux mêmes se regardent les un les autres, l'air de chercher quelqu'un capable de parler la langue employée. Ils se regardent murmurent entre eux un moment, quelques regards en coin vers le voyageur. Certains semblent avoir les bribes de maîtrise en grec pour comprendre la demande, mais pas celles pour y répondre. Les messes-basses se poursuivent quelques secondes, et ça va bon train sur cette lourde armure dorée vite passée au centre du débat tant elle avait tapée dans l’œil des commerçants. Ca dure un peu, jusqu'à ce que j'interromps d'un raclement de gorge.

Peut-être puis-je traduire votre réponse... ?

Je leur lance ça d'une voix claire, d'un slave pareil au leur, avec pour appuyer mes propos un regard interrogatif. Un court temps de flottement, puis le plus âgé – qui s'est jusqu'ici imposé à mes yeux comme le chef de convoi – qui me réponds d'un hochement de tête affirmatif, suivi de quelques mots. J'enregistre, acquiesce, pour enfin lever mon regard vers l'homme. Le lever haut. Grand bonhomme, du genre force de la nature, du genre de ceux que j'ai souvent eu à côtoyer, autant parmi les miens que parmi l'ennemi. De longs cheveux blonds desquels perlent de nombreuses gouttes d'eau, résultat logique du déluge de dehors. Mes yeux se plongent dans les siens un instant, comme pour tenter d'y voir quelque chose. Une poignée de secondes, mon regard se focalise sur cet or épais, ça jusqu'à ce que mes propres paroles me sortent de mon observation.

Ils veulent bien partager cette grotte quelques heures, oui. Tu es même invité à te servir si tel est ton désir.

Je lui rétorque ça, tout en désignant une place libre au coin du feu d'un coup de menton. « Ils », oui. Si cette nuance devait ne pas suffire à me marquer comme extérieur à ce groupe, mon grec fluide et sans accent précédé de mes habits certes pratiques mais d'une bien belle facture comparée à celle de ceux tout autour se chargerons de confirmer la chose. Réponse donnée, je remets le nez dans ma nourriture, tandis que les conversations reprennent.

Tsss. Sérieusement, à quoi pensent ces abrutis ? Sans en montrer ne serait-ce qu'un soupçon, je bouillonne intérieurement, tiraillé entre la haine envers les Saints, le souci de ne pas impliquer ces gens autour dans des affaires qui les dépassent, puis surtout l'idée que s'il serait préférable que nos pions soient les premiers à s'avancer sur le terrain, il ne faut pas pour autant prendre un faux départ. Chanceux. Ce Saint était chanceux. Connaissant mes "collègues", peu nombreux auraient été ceux à ne serait-ce que lui laisser le luxe de finir sa phrase. Ils auraient sautés à sa gorge sans autre forme de procès, sans se soucier des dommages collatéraux. Moi non. Ca ne se passera pas comme ça, pas de façon si sommaire et vaine. Faisons ça autrement.

Je laisse le temps à notre invité de prendre ses aises une dizaine de minutes, pendant que des membres du convoi cherchent à établir le contact avec lui via de maladroites tentatives en grec, rudimentaires mais compréhensibles. Moi-même, je tiens la discussion avec d'autres, viande et boisson qui défilent prés du feu, le tout dans une ambiance relativement conviviale, du moins de façade. Quelques rires faux par ici, une ou deux déclaration d'usage par là, et entre les deux quelques sourires de convenance, l'oreille faussement attentive aux dires de mes interlocuteurs, ça alors que mon entière attention est alors focalisée sur la voix du Gold. J'ai longtemps dû jouer à ce genre de petit jeu pour y être maintenant plutôt bon, autant mettre ça à profit. Au bout d'un moment, un énième coup de croc au travers de la viande grillée, puis ma voix qui s'élève.

Si je puis me permettre, il s'agit tout de même même là d'une armure de bien trop bonne facture pour un « simple voyageur »... Peut-on savoir ce qui t'amène ici ? On conviendra que le temps ne se prête pas aux promenades nocturnes...

Ca sort sur un ton jovial, les yeux curieux, un sourire poli collé au visage. Dans le même temps, je détaille l'individu, ça alors qu'à côté, les signaux d'alerte de ma mémoire se multiplient. Hm... Je connais cet homme. Ou du moins, j'en ai déjà entendu parler. Grand blond, véritable géant, un Gold Saint de surcroît... « Un sale clébard bon qu'à se prendre des beignes en travers de la gueule », pour reprendre les mots de l'intéressé. Si c'est bien celui dont Borya m'a parlé...

Oh, avant que ça ne m’échappe : Daskalos, réduit pour le moment au rôle de simple chasseur itinérant. J'espère que le gibier est à ton goût.

Je lui désigne la viande d'un rapide coup d’œil, un arc à mes côtés, le couteau encore rouge du sang des bêtes dépecées à ma ceinture pour donner du crédit à mes dires. Brun, petit, d'une musculature assurée mais bien discrète, la peau sombre, très sombre, les traits pourtant fins et délicats - ceux là même qui tendent à me faire passer pour bien plus jeune que je ne le suis, couplé à ma taille. Mes origines vandales sont tout sauf évidentes, et à vrai dire, il est bien compliqué de me coller une origine sur le front. A ça vient s'ajouter la parfaite maîtrise du grec que m'ont offertes mes longues années à vagabonder ça et là. Ouais, y a moyen de partir sur ça... Heh, allez, jouons. Jouons à autre chose qu'à nous entre-tuer, au moins une fois. Joins-toi donc à moi, Saint, mais ne pousse pas trop loin. La rancune est vieille, presque endormie, mais elle est là, tapie dans l'ombre, à attendre que je cède.
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Message Re: [Mai 550] Quand le Lion s'invite à la table du Chasseur [PV Childéric]   Lun 7 Mar - 10:28
    Le lion d’or a d’abord pensé avoir mal choisi sa langue et avait commencé à former dans son esprit une phrase en latin, qu’il utilisait bien moins souvent que la langue du Sanctuaire. Surtout quand il vit un homme se porter au- devant des gens parlant dans une langue étrange et relativement gutturale que le lion ne comprenait pas. Il faut dire qu’il ne s’est jamais intéressé à l’étude de la linguistique. Le grec, parler au sanctuaire, le latin, langue de la diplomatique et le francique, la langue de son peuple. Il attendit donc qu’on vienne vers lui, toujours dans une posture non agressive, montrant qu’il ne voulait de mal à personne. Bien que, s’il ait voulu, il aurait pu se débarrasser de tous ces gens sans le moindre problème. Un bonhomme légèrement différent du reste de la troupe pris donc la parole, dans un grec bien maitrisé, pour inviter le lion d’or à prendre place dans l’abri de fortune.

    « - C’est très gentil à vous ! »

    Ce « ils » en avait dit beaucoup au lion d’or. Signifiant que lui, n’était pas forcément inclus dans le convoi et que comme lui, il était une pièce rapportée. Il était trop sec pour venir directement du dehors, aucun doute là-dessus, et devait sûrement voyager avec ce convoi depuis quelques jours maintenant, mais sans vraiment s’incorporer dedans. J’adresse un signe de tête au vieil homme qui avait visiblement rendu son verdict, incapable de se faire comprendre de moi, mais il y avait certains gestes qui sont universels, dont ceux du remercîment. Discutant donc, difficilement, avec les gens qui m’avaient accueilli, attrapant un morceau de viande après avoir d’abord refusé, ne voulant priver ces gens de leurs ressources. Le lion ne comptait pas rester plus de quelques heures, au maximum. Puis, le chevalier d’or se retourna sous les mots du mystérieux chasseur.

    Celui qui s’était donc exclus du groupe finit par lui demander plus en détail ce qu’il faisait là. Abrégeant sa conversation, le lion vint se poser non loin de lui, pour faciliter la conversation, prenant soin d’avoir la sortie dans son dos, pour ne pas se retrouver acculé, si jamais… Il était déjà tombé sur un guerrier d’Arès dans ces territoires et n’avait pas de temps à leur consacrer de nouveau. Childéric s’installa tant bien que mal dans les pierres, trouvant un petit coin pour pouvoir dormir, ne serait-ce qu’une heure ou deux. En se faisant, le lion le jaugea discrètement du regard cet homme à la peau bien trop sombre pour être un local. Il se présenta comme un chasseur… Étrange bonhomme en tout cas ! Mais le lion avait d'autres chats à fouetter pour s’intéresser à lui comme il l’aurait probablement fait en temps normal.

    « - Childéric, ravi de te rencontrer Daskalos. Je me suis fait surprendre par la tempête à vrai dire, je connais assez mal la région et je ne pensais pas qu’elle serait si violente. Quant à l’armure, il faut savoir assurer sa protection quand on voyage seul. J’ai toujours eu un faible pour les lions ! »

    Et comme un écho à l’animal qu’il venait d’évoquer, le lion d’or éclata de rire. D’un rire puissant qui raisonna dans l’abri de fortune occupée par le convoi et qui n’alla pas sans rappeler l’animal qu’il venait d’évoquer.

    « - Mais, tu as dit mon cher, que tu étais réduit au rôle de chasseur, mais quel autre rôle occupes-tu d’habitudes ? »

    Sans qu’il en ait conscience, le lion s’était donc engagé dans un jeu du chat et de la souris, ou pour une fois, ce n’était pas lui qui jouait le rôle du chat…


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Message Re: [Mai 550] Quand le Lion s'invite à la table du Chasseur [PV Childéric]   Sam 12 Mar - 16:24
Les lions, hein ?

Impossible de réprimer un sourire aux dires de celui qui se présentait comme Childéric. Au moins n'aurais-je pas eu à pousser bien loin pour confirmer mon pressentiment. Le doute n'est plus permis, c'est bien lui qu'à affronté Borya il y a de cela quelques temps. Cet abruti fini.. Il m'avait expliqué l'altercation, et là encore, je n'avais su réprimer un rire, plus jaune qu'autre chose à l'époque. Il avait fallu qu'il soit lui, qu'il veuille s'imposer comme il aime tant à le faire. Heh. Discrètement, mon sourire s'étire encore un peu plus à cette pensée. Fallait pas en attendre plus de toi, hein Borya ? Au moins as-tu partagé l'information, voyons ce bon côté de la chose.

J'ai beau condamner et rire de la réaction du Tigre, cela reste un combat intérieur de tout instant que de ne pas se laisser aller à la même rage. Le Lion a pour lui de ne pas avoir encore accentué ma colère latente par de quelconques paroles ou actes répréhensibles. Malgré ça, toujours. Toujours ce sentiment qui monte, doucement, sûrement. Cette haine qui plus que vers lui est surtout dirigée vers ce bout de métal qu'il porte sur les épaules, vers ce qu'il représente. De nouvelles pensées, pour ce dont les siens sont responsables, directement comme indirectement. Pour Rome, notamment. Beaucoup de mes frères sont morts sous leurs coups. Des frères Vandales. Des frères Berserkers. J'y pense, je m'y acharne, je ressasse sans cesse et sans repos, sans pouvoir m'en empêcher à chaque fois que je croise le chemin de ces armures d'or. A tenter de suivre la conversation tout en reléguant ces songes parasites de mon esprit, je commence à voir poindre un mal de crâne de plus en plus fort au fil de l'effort. Mes yeux qui se plissent légèrement sous ce calvaire, ma vision qui se trouble un moment, le tout en une rapide grimace de douleur.

Une main qui se porte à mon front, tête baissée, tempes qui sifflent. Calme. Laisse couler Zvez. Oublie tout ça, au moins le temps de cette conversation. Mets ce passé de côté, pour mieux le faire resurgir lorsque tu auras plus tard besoin de redoubler de rage. Ce n'est pas ce dont j'ai besoin ici. J'ai besoin de tous mes esprits, de mon calme habituel. La main qui se décolle de mon front, tandis mon regard revient vers le Saint.

Hem, désolé, petit moment d'absence.

Les traits amicaux qui se réimpriment sur mon visage, ça alors que je repousse tant ma rancœur que mes manies désagréables. Le sourire taquin qui disparaît, le regard à la fois hautain et goguenard remplacé par un soupçon de curiosité polie. Finir d'enfiler ce masque, l'empêcher de se briser, puis porter attention à la question du Lion.

Pour te répondre, j'ai justement l'habitude de porter bien des casquettes différentes selon mes besoins et envies. Je vais là où le vent me porte, et parfois, certains intérêts particuliers se présentent à moi pour me faire aller à l'opposé de lui. Quelques affaires me retenaient plus au Nord – le Grand Nord -, et maintenant qu'il me faut redescendre, je profite de l'hospitalité de ces bonnes gens pour m'offrir le chemin du retour dans de meilleures conditions que si j'avais dû braver les dangers du dehors seul. Ca contre quelques services rendus, on a vite fait d'y trouver chacun son compte.

Un regard entendu vers le doyen, puis mes yeux qui passent au-dessus de l'épaule de Childéric pour constater la tempête.

Tu ferais bien d'être prudent si tu connais si mal les environs, l'endroit sait se faire plus qu'impitoyable envers qui ne connaît pas ses secrets. Je laisse un temps s'écouler, mes pupilles qui reviennent vers le Lion Une heure ou deux, tu disais ? La décision reste tienne, mais cette tempête risque de durer, voire empirer. Je te conseille de rester tant que ça dure, l'endroit est sûr.

Sûr, oui. Sûr. Je répète le mot dans ma tête, et ce sourire prédateur que je ne peux afficher franchement se dessine à la place dans mon esprit. Ca et là, j'avais disposé quelques menus indices sur là d'où je viens, là où je vais, sans jamais entrer dans les détails. Pour peut-être approfondir si la suite de la conversation s'y prête. Je fixe l'armure, repense aux paroles de son porteur. C'est ça, oui. Assurer sa protection. Mets-y au moins les formes si c'est pour me prendre pour un demeuré. Fatalement, je reste sceptique. Est-ce qu'il sait ? S'en est-il rendu compte. ? Heh, j'imagine que je finirais bien par le découvrir si tel est le cas. Un coup de dent dans la viande, un peu d'eau portée au gosier, une rapide toux, deux trois coups de poing sur le poitrail pour la faire passer.

Et tu t'en seras douté, le climat n'est pas le seul danger qui guette là-dehors... Voyager en convoi, c'est aussi éviter certaines rencontres malavisées... Quoiqu'un convoi marchand ne soit pas la meilleure planque pour éviter ce genre de souci, à bien y réfléchir !

Un rapide rire, suivi d'une pensée pour les potentiels brigands environnants. J'en ai bien croisé plus tôt dans la semaine, mais j'ai su les éviter. Pas qu'ils représentent une réelle menace pour quelqu'un de ma trempe, mais s'épargner leurs vaines tentatives reste une économie de temps et d'effort plus qu'appréciable.

Ce ne devrait pas être un problème pour nous, cela dit. Je m'arrête un temps pour passer en revue les effectifs, sans manquer de remarquer les différentes lames et carquois ici et là. Trop nombreux, armés... seuls les plus téméraires oseraient tenter quelque chose ici. Toi par contre, isolé, et ce même malgré l'effet dissuasif de cette lourde armure... Tu n'as eu aucun problème jusqu'ici ?
Avec un Tigre, par exemple ?
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Message Re: [Mai 550] Quand le Lion s'invite à la table du Chasseur [PV Childéric]   Mar 15 Mar - 17:55
    Le lion esquissa un petit sourire, il avait attendu quelques secondes la réponse de son interlocuteur et visiblement, ce dernier s'était perdu dans ses pensées. Peut-être avait-il abusé du vin, sûrement l’un de ces hommes habitués à boire de l'eau citronnée un peu sucrée plutôt que du jus de raisin. Enfin, sa réaction amusa le lion qui en plus de sourire, rit une nouvelle fois avec force. Il écouta donc ensuite son interlocuteur se décrire et lui expliquer qui il était. Un vagabond, habitué à la vie au grand air. Rythmé seulement par ses envies et ses besoins. Des gens qui souvent, ont bien des histoires à rencontrer et voyagent à bien des endroits.

    Ainsi, il venait de la même direction que lui, le grand nord… Un Ase ? Non, il n’avait pas le type et contrairement à ce qui avait cours au Sanctuaire, le lion doutait fortement qu’on recrute à l’étranger dans les terres d’Odin. S’étant joint à ce convoi pour pouvoir voyager plus facilement. Une idée alléchante que le lion caressa, mais qu’il écarta bien vite. Il n’avait pas le choix et devait rentrer, vite te bien. Les informations qu’il avait glanées dans le palais des glaces ne pouvaient attendre. Daskalos enchaîna alors par quelques conseils sur la région, que le lion écouta attentivement. Il est vrai qu’il connaissait bien l’Empire Byzantin, mais si loin de la Grèce où il avait toujours vécu il était un peu perdu. Au moins, il savait parfaitement où aller, et c’était déjà ça…

    « - Il faut dire que si j’avais le choix, ce n’est pas ici que je viendrai passer mes vacances, c’est clair… Tu devrais arrêter le vin mon ami, tu commences à divaguer !»

    Le lion profita donc de la nouvelle absence de son compagnon de bivouac pour rire, mais il se tut rapidement quand ce dernier repris, après voir remit ses yeux dans les tours. Et il écouta aussi les conseils du voyageur émérite sur le repos que le lion devait prendre. Oh, son esprit et son corps lui disaient tous deux de concert qu’il devait accepter. Mais son devoir et sa volonté lui dictaient d’aller de l’avant et il était passé maître, avec la violence de l’entrainement qu’il avait subi, dans le fait de faire passer sa volonté avant son corps et son esprit. Il prendrait du repos une fois le relais transmis, quitte à s’écrouler comme le marathonien. Oh, il en était loin, mais il était de cette trempe d’homme !

    Dans cette région si vivante… Des brigands, il s’était d’ailleurs étonner de ne pas en avoir déjà croisé… Une perte de temps terrible mais qu’il pourrait simplement chasser d’un simple revers de la main, mais ça serait une dépense d’énergie et de temps qu’il ne pouvait se permettre. Il hocha de la tête et se dit qu’il faudrait creuser le sujet. De même, il allait devoir refuser l’offre d’hospitalité…

    « - Non, j’aimerais rester, mais le temps joue contre moi et il me faudra repartir… Je vais peut-être attendre que la tempête passe oui, ça serait sûrement plus judicieux que de laisser l’eau s’infiltrer partout sous mon armure, heureusement que l’or ça ne rouille pas ! »

    Les matériaux de l’armure n’étaient pas la seule et unique raison qui l'a préservé de la rouille et des intempéries. Ce sont des êtres vivants après tout. Mais il doutait que sa protection divine apprécie la douche.

    « - Disons que je suis plutôt que j’ai eu beaucoup de chance, je n’étais pas au courant de la présence de bandits de grand chemin… Tu as dit venir du nord, mais tu as l’air particulièrement bien renseigné sur la région, tu as déjà séjourné dans le coin . Je suppose que tes vagabondages t’ont emmené aux quatre coins du monde connu non . »

    Le lion avait tendu quelques perches et il voulait voir comment son interlocuteur allait réagir. Il ne saurait sûrement pas exactement ce qu’il avait fait dans le nord, mais peut-être aurait-il de quoi élaborer une théorie sur tout ça.


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Message Re: [Mai 550] Quand le Lion s'invite à la table du Chasseur [PV Childéric]   Sam 2 Avr - 19:01
A la première réplique du Lion, je réponds moi aussi d'un rire, franc cette fois-ci. C'est ça, le vin. Pense donc que c'est lié à cela, ça m'arrange. De cette phrase, je retiens surtout l'idée d'obligation quant à son déplacement. Pas le choix. C'était assez évident qu'un Gold en ces terres ne parcourait pas les lieux par simple caprice personnel, mais au moins la déclaration confirmait-elle cette quasi-certitude comme quoi l'homme était en mission. Hm... Peu à peu, le doute s'immisce. Que faire ? Continuer ce petit jeu ? Se dévoiler ? Tenter d'en savoir plus sur cette affaire, ou tout bêtement me jeter sur lui ? Les possibilités se mêlent, se pèsent l'une face à l'autre, avec pour balances afin de juger le poids de chacune ma raison, ma prudence mais aussi ma rage. Une opportunité d'en apprendre plus sur les Saints, mais aussi une autre de les priver d'une de leur pièces maîtresse ici et maintenant, dans cette région si loin de tout. L'idée si elle est séduisante n'est pas sans risque. Déjà l'homme aura à rapporter l'attaque du Tigre sur sa personne, ce qui n'ira pas pour améliorer le cas du Tribut Berserker sur place. Rah... Bon, voyons d'abord comment la suite s'annonce avant de prendre telle décision.

C'est toi qui vois. Sois juste vigilant à pas trop t'empêtrer dedans, ce qui de base n'est qu'une grosse pluie orageuse peut très vite devenir ton pire ennemi si tu ne fais pas attention... Je parle d'expérience.

Et le vent n'arrangera rien. Tseh, ça manque pas d'une once de comique, cette conversation où se mêle mensonges, omission et vérités. Et si je garde la volonté de poursuivre cette mascarade, c'est uniquement parce que ce Childéric ne m'a encore pas donné de raisons de plus m'enrager. La vision de cette armure a assez eu pour effet de m'hérisser le poil sans qu'un comportement invivable ne vienne s'y superposer. Cette armure, oui. Cette armure que j'aimerais tant briser. Je la fixe, comme absorbé par l'objet. Ca ne rouille pas, oui. Mais ça craquèle,, s'use, part en morceaux. Il suffit d'y mettre assez de force. Un grognement sonore avant de détourner les yeux de la chose. 'Faut pas que je commence à bouillonner tout seul, je n'avancerais en rien comme ça.

Mais j'imagine que tu as tes raisons pour vouloir sortir continuer ta route malgré les intempéries. Ca a intérêt à valoir le coup, parce qu'honnêtement, tu te fais pas de cadeau à traverser la région sous cette mélasse.
Et oui, je suis assez familier à l'endroit, comme je le suis à pas mal d'autres. Ici, je suis au courant pour les bandits parce que... Eh ben tout bêtement parce que je suis tombé sur eux quelques fois. Parfois j'ai esquivé, parfois j'ai couru, puis parfois...
Mon regard se pose sur l'arc à ma droite, pour se relever vers le Lion, un grand sourire faussement innocent collé au visage, les yeux en amande. Parfois j'ai dû user de méthodes moins orthodoxes, dirons-nous. Faut ce qu'il faut pour survivre, hein !

Je conclus avec un air joueur inscrit sur mes traits. Certains s'étonnaient de cette légèreté à parler de tuer autrui chez quelqu'un ayant l'air si jeune et frêle que moi, pourtant, ce n'était qu'une dure réalité souvent trop tôt imprimée dans les plus jeunes esprits.

C'est vrai un peu partout, mais plus encore dans la région. Il n'y a pas 48 manière de se soustraire à ces débiles. Un peu de connaissance des lieux, un peu d'habilité à passer inaperçu, un peu de chance. Et si l'on se fait pincer... Détaler, ou étaler. C'est assez dangereux par ici sans avoir à gérer ça en plus. La faune, le climat, les locaux eux-même... Y a quelque chose qui plane dans le coin, je saurais pas dire... Mais on a pas idée de se sentir totalement en sécurité où que ce soit. Ici, le danger guette partout, sort de partout. Plus vite tu oublies ça, plus vite tu finis gorge tranchée.

Le ton plus froid, regard assez lourd, je lançais ça à voix basse, comme pour délivrer une confidence presque honteuse, comme si le dire trop haut pouvait amener de mauvaises choses. Finalement, éclater d'un rire presque enfantin, une tape dans le dos du Lion.

Mais je me fais pas de soucis, t'as l'air de savoir te défendre. Faut dire qu'être grand comme un ours, ça aide...

Parce qu'il est format géant le gaillard, en plus. Pas le premier que je rencontre, mais ça a toujours son petit effet, les forces de la nature de cet acabit. A cette pensée, un autre coup de dents dans la viande, une énième gorgée. A moitié en train de mastiquer, à moitié en train de parler, je lui sors ça.

Ceci dit, si ton souci c'est de te magner tout en évitant les coins à risque, y a moyen qu'on puisse s'arranger... Tu l'as dit, je connais bien la région.

S'arranger, oui. Ou du moins s'éloigner de ces sympathiques marchands pour continuer la conversation. Ca en précaution au cas où elle devait prendre un autre tournant.
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Message Re: [Mai 550] Quand le Lion s'invite à la table du Chasseur [PV Childéric]   Mar 19 Avr - 17:37
    Décidément cet homme était assez intrigant pour le lion d’or. Il semblait être très informé sur le climat de la région et sur ses risques. Que cachait-il sous-tout ça ? Était-il lui-même un de ces bandits de grand chemin qui s’est mêlé à la caravane pour mieux la piéger et l’attirer dans un piège. Le Mérovingien aurait sûrement, en temps normal, pris le temps de s’assurer que ces gens arrivent à bon port, quitte à se retarder lui-même. Il avait le pouvoir du cosmos et sa force de chevalier pour rattraper vite le retard qu’il aurait pris mais… les informations qu’il avait à transmettre ne peuvent attendre ! Le retour sur terre du sombre monarque, la venue d’une nouvelle grande guerre sainte alors la dernière n’est éloigné que d’à peine un siècle… Childéric vit comment son interlocuteur fixait son armure, était se l’or qui lui faisait envie ?

    Il esquissa un petit rire jaune et étouffé quand on lui parla du cadeau qu’il se faisait. Oh, comme les choses auraient été simples s’il n’avait eu qu’à laisser exploser son cosmos pour pouvoir rentrer à la vitesse liée à son rang et sa puissance, mais il ne pouvait pas. Autant se balader avec un panneau : je suis pressé intercepté moi à tous les ennemis qu’il lui était possible de croiser… C’est donc simplement comme un homme normal qu’il avait voyagé, à pied, en courant et poussant son endurance hors normes au bord de la rupture, dormant peu et mangeant encore moins. Toujours est-il que la petite pantomime de son compagnon de halte et son explication sur les bandits n’avaient pas convaincu Childéric du risque potentiel que pouvait représenter cet homme. Oh, il ne doutait pas qu’il soit capable de se servir avec précision de son arc et sûrement aussi d’une lame… Il faut ce qu’il faut pour survivre oui, de ça, le lion ne pouvait lui en tenir rigueur.

    Quelque chose dans la réplique suivante de l’homme avec qui il parlait attira l’attention du lion d’or. Certes, la zone en elle-même n’était pas des plus sympathiques et comporte de nombreux risques. Il s’exprimait avec bien trop de précision sur la corruption causée par le cosmos d’Arès, car cette zone était sous son emprise et même s’il avait été défait par les chevaliers d’Athéna et qu’il ne s’était pas réincarnée depuis la cuisante défaite que nos troupes lui avaient infligée, la présence de son sanctuaire dans ces terres avait son effet. Ainsi, ce jeune homme qui pourrait bien être un brigand, était-il légèrement sensible au cosmos ? Peut-être aurait-il pu faire un bon chevalier… ou bien revêtir une écaille, une godrobe ou une cuirasse… Le monde est décidément petit ! Mais ce n’était que des hypothèses, sa sensibilité était potentiellement minime, juste capable de percevoir celle omniprésente et, il faut le dire, oppressante, du dieu du chaos et de la guerre. Sa mise en garde résonna étrangement dans l’esprit du lion, son instinct lui criait quelque chose mais quoi… Enfin, toujours est-il qu’après sa petite confession l’étrange bonhomme enchaîna par une remarque amicale qui arracha également au lion un rire puissant qui résonna avec force dans la caverne.

    À le regarder manger comme ça l’air de rien, il avait l’air d’être parfaitement à son aise, mais le lion d’or ne pouvait se détacher de ses pensées. Il connaissait trop bien les lieux, il semblait visiblement sensible au très puissant cosmos et habile avec ses armes. Le lion n’avait pas oublié le regard qu’il avait jeté sur son armure, l’or l’intéressait-il peut-être un peu trop… Enfin, ses mots malgré tout, avaient piqué l’esprit du chevalier, il voulait rentrer chez lui le plus vite possible pour transmettre son message et ce n’est pas quelques petits brigands, même sensible au cosmos, qui lui poserait problème, il n’aurait qu’à les balayer d’un simple revers de la main. Le lion lui laissa quelques instants pour qu’il termine son repas avant de reprendre à son tour la parole.

    « - Voilà une proposition qui pourrait m’intéresser mon ami. Mais pourquoi ne t’arranges-tu pas d’abord avec toi-même plutôt que de rendre aussi lentement que ça à destination ? Enfin, je suis ton débiteur déjà et encore une fois, tu me proposes ton aide alors… après tout, de l’ours, je n’ai pas seulement la taille donc même s’il faut passer par des chemins escarpés et périlleux, je t’écoute donc… »

    Le lion avait glissé une petite menace à peine voilée, il se doutait maintenant avec quasi-certitude que l’homme qu’il avait en face de lui cachait quelque chose, un lourd secret et le lion pensaient avoir mis le doigt dessus, un lien avec les brigands des environs. Si le chevalier d’or savait seulement qui il avait en face de lui et à quel point il se trompait...


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Message Re: [Mai 550] Quand le Lion s'invite à la table du Chasseur [PV Childéric]   Sam 23 Avr - 6:19
Eeeet voilà. Un peu d'herbe a chat agitée devant le felin, et voilà qu'il s'y jette sans trop se faire prier. Sans manquer non plus de laisser filtrer une simple mise en garde somme toute légitime. Oh oui, plus qu'il ne pourrait jamais le penser...

Hhhm... C'est que tu m'as l'air relativement pressé, là où je n'ai quant à moi pas le souci du temps. Pas pour rien que je me suis permis le voyage parmi ces gens plutôt qu'une approche plus rapide. Heh, si j'avais voulu...

Mes doigts qui se croisent sous ma langue, bouche refermée, un sifflement strident. Pour y répondre, le silence des mots, discussions interrompues, et ensuite quelques pas claqués au sol, de lourds sabots qui se rapprochent lentement. Bien rapidement, Sambor qui apparaît aux yeux de tous, grande monture majestueuse au pelage blanc, musculeux, résolument taillée pour les pires conditions, un œil aguerri pourrait même y voir un cheval de guerre. une lueur sauvage et indomptée au fond de ces deux yeux noirs. Lorsqu'il s'approche, il lance un intense regard au Lion, le fixe longuement. Rah, j'y avais pas pensé à ça. Sambor aime pas beaucoup plus que moi les Saints, mais lui... Lui ne sait pas si bien le cacher. Ma langue qui claque contre mon palet pour attirer son attention, un regard entendu, son long cou qui se baisse vers moi que je lui caresse le front, un sourire insouciant au visage. Je me retourne vers Childéric.

Si j'avais voulu, j'aurais pu aller bien plus vite. Ah et, excuse-le, assez sauvage la bestiole, crois bien qu'obtenir sa confiance s'est pas fait en un jour. J'ai pas raison, grande perche ?

Un hérissement caractéristique en guise de réponse, mon rire qui s'élève un temps à cette réaction.

Enfin voilà. Tout ça pour dire que s'il te faut traverser l'endroit tant rapidement qu'à l'abri des emmerdes, je connais les routes à emprunter, les personnes à éviter... Je te l'ai dit, je les ais déjà croisé, je sais comment passer à côté sans se faire remarquer. Sûr qu'avec un phare tout brillant tout doré à ma gauche, ça va rien arranger mais... Mais je suis du genre confiant.

Un éclat de malice qui traverse mon regard, les traits étirés en un rictus joueur.

Suffit que tu me dises où est-ce que tu te rends, et je dois pouvoir te guider sans trop de soucis sur le chemin le plus fiable jusqu'à destination. Puiiis, disons qu'après ça, si nos chemins se recroisent et que j'ai à mon tour un service à te demander, j'estimerais pouvoir compter sur toi. Ca te convient ?

Tseh, vas y, simplifie-nous les choses. Si tu refuses, je fais mine de rester bien sage pour commencer à te suivre dans la foulée, de toute façon. Lentement, ma main se porte à l'emblème dans ma poche pour le caresser du pouce, sans trop m'en rendre compte. Dire que je me suis même pas encore décidé. Continuer à le cuisiner sur le chemin ? Céder aux pulsions du cœur plutôt qu'à la voix de la raison ? Ces Saints. Vous êtes derrière tout. Derrière l'Empire, donc derrière Carthage. Derrière ces années à vivre les mains tâchées de sang, plutôt que dans le faste d'un royaume Vandale libre et indépendant, entouré des miens. Et quoi, je devrais oublier ça au nom d'un Chevalier du Lion trop peu prompt à entretenir la flamme ? Non. Non, clairement pas. J'aimerais te dire que c'est pas personnel Childéric, mais ça l'est. Plus que jamais. Pas contre toi, mais contre ça. Cet or, ce rôle, cet ensemble. C'est trop beau, trop inespéré... Tomber sur un des leurs, ça alors que la Guerre n'est pas encore à nos portes, c'est... Ce serait un cadeau d'Arès ? Heh. A cette pensée, un sourire toutes dents sorties qui s'affiche sur mon visage, l'air franchement amusé. Voyons ça comme ça, ouais. Porter un coup à l'ennemi avant qu'il n'ai le temps de former sa phalange, que le levé de boucliers soit déjà faillible avant même qu'il ai été entrepris. L'idée me caresse doucement l'esprit, pour se faire de plus en plus insistante, séduisante. Je frotte plus fortement encore sur la surface de mon emblème, en attente d'une réponse du Gold.
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Message Re: [Mai 550] Quand le Lion s'invite à la table du Chasseur [PV Childéric]   Mar 10 Mai - 18:49
    Pressé, ça il l'était oui. Il en avait déjà plein les bottes et il voulait rentrer vite. Mais pas à n'importe quel prix, celui de son propre corps, il l'avait déjà payé et continuerait jusqu'à ce qu'il ne soit pas rentré. Après tout, un des soldats grecs n'avait pas fait en courant tout le chemin depuis la bataille de Marathon jusqu'à la cité pour délivrer son message et il en était mort d'épuisement. Oh, le lion d'or ne partagerait pas ce sombre destin, mais l'idée était la même ! Une nouvelle guerre allait commencer et de nouvelles batailles, et le Sanctuaire devait être près et avec lui, l'Empire tout entier. Il en allait du salut de l'humanité contre les forces du Sombre Monarque, rien que ça ! Le lion observa donc son étrange interlocuteur siffler pour appeler quelque chose ou quelqu'un... et c'est un immense cheval qui lui répondit alors. Une bête qui avait l'air assez agressive pour un équidé.

    Une belle monture, qui aurait sûrement été capable de le porter pendant un long moment et il n'en douta pas une seconde quand il lui signifia qu'il aurait pu aller bien plus vite s'il en avait eu la volonté. Et la suite de son discours n'augurait rien de bon pour le lion d'or. Si l'idée de se déplacer rapidement et d'éviter ainsi les problèmes pourrait lui faire gagner énormément de temps, le jeu n'en valait pas la chandelle. Il irait de toute façon plus vite en suivant son propre rythme qu'en suivant un homme à cheval et il se doutait qu'une telle monture soit capable de passer dans les chemins escarpés et glissant à cause de la tempête. Les chevaux ne sont pas capables de traverser les montagnes après tout. Tout dans le visage de son compagnon d'infortune indiquait qu'il ne fallait pas le suivre. Ce sourire de prédateur et l'éclat de son regard. C'était celui d'un chasseur ! Le lion d'or n'avait aucune envie d'être la proie.

    «- Ne te donne pas cette peine mon ami. Si tu voyages avec ses gens, c'est que tu as tes raisons. J'ai besoin de me rendre au sud-est d'ici, c'est la direction que je suis plus ou moins. Donc si tu avais quelques conseils à me donner, ça me suffirait à reprendre ma route. Si passer par une passe ou un col m'aiderait à gagner du temps. Si faire un détour à tel endroit m'éviterait de mauvaises rencontres. C'est ce genre d'informations qui me serait très utile mon ami. »

    En réalité, le lion allait plein sud, en direction d'Athènes et donc du Sanctuaire. Mais en modifiant ainsi légèrement sa direction, il donnait suffisamment de fausses informations pour éviter quelques problèmes et pouvait récupérer des informations pour pouvoir gagner du temps. Il était facile pour l'homme avec qui il parlait de lui tendre un piège et de regarder bien installé sur sa monture, le lion d'or foncé tête baissée dedans sans avoir l'idée qu'il se dirigeait vers sa mort. Enfin, sa mort, tout était relatif. Des bandits de grand chemin ne feraient pas le poids contre lui mais avec l'avantage du nombre, il valait mieux prévenir que guérir. Le lion se demandait comment tout ça allait finir. Cette petite halte de repos lui avait permis de reprendre un peu de force. Le vrai repos attendrait.

    « - Je vais repartir de toute façon, ce n'est que de l'eau et du vent après tout dehors, je peux bien faire avec. Puis, je pense que ce temps peut aussi décourager les gêneurs tu ne crois pas . Si je devais tendre un guet-apens à d'honnêtes voyageurs comme nous, clairement ce n'est pas par ce temps que je m'y prendrai ! Enfin, je dis ça, c'est purement théorique, mais il faut être complètement fou pour rester dehors par ce temps non. »

    À ces mots, le lion d'or éclata de rire. Il était tout à fait le genre de fou à faire ça, se déplacer sous cette tempête ou bien attendre un adversaire en embuscade. C'était un soldat et son armure d'or n'était pas que pour l'apparat. C'est les aléas de la guerre, on ne fait pas toujours ce qu'on veut et on doit composer avec les caprices des dieux et du temps.


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Message Re: [Mai 550] Quand le Lion s'invite à la table du Chasseur [PV Childéric]   Sam 14 Mai - 14:46
Un soupir qui s'échappe d'entre mes lèvres. Accoudé sur mon genou, ma joue se pose au creux de ma main droite. Yeux fermés, l'air déçu, la tête qui dodeline de gauche à droite en signe de désapprobation.

J'aurais essayé d'y aller gentiment avec toi.

La voix perd tout son miel. Le ton amical disparaît, le sourire enjoué se tait au profit d'un visage froid, le regard habité d'une certaine condescendance. Je tiens plus. J'arrive plus à garder ce masque. Ca fissure en de multiples bris depuis tout à l'heure, à coups de mots qui m'échappent, de sourires trop pleins de dents, de gestes maladroits. Ca veut sortir. Ca veut cogner. Et contenir ça plus longtemps n'apporte rien de bon. C'est de toute manière clair vu son changement d'attitude : Je suis découvert. Peut-être pas en tant que Cardinal, mais très certainement quant à mes intentions cachées. Alors autant jouer franc-jeu, car aussi profonde soit la rage que m'inspire sa vision, ce Saint mérite au moins ma franchise, finalement après cet échange parsemé de mensonges.

Alors je me dévoile. Je cesse l'effort pour masquer mon Cosmos, le rend évident à qui sait le sentir, lui laisse le loisir d'en saisir l'intensité. La teneur aussi. Un Cosmos qui crie ce que mon visage tait depuis trop longtemps maintenant. Cette fureur revancharde, une flamme brûlante de rage, et si elle est capable de se transformer en un foyer réconfortant, ça n'est ici pas le cas, pas du tout même. Ici, elle gagne en vigueur, gonfle, gonfle et gonfle encore, attisée par la vision de ce métal doré, par cette armure qui me nargue depuis de trop longues minutes.

Faut qu'on parle, mon grand. Et ce qu'on a à se dire, ils n'ont pas à l'entendre. Suis-moi.

Et je me lève d'un geste souple, remet le masque juste le temps de saluer quelques marchands. Une main sur la bride de Sambor. D'un geste du bras, je dévie les peaux qui barrent l'entrée de la caverne, puis fixe un point à l'horizon, comme quelque chose de lointain. La tempête bat encore fort, très fort, mais j'ignore. Je connais. Sans sembler plus dérangé que ça, j'entame les pas dans la boue, garde ma démarche souple et légère malgré la mélasse. La pluie tombe, forte, le vent tape, gifle la peau. Mais je n'ai pas froid. Je brûle trop intérieurement pour ça.

C'était vraiment pas très malin de se pointer ici dans ta jolie armure toute rutilante, Childéric du Lion.

Je dis ça sans même tourner un regard à son attention, toujours fixe sur ce point invisible. Et doucement, le pelage de Sambor commence à s'effriter. Doucement, cette blancheur immaculée laisse place ça et là à un rouge sombre similaire à celui qui coule dans nos veines, en de multiples craquelures. Ça tombe et part en poussière dans l'air, et peu à peu, ses sabots commencent à laisser des empruntes de Cosmos pur dans leur sillage, un Cosmos rouge vif, qui semble animé, habité. Le même qui débute de suinter des pores de ma peau, alors qu'une braise naît en mes deux yeux.

Tu devrais pourtant le savoir, tu n'es pas chez toi ici. Vous n'êtes pas chez vous. Et ce n'est pas comme si tu en étais à ta première erreur.

Référence à peine voilée à Borya et leur altercation. Oh oui, je n'oublie pas. Je n'oublie certainement pas. Tu es d'une impudence effroyable, Saint Du Lion. Si peu de précautions sur le territoire d'Arès, comme presque... Comme si tu te pensais en territoire conquis... Rien qu'à cette idée, mon aura pulse de nouveau, et la perte de pelage blanc de Sambor s'accélère. Les traces de Cosmos dans notre sillage s'évanouissent en quelques secondes, et bien vite, nous sommes là, dans cette plaine boueuse, loin de tout. Je connais l'endroit, je le connais pour sa tranquillité. Personne ne vient ici.

Personne sauf nous deux.

Arrête-toi là.

C'est clamé d'une voix autoritaire, impérieuse, sans aucune gêne ou honte. Je continue mon chemin quelque mètres pour me planter devant lui, à quelques foulées de distance. Arrivé ici, je monte sur le dos de Sambor. A mon contact, la bête perd tous les vestiges de ce pelage à la blanche pureté. Désormais, il est de ce rouge furieux, une présence plus sauvage encore qui s'en dégage. Et il le fixe comme moi je le fixe, de ces deux abysses habités d'une flamme en leur centre. Et elles apparaissent. En une émanation Cosmique, les plaques de la Cuirasse apparaissent une à une, tant sur le corps de mon destrier que sur le mien. Un rouge sombre à l'éclat pourtant flamboyant, des pièces légères mais solides comme jamais.

Zvezdan, Cardinal de la Guerre, Général de l'Armée des Flammes. Alors mon chaton, Qu'est-ce qu'un Gold Saint vient foutre jusque dans ces montagnes paumées, hm ? Je te l'ai dit tout à l'heure, c'est dangereux ici... Il faut de bien bonnes raisons pour traverser l'endroit.

La malice dans ma gestuelle comme dans mes mots est toujours présente, mais sans ses atours amicaux de plus tôt. L'enfant Chasseur se tait, disparaît, laisse place à l'enfant Roi, plein pouvoir, confiant en sa propre puissance. Acerbe et mauvais, ces invectives marquées du sceau de l'espiègle ne laissent que peu de doute quant à la menace sous-jacente.
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Message Re: [Mai 550] Quand le Lion s'invite à la table du Chasseur [PV Childéric]   Dim 15 Mai - 14:47
[list]Le ton et l'ambiance venaient de changer de tout au tout. Le lion avait bien percé à jour les secrets de son compagnon d'infortune. Du moins, c'est ce qu'il croyait... Lui qui pensait être tombé sur un simple bandit de grand chemin voulant piéger un convoi et avec eux le lion d'or. Il s'était malheureusement mis le doigt dans l'oeil jusqu'au coude ! Le cosmos que l'homme développa n'avait rien de l'aura de quelqu'un qui avait quelques facilités avec cette énergie non. C'était celle d'un guerrier entraîné et très puissant. Mais malgré son niveau équivalant à celui d'un chevalier d'or, il n'avait pas cette aura solaire, ce pouvoir doré qui vient des constellations du zodiaque non. Il n'était que rage, colère et mépris. Un cosmos sombre et plein de violence. Qui pouvait répondre en lointain écho, à l'aura de l'étrange guerrier violent qui avait tenté de fracasser la tête du Mérovingien entre deux planches. Oui, un berserker d'Arès se trouvait en face de lui et c'était un client sérieux. Le genre de rencontre qu'il voulait éviter....

Le lion d'or suit donc son sinistre hôte dehors. De retour sous la pluie et la tempête. Lui qui avait juste eu le temps de se sécher, le voilà de retour au point de départ. La démarche de ce guerrier du chaos trahissait son entraînement. La boue aurait gêné n'importe qui et lui marchait aussi facilement que sur le sol rocailleux de la cave qui les avait abrité. Oh, le chevalier d'or n'était pas plus gêné non plus, c'est pour ça qu'il pouvait tirer ce genre de conclusion. Il répondit à la première réplique de son interlocuteur par un petit rictus amusé. Ce n'était pas la meilleure des idées qu'il avait eue, ça c'était clair, il le savait depuis le début. Mais malgré sa discrétion sur son voyage allé, il avait croisé un guerrier d'Arès et il avait pris tout son temps, alors que maintenant, il était pressé et il devait faire vite. Sa monture changeait de forme avec l'intensité du cosmos de son maître. Un guerrier utilisant un animal lié à son cosmos . Une nouvelle fois, le lion souris mais son adversaire né put le voir, dos tourné à lui.

« - Non et crois moi que je vous laisse volontiers votre gourbis froid et boueux ! »

Il s’arrêta quand on le lui intima. Il ne s'était pas trompé et il avait en face de lui le cardinal de la guerre. L'un des quatre généraux des armées d'Arès, enfin... trois ! La famine était bloquée au sanctuaire, tribut des guerriers du chaos. Trophée de guerre visant à garder en laisse ces excités de l'épée. Le lion répondit simplement par une simple envolé de son propre cosmos, qui n'avait rien à envier à ce Zvezdan, quel nom horriblement compliqué, ses parents ne devaient pas beaucoup l'aimer ! Le lion répondit en hochant simplement les épaules. Il n'avait que faire des menaces du cardinal de la guerre. Non pas qu'il le craigne en combat singulier, il était tout à fait possible que ce Zvezdan le tue. Mais il était d'une part confiant en ses propres capacités et savait qu'il vendrait très, voire trop chèrement sa peau et surtout, qu'il avait la raison de son côté.

« - Qu'est-ce que ça peut te faire d'où je vais et ce que je fais ? On sait tous les deux que tu ne me feras rien ! Tuer un chevalier d'or, c'est signer le glas de tout ce que tu sers. Tu représentes la guerre et bien me trancher la gorge ne fera que l'amener chez toi et crois-moi, cette fois, le Pope ne fera preuve d'aucune pitié envers vous. Ce n'est pas un tribut qu'il enchaînera au sanctuaire... »

Le lion d'or était décidé à ne rien dire. Et il comptait bien énerver son adversaire par cette déclaration. Il était sur ses gardes, prêt à accueillir l'assaut de son adversaire, juste au cas où, tout comme l'homme d'Arès l'était prêt à recevoir l'attaque du lion. Qu'est-ce qui pourrait animer plus la rage du cavalier de la guerre que de le provoquer sur son propre terrain ? Surtout que ce dernier semblait vouer une haine sans bornes aux chevaliers sacrés mais le lion ne pouvait pas vraiment lui en vouloir pour ça. Lui non plus ne portait pas les guerriers d'Arès dans son cœur. Même s'il peut exister de bonne surprise, Childéric ne s'était attendu à rien dans cette mission diplomatique et pourtant... Enfin, il faudrait déjà qu'il rentre et vite, il perdait trop de temps avec ce cardinal...|/list]


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Message Re: [Mai 550] Quand le Lion s'invite à la table du Chasseur [PV Childéric]   Dim 15 Mai - 16:39
Mais personne n'a besoin de le savoir si tu meurs de ma main, Lion.

Un sourire mauvais pour ponctuer ma réplique, lancée du tac au tac immédiatement après ses derniers mots. Tout ce qu'il dit est vrai, oui. Mais rien ne l'est plus que ce que je viens de dire.

Tu as parfaitement raison, il serait fort fâcheux d'apprendre qu'un Berserker s'en est pris à un Saint d'Athéna en ces ... « temps de paix ». Jamais je n'ai mis autant d'ironie en trois mots. Et c'est tout justement là que j'interviens. Pour réparer les conneries d'un... Ami.

L'hésitation est palpable dans le terme choisi, et même mon visage se pare d'une grimace un peu trébuchante. Borya est un frère d'arme, oui. Un ami, je pense pouvoir le dire finalement. Mais... Mais il est Borya. Borya avec tout ce qu'il a de mauvais, bête, puant et lourd pour l'accompagner. J'en veux pour preuve la situation actuelle. Mais en un sens je te remercie, vieux frère. Tu me donnes un prétexte. Tu me donnes une justification de Raison pour appuyer ce que le cœur veut. Autrement j'aurais dû m'avouer touché par l'argument du Lion. Merci d'être toi, Borya. Merci.

Ceci étant dit...

Une chape de plomb s'abat sur la zone. Mon Cosmos pulse, investi les lieux, et bien vite, ça arrive. Ça grouille, ça vit, ça brouillonne tout autour. La musique commence à jouer. Les hurlements de douleur et de désespoir en guise d'introduction, bientôt suivis par le bruit des lames qui s'entrechoquent. Et elles s'élèvent. Doucement, les voix annonciatrices du Chaos débutent leur chant macabre, en de silencieuses litanies d'abord discrètes, puis grondantes, puissantes avec les secondes. Ils sont partout. Ils parlent, ils menacent, et si aucune paire d'yeux ne les perçoit, leur ombre se devine pour tous les autres sens. Le bruit des lames qui traînent dans la boue, toutes convergentes vers le Lion. Elles sont dans son dos, prêtes à s'abattre. Parfois, à la périphérie de son champ de vision, le bout d'une épée qui semble s'approcher dangereusement, puis disparaît au dernier moment. La scène se joue, sorte de coulisses d'un apocalypse qui peine à tomber. Tout laisse présager le pire, mais le pire tarde à poindre. Le pire, il se lit dans mon regard fixe sur lui. Car tout le long, je reste fixe. Froid dans mon comportement, brûlant dans mon regard, dans ce qui se dégage de moi. Je ne vais rien te faire, tu dis ? Comme tu es naïf. Comme tu es arrogant.

Tu vas me répondre, Childéric du Lion. Tu vas le faire et tu vas le faire vite, ou bien tu crèveras comme un chien. Je te donne un luxe que peu des miens aurait ne serait-ce qu'envisagé te donner avec cette possible échappatoire laissée à ta disposition. N'abuse pas de ma mansuétude.

N'abuse pas de cette patience titanesque que je déploie. J'essaie. J'essaie de mettre mon ressenti de côté pour ne pas juste te sauter au visage. Et c'est dur. C'est très dur. Tu ne dois ta survie qu'au Tribut Berserker, et tout me laisse penser que j'ai plus mon compte à te tuer ici et maintenant, pour éviter que justement, l'acte de Borya ne vienne à se faire savoir. Et si j'échoue, quoi ? Un de plus, un de moins... Le mal est déjà fait.

Et s'il faut un plus grand mal pour y remédier, eh bien ainsi soit-il.
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Message Re: [Mai 550] Quand le Lion s'invite à la table du Chasseur [PV Childéric]   Lun 30 Mai - 20:12
    Le lion d'or était tombé sur le plus intelligent des Berserker qu'il avait rencontré. Bon, ce n'était que le deuxième à qui il avait affaire, mais le premier tenait plus de l'animal que de l'être humain, agissant bêtement par instinct, chassant une proie qui avait été plus forte que lui lors de leur rencontre. Childéric n'en avait pas tenu rigueur à ce Borya, il aurait sûrement fait la même chose à sa place. S'il avait trouvé un guerrier d'Arès comme ça, au milieu de tout, il aurait essayé de s'en débarrasser sans faire de bruit. Un accident est vite arrivé et il est facile de désigner un acte isolé le cas échéant. Mais là, c'était autre chose, plus sordide, plus malsain. Le cinquième gardien pouvait voir d'ici le plaisir certains que le guerrier en face de lui prenait à ce petit face à face... un adversaire bien plus dangereux que l'animal brutal qui avait croisé la route de Childéric.

    « - Je te signale qu'un chevalier a été envoyé au Dédale, je doute qu'après ce petit rendez-vous, ça, ma mort soit une simple coïncidence, tu ne crois pas . Donc faite attention si tu ne veux pas encore te retrouver responsable de la nouvelle défaite des guerriers du chaos ! »

    Mais c'est après que les choses sont devenues plus difficiles pour le chevalier d'or du lion... En effet, comme un sombre écho à un funeste cor de guerre, des hordes infernales se sont levés pour répondre à leur maître. Un régiment de carcasse, chantant une mélodie guerrière de leur voix d'outre-tombe, se lançant à l'assaut du chevalier d'or. Mais ce dernier n'allait pas se laisser empaler par ces lames de carcasse et il s'élança en arrière. Pivotant sur son épaule, le chevalier d'or du lion effectua alors une sublime roulade pour se mettre hors de danger des assauts des premières vagues. Puis une deuxième et ainsi de suite. Il était en train de danser sous les assauts du cardinal de la guerre, sans pouvoir contre-attaquer. Le cinquième gardien concentra alors son cosmos dans son bras et fit naître un courant électrique qu'il utilisa contre lui-même pour se défaire de ces hommes. À force de rouler sur le côté, il avait finit par comprendre qu'il ne s'agissait que d'une puissante projection cosmique.

    Puis il entendit alors les menaces du serviteur d'Arès. Qui eurent pour effet de le faire rire. Oh, il semblerait bien qu'il ait oublié une partie de l'histoire. Certes la défaite des guerriers d'Arès avait été totale mais on ne fait pas de guerre sans casser des œufs. Le chevalier d'or se souvenait encore du retour des troupes au Sanctuaire après l'affrontement. De l'état dans lequel se trouvait Phocas son maître après tout ça. De l'odeur de sang et de gangrène des blessés, de tous ces corps charriés ramené pour trouver une sépulture décente près des leurs familles et de la déesse. Oh oui, une guerre c'est sale, cruelle et stupide. Mais c'est le chemin choisi par chaque soldat. Celui dans lequel était sur le point d'engouffrer Childéric et qu'il embrasserait avec plaisir et sans retenue !

    « - Je ne vais rien te dire ! J'aimerai biens te voir essayé de prendre ma vie ici et maintenant. Fais attention à ta gorge, elle pourrait se retrouver déchirée plus vite que tu ne le crois. Je n'ai pas de temps pour tes conneries ! Tu incarnes la guerre alors tu devrais comprendre qu'elle ne fait de bien dans aucun des deux camps, mais qu'elle est nécessitée. Vous avez perdu... Vous auriez fait la même chose si c'est vous qui aviez gagné de toute façon. Donc... laisse-moi reprendre ma route, et je dirais que nous sommes quitte sinon... nous allons commencer une guerre, que je suis plus sûr de gagner ! »

    Le lion avait parlé avec confiance et fermeté. Fini de jouer les voyageurs, de se parer de mensonges et de mystères. Il était l'un des gardiens d'Athéna, la tête de la chevalerie et il défendrait chèrement sa peau que le sinistre individu semblait bien décidé à prendre. La guerre était venu frapper à la porte du voyageur, comme s'il n'avait pas déjà assez à faire avec le retour du maître des morts, qui était un problème bien plus urgent à régler que le cardinal de la guerre...


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Message Re: [Mai 550] Quand le Lion s'invite à la table du Chasseur [PV Childéric]   Ven 3 Juin - 22:39
Ah oui ? Intéressant.

Un autre de ces bâtards, envoyé jusque devant nos portes ? Hm... Ce pourrait être le plus simple et éhonté des mensonges. L'homme en face n'a pas l'air de ceux qui se cachent derrière le faux, mais... Mais écarter cette possibilité pour de simples atours francs et directs serait une erreur. C'est justement le propre des meilleurs manipulateurs que de se parer de cette attitude franche et sincère. Et pourtant... Si ce devait être vrai, la donne s'en trouverait fatalement fortement changée. Et ça ne me plait pas. Vraiment pas.

Mais tu comprendras que je ne peux te croire sur parole. Cela fait longtemps maintenant que je n'ai pas croisé l'entrée du Dédale. Ce serait si simple de juste glisser de faux moyens de pression, comme ça, innocemment... Heh. Ca n'a pas l'air ton genre, certes. Mais qui sait. Qui sait... Puis qu'est-ce que vous venez foutre à nos portes, pour commencer ?

Le sourire disparaît peu à peu au profit d'un air songeur, embêté. C'est vrai, ça. Qu'est-ce que vous venez foutre chez nous ? Ca cogite, ça pense, ça se torture la cervelle de longues secondes. Puis je reviens à autre chose.

On est très proche du territoire des Ases par ici, mon pauvre. Ce ne serait pas l'affaire de beaucoup de manigances que de mettre ton trépas sur leur dos. Ne doute pas une seconde que je sois capable de tourner les choses à mon avantage si l'envie m'en prend. Tous parmi les miens ne sont pas comme le débile que tu as rencontré quelques jours plus tôt.
Même s'ils sont nombreux, il est vrai. Mais moi pour commencer, ne suis pas comme lui. Moi, je saurais me défendre autrement que par la voie des armes si d'aventure il le fallait, peut-être même mieux que par ce biais-ci, à vrai dire. A cette idée, mon rictus réapparaît. Comme ce serait amusant. Clamer mensonges et infamies devant leurs yeux crédules, un air de sincérité absolue au visage, sans jamais me trahir. Et si cela doit arriver, cesser la comédie pour sortir les armes, les faire s'écraser sur ces armures faites du précieux métaux.

Cette même armure qui défile en de vifs mouvements devant mes yeux en ce moment même. Ca y est, il voit, il perçoit. Le danger environnant, les menaces d'une mort prochaine. Et il esquive. Il roule, il glisse, il danse pour s'éloigner de Dame Faucheuse du mieux qu'il le peut. Il érige même la foudre divine entre lui et les enfers en un éclair soudain. Je le regarde se débattre face aux chimères, un regard amusé, droit sur ma monture. Et il rit. Il rit, répond, et continue avec cette appellation. « Tu représentes la Guerre, tu incarnes la Guerre ». Il rit, il répond, il parle sans savoir, il parle sans retenue. Il parle pour se rassurer, à promettre sa victoire comme si elle était annoncée d'avance. Et mon sourire gagne en largeur, dents sorties, le regard de base amusé gagne en prédation, se fait foudroyant. Tu ne pouvais me donner meilleure réponse, Lion.

Mais c'est qu'il sort les griffes, le chaton. Amusant. Mais tu ne sais pas. Tu ignores bien trop de faits, toi et tes grands « si ». Non. Si nous avions gagnés, il ne resterait plus rien de vous. Du Sanctuaire. De Constantinople. Et ce serait bien.

Je ferme deux paupières apaisées sur ce voile de flamme qui se dessine à mon esprit. Le feu qui consume la chevalerie d'Athéna, elle et le joyaux de l'Empire, le symbole du Rêve, la grande et majestueuse Constantinople. Pas de rationnel dans ce dessein qui m'enivre d'une façon que je trouve au fond relativement malsaine. Juste une pulsion, une émotion, une envie de voir brûler de leur côté comme j'ai vu brûler par chez moi. Leur côté. Eux. Ce « ils » si dur à déterminer. Malgré ça, la haine ne dégonfle pas. Loin de là. Une nécessité... Tseh. Tas de merde, va.

Oh mais je le comprends, cela dit. Je le comprends, je le vis, je l'ai vécu. Trop à mon goût, même. Cependant... tu te trompes de cible. « Vous ». Si c'est le Cardinal qui est venu t'aborder, ça n'est pas lui qui se retrouve ici avec de franches envies de meurtre. C'est l'homme derrière la Cuirasse.

Le Cardinal se serait contenté de tenter de grappiller quelques informations sans demander son reste. Et j'ai envie oui, plus que jamais après ses derniers mots... J'ai envie de couper court au dialogue, réaffirmer ce regard furieux et aller frapper dans la mâchoire comme dans l'esprit de ce géant d'or. Il est impressionnant, ce mastodonte, et sûrement que son potentiel destructeur n'a d'égal que le nombre de têtes qui nous sépare. Mais... heh. Mais comme si ça allait retenir mon bras. Comme si j'en avait pas déjà vu, des comme ça.

Je vais attendre que tu répondes à ma question plus tôt avant de faire quoi que ce soit que je pourrais regretter. Donc : Qu'est-ce que vous venez foutre au Dédale ?
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Message Re: [Mai 550] Quand le Lion s'invite à la table du Chasseur [PV Childéric]   Sam 25 Juin - 2:16
    Le lion eut l'intelligence de retenir un sourire quand il vit qu'il avait tapé plus ou moins juste. Donc, le cardinal de la guerre n'était pas au courant du passage de Silas sur ses terres. Oh, il aurait pu bluffer, mais pas dans ce sens, il aurait eu des choses bien plus intelligentes à faire s'il savait. Et là, il ne savait vraiment pas. D'ailleurs, l'air qui marqua son visage vient confirmer les doutes du chevalier d'or du lion. Il réfléchissait vite. Une nouvelle menace ne tarda pas à claquer. Ce genre de combat n'était pas le préféré du lion d'or et ce n'était pas là-dedans qu'il brillait le plus. Oh, il était loin d'être idiot et savait se défendre tant par la langue que par les poings mais il préférait se battre comme un soldat plutôt que comme un politicien....

    Le débat s'aventurait sur un autre terrain, sur de l'uchronie... Il est vrai qu'avec des si, on peut faire tout ce qu'on veut. Et réécrire l'histoire est l'une des choses que l'on peut faire avec eux. Oh oui, ça, le lion n'aurait pas eu besoin de l'entendre sa bouche pour le savoir. Il n'avait pas de place pour la pitié dans le cœur du Dieu de la guerre. Athéna avait épargné les troupes d'Arès, une erreur... Eux ne l'auraient pas commise. Mais la mise à mort systématique de ses ennemis est-elle une idée viable en elle-même ? Seulement si elle marche complètement, mais il est impossible de passer tout le monde par le fil de l'épée... C'est pour ça que nous sommes, nous les guerriers de la sagesse. Pour se poser ce genre de question et régler ce genre de problème.

    Childéric haussa les épaules quand il se présenta en tant qu'homme plutôt qu'en tant que cardinal. Comme s'il pouvait y avoir une distinction entre les deux . Le lion planta donc ses yeux verts et dorés dans ceux de l'avatar de la guerre. Il n'avait pas peur, il n'était pas inquiet. L'homme en face de lui n'était pas stupide. Il parlait beaucoup, mais il n'agirait pas. Pas besoin de lui dire que son petit jeu sur les ases ne marcherait pas. Surtout aussi loin de leur terre et surtout après ce qui s'était passé là-bas. La mort du lion d'or mettrait peut-être en branle des forces qui régleraient bien plus efficacement et rapidement des problèmes sur le long terme. Un mal pour un bien. Le lion leva donc ses mains paumes vers le haut en hochant les épaules.

    « - Pas la moindre idée. Je connais un peu le chevalier qu'ils ont envoyé là-bas et c'est lui qui m'a parlé de sa mission. Puis, même si je le savais, je ne voudrais pas te gâcher la surprise. Ce serait dommage qu'il soit venu ramener la tête de la famine pour en prendre une nouvelle non ? »

    Le tribut. Plutôt que la mise à mort. C'était avec ça qu'Athéna avait plus ou moins tenu en laisse les différentes factions après les différentes grandes batailles qu'elle avait remportées. Chaque camp avait remis à la déesse de la sagesse un de ses plus puissants et importants guerriers pour être sûr qu'il ne tente rien d'idiot sans se voir amputer d'une source de pouvoir conséquent dans le conflit à venir. Childéric savait parfaitement pourquoi Silas était parti au dédale. Les deux chevaliers d'or avaient reçu la même mission, mais pas aux mêmes endroits. Mais tout ça, la Guerre n'avait besoin de le savoir. Jouer sur la carte du doute était plus intéressant pour le lion et c'était avec ça qu'il avait surtout une chance de s'en sortir sans devoir se fatiguer et surtout, sans être retardé, il avait un message d'une importance capitale à transmettre...

    « - Tu ne penses pas qu'on a assez perdu du temps à ce petit jeu . Oh, je dois reconnaître que tu y es plutôt bon, peut-être même meilleur que moi. Mais il me semble que nous avons tous les deux des choses à faire non . Et puis, une surprise t'attend à la maison ! »

    Et avec ces derniers mots le lion éclata de rire. De toute façon, il était prêt à se remettre en route bientôt. La vitesse et la force pure c'était les armes principales du lion d'or et de ses crocs. De ce qu'il avait vu, les horreurs qu'on avait fait s'agiter directement dans sa tête, il avait ses chances dans ce concours de puissance pure. Mais s'il pouvait l'éviter et s'en sortir sans devoir jouer des coudes, il prendrait. Le combat contre le mystérieux cancer l'avait épuisé et blessé sans oublier avant ça, sa rencontre avec Borya et surtout, le voyage à marche forcée qu'il était en train de faire. Il n'avait en fait qu'une envie : rentrer pour aller s'écrouler dans son temple et dormir trois jours entier. Mais le repos du guerrier se fait toujours ardemment désirer...


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Message Re: [Mai 550] Quand le Lion s'invite à la table du Chasseur [PV Childéric]   Dim 3 Juil - 9:51
- Ce serait dommage pour lui, oui.

Car plus qu'une nouvelle tête, c'est surtout la sienne sortie de son axe que ce chevalier d'or récolterai en tel cas. C'est ça, venez donc au Dédale provoquer gratuitement, à envoyer un seul de vos représentants narguer les fils d'Arès. Vous ne serez pas déçu du retour. Il serait en effet question d'une tête détachée d'un corps pour être envoyée en guise de message à l'ennemi, mais les rôles seraient alors inverses à ce que semble penser ce Lion. Même affaibli, même muselé, telle attitude à l'égard de nous autres... Heh, ouais, clairement, faudra pas s'étonner en cas de pépin, mon grand.

- L'arrogance du conquérant ne fera qu'alimenter le ressenti des conquis. Donc allez-y, jouez de ce genre de petit jeu avec nous. Je m'assurerai personnellement que cette erreur vous soit rappelée au visage de la plus violente des façons.

Ils approchent confiants de ce chien enragé, sûrs de la solidité de cette chaîne qu'il porte au cou. Ils s'amusent à le narguer, à rester tout prés de lui, gorge tendue,tout proche sans jamais l'être assez pour se faire prendre. Puis un jour, en une ultime charge en avant, le chien brise sa chaîne et s'y jette, bave aux crocs, à y mordre de toutes ses forces jusqu'à tuer ou être tué. Et même s'il doit mourir, ce ne sera pas sans défigurer son tortionnaire.

Je relève justement les yeux vers celui qui s'avère être l'un des hommes qui s'amuse à narguer la bête. Poing fermé, dents serrées, une lueur rageuse qui passe dans le regard. Je vais le faire taire, ce rire. Je vais l'interrompre de ma lame plantée dans sa mâchoire en partant de dessous le menton, puis remuer cette dague plantée dans son crâne pour que le sang gicle plus encore, pour entendre les os céder en une suite de craquements sinistres, et plonger mes yeux dans les siens, capter l'expression de son visage juste avant le trépas. L'idée me caresse depuis maintenant longtemps, à jouer avec mes pulsions, plus experte que la plus tentatrice des catins. Elle sait. Il. Cet inconscient qui me titille, qui sait quels signaux m'envoyer pour que je cède. Cette part qui réclame Vengeance, Sang et Violence. Et ça continue depuis de longues minutes, à me le susurrer d'une voix éthérée tandis que les images du massacre de Rome me viennent à l'esprit, ça sous les rires du Lion. « Vas-y, fais-le » « T'en as envie, tu le sais. » « ta lame, sa gorge, rien de plus simple » « Tue le... Allez, vas-y, cède... cède... Tue-le, Tue-Le, TUE-LE, TUE-LE ! »

Un éclair de folie qui me passe dans les yeux, ma main qui se porte machinalement vers ma lame. En une fraction de secondes, genoux pliés, prêt à faire démonstration de cette vitesse qui a toujours été mienne. Ca dure à peine un battement de cil aux yeux du monde, mais dans mon esprit, c'est une lutte plus âpre, où le concept de temps n'a plus sa place. L'envie qui s'est portée à moi en une ultime supplique, parée de tous ses atours bons à exciter ma soif de sang. Elle est là, grande, plus encore à chaque secondes, à chaque paroles. Sirène encagée, elle m'envoûte de sa voix douce et tendre, avide de me voir sortir la clef de l'enclos. Puis lorsque je le fais, exit ses courbes invitantes, ça pour mieux laisser place au monstre de griffes et de rage. Face à elle, la raison, froide et calculatrice, celle qui sait que si Vengeance il doit y avoir, ce devra être plus tard, en position de force. Ne pas briser ses chaînes devant les lances ennemies, mais plutôt attendre la solitude pour se délier dans leur dos, et alors fomenter la suite dans la pénombre.

En un dernier sursaut de lucidité, mon bras armé qui vient taillader la jambe prête à se déplier en une détente furieuse vers le Lion, lui sauter au visage sans autre dessin qui celui de le lui arracher. Alors, plutôt que de me jeter en avant, une projection sanglante suivie d'un genoux posé au sol, une main portée à la tempe, une grimace douloureuse au visage. L'esprit qui embrumé de haine retrouve sa raison, avec pourtant une fureur encore palpable qui attend sous la peau, prête à revenir frapper un coup. Un grognement frustré, un glaviot craché au sol, et je lui tourne le dos en une lente marche vers ma monture.

- Plus tard, oui, plus tard...

Je murmure ça, plus pour moi que pour lui, à caresser en un geste frénétique l’emblème familial incrusté dans ma dague, yeux rivés dessus.

- J'espère pour toi entendre effectivement parler d'une visite à nos portes lors de mon retour. Ce n'est que partie remise, ce à cause de cette information, mieux vaut donc qu'elle s'avère être plus que la pathétique feinte d'un couard paré d'or.

Ce qui m'étonnerai fort, mais j'ai appris à redouter la surprise tant elle se cache à tous les coins de rue. Remonté sur ma selle, je lui lance un dernier regard haineux, à pointer l'horizon d'un coup de menton.

- Tire-toi. Et profite-en pour apprendre les rudiments de la discrétion à l'avenir, tu ne t'en sortira que très rarement à si bon compte en t'amusant à traverser les territoires du genre armé de ton joli phare lumineux et de ton aura perceptible des centaines de mètres à la ronde.

Car une fois de plus, tous n'aurons pas la présence d'esprit de ne serait-ce que te laisser le luxe de la parole s'ils devaient te croiser...
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Message Re: [Mai 550] Quand le Lion s'invite à la table du Chasseur [PV Childéric]   Lun 22 Aoû - 23:52
    Le lion eut un petit sourire narquois à l'attention de son interlocuteur quand il mentionna l'envoyé d'Athéna aux portes du Dédale. Et le lion balaya littéralement de la main les propos du cardinal de la guerre. La violence du conquérant hein ? Oh mais la guerre n'a pas était porté sur vos terres et la vie vous a été laissé. De même que la liberté, y compris celle de nuire. Seulement en échange de la liberté de l'un des vôtres, un faible tribut. Un petit prix à payer pour préserver la vie du plus grand nombre.

    « - Conquérant ? Ne me fais pas rire ! Les choses auraient pu se passer autrement lors de la dernière guerre. Vos terres auraient pu être réduites en cendres et salées pour que rien n'y repousse. Or, ce n'est pas le cas, c'est juste une laisse qu'on a passée au cou de l'un des vôtres. Un doux prix à payer tu ne crois pas . Loin de la violence et de la guerre que tu promets ! Mais ce n'est qu'une question de perspective après tout. »

    Le lion d'or planta alors un regard sur et plein de confiance dans les yeux remplis de haine et de rage du cardinal de la guerre. Il n'est pas difficile de deviner ce qu'il se retient de faire. A vrai dire, Childéric n'aurait rien contre le conflit. Il est sûr de ses capacités d'une et de deux, même s'il perdait, c'était le camp d'Arès qui avait plus à y perdre que lui donc... Le lion le voit se plier prêt à partir. Mais le lion était certainement le plus rapide des deux. Il n'eut donc aucun mal à se déplacer plus vite pour apparaître non loin du cardinal de la guerre, plus précisément, dans son dos. Le lion fut surpris de voir qu'il avait réussi à se contrôler et que la lame ne l'avait pas frappé, mais qu'elle avait fini par se planter dans sa propre cuisse. Oui, il savait bel et bien qu'il avait beaucoup plus à perdre qu'à gagner en faisant éclater un combat ici et maintenant.

    Il se tourna donc pour retourner vers sa monture, pensant me tourner le dos mais il est en réalité plus face à moi qu'autre chose. Sûrement avait-il capté le déplacement après coup et savait parfaitement où le lion devait se trouver. Une chose était certaine, c'est que Childéric ne sous-estimait pas le cardinal qu'il avait en face de lui. Le lion esquissa un rire fougueux quand il évoqua la feinte et son éventuelle lâcheté.

    « - Oh, tu ne seras pas dessus, ne t'en fais pas pour ça. Tu auras de quoi t'occuper à ton retour. Et c'est au plaisir de se croiser de nouveau. Je serais ravi de tester à nouveau ta présence d'esprit. Je n'ai pas de raison de me cacher, nous sommes en paix après tout non ? »

    Le lion termina sa dernière réplique par un rire-rugissement. Dernière provocation qui sonnerait sûrement le glas de la patience de son adversaire, mais il n'allait pas lui laisser l'occasion de s'en offusquer. Lâcheté certainement pas. Mesquinerie oui. Devoir, avant tout. Car les informations qu'il avait en sa possession et qu'il devait faire parvenir au Pope passaient avant le reste. Et tant pis que le cardinal de la guerre pense que le lion était lâche et fuyait devant lui. Il n'en avait que faire de ce qu'il pouvait penser de lui, il avait son devoir accomplir et la route qui l'attendait était encore longue. Très longue ! Et se fut donc au lion de tourner le dos à son tour au serviteur d'Arès et de tranquillement s'élancer dans la pluie, marchant d'abord quelques pas, puis adoptant une foulée plus rapide il se mit alors à courir en direction vers la Grèce et Athènes...


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[Mai 550] Quand le Lion s'invite à la table du Chasseur [PV Childéric]
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