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 [21 juin 550] Sortir de l'Hiver (PV Andhrimnir)

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Message [21 juin 550] Sortir de l'Hiver (PV Andhrimnir)   Mer 30 Mar - 22:37

Cela faisait quelques jours que la demoiselle était à présent Prêtresse. Sa présentation aux guerriers divins, lui avait laissé un goût amer. A l'heure actuelle, voici ce qu'en était le bilan. Elle savait la fidélité de Toryald toute acquise. Alvis n'avait aucune éducation, aussi s'était-elle fait la promesse de le prendre sous son aile pour l'éduquer en quelque sorte. Hakon quant à lui s'était montré sous un jour légèrement insolent. Enfin Asher, quelque peu plein d'ironie à l'encontre de Gamma. Elle laissa échapper un soupir, se disant qu'elle n'était pas au bout de ses peines.

Assise à un bureau, elle avait lu et relu les parchemins qui se trouvaient devant elle. Oui vraiment, à en juger par ce que disait le dernier écrit qu'elle venait de terminer, ce qu'elle allait accomplir ne serait pas une mince affaire. Elle était tombée par hasard il y a deux jours de cela, en fouinant dans les archives des prêtresses passées, sur une anecdote qui avait éveillée sa curiosité. Il était question d'un guerrier divin immortel, mais endormi. Le guerrier divin d'Heidrun, placé sous l'étoile de Nu. Voilà un homme qui pouvait s'avérer être utile.

Aussi avait-elle cherché à retrouver d'autres traces de lui dans les mémoires de ces prédécesseurs. Certaines évoquaient bel et bien ce guerrier. D'autres non. Oui, décidément, la curiosité de la jeune fille était piquée au vif. Elle n'avait quasiment pas dormi ces derniers jours, restant plongée au cœur de sa lecture, cherchant à connaître l'endroit susceptible d’abriter un tel guerrier. Et c'est alors qu'elle était tombée sur ces mots:

" Andhrimnir Guerrier Divin d'Heidrun, placé sous l'étoile de Nu. Autant dire que cet homme là empestait tout autant que l'animal totem dont il porte l'armure lorsque je l'ai découvert, là, endormi dans son sommeil éternel, sous la cascade bordant la statue de notre Seigneur. Je ne comprends toujours pas pourquoi Odin a voulu d'un gaillard tel que lui: grossier, il n'avait de cesse de hurler lorsque nous nous sommes rencontrés. Et même s'il m'avait juré fidélité, je n'ai jamais pu l'apprécier. Je ne manquais pas une occasion de le souffleter..."

Voilà qui était intéressant. Sous la cascade de la statue d'Odin. Peut-être s'y trouvait-il encore à l'heure qu'il était. C'était là une piste à creuser. L'Asine avait replié avec soin le document avant de se lever, bien décidée à s'y rendre de ce pas. Mais quelques petits préparatifs étaient à prévoir. Après un aussi long sommeil, l'homme aurait sûrement faim et soif, peut-être aurait-il besoin de vêtements secs et chauds. Bref, elle prit donc grand soin d'aller chercher ce qui lui fallait, y compris des fourrures, ainsi qu'un seau. Juste au cas où il voudrait procéder à sa toilette.

Emmitouflée dans sa cape bien chaude, la demoiselle s'en fut, prenant soin au passage de signaler aux gardes où elle se rendait. Juste au cas où. Elle atteignit la statue d'Odin sans le moindre mal, de là, elle aperçut un chemin étroit, et en prit donc le chemin, évitant de regarder en bas, par peur du vide.

"- Doucement Eirwen. Doucement."

Nous étions le premier jour de l'été. Le vrombissement de l'eau se fit entendre. La cascade. Elle n'était donc plus très loin. Parvenue en bas, elle laissa échapper un soupir de soulagement. Enfin! Elle y était arrivée. Comme cela avait été indiqué, il y avait effectivement une caverne de l'autre côté du mur d'eau. Avec prudence, elle longea la paroi rocheuse afin de gagner la cachette de Nu. Et c'est là qu'elle le vit.

De longs cheveux blancs masquaient son visage, il était assis en tailleur et dormait. Profondément. Face à lui se trouvait son armure divine. Prenant soin de déposer les affaires qu'elle avait apporté, elle approcha lentement de lui, le scrutant de ses iris ambrées pendant de longues minutes avant d'oser enfin tendre sa main pour écarter quelques mèches de cheveux de son faciès. Allait-elle découvrir un visage marqué par le temps, et aussi tanné que le cuir? Non, loin de là. Il disposait de traits absolument harmonieux. La peau d'albâtre de la prêtresse tranchait avec la peau mate de l'homme. Homme qui par ailleurs était à moitié nu. Aussi se félicita-t-elle d'avoir apporté des vêtements chauds. Elle avait pu constater ses multiples cicatrices, souvenirs de blessures de guerre très certainement. D'ailleurs certaines d'entre elles lui paraissaient plus récentes. Elle quitta sa contemplation en se demandant comment elle allait pouvoir le réveiller. Tout simple, il lui suffisait sûrement de l'appeler par son prénom.

"- Andhrimnir, Guerrier d'Heidrun, réveillez-vous, Asgard a besoin de vous."

Elle attendit quelques secondes, guettant un battement de cil, mais après l'absence complète de réaction, elle laissa échapper un soupir. Elle tenta bien de réitérer l'expérience, le secouant gentiment, mais elle avait le sentiment de se trouver face à une souche. Elle porta alors son attention en direction de l'armure, lançant à cette dernière avec une pointe d'amusement dans la voix:

"- Tu ne pourrais pas m'aider dit?"

L'armure demeura sourde à son appel, comme pour la narguer, et rien y fit, l'Immortel resta bel et bien plongé dans son sommeil. Avisant le seau, elle se dit qu'aux grands maux, les grands remèdes. Attrapant l'anse, elle alla le remplir d'eau fraîche à la cascade avant de revenir, tenant celle-ci à deux mains. Prenant soin de reculer pour ne pas être mouillée, elle lança le contenu du seau en direction de l'endormi en murmurant.

"- Je suis désolée."

Tout en espérant que cette fois, la manœuvre allait fonctionner.
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Message Re: [21 juin 550] Sortir de l'Hiver (PV Andhrimnir)   Jeu 31 Mar - 10:24

Combien de temps cela faisait-il depuis son dernier éveil ? Difficile à dire, tout dépendait de ce dont on parlait réellement d'ailleurs. Un vrai réveil avec sortie de la grotte ou alors juste une légère sortie de rêve, accompagnée d'un petit coup de Boisson des Ases, seulement ? Dans le deuxième cas impossible pour lui de savoir, en effet sans sortir de son antre il ne pouvait que difficilement savoir la date ou bien le temps écoulé, pour ça d'ailleurs qu'il préférait se rendormir aussitôt. Plus simple. Si jamais Asgard avait besoin de lui quelqu'un viendrait le tirer de son sommeil. Ou même il se réveillerait tout seul. Il l'avait bien fait il y a quelques années, hanté par les souvenirs de la guerre...

Ses blessures se tarissaient lentement mais surement, il le sentait malgré son état, comme si le temps s'était attelé à effacer autre chose que son passé pour une fois. C'était rare mais lors de son long sommeil il ressentait parfois une certaine harmonie avec tout son être, un genre d'instant sublimatoire où il approchait de la quintessence même du Cosmos. De l’uniformité total. L'univers, tout simplement. En ces moments là il se concentrait sur son corps, essayant d'en apprendre plus sur lui, sur ses forces et ses faiblesses. Surtout ces dernières. Avec le temps elles devenaient de plus en plus grande, de plus en plus nombreuses. Difficiles à colmater et étrangement surtout les plus récentes. Après tout elles étaient aussi les plus graves.

Et pourtant cet état de grâce suprême allait être purement et simplement pulvérisé. Oh non, il n'avait pas été réveillé par la douce voix de la Prêtresse qui était venue le sortir de sa torpeur avec douceur. Non, malheureusement. Il n'avait rien entendu, rien ressenti. Peut être même qu'avec des mauvaises intentions elle aurait pu le tuer purement et simplement, une lame bien acérée contre sa gorge. Son état était tel qu'il n'aurait rien pu tenter, qu'il n'aurait rien remarqué. Et pourtant tout cela se stoppa net instantanément. Tel un coup de foudre il fut percuté, laissant rapidement place à la fraîcheur qui envahit alors tout corps de haut en bas. Il avait légèrement sursauté à l'instant, inconsciemment, pas encore totalement éveillé. Pourtant il venait de comprendre ce qui à l'instant lui était arrivé. Une personne venait de lui balancer de l'eau dessus et pas de l'eau tiède non. Froide. Glaciale même. En premier lieu ce fut son Cosmos qui parla pour lui, éclatant d'un coup sec avant de s'éteindre, un simple coup de somation histoire de montrer à son "agresseur" que même s'il n'était pas en état de répliquer là de suite, l'intention n'en était pas moindre.

- Oh putain... On me l'avait jamais faite celle là...


Certainement plusieurs années qu'il n'avait pas pipé un mot et voilà qu'il sortait déjà des grossièretés. En même temps vu la situation il fallait s'y attendre. Et encore, il se trouvait étrangement poli sur le coup. Tournant sa tête lentement, pas de mouvements brusques même si l'envie de lui bondir dessus était plus que présente, il tenta de regarder la personne qui avait osé. Sans grand succès. Ses cheveux mouillés lui bloquaient son champ de vision, il n'essaya même pas de souffler dessus, inutile clairement.

- Bon. J'vais être gentil et te laisser le temps que j'me retourne pour t'expliquer sur ton geste. Après, crois moi, ça va chier !

Ouais bon, l'idée était là mais dans les faits il en était totalement incapable, il avait mal et essayait de le cacher le plus possible pour éviter de mettre en confiance celui ou celle qui l'avait refroidit, littéralement. Faisant fit de la douleur il étira brièvement ses bras vers le haut tout en laissant tourner sa tête lentement. Il devait faire vite tout de même et se pressa, lâchant un petit grognement de douleur puis se releva, ses jambes avaient été épargnées par les combats, une chance. Bref, le voilà prêt à se retourner, à faire face au criminel qu'il allait certainement châtier.

Surprise ma vieille biquette...



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Dernière édition par Andhrimnir le Jeu 31 Mar - 15:04, édité 1 fois
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Message Re: [21 juin 550] Sortir de l'Hiver (PV Andhrimnir)   Jeu 31 Mar - 12:50
Et voilà, le stratagème du seau d'eau avait fonctionné. Une astuce vieille comme le monde. En même temps, vu l'eau glacée, il y avait de quoi. Eirwen s'en voulait intérieurement de réveiller le pauvre guerrier de la sorte. Une méthode un peu barbare, elle en convenait, mais elle avait trop besoin de lui pour lui permettre de continuer à dormir. Plus qu'elle-même, c'était Asgard et son peuple qui comptaient sur lui.

Il avait sursauté, et elle ne pouvait que le comprendre. Un inspiration, tel un nouveau né. Et après cette inspiration, vinrent les mots. Elle s'amusa à entendre le premier d'entre eux. Elle comprenait un peu mieux à présent le descriptif de l'ancienne prêtresse. Si la situation n'avait pas été aussi tendue, elle serait très certainement partie dans un éclat de rire joyeux. Mais non, la Bête était de mauvais poil, alors autant éviter de la mettre davantage en rogne.

Elle l'observa se relever. Son visage, lui, demeurait masqué par sa longue chevelure trempée. Lentement, il s'étirait. Ses muscles devaient être douloureux après autant d'inactivité, elle en avait mal pour lui. Mais les mots qui suivirent la firent sursauter. Secs, durs et mordant. Oui l'agressivité était belle et bien présente. Et soudain, elle regretta de ne pas avoir amené sa lance. Presque malgré elle, elle eut un mouvement de recul, avant de se reprendre. Elle était la prêtresse, élève de Toryald, elle n'avait pas à reculer. Mais il fallait admettre qu'elle se sentait si petite près de lui. Se donnant du courage, elle releva la tête et se campa fermement sur ses jambes, gardant en main le seau. Juste au cas où. Et comme il se montrait du genre familier, elle allait le recadrer. Gentiment.

« - J'ai bien tenté de vous réveiller autrement, mais rien y a fait. Alors je n'ai vu que cette solution. Même votre armure est demeurée sourde à mon appel. Je l'ai dis avant de lancer le seau, mais comme vous ne l'avez pas entendu, je vais donc le redire : je suis désolée. Par contre, avec tout le respect que je vous dois, nous n'avons pas élevé les biquettes ensemble, je vous demanderai donc de bien vouloir baisser d'un ton. »

Elle ne savait pas si c'était la bonne attitude à adopter, mais elle n'allait pas non plus se laisser marcher sur les pieds. Elle ne voulait pas de tensions, et cherchait plutôt à faire disparaître celle-ci.

« - Vous n'avez pas besoin de vous montrer aussi hostile à mon encontre. Je vous assure que je ne vous veux aucun mal. Si j'avais voulu vous tuer, j'aurais profité de votre léthargie, et croyez-moi, vous ne seriez déjà plus de ce monde. »

C'était vrai, vu le temps qu'elle avait passé à l'observer, et où il ne l'avait pas remarqué, elle aurait pu le tuer au moins cent fois. Si seulement il prenait la peine de la regarder dans les yeux avant de mettre sa sentence à exécution, il verrait que ses intentions sont des plus sincères. Vivement, elle effectua un mouvement pour se rendre vers le fond de la caverne où se trouvaient les vêtements qu'elle lui avait prit. Elle voulait lui prouver qu'elle était de bonne grâce.
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Message Re: [21 juin 550] Sortir de l'Hiver (PV Andhrimnir)   Jeu 31 Mar - 15:04

"Oh bordel. Une femme. Du calme, reste calme surtout. Si ça se trouve ce n'est pas ce que tu penses. Tout va bien se passer... respire Andhrimnir. Retourne-toi lentement. Par Odin, faites que ce ne soit pas elle..." Ce furent les pensée directe de l'Immortel à l'instant même ou sa voix de femme avait pénétrer ses oreilles. Il était tiraillé entre la crainte et l’appréhension, ses expériences du passé lui revenaient en tête et ce n'était pas forcément joli joli. Déjà première chose qui semblait le rassurer : elle s'excusait. Bon, c'était bien mais face à une énergumène pareille c'était presque inutile, surtout dans ces conditions. Surtout après un tel éveil. Il voulait se retourner rapidement mais la fin de sa phrase l'en empêcha. Oh ce refrain il le connaissait, cela ne sentait pas bon. Pas bon du tout. Ce ton autoritaire... Son corps refusait de lui obéir, il voulait éclaircir cette question brumeuse qui lui triturait l'esprit en lui faisant face une bonne fois pour toute : était-ce oui où non la Prêtresse de l'époque dans laquelle il venait de s'éveiller ? Était-ce elle qu'il venait de menacer directement ?

Puis ce fut la douceur de nouveau. Là pour le coup il était un perdu, elle tentait certainement de l'apaiser en montrant patte blanche et lui expliquant qu'elle ne voulait pas lui faire de mal... Et cela marchait, il se rassurait de ces paroles. Sauf qu'au réveil une bête reste une bête et si l'on voulait lui confier l'armure de Kappa il y a deux cents ans ce n'était pas pour rien : son caractère était plus proche du dragon que celui de la... biquette. Si elle s'était arrêtée là... si seulement... mais non, sa remarque sur le fait qu'elle aurait pu le tuer avait bien été comprise, oh oui. Il avait compris que ce n'était là qu'une preuve de sa bonne foie tout ça... Ouais sauf qu'un aigri reste un aigri et le contexte faisait qu'il était plus prompt à être sur la défensive. Aussi sa phrase résonna plus comme une menace à ses yeux. Il devait se décider. Affronter ses craintes, le passé ne pouvait se reproduire de la même manière, si cette dame était belle et bien Prêtresse d'Odin elle semblait plus calme et douce... IL fit donc volte face et là vit qui se dirigeait dans la direction opposée, dos à lui.

- Eh qu'est-ce que tu fais là ?!

Oh oui il s'était permis de parler sur ce ton car cette fois il avait fait attention. Cette fois il l'avait regardé avant de l'ouvrir une nouvelle fois : Pas de sceptre. Juste un petit bout de femme emmitouflée dans une cape de fourrure. Mais ce n'était pas cela qu'il avait remarqué en premier, non, c'était tout simplement sa chevelure, ses longs cheveux d'un blanc respirant la pureté. L'Immortel possédait lui aussi des cheveux longs et blancs mais ils n'en restaient pas moins éteints face à ceux de la jeune femme. Il fut fasciné un instant, un court instant, avant que la réalité revienne à lui en ressentant le froid sur sa peau. Fonçant sur elle aussi rapidement qu'il put, ses jambes étant encore en excellent état, il tendit sa main pour lui attraper le bras d'un coup, histoire de la stopper dans ses gestes et qu'elle s'explique sur la raison qui l'avait poussée à l'éveiller.

Lorsque sa main toucha son bras, l'effleura, et qu'il voulu l'empoigner il fut prit d'une violente douleur qui l'en empêcha, sa main glissa alors sur la peau blanche d'Erwein pour ensuite frôler sa main avant qu'il qu'il ne lâche un nouveau grognement de douleur. Oh oui, ses jambes étaient fraîches, prêtes à en découdre, mais ses bras eux souffraient encore, nul doute qu'il lui faudrait des bandages bien serrés par la suite. A cet instant il ne put s'empêcher de pester contre lui même intérieurement tant il était vexé et déçu de ses capacités sur le moment.

"Tchhh... pitoyable..."



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Message Re: [21 juin 550] Sortir de l'Hiver (PV Andhrimnir)   Ven 1 Avr - 0:21


La prêtresse sentit le mouvement derrière elle avant même qu'il ne prenne la parole. L'homme tenait plus de l'animal farouche que de l'être humain. Elle s'apprêtait à lui arracher la main qu'il voulait emprisonner, mais les doigts de Nu ne firent que l'effleurer. Vivement, elle virevolta sur elle-même pour lui faire face. Elle aurait voulu lui jeter son seau en pleine figure, mais elle retint son geste de justesse. Ses iris ambrées le scrutant avec attention, décelant la douleur qui était la sienne, elle lança :

« - Ce que je fais là?" Dit-elle en reprenant ses mots tout en arquant un sourcil interrogateur: "Vous êtes dur de la feuille ou bien ? J'ai dis que je voulais vous aider tout simplement. J'allais simplement récupérer les vêtements chauds et les fourrures que j'ai ramené pour que vous n'attrapiez pas la mort, idiot! Vous êtes complètement transis et vos muscles sont engourdis. »

Elle laissa échapper un soupir avant de poursuivre.

« - Je ne sais pas ce que vous avez vécu à chacun de vos réveils, mais de moi, vous n'avez strictement rien à craindre, alors cessez de vous comporter comme un ours mal léché. Allez vous asseoir et restez tranquille. Et c'est non négociable. Si j'entends la moindre contestation de votre part, je jure sur Odin que vous entendrez parler du pays. »

Un petit brin de femme qui se tenait fermement devant le guerrier, sans ciller, ni sourciller. Et le laissant planté là, elle alla chercher ce qu'elle avait ramené pour lui. S'il lui refaisait la moindre réflexion de travers, Eirwen le sentait, elle perdrait patience. Lentement elle revint vers lui, fouillant sa besace pour lui tendre un morceau de pain et du fromage.

« - Vous devriez commencer par manger un peu, ça vous fera le plus grand bien. »

Puis, elle se hissa sur la pointe des pieds pour venir l'envelopper d'une fourrure. Aux vues de la taille de la peau de bête, il s'agissait d'une peau d'ours. Bien entendu l'homme n'avait pas bougé d'un pouce.

"- Il me semblait vous avoir demandé d'aller vous asseoir Andhrimnir."

Elle l'avait appelé par son prénom le plus naturellement du monde. Après tout, lui la tutoyait bien, alors pourquoi se priverait-elle d'un peu de familiarité? Surtout qu'elle se doutait qu'en ne répondant à ses questions sur son identité, elle le fâchait. Mais tant pis. Un prêté pour un rendu. Fouillant une nouvelle fois dans sa besace, elle en extirpa cette fois un pot qu'elle ouvrit. Une forte odeur de plantes en émergea. Se baissant pour poser le récipient à terre, elle y trempa ses doigts avant de se relever. Attrapant l'un des bras du guerrier d'Heidrun, elle se mit à étaler le baume sur celui-ci, visage penché sur sa tâche. Ses doigts fins massaient l'avant bras du guerrier:

"- Je suis désolée si je vous fais mal." Une nouvelle fois, elle s'était excusée. La prêtresse était sincère, cela se voyait, au moindre tressaillement, au moindre soubresaut, elle s'arrêtait. " C'est pour détendre vos muscles. Je me suis dis qu'après un long sommeil, vous souffririez probablement d'atrophie, ce qui est douloureux. Je vois que je ne me suis pas trompée et je suis bien heureuse de l'avoir apporté."


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Message Re: [21 juin 550] Sortir de l'Hiver (PV Andhrimnir)   Ven 1 Avr - 15:32

Depuis combien de temps n'avait-il pas effleuré une femme ? Non... Depuis combien de temps n'avait-il pas été aussi près d'une femme même ? Impossible à dire encore une fois et si il n'y avait pas réellement pensé jusque là lorsqu'il aperçut le visage de la jeune femme. Elle était en colère mais par Odin qu'elle était belle s'était-il dit, peut être même que c'était cette petite expression mécontente qui la rendait attrayante. Perdant son regard dans ses yeux d'ambre il n'écoutait qu'à moitié ce qu'elle lui disait, perturbé de voir une ci jolie jeune femme venir le réveiller et par sa douleur aussi. Bla bla bla vêtement chaud. Bla bla bla la mort. Bla bla bla les muscles.

Oh. Problème. Il perdait le contrôle. Elle lui faisait un genre de sermon et lui ne ripostait pas, étrange. en même temps difficile de répondre, elle alternait avec une telle facilité entre douceur et fermeté sans pour autant être violente ou même impolie. Étrange, très étrange, si bien qu'Andhrimnir était un peu perdu et du coup lui laissait gagner du terrain alors même qu'il était sur son terrain, chez lui ! Elle lui proposait de la nourriture, il prit dans ses mains le pain et le fromage sans réellement faire attention, assez perdu dans ses pensées. Puis là encore un sermon, aller s'asseoir. Il se retourna donc vers son petit piédestal avec sa cape de fourrure, sa miche de pain et son morceau de fromage en mains, se posa en tailleur et ferma les yeux tout en posant la nourriture au sol. Il n'avait nullement besoin de manger et se contentait du cadeau d'Odin pour se restaurer.

- 'mange pas.

Eh ouais, c'est qu'il boudait presque le guerrier bi-centenaire. Sa phrase avait été rapide et il avait tourné la tête dans la direction opposée d'Erwein, le visage neutre. Deux raisons à cela : déjà une, elle l'intriguait, était belle et s'il continuait de la regardait il allait se faire avoir, encore. Deuxième raison... Bah c'était simplement un tête de mule. Toujours les yeux fermés donc il attendait la prochaine remarque, le prochain grognement de la petite panthère blanche qui, elle, n'essayait qu'une chose : l'aider. Oh oui elle était bienveillante, il l'avait compris, il l'avait vu... Mais justement, c'était étrange. Puis elle attrapa son bras sans se rater, elle, pour appliquer sur ses muscles et ses blessures un genre d’onguent. Il pencha sa tête légèrement en ouvrant l’œil, regardant les petites mains s'appliquer à la tâche. Elle s'excusait encore. Il porta son regard rapidement vers son visage avant de refermer l'oeil et de répondre de la même façon que pour la nourriture.

- C'pas d'l'atrophie. C'est d'la rigidité.

C'était plus proche de la rigidité cadavérique il était vrai, mais ce qui l'avait le plus marqué sur sa remarque, en dehors de la bienveillance toujours présente dans ses paroles, c'est le fait qu'elle insinue qu'il avait... perdu en muscle. Oh non, sa musculature était toujours la même ! La Boisson des Ases était particulièrement efficace pour préserver le corps de l'Immortel, le temps ne le faisait pas souffrir. Pas directement en tout cas. Et puis il fallait l'avouer, tant la cape que que ce petit massage improvisé à coup de quelque produit issu de plante miracle lui faisaient un bien fou. Mais ça il le gardait pour lui, espérant que son visage neutre n'allait pas trahir un quelconque soulagement de sa part. Un bien étrange réveil pour l'Ase... inhabituel et privé de rituel pour l'instant et pour une fois, il ne s'en souciait pas.



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Message Re: [21 juin 550] Sortir de l'Hiver (PV Andhrimnir)   Ven 1 Avr - 17:45
Elle observa pain et fromage qui se trouvaient par terre. Comment ça il ne mangeait pas? Voilà une curieuse idée. Après un aussi long sommeil, il aurait dû avoir faim. A moins qu'il ne craignait qu'elle ne veuille l'empoisonner. Idée stupide qu'elle chassa bien vite de son esprit. Le moins qu'elle pouvait dire, c'était que son interlocuteur n'était pas du genre loquace. De plus, elle ne pouvait pas vraiment dire qu'il l'observait. Non au contraire, il avait plutôt le regard fuyant. Qu'importe, il se laissait faire, soudainement docile. La Belle était-elle parvenue à dompter la Bête? Cela, elle en doutait encore fortement.

Lorsqu'elle parla d’atrophie, les yeux rivés sur les muscles qu'elle massait, il prit une nouvelle fois la parole pour la corriger, l'air agacé. Et comme précédemment, il s'était montré peu éloquent. Elle laissa échapper un soupir, relevant son faciès pour lui demander ce qui n'allait pas, et alors elle comprit. Là, dans cette pose et cette attitude, tout lui faisait penser à un enfant boudeur. Oui, il y avait à la commissure de ses lèvres cette petite moue significative. Face à cette constatation, un sourire vint ourler les lèvres de la Demoiselle, sourire qui se mua rapidement en un petit éclat de rire cristallin et espiègle. Rien à voir avec un rire mauvais non. Loin de là même.

"- Vous me faites la tête? Etes-vous vraiment entrain de bouder?"

Lorsqu'elle parvint à se contrôler, elle essuya du revers de la main les larmes qui faisaient étinceler ses prunelles. Sauf que voilà, mauvaise idée. L'effluve du baume était tellement puissante, que ses yeux la piquèrent de plus belle.

"- Bordel de..." Se rendant compte qu'elle allait jurer face à un presque inconnu, Eirwen retint la fin de sa phrase. "Désolée." Elle essuya ceux-ci du revers de sa cape, les yeux soudainement rougis, tandis qu'elle battait des cils. Mais cela ne passa pas moins. De l'eau, il lui fallait de l'eau. " Je reviens."

Les yeux larmoyants, la Demoiselle se releva, et prit le chemin l'entrée. Parvenue là, ses mains glissèrent sous la cascade, alors qu'elle frottait vigoureusement celles-ci. La température de l'eau était encore bien fraîche, et lorsqu'elle s'aspergea le visage, elle apprécia le contact gelé. Un soupir de soulagement s'échappa de ses lippes, alors qu'elle réitérait l'opération pendant quelques instants.

C'est à cet instant que survint l'impensable. Alors qu'elle se retournait vers Andhrimnir prête à le rejoindre, elle commit une maladresse. Oui Eirwen glissa sur la pierre mouillée. Une expression de surprise, et la seconde suivante, elle disparaissait de l'autre côté du rideau aqueux. Oui, la Belle venait belle venait bel et bien de tomber dans l'eau, sans émettre le moindre cri. Elle eut juste le temps de reprendre son souffle avant que son dos n'heurte la surface d'eau froide.

Elle devait faire vite, elle le savait, sans quoi, elle ne survivrait pas. Elle tenta de regagner la surface, mais le poids de sa cape l'en empêchait. Alors il ne lui restait qu'une chose à faire: s'en dépêtrer. Tant bien que mal, elle y parvint et remonta à la surface pour reprendre son souffle dans une grande goulée d'air frais. Elle avait l'impression que ses poumons la brûlaient. Puis elle chercha à regagner la terre ferme, mais les courants l'en empêchaient. Elle allait abandonner lorsqu'elle se sentit tirer par l'arrière. Tournant la tête, elle les vit. Geri et Freki. Elle laissa échapper un soupir de soulagement, alors qu'aidée des deux loups d'Odin, elle regagna la terre ferme, non loin de l'entrée de la grotte.

Le jeune femme était frigorifiée, elle aurait voulu remercier ses deux comparses qui s'ébrouaient, mais ses dents claquaient. Toutefois, elle revint dans la caverne, et ils la suivirent, valeureux protecteurs. Elle fit attention cette fois à ne pas glisser en se tenant aux parois rocheuses, avant de serrer ses bras contre elle. Ses vêtements la collaient comme une seconde peau. Elle ne pouvait pas rester ainsi, c'est elle qui allait attraper la mort. Ses iris se posèrent sur le guerrier, tandis qu'elle prenait la parole, tremblotante.

"- Le principe de l'arroseur arrosé."
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Message Re: [21 juin 550] Sortir de l'Hiver (PV Andhrimnir)   Dim 3 Avr - 7:03

Elle... se... moquait de lui ? Son petit rire cristallin accompagné de sa phrase. Oui aucun doute là dessus. Alors qu'elle riait de bon cœur il retira son bras brusquement, vexé par ses remarques certainement. Non il ne boudait pas. Pas vraiment... Puis il put l'entendre jurer brièvement avant de s'excuser. Surpris il tourna sa tête, fini de jouer, pour regarder cette femme si polie être gênée par ce qu'elle venait de dire. Dommage pour lui ce ne fut pas la scène qui se déroula, non, avant qu'elle ne parte vers la cascade il avait pu voir qu'autour de ses yeux siégeaient des traces de l’onguent. La pauvre se dit-il, cela devait être bien douloureux. Lui pendant se temps recommençait quelques étirements, profitant du léger soulagement apporté par les soins de celles qui devait avoir les yeux en feu.

C'est alors qu'après s'être retournée, le visage encore humide, elle bascula en arrière sans prévenir, sans un bruit. La seconde suivante elle avait disparue, dévorée par la chute d'eau et laissant ainsi le Guerrier Divin seul de nouveau. Il put entendre cependant le bruit de sa maladresse lorsqu'elle percuta l'eau. S'il eut un léger sursaut en voyant la scène, il ne put que soupirer une fois l'étonnement passé. Il se mit alors à compter dans sa tête tout en accélérant ses petits préparatifs musculaires. "1" Il ne pouvait décemment pas "2" y aller ainsi, son corps était encore "3" trop endolori et l'eau froide aurait raison de ses "4" muscles, il se noierait certainement en tentant de sauver "5" la belle. Le bras droit comprimé contre sa poitrine par son "6" second il se relevait de nouveau, laissant choir la cape de fourrure qu'Eirwen "7" lui avait posé sur les épaules. Inutile de la tremper, la jeune "8" femme allait en avoir besoin.

Il fit et le premier pas donc avant de se stopper net, ayant entendu la jeune femme qui reprenait son souffle. Apparemment elle s'en était sortie toute seule la petite se dit-il, étonné, se disant que cela devait être une femme assez forte et spéciale, il imaginait qu'avec le poids le cape dans les flots elle aurait eu besoin d'aide. Soit. Déja, donc, il ramassait la cape fourrure qu'il avait laissé tomber, prêt à la lui tendre. Il savait qu'elle reviendrait, qu'aurait-elle pu faire d'autre après tout.

Imaginez deux seconde sa tête lorsqu'il la vit entrer, trempée jusqu'aux os n'ayant que sa petite robe qui dessinait parfaitement chacune de ses courbes, suivie de... deux putains de loup ! Là il était partagé entre la fascination et la surprise totale. Qui était-elle et qu'est-ce qu'elle pouvait bien faire avec des loups... Ces derniers ne semblaient pas hostile, un bref coup d'oeil et il put voir qu'ils n'avaient pas les babines retroussées. Bon, ils ne venaient pas pour lui, c'était déjà ça. Elle plaquait ses bras contre son corps, frigorifiée, tout en lâchant une phrase insistant sur le comique de la situation.

- Ouais, comme tu dis. Heureusement que t'as emporté "des vêtements chaud". Haha !

Il se surprit lui même à rire avant de s'avancer lentement vers elle, tendant la grande cape de fourrure dans sa direction tout en zyeutant les loups, sur ses gardes. Sait-on jamais, un coup de mâchoire est vite parti avec ces bêtes là. Il la questionnerait plus tard à ce sujet, il fallait s'occuper d'elle d'abord, ironique vu qu'il y a quelques secondes c'était l'inverse, avant qu'elle n'attrape une saloperie. La cape bien tendue devant lui, il ne la voyait plus, il était prêt à la recevoir.

- Enlève donc tout ça et vient là dedans avant d'attraper la mort. Faut que tu te réchauffe et te sèche avant d'avant d'enfiler autre chose. Promis j'regarde pas.

Comment pouvait-il regarder de toute manière, la cape ainsi tendue. Il attendait donc là, le moment où il sentirait la fourrure accueillir en son sein la jeune Prêtresse. Une fois fait il l'enroulera dedans avant de la prendre contre lui pour tenter de la réchauffer au plus vite. Rien de mieux que la chaleur humaine dans ces conditions et lui ne ressentait pas le froid, pas pour l'instant en tout cas. Sentant son esprit dévier, envieux de tout de même pencher sa tête pour voir ce qu'il avait commencé à observer au travers de vêtements trempés, il tentant d'oublier ces pensées purement masculine en engageant un semblant de discussion. Le temps qu'elle finisse quoi...

- Tu... t'appelles comment au fait, tu sembles savoir qui je suis mais l'inverse n'est pas le cas. Ah et sympa tes potes au fait.

Traditionnel mais purement efficace. Après tout c'était vrai et en plus ne pas connaître le nom de ceux qui vous tendent la main... car il ne fallait pas l'oublié, depuis son réveil et mis à par la manière de ce dernier, elle n'avait cessé de s'occuper de lui. Il n'avait pas ou plus l'habitude. En cet instant donc, et mis à part son souhait de connaitre le prénom de cette jolie jeune femme, il n'espérait qu'une chose : que ses deux compagnons le laisse la prendre contre lui une fois qu'elle aurait terminé, difficile pour lui de l'aider sinon.



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Message Re: [21 juin 550] Sortir de l'Hiver (PV Andhrimnir)   Dim 3 Avr - 13:58


Elle était frigorifiée. Elle serrait ses bras contre elle, frictionnant ceux-ci, pour tenter de leur donner, vainement, un peu de chaleur. Ses dents claquaient par moment, mais on pouvait constater, qu'elle contractait ses mâchoires pour éviter cela. C'était douloureux, mais tant pis. Elle devait paraître une petite chose bien fragile ainsi. Si ce n'était pathétique même. Pourtant, lorsqu'elle était revenue, elle avait trouvé le fier guerrier debout. La peau d'ours ne reposait plus sur ses épaules non, elle était sur son bras. Il semblait l'attendre.

Et lorsqu'il prit la parole, elle fut surprise d'entendre un petit éclat de rire. Lui qui quelques minutes auparavant affichait une mine boudeuse, tel un enfant, venait d'éclairer son visage en se gaussant. Elle avait trouvé son air bougon particulièrement charmant, mais ce sourire l'était bien plus encore. Il faudra qu'elle lui dise, de sourire plus souvent. Ses lèvres s'étirèrent en un simulacre de sourire, mais du fait de la rigidité de ses mâchoires en cet instant, cela tendit bien plus vers le rictus. Grotesque.

"- Mais...ces vêtements...étaient pour...vous. Heureusement...que j'ai pris...plusieurs...tailles. Je ne savais pas...comment vous...étiez...Morphologi...quement...parlant."

Oui vraiment pathétique. Elle avait bien trop conscience que sa robe lui collait à la peau, d'autant que celle-ci, pleine d'eau, pesait un certain poids. Lorsqu'il tendit la fourrure -non sans avoir au préalable porté son regard azuré sur les deux loups- et se cacha derrière celle-ci, elle comprit avant même qu'il ne prenne la parole ce qu'il attendait d'elle. Elle se fit la remarque qu'elle n'avait jamais vu d'yeux avec un tel éclat, et les trouva beaux. Elle chassa rapidement ces pensées ridicules. La prêtresse devait se dévêtir, si elle ne voulait pas attraper la mort. Il avait raison, elle le savait. Mais l'idée d'avoir à le faire face à un homme, qui quand bien-même, se cachait derrière une peau pour protéger sa pudeur, la fit rougir. Aussi baissa-t-elle la tête, sa longue chevelure blanche masquant partiellement son faciès. Elle aurait voulu protester. Elle laissa échapper un soupir contrit:

"- Promis? "

Etrangement, elle lui faisait confiance. Il semblait être quelqu'un d'entier, pas du genre profiteur. Avec résignation, ses bras retombèrent le long de son corps. La Douce sentait ses doigts engourdis. Elle se retourna, et commença son office. Elle retira sans soucis ses chaussures de cuir, frémissant au contact de ses pieds-nus contre la pierre, avant de se pencher vers l'avant. Relevant le bas de sa robe jusqu'aux genoux, elle vint ôter les bas de laine qui enveloppaient ses jambes. Se redressant, elle chercha à défaire le nœud du lacet qui se trouvait au niveau du corsage. Pendant ce temps, Nu lui demanda son prénom, la complimentant également sur les loups qui s'étaient étendus par terre à présent:

"- Merci...Ils me suivent...comme mon ombre...C'est vrai...Je ne me suis pas...présentée. Je suis Eirwen...Je..."

Mais elle n'acheva pas sa phrase. Entre ses doigts gourds, et l'eau gelée qui avait raidit le tissu, elle ne parvenait à rien. Le lacet résistait, et elle avait de plus en plus froid. Pour un peu, elle en aurait pleuré de frustration, tellement elle se sentait pitoyable. Elle n'avait vraiment pas le choix, il allait falloir qu'elle demande de l'aide à l'Immortel. Se retournant lentement vers lui, elle dit d'une voix presque sourde:

"- Andhrimnir. Je...je...n'y arrive...pas."

Tête baissée pour masquer ses yeux brillants de larmes de frustration, les doigts toujours noués sur ce fichu lacet qu'elle ne cessait de triturer, elle se faisait vraiment l'effet d'être une incapable. En cet instant, la prêtresse se sentait misérable. Ce n'était pas du tout ainsi qu'elle s'était imaginée cette rencontre. Et avec l'adrénaline qui retombait, elle était à deux doigts de craquer.
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Message Re: [21 juin 550] Sortir de l'Hiver (PV Andhrimnir)   Dim 3 Avr - 21:07

Floc. C'était le bruit des premiers vêtements qu'il entendait tomber au sol, imbibés d'eau. Elle avait donc accepté malgré le fait qu'elle lui fit promettre une seconde fois, ce à quoi il répondit par un son plus qu'à un mot. Elle avait donc consentit à se dévétir, ayant certainement compris l'urgence de la situation si elle n'acceptait pas, de plus l'Immortel avait juré et il n'avait qu'une seule parole, même si l'envie était présente ! Entre deux claquements de dents elle prit la peine de répondre à sa question, d'abord en le remerciant au sujet des loups puis ensuite en se présentant de sa voix grelottante. Elle devait se dépêcher, chaque seconde ainsi pouvait lui être nocive.

Eirwen donc, un nom noble. C'était évident d'ailleurs tant par sa tenue que par ses mots elle était noble, en plus d'être aussi pure que la neige. Il se surprit une nouvelle fois à sourire, caché derrière son imposante cape. Son nom lui allait comme un gant, blanche et belle comme la neige. La petite panthère féroce possédait, en plus de son petit caractère trempé (oh elle était belle celle là) deux loups qui semblaient être ses protecteurs. Ils ne semblaient nullement hostile, ils s'étaient posé contre les paroisses rocheuses pour s'éloigner au plus, histoire de ne pas éclabousser les deux habitants d'Asgard. Il fixait donc les loups, légèrement inquiet... Non pas qu'il en ai peur non, ce n'était pas des loups qui allaient effrayer l'Immortel... gêne.

- Hm ? T'arrives pas à qu... Oh ça... je... attends

Il comprit à l'instant, ayant remarqué que depuis pas mal de secondes il n'avait pas entendu ce bruit caractéristique de vêtement mouillé et qu'il n'avait non plus pas senti la belle entrer en contact avec la fourrure : Elle n'arrivait pas à se dévêtir. Pauvre enfant se dit-il, elle devait être gênée au plus au point, obliger de demander à un inconnu de l'aider ; Lui même put ressentir en l'instant sa détresse. pourtant il n'allait pas s’apitoyer sur son sort non plus, il avait passé l'âge de cela, après tout ce n'était qu'une jeune fille face à lui, bien qu'attirante. Il lâcha donc la fourrure quelques instants, ses deux mains allaient lui être utile sur ce coup, surtout s'il ne voulait pas augmenter les sentiments troublés de la jeune femme. Il ne put s'empêcher de la regarder, là, commençant par ses petits pieds nus, blancs, l'un sur l'autre comme si elle cherchait à la fois à se cacher et à se réchauffer. Il remonta lentement ses yeux, suivant la courbe de sa jambe, puis de sa hanche observant qu'elle possédait un sous-vêtement. remontant encore il vit ses mains tremblantes devant ce qui semblait être à l'origine du problème. Il s'approcha lentement toujours en guettant du coin de l’œil les loups, des fois qu'ils n'apprécient pas qu'on s'approche de leur maîtresse. Aucun signe de leurs part. Il attrapa ses mains glacées lentement, les serrant sans trop de force, juste histoire de les réchauffer un peu avant la suite.

- Tu m'fais confiance ? Tiens moi ça fermement, j'ai promis.

Sa voix était calme alors qu'il dirigeait ses deux mains vers ses poitrine là ou se terminait la robe. La voyant tremblante encore et ayant du mal il tenta de lentement lui faire enrouler ses doigts autour du tissu pour qu'une fois le lacet enlevée la robe ne chute pas brusquement du fait de son poids avec l'eau. Une fois cela fait il relâcha la pression sur ses mains pour partir dénouer les lanières de cuir qui, d'une certaine, la retenaient prisonnière du froid. Il s'attela à la tâche et après quelques secondes arriva à venir à bout du nœud sans forcer, plus facile sans des mains glacées et tremblantes. A l'instant même il sentit que la robe commençait à tomber, aussitôt il tourna la tête brusquement, mettant certainement quelques cheveux dans le visage de la belle au passage. "J'ai promis. J'ai promis. J'ai promis. J'ai promis. J'ai promis." Il lâcha le cuir puis se retourna totalement, combattant ses pulsions les plus basiques pour chercher au plus vite la cape qu'il avait laissé choir plus tôt. Il l'attrapa, le tendit de nouveau devant lui et fit de nouveau volte face, prêt à faire son travail une fois qu'elle aurait terminé. Tout s'était bien passé, d'une main de maître. On appelle ça... l'expérience.

Floc. Encore. Plus fort celui-ci, elle avait certainement lâché sa robe et devait être presque autant frigorifiée qu'avec en l'instant. Un deuxième son plus léger cette fois, celui-ci fit grimper les lèvres sur le côté gauche de son visage, comprenant bien ce qui venait de se passer. Il était logique de ne plus rien porter pour se sécher au mieux. Sans prévenir il avança, l'enroulant rapidement dans la fourrure en prenant soin de laisser dépasser son visage et ses cheveux, eux aussi mouillés. Au passage il l'attrapa, la souleva puis recula rapidement vers son piédestal pour s’asseoir avec elle avant que ces derniers le lâchent. Une fois posé, là, tenant la jeune fille contre lui, il lâcha un léger soupire de soulagement tout en fermant les yeux, reprenant son expression fermée.

- Faut t'réchauffer maintenant avant d'enfiler autre chose. Restes là un peu. Hum... Dis moi, Eirwen, t'as quel âge ?

Une question à la fois. La prochaine allait certainement concerner les raisons de sa présence ici...



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Message Re: [21 juin 550] Sortir de l'Hiver (PV Andhrimnir)   Lun 4 Avr - 20:17


Par Odin, ce lacet allait la rendre chèvre. Elle aurait presque rit de cette pensée en temps normal, mais là ses nerfs commençaient à craquer. Non Eirwen, non ! Tu ne pleureras pas. Qu'allait-il penser d'elle après cela ? Surtout lorsqu'elle lui dirait qui elle était. Elle était prêtresse et elle se devait d'être forte. Constamment. Et voilà qu'un fichu lacet de cuir menaçait de faire craquer sa carapace ? Certainement pas. Ses doigts ne cessaient de triturer le lien sans succès. Lorsqu'elle porta son regard sur Andhrimnir, celui-ci put y lire toute la détresse qui était la sienne en cet instant.

En voyant le guerrier réagir, elle ne put s'empêcher de penser à ce qu'elle avait lu des mémoires de la prêtresse Sellig. Comment cette femme avait-elle put le bafouer ainsi ? Il était certes boudeur et râleur, mais il y avait quelque chose d'attachant chez lui. Et puis, elle ne pouvait pas dire qu'il ne la ménageait pas. Bien au contraire, il faisait tout son possible pour lui rendre cette situation la moins gênante possible. Oui, derrière ce côté bougon, se cachait une âme prévenante, protectrice. Cela lui changeait. Hormis Toryald, les autres éveillés semblaient particulièrement se moquer d'elle.

Toutefois, quand bien même Eirwen tentait de prendre les choses avec détachement, elle ne pouvait s'empêcher de rougir légèrement. Après tout, c'était bien la première fois qu'un homme la dévêtait. Pourtant, elle ne broncha pas, et se laissa faire telle une enfant. Ses mâchoires demeuraient obstinément crispées. Ses membres s'engourdissaient. Elle était perdue dans ses pensées lorsqu'elle sentit la chaleur de mains puissantes venir envelopper les siennes avec douceur, mais fermeté. Elle leva ses yeux ambrés pour croiser le regard azuré du guerrier qui lui demandait de garder le tissu en main. Elle acquiesça :

« - D'accord... Tu as... toute... ma conf...iance.»

Elle le trouvait vraiment adorable de prendre ainsi soin de sa pudeur. Elle devait se concentrer sur la tache qu'il lui avait confié. La Belle raffermit sa prise, tournant la tête avec gêne pendant que le guerrier de Nu mettait fin à la résistance du lacet, comme si de rien était. Il était clair qu'il avait une certaine expérience en la matière. Son aide accomplie, il avait rapidement détourné la tête, et elle recula pour éviter de justesse de recevoir quelques mèches en plein visage. Déjà il retendait la peau de l'ours devant lui. Alors, elle relâcha son emprise sur le tissu, laissant celui-ci glisser sur son corps et s'échouer à ses pieds. Seigneur qu'elle avait froid! D'autant que la caresse de l'air sur sa peau nacrée n'aidait en rien et la fit frissonner de plus belle. C'était presque fini.

Quelques secondes après, elle était nue. Comme s'il avait attendu ce signal, Andhrimnir vint alors l'envelopper dans la chaleur de la fourrure. Elle pouvait ressentir la puissance qui se dégageait du corps du guerrier qui se trouvait derrière elle.

« - Merci...beaucoup. » Elle allait se retourner, quand soudain, elle se sentit soulever comme si de rien était. Ses pieds battirent l'air un instant, la fourrure s'écartant légèrement pour révéler ses jambes.« Je...je peux marcher. Et tu viens de te réveiller, tu dois faire attention aussi. »

Sans s'en rendre compte, elle avait usé du tutoiement. Ses joues étaient délicieusement rosies par la gêne, mais il ne lui laissa guère de choix. Lorsqu'il fut assis, elle s'attendit à ce qu'il lui rende sa liberté, mais non, il comptait bien la garder ainsi contre lui. Résignée, elle laissa échapper un soupir avant de poser sa tête contre son épaule, fermant un instant les yeux. Elle se sentait fatiguée, mais avec l'agréable sensation d’être protégée. La Douce avait peu dormi les derniers jours pour faire des recherches sur l'Immortel, et elle avait le contrecoup de sa petite mésaventure.

S'il n'avait repris la parole, elle se serait très certainement endormie.

« - On ne t'a jamais dit qu'il était inconvenant de demander son âge à une femme? » Elle esquissa un sourire avant de reprendre. « J'ai dix neuf ans. Ce qui est bien peu à côté de toi. Quel âge as-tu au juste ? J'ai appris ton existence il y a trois jours, en lisant les écrits d'une prêtresse : Sellig. Elle ne te portait pas en haute estime. J'ai alors voulu voir si je retrouvais ton histoire dans d'autres écrits, et en constatant les coïncidences, j'ai compris que tu existais bel et bien. Au fait, Andhrimnir, tu sais, si je t'ai réveillé, c'est parce que j'ai besoin de toi. Enfin, Asgard a besoin de toi. »

Elle eut un petit bâillement charmant, avant de gigoter un petit peu pour trouver sa place, se lovant un peu plus contre lui. La chaleur de la fourrure combinée à celle du corps de Nu la rassurèrent, et elle se détendit.
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Message Re: [21 juin 550] Sortir de l'Hiver (PV Andhrimnir)   Mar 5 Avr - 1:55

Figé. Immobile. Son sang s'était glacé sur l'instant lorsqu'elle eu prononcé le nom de Sellig... Les souvenirs lui vinrent presque aussitôt en pleine face aussi vite que son pied. Pour ne pas le porter dans son cœur oui, c'était bien vrai mais surtout et absolument réciproque. Oh il la respectait, après tout elle était la représentante d'Odin et jamais, non, il n'aurait porté la main sur elle bien que l'envie y était, de tout son être même. Il s'était retenu un bon nombre de fois lorsqu'elle le rouait de coups pour passer ses nerfs, cette saleté. "Pardonne moi Odin." Oui il s'excusait de cette pensée, elle était certainement morte et décharnée depuis le temps mais cela ne lui donnait aucun droit. Pas envers une Prêtresse.

La suite des paroles d'Eirwen n'étaient gère mieux, pour lui en tout cas. En soit cela n'avait rien de méchant ou de problématique pure. Après tout elle ne lui contait qu'une partie son histoire, lui dévoilait son age tout en demandant celui de l'Immortel. Mais le problème n'était pas là, non, ni dans le fait qu'elle s'était mise le tutoyer, ce qui l'avait fait sourire jusqu'à ce qu'elle prononce ses derniers mots : j'ai besoin de toi. Asgard a besoin de toi. Ces mots il ne les connaissait que trop. "Non..."

Les pulsassions de son cœur s’accélérèrent, si bien que même elle devaient pouvoir les sentir frapper contre sa cage thoracique. Il attendit quelques secondes avant de lui répondre à son tour, tentant de se calmer, d'éloigner ces pensées trop présentes qui trahissaient une vérité à laquelle il ne voulait croire. Il sentait monter en lui cette tension, cette appréhension face à sujet "Non Eirwen pas toi. Pas après tout ça..." Il tenta de prendre une voix des plus normale, se contentant de nier cette réalité qu'il ne voulait affronter. Pas maintenant.

- Hum... j'peux pas te dire, je sais pas quelle année on est... la dernière fois que j'me suis réveillé c'était en... 547... p't'être 548... j'devais avoir autour des deux cent cinquante ans... J'sais plus exactement quand je suis né.

Il tentait comme il pouvait de repousser l'inévitable, de chercher et chasser la certitude. "Par Odin, qu'est-ce que j'ai foutu, BORDEL !" Trop tard. Il l'avait compris, recoupé ses paroles, chacun de ses dires, tout était clair : c'était elle. Eirwen était la Prêtresse de Polaris actuelle. Ce petit bout de femme, cette petite panthère blanche, cette femme qu'il avait presque vu nue... Elle dont il avait détaillé les courbes une par une... Elle qu'il avait désiré. "NON ! NON ! NON !" Il était perdu mais n'en laissait rien paraître, son conflit intérieur ne devait filtrer. Pourtant inconsciemment il avait déjà relâché légèrement la pression qui retenait la jeune femme contre lui, pas au point de l'en détacher non, certes, mais elle l'avait certainement sentie, son étreinte se dessérer.

- Eirwen... S'il te plait sois franche avec moi. T'es.. La Prêtresse de cette époque, hein ?

Le temps s'était arrêté autour d'eux de la même manière qu'il épargnait la vie d'Andhrimnir...



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Message Re: [21 juin 550] Sortir de l'Hiver (PV Andhrimnir)   Mar 5 Avr - 20:28



Bouboum. Bouboum. Bouboum. Voilà exactement ce qu'elle entendait, là, tout contre son oreille. Les battements d'un cœur puissant. Une douce berceuse pour la prêtresse somnolente. Elle se sentait calme et sereine, ainsi lovée dans la chaleur des bras d'Andhrimnir, enveloppée de sa peau d'ours. Ces deux contacts commençaient à faire leur office. Elle n'avait plus froid. Comme pour confirmer ses dires, elle sentait des picotements dû à la chaleur, lui parcourir la peau. Doucement, elle remua ses orteils. Et toujours ce même rythme. Bouboum. Bouboum.Bouboum.

Bizarrement au fur et à mesure où elle s'était exprimée, il avait semblé à Eirwen que le rythme cardiaque de Nu s'accélérait, malgré son apparence calme. Etait-ce parce qu'elle avait évoqué Sellig ? Elle eut une petite moue, avant de mordiller ses lèvres, se fustigeant intérieurement d'avoir évoqué cette prêtresse qui avait dû tant le faire souffrir. Du coin de l’œil, elle guettait les réactions du guerrier pour s'assurer qu'elle ne l'avait pas froissé, mais il demeurait de marbre. Et pourtant. Boudoum. Bouboudoum. Boudoum. Bouboudoum.

Deux cent cinquante ans. Cet homme avait deux cent cinquante ans d'existence, et pourtant, il avait conservé l'apparence et la force physique d'un homme approchant de la trentaine. Elle se disait qu'il avait dû vivre tant de choses. Et soudainement, elle se surprit à vouloir en apprendre plus sur lui, le découvrir. Il pourrait peut-être lui parler de ce qu'était sa vie avant, et de l'évolution du royaume à chacun de ses réveils ? Il avait dû connaître bien des guerres, mais également la douleur de perdre de la famille, des amis au combat. Parvenait-il à s'attacher aux gens ou bien prenait-il tout cela avec détachement par peur de perdre bien plus encore ?

C'est alors qu'elle sentit son étreinte se relâcher. Qu'avait-il donc ? Peut-être ne supportait-il plus son poids ? Elle n'avait pourtant rien demandé, c'était lui qui l'avait soulevé et porté, et qui l'avait installé ainsi sur lui. Enfin elle admettait tout de même qu'elle n'avait pas protesté. Peut-être se sentait-il mal à l'aise. Si tel était le cas, elle ne voulait pas être un fardeau. Cela, elle se l'était promis depuis le jour fatidique où elle avait perdu son père. S'il n'avait pas eu à veiller sur elle, il aurait encore pu être de ce monde. Elle s'apprêtait à quitter la chaleur de son corps quand il lui posa sa question sur ce qu'elle était vraiment. Etait-il possible qu'il culpabilisait ? Elle avait lu des choses sur lui, mais en cet instant, elle aurait aimé entendre son histoire de sa propre bouche.

L'asgardienne se redressa un peu, se tournant légèrement pour que son visage ne scrute celui du guerrier divin, son regard doré cherchant à sonder l'azur de ses prunelles. Doucement, elle acquiesça à sa question, avant de lancer :

« -Oui Andhrimnir, je suis bien la Prêtresse d'Asgard. J'ai lu certaines choses sur toi, et je sais que tu n'étais pas apprécié de toutes. Mais je ne veux pas me baser sur les « on dit », je veux me faire ma propre opinion de toi. Et je peux te dire que jusqu'à présent, celle-ci est bonne. Tu n'as pas à t'en vouloir pour ce qu'il s'est passé, après tout, n'as-tu pas accompli ton devoir de guerrier en veillant sur moi ? Je t'en remercie et sache que je ne t'en veux nullement. » Sortant une main de sous le couvert de la fourrure, elle posera celle-ci sur la joue du guerrier pour le forcer à la regarder, un doux sourire ourlant ses lèvres. « Alors ne t'en veux pas. Et je vais même aller plus loin et faire de l'abus de pouvoir : c'est un ordre. »

Les prunelles ambrées se firent espiègles et taquines, alors qu'elle reprenait confortablement sa place. Soudain, une aura à la teinte des glaces les enveloppa tout deux, pleine de douceur, comme si par là, Eirwen cherchait à apaiser les doutes et les craintes de l'Immortel.

« - Mais je suis prête à écouter ce que tu te reproches. »

Elle avait bien conscience qu'il n'était pas vraiment digne d'une prêtresse, ni même d'une femme de se laisser aller ainsi contre un homme à peine rencontré, mais bizarrement, ça lui était parfaitement égal. En cet instant, tout ce qui comptait était cette douce, hypnotique et puissante musique. Boudoum. Boudoum. Boudoum.
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Message Re: [21 juin 550] Sortir de l'Hiver (PV Andhrimnir)   Mar 5 Avr - 23:33

Elle n'avait pas chercher à esquiver, peut être même qu'après tout elle ne l'avait jamais vraiment caché. Elle n'avait pas eu le temps non plus étant donné la situation du réveil de l'Immortel. Pourtant désormais il n'y avait plus de doute, plus d'incertitude, la vérité était là et elle était éclatante, pour le meilleur et pour le pire. Sans lui mentir elle lui détaillait les raison de sa venue, son intérêt pour ce qui avait été raconté sur lui dans passé. Son passé. Elle semblait curieuse de tout, de lui, de le connaître plus. Pourquoi l'avoir réveillé en personne sinon ?

Mais elle ne comprenait pas, tout en affirmant qu'elle ne lui tenait nullement rigueur des événements qui avaient eu lieu plus tôt elle enchaînait en traduisant même son geste par une chose bienveillante à son égard. "Que faire Andhrimnir... tu peux pas la garder contre toi plus longtemps... Mais si elle se lève elle aura froid et le prendra certainement mal... Odin quelle épreuve me fais-tu subir..?" Lui n'avait fait qu'une chose, respecter une femme inconnue et une promesse. Qu'elle lui en en veuille ou non n'était pas vraiment le problème, bien qu'en soit savoir qu'elle n'était pas offensée était une bonne chose. Mais alors qu'il s’apprêtait à protester, à commencer à de nouveau monter le ton comme à son habitude elle fit ce qu'il n'attendait pas, nullement. Une main sur sa joue, guidant lentement son visage en direction du sien, ouvrant ses deux yeux pour tomber sur des prunelles d'or et un léger sourire. Surpris il l'était encore, tant par ce geste que les paroles qui avaient suivies... Elle était déjà bien maline et peut être sans le savoir avait appuyé sur un point sensible : lui ordonner.

Comment protester dans ces conditions, elle ne le laissait pas indifférent et usait sans le savoir de cela, se replaçant après un léger jeu de regard contre lui, toute lovée et emmitouflée dans sa cape. Sereine. En cet instant in ne savait que faire, perdu entre devoir et raison, totalement perturbé par tout ce qui pouvait lui passer en tête, toutes ces impasses qui le menaient droit vers le murs à chaque fois. Bloqué. Puis vint cet instant, cette aura, ce sentiment. Son cœur ralentit lentement cessant son chant rapide qu'il n'avait cessé depuis qu'il avait compris réellement, avant même qu'elle ne le lui avoue. Il se calma doucement, resserrant son étreinte passée avec fermeté, inconsciemment, comme guidé par ce flot qui les enlaçait avec douceur.

- Tu comprends pas... Je suis un Guerrier Divin et tu es la Prêtresse de Polais, la représentante sur terre du Dieu des Dieux. Je... je t'ai détaillée, je t'ai dénudée. J'ai promis, je n'ai pas regardé, oui. Et pourtant je t'ai envié, toi. Tu comprends ce que cela signifie n'est-ce pas ? J'ai fauté envers mon Dieu, sans le vouloir. J'hésites encore entre te lâcher par pur respect et te garder là, contre moi pour que tu n'ais pas froid.

Il ne se reconnaissait pas vraiment en ces paroles, calmes, franches certes mais sans aucun ton de voix élevé, sans aucun mot plus haut que l'autre. Le pouvoir d'Eirwen faisait son effet, troublé il l'était, et pas qu'un peu, toujours tiraillé. Mais elle l'apaisait, lentement avec douceur. D'une certaine manière elle agissait comme une Prêtresse veillant sur un de ses serviteur fidèle, sauf que la situation n'était pas possible. Ne devait pas exister. Pourtant ils étaient hors de tout ici, hors du temps et des réalités. Ils devaient en profiter.

- Je vais m'en vouloir Eirwen. Lorsque nous sortirons de cette grotte je ne pourrais pas oublier, et je ne pourrais pas te tutoyer encore. Tu... m'as réveillé de la plus étrange des manières et la plus douce aussi d'une certaine façon. Mais nous devrons effacer tout ça.

Alors qu'un sourire se dessinait sur son visage sans qu'il ne s'en rendre compte, toujours emporté par les étreintes bleutées, il ne put s'empêcher de prier dans son esprit. "Odin guide moi, j'ai fauté, remet moi sur le bon chemin..." Il se savait en tord et savait qu'en cet instant il ne pouvait se rattraper, ne pouvait s'arrêter sur cette voie dangereuse. Pas maintenant. Mais lorsqu'ils sortiraient tous deux, l'un derrière l'autre, son chemin pourra de nouveau être clair. Il l'espérait, tout en sachant qu'il n'oublierait pas. Jamais.



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Message Re: [21 juin 550] Sortir de l'Hiver (PV Andhrimnir)   Mer 6 Avr - 23:57


Il y avait quelque chose qu'Eirwen appréciait, entre autres, chez le guerrier de Nu : c'était sa franchise. Quand bien même si ce qu'il avait à dire risquait de les mettre mal à l'aise l'un comme l'autre. Et elle ne pouvait pas dire que ça ne lui ne faisait rien. Les yeux clos, elle l'écoutait. Et au fur et à mesure qu'Andhrimnir parlait, le teint de porcelaine de la jeune femme se teintait d'une douce rougeur, tandis que les mots s'ancraient petit à petit en son esprit.

En cet instant, elle n'était plus la Prêtresse, mais une simple femme. Et les mots prononcés lui firent un drôle d'effet. On lui avait souvent dit bien des choses. Elle le savait, les hommes la regardaient, parfois avec envie et désir. Bien souvent cette attitude laissait la demoiselle de marbre et de glace. Pourtant lors qu'il prononça ces paroles, se fut comme une douce et délicieuse chaleur qui s'insinua en elle. Elle eut un léger sourire, presque rêveur. Heureusement pour elle, Nu ne pouvait le voir, et s'il l'avait pu, elle était certaine qu'il en aurait été surpris. Néanmoins, elle ne voyait pas ce qu'Odin venait faire là-dedans. En quoi avait-il fauté en trompant celui-ci?

Son cosmos irradiait toujours autour d'eux, et elle écoutait le suite avec la plus grande attention, mais sans la moindre réaction. Ne pas lui en vouloir...Blablabla...Ne pourras oublier. Blablabla... Ni même la tutoyer...Blablabla...Réveil en douceur...Blablabla...Effacer tout cela. Blablaquoi??? Et voilà les mots qu'il ne fallait pas prononcer. Une légère modification cosmique, et le corps se raidit un instant. Effacer? Comment pouvait-on effacer cela?! C'était impossible. Et pour la première fois de sa vie, elle se sentit blessée, son cœur se serrant douloureusement. Mais elle demeurait obstinément silencieuse, le temps de réfléchir à sa réponse. Et puis, elle était bien décidée à ne pas bouger de là pour le moment. Alors juste pour l'embêter et le tourmenter davantage encore, elle allait rester contre lui pour profiter de la chaleur de son corps. Qu'il essaie seulement d'oublier tout cela, et elle promettait de lui rendre la vie impossible.

Elle répondit alors, le timbre de voix calme, malgré la sourde colère qui l'avait envahie:

"- J'ai l'impression en t'écoutant que tu as commis le crime le plus impardonnable qui soit, et qu'il faudrait appliquer une terrible sentence, voire même appliquer la peine capitale. Alors sous prétexte que je suis la Prêtresse du Père de toutes choses, je dois demeurer intouchable? Hé bien non! Je ne suis pas d'accord. Je suis certes une Prêtresse, mais je reste avant tout une jeune femme, innocente certes, mais une jeune femme tout de même. Et entre nous soit dit, je pense vraiment qu'Odin se moque que tu m'aies détaillé, dénudé si ce n'est désirée. Et ce n'est pas à Odin que tu devrais présenter tes excuses mais à moi. Mais je t'arrête tout de suite Andhrimnir, je n'en veux pas. Elles ne seront ni tolérées ni acceptées. Car vois-tu, je ne me sens nullement offensée. Bien au contraire!"

La seconde suivante, elle s'était relevée. Une véritable petite tornade. Et par Odin, la demoiselle était absolument magnifique ainsi parée de sa fourrure d'ours, qui contrastait avec la blancheur de sa longue chevelure humide, ses iris ambrées devenant bien plus étincelantes que d'habitude:

"- Par contre là où tu me fais offense c'est lorsque tu me demandes d'oublier. Comment veux-tu que j'oublie tout cela? Tu m'as certes un peu aboyé dessus au début, mais ensuite tu as voulu m'aider. Non que dis-je, tu m'as aidé! Tu as veillé sur moi! Tu as pris soin de moi! Et tu voudrais que j'oublie tout ce que j'ai pu ressentir, sous prétexte qu'Odin pourrait trouver ombrage à ton attitude?!?! Jamais tu m'entends! Jamais je n'oublierai!"

Lorsqu'elle eut fini sa diatribe, Eirwen reprit son souffle, ses iris restant ancrées à celles de l'Immortel. Oui, elle avait fait sa petite sortie la panthère blanche. L'instant d'après elle revenait prendre place sur les genoux du guerrier comme si de rien était.

"- T'es content? J'ai à nouveau froid maintenant." Se disant, elle frottait ses pieds l'un contre l'autre pour les réchauffer. Un moment de silence, alors qu'elle songeait. "Non je n'oublierai pas." Sauf que la Belle avait parlé à voix haute.
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Message Re: [21 juin 550] Sortir de l'Hiver (PV Andhrimnir)   Jeu 7 Avr - 11:10

Pendant qu'il parlait il l'avait senti, ce petit mouvement imperceptible comme si elle avait cherché à se blottir contre lui, légèrement, se contractant contre lui. Seulement, alors qu'il était porté par une sérénité certaine malgré ses doute, la Prêtresse sembla ne pas apprécier la vérité. Lorsqu'il lâcha son dernier mot il ne s'écoula qu'une seconde avant que ce rapprochement de sa part ne disparaisse, Eirwen était en colère et il le sentait tant par l'énergie les entourant qui n'était plus la même que par la réaction de son corps désormais plus distant, relatif étant donné qu'il étaient toujours l'un contre l'autre.

Ces paroles étaient plus que juste dans un sens, même si Andhrimnir plaçait les Prêtresses sur un piédestal, plus encore Eirwen de part sa douceur, elles restaient des femmes. Elle tenta de le rassurer en lui invoquant le fait qu'Odin se fichait pas mal de ce qu'il avait fait aujourd'hui et si encore elle n'avait pas tord, le Dieu des Dieux avait clairement autre chose à foutre, elle ne semblait pas comprendre la source du problème. Elle ne comprenait pas l'Immortel. Comment le pouvait-elle vraiment après tout et qui le pouvait, lui qui avait tant vécu, qui avait décider de vouer sa vie éternelle à celui qui la lui avait offerte. Elle le gronda, lui intimant de s'excuser auprès d'elle et il comptait le faire, il était vrai que son comportement méritait des excuse envers sa nouvelle Prêtresse mais contre toute attente elle le défia de s'excuser, lui interdisant clairement de le faire. Qu'elle ne voulait de ses excuses... Difficile à comprendre pour lui, mais ses derniers mots qui virent ponctuer sa phrase allaient lui donner une clé essentiel pour comprendre ce qu'elle voulait lui dire. "Bien au... contraire..?"

Il n'eut rien le temps de dire, encore, que déjà la voilà relevée lui faisant face. La cape de fourrure avait dansé autour de son corps de la même manière que ses cheveux, dévoilant partiellement sa jambe droite jusqu'à mi-cuisse avant que la peau d'ours ne viennent la draper à nouveau. Encore une fois il n'avait pu s'empêcher, fixant ses petits pieds avant de remonter lentement jusqu'à ce que l'on vienne lui masquer ce "spectacle" des plus envoûtant. Il porta son regard jusqu'au visage d'Eirwen et eu un sourire à l'instant où il put la retrouver de nouveau. Sa petite panthère blanche, les prunelles éclairées, sa colère dessinée sur son visage la rendait des plus séduisante. Ô si elle n'avait pas été sa Prêtresse, l'incarnation de son Dieu, en cet instant il aurait porté sa main à sa joue, la caressant avec douceur. Mais non, malgré ses paroles il ne pouvait pas. Ce n'était pas... son rôle. Pas celui qu'Odin lui avait confié.

Oh oui, encore une fois il avait voulu pester, redevenir le Guerrier qu'il avait toujours été, agir de la même manière qu'avec les autres Prêtresses mais comment il aurait put, comment avec ce visage, ce qu'il avait vu, ce qu'il avait fait. Surtout que ces mots... Lorsqu'il lui demandait d'oublier il savait que ce n'était pas possible après tout il n'était pas idiot lui même en était incapable. Du moins pas volontairement. Lui n'oubliait jamais. Il ne voulait pas oublier... seulement le don d'Odin n'était pas cet avis. Elle ne le comprenait pas, toujours pas, il voulut protester encore mais elle lui parla à cœur ouvert, sans savoir si c'était volontaire ou non elle lui avait parlé de ses émotions réelles. De ce qu'elle avait pu penser, au fond d'elle. Ressentir. Elle lui était reconnaissante... Tout était complexe, son devoir était clairement de protéger et servir, tant Asgard que la Prêtresse. D'une certaine manière il le faisait, il était conscient, et certainement plus même... Mais cette voie... Il ne l'avait jamais empruntée, n'y avait jamais songé malgré toute ses années. Ou alors il ne s'en souvenait plus. Que faire.

Essoufflée devant lui après avoir ronchonné, son regard féroce toujours plongé dans les yeux de Nu qui n'arrivait pas à décrocher. L'instant d'après elle revint sur lui, placée entre ses jambes assises en tailleurs. Elle s'était posée avec force, comme pour montrer son mécontentement en lui soutenant que par sa faute elle avait de nouveau froid. Le culot de ce bout de femme l'étonnait de plus en plus. Seulement là, il ne pouvait rester de marbre, cela devait sortir. Le retour du Guerrier de Nu. Le cosmos apaisant de la jeune fille ne faisait plus effet, dans son état il avait disparut et lui était toujours tiraillé, percé à vif par chacun de ses mots... Seulement comment réagir pour lui, face à une telle personne..? Il allait donc faire ce qu'il avait toujours fait.

- Bah oui, c'est ma faute tiens ! Et j'suis pas bête Eirwen, je sais que t'es une femme ! Merci je l'ai vu ! Mais justement tu es la Prêtresse et je suis un Guerrier Divin, c'est pas MON rôle ! C'est pas à moi de...

Il s'était stoppé net. D'un coup. Ce qu'il allait dire... Non. Il allait trop loin, il dépassait plus que de raison son rôle. Il ne pouvait pas. Un froid s’installa. Il tourna sa tête à l’opposée de la sienne, fermant les yeux de nouveau, repassant dans son autre mode d'expression. Elle l'avait touchée et il était encore à découvert. Il ouvrit lentement un oeil, fixant ses petits pieds blancs tremblant. Elle ne mentait donc pas, elle avait vraiment froid de nouveau. Il soupira, comme s'il s'apprêtait déjà à regretter ce qu'il allait faire tout en baissant la tête, résigné. Il glissa sa main hors du dessous de la fourrure pour la poser lentement sur ses pieds, les caressants lentement, avec douceur. S'arrêtant parfois pour les étreindre, pour les réchauffer avant de recommencer.

- Chut !

Il avait entendu un début de son venant de la belle panthère blanche mais il ne voulait rien entendre. Il continuait. Cette fois c'était à son tour, il laissait son Cosmos parler pour lui, les entourant lentement. Il avait une teinte orangée, pleine de vie, de vigueur, totalement différent de celui d'Eirwen. Il était doux, inspirant un sentiment d'éternité. Là était le Cadeau qu'Odin lui avait fait. Andhrimnir continuait de glisser sur sa peau, remontant lentement jusqu'à ses mollets tout aussi gelés mais il s'arrêta à mi hauteur de ces derniers pour repartir avec douceur. Une fois fait il tira légèrement la cape sur ses pieds pour les couvrir, puis il reprit son chemin par dessus la fourrure. Lentement il dessinait ses jambes de haut en bas, tendrement, toujours son regard perdu dans le vide, détournant les yeux de celle qu'il ne pouvait affronter.



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Message Re: [21 juin 550] Sortir de l'Hiver (PV Andhrimnir)   Jeu 7 Avr - 21:26



Tout allait si vite. Bien trop vite. Eirwen reconnaissait qu'elle avait fait une sortie exceptionnelle. Il était relativement rare de la voir se mettre ainsi hors d'elle. Elle ne comprenait pas très bien ce qui lui était arrivé. Pourquoi s'était-elle sentie aussi blessée ? Dans le fond, elle comprenait ce que le guerrier avait cherché à lui dire. Mais elle était restée butée sur les mots. Effacer. Elle trouvait cela dur tout de même. En cet instant, elle affichait une petite mine boudeuse, fort charmante au demeurant. Elle ne cessait de frictionner ses pieds gelés, tout en s'interrogeant sur ce qui n'allait pas chez elle, et sentit le changement d'attitude de la part de l'Immortel.

Il s'était raidi, tout comme elle quelques secondes plus tôt. Par Odin, elle avait été trop loin. Elle en avait bien conscience. Faire la morale à un homme de son âge et d'expérience, alors qu'elle n'était qu'une petite jeunette inconsciente et inexpérimentée, uniquement protégée par son titre de Prêtresse. « Une imbécile et une idiote Eirwen. Voilà ce que tu es. » Oh la colère de Nu, elle pouvait la sentir pleinement. En cet instant, elle aurait voulu disparaître sous terre et ne plus avoir à l’affronter.

Mais non que ce n'était pas de sa faute ! Quoique, un petit peu quand même non ? Mais non...Elle avait soudainement la sensation d'être une enfant à qui on faisait la morale. Ce fut donc à son tour de détourner la tête, qu'elle baissa légèrement, laissant ainsi le voile de sa blanche chevelure masquer partiellement son visage. Il avait clairement laissé sous-entendre que ce n'était pas son rôle. Mais par rapport à quoi ? Enfin, elle voyait à peu près, mais elle préférait plutôt faire celle qui ne comprenait pas de peur de se fourvoyer.

Durant ce temps, elle n'avait cessé de frotter ses pieds l'un contre l'autre. Du coin de l'œil, elle l'avait guetté et avait pu le voir détourner une nouvelle fois la tête. Il boudait. Encore. L'asgardienne se retint de pousser un soupir, reportant son attention sur le sol qu'elle trouva soudainement fort intéressant. Un silence pesant, si ce n'était gênant, s'était installé entre eux. Elle aurait voulu le briser, mais elle craignait de commettre un nouvel impair qui risquait bien de le rendre encore plus renfrogné qu'il ne l'était déjà.

Et alors qu'elle se perdait dans sa contemplation ô combien passionnante, du sol de la caverne, elle fut tirée de celle-ci dans un petit sursaut engendré par les mains chaudes du guerrier qui enveloppaient ses pieds. Elle demeura un instant interdite par cette attitude. Son cœur avait manqué un battement, bientôt suivi d'un autre. Mais qu'est-ce qu'il faisait ?! Elle ouvrit la bouche, prête à protester, quand il lui intima clairement « Chut. »

Chut ?! CHUT ?! Il lui disait chut à elle ? La prêtresse ? Oui vraiment, elle avait le sentiment d'être une enfant. Pour le coup, elle en resta un instant bouche bée, avant de refermer son charmant clapet. Elle aurait voulu lui dire d'arrêter. Oui sa raison lui disait qu'il devait arrêter, mais son corps, lui, lui tenait un tout autre langage. Elle ne comprenait pas ce qu'il lui arrivait, c'était tellement nouveau. Jamais elle n'avait autorisé un homme à la toucher de la sorte. Jamais. Et voilà qu’un soldat encore endormi il y avait une heure de cela, lui faisait perdre pied.

Et soudain, elle se sentit comme une petite chose fragile. Lorsque la pulpe de ses doigts remonta le long de ses mollets pour la réchauffer, la demoiselle eut un doux et merveilleux frisson qui lui parcourut l’échine. Etait-ce l’effet du cosmos du guerrier d’Heidrun qui les nimbait à présent tout deux ? Pourtant loin d’apaiser son cœur, ce dernier n’avait de cesse de marteler contre sa poitrine. Son souffle s’était bloqué. Et bizarrement, elle ne ressentit plus le froid, non, mais une envoûtante et grisante chaleur. Ses paupières se fermèrent, tandis qu’un délicieux soupir franchissait la barrière de ses lèvres.

Brusquement, elle eut l’horrible sensation d’être abandonnée. Les doigts cessèrent leur caresse, et se retirèrent. Et Eirwen, elle, se sentait complètement perdue. Elle se surprit à vouloir à nouveau ressentir la chaleur de la peau de l’asgardien contre la sienne. La peau d’ours avait repris sa place sur ses jambes, mais il ne l’abandonna pas pour autant non. Il poursuivait ses douces attentions par-dessus celle-ci. Il était étrange, pour quelqu’un qui voulait tout effacer, qu’il ne fasse rien dans ce sens. Baissant la tête, le regard se détourna du guerrier alors qu’elle murmurait :

« - Je te demande pardon de m’être mise en colère Andhrimnir. Je n’aurais pas dû te dire tout ca. Je…je ne veux juste pas perdre ces souvenirs, c’est tout. Ils me sont précieux. Tu comprends ? »

Oh oui, ils lui étaient chers, et la demoiselle commençait à se demander si au-delà des souvenirs, ce n’était pas l’instigateur de ceux-ci qui lui était précieux. Alors à cette pensée, elle se traita une énième fois de petite écervelée, et elle avait la sensation d’entendre ses amies lorsque l’une d’elle tombait sous le charme d’un homme. Etait-ce cela que l’on ressentait ? Il lui semblait, qu’effectivement, elle en avait tous les symptômes. En cet instant, elle aurait voulu fuir. Lentement, elle effectua un mouvement, prête à se relever, le regard fuyant :

« - Je crois que… je suis assez réchauffée. Merci de tes bons soins, je ne voudrais pas te mettre davantage mal à l’aise. »

Oui, Eirwen voulait fuir, car cette attraction, chose nouvelle pour elle, l’effrayait et l’attirait à la fois.

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Message Re: [21 juin 550] Sortir de l'Hiver (PV Andhrimnir)   Jeu 7 Avr - 23:27

Il l'avait entendu, il l'avait senti. Son soupir, léger et envoûtant. Oh cela faisait longtemps, bien longtemps qu'il n'avait pas entendu un son aussi agréable et soudain l'Immortel se mit à rêver. En cet instant il avait tout oublié, le lieu, les précédentes paroles que chacun avait pu prononcer, plus rien. Juste le contact de sa main sur sa peau, décelant au passage le frisson qui venait de passer a travers de son corps et qui se manifestait jusque sur son épiderme. C'est à cet instant qu'il quitta ses songes, qu'il revint dans cette grotte et rattrapa la réalité qu'il avait laissé filé. Retirant sa main, pour cette raison entre autre, car il avait compris : soit il en avait trop fait, soit pas assez. Dans les deux cas il devait faire attention. Le chemin qu'il avait vu se dessiner devant lui apparaissant de plus en plus sinueux. Aussi il se contentant de la réchauffer au travers de la peau d'ours.

Elle s'excusa de s'être énervé. Oh mais pourquoi après tout ? "Tu es belle... surtout ainsi." Lui aimait cela, sa colère n'était pas grondante, pas malsaine. Elle était belle. Ce n'était pas comme lui, guidé par son tempérament, non, et d'ailleurs la différence était notable plus que dans les mots. Elle se fâchait pour des causes qu'elle voulait croire juste et son visage trahissait cela à chaque fois, peut être pour cela que le Guerrier de Nu se laissait avoir, comme attiré par cette vérité. Pas comme lui qui, en dépit de sa bonté certaine, repoussait les gens par son caractère aigri. Et pourtant ce bout de femme était passé au-delà de tout cela, c'était attaché à l'homme plus qu'au soldat... Depuis combien de temps ? Il soupira une nouvelle fois, conscient qu'il s'était trompé sur une chose.

- T'as pas à t'excuser... c'est moi. J'aurais pas du, même moi je pourrais pas oublier. Ce que j'veux dire c'est que... cette cascade nous sépare d'un monde qui... enfin... nous n'oublierons pas, ni l'un ni l'autre. Mais une fois sortis, ça sera plus pareil...

Elle avait fait tomber cette armure qu'il endossait depuis des années, derrière laquelle il s'oubliait pour n'être que l'instrument de son Dieu. Eirwen n'avait pas seulement réveillé l'éternel Guerrier de Nu, non, elle avait aussi éveillé Andhrimnir. L'homme qui lui s'était peut être éteint. Il le savait et connaissait aussi les conséquences à cela, après tout s'il ne vivait que pour Odin la raison était simple. L'expérience, tout ce que son vécu lui avait appris. En cet instant il le rejetait. Cette grotte, cette endroit prenait une toute autre allure, il n'était plus seulement son lieu de repos, il devenait un refuge. Son refuge. Peut être même le leur. Mais tout cela était temporaire. Il l'avait prévenu. L'armure reprendrait fatalement sa place.

Mais elle était jeune, elle était pure, tant par son physique que dans son être et cela il l'avait peut être oublié. Elle l'y avait forcé. Prêtresse ou femme il avait fait son choix, ici, mais il n'avait pas pensé au reste. Aussi elle commençait à se lever, fuyante par ses gestes et ses mots. Elle redevenait ce qu'elle était au début : plus polie et moins franche. Dans son rôle. La Prêtresse revenait et, elle, partait. Il n'avait ni de choix ni de temps. La scène qui se profilait semblait la même que lorsqu'il caressait sa peau : il en avait trop fait ou pas assez. A lui de choisir désormais. De savoir ce qu'il voulait. De prendre un chemin.

Elle lui tournait déjà le dos, son prochain mouvement allait être de se relever. En cet instant Andhrimnir ne songeait plus en Odin pour lui venir en aide ou qu'il pardonne, il retrouvait d'une certaine manière une jeunesse oubliée depuis trop longtemps et ne voulait pas que cette dernière se termine. Pas maintenant." Sa moue boudeuse avait laissé place à celle d'un homme inquiet. Son regard passait sur cette chevelure qui la rattachait encore à lui en cet instant. "Ne fuis pas..." Si cette scène était arrivée quelques secondes plus tôt, si elle avait voulu fuir lorsqu'il l'avait posée sur elle, oui certainement, il n'aurait pas compris, l'aurait laissé se rhabiller et il aurait tourné le dos. Mais...

- Eirwen...

Son main s'était projeté en avant, glissant dans l'ouverture de la cape pour y saisir son bras droit. Sans force il la retenait. Cette fois il n'avait pas glissé, il n'avait pas cédé sous la douleur. Tout en maintenant sa prise qui tenait plus de l'effleurement il cherchait les prunelles d'ambres, prêt à la relâcher au moindre signe, au moindre mouvement de fuite. Non il ne la retiendrait pas, pas physiquement, pas plus longtemps, il ne le pouvait. Il connaissait les femmes, savait qu'elles pouvaient être aussi indomptables que douces. Son cœur battait à en rompre, il venait de faire un choix qui l'effrayait au plus haut point, qui allait à l'encontre de tout son être. Il le voulait et ce même si cela n'allait durer qu'une seconde de plus. Tellement de vie.

- Ne redeviens pas ma Prêtresse... Pas maintenant...

Peut-être qu'à cet instant unique, en souhaitant rallonger un moment qu'il savait d'avance trop court il venait de comprendre son Maître pour la première fois...



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Message Re: [21 juin 550] Sortir de l'Hiver (PV Andhrimnir)   Ven 8 Avr - 18:30


Eirwen se retenait de ne pas pleurer. Non pas parce qu'elle était triste. Enfin si un peu, mais surtout parce qu'elle se sentait perdue, qu'elle avait la drôle de sensation de ne plus rien gérer, et elle détestait cela. C'était une chose très perturbante. Surtout lorsqu'on est une Prêtresse, et que depuis des années on vous apprend à garder le contrôle des choses. Le visage toujours baissé, elle se relevait, avec la douloureuse sensation de l'abandonner. De le perdre.

C'était le même sentiment qui l'avait saisi, il y avait quinze ans de cela lorsqu'elle avait fuit le domaine familial, alors que son père tombait sous les coups de leurs assaillants. Elle se souvenait du cri qui avait été le sien. De son impuissance. Un souvenir qui ne l'avait plus hanté depuis un long moment déjà. Quant à ce cri, elle le sentait qui menaçait de sortir. Oui il était là, sous-jacent, grondant. Elle eut un frisson et serra les dents pour le réprimer. Le contenir.

Oui en cet instant, Eirwen maudissait le fait de ne pas être une femme lambda. Cela aurait été plus facile. Tellement plus simple. Comme s'ils sentaient le malaise de leur maîtresse, les loups jusque là paisibles, relevèrent la tête pour l'observer. Freki, s’avança vers elle. Vivement, elle s'accroupit pour se mettre à sa hauteur. D'une main, elle serra la peau de l'ours, pour l'empêcher de glisser, laissant l'autre sortir pour venir envelopper le cou de l'animal. Elle enfouit son visage contre la fourrure sombre du loup, respirant son odeur réconfortante, tout en laissant ses doigts le caresser avec douceur. Il y avait entre elle et les deux comparses une complicité certaine. Apaisée, elle embrassa le museau de la bête avant de se redresser, l'observant rejoindre son compagnon à la blanche fourrure.

Elle avait bien entendu les paroles de l'Immortel. Et quelque part, elle se sentait rassurée de savoir que, tout comme elle, il ne pourrait oublier. Pourtant ? Elle savait qu'il avait raison. Elle était une Prêtresse, et lui un Guerrier Divin. Elle comprenait ce qu'il voulait dire. Une liaison interdite. Prohibée, aux yeux de certains. Et pourtant, s'il savait. Il n'y avait aucun interdit dans les écrits, et de ce qu'elle avait lu des mémoires des anciennes Prêtresses, certaines d'entre elles avaient offert leur cœur à quelques Guerriers.

Etait-ce de cela dont il était question ? D'amour ? Non. Non ! C'était impossible de parler d'amour. Que pourrait-il bien lui trouver, lui, l'Immortel, à elle, une jeune femme à peine entrée dans l'âge adulte ? Un nouveau soupir et elle allait s'avancer pour aller chercher des vêtements et s'habiller. Pour ensuite partir. Oui partir pour oublier cette flèche douloureuse qui avait traversé son cœur. Elle fut stoppée dans son élan par Andhrimnir. La détresse avec laquelle il avait prononcé son prénom, lui fit légèrement tourner la tête vers lui.

Avant qu'elle ne puisse réagir, la main du guerrier s'était immiscé sous la fourrure qui la drapait pour venir se refermer sur son bras. Il n’exerçait aucune pression sur lui. Rien. Comme si par ce simple geste, il cherchait non seulement à la retenir, mais également à prolonger le contact qu'elle venait de briser.

De surprise, elle demeura immobile, se contentant uniquement de regarder celui qui la perturbait tant. Par son geste et par ses mots, il venait de la toucher plus que quiconque. Eirwen, ne parvenait plus à réfléchir. Sa raison lui disait de partir, de reprendre la place qui était la sienne, et de remettre entre eux cette distance qui aurait toujours dû être. Mais son cœur lui, lui dictait un tout autre discours, auquel, elle devait bien se l'avouer, elle était tentée de succomber.

Elle allait partir, sortir de cette caverne, et reprendre la place qui était la sienne. Voilà ce à quoi elle pensait avant qu'il ne la retienne. Mais là, la donne était toute autre. Ses iris azurées semblaient si pleines de désarroi, tout comme elles semblaient l'implorer de rester. Alors, elle se détourna de son but initial. Virevoltant sur elle-même, la Douce avança vers lui, presque craintive, le cœur battant à tout rompre dans sa poitrine. Là, elle l'observa, et sortit sa main pour revenir la poser sur la joue du guerrier avec douceur, caressant et effleurant celle-ci du bout des doigts. Un silence entre eux, avant qu'elle ne se décide à le briser :

« - Je ne comprends pas tout ce qui m'arrive, mais une chose est sûre Andhrimnir, je ne redeviendrai pas la Prêtresse. Pas tant que je suis ici. Avec toi. Je ne sais même pas si je parviendrai à le redevenir complètement. Mon cœur oscille entre joie et peur. Oui j'ai peur. Car je ne connais rien de ces choses de la vie, seulement, ce que l'on a pu m'en dire. Peur car j'avance en terrain inconnu. Je me sens perdue. » Elle fit une courte pause, détournant le regard avant de poursuivre. « Pourtant, malgré tout cela, je me sens heureuse. Le cœur léger. Je... »

Parfois, les gestes parlaient plus que les mots. Aussi après avoir poussé un soupir, Eirwen pencha-t-elle son visage en direction de celui du guerrier, venant effleurer d'un baiser aussi léger qu'une caresse, presque timidement, les lèvres de l'Immortel. Oui c'était là le chemin qu'elle décidait de suivre. A l'entrée de la caverne, deux loups souriaient.
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Message Re: [21 juin 550] Sortir de l'Hiver (PV Andhrimnir)   Dim 10 Avr - 22:55

A l'instant où elle s'était retourné, au moment où leurs yeux se croisèrent de nouveau il comprit au fond de lui ce qu'elle ressentait, ce qui la perdait. Ce qui le perdait aussi. Son regard était si beau ainsi mais pourtant il ne voulait pas qu'il soit comme cela, il ne voulait plus qu'elle soit perdue. Il était drôle de voir cette scène d'une certaine manière, de voir à quel point leurs sentiments avaient pu s'échanger au fil de leurs quelques contacts. S'il la repoussait, la fuyait auparavant au début c'était désormais lui qui cherchait à la rattraper, ne souhaitant pas qu'elle s'en aille. Elle ne voulait pas être Prêtresse en cet instant et il ne l'avait pas compris, ne pouvait pas le comprendre. Il a voulu être homme pour ne plus avoir à voir la Prêtresse et elle en fut effrayée, désirant plus que tout redevenir l'autorité.

Ce n'était pas le même sentiment qui les avait poussé à se fuir et à se chercher l'un après l'autre, chacun son tour et pourtant le parallèle ne pouvait qu'être évident. Eirwen avait joué avec le feu, tout comme Andhrimnir avec le sien. Avec ses craintes. Et en cet instant, ce maigre moment avant que l'un où l'autre n'ouvre la bouche pour s'exprimer il l'avait compris : tout deux venaient, ensemble, de s'enfermer pour un temps dans cette caverne. De s'abandonner sans titres, sans statuts, n'étant qu'Eirwen et Andhrimnir. Elle se retourna alors, ayant senti le mouvement sans savoir ce qu'elle souhaitait réellement il l'avait lâchée en un instant. Pourtant elle se rapprochait de l'Immortel, se penchant vers lui qui se trouvait un genoux à terre, obligé de s'étendre pour la rattraper. Elle posa une main sur sa joue avec tendresse, totalement différente de la dernière. Une caresse.

Pendant cet instant silencieux avant qu'elle ne prenne la parole il ne put s'empêcher de rester surpris, oui, mais heureux. Andhrimnir était un Guerrier centenaire ayant connus nombre d'hommes et guerrier, de femmes et prêtresse. Pourtant jamais il n'avait été écouté, jamais il n'avait été choyé de la sorte. Ses relations étaient souvent chaotiques, il les brisait lui même avant qu'elle ne lui soient enlevées par la mort et de fait, il n'a jamais pu aimer. La passion il l'avait eue et pour de nombreuses femmes même, mais jamais ainsi. Jamais avec douceur. Etait-ce cela qui l'avait charmé au fond de lui, qui l'avait poussé à ne plus être un simple objet. Qui l'avait fait s'abandonner... Cette bienveillance qui rayonnait plus que la longue crinière de cette panthère blanche ?

Et ses mots, oh oui, ses mots. Comment ne pas les entendre, comment ne pas les comprendre. Ils étaient limpides, aussi clairs que sa peau de nacre. La peur. Ils la ressentaient tous deux, effrayés pour des raisons différentes mais qui au final les rapprochaient. Lentement. Et si il était vrai que la distance les séparant s'amenuisait, ce n'était pas juste cela. Ils se rapprochaient. Pourtant malgré cela il n'avait rien vu venir, la petite tornade qui s'était levée plutôt frappait de nouveau, mais avec douceur cette fois. Sa tête était contre la sienne et ses lèvres venaient de se poser en tendresse sur les siennes. Effleurement. Rien de plus. Rien a dire, ce geste avait terminé sa phrase de manière tellement plus éloquente.

Un baiser. Un doux baiser. La passion aurait pu lui dicter de passer sa main derrière sa tête, entremêlant ses doigts dans ses cheveux encore humides. Il aurait pu rapprocher ses lèvres plus encore. Mais il ne fit rien, partagé entre la stupéfaction et l'intensité. Ses paupières tombèrent alors comme pour sublimer l'instant, savourant cette surprise avec délectation. Il avait compris. Désormais leurs chemins qui venaient de se croiser allaient s'entremêler pour ne former qu'un.

Lorsqu'elle recula sa tête, aussi rapidement qu'elle l'avait approchée, ses yeux parlèrent pour elle tout comme lui qui rouvrit ses paupières clauses, comprenant que le moment était terminé. Comme pour clore cela l'Immortel porta sa main droite jusqu'à la joue de la Douce, lui rendant cette sensation qui avait été sienne quelques instants auparavant. Sa caresse était accompagnée d'un sourire des plus sincères. Il était bien loin Guerrier Divin, bien loin. Pas ici en tout cas, plus dans cette grotte. Plus pour le moment. "Pas avec elle." Il retira ses doigts, avec douceur, de sa joue pour ensuite ouvrir le bras vers l'extérieur. Cette fois il ne la poserait pas de force, il l'invitait.

- Tu... reviens avec moi..?

C'était une vraie question, malgré son sourire il n'était pas sûr. Elle l'avait bien dit et il l'avait compris : elle avait peur et était effrayée de par l'inconnu. Il ne voulait pas la brusquer, après tout elle ne l'avait nullement fait avec lui. Mis à par avec l'eau... Dans tout les cas, dans cette grotte, il se laisserait aller à des choses nouvelles. L'armure était derrière lui et en face elle tronait, sublimait le peu de paysage qu'il apercevait au delà de la cascade. Il s'assit de nouveau en tailleur.

- Eirwen je... mon bras...

D'un mouvement de tête il montra son bras gauche. Tâché, brûlé, coupé, chacune des marques de son passé siégeaient sur ses deux membres et pourtant celui de la dextre ne souffrait pas. Cicatrices plus ou moins visibles. Plus. Il s'en servait à foison depuis qu'elle l'avait soigné, l'autre lui était encore endolori et si d'ordinaire il n'aurait pas osé, trop fier. Mais il n'avait pas à l'être, il n'était qu'homme en cet instant, encore fragile de son réveil. Même si elle ne le guérirait jamais elle pouvait l'apaiser, au moins, l'aider.

Une chose était sûre pour lui, jamais plus il ne fréquenterait la médecine d'Asgard, quelle qu'elle soit. Il avait trouvé là un meilleur remède à bien des maux.



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Message Re: [21 juin 550] Sortir de l'Hiver (PV Andhrimnir)   Lun 11 Avr - 12:51
Se trouver aux côtés de l'Immortel lui semblait être la chose la plus naturelle qu'il soit. Il lui semblait, que là, auprès de lui, elle avait trouvé sa place en ce monde. Mieux même. Il était devenu son monde. Plus de Prêtresse, ni de Guerrier Divin. Juste une femme et un homme. Juste Eirwen et Andhrimnir. Presque à contrecoeur, la Belle recula la tête pour rompre le doux échange. Elle fut presque déçue de l'absence de réaction de l'embrassé. On lui avait pourtant dit combien cela pouvait être grisant, et faire perdre la tête. Mais elle ne ressentait rien de tout cela. Elle avait apprécié de sentir le velours de ses lèvres contre les siennes, mais ca lui laissait un goût d'inachevé. A moins que ce ne soit elle qui se soit fait de fausses idées.

Et puis, elle craignait de s'être montrée trop empressée. Pour qui allait-il la prendre ? Mais il lui suffit de croiser son regard pour comprendre qu'il n'y avait rien de tout cela. Il la couvait d'une telle façon que la Douce se sentait fondre. Et cela ne s'arrangea en rien avec le sourire qu'il offrit. Avec délicatesse il posa sa main contre sa joue, fermant les yeux, elle inclina la tête pour accroître la pression de celle-ci, avant de la tourner lentement, pour déposer ses lèvres au creux de sa paume. Elle aurait voulu que cet instant dure à jamais.

Lorsque le contact fut rompu, les paupières de la demoiselle se rouvrirent pour l'observer. Il avait repris sa place. Ca y est c'était terminé. Ils allaient reprendre leurs chemins respectifs, et tout redeviendrait comme avant. Mais non. Lui qui avait tant voulu la fuir, cherchait à présent son contact. Son bras était tendu en une invitation à le rejoindre. Elle fit un pas en avant. Oui, elle voulait retrouver la douce quiétude de ses bras. S'y loger et profiter de ces instants qui n'appartenaient qu'à eux.

Néanmoins, elle n'allait pas le rejoindre tout de suite non. Lorsqu'il lui demanda à demi mot de bien vouloir s'occuper de lui, elle fut touchée par cette confiance qu'il avait en elle. L'asine lui offrit un doux sourire. Oui elle voulait veiller sur lui, et le protéger. A sa façon. Elle avisa le baume et sa sacoche qui ne se trouvaient pas loin de ça.

« - Je reviens, ne bouge pas. »

Se penchant par ramasser ses effets, elle eut un éclair de lucidité. Comment lui appliquer un baume, alors que ses mains étaient en dessous de cette fourrure ? Son regard glissa du guerrier vers sa sacoche et vice versa, une lueur angoissée dans le regard

« - Andhri... »

La Belle mordilla sa lèvre inférieure. Tout comme toute à l'heure, elle était embêtée. Pourtant, elle ne se voyait pas encore lui demander de l'aide. Elle allait devoir se débrouiller toute seule. Allant en direction des vêtements qu'elle avait apporté, elle attrappa une chemise ainsi qu'un pantalon. Laissant le reste pour le guerrier. Elle prit une profonde inspiration avant de lui tourner le dos.

S'accroupissant, elle se batailla avec le pantalon pour l'enfiler à l'aide d'une main, l'autre serrant la fourrure contre elle. Lorsqu'elle y parvint enfin, après une minute de bataille à gesticuler et sautiller sur place, elle laissa échapper un soupir. Pathétique, vraiment. Elle avait dû offrir un spectacle bien drôle au guerrier. Elle était certaine, si elle se retournait maintenant, de voir un sourire amusé sur ses lèvres. La Belle secoua la tête et pris une inspiration. Pour la suite, elle n'avait pas trop de choix.

Heureusement qu'elle lui tournait le dos, car la seconde d'après, la fourrure chutait lourdement à ses pieds. Sa longue chevelure flattait le creux de ses reins nus. Passant la chemise, elle leva ensuite les bras pour faire glisser celle-ci le long de son buste. Elle eut un frisson au contact du tissu, avant de dégager ses cheveux, qu'elle vint placer par dessus son épaule.

Retroussant les manches bien trop grandes pour elle, elle s'avanca vers Nu en souriant. Elle se mit assise face à lui, venant prendre le bras qui le faisait souffrir. Avec douceur et légéreté, elle fit courir ses doigts sur la peau nue de l'Immortel. Son regard se perdait en contemplation sur chacune des cicatrices, certaines avaient dû être tellement plus terribles que d'autres.

« - Tu as vu bien des combats. Te souviens des histoires de ces cicatrices? »

Plongeant ses doigts dans l'onguent, elle vint ensuite étaler celui-ci, pour masser à l'aide de ses pouces les muscles douloureux. Pour éviter le silence, elle prit la parole pour l'informer des motifs de son réveil forcé :

« - Je suis venue car Asgard à besoin de toi. Nous n'avons que peu d'éveillés. Il y a en tout et pour tout quatre Guerriers Divins, cinq avec toi à présent. Mais dans quelques jours je devrai quitter le Royaume en compagnie de deux guerriers : Hakon de Merak et Asher Dorana de Delta pour me rendre au Sanctuaire. Resterons Toryald d'Alpha et Alvis de Gamma. Une paire de bras supplémentaire pour défendre le Royaume en mon absence ne serait pas de refus. »

Les pouces remontaient des avant-bras vers le haut, alors qu'elle se relevait doucement pour passer derrière lui et lui masser l'épaule.

« - Est-ce que c'est mieux ? Promis, quand j'en aurai fini, je reviens sur tes jambes. »

Elle mettait tout son cœur dans cette tâche, désireuse de lui venir en aide pour lui retirer ces souffrances qui étaient les siennes.
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Message Re: [21 juin 550] Sortir de l'Hiver (PV Andhrimnir)   Mar 12 Avr - 7:45

Le temps. Toujours lui. Andhrimnir en était plus ou moins affranchi de par son pouvoir, par la grâce d'Odin. Pourtant ce dernier lui manquait, sa vie avait été longue jusqu'ici et son expérience cultivée. Il savait que le moment approchait, elle était là devant la cascade, patiente mais déterminée. La fin. Alors il tentait d'aller contre la fatalité, il faisait ce qu'il pouvait en mettant de côté sa fierté nordique pour rallonger encore un peu plus cet instant qu'il savait d'avance terminé. L'excuse était parfaite.

Elle revenait. Il souriait encore, patient, profitant de cette instant qu'elle lui offrait alors qu'il attendait. Elle voulait se changer, plus pratique en effet de soigner un personne avec les mains non accrochées à une cape de fourrure. Après tout elle était encore habillée lorsqu'elle s'était occupée de son autre bras, n'avait pas eu de problème. Il devait juste veiller à ne pas la faire rire cette fois, histoire que cela ne recommence pas encore fois. Quoi que...

Elle avait commencé à l'appeler mais c'était ravisée, sorti de sa contemplation Andrimnir avait relevé la tête avant de comprendre qu'elle avait voulu lui demander de l'aide. Mais non. Pas cette fois. Peut être qu'elle ne voulait pas embarrasser. Dommage se dit-il. Il posa son coude sur sa jambe pour ensuite poser sa tête sur sa main, bien calé là il appréciait de ses yeux. La voir éprouver quelques difficulté à faire il ne savait quoi le fit sourire, encore, bêtement. Point de moqueries pour autant, juste un peu de joie. La suite il ne s'y attendait pas, vraiment pas. La fourrure quitta ses frêles épaules pour s'étaler au sol, dévoilant ainsi la parfaite chevelure de la Douce qui masquait la partie centrale de son dos. A cet instant la tête de l'Immortel survola la main qui la soutenait jusqu'ici, son expression avait changé et s'était tournée plus vers la curiosité, les lèvres entre-ouvertes. Il apercevait, au moment où elle avait levé les bras pour enfiler son haut, un léger galbe au niveau de ses côtes. Fascinant. Une beauté pure et malicieusement dissimulée, à peine exposée. Juste de quoi le faire rêver. Un sentiment chaud parcourut alors son corps de haut en bas. Encore une fois elle avait su l'atteindre, mais d'une manière différente. Un léger soupire, agréable.

Heureusement que sa peau était teintée, sans cela elle aurait pu déceler non sans mal un pigmentation certaine au niveau de ses pommettes à l'instant où elle s'était retournée. Lui avait de nouveau pris le partir de laisser ses lèvres s'exprimer en réponse au malicieux sourire qu'elle lui avait fait. "Si belle..." Elle s'attaqua alors à sa tâche, massant avec douceur le bras encore meurtri du Guerrier de Nu qui commençait à se sentir soulagé à ce niveau là tout en appréciant de nouveau le contact des mains de nacre sur sa peau.

- La plupart oui. J'ai... pas envie d'en parler. Pas maintenant.

Il avait essayé de se montrer courtois face à la question posée, cette dernière le gênait, se remémorant des plus récentes batailles qui l'avaient endommagé tant lui que son armure. Les Saints. Non, pas maintenant. Même avec elle. Il ne voulait pas gâcher cet instant en repensant à ces choses là. Lorsqu'elle remonta vers le haut de son bras en continuant de parler il se crispa légèrement, comme dérangé par ses mots. Elle avait certainement du le ressentir elle qui passait ses mais sur chacun de ses muscles. Son regard qu'elle ne pouvait plus voir se durcit alors. Elle était de retour. Etait-ce une simple maladresse de sa part, son rôle qu'elle tenait trop à cœur ? Après tout elle était jeune et certainement en proie à bien des questions sur son avenir et le destin qui lui avait été confié. Pourtant Nu n'arrivait pas à oublier qu'elle était redevenue la Prêtresse en cet instant. "La fin..."

Instinctivement il redevint donc, légèrement, lui aussi le Guerrier Divin de Nu, Andhrimnir d'Heidrun. Ainsi Asgard était appauvrit et pourtant malgré tout cela... "Sanctuaire." Le mot le crispa légèrement plus, encore, ses muscle s'était presque totalement raidis et ses poings se resserrèrent alors. Il eut un léger sursaut, repensant à cet instant... Pourquoi ce moment là n'avait-il pas été effacé comme tant d'autres ? Trop récent, trop douloureux. Ses blessures le brûlaient en réponse à ses pensée, elle put entendre un léger grognement de sa part, oscillant entre douleur et colère. Se rendre au Sanctuaire... Etait-elle folle ? Pourquoi ? Pourquoi tenter encore d'approcher ce lieu maudit avec si peu d'hommes, pourquoi en laisser à protéger Asgard. Tout ça il lui demanderait, plus tard. En bon Guerrier qu'il était redevenu.

- Soit.

Le mot était sec. Brut. Il ne voulait pas forcément la véxer mais mon instinct reprenait le dessus en cet instant, la cascade allait s'ouvrir d'une minute à l'autre, repoussée par l'extérieur qui les appelait chacun avec une force presque magnétique : Leur idylle interdite devait cesser. C'était d'autant plus frustrant pour lui que les caresses et intentions de la Douce devenaient presque inutile dans état, elle l'avait senti certainement, essayait de son mieux. Non. Il n'attendrait pas qu'elle finisse. Il ne le pouvait.

- Reviens, maintenant.

Deux mots cette fois, moins secs mais sans pour autant être joyeux. Il n'était pas en colère, mais voyait juste là l'occasion de revenir quelques secondes plutôt, de faire défaut au temps si court qui leur restait. Elle voulait revenir entre ses jambes, comme avant. La Prêtresse semblait de nouveau partie laissant la femme, la belle femme reprendre sa place. L'Immortel y vit là une branche qu'il ne pouvait que saisir. "Revient Eirwen."

Et pourtant malgré tout cela elle planait au dessus d'eux. Le temps était immuable et les encerclait déjà. Il avait pénétré la caverne, faisant fit du Cosmos des deux Asegardiens qui tentait tous deux, entremêlant comme pour le repousser. Derrière eux elle vibrait comme en réponse à cette douleur qui s'insinuait lentement en lui. Son souffle s’accéléra alors, l'effet de cette colère, de ses sentiments qui avaient fait surface, son cœur commençait à s'emballer. Le destin de Nu.

- Eirwen... Quel mois... quelle année...

Sa main s'était plaquée à sa poitrine, serrant presque son cœur directement. La peur. Le manque. Ses mots étaient coupés par des expirations rapide. Trop tard, il était de retour.



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Message Re: [21 juin 550] Sortir de l'Hiver (PV Andhrimnir)   Mar 12 Avr - 12:41

Les doigts de la jeune femme parcouraient la peau mate de l'Immortel. Par moment, ceux-ci appuyaient plus fortement qu'à d'autre, lorsqu'elle sentait le muscle un peu trop raidi. Tendu. Pourtant au fur et à mesure qu'elle parlait, elle avait la sensation que le corps du guerrier se crispait de plus belle. Tout avait commencé lorsqu'elle avait évoqué les cicatrices. La réponse ne s'était pas faite attendre. Il ne voulait pas en parler. Premier impair. Pas tout de suite en tout cas. Comme si de rien était les doigts, eux poursuivaient leur office. Mais Eirwen, elle, avait pincé les lèvres. « Idiote. »

Mais, elle ne s'en était pas arrêtée là. Non. Elle lui avait fait part de son projet de partir pour le Sanctuaire. Sous ses doigts, crispation. Tension. En cet instant, elle se retint de lui donner une légère tape sur l'épaule. En temps c'est ce qu'elle aurait fait, mais pas là. Andhrimnir était bien loin. Il n'était plus là, avec elle. Pourquoi réagissait-il ainsi ? Qu'avait-elle bien pu dire de mal pour qu'il soit aussi lointain et distant. C'était principalement lorsqu'elle avait évoqué le Sanctuaire qu'ils 'était braqué. Et puis cette réponse. Un seul mot. Sec. Claquant. « Soit. ». Et soudain, il l'intimida. Oui, elle était intimidée.

Elle sentait une distance froide qui les séparait. Qu'avait-il bien pu se passer pour qu'il s'emporte ainsi ? Son cœur se crispa. Se serra. « Ne me laisse pas ! » Hurlait-il. « Ne pars pas! ». Les précédentes guerres avaient dû fortement le marquer pour qu'il tienne une telle rancoeur au Sanctuaire. Elle aurait voulu s'expliquer, et à cet instant, un grognement s'échappa de la gorge d'Heidrun. Elle avait le sentiment que si elle l'ouvrait, cela risquait d'empirer les choses. Ses muscles étant trop tendus pour qu'elle parvienne à un quelconque résultat, elle prit la décision d'abandonner. Sa langue claqua d'agacement :

« - Tu es plus tendu qu'un arc ! Je n'arrive à rien. »

Lentement, elle recula, tout en enfermant son cœur, l'enveloppant de glace. Cela, elle savait très bien le faire. Depuis qu'on lui avait volé l'insouciance de l'enfance. Pourquoi fallait-il que se soit lui, plus que quiconque, qui la fasse souffrir ? Sans parler du ton employé, qui bien que moins sec, ne lui plaisait pas particulièrement. Pourtant, elle mourait d'envie de le rejoindre, de se réfugier au creux de ses bras.

Elle eut un moment d'hésitation. Un bref instant. La seconde suivante, elle revenait prendre sa place sur ses jambes. Elle se sentait faible de ne pas parvenir à lui résister comme elle le voudrait. Peut-être était-ce pour cette raison qu'il la sentirait plus raide que précédement. Après tout, il n'y avait pas que lui qui avait le droit de se sentir blessé. Meurtri. Pourtant, le simple fait de se retrouver à nouveau contre lui, proche de lui, l'apaisa.

Elle guettait les réactions de l'Immortel. Il y eut cette main contre sa poitrine. Et ces mots, qu'il avait du mal à prononcer. De le voir ainsi lui serra le cœur. Un soupir et la seconde suivante, avec tendresse, Eirwen, vint envelopper la main du guerrier qui semblait vouloir broyer son cœur. Son cosmos explosa, nimbant la caverne de son aura teintée de glace. Pourtant, nulle froideur, non, juste de la chaleur et de la douceur.

Sa main libre se posa sur la joue du guerrier, tournant doucement son visage vers le sien. Son front se posa contre le sien, ses iris ambrées plongeant dans les siennes :

« - Andhri...Regarde moi. Calme toi. Ca va aller d'accord ? Nous sommes le 21 juin 550. C'est une belle journée pour sortir de l'Hiver non ? »

Dit-elle en lui offrant un doux sourire, avant que ses lèvres ne se pose sur son front, ses bras venant l'enserrer dans une douce étreinte. Elle ne pouvait le laisser. L'abandonner ainsi. Non. Elle voulait veiller sur lui, et le protéger. Et ce n'était pas la Prêtresse qui parlait en cet instant, mais la femme.

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Message Re: [21 juin 550] Sortir de l'Hiver (PV Andhrimnir)   Mer 13 Avr - 8:24

"Pourquoi es-tu comme ça avec moi ?" Il commençait à manquer d'air, ses poumons se comprimaient et il se sentait partir, l'impression que chacune de ses veines lui parlaient. Des picotements dans son corps entier et son souffle presque coupé, cette douleur au fond de son cœur. Il aurait eut l'envie de la projeter d'un coup de main, de l'écarter de lui pour avoir de l'air, pour qu'elle ne le voit pas ainsi, pour leur sécurité à chacun. Grogner encore. Hurler même. Pourtant rien. Il ne fit rien de plus que resserrer l'étreinte au niveau de son cœur, troublé.

Pourtant elle était là, leurs têtes collé et ses yeux d'ambre plongés dans ceux de l'Immortel qui se sentait mourir en cet instant. Tel un animal blessé il voulait s'échapper dans un coin mais il n'en fit rien. Elle le perçait à vif une nouvelle fois. Sa vision était troublée et pourtant il avait reconnu la beauté de ses prunelles. Elle lui parlait, lui intimait de la regarder, de se calmer encore, une main sur joue une nouvelle fois... Un nouveau baiser ensuite, doux, rassurant sur sont front avant de l'enlacer tendrement. Cette chaleur commençait à l'apaiser, cette étreinte. "Pourquoi ?" Il ne comprenait pas, savait qu'il n'avait pas été doux et pourtant elle était encore là avec lui, contre lui. Qui avait été aussi proche de lui par le passé ? Impossible de le savoir...

La date. En tentant de se souvenir Andhrimnir avait lâché son cœur pour venir cette fois agripper sa tête au niveau de sa tempe. Se souvenir. Quand s'était-il éveillé pour la dernière fois ? Il ne se rappelait pas. Les flashs de la guerre étaient trop présents, il sentait encore la pluie sur son dos... ou peut être était-ce juste les crachas des Saints qui le rouaient de coups. Une nouvelle fois il sursauta, sa mâchoire s'était crispée comme si la douleur était encore vive. Il ne se souvenait pas. Il était perdu. Sa sortie de l'hiver avait été bien brusque, bien différente des autres si bien qu'il n'avait rien fait comme par le passé. Rien. Point de rituels, point de prières. Il devait partir, il devait le faire, il ne voulait pas mourir. Pas maintenant. Il voulait juste se rassurer, se dire qu'il n'avait pas dormi plus qu'il ne le devait. Juin 550... Rien a faire, son esprit était plus que verrouillé, effacé sur le sujet.

Il voulut la repousser de cette étreinte, son cœur le brûlait si fort qu'il craignait de l’embraser plus encore. Si elle n'avait pas été si Douce... si seulement... Mais non. Elle l'avait mis à terre et avait chassé le Guerrier une nouvelle fois. Perdu. Le souffle court il se surprit à enlacer ses bras autour d'elle, la serrant légèrement contre lui. Il aurait voulu plus mais dans son état il aurait pu la blesser, ne pas se contrôler.

-Ei...wen... Je dois...Aide...moi...

Il avait toujours du mal à s'exprimer entre chaque expiration rapide. Il tenta de lui montrer derrière lui, le bras tremblant vers l'armure. Pitoyable, il le ressentait au fond de lui. Faible. Pourtant il savait qu'elle ne le jugerai pas, pas elle. Pas après tout ça. Il aurait pu y aller en rampant, il l'avait déjà fait par le passé sous le coup des blessures mais il ne voulait pas qu'elle le voit ainsi, dans son pire état. Le manque.

L'armure résonna face à sa détresse mais elle ne bougeait pas, ne le pouvait pas. Il était le seul à pouvoir en cet instant. Il avait besoin d'elles, tant Eirwen qu'Heidrun. Il relâcha son étreinte, sentant comme au déchirure dans son torse, ils s'éloignaient physiquement l'un de l'autre et la douleur était peut être plus grande que celle provoquée par son état. Par sa peur. Il ne voulait pas la quitter, plus jamais, et pourtant il le devait. La mort planait sur lui, le temps était face à son être le regardant avec malice. Tu n'es rien face à moi. Il tenta tant bien que mal de se relever et sentait qu'il y arrivait avec une plus grande facilité. Eirwen était là, certes, mais pas que... Qu'elle était cette force qui le soutenait ?

Peu importait en l'instant. Il devait regagner son armure. Il devait prier Odin. Était-ce là sa punition ?



Andhrimnir d'Heidrun

Guerrier Sacré de Nu


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Message Re: [21 juin 550] Sortir de l'Hiver (PV Andhrimnir)   Mer 13 Avr - 12:39
Elle ne parvenait à rien. Lentement, Eirwen se relevait. Là dans cette caverne, elle avait l'étrange sensation que tout ce qu'elle pourrait dire ou faire serait voué à l'échec. Un étrange sentiment d'impuissance. De ne pas être assez forte. Comme Nu l'avait voulu, elle était revenue prendre place sur ses jambes. Elle avait pensé pouvoir réussir à le calmer. Quelle folle elle avait été. En cet instant, l'Immortel lui paraissait brusquement inaccessible.

Elle se sentait soudainement las. Fatiguée. Epuisée. Elle était prête à partir. A le laisser. Et c'est très certainement ce qu'elle aurait fait s'il n'y avait pas eu cette douleur, qui lui était insoutenable, qui déformait ses traits.Oui la Douce souffrait de le voir dans un tel état. Pourtant, elle avait si souvent vu la douleur déformer le visage d'un homme. Cela l'avait touché bien sûr, mais jamais comme c'était le cas, là maintenant, avec le Guerrier Divin de Nu.

Nul homme n'aimait être vu ainsi, diminué. Nul homme n'aimait montrer sa faiblesse. Et il semblait qu'Heidrun encore plus que tout autre. Cette vision de lui, lui fit si mal. La Belle ne pouvait le supporter. Elle aurait voulu s'élancer, l'aider. Mais il avait cherché tant de fois à la repousser. Il avait attendu d'elle tant de choses et son contraire, qu'elle n'osait plus. Elle se trouvait face à un animal blessé, qu'elle avait pensé, sotte qu'elle était, pouvoir apprivoiser. Si elle tendait la main, il la mordrait, sans la moindre hésitation, elle en était certaine.

Pourtant, à nouveau, il l'appelait. Presque un murmure. Une supplique. Combien il devait lui en coûter de l'appeler ainsi. De lui quémander de l'aide. Mais son état ne cessait d'empirer, et la peur et la crainte d'Eirwen grandissaient au fur et à mesure qu'elle le voyait se dégrader. Non pas encore. Elle ne le permettrait pas. Elle le refusait. Elle ne regarderait pas sans rien faire. A présent, elle disposait d'une force qu'elle ne possédait pas à l'époque et qui aurait pu lui permettre de sauver son père. Pourtant, elle ne savait ce qu'elle devait faire. C'était Heidrun qu'il regardait en cet instant. C'était vers elle que son bras se tendait. Il avait besoin d'elle.

Un croassement, auquel un autre fit écho. Des battements d'ailes. Et l'instant suivant, sans même qu'elle ait à se retourner, la jeune femme tendit le bras pour permettre à Munin , la Mémoire, de se poser sur son avant bras, Hugin, lui, allant se poster un peu plus loin. Il lui suffit de plonger son regard dans le sien pour la seconde d'après, un flux d'images ne lui apparaisse. Des flashs. Le passé, celui d'Andhrimnir. Celui de ses réveils et de ce rituel qui était le sien à chacun d'eux.

« - Merci. » Lui murmura-t-elle.

Nouveau croassement. Elle savait ce qu'elle avait à faire à présent. Le regard de la jeune femme se fit plus dur, et l'instant d'après, elle se trouvait une nouvelle fois à ses côtés. Elle s'était mise à sa hauteur, glissé un bras autour de lui, tout en amenant le sien par dessus son épaule. Son cosmos était à nouveau présent, mais différent. Plus de douceur non. Mais de la force. De la puissance. Oui elle lui insufflait de son cosmos pour lui permettre de se relever, et d'accomplir ce qui devait être accompli.

« - Je te préviens, repousse moi encore une fois et je t'assure que je t'étripe. »

Qu'il cherche à la repousser et elle le laisserait. Enfin, après s'être assurée qu'il allait bien tout de même. Après tout, elle n'était pas venue jusqu'ici pour l'abandonner mort. Non, elle ne le laisserait pas rejoindre Hel. Jamais. Et ce petit bout de femme, soutint le Guerrier qu'il était pour le conduire jusqu'à son armure, lui donnant sa force pour y parvenir. Là, elle le relâcha doucement, avant de tendre les bras pour s'emparer du casque. Puis elle se tourna vers l'Immortel pour lui offrir ce bien qui était sien.

« - Fais ce qui doit être fait Andhrimnir. Je te l'ordonne. En tant qu'Eirwen. »

Après s'être assurée qu'il tenait fermement sa coupe improvisée, la douce recula de quelques pas, prête à observer cette scène à l'allure presque sacrée. Mais au dernier moment, elle se ravisa, et se détourna, se disant qu'elle avait déjà dû assister à beaucoup de trop choses que le guerrier n'avait jamais laissé voir à quiconque. Alors, lentement, elle prit le chemin de la cascade.
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[21 juin 550] Sortir de l'Hiver (PV Andhrimnir)
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