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 [21 juin 550] Sortir de l'Hiver (PV Andhrimnir)

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Message Re: [21 juin 550] Sortir de l'Hiver (PV Andhrimnir)   Mer 13 Avr - 16:35

Perdu. Le manque il le connaissait, l'avait vécu bon nombre de fois, parfois plus violemment même. Et pourtant cette fois tout était bien différent car il n'était plus seul, totalement perdu entre tout les troubles que la jeune Prêtresse faisaient naître en lui. Devoir, passion, raison, expression... Il ne cessait de tanguer de chaque côté au point que lorsqu'elle le souleva il l'avait ressentit par son ton et sa voix : agacement. Comment lui en vouloir seulement, comment pouvait-il pester contre elle encore ? Le Tout Puissant lui soumettait une rude épreuve et le résultat était plus que mitigé. Il n'arrivait pas à choisir, jouant sans le vouloir avec le cœur d'une jeune demoiselle. Pourtant cela il ne le comprenait pas. Ne pouvait pas. Il savait que son changement d’attitude était de son fait, l'évidence était là il ne pouvait la nier, mais connaître les sentiments qui pouvaient la traverser elle... Non.

Son Cosmos, celui de la puissante Prêtresse, lui fut des plus utile, chargé par cette vague et accompagné par la panthère blanche il avançait vers la solution finale à ses maux. Une fois devant elle le relâcha, ce dernier tomba à genoux devant sa Godrobe. Ses bras tremblaient encore, il suffoquait encore, son cœur lui transperçait le torse à chaque battement. Face à elle il soupira longuement, légèrement soulagé car proche de la fin. La bonne fin. Il les tendit donc pour attraper le casque avec difficulté mais il ne le put car déjà elle avait compris. "Comment ?" Il se questionnait, ne comprenait pas. Elle savait ? Impossible. Elle avait le casque d'Heirdun entre ses mains, l'avait retourné et tendu vers Andhrimnir pour qu'il puisse l'attraper par les cornes. Comme toujours. "Qui es-tu vraiment ?"

L'ordre d'Eirwen. Comme la première fois. Comment refuser, de toute manière il ne pouvait pas, là était son destin. Chasser la mort. Chasser le temps. Il saisit son casque non sans difficulté, ce dernier le calmait déjà mais rien n'était terminé pour le moment, toujours cette douleur, toujours ce trouble devant ses yeux... Toujours ce manque. Ces picotements sous sa peau, comme s'il se sentait réellement lui même, vieillir. Puis l'ombre blanche sur son côté disparut, elle lui avait tourné le dos et s'éloignait, lentement. "Tu m'abandonnes..." Il alternait en regardant Heidrun et Eirwen, perdu encore une fois face à un choix. Le même, toujours le même. "Reste..."

- ...este... ...este là...

Brièvement il avait lâché une des cornes pour tendre la main vers elle. Il essayait de lui parler mais sa respiration l'empêchait de prononcer correctement certaines lettres. Pourtant il n'avait pas d'autre mot en tête "Reste..." Il ne pouvait plus attendre de toute manière, qu'elle parte ou non il devait le faire cette fois. Il se retourna donc de nouveau vers l'armure, plaçant le casque devant lui et commençait chuchoter avec difficulté. Chasser la mort. Chasser le temps. Il priait. L'armure émit alors un son, comme un vrombissement léger avant se s'illuminer de sa teinte orangée en réponse à l’émission de Cosmos d'Andhrimnir. Les deux énergies se soulevèrent alors avant de s’entremêler dans un tourbillon, celui de la vie, et de redescendre lentement vers le casque retourné. Puis plus un bruit aucun si ce n'est celui d'une goûte. Unique. Enfin.

Il porta le casque à ses lèvres, tremblant encore mais hâtif, pressé d'en finir avec ça pour cette fois. Il avala une gorgée. Une deuxième. Sans discontinuer il se penchait en arrière pour forcer le liquide à gagner son être. Le soulagement. Le casque glissa de ses mains en même temps que ses bras tombèrent le long de son corps. L'autre frappa le sol dans un son presque métallique et roula jusqu'au pieds de l'armure comme attiré vers elle, vers son reste. Lui ne respirait plus, immobile, la tête en arrière et les yeux fermés. Puis il relâcha une grande expiration à l'instant où son corps semblait plus lumineux, presque blanchi. Lumineux. Après quelques secondes la tueur s'estompait avec douceur et lui reprenait son souffle calmement. Son cœur lui s’apaisait, calmant son rythme infernal. Lentement il penchait de nouveau sa tête vers l'avant tout en n'osant pas ouvrir les yeux. Il ne voulait pas les ouvrir de peur qu'elle ne soit plus là.

- On... me l'avait jamais... faite celle là...

Toujours le souffle court mais presque calmé il avait tenté de lui parler. Cette fois ce n'était pas de la colère mais presque de la joie. Il se sentait mieux mais pourtant avait toujours mal. Une douleur différente. "Es-tu là..?" Il se releva lentement, chassant les quelques mèches tombées devant son visage en soufflant dessus. Une fois relevé il était prêt à affronter la vérité. A se retourner et voir si elle était encore là. Il n'avait rien entendu, pas de bruits. Il n'avait rien ressenti. Encore sous le coup de la Boisson des Ases qui agissait. Il se décida à bouger, enfin et ouvra les yeux en même temps.

- Eirwen je...

Il ne trouvait pas les mots, n'arrivait pas à exprimer ce qu'il voulait. A ce moment il souhaitait tout lui raconter, lui ouvrir ses pensées pour qu'elle puisse comprendre. Le comprendre. Il ne lui restait qu'une chose, la plus simple : la sincérité. Profonde et juste.

- Pardonne-moi...



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Message Re: [21 juin 550] Sortir de l'Hiver (PV Andhrimnir)   Mer 13 Avr - 23:18


Elle allait partir. Oui cette fois c'était sûr. Eirwen était décidée à remettre cette distance honorable entre eux. Elle avait déjà décidé qu'il était plus que temps de se parer à nouveau de son masque de Prêtresse. Tout allait bien se passer pour lui à présent qu'il pouvait boire ce Nectar qui lui était nécessaire pour survivre. Survivre...Etait-ce cela? Elle secoua la tête, chassant ses sombres pensées. Elle savait qu'en passant la cascade, rien ne serait plus comme avant. Mais le voulait-elle vraiment? Un instant d'hésitation, alors que sa main se posait sur la paroi rocheuse.

Geri s'était relevé. Avant qu'elle ne s'en aperçoive, les crocs du loup s'était délicatement refermés sur le tissu de la chemise qui recouvrait son avant-bras, pour la tirer délicatement en arrière. La seconde d'après, le son de la voix d'Andhrimnir lui parvint. " Tu m'abandonnes?" et puis à nouveau cette supplique "Reste." Elle s'était alors retournée, pour constater que le Guerrier avait toujours les yeux rivés sur sa coupe et qu'il n'avait pas ouvert le bouche. Alors elle comprit. Hugin. Pensée. Son regard se posa sur le grand Corbeau, qui gonfla son ramage de suffisance, visiblement fort satisfait de lui. Les iris ambrées semblaient dire à l'animal "Tu me le paieras.". Ce qui, au demeurant, semblait beaucoup l'amuser.

Elle allait répliquer, mais s'immobilisa en entendant sa voix. Il voulait qu'elle reste. Maintenant, c'est vers lui qu'elle tournait la tête, et elle ne pouvait détacher ses prunelles du spectacle qui s'offrait à elle. Elle ne parvenait pas à détourner son attention de l'Immortel, appréciait chacun des gestes de son rituel. Spectatrice, la Belle cherchait à comprendre ce qu'il disait, et comme un écho, l'armure lui répondait. Enfin, elle entendait son appel. Alors il se désaltéra de cette boisson, cadeau des Dieux. Et lorsque se fut fini, elle vit son bras retomber. Le casque chutant à terre avec fracas la fit sursauter. Mais elle ne pouvait détacher son regard de lui. Il ne respirait plus. Etait-il mort?

Intérieurement, elle criait. "Idiot! Tu me demandes de rester et c'est toi qui m'abandonne! Tu es bien cruel." Elle voulait hurler, mais ce qui sortit de ses lèvres fut une sorte de râle semblable à un animal blessé. Déjà elle était prête à foncer vers lui, prête à le secouer s'il le fallait. Mais Geri la retint, tout comme Freki. Eirwen observait les deux loups tout en cherchant à se dégager, sentant l'angoisse la saisir. Elle ne parvenait plus à parler, sa respiration s'était bloquée, mais ses yeux, eux, suppliaient, et semblaient parler pour elle." Lâchez-moi tous les deux! Je dois y aller! Je vous en prie! Je dois..."

Il y eut alors ce souffle qui la fit s'arrêter de se débattre. Celui de cette expiration. Il y avait là, dans ce simple geste, quelque chose de salvateur. Et puis, cette prise de parole. Les mêmes mots qu'à son premier réveil. Comme s'il s'agissait là d'un nouveau en quelque sorte. Renaissance. Soulagée, la belle se laissa tomber à genoux entre les deux loups, portant ses mains à ses lèvres pour étouffer un sanglot. "Es-tu là?" Hugin lui transmettait à nouveau les mots du Guerrier. Il la cherchait. Ne pouvait-il donc la voir? Un effet indésirable de la boisson peut-être. Elle n'en savait rien. Et après tout s'en moquait. Seul comptait le fait qu'il était là. Debout. Vivant.

Et enfin vint le pardon. Essuyant d'un revers de la manche ses larmes, la jeune femme se releva, prenant une profonde inspiration. Un pas. Puis l'autre. Et ainsi de suite. Avant qu'elle ne s'en rende compte, elle courait vers lui, finissant sa course en venant s'échouer contre son corps, son visage et ses mains contre son torse. Et pour le punir d'avoir causé un tel instant de panique en elle, elle se mit à marteler de ses petits poings le torse du Guerrier Divin.

"- Idiot! Ne me refais jamais une chose pareille Andhri. Jamais! J'ai eu si peur. J'ai cru que tu allais mourir. Que tu étais mort même! "

Fatiguée. Ses poings glissèrent et retombèrent le long de son corps, alors qu'elle gardait obstinément le visage contre son torse, alors qu'elle murmurait dans un souffle:

"- Je te pardonne."
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Message Re: [21 juin 550] Sortir de l'Hiver (PV Andhrimnir)   Ven 15 Avr - 8:03

Ses yeux pâlis, la vision trouble et blanchie il ne voyait plus rien pour quelques instants encore. Il était là à attendre, les bras presque ouverts en se demandant s'il n'était pas ridicule à attendre ainsi, immobile, aveugle et sourd. Le bourdonnement dans ses oreilles s'estompait plus vite que le reste et alors qu'il s'apprêtait à baisser les bras, comprenant qu'elle l'avait laissé... C'est à ce moment qu'il sentit cette pression sur son corps. Une présence. Sa présence. Puis un coup sur son torse, un second, un troisième... Elle était en colère de nouveau, il le sentait mais... ce n'était là que sa panthère blanche, sa belle colère. Il regretta de ne pouvoir observer son visage en cet instant alors qu'elle s'exprimait, qu'elle lui ouvrait son âme une nouvelle fois.

- Haha ! Voilà un éveil digne d'une Prêtresse !

L'ironie, la meilleure réponse qu'il pouvait sortir face aux coups, légers, qui avaient martelé son buste. Elle comprendrait sans doute, elle qui avait lu les écrits du passé. Il eut envie de parler à nouveau, de s'excuser mais elle lui souffla un pardon, une grâce royale. Elle le pardonnait. Plus qu'un soulagement, son cœur s'apaisa réellement, tant par l'effet de la Boisson des Ases que par ses gestes et ses mots. Il sentit les mains de la jeune femme glisser sur lui, tombants... elle était exténuée, son passage dans l'eau glacé et les sentiments qu'ils venaient d'échanger, oscillants entre joie et colère, n'avaient rien arrangé. Pourtant il rattrapa sa main droite au passage, la tenant fermement il la fit remonter jusqu'à son torse, au niveau de son palpitant pour qu'elle puisse mieux le ressentir. Pour la rassurer. "Je vais bien, Eirwen, je suis en vie. " Pas besoin de mots. Aucun.

Il commençait à distinguer les forme, observant devant lui il put apercevoir ce qui lui semblait être les deux loups de la Douce. Il sourit alors. Sa renaissance. Apaisé. Son chemin était clair au contraire du reste. Gardant cette mine sur son visage il se pencha comme pour regarder celle qui s'était réfugiée contre lui, totalement blottie. Cette chose blanche qui l'avait réveillé comme jamais. "Petit bout de femme." Une main tenait la sienne, plaquée contre lui et dansant au rythme de ses battements tandis que l'autre, dans une caresse simple et mesurée vint remonter le corps d'Eirwen en partant de ses hanches, puis ses côtes, son épaule pour finir sous son cou. Ses doigts se posèrent alors sous son menton et d'un mouvement léger il lui releva le visage avec tendresse comme pour l'obliger à le regarder. Lui ne voyait presque rien et pourtant les prunelles d'ambre l'appelaient, résonnaient comme phare dans la nuit. Sa nuit. Il aurait aimé se perdre encore une fois en eux en cet instant. Elle allait certainement s'inquiéter, l'éclat d'azur de ses yeux avait en cet instant disparut mais ça il ne pouvait le savoir, personne ne l'avait jamais vu ainsi et lui comment l'aurait-il pu ?

Il ferma alors les yeux en penchant son visage vers elle, guidé par une force inconnue. L'instant d'après il vint poser ses lèvres contre les siennes. Poser, pas effleurer. Pas cette fois. Un léger soupir succéda à son acte ; un soulagement, un plaisir. Impossible de savoir réellement, tant de choses passaient en son corps en un instant. Ses doigts malicieux glissèrent alors jusqu'à l'arrière de sa tête, perdu dans cette chevelure aux teintes enneigée encore humide, avant d'effectuer une légère pression vers l'avant comme pour l'approcher de lui plus encore. Les mots, son pardon, ils étaient sincères et pourtant cela ne suffisait pas, il le savait, l'avait fait souffrir, l'avait ressenti. Il ne savait pas réellement pourquoi ou comment mais il le sentait au fond de lui. Alors ce baiser viendrait sceller cette histoire, ce moment, prouvant qu'il avait réellement choisi ne se contentant pas d'une demi mesure comme l'instant où elle avait porté ses lèvres sur lui la première fois.

Le choix était fait. Rien n'allait être facile pour aucun des deux Asegardiens, ils avaient réussit en cet instant à repousser le temps encore un peu plus, une fois encore. Leur force. Pourtant cela ne pouvait durer, cette caverne était leur lieu désormais mais n'allait pouvoir le rester bien longtemps. Ils devaient redevenir ceux qu'ils étaient, les serviteurs loyaux d'Odin et pourtant... rien ne les empêcherait d'être juste Eirwen et Andhrimnir. Charge à eux de trouver comment, quand et surtout où...

- Merci d'être venue à moi...



Andhrimnir d'Heidrun

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Message Re: [21 juin 550] Sortir de l'Hiver (PV Andhrimnir)   Ven 15 Avr - 23:12


La Douce se tenait immobile. Là contre le guerrier Divin, elle parvenait doucement à retrouver son calme. Elle avait réellement eu peur. Elle avait vraiment craint de le perdre. Et ses nerfs avaient été à deux doigts de lâcher. Ce n'était pas vraiment une attitude digne d'une Prêtresse d'Odin, elle en avait bien conscience, mais depuis son accession à ce titre, rien avait été facile. Elle ne s'était pas attendue à ce que tout soit une partie de plaisir, elle en convenait, mais là, ce qui venait de se produire avec Heidrun, avait été la goutte d'eau qui avait fait déborder le vase.

Le doux faciès demeurait contre le torse du guerrier. Fermant les yeux, la Belle se délectait des battements de cœur, forts et puissants. Signe qu'il était bel et bien en vie. Qu'il était bel et bien là. Présent. Avec elle. Oui, elle était rassurée. Elle pouvait enfin respirait. Mais ce n'était guère évident. Pas après tout ce maelstrom d'émotions et de sentiments. Des vagues dans lesquelles elle s'était laissée submerger.

Et puis cette petite remarque. Oh l'espace d'un instant, un éclair de colère avait traversé les iris ambrées. Il se moquait ! Elle voulut ouvrir la bouche pour répliquer. Mais elle était trop fatiguée pour. Néanmoins, ses actions contredisaient ses paroles. Lorsque sa main avait glissée, il était venue la réceptionner, l'enveloppant de la sienne, pour venir la porter à son cœur. Et à nouveau, ses mots lui parvenaient en esprit. « Je vais bien Eirwen. Je suis en vie. » Un soupir s'échappa de ses lèvres. Soulagement.

« Petit bout de femme. » Cela lui arracha presque un sourire. Elle s'apprêtait à réprimander Hugin, pour lui demander d'arrêter cela. Mais elle fut stoppée nette. Les mots restèrent bloqués. La cause ? Une caresse aussi légère que le souffle d'Eole. Un effleurement qui partait de ses hanches pour remonter le long de son flanc, qui lui avait fait manquer un battement, et lui arrachait un frisson. Délicieuse et exquise sensation que voilà. Et lorsque les doigts relevèrent avec tendresse et douceur son faciès, la Belle ne put que retenir son souffle, alors qu'il lui semblait que son cœur, lui, ne cessait de battre la chamade.

Timidement, elle releva les yeux pour les porter sur les magnifiques prunelles de l'Immortel. Et c'est alors qu'elle le vit. Ce voile qui lui cachait leur douce teinte azur. Nouvelle crainte. Elle voulut parler, le lui dire, mais l'instant suivant elle en fut incapable. Et pour cause. Un baiser la rendit muette. Rien à voir avec le doux et innocent effleurement qu'elle lui avait offert plus tôt. Non. C'était à des kilomètres de cela. La pression des lèvres, son contact, avaient quelque chose d'électrisant. Et puis cette main sur sa nuque pour accentuer l'échange, la conduisant à se presser un peu plus contre lui.

Elle avait écarquillé les yeux de surprise, avant de se laisser porter par les sensations. Alors les paupières se fermèrent, et elle émit un soupir étouffé sous ce savant mélange de force et de douceur qui emprisonnait ses lèvres. Se hissant sur la pointe des pieds, elle noua d'instinct ses bras autour du cou d'Andhrimnir, ses doigts fins venant lui effleurer presque timidement la nuque. Eirwen participait là, à l'expérience la plus extraordinaire qu'il lui avait été donné de vivre. Du moins, était-ce qu'elle aurait pensé si elle avait été en mesure de le faire. Car ce baiser éveillait en elle des sensations jusque là inconnues. Des sensations dans lesquelle elle aurait aimé se perdre. Se noyer. Oui c'était là quelque chose de...Divin ? Oui c'était cela : divin.

Lorsque le baiser fut rompu, une plainte de protestation s'échappa de ses lèvres. Elle ne voulait pas qu'il arrête. C'était si parfait. Ses jambes lui paraissaient en coton, et semblaient refuser de la porter. Elle se retenait à lui pour ne pas choir à terre, ses joues délicieusieusement colorées. Elle ne parvenait plus à réfléchir. Son esprit bouillonnait. Et son cœur lui, ne cessait de tambouriner avec force contre sa poitrine.

Ce baiser venait de tout sceller. Leurs destins étaient étroitement entremêlés. Ce chemin, c'est ensemble qu'ils allaient le parcourir. Ensemble qu'ils allaient le tracer. Il ne serait pas toujours vert, mais la jeune femme en cet instant, se fit la promesse de tout faire pour lui donner ce bonheur que lui aussi avait droit.

Enfin, elle osa à nouveau croiser son regard. Les prunelles de la Belle étincelaient d'une lumière qui jusquelà ne s'y trouvait pas. De la joie. Purement et simplement. Ses doigts remontèrent avec légèreté le long du cou de l'Immortel, venant se poser sur la joue de ce dernier, avant de venir écarter une mèche de sa longue chevelure.

« - C'est moi qui te remercie d'être venu à moi Andhri. »
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Message Re: [21 juin 550] Sortir de l'Hiver (PV Andhrimnir)   Dim 17 Avr - 11:16

Elle avait enlacé ses bras autour de son cou pour venir joindre ses mains derrière sa nuque. Elle le pardonnait, elle l'acceptait. Elle avait choisi le même chemin que lui. Puis il la senti chanceler, certainement épuisée par toutes ces émotions, aussi son bras désormais libre vint glisser jusqu'au bas dos de la jeune Prêtresse, sa main posée sur sa hanche pour la soutenir et la garder ainsi. Contre lui. Lorsqu'il avait rompu la liaison entre leurs lèvres pour parler il aurait aimé pouvoir distinguer plus clairement le visage de sa Douce, son éveil et son rituel était cette fois bien différents.

Perdre la plupart de ses sens pour quelques instant il en avait l'habitude, le temps que son corps s'acclimate au pouvoir divin qui l'investissait. De fait et contre toute attente après avoir ingéré le breuvage Andhrimnir devenait vulnérable, sans défense. Son corps se soignait plus rapidement mais était faible, il commençait à ressentir le froid qui mordillait lentement sa peau nue, seule son intimité était protégée, par chance, par le pagne de cuir qu'il portait. Un frisson, sa peau parlait pour lui et Eirwen l'avait certainement senti, elle qui avait glissé sa main jusqu'à sa joue, tendrement. Il n'avait pas compris le but de ses paroles, après tout c'était elle qui était venue le chercher réellement... Pourtant au fond de lui il ressentait ce qu'elle voulait lui dire réellement. Le Chemin. Il lui sourit alors tout en essayant de trouver ses prunelles dans le flou total.

- Eirwen... je vois plus rien pour un moment. Je t'expliquerais ce qui m'arrive plus tard mais je commence à avoir froid et j'arrive pas à distinguer où sont les vêtements que tu m'as apporté. Tu peux me les amener, s'il te plait ?

Il était à nu, à vif face à elle. Ce qu'il venait de lui faire partager était fort de sens pour lui mais cela elle ne le comprendrait certainement pas seule. Les mots allaient être importants entre eux, elle allait devoir tenter de le comprendre, lui, l'immortel. Complexe. Se montrer en si fâcheuse posture... Il avait confiance en elle, bien plus que cela même. Etait-ce son innocence certaine ou sa douceur naturelle qui avait permis cela ? Impossible de savoir réellement, mais Andhrimnir se sentait humain auprès d'elle. Ironique à dire, mais il se sentait même mortel.

Elle n'était plus contre lui, immédiatement la chaleur qu'ils avaient échangé fut remplacée par une vague de froid sur toute la devanture de son être, sur la marque qu'elle avait laissé sur et en lui. Il trembla légèrement sur l'instant, comme frappé par la réalité. Heureusement Eirwen ne fut pas longue et lui tendit des vêtements. Cette attention... Elle les avait préparé avec soin avant de venir et certainement sans l'aide de servantes où autres personnes, vu sa bonté il n'en doutait pas. Asgard venait de recevoir en son enceinte une Prêtresse des plus qualitative : sa douceur était forte, tout autant que pouvait l'être sa colère : justes. Charge à lui de la protéger correctement dans le futur, de toutes les manières possible. Comme un Guerrier Divin. Comme son...

- Merci. J'vais me tourner, hein.

Ses vêtements en main il la chercha du regard, distinguant sans mal ses formes blanche face à lui. "Ne pas te voir, là, est une bien triste punition." Un dernière sourire en sa direction et il se tourna, dos à elle, prêt à se dévêtir. Oh il n'était pas gêné le Guerrier de Nu, combien de fois avait-il hiberné nu et s'était réveillé face à des Prêtresse dans son plus simple apparat ? Seulement là il ne voulait pas embêter sa Douce, cette jeune fille encore pure. Son pagne tomba donc sans mal, ses longs cheveux descendant jusqu'à mi-cuisse cachaient presque tout. Lui n'allait pas avoir de mal bien que sa vision était trouble il enfilait sans problème chacun des habit que lui avait apporté la Prêtresse, bien qu'en vérité il n'enfila que les sous-vêtement et le pantalon : Guerrier Divin oblige son armure lui servirait de costume. Une fois fait il écarta donc les bras, profitant du geste pour s'étirer un peu avant de laisser Heidrun le recouvrir presque entièrement. Le soulagement. Voilà bien longtemps qu'il n'avait pas porté sa Godrobe et cela lui manquait. Lorsqu'il l'avait sur lui elle diffusait en lui continuellement son énergie pour le laisser vivre, encore et encore. Il aimait son armure, bien plus que sa propre vie. Il se pencha rapidement pour attraper le casque encore au sol pour le placer correctement sur un rocher, il resterait ici comme à son habitude, trop bien précieux pour être abîmé.

Il se retourna alors lentement, prêt à montrer à la belle panthère de quoi il avait l'air paré fièrement de son armure, du cadeau d'Odin. Il la voyait de mieux en mieux, percevant non sans mal la teinte envoûtante de ses prunelles. La joie se lisait sur le visage de Nu qui se sentait revivre petit à petit. Son armure, sa boisson et certainement la présence de celle qui l'avait attendrit. Il fit quelques pas pour la rejoindre avant de s’agenouiller devant elle, plaçant un poing fermé au sol et baissant la tête. Il s'éclaircit rapidement la gorge.

- Ô Grande Prêtresse de Polaris, voix du grand et puissant créateur en Asgard. Moi, Andhrimnir d'Heirdun, Guerrier Divin placé sous l'étoile de Nu vous jure dès maintenant sa fidélité infinie. Mon bras est votre, tout comme ma vie éternelle.

Relevant la tête il plongea ses yeux dans les siens. L'azuré reprenait place lentement et il distinguait désormais jusqu'à ses lèvres qu'il désirait emprunter encore fois. Toujours agenouillé face à elle il lui sourit. Le Guerrier était revenu, il était temps, pourtant son visage le trahissait. L'homme était toujours là lui aussi.



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Message Re: [21 juin 550] Sortir de l'Hiver (PV Andhrimnir)   Dim 17 Avr - 17:35


Sous la douce chaleur des doigts de la Belle, elle pouvait ressentir le froid mordant qui envahissait le corps de Nu. Le pauvre, depuis qu'il s'était réveillé, n'avait guère eut le temps de se changer. Et dans la tenue où il se trouvait...Sa tenue. Par Odin! Vivement, elle rougit, son esprit venant d'être frappé par l'inconvenance de l'instant. Et pourtant, elle avait agi avec un tel naturel avec lui, sans que cela ne la choque jusqu'à présent. C'était comme si c'était là quelque chose d'inné pour elle. Tout au moins avec lui. Lorsqu'il eut un frisson, elle chercha des yeux la fourrure. Elle s'apprêtait à aller la chercher pour l'en recouvrir lorsqu'il prit la parole. Attentionnée, elle l'écouta, paniquant un instant en l'entendant lui dire qu'il ne voyait pas. Mais visiblement, lui ne semblait pas dérangé, comme s'il était habitué. Elle repensa donc aux fameux effets secondaires, et se rassura en se disant que cela devait en être un. Il lui offrit alors un sourire. Et cela lui fit chaud au cœur. Se hissant sur la pointe des pieds, elle viendra déposer un baiser au coin de ses lèvres avant de se détacher.

"- Je t'amène ça tout de suite Andhri. Ne gèle pas sur place s'il te plaît."

Elle se détachait à contre cœur de lui, le privant de la source de chaleur qu'était son corps. Elle ne devait pas traîner. Ainsi vêtu, il risquait d'attraper la mort. Elle récupéra donc les vêtements chauds qu'elle avait apporté avant de revenir dans sa direction, les iris ambrées le détaillant. *Par Odin, je suis sous le charme du plus bel homme qu'il m'ait été donné de voir.* Songea-t-elle avant de secoua sa blanche crinière pour chasser ses pensées de son esprit. Ce n'était pas le moment de penser à cela. Elle viendra alors poser les vêtements dans les mains de l'élu de son cœur.

"- Tiens, j'avais prévu des vêtements relativement chauds, ça devrait déjà aller mieux une fois que tu porteras ça."

Son regard croisa les iris voilées. Elle aurait tellement voulu retrouver ces yeux si perçants. Toutefois, elle rougit à nouveau en prenant conscience de ce qu'il venait de dire. Elle se sentit comme...troublée. Oui c'était bien cela.

"- Oh euh...je peux me retourner si tu veux."

Elle avait presque parlé dans un murmure. Mais déjà il lui présentait son dos. La seconde d'après, il était nu comme au premier jour. La Belle aurait voulu détourner les yeux, mais au dernier instant, elle se ravisa, comme attirée malgré elle par le spectacle qui s'offrait à elle. Elle retint son souffle, laissant son regard errer sur lui, se délectant de la vue de ce que la longue chevelure blanche voulait bien lui montrer. Le dessin d'un muscle ici. Une cicatrice par là. Elle aurait voulu tendre la main, le toucher, mais elle retint son geste. Et puis plus bas, la courbe d'une fesse, puis l'autre. Elle devinait plus qu'elle ne voyait, pourtant cela la troublait.

Lorsqu'il fut revêtu, il fit alors ce qui devait être fait. Il en appela son armure et en réponse à cela, elle vint le recouvrir pour lui offrir sa protection. Ca y est c'était fini, il était redevenu Andhrimnir, Guerrier Divin de Nu. Pourtant, après avoir reposé révérencieusement le casque qui était tombé à terre, il s'était tourné vers elle avec un sourire éclatant. Elle s'était trompée. Face à elle se tenait non seulement le guerrier d'Odin, mais également l'homme.

* Tu es tellement magnifique. Si beau. Parfait. Si seulement je pouvais...Stop Eirwen. Stop! Arrêtes de délirer. Reprends-toi.*

Et bizarrement les pensées de l'asgardienne se firent entendre dans l'esprit d'Heidrun. Hugin venait de connecter son esprit à celui du Guerrier, et semblait visiblement prendre un malin plaisir à lui communiquer les tourments qu'il faisait naître dans l'esprit de sa maîtresse.

Lorsqu'il s'agenouilla face à elle, lui présentant son serment de fidélité, la jeune femme fut particulièrement touchée et émue. En regardant de plus prêt, elle s’aperçut alors que ses yeux retrouvaient leur teinte habituelle, ce qui la rassura. Lentement, et très certainement à la grande surprise de l'Immortel, l'asgardienne posa un genou à terre, adoptant la même posture, sauf que son regard s'ancrait au sien.

"- Je suis particulièrement touchée par tes mots Andhrimnir d'Heidrun, Guerrier Divin de Nu. Je suis honorée de la confiance que tu me portes, mais également d'avoir un homme de ton expérience dans mes rangs. Sache que je ferai tout mon possible pour défendre ce Royaume, le protéger, ainsi que ses occupants. Dont vous tous. Moi, Eirwen, Prêtresse de Polaris, je t'en fais le serment."

Oui elle voulait protéger tout le monde. Qu'il s'agisse des habitants d'Asgard ou encore de ses Guerriers. Tendrement, elle vint poser sa main sur la joue de l'Immortel, leurs regards se croisant à nouveau, alors qu'elle lui rendait son sourire bienveillant, s'approchant pour revenir près de lui, ressentir à nouveau sa chaleur. Délicatement, elle posa son front contre le sien, murmurant:

"- Il faut que tu saches. Je suis en poste depuis quelques jours seulement. La prêtresse avant moi était porteuse d'un espoir, celui de voir les Saints et les Ases unis. J'ai promis de tenter d'accomplir ce rêve. Je n'ai pas ton expérience Andhrimnir. Je n'ai pas ton passé, ni ton histoire. Je ne suis qu'une jeune femme avec des idéaux, et pleine de bonnes intentions. Je ne peux qu'imaginer ce que tu as pu endurer, mais je ne peux rester tournée vers le passé, il me faut voir l'avenir. Il nous faut voir l'avenir. Je veux voir Asgard fort. Je veux voir Asgard prospérer. Mais ce n'est qu'en demeurant tous unis que nous parviendront à cela. Me fais tu confiance?"

Eirwen avait peur. Oui en cet instant, elle venait de s'ouvrir à lui comme à personne. Elle avait peur que sa haine pour les Saints ne prenne le pas sur les sentiments naissants qu'ils éprouvaient l'un pour l'autre, et qu'il ne les balaie d'un geste de la main. Oui, en cet instant, la Douce avait peur d'être rejetée par celui qui venait de prendre une place prépondérante dans sa vie.

* Je t'en prie, ne te détourne pas de moi. Ne m'abandonne pas.*

Et à nouveau, les pensées d'Eirwen parvinrent à l'Immortel.
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Message Re: [21 juin 550] Sortir de l'Hiver (PV Andhrimnir)   Mar 19 Avr - 8:33

"Eirwen ?!" Surprise. La voix de la jeune femme résonnait dans son esprit, pas comme sa voix non, mais bien dans sa tête seulement. Un murmure lointain plein de sincérité *Tu es tellement magnifique. Si beau. Parfait. Si seulement je pouvais...Stop Eirwen. Stop! Arrêtes de délirer. Reprends-toi.* Etait-ce là l'esprit de l'Immortel qui bifurquait du fait de la Boisson des Ases ? Il ne comprenait pas réellement jusqu'à ce que le corbeau posé au fond croasse à la fin, pile à la fin de la phrase. Etait-ce lui ? Non. C'était bel et bien elle... l'Immortel sourit alors, se repassant ses mots dans sa tête, plus qu'intrigué "Si seulement tu pouvais..?" Son visage prit la teinte du malice, devinant seul.

Il venait de prêter serment, il l'avait toujours fait mais une nouvelle fois Eirwen joua de son originalité. Une nouvelle fois elle brisa ses habitudes, lui prouvant que malgré le ton plus que solennel de son discourt elle non plus n'avait pu se résigner à ne jouer qu'un rôle. A genoux face à lui elle porta sa main jusqu'à sa joue. Le remerciait en tant que Prêtresse mais son geste portait bien plus : elle lui confirmait qu'il avait raison. Qu'ils n'étaient ni l'un ni l'autre éloignés. Plus encore, leurs têtes se touchaient désormais et il crut bien un instant qu'elle s'apprêtait à, de nouveau, briser tout ce qui se trouvait entre eux pour partager leurs souffles encore une fois. Déception.

Elle s'ouvrait à lui de nouveau, cela semblait naturel. Elle plaçait sa confiance en lui rien que par ses premiers mots et la suite allait être une preuve bien plus forte. Eirwen revenait sur la raison du réveil d'Andhrimnir et surtout sur le départ prochain d'une partie des Ases. Les Saints... La paix. Son poing encore au sol se crispa une nouvelle fois et il était prêt à se fermer de nouveau, à laisser sa colère prendre le dessus, son regard perdait de son éclat tout comme son visage qui lâchait lentement son sourire. Pourtant... Elle trouvait les mots. Comme à son habitude. Ce n'étaient que des murmures et pourtant ils frappaient plus fort que des hurlements. Elle était la nouvelle Prêtresse et depuis peu de temps, il l'avait compris, malgré cela ses paroles se laissaient envahir par une sincérité et une justesse telle qu'il ne voyait pas là juste une femme, juste une Prêtresse... Non. C'était LA Prêtresse. Une comme il n'en avait que rarement vu. Il n'en avait jamais vu.

De nouveau il entendit sa voix mais ses lèvres en cet instant étaient closes. Son regard se porta rapidement autour d'eux à l'instant où il entendit plus clairement un autre son, un croassement. Le corbeau le fixait. Etait-ce lui qui s'amusait en cet instant ? Lorsqu'il reporta son regard sur Eirwen il put lire sur son visage son inquiétude, sa peur... Ses mots qu'il avaient traversé son esprit étaient donc bels et bien les siens. "Confiance..." Sa réponse serait claire et allait en plus briser cette déception qu'il avait ressentit plus tôt, cassant le peu de distance entre leurs lèvres. Il lui rendit un baiser similaire au premier qu'elle lui avait offert, court, simple, un effleurement. Il ferma tout de même les yeux et lorsqu'il rompit le contact il resta presque aussi proche d'elle.

- Eirwen. Suis ta volonté. Suis la voie en laquelle tu crois. Tu es la représentante d'Odin, personne n'a à te contredire et surtout pas moi. Je suis au service du Dieu des Dieux pour l'éternité, quelle que soit ses choix. Tu as bien fais néanmoins de me choisir pour protéger le royaume, je n'aurai pu que nous déshonorer en vous accompagnant. Tu es jeune certes mais ta sagesse n'a rien à envier aux anciennes Prêtresses.

A son tour il porta sa main libre jusqu'à sa joue une nouvelle fois, comme pour la rassurer et prouver sa sincérité. Il reposa un baiser léger sur ses lèvres. Impossible pour lui de ne pas le faire, troublé car sachant que cela n'arriverait plus avant un certain moment. Ils n'avaient pas besoin de parler plus de ses choix, elle était et resterait la Prêtresse de Polaris et ses mots étaient indiscutables. Il les comprenait même sans pour autant approuver totalement... Son passé et ses souvenirs étaient biaisés. Ils devaient passer à autre chose et un détail le troublait toujours, il était temps de savoir ce qui se tramait derrière eux réellement. Ses lèvres prirent le chemin de la malice.

- Alors comme ça, la Grande Prêtresse de Polaris trouve un Guerrier Divin... beau ?



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Message Re: [21 juin 550] Sortir de l'Hiver (PV Andhrimnir)   Mar 19 Avr - 23:10

La jeune femme guettait la réponse de son Guerrier, avec une certaine crainte. Elle avait bien ressenti, un peu plus tôt, qu'il s'était totalement fermé à elle, lorsqu'elle avait évoqué les Saints et c'était même avec une certaine froideur qu'il lui avait répondu. Aussi avait-elle, cette fois, fait preuve de plus de tact, cherchant à lui expliquer les motifs et les raisons qui justifiaient son choix en utilisant les bons mots. Ce point qui se crispait, elle le vit. Ce sourire qui, quelques secondes avant se faisait radieux, disparaissait peu à peu au fur et à mesure qu'elle parlait. Elle aurait pu lui en vouloir, mais une fois encore, Eirwen comprenait. Le fier guerrier d'Heidrun, avait du connaître bien des guerres, et sûrement contre le Sanctuaire, que ça ne l'étonnerait pas. Peut-être qu'un jour...Oui peut-être qu'un jour, il le raconterait. Tout.

Les prunelles ambrées se baissèrent, pour masquer cette douleur qui lui enserrait le cœur, si bien qu'elle ne le vit pas approcher. Lorsque ses lèvres vinrent effleurer les siennes, elle sut. Oui la Prêtresse sut qu'elle avait trouvé les mots justes. Et lorsqu'il prit la parole, ses mots touchèrent la jeune femme bien plus qu'elle ne l'aurait pensé. Les iris de la demoiselle s'étaient relevées vers lui, croisant le regard azuré qui la faisait chavirer. Lorsque sa paume se posa sur sa joue, Eirwen releva sa main fine pour venir recouvrir celle de l'Immortel, qui revenait prendre possession de ses lèvres. Elle se sentit le calme revenir. Sereine, elle répondit à son baiser.

Mais lorsqu'il l'abandonna une nouvelle fois, la Belle en fut presque déçue. Elle eut une petite moue qui disparut au fur et à mesure où elle vit les lèvres de l'Ase s'étirer en un sourire plein de malice, avant de rougir à ses derniers mots. Elle s'apprêtait à protester. Elle ne lui avait jamais dit ouvertement qu'elle le trouvait beau. Alors comment avait-il pu le savoir. C'est alors qu'un croassement presque amusé se fit entendre. Et alors elle comprit. Vivement, elle se pencha sur le côté pour croiser le regard du coupable. Immédiatement ses sourcils se froncèrent.

"- Hugin! Espèce de sale petit fouineur! Arrêtes ça tout de suite!"

La seconde suivante elle se relevait et voyant que la jeune femme approchait, le noir animal émit un croassement apeuré avant de s'envoler, sous le regard amusé de Munin.

"- C'est ça sauve-toi!"

Elle lâcha un soupir, rougissant toujours autant, elle poursuivit.

"- Andhri...Je...Je suis désolée. Ce n'est pas très digne d'une prêtresse d'avoir ce genre de pensées. Excuse-moi."

Oui vraiment, en cet instant, la Belle maudissait le volatile pour avoir transmis ses pensées coupables. Elle se sentait ridicule, et parfaitement idiote. Mais elle ne pouvait s'empêcher de détourner le regard de ce sourire un peu canaille du guerrier.

"- Oh et puis zut! Oui je trouve un Guerrier Divin beau! Toi en l’occurrence. Mais ce n'est pas un crime que je sache, non? Si? Enfin peut-être? Raaaah!"

Et la voilà qui se mit à faire les cents pas à nouveau, mordillant l'ongle de son pouce, tout en cogitant et en affichant un air coupable.

"- J'y peux rien si tu m'attires autant. Je ne le contrôle pas. Il n'y a pas idée d'être aussi...beau."

Conclue-t-elle dans un soupir, avant d'aller s'asseoir en tailleur sur la pierre sur laquelle il reposait pendant son sommeil, s'accoudant à un genou, le visage reposant dans la paume de sa main, visage détourné pour ne pas affronter ce sourire qu'elle trouvait diablement attirant.
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Message Re: [21 juin 550] Sortir de l'Hiver (PV Andhrimnir)   Jeu 21 Avr - 8:22

Oh oui, il s'amusait de bien des manières en cet instant. Premièrement en observant toutes les teintes qui passaient sur sur son visage : les couleurs, les mouvements. Chaque expressions. Il s'en délectait. Tristesse, surprise, joie dissimulée puis enfin la colère... Cette douce et chaleureuse colère irrésistible. La panthère blanche était de retour, il avait gagné, eut ce qu'il voulait. Cela lui confirmait les choses de plus, le corbeau était bel et bien à l'origine de cette mise en scène. Il s'amusait. Pourquoi ou comment le Guerrier de Nu s'en fichait un peu. Elle se relevait pour aller pester contre le volatile, lui continuait de profiter de sa posture pour l'observer d'en bas. Chacun de ses gestes. Il essayait de les enregistrer, de les graver au plus profond de lui. "N'oublie pas Andhrimnir. N'oublie pas." Il aurait aimé voir le regard colérique de la Douce lorsqu'elle fonçait, décidée, vers l'emplumé. Dommage.

Puis elle se retourna, Andhrimnir accueillit son retour en gardant son sourire de satisfaction, observant sans cesse la teinte rosacée de ses pommettes ainsi que son regard qui semblait empli de gêne. Il riait intérieurement et faisait tout pour ne pas qu'elle le voit, ce n'était pas de la moquerie de sa part, non, bien loin de là mais il savait qu'en l'exprimant elle le prendrait ainsi. Vexée. "Désolée de quoi, hein..?" Digne d'une Prêtresse..? Etait-elle perdue à se point, mélangeant sans cesse ses rôles ? La situation était amusante... Ils semblaient tous deux avoir échangé de places, elle était tout autant troublée qu'Andhrimnir qui après son réveil ne voulait pas. Ne pouvait pas. Pas une Prêtresse... Mais ce n'était pas cette dernière qui l'attirait. Celle là il la respectait. Non, lui voulait Eirwen. Simplement Eirwen.

Sa contradiction était totale. Sa mise en mouvement. L'Immortel s'était relevé pour mieux la suivre alors qu'elle tournait dans la grotte de petits pas rapides et légers. Mordillant son pouce "oh Eirwen... Si tu savais comme tu es..." elle avançait en continuant de pester, confirmant les dires qu'il avait entendu entendu : Elle le trouvait beau, attirant. Tantôt elle acquiesçait tantôt elle réfutait, à cet instant il se sentit légèrement flotter en l'air, plus que satisfait il craquait littéralement. Sa colère et sa gêne formaient un doux ménage qu'il s'extasiait de suivre, jamais il n'avait vu de telles choses. "Magnifique."

Elle était perdue, peut être même esseulée face à des sentiments nouveaux qu'elle n'avait peut être qu’effleurés par le passé cette jeune et Douce... Charge à Andhrimnir de la guider correctement sur cette voie, bien lourde tâche pour celui qui n'avait non plus affronté la chose réellement. Pas de cette manière. Pas avec sincérité. Oh il avait été séducteur par le passé, envers bien des femmes : il les aimait après tout. Par passion. Pures pulsions. Et pourtant il n'y avait que très peu de cela en cet instant. Le physique primait toujours, les belles femmes et les belles formes étaient les plus appréciables et même si la Prêtresse n'avait rien à envier à personne, ce n'était pas seulement cela qui l'avait attiré. La chose était bien plus profonde, moins en surface. Douceur. Candeur.

Puis elle s'assit alors à sa place, celle de ses repos tout en prenant une pose qu'il aimait lui aussi. Cette fois il ne put s'empêcher de rire franchement un court instant. Cela allait renforcer sa gêne il en était sûr mais ne s'en souciait pas. Il avait bien mieux à faire à dire vrai, mettre en place ce qu'il avait souhaité en lui faisait part de ses propres pensées à elle. Andhrimnir était un séducteur. Il voulait la séduire, elle. Il s'approcha donc, cherchant son visage et ses prunelles d'ambre. Impossible, elle détournait la tête à chaque tentative. Un léger soupire d'amusement plus tard et le voilà dans son dos, il s'assit derrière elle et posa ses deux mains sur les hanches qu'il aimait arpenter. Observant sa longue chevelure il se hésita un instant... Non, ses mains étaient bien là où elle était après tout. Il pencha sa tête vers l'avant, cherchant une oreille avant de s’apprêter à lui dire ces mots qu'il souhaitait tant. Susurrés.

- Je crois que le Guerrier Divin trouve aussi la Prêtresse belle et attirante.

Oh oui, des mots comme ceux-là il avait pu en dire mille fois auparavant, toujours dans le même but. Cette fois c'était différent, certes il y avait toujours ce jeu, mais il ne souhait pas que cela termine de la même manière. Pas cette fois. Pas pour le moment. La jeune fille était encore perdue et avait du mal à tout encaisser ce qui lui arrivait. Il espérait au fond que cette phrase pourrait la calmer. La rassurer sur bien des choses. "Ô Prêtresse, tu es belle, et tellement plus."



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Message Re: [21 juin 550] Sortir de l'Hiver (PV Andhrimnir)   Jeu 21 Avr - 22:58


Elle avait bien conscience de paraître ridicule et puérile dans cette position qui affichait clairement un petit air boudeur. C'était là quelque chose de déstabilisant tout de même pour la jeune Prêtresse de Polaris. Ce qui se passait ici, dans cette Caverne, dans l'antre du Guerrier Divin d'Heidrun, lui était totalement inconnu et étranger. Son cœur s’emballait et pourtant il lui semblait si léger. Elle ne pouvait s'empêcher de lui jeter une œillade en coin, de le couvrir du regard ou encore d'observer le moindre de ses gestes. Sans oublier qu'elle buvait chacune de ses paroles.

Elle aimait voir cet air mutin, ou encore ce sourire diablement attirant, un tantinet moqueur, comme c'était le cas en cet instant. Elle s'était même surprise à aimer également, cette force et cette rage sourde qui coulaient dans sa veine. Pour le moment, l'Asine s'obstinait à fuir son regard. Il se moquait d'elle. Elle le savait. Elle n'avait nul besoin de voir pour ressentir les choses. Lorsqu'il cherchait à croiser son regard ambré, elle détournait la tête de l'autre côté. Et pourtant, au fond d'elle-même, la Douce s'amusait. Oui c'était là en quelque sorte un jeu. "Ridicule Eirwen. Tu es vraiment ridicule." Peut-être, mais étrangement, elle n'en avait strictement rien à faire.

Lorsqu'il se plaça derrière elle, la Belle avait arqué un sourcil, se demandant ce qui pouvait bien se tramer dans sa petite tête. La réponse ne se fit pas attendre longtemps. Elle eut un léger sursaut de surprise, se tenant légèrement raidie, en sentant la caresse des doigts venir se porter sur ses hanches, avant qu'un petit frisson de plaisir la parcourut à ce contact. Elle pensait qu'il allait l'envelopper de ses bras, mais non, il s'était simplement contenté d'approcher ses lèvres de son oreille. Nouveau frisson. La caresse de son souffle, et puis enfin, ces mots. Susurrés. Murmurés. Employant le ton du secret. Elle sentit son cœur chavirer.

Au lieu de s'apaiser, ses battements de cœur redoublaient d'ardeur. Pour une fois, la jeune femme était restée sans voix. elle se doutait bien de tout cela, mais de l'entendre clairement le clamer haut et fort était une chose différente. Ses mains trouvèrent le chemin de ses hanches, venant se poser sur celles du guerrier qu'il n'avait pas retiré. Lentement, elle les écarta d'elle, avant de se retourner doucement dans sa direction pour lui faire face. Il était temps qu'elle se comporte en femme et non pas comme une vierge effarouchée. Les yeux ambrés se portèrent sur lui, et dans un geste qu'elle voulut assuré, elle reprit possession des mains de Nu pour les reposer là où elles se trouvaient il y avait peu encore.

"- Le fier Guerrier de Nu croit trouver sa Prêtresse belle et attirante? Voilà une réponse qui ne me satisfait guère. Je suis déçue, moi qui m'imaginais qu'il en était certain. Moi qui pensais pouvoir user de mon charme envoûtant sur lui."

Elle avait prononcé les derniers mots dans un murmure. Ses lippes affichaient une petite moue de déception, alors qu'elle lui effleurait la joue du bout des doigts. Lentement elle s'était rapprochée. Ceux-ci erraient le long de son cou, effleuraient ce dernier, jusqu'à venir se perdre sur sa nuque. D'une simple pression sur celle-ci, elle vint unir ses lèvres aux siennes. Cela n'avait rien à voir avec le timide et hésitant baiser qu'elle lui avait offert plus tôt. Non il s'agissait là d'un baiser bien plus sûr, franc, et surtout passionné. Pourtant, l'instant d'après, vive comme une anguille, Eirwen louvoya et se dégagea. Elle était déjà debout. Un sourire aux coins des lèvres, la Belle reculait en direction de l'entrée de la Caverne, le regard toujours rivé sur le Guerrier Divin.

"- Mais puisqu'Andhrimnir d'Heidrun, ne fait que croire, peut-être devrais-je tout simplement m'en aller?"

Gracieuse, elle virevolta sur elle-même. Eirwen affichait en cet instant un sourire plein de malice et d'espièglerie. Nul doute que son attitude avait dû surprendre l'homme qui faisait battre son cœur à la chamade. Elle avait bien conscience qu'elle était entrain de jouer avec le feu. Et pourtant, elle ne pouvait s'empêcher de penser que c'était là quelque chose de grisant. D’exaltant. Mais quelle serait la réaction de l'Immortel?
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Message Re: [21 juin 550] Sortir de l'Hiver (PV Andhrimnir)   Mar 26 Avr - 1:51

Elle avait saisi ses mains, sur l'instant le Guerrier Divin cru qu'elle allait retirer ses mains, trop proches. Elles les écarta sans qu'il ne comprenne la vrai raison, presque déçu. Il en avait trop fait, son annonce l'avait peut être déstabilisée. Y était-il allé trop brusquement ? Elle se retourna en affichant une expression qu'il n'arrivait pas à déchiffrer, pas en cet instant, pourtant elle reposa ses mains au même endroit... le soulagement pour l'Immortel. Elle semblait déçue plus qu'autre chose, elle lui avait même dit... il ne comprit pas sur l'instant, ses paroles étaient tellement différentes. "Qu'est-ce que tu fais ?" Puis sa main sur sa joue à nouveau, elle n'eut pas le temps d'agir pour la suite qu'il avait compris et avait avancé son visage instinctivement. Elle l'embrassa réellement avait plongé ses lèvres contre les siennes sans retenue si bien qu'il pu ressentir cette fois la douce caresse de cette humidité envoûtante. Il ressenti monter en lui un désir bien plus profond alors que ses doigts fins venaient caresser sa nuque, aussi il se surprit à quitter ses hanches dans l'objectif de venir attraper l'arrière de sa tête, noyer ses doigts dans sa longue chevelure.

Quelle scène perturbante pour lui l'instant d'après quand la femme avait disparu, l'avait laissé là ses bras tendus en l'air cherchant à tenir ce qui n'était plus. Ses yeux se rouvrirent alors il put la voir debout devant lui, reculant tout en le fixant un petit sourire au coin des lèvres. A cet instant il comprit aisément : elle jouait. Voulait peut être tester elle même ses propres limites... Jouer avec feu en quelque sorte. Jeu des plus dangereux, surtout face à l'Immortel. Oh avant qu'elle ne se retourne elle avait été claire dans ses mots, elle n'attendait qu'une chose : être retenue, même lui l'avait compris. Elle jouait, le provoquait sur se terrain et sur un autre... Le désir.

Andhrimnir était dangereux, il n'était pas brûlant non, n'était pas le feu. L'Immortel était l'eau. Calme et capricieuse, puissante et fluide, rapide et mouvementé. Passant du calme à la tempête en un instant, la puissante vague ravageant tout sur son passage avant de redevenir plate calme à nouveau. Cycliquement. "Eirwen... tu joues avec moi..?" Mauvaise idée. Il réagissait au quart de tour. Il imita le sourire de la jeune femme qui se retournait pour se diriger vers la sortir. Qu'espérait-elle, qu'il lui tienne le bras en lui disant "Reste avec moi, ne pars pas ?" Non, pas ici, pas maintenant. Pas Andhrimnir.

Puissant et rapide comme l'élément aqueux il glissa jusqu'à elle, poussant sur ses jambes pour la rejoindre bien plus vite que ses petits pas désireux de quitter la caverne. une fois derrière elle, collé à elle il laissa sa main se promener jusqu'à son bras ventre en se stoppant à sa ceinture; Il la tenait fermement, l'empêchait de partir. Oui mais sans mot. Sa main de déplaça vers la droite légèrement comme pour rejoindre sa hanche s'arrêta à mi chemin. Son petit doigt se fraya alors un chemin, glissant sous le pantalon pour rejoindre le coin de l'aine d'Eirwen. Lentement.

- Je pense que le Guerrier Divin va devoir être légèrement plus clair pour que la Prêtresse puisse comprendre alors...

Il avait rapproché sa tête de la sienne encore une fois, soufflant des mots à son oreille avant de laisser son autre main glisser sur le long de son bras. sa tête descendit alors qu'il venait déposer un baiser, léger, au creux de son cou. Puis il s'arrêta, immobile. Son auriculaire lui n'avait pas bougé de toute manière, mais il avait entendu au loin un son qu'il ne ramena à la réalité fatalement. Le métal. Les pas. Ils étaient encore loin mais Andhrimnir connaissait cet endroit, il l'avait appréhendé de milles façons et même si aujourd'hui Eirwen venait d'y révéler une nouvelle façade... Il les entendait. Le temps les avait rattrapé. Il glissa ses deux mains sur chacune de ses hanches une nouvelles fois avant de poser ses lèvres sur sa petite joue fraîche. La fin arrivait.

- Eirwen... rassure-moi. La Prêtresse n'a prévenu personne de sa venue ici hum..? Pas de gardes ? Car j'entends des pas et du métal au loin se rapprochant de mon... notre antre.

Ses bras l'entourèrent alors, là, une dernière fois. Elle l'avait compris elle aussi certainement, il ne lui en voulait pas. Elle avait été prévoyante, comme la Prêtresse qu'elle était, juste et droite. Le temps viendrait confirmer ses pensées il en était sûr. Pour son action envers le sanctuaire. Il ne doutait pas d'elle, plus encore. Et pourtant ils allaient devoir se quitter un instant plus ou moins long. Il ne savaient pas. Ils ne pourraient être comme ça devant les autres, par rapport aux autres. Il était un simple Ase et elle la Prêtresse de Polaris. Mais ils étaient et restaient Andrhi et Eirwen... Ils trouveraient des moyens d'être ensemble à nouveau. Son étreinte se resserra un peu plus, toujours douce. Ses pensées hurlaient, il ne voulait pas parler mais il espérait que piaf allait faire son travail cette fois.

"Cette fin n'est qu'éphémère Eirwen. On va se retrouver."



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Message Re: [21 juin 550] Sortir de l'Hiver (PV Andhrimnir)   Mar 26 Avr - 19:49


L'asgardienne se sentait tel le papillon qui se brûlait les ailes pour avoir approché de trop près les flammes. Oui, la Douce en avait conscience, elle avait joué avec le feu en provoquant de la sorte Andhrimnir. Elle avait seulement voulu tester ses propres limites, ainsi que celles du guerrier. A quoi s'était-elle attendue au juste? Qu'il la retienne seulement par le bras? Qu'il la ramène contre lui pour qu'il puisse lui dire qu'elle se trompait? Non. Tout cela, n'était pas lui. Non, sous son calme et sa nonchalance apparente, il demeurait un être sauvage, colérique et passionné. Lui était de cette race d'hommes inébranlables, tempétueux et ardents.

Un frisson la parcourut alors qu'il l'emprisonnait dans l'étau de ses bras, la plaquant contre son grand corps. La Demoiselle ne dit mot, ni ne fit le moindre geste. Quand bien-même elle l'aurait voulu, elle ne l'aurait pu, frêle et fragile créature, emprisonnée dans une étreinte implacable. Seul, se faisait entendre le souffle de sa respiration. Un souffle qui, sous les doigts curieux et glorieux de l'Immortel, se fit plus court. Elle avait la délicieuse et exquise sensation que son corps s'embrasait sous ces gestes possessifs et conquérants. Un instant, elle ferma les paupières. Oui elle voulait profiter de ce moment. Pourtant, tout son être lui clamait de fuir, de sortir de cette grotte et de ne pas se retourner. Plus que de la peur, c'était de l'appréhension que ressentait Eirwen. N'avait-elle pas été trop loin?

Et puis, vinrent les mots chuchotés. Les mots murmurés. Ô trouble tentation qui ne faisait qu'accélérer les battements affolés de son cœur. En cet instant, la vierge Walkyrie ne savait plus ni que dire ni que faire. Elle était semblable à la biche aux abois, à l'affût du prédateur. La caresse de son souffle susurrant. Le doux effleurement des lèvres contre la chair tendre d'un cou gracile, qu'elle inclina comme pour mieux le lui offrir, tandis qu'il lui semblait suffoquer. Que lui arrivait-il? Quelles étaient ces sensations nouvelles? Le désir? Avait-elle comprit? Oui. Il y avait de fortes chances que oui. Et contre toute attente, elle se surprit à espérer plus. Découvrir jusqu'où cette sensation grisante pouvait les conduire. Les yeux clos, elle n'avait plus conscience de rien, hormis cette présence dans son dos.

Elle mit un instant à comprendre ce qu'il cherchait à lui dire. Un instant avant que la lumière ne se fasse dans son esprit embrumé et troublé. Lentement, elle rouvrit les yeux. Les prunelles ambrées de l'asine étaient voilées. Ses mains se posèrent sur celles du guerrier. S'il la lâchait maintenant, elle tomberait, elle en était certaine. Les joues délicieusement rosies, le regard, quant à lui se faisait fuyant. Elle avait la sensation de se comporter comme la dernière des catins, et cette constatation la ramena à la réalité. Elle aurait aimé masquer son trouble, mais sa voix se faisant murmure la trahie:

"- Andhri...Je les ai prévenu que je venais ici. Pour qu'ils sachent où me trouver."

Cette fois c'était bel et bien la fin. Un moment que tout deux avaient cherché à retarder, que tout deux avaient voulu repousser. Mais le temps les rattrapait. Pourtant, en cet instant, Eirwen se lova une dernière fois contre la chaleur d'Andhrimnir. Elle s'était retournée, lui faisait face, noyant un court instant son regard dans le sien avant de l'enserrer de ses bras. Une main vint chercher la nuque du Guerrier. Exerçant une légère pression dessus, elle le força à baisser la tête jusqu'à ce que leurs fronts ne se touchent. Ses lèvres près des siennes, elle murmura:

"- Je n'oublierai jamais. Merci."

Au dehors la voix des gardes se fit entendre.

"- Ma Dame? Est-ce que tout va bien? Nous sommes désolés de vous déranger, mais vous avez reçu une réponse du Sanctuaire."

La Belle émit un soupir, et doucement, elle recula à contre cœur. Le dernier contact, la dernière empreinte de la jeune femme sur l'Immortel, fut la caresse de ses doigts glissant le long de sa joue. Et ses mots firent alors écho à ceux du Guerrier qui lui parvinrent à cet instant. A ceux-là, elle eut un sourire avant de bouger silencieusement ses lèvres. Malgré l'absence de son, Heidrun n'aurait aucun mal à déchiffrer le mouvement de celles-ci:

"- Oui, nous nous retrouverons." Puis elle reprit d'une voix plus forte pour couvrir le fracassant grondement de l'eau: "Merci de m'avoir prévenue. J'arrive."

Un dernier sourire, avant qu'elle ne laisse à nouveau son faciès se parer de son masque de Prêtresse, et elle quittait, accompagnée des loups et de Mugin, l'antre de Nu. Parvenue aux abords de la statue d'Odin, la vierge guerrière tourna la tête en arrière, regardant au delà du chemin escarpé qu'elle venait d'emprunter. Regardant cette cascade qui offrait sa protection à un homme. Un croassement au dessus de sa tête la fit lever les yeux avec un sourire. La seconde suivante Hugin venait se poser sur son épaule, et les doigts de la Belle se perdirent dans son plumage, avant que le corvidé ne vienne frotter sa tête contre sa joue avec affection.

"- Oui c'est vraiment une magnifique journée pour sortir de l'Hiver."

Leur antre lui avait-il dit. Et il avait parfaitement raison, car à jamais ce lieu serait chargé des souvenirs de cette première rencontre des plus insolites, entre Andhrimnir Guerrier Divin de Nu et Eirwen, Prêtresse d'Asgard. Deux êtres, deux âmes qui étaient parvenus à se trouver, et dont le destin serait désormais étroitement lié.


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[21 juin 550] Sortir de l'Hiver (PV Andhrimnir)
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