Votez
I
II
III


Forum fermé. Bon jeu à tous sous d'autres cieux !
 

Partagez | 
 

 [Juin 550 - PV Célestia] Le chant des oiseaux

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AedanavatarArmure :
Oracle du Merle

Statistiques
HP:
200/200  (200/200)
CP:
210/210  (210/210)
CC:
244/244  (244/244)
Message [Juin 550 - PV Célestia] Le chant des oiseaux   Ven 1 Avr - 10:13
Un soupir qui s’échappe de mes lèvres alors que le noir seul demeure. Ma main lentement vient s’attarder sur mes paupières qui peinent à capter la lumière d’un soleil pourtant bien présent. Je peux sentir sa caresse venir échauffer ma peau, mais mon regard aveugle, lui, ne parvient pas à contempler ses rayons. Je n’ai pas peur. La cécité est familière. Elle est dans les prunelles de mon père, a bercé mon enfance de jeu innocent mais néanmoins prégnant. Utile. Aujourd’hui, ces jeux me paraissent lointain et en même temps, tellement vivace. Je voulais voir le monde comme lui le voyait tous les jours. Plus qu’un jeu, ce fut également un moyen pour moi de me rapprocher un peu plus de celui que j’admire tant, de le comprendre également. D’essayer en tout cas. Finalement, voguer dans les ombres m’a beaucoup appris à appréhender le monde, notre monde. Alors je n’ai pas peur. Même si mon regard est aveugle et que je ne perçois plus la lumière du soleil, je n’ai pas de raison de craindre ces ombres. Et puis, ce n’est pas définitif. La guérison sera probablement longue, mais elle viendra. Elle viendra bien assez tôt.

On dirait une sorte de châtiment.

Un sourire amer alors que mon dos se cale plus confortablement contre les racines épaisses de l’arbre me servant de soutien. Bercé par le bruit du vent et la protection de cet arbre sacré, je demeure sous son couvert, assit contre lui, mes effets disséminées à son côté – mon sac et d’autres plus petits. Mes blessures me meurtrissent toujours mais de moindre manière, elles ne sont qu’un écho que je fais taire malgré les protestations de mon corps. Mes doigts glissent une mèche de cheveux derrière mon oreille, essayant vainement de les dompter. Finalement, je viens en tresser une partie avant de reprendre ma tâche, glissant mes doigts sur le récipient de terre cuite dans lequel vient se perdre plantes et aromates. La fragrance qui s’en dégage est familière, preuve que mes dosages sont justes malgré ma cécité. Une satisfaction personnelle. Je devrais me reposer. Dame Dahut me l’a plusieurs fois fait savoir, et j’ai fini par comprendre qu’il était préférable de ne pas trop m’opposer à elle, néanmoins, je ne parviens pas à ne rien faire. Je dois m’occuper. Occuper mon corps et mon esprit avec autre chose, sinon...

Je n’ai pas peur de la cécité. Par contre... un frisson qui dégringole le long de mon dos et réveille la douleur tapie. Ma respiration qui se bloque un instant pour en contrer les effets. Quelque chose d’humide vient toucher ma main, bien vite suivit d’un gémissement plaintif. Setanta demeure toujours à mes côtés, allongé contre ma jambe, il est venu placer sa tête contre cette dernière. Un sourire qui se veut rassurant vient glisser sur mes traits alors que je le console d’une caresse. « Ça va Setanta, juste une petite douleur de rien du tout. » Un reniflement pour toute réponse. Mon sourire demeure mais se fait un peu plus crispé. Il me connait bien à présent. « Ça va aller, il faut juste que ça passe. » Et cela vaut pour tout. Pour mes blessures soigneusement bandées par ma guérisseuse attitrée, pour mon esprit troublé... Cette douleur là est bien plus pernicieuse. Lentement, avec un peu plus de précaution cependant, je reprends mon mélange. Je réfléchis à autre chose. Autre chose pour contrer l’effroi et le carnage. Une autre mixture, un autre mélange. Je suis parvenue à libérer et protéger Setanta de cette folie, peut-être que... Si cela arrive de nouveau. Mes mains se crispent en réponse.

Un soupir. Je dois y arriver.


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.saint-seiya-ageofgold.com/t269-aedan-l-oracle-du-merl
CélestiaavatarArmure :
Héron de Boréas

Statistiques
HP:
220/220  (220/220)
CP:
220/220  (220/220)
CC:
306/306  (306/306)
Message Re: [Juin 550 - PV Célestia] Le chant des oiseaux   Mar 5 Avr - 12:54
Il est si bon de revoir la lumière. Si bon de sentir le soleil réchauffer ses enfants de ses bras protecteurs. Une fois, elle avait même rêvé qu'elle dormait dans un berceau, et que l’Éclatant s'approchait sur la pointe des pieds pour venir la border en silence, et l'observer simplement. Sa création. Sa fille... Pouvait-elle vraiment se considérer comme partageant un lien de sang avec le dieu, alors qu'il l'avait faite de Lumière et de Nature ? Que pensait-il d'elle ? Des questions qui trottaient dans son esprit lorsqu'elle voyait, parfois, un parent étreindre son enfant, avec ce lien si précieux et unique qui est propre à chacun des parents et enfants, et en même temps commun à toute l'humanité.

Suivant le souhait d'Adalrick et ses propres envies, Célestia avait épuisé le reste de ses journées depuis qu'elle était revenue à chanter dans les jardins, arroser les plantes et prendre soin des bêtes qui y vivaient. Dans un doux fredonnement, elle faisait rider l'onde des petits étangs et répondait aux merles et aux rossignols avec un plaisir non dissimulé.

Et puis, dans un coin à l'écart, elle entendit tout à coup un son qui ne faisait pas partie de l'habituel chant du jardin. Sa curiosité la poussa à aller voir et elle reconnut un son qui ressemblait fort à celui d'un pilon en train de broyer quelques plantes au fond d'un mortier. Bientôt elle distingua les mèches rousses au détour d'un tronc d'arbre et hâta le pas.

"Aedan !"

Toute heureuse de retrouver son compagnon d'armes, elle trottina jusqu'à lui et fut accueillie avec enthousiasme par Setanta, qu'elle abreuva de caresses et de gratouilles.

"J'ai craint de ne plus jamais vous voir ! Comment va Bran ? Comment avez-vous fini... à Kiev ?"

Sa voix avait perdu graduellement en vivacité, constatant les mouvements de tête inexacts de l'oracle qui la cherchait probablement en se fiant à son ouïe. Il avait les yeux à peine ouverts -s'en était-il rendu compte ?- mais étrangement statiques. Comme Thafnout, ne put-elle s'empêcher de remarquer. Elle délaissa alors le canidé pour venir s'asseoir près de lui.

"Petit Merle... est-ce que tu me vois ?"


Ma couleur : #009900
Ma plume de bord : ici
Diei vidi : Thanatos, Phantasos, Hadès, Arès, Poséidon, Athéna, Apollon, Odin
J'ai câliné : Lykeios, Asclépios, Aedan, Childéric

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.saint-seiya-ageofgold.com/t294-celestia-la-princesse-
AedanavatarArmure :
Oracle du Merle

Statistiques
HP:
200/200  (200/200)
CP:
210/210  (210/210)
CC:
244/244  (244/244)
Message Re: [Juin 550 - PV Célestia] Le chant des oiseaux   Mer 6 Avr - 13:03
Une présence. Un son chantant qui me fait légèrement redresser la tête vers la source de cette nouvelle chaleur. Je sens Setanta se redresser, accueillir la nouvelle venue qui ramène à mon cœur un voile de soulagement. « Dame Célestia. » Je reconnais la douceur de sa voix et la délicatesse de son aura qui est semblable à une aube fragile. Mon sourire l'accueille alors que le chien blanc semble profiter des mains habiles de la demoiselle. Elle est revenue, mais j'ai l'impression que quelque chose à changer dans sa présence. Un détail, fugace, qui pourtant m'interpelle un instant avant que sa voix finalement ne s'élève pour mourir au creux de ses lèvres. Mon sourire pourtant demeure mais parait se faire plus embarrassé à ses mots. A sa question. Je ne pensais pas que cela se voyait tant que cela, mais ça ne devrait pourtant pas m'étonner. Par où commencer ?

Mes doigts lentement viennent délaisser ma tâche alors que mon compagnon immaculé se retrouve à mes côtés. Les caresses se sont visiblement arrêtées, la demoiselle s'étant installée plus près de moi. Elle attend et moi... Et bien, je me lance. « Mon oncle va bien. » Nul besoin de lui préciser sa perdition, il souffre suffisamment, emmuré dans son silence et ce n'est pas à moi d'en parler à autrui. Et puis cela n'a plus lieu d'être à présent. « Quant à moi, et bien, comme vous l'avez constatée bien rapidement, j'ai quelques séquelles de mon propre combat. » Un sourire crispé. Un rien désabusé peut-être. « Je ne pensais pas que ça se remarquerait aussi aisément, je ne suis pas aussi doué que mon Père, il faut croire. » Ce qui n'a rien de bien étonnant à vrai dire, cela fait bien des années aujourd'hui qu'il a perdu ce sens. Et pourtant, il est bien plus clairvoyant que nombre de voyant. Un silence qui se prolonge suivit d'une simple phrase.

« Ne vous en faites pas pour moi, Dame Célestia, le Merle est un être du crépuscule, il est coutumier des ombres. » Il y a dans ce monde, des ombres bien plus pernicieuses, de celle s'épanouissant par exemple dans une âme de lumière. Je ne veux pas l'inquiéter, ou bien dramatiser ce qui n'a pas lieu d'être. « Et puis je vais guérir, il me faut seulement du temps. » Cela en prendra. Mon corps a pour l'heure, besoin de récupérer, mes blessures de cicatriser. Ce ne sera pas si long grâce aux soins de Dame Dahut, notamment, et des miens également. Enfin, pour l'heure, ce n'est pas bien important. Mon regard demeure vide, mon visage se détournant à peine sur la présence de la jeune femme que je ne perçois avec mes prunelles assombries. « Nous aussi, nous avons craint pour vous. Je suis heureux de vous revoir parmi nous. » Un sourire plus franc vient couvrir mes lèvres à ces mots. J'ai réellement craint pour elle à ce moment là, lorsque son aura avait disparu de la terre du nord. Un silence, évasif, réflexif, avant de reprendre plus lentement. Précautionneusement, presque.

« Que vous est-il arrivé Dame Célestia ? »
Doucement, je reprends. Je ne veux pas la heurter, ni même réveiller en elle des souvenirs douloureux - comme c'est là mon cas - néanmoins, ma curiosité l'emporte, ma prudence se fait incertaine. « J'ai l'impression de ne pas être le seul à voguer dans les ombres. »


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.saint-seiya-ageofgold.com/t269-aedan-l-oracle-du-merl
CélestiaavatarArmure :
Héron de Boréas

Statistiques
HP:
220/220  (220/220)
CP:
220/220  (220/220)
CC:
306/306  (306/306)
Message Re: [Juin 550 - PV Célestia] Le chant des oiseaux   Mer 6 Avr - 18:47
Aveugle ? Alors la coïncidence s'avérait juste. Elle prit doucement l'une de ses mains, puis sa seconde, pour les serrer dans les siennes.

"En vérité j'ai croisé l'homme qui prendra la place de feu Amadeus, en revenant du royaume des morts où Thanatos m'a recréé un corps avec sa propre marque."

Balayer les ténèbres, la peur et la tristesse. Y avait-il besoin de plus de détails ? Les aveux devant Adalrik la rassuraient sur son sort. A quoi bon lui cacher, à ce jeune homme plein de bonté et d'innocence ?

"Ce même homme est aveugle, depuis bien longtemps à ce qu'il m'a dit. J'ai pu l'observer un long moment, alors maintenant que je te vois, ce n'est pas si difficile. Et je pensais moi aussi qu'il serait plus malaisé de lire cette tache dans mon aura. Alors tu n'y vois peut-être pas si mal en fin de compte."

Elle sourit, relâcha ses mains.

"Si ce n'est qu'une question de temps, laisse-moi t'aider un peu."

Afin de ne pas l'effrayer, elle posa les doigts sur son épaule, remonta doucement le long de son cou sans interrompre le contact, puis glissa sur son menton, sur sa joue.

"Aie confiance."

Elle remonta avec légèreté jusqu'à ses paupières, les lui fit fermer par la simple caresse d'une plume. Elle se pencha ensuite pour embrasser ses yeux clos, les lèvres chargées d'une dose de cosmos lumineux. L’œil gauche. L’œil droit. Il eut même droit à un dernier baiser sur la joue, en guise d'encouragement.

"Est-ce que tu sens la chaleur qui se répand ? J'ai un peu accéléré la régénération de tes yeux. Tu ne resteras pas dans le crépuscule bien longtemps. Pour guider les autres il te faut voir, et loin devant toi."

Setanta sembla approuver, aboyant la queue remuante et la langue pendante. Elle lui dédia de nouveau une main qu'elle enfouit dans son épais pelage pour le caresser à loisir.

"C'était horrible... Les gens s'entretuaient subitement. Les animaux aussi. Il a suffi d'une vague de cosmos, une seule. Arès a bouleversé tous ceux qui se trouvaient. De par ma nature différente j'y ai résisté mais... la main du Destin a réuni d'autres éveillés au cosmos. Deux berserkers et un Saint. J'ai réussi à convaincre Zvezdan, un des cardinaux d'Arès, de se liguer avec moi. Les deux autres se sont alliés face à nous. Silas des Gémeaux m'a affaiblie. Ludmila de la Hyène a achevé son travail, non sans avoir préalablement neutralisé Zvezdan. Un autre cardinale est morte, terrassée par un artefact donc j'ignore encore la fonction exacte. Et cela n'a semblé choquer personne. Et après le silence et le noir, je me suis retrouvé devant Thanatos, puis devant Hadès. Je ne sais ce qu'ont décidé Apollon et Adalrick à ce sujet, mais ils doivent être surveillés. Voilà ce qui m'est arrivée. Je ne sais pas... Je ne sais pas ce que Thanatos m'a fait exactement. C'est ce qui me fait le plus peur. Mais je vais bien, et je suis heureuse que Bran et toi aussi !"


Ma couleur : #009900
Ma plume de bord : ici
Diei vidi : Thanatos, Phantasos, Hadès, Arès, Poséidon, Athéna, Apollon, Odin
J'ai câliné : Lykeios, Asclépios, Aedan, Childéric

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.saint-seiya-ageofgold.com/t294-celestia-la-princesse-
AedanavatarArmure :
Oracle du Merle

Statistiques
HP:
200/200  (200/200)
CP:
210/210  (210/210)
CC:
244/244  (244/244)
Message Re: [Juin 550 - PV Célestia] Le chant des oiseaux   Lun 11 Avr - 12:01
Ses doigts viennent enlacer les miens, compréhensifs. Soutien. Je ne me débat pas, laissant la douceur de sa peau venir réconforter ce qui n'a pas besoin d'être. Je n'ai pas peur de ces ténèbres. Elles me sont connues. Habituelle. J'offre à la demoiselle un sourire qui se veut rassurant. Je n'ai pas peur. Je n'ai pas mal non plus. Néanmoins sa présence me touche, et ses paroles viennent faire éclore quelques questions. Un Oracle aveugle. Mon sourire se fait presque plus amusé. « Notre regard est trompeur. On m'a toujours conseillé de ne pas trop m'y fier. » Une pause légère. « J'espère pouvoir rencontrer cet homme bientôt. » Intrigué, je dois l'avouer. Les quelques mots qu'elle glisse à son sujet m'interpelle en tout cas, et ma curiosité habituelle me pousse en avant. Une ombre dissimulée. Un corps recréé par une autre divinité. Thanatos. Je comprends un peu mieux à présent, et ne peux m'empêcher de craindre pour la dame qui me fait face avec sa sollicitude. L'ombre de la mort. Chaque être foulant ce monde vit avec cette échéance, chaque mortel tout du moins se doit de vivre avec, cependant, quand était-il dans cette situation précise ? Qu'est ce que cela pouvait bien changer pour elle ? Pour son avenir ? Pour sa lumière ? Du temps. Il nous en faut à tout deux.

Silencieux bien qu'intrigué, je laisse la dame au héron venir apposer ses doigts jusqu'à mon cou, remonter, s'attarder. Un frisson qui se fait frémissement alors que ses lèvres viennent se poser sur mes yeux. Je sens son cosmos affleurer. M'envahir. Un léger rosissement vient s'attarder sur mes joues, pourtant, je me laisse faire, demeure silencieux face à ce don que me fait la demoiselle. Du temps. Peut-être un peu moins à présent. Mon sourire se fait plus prégnant alors qu'elle s'écarte, Setanta appréciant visiblement tout autant le geste de la dame à mon égard. Une aide non négligeable pour me remettre sur pied. Je ne crains pas cette noirceur là, pourtant... Je suppose que ne pas voir me manque également. Un rire léger s'extrayant de mes lèvres. « Je suppose que vous avez raison. » Mes doigts viennent un instant s'attarder sur mes paupières. « La lumière de Lug doit me manquer également. » Un sourire plus doux. « Merci. » Une dernière parole légère avant que les ombres ne viennent se glisser dans les mots, dans les paroles de la demoiselle qui me fait face. Lentement, elle répond à ma question, décrit ce que j'ai moi même contemplé. Subit. Silencieux, j'écoute, gravement.

Elle ne sait pas. Elle ne peut pas savoir. Le silence se prolonge alors que je concentre mes sens, réfléchis sur les mots. Une histoire tout aussi tragique que celle que nous avons vécu également. Pis encore. Je vois cette ombre. Légère, elle teint cette aura de lumière d'une tache noircie. Thanatos. Hadès. Je connais ces noms. Je connais leur rôle. Le rôle qui leur a été donné.« Dans toute lumière demeure une part de ténèbres. » Mes paupières s'éteignent un instant. Inutilement. « Plus votre lumière sera forte, plus l'ombre générée le sera également. » Mes paroles peuvent paraitre pessimistes, pour autant, elles sont loin de l'être. Ce ne sont que des faits. Une réalité. « C'est là la nature du Monde. Il ne faut pas la craindre. La Mort est le terreau de la Vie. Rien n'est vain. » Mon sourire se fait plus doux. « Vous ne semblez pas bien coutumière des ombres, mais elles ne sont pas forcément nocives, sans elles, la lumière ne pourrait être. » Je réfléchis un instant, laisse mes pensées se disperser dans mon esprit. J'aimerai la rassurer. Lui offrir un meilleur réconfort que ces quelques mots.

« La Guerre m'apparait bien plus cruelle que la Mort. »
Violente et sans concession. Arès peut-il être un allié ? La guerre apporte le changement, et c'est ce changement qui est nécessaire pour faire évoluer le monde, néanmoins, je ne peux pas dire que j'en apprécie les tourments. Tant d'innocents. Secouant la tête avec légèreté, je reprends mon sourire. « Pouvez-vous me donner votre main ? La gauche. » Il me sera plus aisé de lui demander plutôt que de la lui prendre, et c'est en tendant ma propre main vers elle que j'attends quelques instants. Juste le temps qu'elle obéisse, et laisse ma voix entonner quelques mots dans ma langue natale. De chêne et d'aubépine. Sous l'impulsion de mon cosmos vient éclore un bourgeon s'enroulant autour de son poignet avec langueur, se faisant bracelet de nature, de fleurs et de feuilles délicates. Une plume d'un noir de jais vient finalement s'y glisser. Mon énergie se retire et je relâche sa main. Un frémissement douloureux. Il me faut encore récupérer, j'ai utilisé plus d'énergie que je n'aurai probablement dû, mais avec moins, l'efficacité de mon sort en aurait été amoindrie.

« C'est une protection. Si votre lumière se ternit, la mienne pourra probablement vous guider. » Peut-être que cela pourra la rassurer.


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.saint-seiya-ageofgold.com/t269-aedan-l-oracle-du-merl
CélestiaavatarArmure :
Héron de Boréas

Statistiques
HP:
220/220  (220/220)
CP:
220/220  (220/220)
CC:
306/306  (306/306)
Message Re: [Juin 550 - PV Célestia] Le chant des oiseaux   Lun 11 Avr - 18:14
"Ces ombres-là ne sont pas celles que le soleil laisse dans son sillage. Hadès me l'a dit en personne. Ces ombres-là sont opaques. Insaisissables. Indomptables. Elles ne semblent pas vouloir traiter avec la Lumière autrement qu'en voulant la détruire."

Des mots aussi obscurs que révélateurs. Il était parfois difficile de savoir de quelle ombre on parlait exactement. L'ombre née de la Lumière. Les Ténèbres de Nyx et ses enfants. La simple nuit. Le Sidh. Célestia ne pouvait que donner raison au jeune Merle quand il disait constater son manque de familiarité avec les ombres, quelles que soient leur nature. Elle était Lumière, espoir, renaissance, confiance. Le printemps des Hommes et du soleil. C'était aussi pour cela qu'Apollon l'avait créée à l'image d'une jeunesse en plein essor. Son être lui-même reflétait le concept qu'elle incarnait.

Un instant de silence et il demandait sa main gauche, qu'elle tendit aussitôt pour la poser dans la sienne. L'incident avec Phantasos aurait dû lui servir de leçon, pourtant elle ne ressentait aucune crainte, aucune méfiance à l'égard du Merle. Il était comme un petit frère avec qui partager ses réflexions sans euphémisme. La Vérité. Et ce fut à son tour de faire un cadeau à sa camarade, un bracelet entrelacé destiné à la protéger des l'égarement. Elle apprécia l'attention, avant de voir son visage se crisper un instant, une simple fraction de seconde. Il forçait trop sur son corps encore en récupération. Elle fit mine de rien et porta le bracelet à hauteur d'yeux pour en humer le parfum.

"Merci Aedan."

Fallait-il plus ? Sa voix portait la chaleur de sa gratitude, et en tant qu'oiseau il devait lui aussi en entendre les différentes nuances. Elle le dévisagea alors longuement, un silence reposant s'installant entre eux avant qu'elle ne demande :

"J'aimerais savoir ce que tu penses de moi."

De ce que je suis. Thanatos avait tout remis en question. Sa place dans le monde, déjà définie avec des contours assez flous, semblait changer de nouveau. Qui être ? Qui aimer ? Comment aimer ?

"Chacun des oracle est avenant avec moi, mais je ne saurais dire si c'est une obligation de notre rang qui les guide ou des sentiments plus... naturels. J'aimerais ton avis."


Ma couleur : #009900
Ma plume de bord : ici
Diei vidi : Thanatos, Phantasos, Hadès, Arès, Poséidon, Athéna, Apollon, Odin
J'ai câliné : Lykeios, Asclépios, Aedan, Childéric

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.saint-seiya-ageofgold.com/t294-celestia-la-princesse-
AedanavatarArmure :
Oracle du Merle

Statistiques
HP:
200/200  (200/200)
CP:
210/210  (210/210)
CC:
244/244  (244/244)
Message Re: [Juin 550 - PV Célestia] Le chant des oiseaux   Mer 20 Avr - 13:55
Les ombres... Elles sont diverses et variées, changeantes au gré du temps et des êtres les côtoyant. Je ne peux davantage en signifier à ce propos, n'ayant pas eu l'occasion d'entendre les mots du Seigneur des Enfers. Néanmoins... A toutes ténèbres vient s'opposer une lumière d'une intensité semblable, c'est ainsi qu'en va l'équilibre du monde. Lug lui même avait son pendant d'ombre, et nul doute que l'un sans l'autre ne pourrait régner sur le monde des hommes. « Vouloir détruire ne signifie pas forcément le pouvoir. » Mon sourire se fait plus doux à l'image de mes mots déclamés d'une voix sereine. Évidemment, ce ne sont là que des mots peut-être sans valeur pour la demoiselle face à moi, néanmoins, cela me parait important. Nécessaire. N'a t-elle pas besoin d'être rassurée, cette douce oiselle ? Cette marque demeurera, même si on la dissimule, même si on essaye de la nier, de cela, il n'y aucun doute, pourtant... « Vous connaissez son emprise, ne le laissez pas vous prendre ce que vous avez de plus précieux. » Sa vie. Son courage. Sa lumière. Ce serait bien dommage, car même si cette souillure demeure, sa lumière n'en demeure pas moins délicate. Agréable. Mon présent lui sera peut-être utile pour lutter contre cette emprise... Je ne sais pas si mon pouvoir sera suffisamment puissant pour la prémunir d'une action de la divinité, mais j'ose croire qu'il pourra la préserver autant que possible.

Autant que possible...

L'étonnement vient glisser sur mes traits à son étrange demande. Ce que je pense d'elle ? Voilà une question qu'on ne pose pas régulièrement, et qui m'intrigue - et me laisse quelque peu perplexe aussi, à vrai dire. C'est une vaste question... Elle précise, et cela me donne l'occasion de réfléchir plus encore. Silencieux, je passe mes doigts sur le bol de céramique qui me fait face, inclinant ma tête sur le côté. Que dire... « Ce que je pense de vous... » Une pause. Une réflexion. « Je ne peux pas parler au nom des autres oracles, mais en ce qui me concerne, je ne m'oblige pas à être avenant avec vous. Ce n'est pas vraiment mon genre. » Un rire, léger. « Enfin, on va dire que c'est dans ma nature à moi d'être ainsi. » Cela ne répond qu'à une seule partie de sa question, et pas forcément celle qui devrait l'intéresser... Mais je préfère le préciser. Je me tais encore quelques instants, cherchant mes mots. Ce que je pense d'elle...

« Je pense que vous êtes... comme un oiseau de printemps. Votre chant annonce des jours plus cléments, il apaise les âmes et soulage les cœurs. Lorsque vous chantiez lorsque nous étions là bas, vous sembliez éloigner la morosité et l'angoisse. C'était agréable. » Mon regard aveugle s'abaisse, se tourne vers ce bol que je manipule sans vraiment y réfléchir, sans m'en rendre compte aussi. Setanta profite des caresses de la demoiselle, lui, je peux comprendre que ce soit plus agréable. Mon visage se tourne à demi vers elle, vers sa présence qui, malgré ma cécité, demeure rayonnante. « Je vous apprécie en tout cas. J'apprécie aussi cette facette de vous, même si vous êtes différente. Mais qui ne l'est pas en ces lieux ? » Mon sourire se fait plus prégnant à ces mots. Amusé même. Chacun en ces lieux possède sa particularité, c'est ce qui nous différencie et nous rassemblent, fait de nous des êtres complémentaires.

« C'est, je pense, ce qui est notre force. » Je le pense réellement, te je ne dois pas être le seul à y croire. Lug ne nous rassemblerait pas pour rien.Lentement, ma main libre vient se glisser contre ma nuque. Un instant de gêne peut être. A vrai dire, j'ignore si j'ai bien répondu à la question qu'elle me posait. « Je ne sais pas vraiment si c'est une réponse satisfaisante pour vous, mais c'est la première qui m'est venue. » De nouveau, je laisse s'échapper de mes lèvres un rire léger qui me fait tressauter. C'est un peu douloureux, mais peu m'importe. Cette douleur là est bien plus supportable. Je me sens bien mieux à présent, en si agréable compagnie. A plusieurs, cela me semble toujours plus facile... de lutter.


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.saint-seiya-ageofgold.com/t269-aedan-l-oracle-du-merl
CélestiaavatarArmure :
Héron de Boréas

Statistiques
HP:
220/220  (220/220)
CP:
220/220  (220/220)
CC:
306/306  (306/306)
Message Re: [Juin 550 - PV Célestia] Le chant des oiseaux   Mer 20 Avr - 17:22
Dans un silence attentif, elle l'écouta, l'observa. L'habitude semblait s'être emparée de ses mains tandis que son visage marquait la surprise, la réflexion. La question ne devait pas être ordinaire pour lui, ou peut-être n'y avait-il tout simplement jamais songé. Quel lien unissait les Oracles, en-dehors de leur dieu ? Avaient-ils un idéal commun comme les autres Ordres ? Pourtant, à regarder chacun d'eux... Thafnout se disait l'Observateur. Bran le Passeur, ou l'envoyé du Sidh. Aedan était le Guide, Célestia l'Espérance. Adalrik la Voix et le Prophète. Que pouvait donc rassembler tous ces êtres si... différents ? La belle femme sourit alors que le mot sortait lui-même des lèvres du Merle. Au moins sur ce point les deux jeunes gens pensaient de la même manière.

"Il n'y avait pas de bonne ou de mauvaise réponse. Juste la vérité et le mensonge. Et j'entends tes mots comme la vérité Aedan."

Sa main s'était arrêtée dans le pelage du chien blanc et celui-ci coucha sa tête sur le sol. Un sentiment de paix régnait dans le jardin de l’Éclatant que la Princesse Héron savourait pleinement en cet instant.

"Tu as raison, l'un de mes rôles est d'éloigner l'obscurité. C'est ironique quand on sait que je suis désormais marquée par elle... mais cela ne m'empêchera pas de chanter encore. "

Malgré sa cécité temporaire, elle lui offrit un beau sourire. Le vent se leva et porta à leurs narines les dernières senteurs florales du printemps qui cèderaient bientôt leur place aux odeurs fruitières de l'été. Et comme pour ajouter du poids à ce mots, la nymphe porta son regard sur le ciel et commença à chanter, répondant ainsi à la demande d'Adalrik et celle, implicite, que venait de formuler Aedan de l'entendre à nouveau.


Sa voix claire s'envola dans tout le jardin et le soleil parut rayonner un peu plus fort, plus chaudement. En quelques minutes, une abondante nuée d'oiseaux se posa autour d'eux, silencieuse et attentive. Les plus hardis vinrent jusqu'à se poser sur ses épaules, le long du bras qu'elle tendit pour les recevoir, ou même sur le dos de Setanta. Tous les animaux environnants, charmés et habitués à l'entendre, avancèrent timidement pour se réunir en cercle autour d'elle et du Merle convalescent. Une lumière douce et pure se dégageait d'elle, des ondes de cosmos totalement inoffensives et bienfaisantes. Les fleurs s'ouvraient en un parterre coloré et les arbres se penchaient pour l'effleurer de leurs feuilles.

Quand on y pense, plus que l'espoir, je suis l'harmonie...


Ma couleur : #009900
Ma plume de bord : ici
Diei vidi : Thanatos, Phantasos, Hadès, Arès, Poséidon, Athéna, Apollon, Odin
J'ai câliné : Lykeios, Asclépios, Aedan, Childéric



Dernière édition par Célestia le Mer 27 Avr - 16:19, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.saint-seiya-ageofgold.com/t294-celestia-la-princesse-
AedanavatarArmure :
Oracle du Merle

Statistiques
HP:
200/200  (200/200)
CP:
210/210  (210/210)
CC:
244/244  (244/244)
Message Re: [Juin 550 - PV Célestia] Le chant des oiseaux   Mer 27 Avr - 11:18
Éloigner l'obscurité. En effet, cela lui ressemble bien. Célestia est lumineuse, non pas comme peut l'être l'ardent soleil, elle est un rien plus douce, moins implacable qu'il ne peut l'être dans ses pires moments. Une chaleur délicate. Une lueur rassurante. Je peux la voir. La sentir. Et ce, malgré la cécité. Je lui offre un sourire en réponse, un sourire qui se veut tout aussi chaleureux que ne le sont mes paroles. Oui. Le principal, c'est de persévérer, d'avancer. Si on s'arrête sur le bord du chemin, on finit souvent par se perdre, aussi étrange cela est-il aux yeux d'un autre. « Et ce serait bien dommage que vous arrêtiez de chanter ! Beaucoup de personne serait triste de ne plus vous entendre. Moi également. » Cette marque... importe peu. Non pas que j'en réduis la portée, loin s'en faut, et il me suffit de me concentrer sur cette dernière un instant pour en sentir l'amer écho, néanmoins... Il est inutile de trop s'y attarder. Pour l'heure, il valait mieux l'oublier. En cet instant tout du moins. Mon père aurait-il un quelconque moyen pour rendre cette souillure plus discrète ? Peut-être devrais-je lui poser la question, si, bien sûr, j'ai l'occasion de l'apercevoir... Depuis ce jour là, lorsque je me suis éveillé, je n'en ai plus eu l'occasion... Au moins, je sais qu'il va bien. Pour l'heure, c'est suffisant.

Une part d'obscurité en elle... Comme dans tout à chacun, comme un juste retour des choses. Un équilibre ?

Délicatement, la voix de la belle s'échappe d'entre ses lèvres. Son chant gracile apporte un rien de paix, une douce chaleur qui m'apaise, éloignant mes propres maux. Des maux que j'oublie le temps d'une chanson. La demoiselle offre aux jardins et aux êtres y résidant une mélodie qui se fait enchantement. Je les sens se presser tel des assoiffés venant se désaltérer à une source limpide. De la sérénité. Mes paupières s'éteignent en silence alors que mon dos vient se caler contre l'arbre sacré, profitant seulement de cet instant perdu dans les sables du temps. Effacer les maux pendant un instant, suspendu. Reposer les cœurs tout autant que les corps d'une simple mélopée. Rare sont les êtres à pouvoir offrir pareil réconfort. S'en doute t-elle ? Probablement, oui. Elle sait.

Et moi, je sens mon esprit s'échapper. Tout ce qui me trouble, tout ce qui me hante semble disparaitre avec langueur, s'étioler avec douceur. Il n'y a plus que cette chanson. Cette mélopée salvatrice qui appelle les âmes au repos. La mienne en tout cas, s'y laisse glisser. Tendrement. Il n'y aura pas d'image teintée de sang cette fois ci. Son chant m'en protégera.

Spoiler:
 


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.saint-seiya-ageofgold.com/t269-aedan-l-oracle-du-merl
CélestiaavatarArmure :
Héron de Boréas

Statistiques
HP:
220/220  (220/220)
CP:
220/220  (220/220)
CC:
306/306  (306/306)
Message Re: [Juin 550 - PV Célestia] Le chant des oiseaux   Mer 27 Avr - 16:40
Plus que pour elle-même, Célestia aimait voler quelques morceaux de temps pour remplir le cœur d'une personne. Depuis sa "naissance", c'était probablement la mission qu'elle remplissait le mieux. Voir. Écouter. Chanter. En ce sens on constatait alors sa ressemblance avec le dieu des Arts, la musique et le chant étant deux domaines dans lesquels elle excellait sans efforts. Un peu moins en médecine, elle espérait cependant que l'infusion de son pouvoir empli de vie sur les paupières du rouquin l'aiderait à se rétablir plus vite, sans pour autant bâcler son rétablissement. Un moindre cadeau comparé aux précédents.

Sa voix déclinant doucement, elle le vit assoupi, niché au creux de l'arbre contre lequel il avait pris appui. Elle observa le bracelet de fleurs dont il lui avait fait cadeau et sourit. Ce repos mérité tombait à point nommé. Un moment elle s'étendit contre lui, la tête au niveau de sa poitrine pour écouter battre son cœur paisiblement. Elle s'aperçut de nouveau combien il était grand par rapport à elle, même ainsi installé. Ils restèrent ainsi un moment, les animaux s'aventurant à venir eux aussi partager leur chaleur quand ils ne retournaient pas simplement dans leur petite demeure.

A son réveil bien plus tard, le Merle pourrait s'apercevoir que la belle nymphe avait disparu. Le mortier dans lequel il broyait ses herbes contenait toujours l'onguent qu'il préparait, mais terminé et agrémenté de quelques aromates qu'elle savait naturellement pleins de vitamines bonnes pour sa remise sur pieds. Une couverture avait fait son apparition sur ses épaules, brodée du symbole des cardinaux. Enfin, pour compléter les petites attentions, un bol d'eau fraîche et un petit tas de baies bien rouges attendaient patiemment qu'on les goûtât. Un geste si anodin et si attentif à la fois qu'elle se demandait s'il le remarquerait.

Il faudra que tu me racontes toi aussi ce qui t'est arrivé, petit Merle. Mais dors, rien ne presse, nous nous reverrons.

Une fois sûre qu'il ne manquait de rien, elle s'envola.



Ma couleur : #009900
Ma plume de bord : ici
Diei vidi : Thanatos, Phantasos, Hadès, Arès, Poséidon, Athéna, Apollon, Odin
J'ai câliné : Lykeios, Asclépios, Aedan, Childéric

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.saint-seiya-ageofgold.com/t294-celestia-la-princesse-
Contenu sponsorisé
Message Re: [Juin 550 - PV Célestia] Le chant des oiseaux   
Revenir en haut Aller en bas
 
[Juin 550 - PV Célestia] Le chant des oiseaux
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» Ecouter le chant des oiseaux
» Le murmure du vent, le soupir des feuilles, et le chant des oiseaux. [Solo]
» [Port Réal] Myrielle ¤ Les nuits d'or, où le chant des oiseaux se mêle aux pépiements des rossignols
» Colibri | Ecoute le chant des oiseaux et détend toi. [FINIS]
» Le chant des oiseaux ◮ LeroAmis

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Saint Seiya Age of Gold :: Libro Scripturae :: Praeteritum :: Chroniques-
Sauter vers: