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 [Fin Juin 550] La fin du conte [Liao / Childéric]

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Message [Fin Juin 550] La fin du conte [Liao / Childéric]   Dim 27 Mar - 14:35
La fin du conte








Le crépuscule couchait ses feux sur la mer et le ciel. Le bleu était avalé par l'or et l'orange tandis que les nuages se paraient de rose. Il y avait beaucoup de bruits aux alentours, le brouhaha persistant de la Vie, un fourmillement perpétuel. Une valse qui ne saurait prendre fin. Et au milieu de tout ceci, Nimuë. Nimuë qui, drapée de la cape blanche d'Airôth, déambulait dans les rues d'Alexandrie depuis de nombreuses heures. Jusqu'à arrêter ses pas au bord du port. Là où les silhouettes familières des navires se dressaient. Elle resserra les pans du tissu autour d'elle, de son corps émacié et vacillant. Son visage à découvert et bien que la jeune femme souffrait de sa blessure à l’œil, elle avait décidé de la laisser à la vue de tous. Effrayant les quelques personnes qui avaient pu croiser son regard pers et éteint.

Pendant le voyage, Nimuë O'Bannon ne s'était accordé aucun repos. Ne pouvant tout simplement pas faire taire les voix qui n'avaient de cesse de la harasser. Elle qui espérait pouvoir mettre fin à ces tourments, maintenant qu'elle était là, perdue au milieu d'un ponton de bois à faire face à l'Océan, elle n'avait plus de certitude. Au moins lui avait-on permit de voir l'Océan une dernière fois. Elle ne put s'empêcher de porter un regard par dessus son épaule, là où elle put apercevoir cet arbre où elle s'était adossée pendant qu'Ariane et Liao se retrouvaient. Elle se souvenait de ces retrouvailles et un vague sourire étira ses lippes.

La nuit ne tarderait plus, le soleil disparaissait, petit à petit, sa lumière aussi. Ne restait plus que le noir. Avec lenteur, sa démarche trahissant une souffrance comme nulle autre pareille, la jeune rousse s'approcha davantage du rebord, le regard fixe, comme perdu. Elle se souvenait de la fin du conte qu'elle avait expliqué à Airôth du Taureau.

Une communion avec la mer. La Mort de la petite sirène. Comme elle, se transformerait-elle en écume ? La fin n'était pas heureuse. Tant pis.

Elle ferma les yeux pour respirer le parfum des embruns qui lui parvenaient en fines gouttelettes et dont les notes salées finirent de faire s'épanouir son sourire. Une nouvelle vague de douleur la contraint à se raccrocher à un poteau de bois à ses côtés. Ses pieds ne parvenaient plus à la soutenir. Mais elle continuait de sourire. Bientôt son rire cristallin s'échappa de sa gorge. Des larmes de ses yeux fiévreux. Dans le lointain, il lui sembla tout à coup entendre un chant. Triste et lancinant qui fit échos dans son cœur. Ses mains se crispèrent sur le bois quand elle tenta, sans succès, de se remettre sur pied. Un bref éclat carmin la dérangea et, quittant des yeux la mer et son immensité, darda ses prunelles sur le rubis à son cou.

Est-ce toi, qui chante et me murmure à l'oreille? se demanda t-elle en tirant sur la chaînette qui se brisa. Longtemps, elle se prit à détailler le bijou qui paraissait s'animer dans sa paume. La pierre était tiède entre ses doigts gelés.

- Est-ce que tu vas encore me rejeter ? Fit la jeune femme à haute voix, tournée vers l'Océan alors que quelqu'un approchait.





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Message Re: [Fin Juin 550] La fin du conte [Liao / Childéric]   Dim 27 Mar - 18:48
:: De retour à la maison

Cela faisait maintenant plusieurs jours, probablement une semaine, que Poséidon avait été libéré et que Liao avait pris les fonctions de Légat. Il lui avait fallu deux jours avant de tenter de revêtir la Scale de Polyphème associée à sa fonction. Cette protection avait subi de gros dégâts cent ans auparavant, afin d’empêcher une catastrophe de se produire. Des attaques l’avaient fragilisé. De plus le chinois possédait encore un lien très fort avec son ancienne écaille de l’Hippocampe. Tous ces détails associées avaient créé un contexte propice à l’incident qui se produisit. Liao tenta de revêtir son écaille. Cette dernière se plaça sur son corps comme le faisait sa précédente écaille, et le nouveau Légat avait reçu des informations de la part de ses prédécesseurs. Des avertissements et des conseils. Après un court laps de temps, les fissures de la protection s’étaient agrandies jusqu’à ce que l’écaille explose littéralement. Le chinois ne reçut aucune blessure durant le processus, comme protégé par une armure invisible, et Poséidon était apparu. Le Légat avait craint la colère du Dieu, mais ce dernier se contenta de rire simplement devant l’expression de son subordonné. La divinité lui expliqua que ce n’était qu’une question de temps avant que cette protection ne disparaisse ou n’explose. De trop nombreux dégâts lors des combats des précédents Légats, qui avaient combattu des entités extrêmement puissante aux côtés du Dieu. Ainsi qu’un lien de plus en plus difficile à établir avec cette protection, dans la mesure où chaque Légat avait lui-même revêtu un écaille auparavant. Finalement Poséidon s’était contenté de poser la main sur l’épaule de Liao, et de lui dire simplement que Polyphème continuerait de veiller sur lui et de le protéger.

Quatre jours plus tard, le Légat ressassait encore cet incident. Poséidon ne semblait guère choqué ni offusqué par celui-ci, et il eut même l’impression qu’il était satisfait de la situation. Probablement une fierté de voir son représentant sans protection comme pour les autres camps. Ou une autre pensée dont seul l’esprit étrange du Dieu pouvait avoir le secret. Malgré l’absence d’écaille, le chinois ressentait comme une protection toujours présente. Il n’avait pas l’impression de danger ou de faiblesse qu’il avait pu avoir en l’absence de l’écaille de l’Hippocampe sur ses épaules. Tandis qu’il ressassait ces pensées, en même temps que les futures actions des marinas, un messager entra avec un rapport. Un fantôme arpentait les quais d’Alexandrie. Normalement le Légat aurait dû envoyer un général pour enquêter et vérifier la situation. Mais il s’adaptait encore à sa nouvelle condition, et le chinois préféra agir de son propre chef sans l’aide d’un autre général. C’était peut-être imprudent, mais comme il n’avait ressenti aucune menace venant de la cité d’Alexandrie… et que même Poséidon ne semblait pas alarmé pour le moment, il jugea que c’était un risque calculé de sa part. C’est ainsi que le Légat se retrouva sur les quais à la nuit tombée. Le « fantôme » ne fut guère difficile à trouver. Son regard se posa alors sur une forme étrange et famélique. Le terme utilisé par le messager lui semblait à présent plus compréhensible. Et pourtant la présence de cet être lui était étrangement familière. Ses yeux se posèrent alors sur un éclat carmin, qu’il connaissait. Son étonnement put se lire sur ses traits tandis qu’il restait en retrait, en comprenant pas la situation.


_ « Nimuë. »

Un simple prénom prononcé dès qu’il entendit la voix de la jeune femme. Liao s’approcha de celle-ci à pas rapide. L’étonnement laissa place à l’inquiétude, devant son état. Que s’était-il passé. Mais plus important comment allait-elle exactement. Les bras du chinois étreignirent la rousse avec douceur mais fermeté, de manière à lui servir d’appui et de soutien. Le cosmos du Légat se répandit autour d’eux comme pour tenter de l’aider par sa présence. Ses yeux sombres fixaient la jeune femme, cherchant des réponses aux questions qu’il se posait… Même si il préférait conserver le silence vu son état de faiblesse.


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Message Re: [Fin Juin 550] La fin du conte [Liao / Childéric]   Lun 28 Mar - 2:46
    Le lion avait donc entrepris de gravir les marches d'or du zodiaque pour se rentre dans le temple de celle qu'il tenait pour son ange gardien. Mais quel ne fut pas sa surprise de ne trouver personne sur place, ni traces de Satine la tornade de feu ni de son amie qu'il avait quittée mourante et possédé par ses propres problèmes. Il déglutit difficilement et se remit en route, contemplant les dégâts qu'il avait causés en frappant le chevalier de bronze. Il décida donc de se rendre à Rodorio pour voir s'il pourrait trouver au moins une des deux femmes, Nimue avait peut-être pris le vert pour se remettre de ses blessures... Il finit par trouver Satine après quelques heures de recherche. Il finit par réussir à faire en sorte que la jeune femme l'écoute s'expliquer. Il lui raconta alors l'histoire de la bête et du croc du lion.

    Il lui expliqua aussi qu'il voulait absolument retrouver sa sœur et mettre les choses au clair avec elle... Il sut qu'il avait frappé un point assez sensible et du bataillé avec la jeune femme pour montrer pattes blanches et lui révéler où cette dernière était partie. Il eut du mal à accuser le choc de la révélation, ainsi, elle l'avait vraiment pris au pied de la lettre et était partie, elle avait fui sans même lui parler... La deuxième fois qu'une femme qui lui était chère le traitait de cette façon... Il sent la bête batailler à l'intérieur de lui mais réussi à la museler au prix d'un grand effort de volonté. Le phénomène était tout récent pour lui et comment son maître avait fait pour vivre avec sa toute sa vie . Toujours est-il qu'il prit congé immédiatement congé de Satine quand il sut où était Nimue. Il allait la retrouver....

    Qu'importent les ordres et son devoir, il était question de son statut d'homme par rapport à son statut de bête et il comptait bien être humain à défaut d'être heureux. Il n'avait que son armure sur son dos et quelques vêtements. Il se quitta donc le domaine sacré aussi vite que possible, il ne voulait pas partir dans un des ports voisin du Sanctuaire. Il rattrapa donc rapidement la côte de la Grèce méditerranéenne et trouva rapidement un navire partant pour Alexandrie, son voyage à vitesse accélérée par son cosmos pointa son départ au point du jour. Il rongea son frein tout le long de la traversée... Il aurait préféré faire la route par ses propres moyens, il aurait été plus rapide. Mais il ne pouvait marcher sur l'eau et il savait qu'il était sur le domaine du dieu des mers et qu'il devait donc faire attention à lui... Mais il avait plus important à penser que sa propre sécurité.

    Il finit par arriver à Alexandrie avec la mort d'un énième jour de voyage. Il avait pratiqué toute une série d'exercices physiques qui l'avait fait passer pour une sorte de fou aux yeux des marins mais il devait s'occuper tellement il tournait en rond incapable de faire accélérer leur embarcation. Il débarqua donc dans la capitale de ce qui avait jadis été la capitale du royaume d’Égypte et fondé par le grand Alexandre. Mais il lui fallait encore retrouver son amie et c'était comme chercher une aiguille dans une botte de foin... Il se serait en temps normal extasié sur les merveilles de la ville et la différence totale avec ce qu'il connaissait déjà mais son esprit était tout entier tourné vers sa mission.

    Il commençait à perdre espoirs quand il ressent un cosmos étrange s'étendre... Ce n'était peut-être rien mais c'était tout ce qu'il avait comme ombre de piste. Il ne lui avait fallu que quelques secondes pour se retrouver là où ce cosmos était né. Qu'elle ne fut donc pas sa surprise de trouver celle pour qui il avait traversé une mer et désobéit aux ordres de son maître, en compagnie d'un homme étrange, l’étreignant et l'irradiant de son cosmos. Ami ou ennemi, il n'avait pas la moindre idée de l'identité de cet éveillé. Mais il savait sur les terres de qui il se trouvait et il savait les relations troubles de son ami avec le maître des mers... Il prit donc sur lui, bandant sa volonté pour mater la bête qui tapait contre son cœur pour sortir. Il laissa son cosmos couler hors de son corps. Symbole de la détermination d'acier qu'il irradiait....

    « - Qu'est-ce que vous lui faites ? »

    Sa voix avait sonné comme le claquement d'un fouet, ferme et cinglante. Il n'aurait aucun scrupule à tuer cet étrange homme au moindre signe hostile envers la jeune femme, s'il ne l'avait pas déjà fait, c'était par respect pour et elle parce qu’il connaissait, du moins une fraction, le cœur de la jeune. Si ses premiers mots étaient adressés à Liao, ceux-là, d'une voix remplie de tristesse et de regret, étaient pour Nimue.

    « - Je suis désolé petit poisson... Pour tout ce que j'ai dis et ce que je n'ai pas fait...»


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Message Re: [Fin Juin 550] La fin du conte [Liao / Childéric]   Lun 28 Mar - 11:05
La fin du conte








Nimuë.

Presque immédiatement, la jeune femme reconnut la voix de Liao, teintée d'incompréhension puis d'inquiétude en voyant dans quel état elle se trouvait. En rompant la distance qui les séparait sur ce ponton de bois, Nimuë, avec lenteur et difficulté, s'était tournée vers lui. D'instinct, quand il voulut l'étreindre, elle faillit reculer, se dérober, comme à chaque fois. Poussée par la peur. Or la jeune femme était bien trop faible à présent pour s'en soucier et, abaissant toutes ses barrières psychiques qui ne tenaient plus qu'à un fil, elle laissa ces bras s'enrouler autour de sa taille fine. Nimuë O'Bannon était si faible qu'elle se laissa porter, laissant échapper un soupir las, s'abandonnant totalement pour la toute première fois entre des bras amis. On aurait dit que la fière pirate rencontrée il y a deux ans était morte. C'était le cas. Il n'en restait plus qu'un vague souvenir, un échos, vague, que Liao put voir danser dans ses yeux pers quand elle leva son visage vers lui pour le regarder. L'un d'entre eux, barré par une large blessure recousue avec précision, était rendu terne par un voile opalin mais qui semblait tout de même animé par une étincelle de vie. Où était passé son feu, sa flamboyance ? Ce qui faisait d'elle une femme forte et tempétueuse ?

Sous la lumière blafarde de la lune, Nimuë apparaissait telle un fantôme perdu dans l’obscurité, attirée par la mer. Elle l'avait trouvé, et un sourire apaisé et heureux commençait à illuminer son visage fatigué.

- Je t'ai enfin trouvé … Ô … Je pourrais partir en paix maintenant …

Le cosmos du jeune homme fit rapidement son office et bientôt, le corps qu'il sentait tremblant et fragile contre le sien, s'anima de nouveau pour l'enlacer à son tour. C'est alors qu'une seconde voix la prit par surprise, celle-ci aussi, elle sut la reconnaître sur l'instant. Ses mains se crispèrent. Liao pouvait évidemment sentir le cœur de la jeune rousse battre avec plus de force dans sa poitrine, ni même ignorer le bref tremblement qui l'a parcouru. Manifestation de peur et non de stupéfaction de trouver le Lion ici. Obstinément, la jeune femme lui faisait dos, dissimulant son visage dans le vêtement du Général qu'elle mouilla de quelques larmes amères. Un profond silence s'installa aux alentours alors que dans l'esprit de la jeune femme, une myriade de sentiments confus revenaient, plus imposants qui la laissa toute pantoise. En rassemblant ses maigres forces, Nimuë se détacha de Liao pour se tourner vers Childéric. L'expression de son visage était dure, presque lourde d'un reproche muet, d'une once de colère à peine contenue. Déception, tristesse. Toutes ses émotions se disputaient une place dans l'éclat éteint de ses prunelles.

- Tu n'étais pas là, dans ton Temple. Quand je suis partie. Pourquoi es-tu là maintenant ? Pour t'excuser ? Tu ne penses pas que c'est un peu tard, Childéric ? Le mal est déjà fait et …

Elle avait chancelé, mais s'était rétablie tant bien que mal, supportant la douleur qui l'avait traversé. Ne pouvant supporter le cosmos fougueux du Lion. La pierre dans sa main, si proche de chez elle, continuait ses brèves manifestations. Son rougeoiement se faisait de plus en plus régulier, comme un appel silencieux. La lumière d'un phare dans une nuit obscure et terrifiante. Sa chaleur l'aidait à braver cette nouvelle épreuve.

- ... Je m'en vais. Ce n'est pas ce que tu voulais toi aussi ?

Une pause, alors qu'elle tentait de calmer le chant erratique de son cœur.

- Je suis un Poison, Childéric. Mais ce n'est pas lui qui m'a tué, c'est toi. Vous, le Sanctuaire. Elle se tourna à demi vers Liao, contenant ses larmes avec peine. - J'aurais dû t'écouter depuis le début. J'ai été idiote de penser que je pourrais … évoluer entre deux eaux. Je ne peux pas. J'ai essayé … oui j'ai essayé de m'éloigner de vous, de l'Océan, je me suis séparée de tout dans ce but. Regarde moi, regarde où mes erreurs m'ont emmené. Je suis une atlante, pas une Sainte !

Un léger rire désabusé.

- Qu'est-ce que je suis, maintenant ?






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Message Re: [Fin Juin 550] La fin du conte [Liao / Childéric]   Lun 28 Mar - 16:21
:: De retour à la maison

C’était probablement imprudent de la part de Liao de quitter le temple de Poséidon pour se rendre à Alexandrie. Mais il n’était pas homme à rester assis sur un siège en attendant des rapports pour prendre des décisions. Et puis tous les généraux étaient épuisés. Ils avaient de besoin de repos compte tenu des évènements à venir. Poséidon préparait certaines missions dont l’une évoquée entre eux avant son arrivée. Le Dieu avait donné son accord pour celle-ci. Le chinois arpenta les quais en quête de ce « fantôme » causant terreur et effroi à certains marins au service des Atlantes. Il ne pensait pas qu’il s’agissait réellement d’un être de ce type, mais la prudence était malgré tout de mise. Et puis l’homme sentait le pouvoir du Légat courir dans ses veines et l’entourer comme une protection efficace. Ce n’était pas de l’assurance ou de l’arrogance de sa part mais une simple constatation. Il n’eut pas besoin d’interroger les habitants de la cité. Des regards apeurés fuyaient une partie des quais, un signe évident de ce qu’il se passait. C’est d’un pas lent que Liao prit la direction inverse des passants. Son regard scrutait les quais en quête de cet être. Sa surprise fut intense lorsqu’il observa l’objet de ces rumeurs. Ce n’était de toute évidence pas un fantôme. Ah les croyances. Mais c’est surtout lorsqu’il reconnut les traits et la voix de la personne créant ce vent de terreur dans cette partie de la cité.

Sans réfléchir, Liao s’approcha d’elle et l’entoura de son cosmos pour l’aider et la réconforter. Un léger sourire accueillit les paroles de la jeune femme, même si l’inquiétude se lisait encore dans ses traits. Les bras du chinois enlacèrent le corps chétif de la jeune femme, dans une étreinte mesurée à cause de sa faiblesse. Il avait peur de lui faire mal si il se laissait emporter. Son bonheur de la revoir était grand, et le peu d’expression passant sur son visage en était un signe évident. Mais les questions étaient nombreuses, et surtout que faisait-elle à Alexandrie dans cet état sans armure pour montrer son rang ou son appartenance. Des marinas un peu zélés auraient pu l’agresser en la prenant pour mendiante, ou une voleuse de denrée. Un cosmos approcha rapidement de la zone. Liao ne le connaissait pas, et instinctivement il augmenta le sien pour protéger Nimuë et montrer sa présence à ses côtés. Une voix retentit. Liao porta son attention sur cet intrus, qui ne reçut qu’une expression fermée et impassible de sa part. Ses traits n’étaient pas agressifs, simplement neutres et sobres comme d’habitude. Pourtant il sentit Nimuë se crisper dans ses bras. Cet homme était bien présomptueux de se comporter ainsi sur le territoire de Poséidon. La situation semblait complexe, et vu la réaction de cet étranger, il devait être un chevalier d’or. Liao resserra son étreinte légèrement pour montrer qu’il était présent.

Liao resta aux côtés de Nimuë continuant de l’inonder de son cosmos, et laissant celui de l’intrus entrer en collision avec le sien. Il pouvait sentir les quelques menaces tacites de cet étranger, et ce dernier ne devait rencontrer qu’un mur froid sans aucune émotion. Quand Nimuë chancela, Liao fit un geste pour la rattraper mais s’interrompit dès qu’elle reprit sa contenance pour continuer à parler. Le chinois préféra ne pas se mêler de la conversation jusqu’à ce que la rousse s’adresse à lui. Le Légat fit un signe de tête et s’approcha de Nimuë. Il posa sa main sur celle contenant le saphir.


_ « Tu devrais conserver ton calme avec cet objet. » Ces paroles étaient douces et rassurantes, tout comme son cosmos qui se réchauffa à présent qu’il comprenait la situation. Il avait murmuré ses mots à son oreille avant de répondre à voix haute. « Tu n’as pas été idiote. Tu as essayé de ton mieux, tu t’es accroché à ce que tu croyais être juste. Ces actes doivent être loués et non réprimandés. Et tu l’as dit toi-même. Tu es une atlante. Tu es enfin chez toi tout simplement. »

L’expression de Liao n’avait guère évolué depuis l’arrivée de l’intrus. Ses traits marquaient ce calme et cette sobriété qui agaçaient généralement les personnes ne le connaissant pas. Son regard plongea dans celui de Nimuë quelques secondes comme pour lui donner de la force, avant de se porter vers l’autre homme. Sa main restait posée sur celle de la rousse, et il s’était avancé à sa portée. Le Légat prit la parole tout simplement à l’attention de ce Childéric.

_ « Que comptez-vous faire ? Nimuë n’est ni un poison ni un poisson, mais un être vivant faisant ses choix. Ces derniers l’ont mené ici avec une volonté affichée de rejoindre les Atlantes, pour une place qui lui revient de droit et de sang. Il semblerait que des évènements se soient passés, et que des erreurs aient été commises. Les choses sont ce qu’elles sont, et ce que je constate, c’est qu’elle ne semble pas avoir l’intention de vous suivre ou de rejoindre le Sanctuaire à nouveau. Je vous demanderais donc de respecter sa décision et de partir. Elle a visiblement besoin de soin et de repos, et cet échange l’épuise inutilement selon moi. » Il marqua une pause et observa Nimuë quelques secondes avant d’ajouter. « Si tel est son désir, vous serez le bienvenue sur Atlantis pour lui rendre visite quand elle en aura la force et la volonté. »

Des paroles fermes et prononcées de manière neutre. Nimuë avait pris sa décision, et Liao lui montrait tout son soutien. Mais contrairement à ce qu’un étranger pourrait croire, il ne souhaitait pas la couper de tout contact. Bien au contraire. Elle avait choisi sa voie, qui lui semblait la meilleure de son point de vue, et il comptait bien être présent pour l’aider dans cette démarche. Le chinois porta à nouveau son regard vers Childéric, tandis qu’il restait simplement aux côtés de Nimuë. Il ne s’était placé ni devant elle ni derrière elle dans un choix symbolique.


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Message Re: [Fin Juin 550] La fin du conte [Liao / Childéric]   Mar 29 Mar - 1:42
    Ainsi elle était venu... mais c'est lui qui n'était pas là. Le destin était bien cruel avec le chevalier d'or du lion. La seule sortie qu'il s'est autorisé depuis sa conversation avec la jeune femme c'était justement quand il s'était rendu dans l'ancienne cité et qu'il avait communié dans le temple d'Athéna puis discuté avec cette étrange blondinette. C'était donc ça qui avait sonné le glas de la relation qu'il entretenait avec Nimue. Lui qui pensait avoir pu avancer avec l'aide des mots que lui avait partagés cette petite blondinette, il n'avait en réalité, fait que créer de nouvelles plaies où'il lui serait impossible cette fois de lécher. La suite allait être encore plus difficile pour le chevalier du lion qui pouvait déjà difficilement soutenir la vision de son ange gardien aussi affaibli.

    Chacun des mots de la jeune femme eut l'effet d'un coup de poing porté dans le ventre du chevalier du lion. Pourtant, il en avait reçu des centaines de la part son maître mais ceux-là n'avaient jamais fait aussi mal que la douleur qu'il ressentait à l'intérieur... Savoir qu'il avait joué un rôle dans tout ça le révolta, il pouvait sentir le goût acide de la bile dans sa bouche. La situation la dernière fois lui avait échappé et rien n'était allé dans le sens qu'il voulait. La bête en son cœur avait creusé son antre à ce moment précis. Puis alors qu'il avait du mal à encaisser le choc des mots de la jeune femme, le marin prit à son tour la parole et chacun de ses mots mirent du sel sur les plaies du lion d'or. Combien il aurait aimé se jeter à sa gorge et la lui arracher, tout aurait été beaucoup plus simple... Et de nouveau... l'humain failli !

    Point de pomme divine à manger, c'était une autre histoire d'échec, plus triste, plus vicieuse et presque lourde de conséquences. Personne n'allait être chassé du paradis mais une bête explosa brusquement. Se glissa pernicieusement dans le cosmos du lion d'or qui était maintenant celui d'une créature froide et avide de sang, celle du monstre que la jeune femme avec croisé dans son temple, celui-là même qui lui avait si peur. Les iris fendus du lion d'or se plantèrent alors dans ceux du chinois et il s'adressa alors d'une voix froide et vide d'émotion, ce qui la rendait encore plus sinistre.

    « - C'est par respect pour ses choix que mes crocs n'ont pas encore trouvés le chemin de votre gorge trop blanche mais ne poussez pas trop votre chance... »

    Le lion se reprit ferma les yeux et se coupa en plein dans sa phrase, se concentra sur sa respiration. Et laissa passer quelque profondes expirations. Il rouvrit alors les yeux et ils avaient repris leur aspect normal et son cosmos s'était apaisé, l'humain avait repris le pas sur la bête. Et à son tour, tournant légèrement la tête, il planta ses yeux d'humain dans ceux de la jeune rousse. Si jamais elle acceptait de croiser son regard, elle pourrait y lire souffrances, peurs et regrets. Les yeux sont les reflets de l'âme... Il reprit alors d'une voix de laquelle il avait du mal à chasser l'émotion, cette fois à destination de la jeune femme.

    « - La seule chose sur laquelle il a raison, c'est que tu n'es pas un poison ni un poisson, tu n'es pas comme lui, pas plus que tu es comme nous. Tu veux savoir qui tu es . Tu es celle pour qui j'ai traversé la moitié du monde, celle pour qui j'ai désobéi aux ordres de ma déesse. Celle que je n'aurais jamais voulu faire souffrir, et pourtant, celle à qui j'ai fait si mal. Celle que je veux sauver celle que je ne peux aider... Celle pour qui j'ai déjà souffert et celle pour qui je continuerai de souffrir. Non, je ne t'ai pas rejeté et jamais je ne le ferais. Laisse-moi le temps de t'expliquer... Même ta sœur m'a laissé cette chance et c'est elle qui m'a dit où te trouver. C'est tout ce que je demande, je sais que je ne pourrais jamais réparer ce que j'ai fait, mais les poissons ne sont pas les seuls à avoir une triste malédiction... »

    Le lion avait vidé son cœur dans ces quelques mots et il doutait grandement d'être capable de faire quelque chose. Serait-il capable de faire revenir la jeune femme ? Oh il en doutait profondément, mais il allait essayer de tout son cœur et avec toute sa force. Mais que devrait-il faire en cas d'échec ? Devrait-il lever la main sur elle et le cas échéant en serait-il capable, devrait-il se battre aussi contre ce Liao serviteur du dieu des mers ? Quel rôle jouait-il dans l'état de la jeune femme, il n'inspirait que méfiance et colère au chevalier d'or. Il était persuadé qu'il allait payer un trop lourd tribut pour la malédiction des crocs du lion... Une fois de plus, il était impuissant...


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Message Re: [Fin Juin 550] La fin du conte [Liao / Childéric]   Mar 29 Mar - 13:53
La fin du conte








Au fond, elle savait que cet instant, tant redouté, arriverait. Ô comme l'amertume était grande et prenait une place prédominante dans sa bouche. Son goût était aussi prononcé que celui du sang qu'elle sentait contre son palais. Mais il y avait cette chaleur, là au creux de sa main, ajoutée à celle de Liao qui, avec douceur, s'était emparé de la sienne et qu'il couvait, lui intimant silencieusement de calmer son cœur meurtri. Ce dernier paraissait être au centre d'une tempête, comme souvent elle en avait essuyé en pleine mer. Capricieuse, violente et parfois tragique. Mais elle ne voulait pas de cela. Elle ne voulait pas que ces deux hommes aient à souffrir par sa faute. Trop de mal avait été fait. Les mots du chinois surent l'apaiser légèrement, laissant le loisir au rubis qui palpitait entre ses doigts, de se calmer un tant soit peu. Bien que les mots suivants du Général de l'Hippocampe la bouleversèrent : elle était une atlante, elle était rentrée chez elle. C'était aussi simple que cela. C'était ce qu'elle croyait aussi. Hassan le Grand Prêtre ne lui avait-il pas fait cette prémonition ? Celle qu'un jour, elle aurait un choix à faire. Ce jour était arrivé. Plus rapidement et plus tragiquement qu'elle l'aurait pensé. Y avait-elle réellement songé ? Très peu, car à chaque fois, dans la finalité de la chose, il y avait cette couleur carmine qui entachait cette joie, une ombre qui se prénommait Lucius des Poissons.

Alors elle s'était refusée ce vague bonheur, s'efforçant d'en trouver un autre. Illusoire ? Pour finir par chercher à s'éloigner, encore et encore, davantage chaque jour en constatant le mal qu'elle apportait dans son sillage. La Mort, par exemple, quand elle avait par dépit, détruit le jardin du Lion. Brisant, elle en était sûre, une part de lui-même. Par sa faute, peut-être, avait-elle réveillé une Bête en sommeil. Celle-là même qu'elle avait entrevu il y a de cela quelques jours et qui lui avait tant fait peur. Pourquoi ? Parce qu'elle était un reflet de sa personne, du pan sombre et sournois qui l'habitait. Poison. Poissons. Ni l'une, ni l'autre. Entre deux Eaux, à naviguer entre deux mondes auxquels elle ne pouvait même pas appartenir. Le constat était douloureux. La manifestation de force de son ami Childéric plus encore quand, subitement, il glissa encore dans les ténèbres de son cœur. Elle accusa le coup grâce au soutien inébranlable de Liao sans qui, assurément, elle se serait perdue à son tour. Nimuë, face aux paroles du Fauve, avait fait un pas pour lui faire face, défendre le marina en plus d'essayer de résonner le Prince Déchu. Un simple regard dans le sien, déterminé, empreint d'une certaine tristesse, d'une déception aussi.

- Childéric, ne fait pas ça.

Par opposition à cette force qui s'était évanouie presque aussitôt, la sienne, mêlée au bijou qu'elle sentait vrombir contre sa peau d'ivoire, se manifesta avec force. C'était déraisonné, mais c'était dans cette volonté de les défendre tous les deux que la jeune rousse avait laissé son cosmos faire son œuvre. Une fragrance moribonde s'installa progressivement, mélange de parfums entêtants, écœurants. Dangereux, douloureux. Des notes capiteuses de celles que les roses diffusaient dans les roseraies, d'autres, sinistres, celles que l'on accordaient volontiers à la Mort. Froide. Implacable.

- Je suis comme lui, Childéric ! Pourquoi ne le comprends-tu pas ? Je suis une atlante … une petite sirène qui n'aspire qu'à retourner auprès des siens. Oui ! Oui ! Je ne suis pas réellement comme eux, comme vous, Bélisaire me l'a assez dit. Je suis un être entre deux mondes qui gravite et qui sombre, qui meurt. À cause de mon poison je n'ai même pas pu prétendre être humaine ! Mon maître tu le sais, m'a faite à son image.

Dans son cœur germait les graines de la discorde, cette colère qu'elle affrontait depuis plus de cinq ans.

- Mais je me suis toujours farouchement opposée à tout ça, quitte à tout perdre, quitte à m'éloigner de tout. C'est ce que j'ai fais, ce que je fais et ce que je referais encore si cela me permettait de ne pas vous voir souffrir par ma faute ! Est-ce que tu comprends Childéric ? Je pensais que ce soir-là tu m'avais rejeté, je voulais te trouver pour te dire que j'avais compris ton choix, comment aurais-je pu te jeter la pierre quand j'agis de la même façon ? Protèges ton cœur, Childéric. Tu ne peux pas m'aider, tu ne peux pas me sauver. Je ne le veux pas.

Doucement, elle se tourna vers Liao.

- J'ai fais mon choix, mais à présent, j'ai peur. Oui je suis effrayée, je ne veux pas que par ma faute …

Soudain son cosmos s'évanouit, se volatilisa comme si quelque chose avait coupé la source de cette énergie issue des étoiles. Et elle chuta. Son regard se referma. N'existait plus que le noir.






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Message Re: [Fin Juin 550] La fin du conte [Liao / Childéric]   Mar 29 Mar - 16:46
:: De retour à la maison

Cette situation n’était guère du goût du Légat. Nimuë avait besoin de soin et de repos, et non pas d’une nouvelle altercation avec une personne lui courant après. Que cherchait à faire ce chevalier d’or. Liao avait l’impression d’être pris pour un kidnappeur ou un manipulateur, alors que contrairement à tous les Saints qu’il avait rencontré jusqu’à maintenant, il était probablement la seule personne à encourager la rousse à écouter son cœur et faire ses propres choix. L’attitude de ce Childéric était offensante en cet instant, et un autre général aurait probablement agi différemment. Mais le chinois se contenta de rester calme et posé pour ne pas envenimer la situation inutilement. De toute manière les réponses ne devaient venir que de Nimuë. Il se permit simplement quelques paroles afin de l’assurer de la liberté de la rousse parmi les Atlantes, qu’elle ne serait pas en prison et que ses choix ne seraient toujours mus que par ses propres décisions. Ce n’était pas réellement une invitation de la part du Légat mais une simple possibilité si l’un et l’autre étaient intéressés par cette éventualité. Liao se tenait aux côtés de Nimuë sa main sur la sienne pour apaiser le pouvoir du saphir. La dernière fois une chose étonnante s’était produite, et il n’avait aucune envie que cela se reproduise aujourd’hui. De plus, il ne souhaitait pas non plus voir Poséidon se mêler de cette histoire qu’il compliquerait sûrement. Le moment viendrait assez tôt de lui présenter Nimuë, et de lui parler de la situation plus en détail.

La réponse du Lion fut accueillie par une impassibilité totale de la part du chinois. Les provocations n’étaient pas de mises dans cette conversation. Mais ses paroles sonnèrent creux dans la mesure où les paroles ne représentaient rien sans le courage de les accomplir. Et puis les adversaires comme ce Childéric n’inspiraient aucune peur au Légat, à peine de la méfiance pour leur force brute. Bélisaire représentait un combattant plus difficile à anticiper et dont les coups bas se multipliaient. Cet homme face à lui semblait plus près d’attaquer tête baissée tout simplement. Dans les circonstances c’était plutôt à Childéric de ne pas trop pousser sa chance, un ordre de sa part et tous les marinas d’Atlantis viendraient pour le combattre. Aussi puissant que puisse se croire le Lion, il n’était pas de taille face à l’armée atlante baignant dans le cosmos de leur Dieu. Le Légat fixa cet homme avec un regard neutre presque indifférent. Il écouta ses paroles du Lion avec une impression étrange dans son discours. Comparé les malédictions et les blessures lui semblait toujours inapproprié et déplacé. Chaque être vivant était capable de supporter une charge différente d’épreuve dans sa vie. Toujours à côté de la rousse, le chinois observait simplement la situation jugeant que son silence et sa présence étaient la seule manière de soutenir la jeune femme.

Nimuë laissa son cosmos s’exprimer. Un geste imprudent au vue de son état, mais il la connaissait assez pour savoir qu’il ne pourrait l’empêcher de le faire ni la retenir. Et puis elle devait avoir envie de clôturer cette discussion sans effusion de sang. La rousse exprima de nombreuses justifications pour sa décision, alors qu’elle n’aurait pas dû selon lui. Après tout l’Atlante ne lui avait demandé aucune justification de son choix de rester chez les Saints lors de son entrevue en compagnie de Bélisaire. Liao sentit la volonté de la jeune femme vaciller, et quand elle sombra dans l’inconscience, il se porta à sa hauteur et la rattrapa avant qu’elle ne touche le sol. Sans attendre d’autorisation ni même prêter la moindre attention à l’homme, le chinois prit Nimuë dans ses bras et se tourna vers Childéric.


_ « Vous dites que vous respectez ses choix. Soit. Je pense qu’elle s’est montrée suffisamment claire sur ses envies et ses désirs en cet instant. Je ne vois rien à ajouter de plus. Elle est venue trouver l’aide des Atlantes, et en tant que représentant de ce peuple en ce lieu, je vais lui offrir l’aide dont elle a besoin. » Il marqua une pause et observa l’homme attentivement, tandis que son cosmos enveloppait son corps et celui de l’inconsciente dans ses bras. « Si vraiment vous avez une malédiction à porter vous aussi, vous devez comprendre ce qu’elle souhaite. Chacun décide d’affronter ses démons à sa manière. Le choix de Nimuë se porte vers les Atlantes à l’heure actuelle, et je pense que son état met fin à la discussion. »

Liao n’ajouta rien et fit un léger signe de tête à l’attention de Childéric pour le saluer. L’homme se tourna et prit la direction d’Atlantis dont l’entrée était toute proche. La rousse avait besoin de repos et de soin. La première étape serait d’identifier clairement le mal la rongeant. En emportant la jeune femme, le Légat avait récupéré le saphir dans sa main. Ce dernier ne devait pas pénétrer au cœur d’Atlantis, et il ferait appel à un général pour le conserver le temps que Poséidon prenne une décision à propos de cet objet.


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Message Re: [Fin Juin 550] La fin du conte [Liao / Childéric]   Mer 30 Mar - 12:26
    Entendre la jeune femme parler d’humanité fit sonné dans le cœur du lion un sinistre glas. Il savait lui, que son humanité l’avait abandonné. Et il se demanda donc, pourquoi il faisait tout ça ? Pourquoi avait-il brisé les règles de son ordre et risqué sa vie pour retrouver quelqu’un qui ne s’était même pas perdu ? C’était ça l’amour dont l’avait entretenu la blonde dans le temple de la déesse . Non… ce qu’il éprouve pour Nimue était tout différent de ce que pouvait éprouver Silas pour Ainia ou cet amour fraternel qu’il éprouve pour la jeune femme. Pourquoi alors faisait-il tout ça ? Pour réparer au lieu de détruire pour une fois… Car au fond du lui, il savait que la jeune femme serait la seule capable de comprendre le fait de vivre avec un poids sur le cœur l’empêchant de se lier aux autres. C’en était presque égoïste au fond… Elle était bien plus humaine qu’il ne le serait jamais, elle ne s’en était juste pas encore rendu compte !

    Les mots de la jeune furent autant de sel jeté sur les plaies du cœur du lion. Tout ça n’était en fait qu’un immense quiproquo, elle avait vraiment cru qu’il l’a rejeté, alors qu’il était là, devant elle, risquant tout ce qu’il avait. Son armure et surtout, la seule chose qu’il possédait en propre, sa vie… Comment avait-elle ne serait-ce que croire ça ? Au final, c’était ça le plus douloureux pour le lion d’or. Plus douloureux encore d’être rejeté à son tour par la jeune femme. Il voulut alors lui répondre, mais tout s’accéléra alors soudainement, quand la jeune femme ne put terminer sa phrase à l’intention de ce mystérieux marina à l’allure que le chevalier d’or trouvait suspecte. Le lion se jeta alors vers la jeune femme pour l’empêcher de toucher le sol mais il avait été pris de vitesse par l’homme qui était plus près que lui.

    Ce sombre petit enculé. Voilà qu'elles furent les mots qui traversèrent l’esprit du chevalier du lion. Décidément, cet homme avait tout du type louche qu’on ne veut absolument pas croiser dans une ruelle sombre. Son comportement entier criait au lion de ne pas lui faire confiance et de se méfier, il avait beau essayer d’être poli, ce petit signe de tête n’augurait pour le chevalier d’or du lion, rien de bon. Le lion concentra alors légèrement son cosmos et laissa exploser ce qu’il avait en lui. Ainsi, fusant tel un éclair à la vitesse de la lumière elle-même, le lion coupa la route du chinois qui se rendait sûrement dans la cité sous-marine de l’oncle de la maîtresse du Sanctuaire. Un lieu que le lion aurait bien aimé ne pas visiter, mais s’il n’avait pas le choix… Il se planta donc devant Liao pour lui couper la route. Luttant contre lui-même pour montrer patte blanche et calmer toute velléité d’agression. Oh, s’il avait voulu, il aurait pu attaquer l’Atlante pendant qu’il transportait la jeune femme et fuir avec son corps inconscient.

    « - Vous savez que, si vous voulez passer pour un pervers psychotique, c’est le meilleur moyen, enlever en pleine conversation des jeunes filles innocente ça n’a jamais été populaire… Je vous demande juste de me laisser finir à ma conversation avec elle. Elle a fait son choix et même s’il m’attriste profondément, je ne pense pas être capable de la faire changer d’avis. Je veux juste la laisser partir sans regret !»

    Le lion avait retrouvé l’espace d’un instant son sens de l’humour caustique, illustrant le comportement étrange de l’envoyé du dieu des mers, mais après, il avait surtout parlé avec son cœur. Il aurait aimé pouvoir la faire revenir avec lui, par la force si nécessaire, mais il n’en serait pas capable, il n’avait au fond, qu’un profond désespoir et le nouveau gout amer de l’échec. Tout ce qu’il voulait, au final, il l’avait dit, c’était la laisser partir sans regret. Il n’était bon qu’à combattre et à détruire rien d’autre, il faudrait bien qu’il finisse par l’accepter… Il n’avait pas le choix de toute façon, il était la bête destructrice.


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Message Re: [Fin Juin 550] La fin du conte [Liao / Childéric]   Jeu 31 Mar - 12:36
:: De retour à la maison

Liao observait Nimuë et la voyait utiliser ses dernières forces pour repousser Childéric. Cet homme ne comprenait décidément pas la situation. Il parlait de respect des choix mais agissait plutôt comme si les choix n’étaient valables que lorsqu’il était en accord avec eux. Le Légat préféra rester en retrait, car ce problème ne regardait que la rousse et ses anciens compagnons d’arme. Le chinois jugeait ne pas devoir s’en mêler tant que tout restait dans la courtoisie. Le marina comprenait de moins en moins les Saints, enfin le peu d’entre eux qu’il connaissait. Des êtres étranges et bien à part. Ce qui expliquait une partie du comportement de Bélisaire probablement. Après un discours enflammé, trop peut-être, Nimuë sombra dans l’inconscience. Liao intervint plus rapidement pour la soutenir, et pas seulement grâce à sa proximité. Son attention était centrée sur la jeune femme jusqu’à présent. Le marina reçut la volonté de la jeune femme de clôturer cette conversation sans effusion de sang, et il la respecterait tant qu’on le laisserait faire évidemment. Prenant son amie dans les bras, Liao lança quelques paroles à l’attention de l’autre homme. Des recommandations à son attention, probablement trop subtiles pour être comprises. Ou peut-être que ses mots se heurtaient tout simplement à une opiniâtreté inappropriée dans ces conditions. Une fois son laïus terminé, le chinois prit la direction d’Atlantis à pas lent.

L’explosion de cosmos n’échappa pas à Liao ainsi que tous les gestes de son homologue. Depuis le début cet étranger faisait preuve d’un irrespect et d’une arrogance démesurée. A croire que les bêtes perdaient leur instinct avec les années. Ne comprenait-il pas que leur niveau était équivalent. Le regard du chinois se posa sur son interlocuteur avec une indifférence complète. Ses mots se heurtèrent simplement à un mur, et glissèrent dessus pour se perdre dans l’Océan derrière eux. Devait-il répondre ou ignorer tout simplement cet homme pour continuer sa route. Les deux choix possédaient leurs avantages et leurs inconvénients évidemment. Finir sa conversation. Liao n’allait quand même pas laisser Nimuë sur le quai jusqu’à son réveil pour le plaisir malsain de cet homme. Elle partait déjà sans regret, mais à priori il ne voulait pas comprendre la situation tout simplement. C’est ce qu’il pensait depuis le début une entêtement mû par l’idée que seuls les choix en accord avec sa vision des choses lui convenaient. Finalement Liao reprit la parole. Il avait choisi cette approche plutôt que l’indifférence et l’ignorance. Son ton était toujours aussi calme et posé.


_ « Hum… de mon point de vue c’est plutôt vous qui passez pour un harceleur en cet instant. Je n’enlève personne. J’emmène une blessée dans un endroit où elle pourra être soignée et se reposer. Êtes-vous aveuglé à ce point par vos propres sentiments. Il me semble que la seule personne éprouvant des regrets et souhaitant continuer cette conversation c’est vous. » Il marqua une pause. « De plus vu son état je ne vois pas comment vous pourriez la continuer. »

Liao observa Childéric longuement sans esquisser le moindre geste, et sans prévenir il libéra son cosmos qu’il contenait jusqu’à présent. Une aura se forma autour de lui présentant une forme gigantesque l’espace de quelques secondes. La puissance était au moins équivalente à celle de son interlocuteur. Le sol autour du marina se craquela sous la régularité et la compression du cosmos qu’il avait libéré. De pauvres quidams passant par-là s’évanouirent devant cette pression.

_ « Je me suis montré poli et courtois depuis le début de cette rencontre, alors que vous vous montrez dédaigneux et agressif. Certes vos paroles sont enrobées de douceur, mais votre regard parle pour vous. Votre arrogance mérite une petite correction selon moi… Dans d’autres circonstances je me serais chargé de vous, malheureusement prendre soin de Nimuë me semble être une priorité plus grande. » Il observa autour d’eux. « De plus j’ai l’impression qu’une oreille indiscrète ait envie de prendre ma place. » Liao reprit sa marche en lançant à la cantonade. « Il est à toi. Chasse cet intrus des terres de Poséidon. Il ne s’est pas présenté comme un émissaire et de plus il insulte le Légat sans raison valable. » Les paroles de Liao étaient à l’attention d’Ariane. Elle avait l’autorisation d’utiliser la force sur le Saint à présent si il ne comptait pas partir. Le Légat se tourna vers Childéric. « N’oubliez pas que votre camp et le nôtre ont un armistice. Prenez la décision la plus judicieuse. Je souhaiterais accéder à la requête de Nimuë, que cela ne termine pas dans le sang. Soit vous partez soit vous allez contre sa volonté. »

Sans même attendre de réponse Liao continua d’avancer et laissa le soin à Ariane d’intervenir pour bloquer le Lion à son tour. Il pouvait sentir son animosité à son égard même à cette distance. Maintenant la situation était entre les mains de Childéric. Soit il poussait plus loin sa démarche ayant déjà reçue une réponse claire de la part de Nimuë et il affrontait au moins Ariane. Soit il acceptait la décision de la rousse et rebroussait chemin. La crainte de Liao pour le moment était que tout cet incident ait attiré l’attention de Poséidon. Sans même attendre le dénouement, laissant cette affaire entre les mains d'Ariane, Liao continua vers le Sanctuaire sous-marin en compagnie de Nimuë. Priant pour que la victoire sourisse au général des Lyumnades. Aucune parole aussi insultante soit-elle ne diffèrerait son départ pour Atlantis et les soins de la rousse dans ses bras.


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Dernière édition par Liao le Jeu 31 Mar - 12:40, édité 2 fois
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Message Re: [Fin Juin 550] La fin du conte [Liao / Childéric]   Jeu 31 Mar - 12:37

Tant de choses à faire à Alexandrie, et en même temps si peu. Ses pas s'arrêtèrent subitement, alors que ses jambes continuaient de marcher machinalement, comme pour faire passer le temps. Probablement était-elle censée se tenir à son Pilier, mais discrètement, la Lyumnade avait tenté d'y faire exception. Un soupir long, puis deux s'échappèrent de sa bouche. Ariane ne s'amusait pas véritablement dans ce port qu'elle revisitait pour la seconde fois. Les yeux rivés sur les nuages, puis sur quelques passants qu'elle rencontrait, son sourire était feinté alors que diverses personnes se tenaient la main, femmes et enfants, hommes et femmes. La générale le sentait et ne percevait que très peu cette beauté. C'était des jours si sombres...Et pourtant plein de sens.

Tapie dans le silence et l'ombre, comme à son habitude, ses sens n'avaient en rien perdu de leur habileté. Quelque part, dans cette ville, leur Légat s'était aventuré en dehors d'Atlantis. Les sourcils froncés, le teint de l'atlante devint blême. Si elle était irresponsable volontairement, le Légat avait visiblement de quoi s'inquiéter. En particulier alors que ce dernier était en présence de deux autres cosmos, dont l'un lui semblait familier et l'autre totalement inconnu. A pas rapides, Ariane avait rejoint les lieux, où disputes et tristesses éclataient.

En retrait, les acteurs de cette scène semblaient avoir déjà commencé leurs discussions. L'atmosphère était des plus étranges ; entre retrouvailles et abandon, entre colère et soulagement. Si son arrivée s'était faite en plein milieu de leur conversation, Nimuë et Liao avaient été reconnus bien assez vite. Ariane fut d'ailleurs surprise de voir la rousse sur le terrain : Que faisait-elle ici, blessée? Pourquoi parlait-elle de sirène ? De quel mal souffres-tu, Nimuë?
Et puis il y avait ce Saint. Le Lion à n'en pas douter, du moins son armure parlait d'elle-même et Ariane avait passé suffisamment de temps au Sanctuaire pour savoir à qui appartenait quoi. Mais de sa façon d'agir, elle ne pouvait trouver cette situation véritablement floue : Il lui semblait évident qu'elle devait intervenir. Comment pouvait-il les insulter de cette manière alors qu'ils étaient prêt à aider la rousse à qui le blond tenait en théorie ? Une voix coupa pourtant court à ses pensées. L'oreille avait perçu son appellation subtile, cette mince critique qu'on venait de faire à son égard.

« Il est à toi. Chasse cet intrus des terres de Poséidon. Il ne s’est pas présenté comme un émissaire et de plus il insulte le Légat sans raison valable. »


Pouvoir agir devenait presque un soulagement aux yeux de la générale. Il était temps pour elle de sortir de cette ombre...Doucement. Progressivement.

« Compte sur moi si notre chaton ne se décide pas. »

Liao n'eut pas à se répéter deux fois pour que la générale des Lyumnades ne n’exécutasse. Son aura s'était faite d'autant plus mystérieuse alors qu'elle se présentait dans l'ombre. Cachée dans ses propres abysses, ses yeux allèrent se planter dans ceux de leur ennemi commun, sans fierté ni même lâcheté, sans violence aucune ni douceur exacerbée. Ariane était indifférente, tout et rien à la fois, observatrice et assassin à la fois. Son sourire s'était accru. Il dévorait un peu plus les joues de la jeune femme, lacérant sa peau lisse et laissant paraître ses dents blanches. Elle sentait les émotions de cet homme, elle voyait le visage de ces deux ou trois personnes sur qui il pouvait compter, celles-là même qui composait le passé de ce Chevalier bien banal, un passé dont l'intégralité de l'histoire ne lui était pourtant pas acquis. Pas encore. Les histoires tristes n'avaient rien de bien original. Elle le sentait et le haïssait déjà comme beaucoup de personnes, cet être abjecte et lâche face à son propre destin. Egoïste et effrayé par lui-même et ses désirs. Un franc.

« Eh bien, les amis d'hier sont bien excessifs avec cette pauvre Nimuë. »

Ce franc la faisait rire. Comment avait-il pu tenir des propos aussi pessimistes alors qu'il lui restait toujours des personnes sur qui compter ? Jusque là, elle n'avait pas répondu à ces provocations mais son Légat la sommait de terminer cette conversation de sourds en raisonnant cet homme, de gré ou de force. Cela la faisait sourire ; la force n'était pas son domaine, la bestialité non plus. Son petit minois l'indiquait déjà par simple apparence. Liao était passé à côté d'elle alors qu'elle faisait face au Lion en guise de rempart. Une pensée fut adressée en direction du Sanctuaire ; Poséidon les observait certainement de là-haut.

Cette simple phrase avait suffit pour lui donner un regard nouveau sur l'homme qui était en face d'elle. Un léger fredonnement s'était perdu dans le vent. Face à une bête qui retenait ses coups, se maudissant sur son existence même, que pouvait le souvenir ? Tout et rien. Mais pour cette fois-ci, il serait tout. Liao devait le savoir. Et le général de Lyumnades regardait le Chevalier d'Or non plus en tant qu'Ariane, mais davantage en tant que guerrier représentant son emblème. L'idée de combattre un chevalier tant endolori par sa propre nature s'avérait néanmoins presque cocasse pour la Lyumnade. Ainsi, l'ancien Tribut exécuterait le jugement convenu si ce Chevalier à la fois si insolent et si peu sûr de lui venait à outrepasser leur Pacte de non agression.

« Liao a été clair. Choisis bien tes gestes car ils auront certainement plus d'importance, à un plus haut degré. Ce serait dommage de choisir un désir personnel plutôt que ton devoir...Par un simple coup de tête. »

Avant d'agir néanmoins, et bien qu'elle préférait remettre l'esprit de cet homme à sa place, Ariane préférait s'assurer de ses gestes. Ses mots et sa volonté étaient attendus. Peu importe ce qu'il arriverait, Ariane s'en amuserait.




Dernière édition par Ariane le Dim 3 Avr - 20:04, édité 3 fois
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Message Re: [Fin Juin 550] La fin du conte [Liao / Childéric]   Jeu 31 Mar - 22:38
    Le lion resta de marbre face au propos du légat du sanctuaire sous-marin. Il savait que son côté tête de mule jouait à ce moment contre lui, mais il faisait ce qu'il pensait être juste et il irait jusqu'au bout pour ça. Surtout qu'il n'avait aucune confiance en cet homme se présentant comme l'allié de la jeune femme et qui au final, malgré sa réponse évasive, n'avait rien de quelqu'un de bien attentionné. Son attitude placide et qui semblait tout avoir calculé était un autre argument qui jouait en sa défaveur. Ainsi, malgré l'explosion du cosmos du Chinois, le lion ne brancha pas. S'il voulait l’impressionner il fallait en faire beaucoup plus. Le chevalier d'or aurait été déçu de voir une puissance cosmique inférieur de toute façon.

    Ainsi, c'était donc ça la présence qui pesait sur l'instinct du lion, ce mauvais pré-sentiment qu'il n'avait pas écouté. Les menaces de Liao glissèrent sur lui, il n'avait pas plus peur de lui que de tout ce qu'il pouvait lui envoyer. Il n'y a rien de plus dangereux qu'un homme qui a tout perdu et c'était le cas du lion d'or. Sur le long terme, l’espérance de vie de tout le monde atteint zéro. Mais cette durée serait beaucoup plus courte pour le chevalier d'or. Des mois ? Des années ? Il n'en avait pas la moindre idée. Mais il connaîtrait au moins une agonie moins douloureuse que son maître. Il reconnut donc la jeune femme qui se présenta devant lui... C'était l'ancienne tribut des hommes des mers pour les tenir... Celle qui était à l'origine des maux de l'amie du lion d'or. Son évocation de l'amitié relevait décidément bien l'ironie de la situation. Et si....

    Le lion avala toutes les émotions qui l'ont traversé, la situation avait légèrement débordé et plus que jamais, il fallait qu'il garde son calme et qu'il éloigne de son cœur la bête qui y réside. Il ne pouvait plus rien faire pour continuer sa conversation avec la jeune, le Chinois avait appelé son chien de garde et cette dernière avait répondu au sifflet, bien dressé qu'elle était. Oh, c'était un comportement que le lion d'or respectait, il aurait fait exactement la même chose sur les ordres de son maître et ce dernier ne se serait pas montré aussi gentillet que Liao. Ces quelques fractions de seconde avaient permis à la jeune femme de s'adresser au chevalier d'or.

    « - N'oublie pas que ces choses-là marchent dans les deux sens. Comment penses-tu que Bélisaire régira si vous tuez un de ses chevaliers d'or ? Il semblerait que nous soyons tous les deux dans une impasse non ? Ce n'est pas sur mes terres que se portera la guerre de toute façon alors j'ai peut-être un léger avantage... »

    Les menaces du chevalier d'or étaient bien réelles, il savait comment son chef réagirait et ce genre de conclusion était fort probable, pour avoir passé pas mal de temps parmi les chevaliers, Ariane devait le savoir également. Childéric décida donc de faire le premier pas, ravalant tout son cosmos, plus aucune trace d'agressivité ne perçait du chevalier d'or. Un effort suffisamment conséquent, mais c'était un combat qui se livrait entre lui et lui seul... Le lion poussa alors un profond soupir, tant de découragement que de dépit... Il avait fait tout ça pour rien et il avait encore tant à ce dire, Nimue et lui, malgré ce qu'avait décidé Liao. Si ça n'avait tenu qu'à lui, il aurait sans doute sauté au cou de la jeune femme et lui aurait arraché la jugulaire de ses propres mains s'il avait été réduit à ses extrémités mais... la politique divine est quelque chose de complexe et le lion ne voulait pas mettre en porte-à-faux les plans de son maître. Il s'assit donc sur une souche non loin de lui. Face à la mer. Il reprit donc à l'attention de la jeune femme, le regard perdu dans le vague.

    « - Je ne te fais pas confiance, pas plus que tu ne dois accorder de l'importance à mes mots. Mais je sais que toi et Nimue étiez amies toutes les deux quand vous étiez au sanctuaire. Je voudrais que tu me prouves que je peux justement vous faire confiance par rapport à elle... Le comportement de ton chef était... étrange ! Très étrange, je sais que mon animosité n'a pas aidé mais si j'avais voulu la guerre, je l'aurai commencé il y a bien longtemps. Il ressemble toujours à un pervers kidnappeur ou c'est juste avec moi ?Rien ne t'y oblige, mais est-ce que tu pourrais transmettre un dernier message pour moi à notre amie commune ? »

    Sur ce, le lion éclata de rire, son humour caustique revenait et avec elle, le rugissement d'amusement qui définissait si bien le Childéric.


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Message Re: [Fin Juin 550] La fin du conte [Liao / Childéric]   Dim 3 Avr - 22:05

Encore, toujours des menaces. Désormais, Ariane comprenait pourquoi l'attitude de ce Lion avait agacé Liao. Elle n'aimait pas sa manière de parler, et encore moins sa façon de procéder. Insulter le Légat ouvertement n'avait rien de sympathique à ses yeux, en particulier lorsqu'il s'agissait d'un de ses anciens geôliers. Aucune rancune n'était gardé en particulier envers les Saints, mais sa tolérance avait des limites et celles-ci avaient presque été franchies. Alors ses lèvres prirent une douceur apparente, à laquelle on prêta pourtant une moquerie enfantine et presque perverse.

"Je ne suis pas dans la tête de notre cher Grand Pope, mais j'imagine que cela serait peu stratégique de s'en prendre à nous alors qu'un tas d'autres personnes profiteraient joyeusement de cet affaiblissement. Un peu comme une invitation à d'autres festivités. Ca serait une véritable tragédie je te dis. Oui, tragique et cocasse, en considérant que j'en serai la responsable si je venais à tuer un Chevalier d'Or ici-même."

Son sourire s'étira davantage lorsque le comportement inhabituel de Liao lui avait été servi sur un plateau fait d'argent. Ariane taquinerait certainement son Légat, mais Childéric avait pour l'heure toute son attention et il n'était pas question d'en parler davantage. Un rire avait été étouffée alors que ses doigts s'étaient portés à ses lèvres.

"Va savoir. Liao a ses raisons je suppose. Et puis je n'explique pas l'amour, il amène parfois les gens à faire des choses bien étranges."

Sa voix était presque chantante et taquine, mais assurément froide vis-à-vis de cette homme, comme si le général savait. Et elle savait. Ariane préférait être détachée de toutes ses histoires lorsque le moment l'exigeait. Le jugement porté sur leur Légat ne lui appartenait pas à l'instant et ne devait être partagé avec un homme qui tenait déjà trop de soupçons injustifiés à leur égard. Autant alimenter gaiment ces inquiétudes finalement, telle était la pensée de cette brune aussi souriante, cette même atlante qui semblait se complaire dans l'ombre des rues. Alors, sagement, elle écoutait le Lion parler de cette rancœur qu'il leur portait, de son amitié pour la future Sirène Maléfique. Oui, amitié. Que voilà un mot particulier.

Ce terme était bien étrange venant de la bouche du Lion. Si Nimuë avait parlé d'elle de cette façon, et bien qu'entendre ses mots lui donnaient une satisfaction qu'elle n'avait pas connu depuis très longtemps, Ariane préférait feindre les sentiments exacerbés plutôt que de montrer l'objectif en ligne de mire aussi facilement. A concevoir, la réalité des sentiments du Chevalier d'Athéna n'exigeait pas de recherches. Ils existaient, mais sous une forme dangereuse.

Des flammes bleutées, d'une couleur presque utopique, entouraient désormais ses mains. Ariane avait choisi ce moment-ci pour entrer dans la lumière d'Alexandrie. Pourtant, la brune n'était plus visible. Ses cheveux avaient pris cette teinture rousse, si familière dans leurs souvenirs. Des yeux, éternellement coincée dans un entre-deux trop distincts, ainsi que cette allure bien plus dévouée à la déesse de la Sagesse avaient subtilisé rapidement son apparence d'antan.

Un souvenir partagé était apparu. Mais au-delà de cette connaissance commune, il demeurait un sourire cynique qui n'appartenait pas à cette fière pirate. "Méfie-toi, Saint. Méfie-toi, Childéric". Une petite voix devait probablement parler à l'heure actuelle, car Ariane ne faisait que s'amuser avec les possibles humeurs du Chevalier. Un test pour lequel les réactions belliqueuses et trop émotives devenaient une moquerie vis-à-vis de ceux qui se jetaient dans une violence palpable de tous. Ariane n'attendrait que le moment propice pour mordre et injecter son venin aussi froid que brûlant, et ce au moindre mouvement suspect. De toute évidence, l'ancien Tribut n'était plus véritablement elle-même à l'instant. Le guerrier de Poséidon savourait ce tour de passe-passe comme un rôle qu'on ne lui avait pas attribué depuis longtemps. Et cela l'amusait fortement, jeu malsain ou non. Oui, elle se fichait du ressenti de Childéric, mais la générale s'en accommodait à sa façon.

Et ce qu'Ariane aimait induire en erreur...Nimuë faisait littéralement face au Saint. Elle n'était plus cette femme blessée, non, le Chevalier des Poissons se portait bien mieux qu'à l'heure actuelle. Teint clair, deux orbes bleutées brillants, une fougue exquise. Il s'agissait bien là du pirate au caractère fort. Peut-être était-elle à l'image de ce que Childéric préférait percevoir? Sûrement même. Du moins en apparence. Du côté de la guerrière de Poséidon, il s'agissait là d'une formalité voire une provocation un peu plus subtile tout au mieux. Ce n'était qu'une supposition et toute cette performance tendait simplement à insinuer que les mots devraient être correctement choisis...Même pour l'actrice elle-même. Un geste de la main, et le Lion était invité à parler.

"Ton ange gardien t'écoute, Childéric!"


Si Ariane ne connaissait Childéric qu'à ses souvenirs, qu'à ces petites mémoires triées dans son esprit tel un livre ouvert aux pages lus et relus, lui ne devait se rappeler d'elle que de nom, ou bien de son ancienne fonction. Tribut. Mais était-ce réellement l'ancien otage? Son allure était décidemment ouvertement étrange. La gallo-romaine ne cherchait pas véritablement à porter en confonsion le Lion, auquel cas son esprit aurait été comme contaminé par le cosmos de l'atlante, comme une maladie contagieuse et naturelle. Ainsi, les dires du Saint ne seraient rapportés que s'ils plaisaient à la jeune femme elle-même. Cruelle, et joueuse Ariane des Lyumnades.



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Message Re: [Fin Juin 550] La fin du conte [Liao / Childéric]   Lun 4 Avr - 13:44
    La jeune femme sous-estimée la force du sanctuaire, qui n'aurait aucun mal à balayer les marinas... Si ces derniers avaient vraiment été en position de force, il n'aurait pas eu besoin de passer cet armistice avec le sanctuaire. Childéric pouvait se douter des quelques raisons qui ont poussé Bélisaire à accepter et de la centaine d'autres que lui, chevalier du lion, n'avait pas connaissance, les secrets sont le fardeau du Pope après tout. Le Mérovingien vit la jeune femme retenir un rire au moment précis où il décrivit le comportement suspect du légat. Le chevalier d'or pouffa alors quand elle parla de l'amour qui faisait faire des choses étranges aux gens... Il ne put s’empêcher de réfléchir à voix haute, autant pour lui que pour Ariane.

    « - C'est comme ça qu'on courtise les dames chez vous ? Le sel de l'océan doit vous taper sur la tête vos coutumes sont bien étranges... »

    Il observa ensuite la jeune femme se transformer, se changer et quitter le corps qui était le sien pour emprunter sous les yeux du lion d'or celui de la sainte... l'ancienne sainte des poissons. Puis les mots qu'elle prononça firent un sinistre écho dans le cœur du lion d'or. Elle lisait dans ses pensées... Personne au monde ne savait comment il appelait son amie Nimue et il lui avait surtout donné ce nom après le départ d'Ariane, les deux femmes n'avaient donc pas pu en parler... Il n'avait pas grande défense, mais il avait toujours à l'esprit le conseil que son maître lui avait donné. Ainsi, il se referma en lui-même, entourant son esprit de barrière dressée par sa volonté mais surtout, se concentra uniquement sur un souvenir désagréable. La douleur que lui avait infligée Thivan de la pestilence. Il y pensa si fort, qu'il la réveilla et il sentit de nouveau ses flancs le brûler. Si la jeune femme lisait dans son esprit à ce moment précis, elle aurait sûrement un joyeux aperçu de ce qu'était la vie du chevalier d'or...

    Bien enserré dans cette cangue de souffrance et de volonté l'esprit du lion garda son calme et la bête, malgré les coups de griffes qu'elle donna pour s'échapper, ne réussit pas à sortir. Il se redressa alors de la bûche sur laquelle il s'était installé. Il se tourna alors vers la jeune femme et plus rapidement que n'importe quoi sur terre, excepté la lumière dont il égalait la vitesse, le lion fut devant la jeune femme, sa main porté à son cou, avec une certaine délicatesse. Si elle n'était pas idiote, elle pourrait comprendre qu'il aurait pu, s'il avait voulu, lui tordre le cou ou au moins lui en arracher une partie de ses mains nues si elle avait esquissé de quelque mouvement d'esquive. Mais même parmi les chevaliers d'or, le lion était l'un des plus rapides, si ce n'est le premier parmi ses paires. Ses crocs par contre, n'avaient aucun égal et il le savait. Cependant, la jeune femme pouvait sentir une étreinte étrange, non pas sur son corps, mais comme si le lion avait, à la manière d'un chat voulant rester là où il est et empêcher son humain de bouger, planter ses griffes dans son cosmos même.

    Cette étreinte bien qu'étrange pour la jeune femme, n'aurait rien de douloureux, encore... Il n'aurait qu'à resserrer son étreinte pour à la fois étouffer sa voix et son cosmos. Mais il n'en avait pas l'intention, si, malgré le stratagème du lion et la gangue de souffrance dans laquelle il s'était entourée pour détourner la lecture de la jeune femme, elle verrait qu'il n'avait absolument aucune volonté agressive dans son action. Non pas qu'il hésitait à tuer son amie, s'il devait un jour la recroiser sur un champ de bataille vêtu d'une écaille, son cœur hésiterait, saignerait et lui serait probablement arraché, mais son poing lui, frappera avec la même intensité. Il posa alors doucement son autre main sur la joue de la jeune femme et d'une simple caresse la fit délicatement glisser, une délicatesse qui était à l'opposé de l'image du géant brutal et agressif qu'il avait donnée depuis tout à l'heure. Puis il posa alors délicatement ses lèvres sur ceux de la jeune femme. Quelques fractions de seconde, puis relâchèrent alors à fois son baiser et son étreinte. Il fit alors quelques pas en arrière, sans tourner le dos à Ariane.

    « - Ça, c'était pour toi, je ne peux pas jouer avec ton esprit, mais je peux toujours m'amuser un peu ! Et c'est le message que j'ai pour Nimue, transmet le ou non, au final, je ne sais même plus si ça a de l'importance. Dit lui donc qu'il y a un dicton qui dit qu'on fait du mal à ceux qu'on aime, mais qu'il oublie de dire qu'on aime ceux qui nous font du mal... »


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Message Re: [Fin Juin 550] La fin du conte [Liao / Childéric]   Mar 5 Avr - 0:30
"C'est une façon de procéder comme une autre. Apparemment ça doit marcher pour qu'elle revienne en courant dans nos bras." Un sourire très léger n'avait été adressé que très subtilement. Comme une moquerie politique à laquelle Ariane n'accordait que très peu d'importance. Pour l'instant. "Et tu crois que les tiennes ne sont pas étranges, franc?"

Franc. La seule et véritable dénomination qu'Ariane pouvait bien donner à Childéric. Oui, ces Francs qu'elle avait appris à haïr durant son enfance, qu'elle avait maudit pour bien des raisons. Pour tout. Pour rien. La situation se révélait néanmoins différente, car la petite fille d'antan ne souhaitait pas réagir et revenir à la surface. Grandir était une distinction nécessaire. Général. C'était ce qu'elle était aujourd'hui et la rencontre avec Poséidon montrait qu'on lui avait pardonné ses fautes. Peu lui importait les agissements du Lion, elle ne faillirait pas. Ce serait trop doux pour lui, trop doux pour une personne dont les souvenirs sur Nimuë étaient violées et enfin, trop doux pour elle-même. La conscience du Lion demeurait pourtant, chacun disposait de leur libre arbitre et Childéric devait probablement s'en rendre compte. La brune ne désirait pas avoir un pantin au bout de ses doigts. Expiés, d'autres fautes pouvaient bien être commises, et celles-ci ne retomberaient certainement pas sur ses épaules. Ou tout du moins seraient-elles ignorées ou utilisées en guise de "bons souvenirs".

L'effort du Saint était louable, elle en avait conscience. Le blond semblait essayer de faire quelques chose Ariane n'en était pas experte en la matière, le présent était une chose et le passé une autre, mais elle n'accorda qu'une importance triviale à ce souvenir qui venait de lui être offert telle une main tendue. Lire les souvenirs devait être volontaire et celui de Nimue lui suffisait amplement. S'approchant tel un prédateur, tout en jaugeant de loin la dégaine d'un autre animal, sa voix s'échappait toujours tel un rire cristallin, faussement inoffensif. Pourtant, le Lion s'était comme éclipsé. Elle avait suivi cette soudaine disparition de ses yeux et n'avait pas cherché à se défendre plus longtemps. Quelque part, Ariane savait que ce Chevalier n'avait pas pour but de la tuer, auquel cas il l'aurait sûrement agressé. Non, cette action n'était en rien déroutante, mais la suite le fut beaucoup plus. Childéric venait d'apparaître devant elle et jouait un rôle qu'elle n'avait pas considéré. Etait-ce qu'il ressentait réellement pour Nimuë? L'empressement l'induisait parfois en erreur mais elle se sentait soudainement bête de ne pas y avoir pensé. Frustration.

Le Franc était devant elle. Ses grandes mains qui caressaient ses joues étaient fortes, bien plus fortes que celles de la Lyumnades; elles auraient probablement pu la briser en mille morceaux. Mais la gallo-romaine ne jouait pas ce jeu là, pas plus qu'exhiber sa force était une chose appréciable. Son esprit préférait se contenter de ses allures de jeune fille rayonnante de malice, pleine de gaieté. Ou dans son cas actuel, de revêtir la peau de la pirate.

Quelque chose agrippait son Ecaille. Teigne, qui avait de nouveau longé la jambe de la Marina et qui trônait fièrement sur son bras, siffla pourtant en apercevant l'homme porter une main en direction d'Ariane. La bouche ouverte, les crochets du petit amphibien rougeâtre de la jeune femme ne souhaitait qu'une chose: Se planter dans la chair de ce qui menaçait son actuelle maîtresse. Et avec ses petites billes noires, vives et vicieuses, la salamandre n'allait pas se faire prier pour cela si l'autorisation lui en serait donnée. Du bout des ongles, le nez de la petite bête avait pourtant été tapoté par la jolie brune afin de calmer ses ardeurs. Pas encore. Alors, cette main étrangère continuait à caresser sa joue, celle qu'elle montrait comme appartenant à la rousse. Ariane faiblit un peu. Son teint devint plus pâle, l'illusion elle aussi. Elle n'avait pas le choix.

As-tu peur, Lyumnades?

Non, mais le contact était étrange et puis elle n'en était pas autorisé. D'avoir peur. Pas catégoriquement, pas personnellement. Cette "gentillesse" employée la décontenançait quelque peu. Qu'est-ce que cet homme lui voulait, à s'approcher ainsi et à lui agripper la nuque de cette façon? A peine eut-elle le temps d'y réfléchir que le mal était fait. Le franc venait de l'embrasser, d'un baiser qu'elle se retenait bien de briser prestement. La Lyumnade en action était légèrement décontenancée face à tant de toupet. Pour qui se prenait-il? L'énervement allait passer le cap. De près, de très près. L'initiative avait pourtant été du côté du Lion: il avait parlé et diffusé ce message qui lui paraissait plus funeste que de bon goût.

"Et quel cadeau..."

Le ton était froid, presque sans jugement. Ariane y répondit très honnêtement tout en feignant de garder cette apparence. Ce "miroir" ne marcherait pas en cet instant. L'illusion de Nimuë se dissipa alors qu'elle agrippait de ses deux mains les épaules de Childéric. Petit à petit, ses traits se firent plus fins mais également plus masculin. Une apparence qu'elle avait usurpé plusieurs fois à Rodorio pour déjouer quelques gardes trop belliqueux immergeait tel un iceberg. C'était un choix plus puéril mais un véritable clin d'œil aux Saints. L'aura bleutée et légèrement violacée laissa place à un autre rouquin, d'une toute autre sorte. Une simple illusion s'installa de nouveau, sans conséquence, mais les images étaient généralement plus marquantes pour l'esprit. Soudainement, sous l'apparence de Bélisaire, plus taquin qu'il ne l'était en réalité, avait croqué bien fortement la lèvre de Childéric. Presque avec passion.

Eclatant de rire, la forme sans identité en particulier fit trois pas en arrière. Ariane était de retour, délaissant ce déguisement de quelques secondes. Son visage s'était néanmoins fait moins amusé.

"Va! Le message a été compris même s'il n'a "pas d'importance". Tu parles de l'étrangeté des Marinas, mais aimer quelqu'un qui nous fait du mal sans questionner l'attachement qu'on porte à cette personne, c'est une pensée bien tordue que j'entends là. J'espère pour Nimuë qu'elle n'est plus complètement saine d'esprit pour comprendre ce dicton incomplet. "


Pour comprendre tout cela, encore fallait-il apprécier l'amour au point de continuer à vivre avec la personne en particulier. Le franc-parler du Chevalier l'avait sourire et la faisait vomir intérieurement. Ariane lui avait pourtant prévenu de doser ses propres mots sans quoi elle refuserait tout message, mais le geste l'avait impressionné, ce n'était pas peu dire. Cela n'empêchait pourtant pas à ce dicton prononcé d'être de trop à son goût. Une chose qui concernait une situation pour laquelle Nimue et Childéric entretenait une relation digne de Caïn et Abel. Jusqu'où Caïn tuerait Abel, un jour? Et surtout, qui serait le fautif? Contournant le chevalier, la Lyumnade enlaça légèrement le Lion au-dessus. Teigne continua son sifflement strident. Brave bête.

"Une dernière chose. Autant en tant que général, je te laisse partir. Mais honnêtement, je suis parfois partisane de la simplicité. Une personne ferait du mal à Nimuë, que je la traquerai et je la jugerai. Ou alors je la jugerai et je la traquerai avec légitimité, ça marche aussi. Tout simplement.
Ariane s'était alors éloignée, quoiqu'un véritable face à face régnait toujours. Ses mains s'étaient jointes comme une prière de valeur, comme une jeune femme impatiente d'aller à la fin de cette histoire. Ariane n'avait rien de bien méchant à voir comme ça. La générale adoptait simplement une apparence habituelle: celle d'un esprit libre, un peu fragile et doucereux, assise sur un rocher à refléter pourtant tout l'inverse des propos qui seraient prononcés. "Ca veut dire que la prochaine fois que je te recroiserai, que je te reprendrai à ralentir un atlante, je n'hésiterai pas à te tuer. Personnellement. Mes promesses ne valent rien du tout, mais je suis on ne peut plus sincère avec toi pour le moment. Ne dit-on pas que les Lyumnades prennent l'apparence d'un être aimé et mangent les hommes trop curieux ensuite? Ca serait véridique pour une fois, ça ne me dérange pas d'être Caïn avec un Lion, d'être haït. Ca ne changerait pas votre façon de nous voir et disons que ce baiser a un prix. Allez, zou."

D'un petit geste de la main, la gardienne du Pilier de l'Océan Antarctique sommait avec douceur au Lion de partir, sous peine de passer aux hostilités. C'était malheureux d'en arriver là, mais Ariane n'avait plus la patience nécessaire à l'heure actuelle. Déjà, la générale avait compris le message, mais elle espérait que le sien était plus clair. Qu'il avait plus de poids. Childéric devait partir désormais. Alors, la gallo-romaine suivait ses faits et gestes sur le petit tas de pierre humide où elle était assise. S'il ne partait pas, alors elle devrait se battre.


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Message Re: [Fin Juin 550] La fin du conte [Liao / Childéric]   Mar 5 Avr - 17:57
    Childéric nota tout le mépris qu'elle avait mis dans l'appellation ethnique qu'elle lui avait donnée. De franc, il n'avait que les origines, sa vie, il l'avait passé dans la maison du lion, sous l'égide de son maître. Un être entre deux mondes, sans appartenir vraiment à aucun... Le lion fut surpris par contre, de voir la jeune continuer le petit jeu qu'il avait lui-même instiguer, mais d'une façon bien plus malsaine. Décidément, la perversion était de mise chez les poissons. En plus de s'introduire dans l'esprit du lion, la jeune femme choisit donc de prendre l'apparence du chef de chevalier et de continuer ce que Childéric avait commencé. La surprise prit toute la place sur le visage du lion, il savait pertinemment qui il avait en face de lui et qu'elle était loin d'avoir l'aspect de son maître, mais il ne put s’empêcher d'esquisser un petit pas en arrière à ce moment précis. Il sentit un léger goût de fer dans sa bouche, elle avait laissé la trace de ses dents dans ses lèvres....

    Il fit donc la jeune femme reprendre son apparence d'origine, qui lui allait bien mieux que les deux autres qu'elle avait pris pour jouer avec les nerfs du chevalier d'or. Il l'écouta donc calmement, commenter le message qu'il avait délivré. Oh oui, il pouvait sembler tordu, mais ô combien véridique. Il arrive toujours un moment où l'on blesse ceux qu'on aime, mais ce n'est pas pour autant qu'on arrête de les tenir chers en son cœur. Il n'y avait pas de place pour l'amour à proprement parler dans la vie du lion, mais tout ce qu'il cherchait au fond, c'était quelqu'un qui puisse le comprendre dans son entièreté et dans ses tourments. Malgré elle, la femme qu'il était venu cherché l'avait blessé et il l'avait blessé à son tour. Ce n'était pas pour autant qu'il avait arrêté de la tenir cher en son cœur. C'était la seule, à qui il aurait pu parler du mal de son cœur et qui l'aurait compris, la seule qui avait compris ce qu'il pouvait ressentir de n'avoir de monde à lui et d'être à la frontière de plusieurs. Un ange gardien veillant malgré tout sur lui....

    Il laissa la jeune femme continuer son manège et venir se coller à lui. Tous deux se livraient à un étrange ballet, une chorégraphie où dans un semblant de sensualité se mêlaient des menaces à peine voilées et des avertissements. Une bien étrange jeune femme que le lion aurait pu apprécier dans d'autre circonstances. Peut-être... Toujours est-il qu'il prit ses mots comme à la fois des menaces et comme la preuve qu'il avait demandée. Jamais il n'aurait cru un mot sortant de la bouche du légat tant celui-ci lui inspirait de par son comportement étrange, une grande méfiance, mais il pouvait croire cette femme, du moins dans une certaine mesure. Mais c'est surtout lui qui doutait, ça serait probablement lui la personne qui viendrait chercher Nimue, ou un autre de ses alliés, et à son tour, il devrait donner la chasse à Ariane. Un cycle sans fin de guerre et de mise à mort auquel le lion avait voué le peu de temps qu'il passerait sur terre pour servir Athéna.

    Puis, la jeune femme quitta son étreinte et se plaça devant le lion, elle avait encore des choses à dire et le lion garda pour l'instant pour lui ses réponses et ses interrogations. La prochaine fois qu'il serait en train de retenir Atalante, ça ne sera pas par les mots et la négociation, mais par la force de ses poings ou bien il se tiendrait victorieux sur le corps de l'ami d'Ariane où les Lyumades n'auraient rien à retenir. Mais il garda cette réplique pour lui, au fond, il savait que la jeune femme devait elle aussi s'en douter et ne pouvait être aussi naïve. La présence de Caïn et de la mythologie biblique surprit le lion d'or. Surtout qu'il la trouvait terriblement déplacé ici. Certes, le sang et le meurtre étaient présents dans l'histoire mais c'était tout ce qu'il y avait en commun avec la situation. Caïn était le premier meurtrier, le premier d'une série infinie. Mais il l'avait fait car il jalousait son frère que Dieu préférait. Une préfiguration christique. Le juste sacrifié. Le lion se doutait que la jeune femme ait saisi toutes ses symboliques sa réplique. Mais il était temps pour lui de partir, il ne voulait pas ruiner les plans de son maître et surtout, se retrouver seul et blessé en territoire hostile. De plus, il devait encore une fois, s'entretenir de sujet important avec le pope...

    Le lion s'avança donc vers la jeune femme, qui s'était assise sur un petit tas de pierres et attendait son départ. Il allait lui donner ce qu'elle voulait car il n'avait rien à gagner ici à part encore plus de regret et il n'a rien de plus tenace et tristes que les regrets qui vous suivent durant toute votre vie, Childéric avait déjà eu sa dose de toute façon. Il posa donc sa main sur l'épaule d'Ariane. Il avait encore quelques petites choses à lui dire avant de partir.

    « - Disons qu'elle et moi avons une relation particulière, d'où mon dicton. Elle le comprendra mieux que n'importe qui et je pense après tout, qu'elle sera la seule à pouvoir le comprendre, mieux que n'importe qui... Enfin, ça n'a plus vraiment d'importance tout ça... De toute façon je ne sais pas ce que tu as lu dans mon esprit, ce qui est bien plus vicieux qu'un simple baiser volé, surtout sous l'apparence d'un autre ! »

    Le lion d'or éclata alors de rire pendant quelques brèves secondes. Il faut dire qu'au fond la situation était plus grotesque que tragique. Et qu'au fond, si ce n'était pas pour de sinistres circonstances il aurait vraiment apprécié cet échange avec la jeune femme qui défiait les lois de la logique. Après que son rire se soit arrêté, il reprit, sans déplacer sa main de l'épaule de la jeune femme :

    « - Mais j'espère que tes lectures ton appris que je suis sincère. Enfin, je te l'ai déjà dit, ça n'a plus d'importance tout ça... Le tragique de la situation, c'est que quelqu'un viendra forcément pour elle. Tu ne pourras jamais l’empêcher. Elle a tout abandonné... Les siens, son devoir et son temple, son armure et sa déesse ! Des gens viendront, moi ou les autres, et c'est ça le plus triste. Elle sait ce qu'elle perd mais elle ne sait pas ce qu'elle gagne. Comment traiteriez vous quelqu'un qui aurait fait le chemin inverse ? Comment t'aurais traité tes amis si tu étais resté au Sanctuaire en reniant ton Dieu et ton écaille ? Caïn détestait son frère, mais avant tout ça, il l'a aimé ! Nous n'avons rien de comparable avec les fils d'Adam. Mais nous sommes le fruit du péché du père autant que celui du fils ! La prochaine fois que nous nous croiserons, ça sera en tant qu'ennemi, prêt à se sauter à la gorge. Et je peux te faire la même promesse, mes crocs trouveront ta jolie gorge sans la moindre hésitation... »

    À ses mots, sinistres présage d'une réalité fort plus proche que les deux guerriers ne pouvaient le penser, le lion relâcha sa main qu'il avait posée sur l'épaule de la jeune femme et fit alors quelques pas vers l'océan, où il perdit son regard quelques longues minutes, ressemblant au passage, son énergie et son cosmos. Il était sur le point de quitter les terres des Atlantes à la façon du lion, tout en force et en vitesse, il n'avait pas de temps à perdre pour rentrer tranquillement en bateau, ce qui s'était passé ici était trop important et il devait en informer au plus vite son chef et puis après... après il ne savait pas... il ne savait plus !
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HP:
260/260  (260/260)
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180/240  (180/240)
CC:
243/306  (243/306)
Message Re: [Fin Juin 550] La fin du conte [Liao / Childéric]   Mer 6 Avr - 15:09
Le Lion n'avait pas tiqué quand elle avait enchéri ce petit jeu passager. Il s'était contenté d'y placer une main sur son épaule, ce à quoi Ariane sursauté légèrement, sans réagir violemment pour autant. Tel un animal et les crochets de Teigne avait frôlé de peu la main du Franc.

Calmement, l'atlante avait écouté ses paroles. Childéric semblait craindre son pouvoir en ce sens de l'éthique, en partie. Jusqu'où avait-elle lu dans son esprit? Pas bien loin, mais suffisamment pour connaître en partie ce dont il était question avec Nimuë. Une relation très étrangère, trop peut-être pour ce Tribut qui venait d'être libérée de ses chaînes. Au moins, Childéric n'avait pas présenté une quelconque résistance à cet adieu temporaire.

"Voilà une proposition fort amusante."


Silencieusement, le Chevalier était parti non sans disposer de tout son cosmos pour prendre un élan certain, vers un futur quant à lui incertain. Par un murmure, Ariane présenta de brèves pensées propres à elle-même.

"Rien de comparable...Je n'en suis pas si sûr. Et puis, Poséidon m'a pardonné malgré tout."


Childéric était allé dans son sens et ce n'était pas pour lui déplaire. Quelque part au fond de son esprit, elle se demandait s'il ne faisait pas qu'enfoncer sa propre situation sans pour autant lire dans ses pensées. On fait du mal aux gens certes, mais on finit par les perdre. Une loi sacrée qui la menait simplement à se conformer aux attentes des autres d'une manière simple et radicale. Qu'il soit ennemi ou ami. Comédie ou tragédie n'était pas indissociable finalement. Du moins, pas à ses yeux tantôt attachés et détachés face aux événements de circonstances, à ces personnes inconnues qui l'entouraient dont elle éprouvait parfois l'irrésistible envie de saluer amicalement, ou de leur présenter un hommage particulier en de meilleures conditions.

Son regard alla se planter au loin, sur les voiles des bateaux d'Alexandrie. Ariane avait renié Poséidon au Sanctuaire pour ne plus rien ressentir. L'isolement et la solitude avaient fait partie de son quotidien jusqu'à ce que Nimuë la libère ici-même de ce mauvais cauchemar d'enfance. Pire que cela, la meurtre de cette sœur qu'elle avait tant idolâtrée lui pesait parfois sur l'âme...D'autre fois non. La cadette n'avait pas eu le choix. Entre regret et complaisance. En deux pas, l'atlante empruntait le chemin d'un retour chez soi, cet endroit où les atlantes pouvaient parler de "maison".

La sensation d'être libre était bien étrange, bien plus après avoir retrouvé Hassan inconscient, Ariane savait que dans ce monde, on se retrouvait seul. C'était une fatalité incontestable. L'amour existait-il au-delà de tout cela? Cette conception était trop étrange. Originale et drôle, qu'elle percevait chez les autres. Mais pas dans ses souvenirs à elle, quand elle pouvait les distinguer proprement. Un long soupir s'était échappé de ses lèvres alors qu'elle prenait la route en direction du Sanctuaire Sous Marin.

Les autres guerriers étaient parfois bizarres.
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