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 [Mai 550] Frère et Soeur (Eurydice)

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Message [Mai 550] Frère et Soeur (Eurydice)   Ven 19 Fév - 14:33
Pensif, je relisais cette lettre de l'un de mes cousins reçu quelques mois auparavant. Il était au courant de l'existence de ma personne et aussi de ce que j'étais. Mais ce n'était pas cela le plus important, non, c'était ce que je relisais me confirmait un sentiment que j'avais eut il y avait quelques heures dans l'arène pour l'obtention d'une armure de bronze.

Cher ami,

Je vous écris pour vous prévenir que le nouveau Chevalier nommé Eurydice mériterait votre attention.

Cordialement...

Le masque sur le côté, je me demandais ce qu'il voulait dire par là. Une seule personne avait ce nom à ma connaissance et je ne l'avais pas vu depuis des années. Eurydice. A ce simple doute, j'avais envoyé un de mes gardes se renseigner dans les quartiers de Rodorio afin d'en savoir un peu plus. Et la réponse ne se fit pas attendre.

J'allais dans la grande bibliothèque de mon temple et après quelques recherches, tout cela se confirmait, elle était bien la jeune femme qu'il avait fait chevalier quelques heures auparavant. Un sourire en coin, je me disais que ma famille s'était montrée bien sournoise de faire de ma benjamine un chevalier d'Athéna. Je pensais que mon propre sacrifice avait suffi. Il était vrai que le nom dans le colisée m'avait fait tiquer sérieusement mais je me disais que c'était sûrement une parente éloignée, mais, la lettre s'était rappelée à mon bon souvenir.

- Garde, allez me chercher le Chevalier d'Eurydice.

Il partit immédiatement la chercher dans le petit village en contrebas du temple du Bélier. Après quelques interrogations, il parvint enfin à la retrouver en train de se restaurer devant une auberge. La saluant, il l'invitait à le suivre par ordre du Grand Pope en personne. Il avait l'ordre de ne pas en dire plus, la Loi universelle du Sanctuaire ne supposait pas de questions après tout. Le garde fit un geste de la main et repartit vers les accès secrets du Sanctuaire pour éviter les douze temples. Ils étaient en général protéger par les sceaux d'Athéna, seules les personnes habilitées par le Pope pouvait les prendre quand il avait besoin de voir quelqu'un sans passer par le protocole des temples du Zodiaque.





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Message Re: [Mai 550] Frère et Soeur (Eurydice)   Mar 1 Mar - 23:45
Appel ~


Enfin, elle avait réussit. Chevalier de la déesse. La douce enfant avait réussit. Fière d’elle, elle couru jusqu’à Rodorio pour y trouver son maître… qui n’était pas là. Un peu déçue, et après l’avoir cherché des heures entière, elle du se rendre à l’évidence, ils ne fêteraient pas ça ensemble. N’ayant personne avec qui partager cette joie d’être enfin une gardienne de la paix, Eurydice ce décida a allez manger un morceau a l’auberge. Elle prit son repas et sortie mangé sur le banc au soleil, profitant de cette douce chaleur que le soleil propageait sur elle… Quelle tristesse d’avoir réussit ce pour quoi elle avait passé ça vie à ce battre et au final découvrir le jour même qu’elle était véritablement seule… Pas d’amis, pas de famille… Et même son maître la laissait tomber. Comme ses parents biologique l’ayant abandonnée a sa naissance, elle était à nouveau seule, ruminant son triste sort en mâchant méthodiquement chaque bouchée de nourriture. Elle laissa son visage se lever vers le ciel et ferma les yeux, écoutant la vie qui bourdonnait autour d’elle. A quoi bon ce plaindre quand on savait qu’on donnerait sa vie pour protéger tout ça ? La paix. L’amour. L’harmonie et l’équilibre sur terre…

La jeune femme sursauta quand un garde l’interpella et elle tourna son visage masqué vers lui, écoutant ce que celui-ci lui voulait et restant sans voix. Le Pope lui-même voulait la voir et…Seigneur. Qu’elle ânerie avait-elle encore faite pour se retrouver convoquée ainsi ?! Eurydice ce leva, fébrile et suivit en silence le garde, sans poser de question. Après tout à quoi bon ? Le représentant de la déesse le lui dirait bien assez vite… La jeune femme fut très étonnée de passer par un chemin qui lui était inconnu, elle qui avait passé dix sept ans ici, et se retrouva rapidement devant le temple du Pope. Anxieuse mais prête à affronter son destin, la jeune femme posa son pied sur la première marche, précédent son guide qui avançait sans peur aucune. Si seulement elle pouvait être aussi sûre d’elle. Déjà dans l’arène, elle avait fait tout n’importe comment alors là… Au lieu de combattre, elle avait simplement… Déviée l’attaque pour la recevoir… Allait-il lui dire qu’elle n’avait pas sa place ici ? Qu’une faible comme elle ne méritait pas de ce battre sous la bannière de la déesse ?

Deuxième marche. Et s’il lui confiait une mission ? Etait-elle prête pour ça ? Mourrait-elle ? Remporterait-elle la victoire ? Tant de question et la réponse au bout de ce chemin. A la fois si court et si long. Elle commença a se trifouiller les doigts, se les tortillant dans tout les sens en prenant doucement peur de ce futur imminent et incertain. Arriverait-elle seulement à honorer Athéna comme il se devait ? Inspirant profondément, elle grimpa le reste des marches, lutant contre son instinct qui la poussait à fuir. Un véritable maelstrom d’émotion vibrait en elle, toutes plus contradictoire les unes que les autres. Mais n’est ce pas ce qui faisait d’Eurydice Eurydice ? Elle était un véritable livre ouvert et n’importe qui pouvait lire en elle. Il était si facile de la prendre au dépourvu…

Enfin elle se retrouva devant les portes menant à la salle du Grand Pope. Deuxième personne la plus puissante au sanctuaire, après Athéna. La rouquine pouvait sentir d’ici le pouvoir de cet homme, si puissant, son cosmos, protecteur quoique pas totalement saint… Il y avait un je ne sais quoi de noirceur… Plutôt de grisaille dans cette aura. Elle déglutit difficilement alors que les portes s’ouvrirent lentement, passant alors de l’ombre à la lumière, la jeune femme fut époustouflée par l’architecture de la pièce, à la fois élégante et d’une sobriété digne du Pape… Mais le Pape ne valait rien pour elle, seule Athéna comptait en cet instant. N’osant lever le regard vers le Pope, se sentant indigne de le salir ainsi, la bronze entra en silence et avança tête basse. Une fois à une distance respectable, elle ce mit à genou devant lui, signe de soumission et d’obéissance.

-Eurydice de Cassiopée…

Tremblant légèrement, la douce enfant, encore si pur attendait la sentence...



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Message Re: [Mai 550] Frère et Soeur (Eurydice)   Mar 15 Mar - 1:13
- Bienvenue Chevalier.

Elle n'avait pas changé.

En quelques instants, je me retrouvais des années en arrière au sein de cette famille patricienne de l'ancienne Thrace. A l'époque, elle n'était qu'une petite fille et mes souvenirs étaient bien floues sur ce qu'elle était. Mon père avait montré là bien des mauvaises manières mais je comprenais sa volonté de placer ses enfants au sein de la chevalerie afin d'obtenir un certain pouvoir politique. Cela s'était avéré un véritable échec pour moi et donc il avait envoyé ma cadette à cette fin. Enfin, c'était les seules hypothèses qui me venaient en tête à ce moment là.

- Suivez moi.

Me levant de mon trône, j'allais dans les pièces contigues de la grande salle du Trône. Au détour de nombreux couloirs, nous croisames de nombreuses prêtresses et scribes qui travaillaient comme des petites fourmis pour toute l'infrastructure administrative du Sanctuaire. Soudain, j'ouvrais une porte et nous entrames dans une petite bibliothéque aux couleurs carmines. Peu de chevaliers étaient venus ici, pour ne pas dire jamais de fait. Mes pas me fit faire le tour du bureau pour m'asseoir quelques instants.

- Eurydice Bélisarius non ? Avant le temps de lui laisser une réponse. Je ne pensais pas que Père ferait une telle infâmie mais il l'a fait.

Je retirais alors mon masque délicatement pour laisser apparaître mes traits sous la lumière tamisée d'une bougie.

- Oui, c'est moi. Julius Caius Bélisarius.

Je prenais une carafe de vin pour verser un peu de cette liqueur dans un verre en étain. D'un signe de la main, je l'invitais à s'asseoir afin que nous puissions deviser devant quelques fruits secs et des gateaux au miel. Il était temps que nous nous parlions de notre passé et aussi de notre futur en ce monde. Je la laissais quand meme digérer les informations que je venais de citer avant que notre conversation ne reprenne son fil. En un sens, elle était sous la protection d'Athéna tout comme moi, loin de la politique de notre Famille...



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Message Re: [Mai 550] Frère et Soeur (Eurydice)   Ven 18 Mar - 4:05
Surpprise~


La jolie rouquine déglutissait difficilement, impressionnée d’être en présence d’un être si important au seins de la chevalerie. Et puis, elle avait clairement peur. Après tout, elle était faible. Quel être misérable elle devait représenter aux yeux de cet homme si puissant. Selon plusieurs personnes qu’elle connaissait plus ou moins, il était l’homme le plus fort sur Terre. Le digne représentant de la belle Athéna. La voix du Pope, pas si inconnu que sa aux oreilles de la bronze, s’éleva enfin. Sous son masque de métal, Cassiopée fronça les sourcils. Où avait-elle déjà entendu une voix similaire ? Autre part que dans l’arène, elle en était certaine, mais où ? Cette question la taraudait alors qu’elle était genou au sol, inclinée devant cet homme. Elle pouvait sentir le regard de celui-ci peser sur elle comme Atlas portait le monde sur les épaules. Allait-elle être destituée de son grade chevalier ? Allait-elle avoir une mission ?

Le cœur battant la chamade, Eurydice se releva quand il lui demanda de le suivre. Qu’allait-il faire d’elle ? La tuer de ses propres mains ? Non… Non, Athéna ne saurait accepter cela de lui. Se redressant, en évitant de s’étaler de tout son long, la jeune femme suivit docilement et silencieusement le Pope. Jamais elle n’avait eu l’honneur de pouvoir fouler ce temple et une certaine appréhension se rependit en elle. Elle salua poliment toutes les personnes qu’elle croisait, si bien que par moment, elle devait trottiner pour ne pas se laisser distancer par l’homme qui la guidait à travers ce dédale de couloir. Enfin il ouvrit une porte et elle écarquilla les yeux. Une jolie bibliothèque, un peu rouge, s’ouvrait devant elle. Ne pouvait résister, elle tourna lentement sur elle-même, pour voir tout ce qu’elle pouvait. Ce qu’elle donnerait pour pouvoir lire ses ouvrages… Si on lui avait apprit à lire et à écrire, cela lui arrivait bien trop peu souvent à son goût. Elle aimait plus que tout apprendre. Mais on lui avait dit qu’en temps que femme, elle n’avait pas besoin de savoir, quand temps que chevalier, elle n’avait pas le temps. Elle avait été très déçu…

C’est à cet instant que son univers bascula. Il l’appela par son nom complet, ce qui la fit légèrement tiquer mais sans plus. Puis ce mot. Père. Elle n’avait pas parlé de lui depuis si longtemps. Et comment pouvait-il savoir ce que son père avait fait ? Qui... Elle recula précipitamment quand le masque tomba. Jamais, au grand jamais, elle n’avait oubliée cette crinière de feu si semblable à la sienne, ses yeux vairons a la fois doux et brulant. Ce visage encore enfantin, cette moue supérieur naturel qu’il avait toujours abordé. Ce petit sourire a la limite du sadisme… Elle lâcha un petit couinement, presque mignon, alors qu’il confirmait ce qu’elle voyait. Elle était sonnée. Son grand frère, son amour de frère, était devenu l’homme le plus puissant de la Terre. Elle resta là, sans bouger, presque tétanisée, gravant les traits de son frère en mémoire. Puis d’une main tremblante, elle défit les attaches de son masque, le retirant pour la première fois en publique depuis… Vingt ans. Elle en avait reçut un dès son arrivée en cette Terre sainte et ne l’avait enlevé et changé que dans le secret de sa chambre. Pour la deuxième fois en vingt ans, quelqu’un voyait son visage. Ariane, la jeune marina avait été la première, lors de cet incident, son frère était le premier homme à la voir. Elle releva timidement le visage, elle posa ses yeux, clair comme une émeraude, sur son grand frère. Les long cheveux roux de la jeune femme encadraient un visage de poupée où l’on ne pouvait y lire que la douceur et l’amour. Et la surprise pour le coup.

-Gand Frère Julius…

Eurydice posa son masque sur le premier meuble qu’elle croisa alors qu’elle avançait prudemment vers lui. Puis d’un coup, impulsive comme toujours, elle s’élança, les yeux plein de larme, contournant le bureau et sautant au cou de son grand frère. Elle le serra avec amour, comme autrefois, sachant qu’il ne le prendrait peut être pas bien. Mais elle avait toujours été ainsi après tout. Elle pleura en silence alors qu’elle ce blottissait contre lui. Elle avait besoin de le sentir contre elle, besoin de ça pour être certaine que c’était bien et bien vrai et non pas juste une hallucination. Son frère. Son précieux grand frère qui était parti il y a vingt ans, le jour où elle-même avait du quitter la demeure familiale.

-Je t’aime Julius !!! Tu m’as tellement manqué…

Sans doute était-ce la plus grande force de la jeune femme, outre ressentir le cosmos avec plus de facilité que beaucoup d’autre, d’être capable de dire ce qu’elle pensait, ce que ses émotions hurlaient en elle, avec tant de sincérité et de facilité. A croire que le monde et le temps n’avaient sut altérer cette pureté que l’on ne retrouvait que chez les enfants, et encore, qui s’estompait très tôt. Elle lui embrassa tendrement la joue, comme lorsqu’elle était enfant et qu’elle le suivait comme son ombre pour avoir un bisou avant de reculer la tête. Ses joues ruisselaient de larmes alors qu’un sourire éclatant éclairait son visage, rougissant ses joues et faisant briller ses yeux de joie. Elle lui caressa tendrement le visage du bout des doigts, heureuse.

-Je savais que tu deviendrais quelqu’un… Je ne pensais pas que tu serais le plus puissant et le plus respecté après la déesse… Je suis fière de toi Julius !

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Message Re: [Mai 550] Frère et Soeur (Eurydice)   Lun 18 Avr - 16:05
Un tel débordement de sentiments n'était pas prévu... Je devais bien me l'avouer et tendrement je la pris entre mes bras. Mais une partie de moi même ne cessait de maudire un père qui avait certainement des objectifs en faisant de ma plus petite soeur une des Saintes d'Athéna. Après l'accolade, je l'invitais à se rassoir près de la cheminée et pris un peu de liqueur pour en verser dans un verre en étain. Envoyer une pierre aussi brute et aussi pure qu'elle était une chose que je ne pouvais comprendre de la part de ma famille et perdu dans mes pensées, j'en vins à laisser du vin couler sur la table.

- Comment tu es arrivée ici ?

Ma question était directe. Je la savais fragile depuis sa plus tendre enfance et quand j'ai su qu'elle était devenue chevalier, me suis demandé comment elle avait pu tenir le dur entrainement des apprentis au sein du Sanctuaire. Silencieux, je séchais ses larmes avec un petit mouchoir de lin.

- Je suis devenu Grand Pope par la volonté de la Déesse, crois moi, je n'ai jamais souhaité ce rôle. Mais le destin est joueur avec notre famille.

Le devoir. C'était cela qui me faisait tenir lors des moments les plus durs, il était vrai que mon ancien rôle de chevalier du Scorpion me manquait... Pendant des années, j'avais été dans l'ombre et, soudain, j'étais passé dans la lumière en 545. Peu de monde connaissait mon passé, même en temps que Chevalier d'or, Lesath peut-être... Tout cela avait été tellement vite pour le jeune homme que j'étais toujours. Ceci pensé, je prenais la bouteille afin de nous verser encore un peu de vin. Il fallait bien cela parfois. Le feu crépitait à côté de nous alors qu'un silence se mettait tendrement en place.

- Et toi, tu vas bien ?

Question assez simple mais il devait savoir tout simplement.



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Message Re: [Mai 550] Frère et Soeur (Eurydice)   Ven 22 Avr - 18:43
Mon frère ~


La chaleur de la sécurité qu’elle retrouvait dans les bras de son frère apaisa la jeune femme. Quelques larmes coulèrent le long de ses joues alors qu’elle retrouvait la réalité. Son grand frère chéri. Son Julius. Il était là, en vie, dans ses bras et surtout son supérieur. Mais elle n’en avait que faire, elle voulait simplement oublier la hiérarchie pour profiter de ce bride de famille qui venait de jaillir devant elle. Jamais plus elle ne le laisserait, jamais plus elle ne perdrait espoir en sachant qu’il est là, si près d’elle. Cachant son visage dans le cou gracile de son aîné, elle respira délicieusement cette odeur qui le caractérisait tant. Il sentait le miel et la cannelle. Tout ce qu’elle avait toujours aimé. Un sourire naquit sur ses lèvres tandis qu’ils se détachaient mutuellement l’un de l’autre. Elle le couvait du regard avec le même amour qu’elle avait toujours éprouvé pour lui. Pas l’amour d’une femme envers un homme mais bel et bien d’une sœur pour son frère. Un amour qui pouvait battre n’importe quel autre en ce bas monde. La jeune rouquine essuya ses yeux sans honte, il savait qu’elle était une pleureuse non ? Elle prit place a ses côtés, étonnée de voir à quel point il avait changé mais était resté le même… Elle était absorbée dans la contemplation de son grand frère qu’elle sursauta quand il lui posa une question. N’ayant pas vraiment écoutée, elle cligna plusieurs fois des yeux, bêtement, le temps que cela lui monte au cerveau puis elle soupira.

-Quand tu es parti… Il parait que j’ai tellement pleuré que j’ai fais tremblé la maison… Je… ça fait vingt ans que je vis ici… et que je n’ai pas vu mon visage du coup. Et toi ?

Ses mains fraternelles sur le visage de la jeune fille lui firent le plus grand bien alors qui séchait ses larmes, comme autrefois. Elle avait trois ans quand il c’était vu pour la dernière fois, elle était désormais une femme, quoi que gardant cette pureté enfantine en elle… Cela faisait partie de son charme même si on avait tendance à prendre cela pour de la naïveté. Elle l’écouta raconter comme il était devenu celui qu’il n’avait pas désiré être, hochant simplement la tête à cette constatation sur leur famille. Mais… Mais elle se releva et l’attrapa pou l’empêcher de bouger avant de venir l’embrasser. Si c’était du lèvre à lèvre, il n’y avait rien d’ambigüe pour elle, elle avait passé son temps à le faire enfant, quand il était pas bien. Aujourd’hui elle continuait car ne savait pas comment lui rendre ce sourire d’antan. Son cosmos doux coula autour d’eux et elle enlaça son grand frère avec amour. La chaleur du feu à leur côté faisait du bien a la jeune sainte qui recula en souriant, inconsciente que ce genre de geste pouvait être mal vu par quelqu’un ne connaissant pas leur lien de parenté.

Eurydice regarda la coupe de vin et grimaça. Elle ne tenait pas l’alcool. Elle chercha la cruche d’eau et vida la moitié de son verre dans celui de son frère avant de couper le vin avec de l’eau, comme on faisait autrefois pour les jeunes enfants. Puis elle lui sourit une nouvelle fois et bu un peu en se rasseyant. Elle réfléchit, cherchant ses mots. En soit, oui, elle allait bien mais… Mais tous ses doutes… Tout ce qu’on disait sur elle avait don de lui zapper le moral.

-Je pense que je vais bien mais… comment tu fais, quand les gens sont persuadés que tu ne mérite pas ton armure ? Qu’on ce moque dans cesse de toi parce que tu es faible… ?

La question avait filée un peu sans qu’elle ne s’en rende vraiment compte et détourna le regard, rougissant de honte. Quelle sœur minable faisait-elle pour un être comme lui...


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