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 [mai 550]Au coin d'une taverne [PV Râhi]

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Message [mai 550]Au coin d'une taverne [PV Râhi]   Dim 13 Mar - 15:57

Ariane était légèrement perdue face à ce jeune homme. Il lui paraissait évident qu'elle ne devait pas vraiment se sentir effrayée face à ses agissements. Et elle ne l'était pas véritablement. Les vétérans avaient toujours leur lot de soucis, mais ce Saint...En devenait déconcertant. Les Lyumnades ne savaient plus si elles devaient réagir par un sourire avec ses habituelles réactions douées du plus profond irrespects, ou se sentir proche de cet homme aux paroles odieuses et au masque de gaieté simulée. La noirceur qu'il avait laissé paraître en étant uen preuve. Oh mais la noirceur, elle en avait l'habitude. Elle-même ne se considérait plus comme le parfait soldat depuis..."Elle". Epoussetant sa tenue et enlevant cette Ecaille qui s'était reformée sous sa forme de salamandre, la brune s'était dangereusement rapprochée du jeune homme lorsque ces propos du danger avait été exprimés. D'un regard matois, elle lui répondit avec une franchise ni apeurée, ni courageuse.

-Je pense que nous ne regardons pas les choses de la même façon, se bruler les ailes, ça reste tout de même très tentant je trouve. Ce que j'y ai vu m'a fait prendre conscience d'une chose. Quel intérêt à réveiller les soupçons enfouis ici... Elle avait passé une main en direction de son coeur "Si ce n'est forcer une personne à se confier involontairement? Le jour où l'idée te semblera bonne, peut-être iras-tu partager ce qui te pèse à quelqu'un d'autre. Cela dit, je ne te forcerai pas la main, et c'est probablement un tord...Que je conçois malgré tout dans son silence. Et puis, j'ai l'impression de comprendre ce que tu dis malgré tout. De trop nombreuses fois j'ai forcé les choses à se révéler avant l'heure, et quand bien même je ne me défais pas de mes erreurs, je préfère aujourd'hui les éviter par un semblant de respect. Bref, tu te confieras si tu en as envie, et la réciproque est valable également."

Elle s'était rapprochée si près du jeune homme que cela en devenait probablement . En quelque sorte, la jeune femme le défiait, encore, toujours. Les rapports de force sous entendus semblaient faire partie des jeux de la Marina. Pourtant elle accorda bien rapidement bien plus de distance entre les deux personnes. Ses paroles paraissaient légèrement éteintes et pourtant bien véridiques à l'heure qu'il était. Elle parlait comme une Tribut, comme ce tout le monde plus contraint, et non comme un général. Un sourire répondit néanmoins à la proposition du jeune homme. Ce qui aurait été une déclinaison de sa proposition avant le combat était désormais une réponse à l'affirmative.

- Ce serait avec plaisir mon cher Saint. Ce qui s'est passé au cours de ce combat restera dans le silence, ce monde si triste ne devrait pas arborer des larmes après tout. Excuses-moi pour...Mes techniques.
Un sourire franc lui avait été accordé, ce qui se solda finalement par une autre proposition. Probablement plus amicale cette fois-ci. Je connais un endroit où nous aurons le loisir de parler de choses plus gaiement. Tu es un Saint après tout...Je suppose que tu fais partie de ceux qui ont fait la guerre, non? Ton sourire est beau, mais feinter est une chose qui ne trahit personne quand on y a pris part. Enfin, je peux tout aussi bien me tromper.

Le combat et le regard de Râhi parlait de lui-même. Et puis, Ariane avait elle aussi fait la guerre après tout. Et puis...Elle voulait savoir pourquoi ce jeune homme ne concevait pas une place en ce monde. Seulement, la question ne venait pas. Ariane n'osait tout simplement pas à l'instant. Au Sanctuaire, une certaine forme de retenue était de mise après tout. Derechef, la générale captive prit la main du jeune homme, sortant de l'allée de Colisée, se faufilant au travers les rues de la ville. Son comportement tantôt plus manipulateur, tantôt enfantin et profondément compréhensif en aurait fait douter plus d'un. La guerre avait fait ses ravages sur certains esprits. De son coté, la générale sentait néanmoins que la Vierge avait ce quelque chose de différent. Un défi, et probablement quelqu'un d'un peu éteint à l'heure qu'il était. Un peu comme elle. Les lumières de quelques bougies, placés sur le pan des maisons de Rodorio qu'ils traversaient, illuminait les allées du village.

-J'espère que te moquer de quelques ivrognes au coin d'une taverne ne te gêne pas. Et puis, c'est un moyen comme un autre d'oublier et de s'amuser.


Au bout de quelques pas, ils étaient arrivés devant le taverne. Le bois dont il était composé donnait une impression un peu austère au lieu. Au vu de l'heure qu'il était, Ariane devinait clairement qu'ils leur suffiraient encore d'attendre quelques heures pour obtenir une ambiance plus conforme à l'image qu'elle donnait à ces bâtisses de débauche. D'un geste de la main, elle indiquait la taverne dans laquelle elle se frayerait un chemin, probablement.

- A toi l'honneur. Oui je sais, c'est pas la taverne la plus merveilleuse au monde, en même temps j'ai eu disons quelques problèmes il y a peu, et Rodorio est bien loin d'égaler celles d'Alexandrie que j'ai connu, avant.

La réflexion était ironique, presque amère. Se rappeler d'Atlantis la rendait parfois temporairement maussade. A tel point que torturer quelques Saints dans ses petits jeux puérils était devenu un rituel, le déni le plus complet de sa situation actuelle.
Peu lui importait qu'on lui rappelasse ce qu'elle avait fait autrefois. Aujourd'hui la générale était comme morte, ou plutôt un fantôme avec une très, trop faible lueur d'espoir.

- Ne te prives surtout pas. Après tout, tu ne fais que m'accompagner, n'est-ce pas?


Elle n'attendit pas de voir l'expression de Râhi pour rire et entrer dans cette taverne à l'entrée désormais plus chaleureuse à ses yeux.


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Message Re: [mai 550]Au coin d'une taverne [PV Râhi]   Lun 14 Mar - 21:33

La journée continuait de la pire manière qu’il soit. Il l’avait pourtant averti, il lui avait dit de ne pas jouer à ce petit jeu avec lui, qu’il ne fallait pas creuser plus loin et pourtant, le garçon avait la nette impression que ces mots avaient été strictement inutile. Le problème dans tout ça, c’était que la Vierge n’aimait pas lorsque l’on fouillait sans son passé mais ce qu’il détestait tout autant, c’était ces gens qui se permettaient de tenir des discours moralisateurs à souhait. Ces gens qui pensaient tout savoir sur tout, sur tout le monde, vraiment cela l’insupportait. Au final, ces personnes-là étaient peut-être même les pires qu’il pouvait rencontrer. Ce n’était pas qu’un conflit d’idéaux ou quel que soit son nom. C’était une question de respect, mais c’était également le fait que l’être humain était vaniteux. Toujours parler des autres sans se remettre soi-même en question. Les hommes attachent bien trop de valeurs à cela, et à cette stupide vie.

Il avait été clair à ce sujet, ou du moins, il avait pensé l’être alors il se contenta d’un simple regard glacial en direction de la jeune femme. Un regard qui en disait long. Un regard qui disait « mêles-toi de tes affaires ». Il l’avait prévenu, si elle continuait c’était à ses risques et périls. Et ce, bien que Râhi préférerait éviter d’être violent. Cependant, il ne pouvait prévoir quelles seraient les conséquences si le phénomène de tout à l’heure se produisait à nouveau. S’il perdait à nouveau toute notion de la réalité, s’il se laissait entraîner par les ombres, par la peur. Cette fille n’avait décidément peur de rien, après ces paroles pleines d’une moralité déplacée, elle parlait maintenant de guerre. Oui, il y avait participé, et elle aussi. Il n’y avait rien d’autre à ajouter. « C’est exact ». Les seuls mots qu’il prononça. Râhi ne voyait pas où le Tribut voulait en venir. Essayait-elle de découvrir son passé ? Ou une nouvelle tentative pour tenir des propos moralisateur ? La vierge l’ignorait, mais cette fixette qu’elle faisait commencer à l’agacer. « Insister de vous apportera rien de bon, Ariane. Croyez-moi ». Dit-il d’un ton légèrement sec, espérant lui faire comprendre que cela commencer à peser lourd sur l’ambiance. Son regard avait retrouvé brièvement sa teinte sombre avant de disparaître à nouveau, comme elle était venue. Il se sentait vraiment faible face à elle, et cela ne lui plaisait pas.

Vint la proposition de continuer la journée dans une taverne. Il n’était pas vraiment motivé pour s’y rendre, quoi de plus normal après les derniers événements pourtant, Ariane avait raison. Boire était la méthode la plus sûre et la plus rapide pour se changer les idées, pour oublier. Ainsi, peut-être que s’il buvait, ce mal être et cette tension s’enfuirait. Il l’avait ainsi suivit jusqu’à arriver devant une sorte de maison en bois aux allures un peu miteuses. L’endroit parfait pour quelqu’un comme lui. « Les femmes d’abord » dit-il simplement en réponse à la jeune femme, la laissant entrer. Des comparaisons entre Rodorio et Alexandrie… Râhi n’était pas aussi stupide qu’il en avait l’air. Sans doute qu’Atlantis lui manquait, sa maison. Mais lui, il n’en avait plus, alors qu’elle la retrouverait un jour ou l’autre certainement. Il avait du mal à se reconnaître lui-même et préféra garder le silence tout en s’installant à une table. Se priver, il ne comptait pas le faire bien qu’il était pour le moment en service. Cependant boire n’était pas forcément synonyme d’ennui. Il lui suffisait juste de faire attention. « Mettez moi n'importe quoi, votre spécialité par exemple ». Il se tourna vers Ariane « Qu’est-ce que vous voulez Ariane? ».

Alors qu’il attendait son verre, il avait les yeux fixés sur elle. « Je ne fais que vous accompagnez, mais ce n’est pas une raison pour finir sous la table n’est-ce pas ? » Une phrase qui voulait tout et rien dire à la fois. Il ne fallut que peu de temps afin que la boisson arrive et aussi peu de temps pour que Râhi s’attaque au contenu du gobelet. Il n’aimait pas ces endroits bruyants, ils lui donnaient mal à la tête. Il était simplement torturé et, pour oublier, il fallait boire et boire encore. Rapidement, il demanda un second, puis un troisième gobelet. Il ne préférait même pas regarder dans la direction d’Ariane, que pouvait-elle penser devant une telle scène ? Râhi n’était pourtant pas alcoolique et ne buvait pour ainsi dire qu’exceptionnellement. Il leva pourtant la tête, finalement. « Quoi ? ». Trois boissons avaient suffi.
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Message Re: [mai 550]Au coin d'une taverne [PV Râhi]   Jeu 24 Mar - 0:08
Elle était énervée, et pas qu'un peu. Comme à son habitude, Ariane se cachait derrière un masque joyeux et presque bon. L'une des multiples facettes empruntés au cours de son emprisonnement. Et pourtant la frustration la gagnait. Pour qui la prenait-elle?

"Je n'ai pas l'habitude de boire, mais le truc le plus fort, j'en aurai bien besoin pour le reste de la soirée."

C'était ainsi que ses yeux furetaient tantôt du visage de ce Saint qui l'avait énervé bien fugacement -une énigme n'était jamais drôle après tout-, tantôt du barman qui se rapprochait avec ladite spécialité du moment et l'alcool fort. Ariane ne savait pour l'instant que dire, si ce n'est qu'il lui faudrait s'armer de toute sa patience à cet instant pour ne pas dériver sur un sentiment plus rancunier. Assise sur une chaise en face de la Vierge, la mignonne petite brune se prit pourtant dans l'optique de chercher tout le confort possible.

S'il vous plait, laissez-moi un peu de place...

Ariane n'avait pas attendu pour prendre un peu plus de place en s'étalant un peu plus sur tout l'espace qu'on ne lui offrait pas. Un regard désapprobateur d'un Saint d'argent à côté d'elle lui fut adressé, avant que celui-ci ne s'éloigne un peu plus loin. L'alcool lui montait légèrement au crâne sans que le Tribut ne se considère pleinement comme inconsciente de ses faits et gestes. Le tout était simplement plus exacerbé et vaguement plus sincère. Ses joues en rougissaient, mais bien loin était la dose suffisante pour la mettre complètement à terre. De toute évidence, elle n'était pas bien résistante mais suffisamment pour endurer ce petit verre dont le contenu n'était encore entièrement consommé. Du moins selon elle. De son côté, Râhi semblait s'enfiler les verres comme des petits pains gobés par quelques gens affamés. Alors que la Lyumnade l'observait d'un regard matois,

"Moi je te propose un concours, tu ne m'as pas l'air...Disons complètement sobre. Ce qui me rassure, c'est rare que je vois ici des gens aussi peu doués que moi."

Cet honnêteté en aurait fait sourire plus d'un, pourtant un air plus réfléchi avait bien vite siégé sur les traits de la jeune femme. Cette qualité retrouvée avait été bien fugace. Elle prit son verre, en prit une gorgée, puis une seconde, puis le ramena sur la table en bois de la taverne. Soudainement, ses sourcils se froncèrent puis revenaient à la normale alors qu'elle avalait ce qu'elle avait en bouche. Une question lui trottait en tête, bien qu'elle lui paraissait un peu floue. Tout en s'exprimant, des gestes effectués par ses mains illustraient ses propos

"Pourquoi tu tiens tant à me suivre? C'est vrai, je doute que trainer avec quelqu'un comme moi, ou disons plutôt un Tribut pour faire simple, te montre une réelle satisfaction à l'instant. Sauf si tu as des plans en tête ou des choses à oublier évidemment, mais de ça...Je n'en connais pas la réponse."


Râhi avait relevé la tête, Ariane le savait. Encore une question à son encontre, mais le mystère demeurait tout de même. Certes, il lui avait dit qu'il jouerait le chevalier servant le long de leur journée, mais qu'en était-il de ses véritables intentions? L'énigme demeurait. Encore. Toujours. Tant qu'elle ne s'amuserait pas à fouiller dans ses pensées tout du moins.

Mais tu sais que ce jour arrivera. Ca termine toujours par te déranger, au bout d'un moment.

Eva était à ses côtés. Claquante, taquine, décisive. Vague hallucination qui n'en était pas véritablement une. Sa sœur l'aidait à ne pas se perdre dans la nuance, en quelque sorte. Dubitative, Ariane tenta néanmoins d'ignorer ce souvenir macabre. Utile parfois, elle n'était guère la bienvenue actuellement. Tant et si bien qu'Ariane reprit conscience de ce qui l'entourait, en particulier de ce Saint. Celui-ci avait pu voir cette absence qui la caractérisait tant depuis ces quelques mois derniers. Et ce, même si le Gold Saint agissait étrangement. Comme pour se protéger, le Tribut avait agi un peu plus différemment que d'habitude en feignant l'indifférence et l'ignorance.

"Mais tu sais bien que je ne résiste pas à ce regard voyons." Elle prit un moment à considérer le visage de Râhi. En vérité, ce dit regard semblait littéralement hagard à l'heure actuelle. Rien de bien charmant, si ce n'est le naturel qui l'entourait. Elle se prit à rire légèrement avant de lever le verre. "A notre concours et à ce début de soirée mon beau."

Il y avait à l'heure qu'il était un sacré remue-ménage dans la taverne, mais Râhi avait son attention avant qu'elle ne sombre trop. A peine ce verre fut vidé qu'un autre arrivait.



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Message Re: [mai 550]Au coin d'une taverne [PV Râhi]   Jeu 24 Mar - 14:43

Il avait enfin levé son nez des verres d’alcool. Lui qui ne souhaitait pas terminer sous la table, c’était d’ores et déjà peine perdue. D’un geste de la main, il commanda un autre verre tandis qu’Ariane lui proposait un concours. Enfin, c’est ce qu’il avait compris car, les boissons faisant déjà leurs effets, il n’était plus très sûr de ce qu’il entendait et les bruits environnants n’y arrangeaient rien. Le nouveau breuvage arriva pour le plus grand plaisir du garçon. L’alcool, il n’y touchait que très rarement… Une seule fois, d’aussi loin qu’il se souvienne, alors il n’avait pas l’habitude des effets. « Hein ? Ben, j’bois pas souvent tu vois… Pas l’occasion. Mais tu m’ parlais d’un concours là non ? De quoi ? Puis c’est quoi le gage ? ». Étrangement, l’alcool rendait Râhi plus bavard qu’à son habitude. Peut-être plus niais aussi, mais avec une personne aussi changeante que lui, il restait impossible de prévoir si cette attitude serait la seule qu’il aurait.

Il but alors l’intégralité du contenant puis commença à tortiller ses doigts autour du récipient comme s’il cherchait quelque chose. Peut-être à le remplir, lui-même l’ignorait. Son visage s’était légèrement coloré de rouge. Plus de doute, Râhi ne tenait pas l’alcool mais il avait la descente facile. Lorsqu’il entendit la question de la jeune femme, il releva la tête à nouveau, continuant de jouer avec le verre. « mhaa, j’ai entendu la rumeur au Sanctuaire sur un Tribut un peu… virulent ? ». Il ne se souvenait plus du mot. « Alors comme j’y croyais pas, ben on m’a dit d’aller voir et voilà ». Il commença à jouer avec le verre. La seule chose certaine, c’était que le blond était déjà bien arrosé. Pourtant, il avait quand même réussit à éviter le sujet principal, les raisons que lui-même ignorait. C’est vrai qu’en y repensant, il n’avait aucune raison particulière de l’accompagner, aucune raison avouable. Une nouvelle fois, son regard s’était assombrit l’espace d’un instant, lorsqu’il se rappela du Sanctuaire. Alors il avait dévié le sujet en essayant de noyer le poisson, levant le verre à son tour, sans vraiment en comprendre la raison. Puis il recommanda un autre verre, c’était le combien déjà ? Il ne s’en souvenait plus, cela importait peu. Il se changeait les idées. « En fait c’est pas dégueulasse ce truc-là » Dit-il en buvant à nouveau quelques gorgées. « Tiens goûtes » Il lui tendit le verre, l’obligeant presque à le prendre.

Il demanda alors à en avoir une plus grosse portion, qui arriva aussitôt. Ce bruit lui donnait mal à la tête, sa tanguait, comme sur ce fichu bateau. Il devait boire, boire pour oublier avant que son esprit ne sombre encore plus. « Alors ce concours ? On le fait ? Puis sinon, t’as pas eu trop d’soucis avec les autres Saints ? Les gardes ici sont toujours aussi chiants ? » Il passait du coq à l’âne sans s’en soucier, et son humeur changeait constamment. Les effets de l’alcool étaient tels que les images se superposaient peu à peu dans son esprit.
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Message Re: [mai 550]Au coin d'une taverne [PV Râhi]   Dim 27 Mar - 0:18
Sa mine s'était pourtant assombrie aussitôt qu'il aborda les rumeurs. Rumeurs qui se révélaient être en partie vraies, en partie fausses. Mais avait-elle réellement eu le choix? Pas vraiment. Quelque part, au fond d'elle-même, Ariane se demandait s'il savait. Son cœur avait manqué un battement à l'instant...Avant de se rappeler que la plupart des gardes s'en tenait à ce sourire bien énigmatique qui leur avait fait peur. Son savoir devait se résumer à cela, n'est-ce pas? De cette tête qui eut fait une crise cardiaque à un rire bien soudain, la jeune femme avait dû paraître louche. Et puis, il n'avait rien crû de cela et elle doutait bien qu'il y crût finalement alors qu'il s'était exprimé là-dessus. "Ouais...Enfin, d'une histoire on en fait ce qu'on veut si tu veux mon avis."

Un peu plus braquée sur elle-même quoique tout de même légèrement inconsciente de ses faits et gestes, le Tribut des Marinas faisait une moue forcée. Elle jouait une comédie très mauvaise.

Cela se voyait. L'atlante bataillait pour ne pas trop subir les effets néfastes de l'alcool. Car si Râhi n'était pas un grand habitué, elle non plus. Posant plus volontairement ses lèvres pour ne pas perdre ses dents lorsque le verre lui fut sèchement tendu par ce Saint, l'atlante ne tenta même pas de le refuser. Après tout, Ariane tenait un minimum à son visage. Elle réfléchissait à ce qu'il venait de lui dire alors que le goût âpre de l'alcool s'effaçait à mesure des gorgées. Le blond n'était jamais venu ici. Ou peu de fois. Il fallait dire que les bruits environnants devaient gêner bien de chastes oreilles. D'un autre côté, Râhi devrait faire attention à ce qu'Ariane ne vide pas entièrement le contenu de sa choppe.

Ariane sourit à la mention de gage. Et puis du concours également. Sa pensée avait besoin d'être développée. Se tortillant sur sa chaise afin de se remettre un peu plus droite, elle commença à expliquer le fond de sa pensée.

"Eh bien...Mon concours sera le suivant: Il y a pas mal de Saints ici. Enfin surtout des Silvers. Et ma foi ça manque d'ambiance. Alors pour combler ça, je te propose un défi... Quand on savait à quel point Ariane était de nature joueuse, il y avait dans ce sourire adressé rien de bien étonnant. Le gage sera celui que vous voudrez si je perds, quant au votre..." Un sourire malicieux s'inscrivit sur le visage de la jolie brune. "Vous verrez, ça ne serait pas aussi drôle après tout."

Une plus grande quantité de cette liqueur arriva alors d'un côté, puis d'un autre. Sa main était bien vite passée sur le premier verre tout en le levant en direction de la choppe. D'un léger geste vers le haut afin de trinquer fictivement, ses lèvres se portèrent sur le rebord et avala goulument, presque inhabituellement le liquide. Elle n'espérait pas rattraper la Vierge qui avait déjà entassé un bon nombre de verre, mais au moins suivre quelqu'un pour une fois dans cette très légère débauche. Peut-être qu'elle oublierait les événements passés et là où elle était? Ariane commençait à sourire bêtement toute seule...Bien sûr que non, elle n'oublierait pas qu'elle était au Sanctuaire. C'eut été trop beau et le cadet de ses soucis à l'heure actuelle, vu que Rodorio lui faisait déjà acte de pénitence désiré.

"Des soucis? Ô que si j'en ai eu..." Ses orbes roulèrent légèrement avant d'aller se planter dans chaque recoin de la salle. Quoiqu'elle n'eut pas deviné l'identité de cet homme, un pressentiment d'avoir jeté son faux dévolu sur un Saint demeurait. Pétillant de malice, elle désigna du doigt l'horrible aggresseur de ces dires. "De ce Saint-ci, même! Et celui-ci aussi. Mais ça manque de jugeote donc je leur pardonne cette faute."

Ledit Saint cessa alors de vider le contenu de son verre pour regarder en leur direction, interpellé par une voix toute aussi féminine que légèrement criarde sous l'effet de l'alcool. Si le premier l'eut bien entendu mais n'avait pas bronché, le deuxième n'avait pas apprécié une accusation libre. Tant et si bien qu'il lançait désormais un regard noir à la jeune femme, hésitant à lui faire avouer ses quatre volontés.

Les jeux étaient presque faits.




Dernière édition par Ariane le Dim 27 Mar - 13:54, édité 1 fois
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Message Re: [mai 550]Au coin d'une taverne [PV Râhi]   Dim 27 Mar - 13:36

Râhi ne prêta guère attention aux premières paroles de la jeune femme, quand bien même son regard s’assombrit quelques instants. Les histoires, les racontars, le blond connaissait particulièrement bien ce genre de choses et ce qui en découlaient. C’était des points qu’il ne voulait pas aborder, alors il trouvait plus facile de prétexter une alcoolisation forte pour ne pas renchérir sur le sujet. De toute manière, tout cela ne le concernait pas. La vierge se fichait éperdument des déboires d’Ariane, ou d’un autre d’ailleurs. Il tentait déjà d’échapper à ses ténèbres, et c’était bien suffisant. Silencieusement, il continuait de boire, enchaînant les commandes comme on enchaînerait des verres d’eau. La seule chose qui piquait sa curiosité, c’était le défi. Enfin, au fond de lui, Râhi s’en fichait pas mal, mais il espérait ne plus être capable de penser, de réfléchir après cela.

« Manquer d’ambiance ». Pour Râhi, les lieux étaient déjà suffisamment bruyants comme cela mais il garda le silence, les yeux rivés sur sa boisson. Lorsqu’il buvait, le garçon semblait devenir d’humeur changeante. Tout et n’importe quoi passait dans sa tête, le pire, comme le moins pire et cela provoquait des changements d’attitude brutaux. Lui qui espérait se détendre en buvant, au final, tout ne faisait que se ressasser encore et encore. Un cercle infernal dont il ne semblait pas pouvoir sortir. Jamais. Peut-être était-ce là une punition, ou simplement n’avait-il simplement aucune chance. De toute façon, le blond ne se posait plus la question. Enfin, parfois, lorsqu’il était seul et que les ombres reprenaient vaguement le dessus, lorsqu’il enlevait ce masque, cette couche protectrice qu’il s’était créé. Mais il savait que rien ne changerait.

Une grande quantité d’alcool arriva alors des deux côtés de la table. De quoi le mettre sous la table avant la fin de la soirée. Regardant la brune se servir, il fit de même en silence, ne laissant qu’un petit sourire s’échapper. La nature de ce geste resterait cependant un mystère pour tout le monde, qui sait ce qu’il se passait dans la tête du Gold Saint à ce moment très précis.

En silence, il se retourna vers le Saint que venait de désigner Ariane, l’air légèrement dégouté. En soit, elle n’avait pas tort sur le comportement des guerriers d’Athéna, de certains. Il l’avait plus ou moins vécu lorsqu’il était plus jeune, lorsqu’il était arrivé ici. On parlait d’honneur lorsque l’on parlait des Saint d’Athéna mais pourtant, une grande partie n’en était pas concerné selon l’homme. Ledit Saint lançait alors des regards noirs dans leur direction et semblait hésiter. Un regard plein de mépris, puis Râhi se retourna vers la jeune femme, bien alcoolisé. « De toute manière, faut pas trop leur en demander tu sais. Ces bestioles-là ne savent que l'ouvrir par derrière. Devant, y’a plus personne. Et ça se dit Saint… » Dit-il dans un petit ricanement bien alcoolisé, malgré son air sombre. Clairement, le blond cherchait les embrouilles volontairement ou non. L’alcool faisait son effet et les verres qu’il continuait à s’enfiler n’aidaient en rien. Il ne les aimait pas, ces Saints. A se croire supérieur aux autres en tout point, c’en était vraiment agaçant. Pourtant, il aurait sans doute été comme eux s’il n’avait pas eu son vécu, mais ce n’est pas le cas.

Son regard se posa à nouveau sur le Saint. Il n’avait pas lâché son verre qu’il venait de remplir. La réaction de l’homme le ferait presque rire. L’être humain était réellement d’une stupidité déconcertante. Alors il attendait de voir ce qui allait se passer. Une attente qui ne dura pas longtemps puisque il se leva brutalement, prenant la direction du duo en criant comme un putois. Des mots que Râhi n’écoutait pas. Il était décidément facile de déstabilisé un homme en s’attaquant à sa fierté. La fierté… C’était un problème récurrent chez les Saints.
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Message Re: [mai 550]Au coin d'une taverne [PV Râhi]   Mar 29 Mar - 22:19
Plus le temps passait, plus Ariane sentait que les choses semblaient dévier un peu plus à chaque fois. Si quelques heures auparavant, elle avait encore une partie de sa tête, c'était désormais légèrement différent. De son côté, Râhi n'était pas mieux. La Vierge n'avait pas perdu son aura sombre, mais il était...Etrange. Le regard un peu fixe, il lui semblait difficile de rester encore totalement consciente de ses faits et gestes. Et elle reprenait un verre. Et puis un deuxième. Un petit troisième pour continuer dans sa lancée.

Déjà, Ariane avait du mal à se concentrer. Les paroles prononcées par le Saint devenait un peu plus ardu à comprendre désormais. Groggy, elle comprit néanmoins que son petit jeu avait fonctionné. Comme elle était heureuse de voir quelqu'un qui appréciait peut-être tout autant qu'elle chercher quelques noises par simple envie. Cela lui donnait l'impression de les remettre en place eux, qui ne faisaient qu'exhiber leur force. Pour peu, elle s'était retenue de sauter au cou de la Vierge. Au dessus d'une table, ça n'aurait pas été judicieux. Le type était désormais debout.

"Mais regardez qui parle? Sale petit péteux..."

Il s'apprêtait à rétorquer lorsqu'Ariane décida d'en rajouter une couche.

"Mouais, t'as p'têtre raison...Mais j'ai appris à ne pas leur en vouloir, c'est dans leur nature profonde." Son regard s'était posé sur Râhi avant de retourner sur l'homme qui demeurait dans son ombre, les dents serrés. Ni une, ni deux, la générale des Lyumnades s'était levée, et en reprenant un centre de gravité afin de ne pas tomber, le Tribut tituba en direction de sa table. Ce dernier la regarda simplement venir dans sa direction, et lorsqu'il la questionna du regard, prêt à frapper à la moindre insulte, la femme s'était arrêtée en face de lui sans violence. D'un geste soudainement plus décisif, le verre qui venait d'être servi lui fut subtilisée par cette petite voleuse.

"Merci pour le verre."

Elle n'attendit pas trois secondes pour en boire son contenu, sans même remarquer que le Saint était cette fois-ci sur le point d'exploser. Purement et simplement. Qui étaient ces deux guignols qui le prenaient ainsi? S'il avait une petite idée sur l'identité de la petite brune, le blondinet était un inconnu. Un bref flottement avait suivi sa réflexion bien lente. Bref, car sa réaction vint briser ce coup de mou qui régnait dans la taverne.

"Reviens par ici petite pétasse!"


Et Ariane s'était mise à courir avec son verre, ou plutôt à tenter d'aligner quelques pas à un rythme "appréciable". Soit aussi rapidement qu'un chat estropié, et ce n'était pas peu dire au vue de cette attention particulière qu'elle détenait désormais dans toute la taverne. Dépassant la table, elle s'était placée derrière Râhi avant de se dire que la solution ne demeurait pas à rester là. Passant une main très rapide sur son épaule, probablement avait-elle pris tout son élan à ce contact. Sa course venait de commencer, mais verre à la main et poursuivie par une brute épaisse, elle n'irait pas très loin sans détruire la taverne. Elle l'avait déjà fait avec des os de poulets, donc riposter ne devenait guère un choix de qualité.

Heurtant de temps à autre quelques ivrognes, son pauvre verre avait fini par se vider sur la plupart des personnes qui croisaient son chemin. Et qui la heurtaient également au passage. Se faufilant entre les tables, l'atlante avait finit par recroiser la place du Gold Saint...Non sans créer quelques problèmes supplémentaires dans ce lieu de beuverie.

"Rââhiiiii!"

Finalement, rejoindre son concurrent du soir ne devenait pas une mauvaise idée. En particulier en compagnie de trois Saints à ses trousses, dans un lieu où quelques autres personnes lorgnaient déjà sur la place à prendre dans ce futur bordel. Quand une dispute éclatait, beaucoup suivaient. C'était comme une loi tacite dans ce domaine aussi charmant que de peu de manière.




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Message Re: [mai 550]Au coin d'une taverne [PV Râhi]   Dim 3 Avr - 14:59

L’alcool ne cessait de faire effet sur le crâne du Saint de la Vierge, commençant à déformer légèrement les informations que sa vue apportait à son cerveau, et les rendait également plus lentes. Ce n’était pas pour lui déplaire. Pour le moment, il était comme hors de la réalité et ne semblait que très peu réaliser les paroles prononcées par sa bouche. Il ne les aimait pas, il n’aimait personne d’ailleurs, et il en profitait des effets de l’alcool pour le faire savoir. Alors il continuait à boire, toujours plus. Arriverait bien un moment où le blond finirait par s’écrouler sur la table et serait donc dans l’obligation de se taire. Un nouveau contenant venait apparaître sur sa droite, contenant qu’il ne tarda pas à vider dans son verre, ce même verre qu’il porta directement à sa bouche. Vraiment, il ne se laissait pas de ce goût, ou plutôt de cette envie d’enivrer son esprit avec autre chose que ces pensées noires.

Râhi n’entendit même pas les remarques suivantes, ou plutôt, il avait fait comme s’il ne les avait pas entendues, se contentant de lancer un nouveau regard méprisant dans sa direction, alors de retourner à quelque chose de plus intéressant : l’alcool. Il leva néanmoins la tête rapidement, lui procurant un léger vertige, lorsque la jeune femme se leva. La tête appuyée sur sa main accoudée à la table, il la suivit du regard jusqu’à ce qu’elle subtilise le verre du Saint, provoquant une faible moquerie de la part de la Vierge.

Des mots furent échangés, ou plutôt crachés et Ariane s’était mise à courir dans sa direction. Aucune réaction. Il attendait de voir comment les choses allaient se passer, ou plutôt, il se fichait de toute cette mascarade et voulait simplement boire en paix. A vrai dire, il n’avait même pas relevé la main qui s’était posé sur son épaule. Pourtant, en temps normal, il l’aurait repoussé avec une vitesse déconcertante. Les effets de l’alcool. Tout en buvant, il la regardait courir dans tous les sens, percutant des hommes à répétition avant qu’elle ne revienne dans sa direction en criant son nom.

Le Saint s’était arrêté brusquement avant de reprendre la marche d’un pas mal assuré en direction du duo. Même si son visage était probablement inconnu des autres, son nom avait peut-être déjà été entendu quelque part. « Cette garce… » Commença-il à dire. Un regard noir se lança dans la direction de l’homme. Un regard d’un froid extrême, à en faire pâlir en mort. C’était le dérangement de trop. « Un problème ? » demanda-t-il d’un air détaché. L’autre Saint était toujours empreint de colère, cela se ressentait dans tout le lieu. « Cette garce... Tu l’as vu faire non ? Elle mérite une leçon, qu'elle comprenne où est sa place ». La phrase de trop. Le verre du blond se posa lourdement sur la table créant une certaine tension entre les deux hommes. Des murmures, beaucoup de murmures. Sans un mot, il se leva, dévisageant une nouvelle fois l’homme et le sourire aux lèvres, il dit :« T'es vraiment chiant toi... ». avant de laisser place à un nouveau regard menaçant « Ferme-là ».

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Message Re: [mai 550]Au coin d'une taverne [PV Râhi]   Lun 2 Mai - 16:25
Le Saint tenait mal l'alcool, elle peut-être autant. Un appel à l'aide avait simplement tenu à prononcer son nom, pourtant le jeune homme devait certainement avoir son lot de signification. Il y avait tout une évidence là-dessus, et pourtant bien peu de sens. Derrière Râhi, elle pressentait bien que son masque était porté en temps de circonstances. Mais il se levait pour protéger ce qu'il n'aurait probablement pas dû défendre et en soi, il y avait là un certain pas d'effectuer. Etrange homme, une énigme qu'Ariane commencerait à vouloir déchiffrer d'une façon ou d'une autre. Et alors qu'il se dressait contre "l'homme chiant", la jeune femme étouffa un léger rire alcoolisé.

Le Silver Saint quant à lui, ne semblait pas avoir apprécié le remarque de la Vierge, mais des murmures s'étaient échappés dans la taverne. Le fantôme et puis..."lui". Aussi l'ancien agresseur hésita et après quelques secondes de réflexion, ne chercha pas à aller plus loin. Il semblait avoir pris conscience de "quelque chose". Pris dans un élan de victoire, Ariane soupira un bref "Pleutre" avant de se rasseoir à côté. Pas de face à face, elle était de toute évidence légèrement fatiguée mais lui en tint quelques remerciements. A cet homme qu'elle ne comprenait pas pour le moment.

"Je...Merci. Même si visiblement, toi aussi tu as ta réputation on va dire."

Leurs réactions tenaient simplement à se différencier dans les expériences qu'ils avaient tout deux vécus et même avec quelques verres de trop, Ariane le pressentait. Râhi était quelque peu éteint. Les mots suivant auraient pu être pris comme un reproche si la voix d'Ariane n'avait pas résonné comme celle d'une enfant.

"Râhi...Pourquoi es-tu comme ça?"

"Comme ça." Son choix de mots était vague, sans doute avait-il été dur de placer un terme plus explicite quant à ce que la Tribut des Marinas voulait insinuer. Seulement, la brune voulait comprendre ses agissements non pas dans une attention à le réprimander -et dieu qu'elle en avait vu, des esprits tordus sans rien insinuer de plus-, mais bien plus comme une simple connaissance. La réflexion serait probablement trop dure vu le sujet, alors Ariane en avait tendu sa choppe. Ou plutôt ce qu'il en restait.

De ses yeux bleus, Ariane avait de l'espoir d'obtenir une maigre réponse.


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Message Re: [mai 550]Au coin d'une taverne [PV Râhi]   Mer 4 Mai - 21:29

Il attendait que l’homme prenne enfin la parole, cherchant peut-être un peu la confrontation, mais rien n’arriva. Rien d’autre que le silence. Râhi soupira, regardant le Saint qui avait préféré s’éloigner. A quoi s’attendait-il ? Comme il le pensait, ces types n’avaient rien dans le ventre, ils n’étaient bons qu’à parler et à boire comme des trous. Le blond semblait se délecter de ce qui se passait autour de lui, et pourtant. Des bruits, des murmures, des racontars, parfois même de la peur ou des propos médisants, c’était sensiblement ce qu’il entendait dans les alentours. Faire comme si de rien n’était, là était son rôle lorsqu’il portait sa protection. Une protection pourtant bien affaiblie en ce jour.

Sa mine sombre ne l’avait toujours pas quitté, jusqu’à ce qu’une remarque particulière revienne à ses oreilles. Un simple regard froid et empreint de mépris, c’était tout ce que ces saints auraient de lui. Il était en public et devait continuer à jouer ce rôle, quand bien même l’alcool ne lui facilitait pas la tâche. Ainsi, il lui faudra attendre son retour au temple, ce lieu emplit de silence où il se réfugiait.

Râhi posa finalement un regard faiblement interrogateur sur Ariane. Réputation ? Que savait-elle donc de sa réputation, de lui pour en parler ainsi ? Le blond était partagé entre énervement et incompréhension. Aussi, il décida de ne rien répondre, tournant la tête avant de se rasseoir. Puis une autre question arriva, une question plus dérangeante encore que la première remarque. Le Saint sentait sa patience se perdre peu à peu. Ne lui avait-il pas déjà dit de ne pas se mêler de ce qui ne la regardait pas ? Alors pourquoi jouait-elle à ce jeu-là ? C’était incompréhensible. Sa main posa brusquement le nouveau verre sur la table, la faisant trembler légèrement. Les yeux fermés, il soupira avant de les rouvrir sur le Tribut.

« Comme quoi ? Il me semble t’avoir dit de ne pas pousser ta curiosité trop loin, alors pourquoi ? Qu’est-ce que ça t’apporterais ? Rien. Alors arrête ça ». Il commençait à se braquer. Râhi pensait que certaines choses ne devrait jamais voir le jour, qu’il s’agisse de parole, d’objets… ou de gens. Qu’apprendrait-elle d’ailleurs ? Probablement rien d’intéressant, parce qu’il n’y avait strictement rien d’intéressant à son sujet.

Un silence s’était imposé de lui-même, un silence que le blond brisa d’une toux, sans doute un effet de l’alcool… « Ne cherche pas à savoir, tu n’y trouveras rien de bon. Je te l’ai déjà dit non ? ». Des simples mots, la Vierge ne savait plus quoi ajouter d’autre. Il n’y voyait plus très clair, mais était-ce seulement le cas avant ? Une blague, voilà ce à quoi tout cela ressemblait. Reposant son verre, il se leva précipitamment après avoir laissé quelques pièces sur la table. De l’air. Il avait simplement besoin de prendre un peu l’air.
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Message Re: [mai 550]Au coin d'une taverne [PV Râhi]   Jeu 5 Mai - 18:56
Râhi n'avait pas répondu, il lui avait simplement rappelé de ne pas se mêler de sa vie...Ce qu'elle comprenait bien mais pour une personne aussi silencieuse, il lui était difficile de comprendre à quoi s'en tenir. Rien ne l'aidait dans son comportement et finalement le jeune homme lui montrait bien que se côtoyer n'était pas possible. Les deux guerriers étaient trop différent dans leur approche. Il partait. Comme beaucoup d'autres. Mais ses pas qui l'avaient mené en dehors de la taverne, à l'air frais, n'amenait les Lyumnades qu'à réfléchir sur sa vie.

L'atlante l'avait suivi tant bien que mal afin de le stopper au passage.

"Râhi, je me fiche bien de ce que ça me rapporte...parce que ce n'est pas véritablement ce que je cherche à dire vrai...Sinon je ne serai pas là au Sanctuaire. Et puis, entre nous, c'est la curiosité qui t'a mené ici jusqu'à moi alors ça me semble légitime de te rendre la pareille."


La logique? Il y en avait peu pour la jeune Ariane, pourtant cette rencontre était étrange. Quand elle fuyait, c'était lui qui revenait à la charge, et lorsque c'était lui qui fuyait, alors c'était à son tour de le rattraper. Tout cela n'avait que bien trop peu de sens. Jusque-là, elle procédait avec douceur, un petit miracle en soi puisqu'Ariane n'était pas en tout temps la douceur incarnée. Néanmoins, la générale savait qu'elle n'avancerait pas à ne pas connaître ce jeune homme quelque peu caractériel...Mais elle-même commençait à sentir tout cela monter.

"Tu sais, j'essaie de faire un peu différemment les choses aujourd'hui. Pour le moment du moins. Et je le fais peut-être mal, ma volonté n'était pas de t'offenser mais simplement de...Eh bien..."

Les efforts étaient un bien maître mot pour cette rencontre avec cette générale, elle qui était habituellement peu encline à demander une permission pour s'immiscer dans les souvenirs d'autrui. Pour les connaître. Ni la noblesse, ni même la fierté n'étaient recherchées pour ce qui étaient à venir. Ces notions étaient bien trop vagues en cet instant et pourtant...Qu'avaient-elles recherché à rester aussi calme avec un Saint qui n'hésitait pas à la rabrouer de cette manière?

"Allons bon ma chère Ari', tu te donnes tant de mal pour absolument rien depuis trop longtemps, ça ne te ressemble pas..."

Elle sentait sa présence. Comme un fantôme, un vent frais qui caressait sa joue. Comme un élément qui lui incitait à prendre une décision qui n'était peut-être pas réellement la sienne...Ou peut-être bien que si? A quelques pas de Râhi, Ariane l'observait tout en écoutant les paroles de cette sœur dont elle avait extirpé les souvenirs à son dernier souffle.

"C'est un homme minable que tu as devant toi, faible face à son passé, une proie idéale et tu le sais...Oui tu le sais, depuis le début, et pourtant tu continues à feindre l'ignorance. Tu manques cruellement d'ego en agissant comme une enfant, Ariane."

La voix se faisait plus présente, plus moqueuse. La générale déviait son regard tantôt vers Râhi, tantôt sur la droite. Mal à l'aise, la brune l'était assurément et les dires de l'ancienne générale de la famille ne l'aidait absolument pas à retrouver un semblant de naturel.

"Qu'est-ce que tu attends? Vas-y. Croque dans cette pomme qui t'es offerte. Ne te trompes pas là-dessus, tu n'as pas besoin d'attaches et il n'a pas besoin d'attaches non plus, puisque lui est toujours bloqué dans son passé et toi...Tu es Lyumnades. Qui sait? Tu pourrais même le briser en cet instant. C'est toujours ce que tu as fait."

Ces mots lui avaient fait un choc, comme un mauvais réveil face à une vérité abscon. Avec surprise, une gifle avait dérapé en un son résonnant. Accrocheur. Sa main avait claqué presque fortement malgré le manque de force évident de la guerrière de Poséidon. Et celle-ci continuait de fixer le jeune homme dans les yeux d'un regard lourd de signification, entre une peur et une colère qu'elle ne destinait pourtant qu'à elle-même. Peut-être parce que dans le fond, elle savait? Difficile néanmoins de savoir si elle était toujours maîtresse de ses gestes... Tournant les talons, la tribut avait décidé de se contenir néanmoins. Et peut-être même de laisser tomber. Cet homme n'avait aucune raison de l'accompagner ou quoique ce soit. Son dernier regard s'était néanmoins montré bien plus sombre, bien plus froid et d'un cosmos devenu presque étouffant, plus rien n'avait à voir avec la retenue dont faisait preuve Ariane auparavant. Une aura de mystère, quelque chose de presque effrayant, de terriblement gênant. Néanmoins effrayée elle-même.

Actuellement, Ariane ne savait pas que faire. Partir en signe de dernier respect ou rester pour éclaircir certains malentendus en étant pourtant un potentiel volcan?


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Message Re: [mai 550]Au coin d'une taverne [PV Râhi]   Jeu 5 Mai - 23:06

Râhi était sorti rapidement de la taverne, afin de prendre l’air, de se remettre les idées en place. Un moment de solitude qu’il espérait mais qui n’arriva pas. En effet, il entendait les pas de la jeune femme derrière lui. Ainsi, elle avait décidé de le suivre. Le blond s’arrêta alors, n’ayant plus réellement le choix. Pourtant, son regard restait posé sur le sol, refusant de faire face. Au fond, il le savait : il s’était énervé sans réelle raison, mais il était incapable de l’admettre. C’était tellement plus simple de se voiler la face. Elle était trop curieuse à essayer de découvrir ce qui ne la regardait pas, et cela l’avait mis en colère, tout simplement. Puis il y avait eu l’alcool aussi, cette fichue boisson qui lui montait à la tête, et cet homme avec ses grands airs… Non, il était préférable de penser que le problème était ailleurs.

La curiosité… Une excuse qu’il avait inventée afin de passer le temps, tout simplement. Et pourtant, la jeune femme semblait croire à la véracité de ces paroles.

Le Saint attendait la suite, une suite qui ne vint pas. Simplement quoi ? Qu’attendait-elle de lui au final ? Si elle ne le disait pas clairement, comment pouvait-il le deviner ? Râhi n’était déjà pas très malin, un jeune homme sans éducation, il n’avait pas eu cette chance d’avoir ce que l’on appelait famille, ce groupe qui inculquait des valeurs à leur progéniture. Se débrouiller par lui-même, vivre la peur au ventre, il était déchiré entre un désir de ne plus être seul et la peur d’être à nouveau délaissé, trahi. S’il y avait bien une chose qu’il avait retenu dans ce bas monde, c’est qu’il était impossible d’accorder sa confiance à qui que ce soit. Montrer une illusion de bonheur pour mieux l’arracher ensuite, voilà ce que c’était.

Le silence demeurait toujours, si bien que le jeune homme commença à se demander ce qu’il pouvait bien se passer. Son énervement se calmait peu à peu, mais il sentait que cela pourrait repartir à tout moment. Qu’attendait-elle ? Qu’essayait-elle de faire ? Râhi ne voulait pas de contact et pourtant, il ne pouvait nier l’avoir approchée et ce, même par ce mensonge. Lui-même ignorait pourquoi dans le fond. Passer le temps, ou autre chose… Qui sait. Il était inutile pour lui d’y penser car, bien qu’il le regrettait par moment, c’était du passé. Il savait également qu’il en avait bien trop dit durant l’entrainement, une autre erreur de sa part. Incapable de se contrôler. Le blond se retourna finalement en direction d’Ariane bien qu’il ne la fixa pas, remarquant ainsi le regard qu’elle lui portait par moment. Puis il y eut cette claque… Elle n’avait pas fait particulièrement mal, du moins pas physiquement mais à ce moment-là, il ne préférait probablement pas savoir qu’elle tête il tirait. Sans doute était-il comme pétrifié. Ce geste… et ce regard, il le connaissait bien, lui et sa signification. Il avait pourtant souhaité ne plus jamais le voir, pas en sa direction… Mais il était toujours là, à lui ramener en pleine face ce qu’il était, le ramenant à ses craintes toujours plus grandes.

L’ambiance avait changée et ça, même un imbécile comme Râhi pouvait le comprendre. Quelque chose de froid, de sombre… En un sens, il avait l’impression de presque se retrouver face à lui-même. Elle avait tourné les talons, prête à partir. Peut-être était-ce mieux comme cela d’ailleurs. Sans doute. Mais le blond n’était pas forcément des plus logiques non plus… Et, quand bien même il allait certainement le regretter, il ne pouvait pas la laisser partir de cette manière. La jeune femme n’avait pas encore dit le fond de sa pensée.

« Qu’est-ce que tu cherches dans ce cas ? Simplement quoi ? » Il soupira, ébouriffant légèrement ses cheveux, cherchant à cacher ce qu’il ressentait. « Si tu ne l’explique pas clairement, je ne pourrais pas comprendre… » Dit-il plus bas, comme dans un murmure. Le ton avait légèrement changé, il n’était plus aussi énervé que tout à l’heure mais il avait toujours la tête tournée vers le bas afin d’éviter d’avoir à lui faire face. Il essayait simplement de savoir quel était le but de tout ceci. Après un silence, le Saint soupira de nouveau faiblement. Probablement allait-il regretter ces prochaines paroles, mais il était trop tard pour reculer. « Pourquoi veux-tu savoir ? ». Il prit une grande inspiration « Tu peux poser tes questions, mais je n'y répondrais peut-être... non, probablement pas ... ». Parce qu'il avait peur, parce qu' il ne voulait pas se souvenir, parce qu'il estimait que cela n'avait aucune importance... Parce qu'il pensait n'être rien.
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Message Re: [mai 550]Au coin d'une taverne [PV Râhi]   Sam 7 Mai - 1:06
Râhi l'avait retenu et Ariane ne savait pourquoi. Pour elle, les précédents faits devenaient clairs, mais là encore, Eva avait probablement dû y mettre son grain de sel. Son souvenir au moins. Cette gifle ne l'avait-il pas énervé ? Son dernier regard, alors qu'Ariane se rendait compte de la maigre rancœur qu'elle lui portait au travers de cette sœur lui susurrant des mots toujours violents, oui ce regard n'avait-il pas influencé sa colère à grandir davantage ?

De nouveau, le langage lui était revenu. Cette réaction l'énervait comme elle la blessait. De nouveau, elle hésitait à faire face à Râhi, peut-être même à l'insulter. Pourquoi d'ailleurs ? Il n'y avait pas de raisons, mais la voir 'elle' lui faisait mal, cette vision la faisait revivre ses propres peurs alors que la générale aurait dû être celle qui inflige les rêves et les cauchemars. Pourtant, elle en était ici le victime. L'alcool lui aussi y était fortement responsable très certainement. "« Faible. Si faible... »

Si le Saint de la Vierge était faible, alors elle l'était tout autant. Pour le moment en tout cas, car chacun des deux guerriers avaient à se relever de leur condition, et ils le faisaient déjà différemment. Très différemment.

« Qu'est que tu recherches alors ? Simplement quoi ? »

Oui, que recherchait-elle d'ailleurs ? Peut-être un peu d'amusement, et un soupçon presque amical. Ariane s'était retournée, se rapprochait même dangereusement de lui. Ses lèvres s'étaient ouvertes de façon à murmurer les mots avec une douceur pourtant implacable.

« Je pense que tu le sais toi-même...Mais nous n'en avons pas envie car nous avons peur. En tous les cas, je ne sais plus si je dois te remercier ou bien m'offenser.»


Impossible de remettre le mot sur ce qu'elle souhaitait dire auparavant, dans cette rancune, dans ce face-à-face pour lequel l'atmosphère n'était plus que tendue au mieux, lourde au pire. Il y avait pourtant en sa présence un soupçon d'innocence, peut-être même de naïveté, comme une remarque honnête. L'autre question fut bien moins commune, bien plus personnelle. Pourquoi désirait-elle savoir ? Ses deux mains s'étaient jointes, prêtes à se réchauffer d'une brise plus froide de cette nuit tombée.

« Parce que j'ai besoin de savoir, autrement que mes méthodes...Mais je ne veux pas te forcer la main. Si tu ne le désires pas, ne le fais pas. Seulement...Je ne m'intéresse pas à tout le monde et je pense pourtant que tu as de quoi partager et éviter de montrer tout ces faux-semblants qui me perturbent. »
Elle marqua une hésitation. Certes, elle lui faisait un reproche plutôt ouvert, mais il avait le mérite d'être parfaitement honnête. Eva pouvait bien s'effacer désormais et Ariane, elle, continuait pourtant à parler, en changeant de registre toutefois. Une hésitation, puis elle s'était lancée. « Pour commencer, merci de ne pas me voir en monstre. Ca change de mes habitudes »

Oui, l'habitude avait toujours été là pour la gallo-romaine, de connaître les dangers potentiels. Un moyen de suivre le fil des pensées, une compétence qu'elle se targuait bien de vanter dans ses plus beaux combats. Ainsi, de ses yeux qui brillaient dans la pénombre, les Lyumnades étaient gourmandes en informations mais ne cherchaient pas particulièrement le sens à ce désir. C'était un simple besoin, et en même temps une envie subite de faire autrement sa collecte face à quelques rares personnes. Étrangement, la prestance du Tribut en cet instant parlait bien plus que ses paroles. Quelques pas en avant...et elle se tenait de nouveau en face de Râhi. Après un temps de réflexion, elle réfléchissait de nouveau aux questions qu'elle pourrait lui poser. Après tout c'était une proposition...Qu'il n'accorderait peut-être pas. Une mimique réfléchie s'était installée sur son visage plus poupin.

« Si ça ne te dérange pas soit...Eh bien, que je réfléchisse à mes questions..."


Une main vinrent presque toucher les cheveux de la Vierge. Dans tous les cas, elle les désignait parfaitement. Puis les dites questions vinrent à l'assaut.

"D'où vient ce contraste? Le blond et la peau mât, ce n'est pas tous les jours qu'on peut voir cet exotisme. Enfin, pour ma part. Et hum...Au-delà de leur manière d'être et de leur côté prétentieux, ta haine envers les Saints...A-t-elle un autre sens dans le fond?»

Sa façon d'agir était peut-être légèrement maladroite, plus que d'usuel. Pour l'heure elle essayait de rester banale somme toute dans ce qu'elle demandait. Pourtant, l'analyse avait été effectuée, quelque part et Râhi ne devait pas être aveugle pour le voir. Après tout, Ariane elle-même ne cherchait pas non plus à se cacher pour l'heure.

Oui, cette façon d'agir était en quelque sorte loufoque en un sens, plus encore lorsque les plus curieux des habitants de Rodorio, fort habitués aux quelques ragots qu'ils s'échangeaient à foison, percevaient avec clarté la Tribut des Marinas avec l'un des Saints d'Athéna.




Dernière édition par Ariane le Mar 10 Mai - 20:02, édité 1 fois
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Message Re: [mai 550]Au coin d'une taverne [PV Râhi]   Sam 7 Mai - 12:19

Râhi lui-même ignorait pourquoi il n’avait pas laissé la jeune femme partir, tout simplement. Lui-même était incapable de comprendre la signification ni la logique dans ses gestes, parce qu’il n’y avait aucune logique. Le blond était complètement imprévisible et nul ne pouvait prévoir ses réactions, pas plus qu’il n’en était capable.

La tension était toujours présente autour d’eux, si bien que l’on pouvait ressentir une certaine forme de violence dans l’air, mais Râhi attendait de savoir ce que le Tribut répondrait à ses mots. Lui, il voulait simplement comprendre cet intérêt pour sa personne. Personne n’avait jamais manifesté quelque chose de ce genre envers lui, jamais, alors tout ça sonnait faux à ses oreilles. Juste une envie de se moquer, de blesser c’était les mots qui lui passaient par la tête. Cependant, pour blesser il fallait d’abord accorder sa confiance, et c’était quelque chose dont le Saint était incapable.

Il ne comprenait pas le sens de ses paroles. Non, il ne savait pas, c’était justement pour cette raison qu’il avait posé cette question. Tout ce qu’il imaginait, c’était des raisons toutes plus mauvaises les unes que les autres et, au fond, il espérait que cette explication ne soit pas la bonne. Elle parlait alors, beaucoup même, peut-être un peu trop d’ailleurs, mais bon. « Faux semblant ? » murmura-t-il pour lui-même. Qu’appelait-elle faux semblants ? Avait-elle deviné ce qu’était le véritable Râhi ? Impossible… Même lui l’ignorait, alors une étrangère ne pouvait pas savoir.

Ariane s’était finalement repositionnée en face du blond et réfléchissait aux questions qu’elle souhaitait poser tandis que lui se torturait l’esprit à se demander s’il n’aurait pas été préférable qu’il se taise. Une main s’approcha dangereusement de ses cheveux, un geste que le Saint hésita à esquiver. Finalement, il se contenta de fermer les yeux… Un moyen de ne plus voir ce bras qui arrivait près de sa tête. Ce qui avait été demandé n’était que banalité, ce qui le rassurait en un sens et pourtant… il n’avait pas la possibilité d’y répondre. Après avoir rouvert les yeux, il remarqua les villageois murmurer entre eux tout en les regardant. Se sentant irrité, il prit le bras d’Ariane et commença à marcher vers un coin plus tranquille. « Allons ailleurs ».

Finalement un peu plus loin, dans une ruelle miteuse, il la lâcha brutalement en réalisant son geste, bredouillant un semblant d'excuse. Il repensa alors aux questions de la jeune femme, hésitant quant à savoir s’il devait lui demander ce qu’elle entendait par faux-semblant, mais il ne voulait pas risquer une question à ce sujet. Il se ravisa dans un soupir. « Concernant cette histoire de monstre, je serais mal placé pour… » Un arrêt brutal. Ce n’était pas une bonne idée d’aborder ce sujet-là non plus, vraiment pas.

Un nouveau soupir, et cette main qui ébouriffait toujours ses cheveux. « Ça ? » dit-il en prenant une mèche entre ses doigts « Je ne sais pas d’où ça vient… On dit que les Généraux de Poséidon ont la main mise sur les Océans, à vrai dire je pensais que tu en saurais davantage sur ce sujet… mais ce n’est visiblement pas le cas » dit-il, une pointe de déception dans la voix. C’était à peine perceptible, mais peut-être suffisamment pour qu’elle le remarque. Il espérait que non. Une réponse à la fois vague et parlante. Il ne savait rien sur sa provenance, il ne savait rien de sa famille, tout ce qu’il connaissait, c’était ce geste qui avait probablement mis fin à toutes ses illusions d’enfant.

Il reprit « Pour ta seconde question, je n’ai pas… vraiment de haine envers les Saints » avant de prononcer quelques mots à voix basse, indiquant sa réflexion : « c’est un peu plus compliqué que ça je suppose ». Un moment de silence s’était imposé. Puis il demanda : « Je ne comprends toujours pas pourquoi tout ça t’intéresse mais bon... D’autres questions ? ». Certainement une mauvaise idée, mais au point où il en était… Dans tous les cas, il se réservait toujours ce droit de passer, d’oublier, de s’emmurer dans le silence.
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Message Re: [mai 550]Au coin d'une taverne [PV Râhi]   Sam 7 Mai - 15:06
Pendant qu'elle était occupée à observer la couleur de ses cheveux, ce blond qui tranchait avec son teint plus foncé, le Saint de la Vierge avait néanmoins décidé de se substituer des regards indiscrets. Sa main avait bien vite pris le bras de la générale afin de la mener dans un endroit plus sombre. Ô, Ariane aurait pu se moquer légèrement de cette maladresse, mais il lui fallait bien admettre que cette ruelle était plus discrète.

Le temps se prêtait toutefois aux discussions, ce qui n'était pas plus mal aux yeux de la jeune femme. Elle continuait à regarder le jeune homme s'expliquer sur ses doutes, ses questions, ses origines. Il ne les connaissait pas, tout simplement. La réponse en était plus qu'évidente dans le timbre qu'avait adopté l'homme au teint mât et aux cheveux blonds. Adoptant une mine désolée à l'idée de ne pouvoir l'aider, elle s'était contentée de lui répondre quelques brèves phrases.

"Oh, désolée. Je ne sais pas si je pourrais réellement t'aider là-dessus. Je suis la gardienne d'un Océan sans nulle vie humaine. L'Antarctique. L'inconnu des sept endroits sous la protection directe de Seigneur Poséidon. Pour cela...Je suppose que le gardien du Pacifique Nord et Sud, voire même celui de l'Océan Indien seront mieux placés pour en juger."


Ariane hésitait. Avait-elle touché un point sensible? Elle sentait l'appréhension monter en Râhi, comme un volcan qui pouvait entrer en irruption à tout moment. C'est bien, ils étaient deux dans ce cas-là. Un sourire lui fut adressé, sans jugement aucun. Oui, elle avait une dernière question à poser, la plus importante à ses yeux en tous les cas.

"Pourquoi es-tu en colère? C'est étrange, la première fois que je t'ai vu, tu me paraissais souriant, si ce n'est légèrement charmeur. Et là, tu n'es plus que l'ombre de cette joie que tu prenais. Je ne m'estime pas être la mieux avisée pour reconnaître le vrai du faux, mais je fais attention au masque porté par autrui. A leurs émotions. Faux semblants."


De ses yeux bleus, Ariane avait pu observer les réactions du jeune homme depuis le début. Ce genre de détails relevait d'une certaine importance qu'elle laissait filtrer dans les airs, sans en être particulièrement dérangée. En douceur, elle avait pris sa main dans un geste purement amicale, glissant au passage une feuille d'olivier dans sa main. Non, à mieux y regarder, il s'agissait d'un tressage effectué soigneusement avec les feuilles de l'arbre d'Athéna. Un symbole de la paix, ou de la concurrence avec Poséidon. Une chose aussi ironique pour elle qu'inévitable pour le Saint. Finalement, peut-être avait-elle les raisons de sa curiosité?

"Je pense que le sourire te va mieux. Les passifs sont tous plus nombreux les uns que les autres, mais aucun n'importe moins que celui d'un proche. C'est ce que je pense et puis...Quelque part, j'ai l'impression que nous nous ressemblons. Peut-être bien que tu m'intrigues, Râhi. Pour l'heure, j'aimerai simplement en connaître davantage sur toi. Te soutenir si tu en as besoin."

Pourquoi ne pouvait-elle pas simplement se moquer de lui, comme la plupart des autres? Son regard se portait désormais sur Râhi, avec une certaine appréhension toutefois. Un ami et être une personne de confiance, voilà ce qu'Ariane cherchait, pourtant sa vie l'avait amené à penser qu'elle ne subirait que le rejet. En raison de sa volonté et de son espérance qui l'avait conduit à l'obtention de la non moins terrible Ecaille des Lyumnades.



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Message Re: [mai 550]Au coin d'une taverne [PV Râhi]   Sam 7 Mai - 16:15


Du regret, de la crainte… C’était principalement ce qui devait régner dans l’esprit du jeune homme. L’agacement avait laissé place à quelque chose de pire, quelque chose qu’il ne dévoilait que lorsqu’il se retrouvait seul dans son temple la nuit. Il se demandait ce qui lui avait pris de répondre à ses questions, lui qui ne voulait rien montrer, lui qui voulait oublier, lui pour qui rien ne semblait avoir d’importance.

Il était vrai qu’au vu de son teint, ce n’était pas le gardien de l’Antarctique qui pourrait l’aider malheureusement. Mais en réalité, Râhi se demandait s’il souhaitait réellement savoir. Après tout, cela ne changerait probablement rien aux faits, à son vécu. C’était d’ailleurs pour cette raison qu’il n’avait pas insisté sur ce sujet-là, se contentant d’un simple hochement de tête. Un sourire lui fût alors adressé, un sourire auquel il ne répondit pas, posant les yeux où il pouvait pour ne pas avoir à faire face. Dérangé, c’était en quelque sorte le mot. Le blond était dérangé qu’elle puisse voir aussi facilement en lui tandis que tout cela passait inaperçu pour tous les autres, dérangé de constater que son masque, sa protection qu’il croyait si parfaite se trouvait être défectueuse en sa présence. En colère, probablement qu’il l’était aussi dans un sens, mais lui-même ignorait pourquoi. Il y avait certaines choses dont il n’avait pas encore conscience, et c’était peut-être mieux comme ça.

A l’entente du mot « masque », Râhi était devenu légèrement blême. En un sens, il semblait qu’elle avait compris. Compris qu’il se cachait, sans pour autant en avoir la certitude. Il se rappela alors l’entrainement quelques heures plus tôt, des capacités de la jeune femme. Peut-être avait-elle remarqué quelque chose à ce moment-là et, si tel était le cas, il était inutile de le nier, le Saint le savait parfaitement. Il n’écoutait plus, perdu dans sa réflexion sur ce qu’il devrait répondre, sur ce qu’il devrait garder sous silence quand il sentit une main prenant la sienne, ayant alors un léger mouvement de recul, entre surprise et crainte. Le blond n’aimait pas le contact, il n’était pas à l’aise avec ça. Il ne voulait pas de contact, voyant cela comme une trace de lien. Un lien qu’il ne voulait plus, un lien qui l’effrayait. Il ne la retira cependant pas, et finit par y trouver un tressage. Un regard coula rapidement vers elle, ne comprenant pas la signification de ce geste, avant de finalement la retirer. Pourtant, sa tête lui disait, lui hurlait de ne pas accepter, de ne pas se lier à quelqu’un.

« Un masque… » Dit-il à voix basse, presque inaudible, dans un sourire peiné presque empreint de douleur. « Il est parfois nécessaire de cacher certaines choses...Comme s’il fallait s’adapter à la situation, en quelque sorte ». Répondit finalement le garçon après un soupir. Le ton de sa voix indiquait clairement que quelque chose n’allait pas, mais il ne comptait pas en dire plus. Il n’avait aucun intérêt à mentir non plus. En quelque sorte, Ariane avait fissuré la carapace qu’il s’était construite durant ces dernières années.

Ressemblance. C’était ce qu’il avait pensé durant un court instant. Elle aussi semblait avoir un côté sombre mais il y avait quelque chose de différent. Il était incapable de dire quoi, mais il le sentait, tout simplement. « Il y a pourtant quelque chose de différent… ». Un nouveau murmure.

« Je n’ai… Pas besoin de soutien. N’est-ce pas qu’une illusion, cette notion de soutien ? Une façon de se rassurer ? Une faiblesse. » Ce n’était pas une remarque, Râhi ne faisait que se questionner lui-même afin de trouver un sens, une définition à ce mot auquel il ne pouvait rapprocher que celui de l’hypocrisie. Non, il n’avait pas besoin de soutien, il avait seulement besoin qu’on l’arrête.

Elle l’intriguait aussi, un peu. Elle et sa capacité à blesser cette protection qui était la sienne, à voir peut-être au-delà de ses mensonges. Peut-être qu’au fond, c’était ce qui l’avait attiré chez elle, ce qui l’avait décidé à l’aborder. Peut-être que, sans le savoir, il espérait qu’elle crée une ouverture dans la coquille. Une ouverture si minuscule que personne d'autre ne le remarquerait, qu'il parviendrait à oublier. Peut-être qu’au final, il était en colère parce qu’il ne l’avait pas remarqué plus tôt. Mais ça, nul ne connaissait la réponse, pas même Râhi.
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Message Re: [mai 550]Au coin d'une taverne [PV Râhi]   Sam 7 Mai - 22:37
Le blond se débattait presque contre ce contact, contre ses mouvements forcés que la brune trouvait à présent bien prévisible. Son geste n'avait pas fait mouche, et déjà celui qui portait pour l'heure un masque était effrayé par son présent. Cruelles mais sincères Lyumnades.

Un sourire frôla les lèvres roses de la jeune fille. Ou peut-être devait-on plutôt la qualifier de jeune femme. Les êtres en ce monde grandissaient bien plus qu'ils ne le devaient et Râhi confortait ce délicieux adage, celui que la jeune Syagrius avait entendu par le passé. A dire vrai, le gardien de la Cinquième Maison semblait se donner des allures d'homme adulte sous cette épaisse carapace qu'il portait. Pourtant, Ariane ne percevait en face d'elle qu'un enfant, en quelque sorte. Ou tout du moins une trace indélébile que son passé avait laissé sur sa façon d'agir en cet instant. L'opposition devait toutefois se manifester: s'il était évident que le Saint n'apprécie pas le contact, la Marinas, elle, fut tactile. Très tactile. Leur approche différait, mais la tension retombait néanmoins entre les deux guerriers de faction opposée.

Il était étonnant que le jeune homme ne puisse reconnaître l'un des symboles de la déesse aux yeux pers. Un symbole qui avait pollué l'esprit de la tribut elle-même, devenue presque accro à ces petits fruits verts et amers depuis son arrivée au Sanctuaire. Les explications à ce sujet pouvaient bien attendre, car enfin le jeune homme dévoilait son âme à cette femme originaire de Soissons.

"Nous portons tous un masque devant les autres, un masque plus ou moins bien ficelé en fonction de notre environnement, en cela tu n'es pas différent des autres. Vivre en société nécessite des jeux d'acteurs, comme dirait les grecs et les romains. Non, ce qui diffère, ce sont tes impressions et c'est bien pour cela que nous sommes différents. Nos chemins ne sont pas nécessairement définis par les erreurs ou les regrets de notre passé. Pourtant on les porte en sacrés fardeaux, ça c'est sûr. Si tu tentes de t'adapter...Je dirais que c'est un premier bon point, au moins tu n'es pas dans le déni. Néanmoins, je pense actuellement...Que tu te fais du mal avec ce masque."


Un masque. Quoi de plus normal finalement? Non, le jeune homme s'était créé un univers pervers pour lui-même, un univers où il ne vivait certainement pas dans le déni de son passé, mais plutôt dans le déni de son présent et l'inconscience de son futur qu'il pensait certainement tout tracé d'avance. En un sens il n'avait pas tord aux yeux de l'épicurienne Ariane, mais s'empêcher d'avancer n'avait rien de bien sain pour lui. Il étouffait ces craintes dans sa colère pour éviter d'y faire face, tout comme il détournait son regard de la soudaine douceur qu'elle lui adressait. Alors, la générale des Lyumnades avait ris en un son cristallin, mais non moqueur. Elle riait de cet ironie qu'il lui avait adressé en lui demandant si le soutien -ou plutôt faisait-il référence à "l'attachement"- était une faiblesse.

"Une faiblesse? Ô assurément mon cher Râhi, s'en est une. Surtout en face de moi. Pourtant je tends à penser que les personnes qui pourront me surpasser sont celles qui ont le plus de volonté. Sans personne, sans aucun espoir, elle ne saurait surpasser mes illusions car nous supportons tous le poids du passé. En cela, je serais presque une sirène de l'Odyssée, oui, toujours à quelques différences près puisqu'elles ne sont pas mon Totem. Je suppose que tu connais l'histoire d'Ulysse, n'est-ce pas?"


Ulysse, le guerrier rusé. Ennemi de Poséidon certes, tout comme il s'était rendu sourd afin de combattre les Sirènes Maléfiques à armes "égales". Toutefois, il avait eu vent de ses faiblesses et n'avait fait que trouver un moyen de les contourner plutôt que de rebrousser chemin, voire même d'y laisser la vie. L'énigme s'inscrivait sur les joues d'Ariane, tout comme l'on pouvait y déceler un soupçon de malice et de complicité. Ses yeux dérivèrent vers le tressage qu'elle lui avait donné; il était temps pour lui de savoir. Elle l'invita à continuer leurs conversations dans les ruelles de Rodorio.

"Tu es jeune Râhi, tu as encore la vie pour douter, mais voilà ce qui nous rend différent; je profite de la vie et je la croque à pleines dents dans mes meilleures moments."
Elle lui rendit un regard matois et amusé. "Mon tressage ne te plait pas? A titre personnel, si vos olives et oliviers égalaient bien votre déesse, je me serai probablement convertie en Saint."




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Message Re: [mai 550]Au coin d'une taverne [PV Râhi]   Dim 8 Mai - 11:21


La discussion avançait, et pourtant Râhi estimait en avoir bien assez dit. Plus encore, il ne voulait pas continuer sur cette voie qui n’apporterait, il le savait, rien de bon. Sans doute à cause de l’effet de l’alcool, le blond avait bien trop parlé ce soir. Il était resté vague, certes, mais il en avait déjà trop dit et, plus le temps passait, plus il regrettait d’avoir laissé des questions de poser. Cette fille avait ce don d’écorcher sa protection, et c’était probablement ce qu’il avait toujours cherché inconsciemment, mais cela le dérangeait. Non, Râhi ne voulait pas que l’on se mêle de sa vie, que l’on découvre son passé, que l’on s’intéresse à lui, qu’on lui donne une raison de s’accrocher. En ce sens, sa dette envers le sanctuaire était déjà bien suffisante. Il ne voulait rien, il n’attendait rien des gens et lorsque ceux-ci tentaient de s’approcher, il prenait peur et, couvert de son masque de mensonges, il s’en éloignait par la force des mots.

Un discours moralisateur. Une attitude qu’il haïssait, voilà ce qu’il voyait actuellement au travers des traits de la jeune femme. Elle se trompait sur toute la ligne concernant l’origine de ce masque, peut-être que la Vierge avait trop pensé à ce sujet. Elle ne semblait pas en être capable finalement et, sans doute était-ce mieux comme cela d’ailleurs. Il était vrai que tout cela le pesait par moment, dix années de mensonges ne pouvaient pas rester sans séquelles. Cependant, même si par moment il espérait que l’on le brise, il se ravisait rapidement. Personne ne devrait découvrir, jamais. Et, voyant la tournure de cette discussion, il n’était plus si sûr quant à laisser cette femme pénétrer dans son passé, dans sa vie. Il ne fallait pas, cela n’apporterait rien de bon. Cela n’apporte jamais rien de bon.

D’ailleurs, qui était-elle pour tenir un tel discours ? Pour affirmer que son masque était mauvais pour lui. Elle ne savait rien, rien d’autre que les maigres indices qu’il avait bien voulu lui donner et n’était clairement pas en position de parler. Il entendit ce rire, ne sachant comment l’interpréter. Un son qui n’avait eu pour finalité que de le renfermer un peu plus encore. Plus elle parlait, plus Râhi avait une envie de partir, de retourner dans son temple pour s’y enfermer.

Le blond hocha négativement la tête lorsqu’il entendit parler d’Ulysse. Non, il ne connaissait pas cette histoire, et plus encore, il s’en fichait. Il s’était bloqué à la discussion et ne voulait plus rien savoir. Pourtant, il commença à la suivre dans les ruelles de Rodorio, étrangement silencieux. Son regard s’était faiblement assombrit de nouveau tandis qu’il regardait le tressage dans sa main. « Pourquoi ce tressage ? ». Il s’était enfin tiré de son mutisme, arborant un ton neutre mais un soupçon froid.

Il s’arrêta quelques instants au milieu de la ruelle et soupira. Hésitant à la regarder dans les yeux, ou garder la tête légèrement baissé, le Saint avait finalement décidé de faire face… plus ou moins. « Tu devrais arrêter ce genre de discours moralisateurs… Tu ne sais rien, alors ne tire pas les conclusions qui t’arrangent... Nous sommes différents, Oui, mais pas pour les raisons dont tu parles. Tu te trompes ». Sans doute allait-il un peu loin, mais il ne voulait plus entendre parler de tout ça. Il s’était trompé et avait fait une erreur en répondant à ses questions. Tant pis. « Ton discours… n’aurait-il plutôt pas pour but de te rassurer sur toi-même ? De te rassurer sur ce que tu es, sur tes propres actes ? ». L’utiliser comme élément de comparaison pour se rassurer… C’était ce que Râhi voyait dans toute cette histoire. Le ton employé n’était pourtant d’aucune violence, il s’agissait simplement d’une question. Il n’y avait même pas à se sentir déçu, il n’attendait rien d’elle. Depuis ce jour, il avait appris à ne plus rien attendre de la part des autres et, quand bien même il avait commis la bêtise de penser qu’ils se ressemblaient, ce n’était pas le cas, et il n’attendrait rien d’elle. Et pourtant...Quel était ce sentiment désagréable?

« Ne… me pose plus de questions » Dit-il plus bas. Il n’était pas contre un nouveau dialogue avec elle dans le futur, mais il ne voulait pas s’approcher plus de ce sentiment qui le brûlait déjà intérieurement. Plus jamais. Le blond devait s'éloigner de ce lien qui se créait à son insu, et vite.
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Message Re: [mai 550]Au coin d'une taverne [PV Râhi]   Dim 8 Mai - 14:07
Les deux guerriers marchaient simplement dans les rues de Rodorio, éclairés par les quelques rayons lunaires ainsi que les lumières en provenance des rares bougies posées sur les coins des perrons. Ainsi, Râhi ne connaissait pas les contes ni même les mythes, et peut-être bien peu de choses en ce qui concernait la littérature antique. Tout comme le Saint avait été dépourvu d'une d'éducation par ses parents, sa culture devait être limitée par ses intérêts. Férue des théâtres romains et grecs, Ariane relevait cet élément comme une légère tragédie. Synthétiquement, elle se devait tout de même de lui expliquer le mythe de ce héros d'Athéna d'une voix éclaircie.

"Eh bien...Disons qu'Ulysse devait certainement être l'un des plus illustres guerriers protégés par Athéna. Mais également un guerrier haït de Poséidon. Il a mis dix ans pour retrouver sa famille, coincé sur les mers à affronter diverses épreuves..."

Tournant la tête en direction du jeune homme, la tribut avait remarqué le silence du jeune homme. Elle pressentait que l'atmosphère venait de nouveau de se plomber, car déjà, Râhi se révélait de nouveau plus sombre. Une question vint couper ce malaise, une question à propos de son geste précédent. Sa main alla délicatement jouer avec ses mèches de cheveux.

"Ce tressage? Ce sont des feuilles d'oliviers, accessoirement l'arbre d'Athéna. Un symbole de paix à ce qu'il parait, ou de rivalité avec le cheval de Poséidon selon les légendes. Vous n'en manquez pas aux alentours du Sanctuaire et je dois avouer en être friande."
La partie théorique venait d'être expliquée, quant aux gestes lui-même...Le ton fut plus léger, faussement interrogatif. Ses pas l'amenaient à ralentir la cadence. "Hmmm, je dois vraiment t'expliquer l'envie de faire un cadeau?"

Oui, cette question était étrange à ses yeux. Le jeune homme semblait découvrir tout et rien à la fois. Imperméable aux autres, il se repliait sur lui-même bien facilement...Ces mots...Un refus, un rejet. Un autre de plus. Oui, elle se contredisait mentalement, et déjà son visage évoquait bien plus de l'énervement qu'autre chose. "Oui ne me regarde pas après ce rejet." Pourtant il tentait de soutenir son regard. Ariane fut la première à détourner le sien néanmoins. Un mur invisible se dressait entre eux deux et elle n'en était pas celle qui l'avait dressé. A cet instant, la brune ne faisait que le consolider.

"Eh bien, ne me demandes pas mon avis en ce cas. Et viens en aux choses directes si tu le souhaites."

Le ton était redevenu plus froid, plus cassant. Boudeuse, elle l'était d'une façon. Il n'y avait rien de bon dans la tournure de cette conversation, tout juste la jeune femme ne percevait plus l'envie d'être douce en cet instant. Un haussement d'épaules avait répondu aux attentes du jeune homme. Il n'y aurait plus de réponses ou d'approfondissement sur les questions qu'elle poserait désormais. Cet homme avait parfois un caractère et une façon d'agir qui l'exaspéraient plus que de coutumes.

Son discours. Quelque chose qui la « rassurait ». Peut-être avait-il deviné? Difficile à dire. Coupée du monde, des questions émergeaient parfois là où il ne fallait pas.

"Me rassurer...Peut-être bien ? Que veux-tu que je te dise d'autres...Je suis une prisonnière ici. Les seuls intérêts que j'ai, ce sont les bars et les livres qu'on veut bien me céder, et éventuellement les gardes de Rodorio."
Ses dents se posèrent sur l'ongle de son pouce. Plusieurs secondes s'écoulèrent avant qu'elle ne daigne reprendre la parole. « Il y a eu des changements, à l'extérieur ? »

L'extérieur...En dehors de Rodorio, donc. Évidemment, ce n'était pas ici qu'elle trouverait de quoi poursuivre son but. Non, elle était coincée ici pour le pardon de ses fautes. Son geste l'avait mené ainsi à devenir le tribut de ces lieux. L'objet de la défaite en l'an 545. Mais de cela, pouvait-il réellement le comprendre ? Elle n'était même pas sûr, en le regardant, que cela l'intéressait véritablement. Comme elle le comprenait, c'était comme vivre le même jour à chaque instant. Ne plus poser des questions.

"...Comme tu veux."


Toujours en silence, elle continuait à marcher à ses côtés, dérangée par ces dernières minutes.


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Message Re: [mai 550]Au coin d'une taverne [PV Râhi]   Dim 8 Mai - 15:39

Comme il s’y attendait, la jeune femme était désormais énervée. Quoi de plus normal après de telles remarques d’ailleurs. Cependant, Râhi ne comptait pas s’excuser, il ne le pouvait pas. Quelque chose le bloquait dans ce processus, plusieurs même. Néanmoins, la plus importante demeurait cette sensation d’avoir été utilisé comme un simple outil de comparaison afin que la demoiselle puisse se sentir mieux. Râhi savait, assumait même le fait qu’il n’était rien, ni personne, qu’il était une erreur, mais elle avait fait la bêtise de s’en servir. Bêtise… Non, en y pensant, c’était peut-être ce qu’elle espérait dès le départ en lui posant toutes ces questions, en insistant de la sorte. Peut-être qu’elle essayait seulement de trouver quelque chose dans le Saint qui lui permettait de se rassurer sur elle-même.

Il n’avait pas écouté les explications concernant le guerrier Ulysse. Au fond, le blond s’en fichait bien, cela ne sonnait à ses oreilles que comme une manière de sous-entendre qu’il était stupide. Eh bien oui, il l’était, probablement. Il n’avait pas eu la chance d’avoir quelqu’un pour lui enseigner cela, pour lui transmettre un possible intérêt pour toutes ces histoires également. Oh non, ce n’était pas une excuse qu’il se trouvait, loin de là. C’était simplement un fait établit. Il n’avait pas eu les bases, et là suite revenait de son entière responsabilité. Le blond ignorait également ces histoires de feuilles d’oliviers, s’en fichant complètement. Un symbole de paix soit disant… Rien d’autre qu’une illusion.

La notion de cadeau n’était pas quelque chose que Râhi connaissait. Après tout, ne nécessitait-elle pas un lien entre deux personnes ? Lui, n’avait jamais rien connu de tout ça. Ce qu’il avait pu avoir un jour, on le lui avait arraché le lendemain. Il avait eu une famille, probablement. Une famille qui n’est plus, des gens dont il n’est même plus capable de distinguer le visage, des gens qui l’ont laissé seul. Non désiré, peut-être. En réalité, le Saint ne savait rien. Seul ce souvenir d’abandon subsistait encore dans sa mémoire, effaçant peu à peu tout le reste, toute trace d’une possible douceur, d’un possible rire. Il n’en restait plus rien. Il y avait eu ce chevalier aussi, qu’il avait regardé de loin quelques fois… Partit. Non, d’aussi loin qu’il se souvienne, il n’avait jamais rien reçu de tel. Alors il s’était contenté de regarder le tressage avec les yeux d’un enfant perdu, cherchant à savoir ce que ce « cadeau », comme elle l’appelait, pouvait bien représenter.

Demander son avis… Râhi ne se souvenait pas l’avoir fait. En réalité, il s’était plutôt posé la question à lui-même, comme s’il découvrait la chose, ce qui, en soit, n’était pas complètement faux. Elle était énervée, il le savait. Le regard qu’elle lui avait lancé avant de finalement le détourner en disait long sur ce qu’elle pensait. Froid, c’était comme cela qu’était l’atmosphère à ce moment-là. Il était comme gelé. A ce moment-là, le blond se disait qu'il serait mieux qu'il disparaisse, mieux, qu'il n'ait jamais vécu. Puis elle avait avoué à demi-mot. Il n’avait servi que d’intermédiaire pour qu’elle se sente mieux, quitte à le rendre encore plus misérable qu’il ne l’était déjà. Des excuses. Ces paroles faisaient écho dans son esprit, lui criant qu’il n’aurait pas dû essayer d’alimenter ce lien naissant, qu’il aurait dû le couper à la racine, que tout était de sa faute, comme toujours. Mais c’était faux, il n’avait pas créé de lien, il n’en voulait pas, et pourtant ce sentiment de mal aise ne voulait pas disparaître.

« Hein ? Changements ? » Réalisa-t-il finalement, comme s’il se réveillait tant bien que mal. Une nouvelle mine sombre naissait sur son visage durant quelques courtes secondes. Il l’avait presque oublié, cette histoire de Tribut, les conséquences de cette guerre à laquelle il avait participé. Oublier… Non, ce n’était pas le bon mot. Ce n’était pas quelque chose que l’on pouvait oublier, seulement faire semblant. Il n’était plus à une chose près concernant le semblant. « Je ne suis pas particulièrement au courant de tous ces trucs-là ». Commença-t-il à répondre, avant de commenter à voix basse pour lui-même « C'est pas comme si je sortais souvent du temple aussi… ». Il reprit alors « Aucune idée… Il parait que l’un d’entre nous a été envoyé chez vous…De ce que j’ai cru entendre, mais je ne pourrais pas vraiment le confirmer ». D’ailleurs, pouvait-il seulement parler de ça ?

Un nouveau silence, aussi lourd que les précédents. Râhi avait répondu, mais au final, cela avait été bien inutile. Lui qui ne sortait jamais de son temple, n’avait aucune idée de ce qu’était devenu le monde durant ces cinq dernières années.

« Quand tu partiras… Tu le découvriras bien quand tu partiras d’ici… » Finit-il par dire pensif, réalisant qu’arriverait un moment où, effectivement, Ariane viendrait à quitter les lieux. Les temps évoluent, et elle n’allait surement pas rester ici jusqu’à la fin… Une réflexion qui le blessait peut-être un peu quelque part. Une nouvelle disparition à venir. Encore.
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Message Re: [mai 550]Au coin d'une taverne [PV Râhi]   Dim 8 Mai - 16:48
Cet homme n'était pas vivable. Ariane se demandait encore ce qui la poussait à lui répondre, à faire des efforts. A marcher à ses côtés sans avoir une arrière pensée vengeresse et mesquine. Et tout à la fois, la brune était assurément énervée. Tout deux avaient la capacité à empirer les choses comme à les rendre plus légères. Il restait silencieux, tenant ses propres conclusions de son côté. Les Lyumnades, certainement trop vexées, ne cherchaient pas à les contredire mais fulminaient de son côté en silence.

Les détails furent sommaires, de peu de teneur. De ce qu'il avait laissé échapper de son quotidien, le Saint de la Vierge devait vivre en solitaire, bien trop pour connaître la vie en dehors du Sanctuaire. C'était un choix qu'elle respectait bien qu'il n'était pas dans sa nature. Plus jeune, les missions en territoires étrangers lui plaisaient énormément. Et alors, Râhi avait prononcé ces paroles. Les paroles fatales.

"Je ne suis pas sûre de partir, un jour. Je ne suis même pas sûre qu'on se souvient de moi. Je ne veux pas que tu me juges sur un futur tout tracé alors qu'au moins un tribut sera sacrifié d'une façon ou d'une autre pour le bien de leur camp. Relâché, exécuté ou encore éternel prisonnier, ne nous donne pas ce genre d'espoir. J'ai perdu beaucoup de choses, et j'ai beaucoup à reconstruire d'une manière ou d'une autre."


Penser à Poséidon d'une façon qui l'impliquait bien plus lui faisait plus de mal que cela ne l'apaisait. Ni même Râhi, ni même le Pope quelques semaines plus tard ne l'avait deviné. Elle qui se montrait en sémillante jeune femme, Ariane était désormais plus qu'attristée. Non elle ne se plaignait pas sur son sort, mais elle détestait l'idée que la plupart des Saints la prenait comme un animal en cage. La promesse de faire honneur à Poséidon de loin. C'était une carotte tendue qui la torturait et alors, ironiquement, la brune répondait en se moquant généralement, néanmoins elle pressentait que l'ignorance l'avait amené à établir une conclusion hâtive. Probable, mais trop hâtive.

"Toi aussi, tu ignores pour juger cela ouvertement. C'est une question de politique dont je n'ai aucune prise. C'est un monde fait de tactique, un monde où la parole et la poésie priment bien plus que les décisions prises. Et j'aurai préféré ne pas savoir pour me dire la même chose, ou me retrouver dans mes premières années passées ici. Que je partirai, que je retrouverai les miens. Tu as une liberté que je rêverais d'avoir mon cher Saint."


Pourtant, les Lyumnades lui disaient la vérité, se montraient honnêtes sur ce fait. "Tu me fais mal Râhi." D'une manière ou d'une autre, elle se sentait condamnée dans les jeux politiques. Un jeu qui devrait forcément tourner en la faveur des Saints qu'elle ne haïssait pourtant pas intégralement. Ariane s'éloigna vers l'avant, à la recherche d'un endroit plus intéressant; il n'y avait là rien de plus qu'une plaine en face d'eux, et la continuité des rues en tournant à gauche. Pas de commentaires sur le tressage, pas de commentaires sur son geste. Peut-être aurait-elle dû être plus claire là-dessus?

"Tu m'excuseras si ça ne te plait pas, c'est tout ce que j'avais à t'offrir pour l'heure. C'est de peu d'importance, et j'ignore ce que tu penses de tout cela mais ne m'estimes pas ainsi."




Dernière édition par Ariane le Dim 8 Mai - 19:44, édité 1 fois
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Message Re: [mai 550]Au coin d'une taverne [PV Râhi]   Dim 8 Mai - 18:14

Tout cela prenait une direction étrange. Plus qu’énervé, Râhi était passé par une multitude d’émotions sur lesquelles il serait incapable de mettre un nom, ni d’y trouver une logique d’ailleurs. Il pensait s’être suffisamment éloigné, il avait tort. Le mal avait déjà été fait et il s’était inconsciemment rapproché bien plus qu’il n’aurait dû. Le blond regrettait de ne pas pouvoir en dire plus sur l’extérieur, mais il n’était pas qualifié pour le faire. Peut-être aurait-il dû s’excuser, mais il en était incapable. Incapable de se faire comprendre, incapable de ne pas être blessant d’autant plus lorsque sa protection était en jeu, incapable d’être normal.

Les yeux posés sur le tressage, il comprenait que le message était mal passé et se demandait comment il allait pouvoir s’expliquer. « Ah… Non… Je… C’est la première fois alors… ». C’était de la gêne principalement. Le jeune homme ne connaissait rien des cadeaux, de ce que cela représentait, alors il était tout simplement perdu.

Un regard posé sur elle, une déception. Il voyait encore cette image, ce regard qu’il redoutait. Non, pas plus, il ne voulait plus le voir, non. Forcément, il ne pouvait pas comprendre. A ces yeux, il avait probablement l’air d’un imbécile et pourtant, quand bien même il aurait pu ne pas comprendre, la jeune femme n’avait pas remarqué le poids de ses mots. Il ne savait pas… Il ne savait rien de la politique… Probablement, mais comment pensait-elle qu’un enfant ignorant jusqu’à sa provenance aurait pu arriver au Sanctuaire ? En réalité, il ne pouvait pas lui en vouloir puisque lui-même l’ignorait… Mais inconsciemment, elle avait tapé au mauvais endroit.

« Je suis certainement stupide au point de ne pas comprendre les finesses de la politique, mais ne crois pas que j’en ignore les conséquences. J’étais présent sur les champs de batailles. Qu’est-ce que tu crois ? Qu’est-ce que tu crois que ça me faisait de voi-». Un début de perte de contrôle qu’il réprima aussitôt dans le silence, se mordant la lèvre avant de réaliser « Ah...Ce… » N’est pas ce que je voulais dire. Plus le temps passait, plus Râhi avait du mal à parler, à rassembler ses mots. Puis il s’arrêta brusquement, comme s’il venait de recevoir une décharge. Un rire bref, sinistre.« Liberté… ? » Dit-il songeur avant de relever la tête vers la brune. « Je n’ai rien de tel ». Une illusion, ce n’était rien d’autre qu’une illusion. Le blond s’était enfermé une fois de plus dans le silence, dans la souffrance, réfléchissant à cette soit disant liberté. Il s’efforçait à regarder dans son propre passé, ou du moins ce qu’il en restait. Mais rien ne venait, rien d’autre que ces douleurs incessantes.

Sa main se posa instinctivement sur son crâne. Se souvenir… impossible. Il s’appuya sur l’un des murs avant de s’y laisser glisser. Attendre, il ne pouvait qu’attendre que le mal passe. Des flashs apparaissaient, toujours cette même pièce sombre qui tanguait, cette même odeur salé qui lui donnait la nausée, puis le néant. Tout avait disparût, ne laissant qu’une respiration quelque peu saccadée.

Lentement, ses yeux s’ouvrirent sur le sol, il n’était plus question pour le Saint de faire face après un tel spectacle, comment pourrait-il ? L’alcool avait probablement un rôle dans tout ça, mais il était impossible de tout remettre dessus, Râhi en était parfaitement conscient. « Oublie ça ». Des mots prononcés d’une voix non assurée mais qui avait pourtant la connotation d’ordre. Après quelques secondes passées de retrouver ses esprits et quelques hésitations, il ajouta d’une voix plus basse : « Je… Déso- ». Des excuses...L'intention y était, mais il ne pouvait pas, les mots restaient bloqués dans sa gorge. Quelles seraient les conséquences liées à ces quelques lettres? Peut-être serait-il préférable pour lui de s'abstenir. Ne pas se lier pour ne plus souffrir.
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Message Re: [mai 550]Au coin d'une taverne [PV Râhi]   Mar 10 Mai - 12:26
Ariane tentait de sourire légèrement face à cette tirade. Tenté seulement.

Car alors qu'elle constatait son propre silence, la brune au teint de miel n'était pas certaine de sa véritable utilité pour maintenir cette conversation sous de meilleurs hospices. A dire vrai, ses gestes lui semblaient hésitants, pas mieux calculés qu'auparavant. Et si ceux effectués par le Saint de la Vierge lui paraissaient bien maladroits également, les siens devaient certainement commencé, en toute inconscience, à prendre part à ce jeu quelque peu gauche.

De ses brèves réflexions, Râhi n'avait pas contredit terriblement ses dernières paroles, toutefois celles-ci semblaient l'avoir inspiré à prendre la parole, à se révéler à chaque fois plus clairement qu'à leur précédente dispute.

Alors que les réponses se montraient plus sincères, Ariane n'aurait jamais douté qu'elle ferait preuve d'un peu plus d'attention à l'égard de quelqu'un d'autre qu'elle-même au Sanctuaire. Haine et colère, amitié et pacifisme. Ce n'était pas tant des mots qu'elle n'avait jamais appris à vivre mais plutôt une preuve de son passé emmêlé. Peut-être était-ce pour cela qu'elle distinguait difficilement de laisser cet homme en proie à sa propre douleur, les mains tenant son crânes avec autant de fermeté qu'on en aurait fait exploser une noix de coco? Ô, la générale savait Râhi hésitant à tout contact, mais parmi les rêveries du monde de la nuit, la gardienne de l'Océan inconnu n'avait su faire preuve d'une pleine logique. Ariane réagissait ainsi aussi naturellement que possible.

"Râhi...?"


Et aussi naturellement que possible, elle s'était prise à soutenir la Vierge qui vacillait, tombait dans ses propres pensées, qui serrait les dents dans la douleur; deux mains vinrent se caler sur ses épaules plus massives et une épaule lui avait été offerte. Cette soudaine manifestation de douleur avait ce quelque chose de surprenant pour l'habituel stoïcisme de cœur d'Ariane. Et pour peu...L'impression que le guerrier n'aurait su garder son équilibre sans s'appuyer sur la gallo-romaine l'avait quelque peu fait paniquée. Que fallait-il faire? Qu'allait-elle faire? Qu'est-ce qu'elle était supposée faire?

Une inquiétude à mi-chemin entre un simple étonnement et une panique à peine voilée irradiait de sa petite personne. Ariane supportait un poids un peu plus élevé que le sien contre son épaule alors qu'elle hésitait à passer une main près de son visage. Finalement, elle n'avait pu se retenir plus longtemps.

Et déjà, l'homme avait relevé ses yeux alors qu'Ariane l'approchait d'une de ces fenêtres aux rebords plus longs que de coutumes, juste à leurs côtés. Faits de pierres. Pratiques pour s'y asseoir tranquillement quand l'hôte de ces lieux somnolait à poing fermés. Râhi étant réveillé, la jeune femme avait appris à redouter ses réactions qui tenaient selon elle bien plus des sautes d'humeur qu'autre chose. Du moins à ses yeux, quoique ses agissements allaient également de cet ordre-ci. Mais de cela, la générale l'ignorait et écoutait simplement le jeune homme. Pourtant ce fut à son tour de le couper légèrement en l'invitant à s'asseoir sur une grande pierre. Il tentait de s'excuser, c'était tout du moins ce qu'elle crut comprendre. La réponse de la brune fut pour le moins immédiate, car enfin, elle savait qu'il était un enfant survivant. Presque comme elle. Des âmes pourfendus.

"C'est...Peut-être à moi aussi de m'excuser non? J'ignorais que tu étais un enfant de la guerre toi aussi. Un pourfendu.
C'était une réflexion personnelle, mais qu'elle savait douloureux pour n'importe qui. Pour une âme d'enfant, les hurlements et le sang ne faisaient qu'accroître l'intensité des émotions. Oui, pourfendre en deux le bon et le mauvais de chaque chose et de chaque être dans son cas. Tu n'as rien d'une personne stupide...Nous devrions nous asseoir quelque part, je pense que tu as besoin d'un peu de calme...Tu as toujours mal?

Soucieuse, son regard s'était arrêté sur les yeux fuyant de son homologue, puis sur ses lèvres tremblantes qui, bien que masculines, lui conféraient un soupçon d'innocence. Alors, la jolie brune s'était montrée plus patiente vis-à-vis de l'hésitation qui arrachait tantôt un demi-mot de la bouche de Râhi, tantôt un silence plus ou moins explicite. Plus elle l'observait et plus elle se disait d'une façon que la vue en était presque attendrissante, tant elle n'avait que rarement vu quelqu'un paraître aussi perdu pour un si petit présent. Aux yeux de n'importe qui, il s'agissait là d'un simple tressage représentant pourtant le seul loisir de la prisonnière. Pourtant, la générale ne chercha pas plus loin. Non, Ariane lui avait sourit un peu plus légèrement sous cette patience feintée. Mue par ses propres convictions, bien loin du sourire parfois mesquin perdu dans les souvenirs d'un fantôme, ses doigts n'avaient pas plus tardé à frôler le tressage que le métisse tenait dans ses mains. En un geste for habile, le cadeaux avait été attaché soigneusement au poignet de Râhi. Rarement on eut connu plus habile geste, ou voix plus douce, ou mains plus chaudes de la part des Lyumnades.

"Ravie que cela te plaise alors."



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Message Re: [mai 550]Au coin d'une taverne [PV Râhi]   Mer 11 Mai - 10:26

Désorienté, il n’avait pas remarqué la présence de la jeune femme à ses côtés. Elle était donc encore là. Il se souvient s’être appuyé sur quelque chose, probablement un mur, mais avant ça ? C’était le trou noir. Elle avait donc assisté à une crise, comment avait-il pu se montrer si négligent ? Non pas qu’il les maîtrisait, cela serait bien trop beau pour être vrai, mais il s’arrangeait toujours pour les subir une fois seul. Cependant, celle-ci était arrivée comme ça, à l’improviste. Courte, mais puissante. En tout cas, assez pour qu’il ait besoin de s’appuyer sur quelque chose. Faible. Dans ces moments-là, le garçon se trouvait encore plus faible qu’habituellement et le peu d’estime qu’il avait encore pour lui-même disparaissaient, ne laissant que l’être minable qu’il avait toujours été.

Elle avait insisté pour qu’il s’assied, vraiment… Quelle image donnait-il maintenant ? Quelle tête faisait-il ? Et elle ? Le blond baissa de nouveau la tête pour ne pas être confronté à ce regard. C’était tout simplement pitoyable. Non, vraiment. Râhi avait toujours trouvé à redire sur le comportement des Saints, autant que sur le sien d’ailleurs, mais plus les jours passaient, plus il se posait la même question : Pourquoi lui ? Pourquoi l’armure s’était-elle tournée vers lui ? Plus il y pensait, moins tout cela semblait logique. Il ne croyait en rien, il était sombre et plus que tout, il était faible. En somme, il n’avait rien de ce que l’on attendait d’un Gold Saint.

Il tourna la tête aux paroles de la jeune femme. Un enfant de la guerre… Quel sens devait-il donner à ces mots ? Il avait participé à cette guerre, il y a cinq ans, oui, et aujourd’hui encore il se souvenait de ces enfants qui n’auraient probablement nul autre désir que la vengeance. Lui aussi avait choisis ce chemin en quelque sorte, par le biais de son comportement notamment. Une vengeance contre lui-même, une protection, c’était un tout que lui-même ne parvenait plus à différencier.

Sa tête était encore légèrement douloureuse, mais ce n’était rien comparée aux quelques minutes précédentes. « Non… ça va ». Une réponse simple, courte. Râhi n’avait plus vraiment l’énergie pour réfléchir à des phrases plus longues. Il se contentait d’ailleurs principalement de fuir son regard dès qu’il le pouvait, n’étant pas très à l’aise avec cette situation. Il préférait le poser sur autre chose, sur ce tressage qu’elle avait réalisé, qu’elle lui avait donné, ne comprenant toujours pas réellement le sens de tout cela. Il observait silencieusement l’objet quand elle le prit pour l’attacher à son poignet. Au moins, de cette manière-là, il était sûr de ne pas le perdre. Cela lui plaisait, oui, même s’il n’en comprenait pas le sens. C’était une première fois pour le jeune homme, qui ne contenta de hocher positivement la tête. Peut-être était-il gêné par ce cadeau, par cette présence. Il ne l’avait pourtant pas repoussé cette fois.

Effleurant du bout des doigts le tissage réalisé par Ariane, il semblait réfléchir, ou peut-être était-il tout simplement ailleurs. Puis il ouvrit finalement la bouche, après quelques hésitations : « Et toi… ? ». Une simple question ouverte pour que le silence de demeure plus, une simple question pour que la jeune femme puisse parler de ce dont elle avait envie. Une simple question pour en savoir plus sur elle, sans trop le montrer.
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Message Re: [mai 550]Au coin d'une taverne [PV Râhi]   Jeu 12 Mai - 1:53
Râhi s'était montré bien silencieux, pourtant pour une fois, ce dernier ne l'avait pas rabroué avec force. Habituellement, ils terminaient toujours par s'énerver mutuellement. Quel étrange jeune homme. Tantôt il se montrait imperméable aux diverses réflexions qu'on pouvait lui faire, tantôt un silence semblait presque le contenter...Presque seulement. Il en était de même pour la jeune Ariane.

""Ca va" seulement? Tu ne me berneras pas avec ces simples mots tu sais...Reposes-toi un peu, le temps qu'il te faudra pour cela en tout cas." Les yeux d'Ariane s'étaient reposés sur la Vierge, temporairement affaibli par la récente douleur qu'il avait ressenti. Et puis, étrangement, Râhi lui avait posé une question sur elle. Un vague sourire s'était calé sur les lèvres de la brune, avant de se rembrunir bien subitement. Dodelinant de la tête, Ariane réfléchissait quelques instants avant de répondre avec probablement trop de sincérité sur tout ce qui lui passait à l'esprit. Après l'alcool, tout et rien à la fois. De l'égoïsme à l'état pur dérivant pourtant parfois à plus d'altruisme, un caractère entre vertu et défaut, comme un papillon imparfait.

"Moi? Et bien...Fatiguée. Fatiguée d'avoir eu la bêtise de viser haut en étant pourtant trop jeune. Fatiguée de vivre ici. Fatiguée d'oublier...Un fantôme, hm. Ma salamandre me manque, mais je n'ai pas pu l'amener au Sanctuaire il y a cinq ans, c'était certainement trop risquée selon eux. Une vraie Teigne si je puis ainsi dire, mais une messagère redoutable, elle vaut bien deux diables! Et puis...J'y ai caché quelque chose de précieux pour moi, si on y gratte la surface avec beaucoup de force. Oui, je suis fatiguée et peut-être bien inquiète, aussi. Pour les atlantes, pour moi et même pour un Saint, visiblement."

Un simple sourire taquin avait été esquissé en sa direction, pourtant tout cela était en quelque sorte explorer laconiquement avec un soucis à révéler ce qui n'était toutefois pas révéler. Tout cela était liée en une certaine manière mais jamais Ariane ne l'avait révélé à quelqu'un. A dire vrai, la brune savait que peu importait l'identité de la personne, proche ou éloignée de tout ses bons sentiments, elle ne l'aurait jamais dévoilé.

Assis, il lui serait plus simple pour elle comme pour lui de braver les effets de l'alcool et l'heure qui avançait toujours. Un léger silence reposait entre les deux personnes, avant qu'Ariane ne se décide à parler de nouveau. Curieuse, encore, toujours. "Ca t'arrive régulièrement? Ces maux de crâne?"

Ô, elle savait qu'il fuyait son regard, gêné par ce fait même de l'avoir suivi dans cette course aux révélations. Pourtant les choses auraient pu se révéler plus compliqué pour eux. Quant à Ariane, seuls des yeux ronds presque candides l'observaient, lui et ses différentes réactions. Elle n'était certainement pas femme à soigner, mais sa petite prouesse en la matière consistait simplement à anesthésier quelques esprits. Ariane était très loin de penser que l'origine du mal dont souffrait Râhi était pourtant son domaine-même. Les souvenirs.





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