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 [30 juin 550] Le retour de la Mort [RP libre]

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Message [30 juin 550] Le retour de la Mort [RP libre]   Mar 5 Avr - 11:32


Trois jours. Voila trois jours qu'il chevauchait le monde sur Bigadin, traversant l'espace entre la cité ensoleillée d'Aquilée pour les sombres terres de Transylvanie et plus particulièrement la citadelle d'Arès. Point de halte ni de repos pour le tout nouveau Cardinal, il avalait les lieues sur son destrier tel un glouton s’engouffrant dans la bouche des mets succulents. La main gauche tenant les rennes de sa monture sacrée, sa main droite empoignant le manche de sa faux qui laissait dépasser sur le coté. Il croisant quelques personnes sur la route de cet étrange pèlerinage, personnes qui y perdirent la vie, lacérer d'une trainée écarlate laissé par Fauche-la-vie qui venait de les tuer en quelques secondes. C'est sur cette route macabre que le Cardinal de la Mort avançait vers le Dédale de Chair, laissant Bigadin le conduire pendant qu'il gorgeait encore et encore son arme du pouvoir de l'âme de ses victimes. L'essence vitale des morts qu'elle causait était sa force, plus la faux prenait des vies, plus elle devenait puissante, tel était l'outil de la faucheuse qu'était devenu Jaspar.

L'homme d'église formé dans le Monastère de Saint Paul n'était plus, sa croyance dans le Tout Puissant et en son fils Jésus Christ n'était plus, parti avec cette ombre du passé qui pourtant existé encore juste avant le massacre de la prière. Sa foi en Arès avait remplacé cela. Arès allait être celui qui déclencherait l'apocalypse, Jaspar serait l'un des instruments de cet événement et ainsi une terre purifié par le Seigneur de la Guerre naitra avec les règles qu'il imposera. Un nouvell ordre divin sera créé avec Arès à sa tête, un nouveau monde habitait par les élus vénérera alors celui qui en sera son créateur.

Sa course folle touchait à sa fin, il venait de passer les portes du territoire du Seigneur de la Guerre, Bigadin passa de galop à trot pendant que le cosmos de Jaspar s'amplifiait pour dire à tous qu'il était maintenant parmi eux. Les deux gardes postait devant l'entrée du Dédale ouvrirent alors la porte, comprenant parfaitement qui venait d'arriver. Le Cardinal rangea sa faux dans son dos en guise de salutations, il n'avait que faire de la piétaille. Il entra dans la citadelle. Sa voix rauque et résonnante créée par le masque de sa cuirasse put alors se faire entendre.

_ La Mort est de retour et elle laisse des victimes dans son sillage.





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Message Re: [30 juin 550] Le retour de la Mort [RP libre]   Mar 5 Avr - 12:15
Il y a un vague sentiment qui résonne dans le lointain. Comme l’impression de sentir l’ombre de la mort approcher, puissante et conquérante. Ainsi donc, un nouveau porteur avait été choisi, délaissant le traitre Arbhaal pour faire naitre un autre héraut du chaos. Plus simple et plus loyal peut être. Thivan l’espérait pour lui. Le tout récent Pontifex pouvait le sentir, l’avait vu en un sens, cette cuirasse partie des profondeurs pour illuminer le chemin de cet enfant de la Mort et de la Guerre, aussi chaotique que chacun des résidants de la Citadelle. Chaque pas qui l’approchait du Dédale était quasiment perçu, attendu. Et si une once de curiosité avait envahi le cœur vide et froid de Thivan, c’était dans une attente silencieuse et neutre qu’il se préparait à accueillir le Cardinal. Biens des choses se mettaient en marche, un nouveau général au commande des armées était attendu, nécessaire et vital. La guerre brulait de plus en plus intensément, le Seigneur Arès avait demandé de presser le pas pour bientôt écraser le Sanctuaire. Un sentiment partagé par sa voix et ses oreilles. Thivan n’espérait que cette perspective, l’annihilation totale, le renouveau dans le sang, le chaos total, la mort pour et simple dans des cris d’agonies et de terreur intarissable. Une belle perspective. La seule qu’il pouvait accepter, la seule qui à ses yeux dénués de toute humanité pouvait prendre tout son sens. La Mort arrivant dans les rangs des Berserkers était donc une venue des plus appréciable.

Il est là, chuchote la Citadelle aux oreilles du Pontifex. Il est entré. Un murmure qui chante sans cesse de sa voix gutturale que seul le chef des armées peut-entendre. C’est une chose nouvelle, une chose que Thivan a apprit avec sa nouvelle fonction. Il n’ignore rien de ce qui se passe entre les murs de la Citadelle. Non, rien. Ses mouvements sont lents quand il décide finalement de se lever des marches de l’Autel des Sacrifices où il s’était assit, à réfléchir aux milles actions que la Guerre avait ordonnée, aux milles possibilités de massacre tant désiré. Thivan est différent sans l’être, peut être moins indifférent à tout même si son air ne semble point s’en modifier. Le vide de l’âme marque ses prunelles d’azur. Et c’est ce même regard qui accueille le nouveau Cardinal alors que le Pontifex arrive devant lui en sortant des murs organiques du Dédale dans un suintement peu ragoutant. Nulle armure ne vêt actuellement l’ancien Cardinal de la Pestilence, seul quelques vêtements que les servantes avaient tenues à lui faire porter. Cela présente mieux il paraît… il s’en moque. Son épée pourtant reste à ses flancs, seule arme visible, même son cosmos semble flotter tranquillement sans en démontrer toute la puissance maladive.

Il semble tout à fait désintéressé, comme à son habitude. Pourtant son regard fixe l’homme à la Cuirasse squelettique, qui le surplombe du haut de sa monture bardée de fer. Un instant s’écoule sans que Thivan n’ait l’envie de prononcer quoique ce soit, il sondait simplement ce soldat de toute l’indifférence de son regard froid. Puis finalement, sa voix résonne tandis que les soldats referment les immenses portes des Crânes.

« Chacun de nos pas écrasent des victimes. » Simple vérité, le lot de chaque Berserker. L’aura de chaos qui les entourait faisait tomber les plus faibles et ployer les plus courageux qui osaient les affronter. Pas particulièrement touché par le fait que le nouveau Cardinal continue de le surplomber en restant sur son cheval, le Pontifex continua. « La Mort a-t-elle un visage et un nom ? Le dernier qui fut à cette place avait celui d’un traitre dont la tête sera très bientôt arrachée. » Les choses étaient clairement exposées, sans arrières pensées ni envie d’agressivité. Car comme toujours, rien ne naissait en terme de sentiment dans le cœur de Thivan, c’était la froide passivité, neutre à l’extrême, détâché de ce monde qu’il ne voulait voir que flamber. Car telle était la seule vraie solution. « Bienvenue dans les rangs des Berserkers. » Après tout, c’était ce qu’il était censé dire, non ? Les bonnes manières, à ce qu’on disait…
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Message Re: [30 juin 550] Le retour de la Mort [RP libre]   Mer 6 Avr - 10:32


Le comité d'accueil était la et pas n'importe quel accueil. Le Pontifex en personne était venu acceuillir son nouveau Cardinal. Le Pontife était le plus haut grade des armées d'Arès, il était son représentant terrestre, il était sa voix en son absence. Mort savait qu'Arès était revenu, il le sentait. Il sentait sa présence terrienne vombrir dans sa cuirasse. Mais ce n'était pas parce que son dieu était éveillé qu'il devait pour autant dénigré son commandant, s'il était à ce poste, c'était que le Seigneur de la Guerre avait confiance en lui et la parole de Dieu était une chose indiscutable. Il était impoli ou du moins irrespectueux qu'un subordonné soit au dessus de son supérieur. C'est pourquoi Jaspar décida de descendre de Bigadin. Le choc sur le sol fut lourd, montrant bien la lourdeur que pouvait avoir l'armure du Cardinal de la Mort.

_ Il me semble que ma cuirasse porte des résidus de ce félon, je ferais en sorte de faire oublier les actes de cet être infâme.

Il ne s'agenouilla pas devant Thivan, la Mort ne courbait l'échine devant personne, mais il salua d'un signe de tête et de bras le Pontife. Respect envers lui mais pas d'asservissement. Il laissa son cosmos grisâtre parsemé d'éclairs rouges occuper les lieux subitement pour quelques instants. Une sombre aura mortel rempli l'avant salle du Dédale faisait comprendre aux gardes de partir. L'un d'eux se montra récalcitrant. Jaspar tourna sa tête de crane aux orbites rouges et le fixa, le garde ne se fit pas prier pour passer son chemin et s'éloigner du Pontife et du Cardinal. Lorsqu'il sentit être enfin seul avec Thivan, il passa ses deux mains sur son casque et libéra alors son visage de son enveloppe metallique. Sa chair reprenait enfin l'air pur, ses cheveux blonds comme les blés repassèrent alors sur le col de sa cuirasse. Le visage de chérubin de Jaspar se montrant alors à Thivan, l'un de ses sombres yeux restait cacher par les mèches. Il y avait un paradoxe tellement grand entre le corps physique et l'allure de l'armure de Jaspar mais qui pouvait aller dans différents sens suivant les croyances. Certains verraient la faucheuse, un être horrible, squelettique récoltant des âmes à coup de faux, d'autres verraient l'ange de la mort, un être d'apparence magnifique venant conduire la personne morte vers le repos éternel.

_ Jaspar. C'est ainsi que l'on m'appelait avant mon éveil. Je suppose que l'on peut garder ce nom, mais Mort me va aussi, après tout c'est ce que je suis désormais. Désolé pour cette mise en scène mais il me semble justement que ne pas m'associer à un visage humain peut être une arme en plus. Tout homme a peur de la mort et j'en suis sa personnification. Même nos soldats doivent en avoir peur et donc me voir porter ce masque ne peut être que bénéfique pour eux. Je m'excuse par avance mais je pense que je ne me montrerais réellement qu'à certaines personnes et qu'à certaines occasions, sauf si cela n'est pas dans vos souhaits Pontife.





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Message Re: [30 juin 550] Le retour de la Mort [RP libre]   Mer 6 Avr - 12:27
Une certaine agitation aux portes, ces derniers temps. Ils arrivent, s’enchaînent et se ressemblent. Sauf lui peut-être. Ce Cosmos, cette sensation... Mes lèvres qui se fendent d'un rictus satisfait. Elle arrive. La Mort arrive, comme l'énième pièce manquante d'un puzzle bientôt complété. C'est seulement lorsque le quatuor funeste sera réuni que pourrons réellement commencer les hostilités. Constantinople, le Sanctuaire et ses Saints. L'Empire. Tout ça nimbé de flammes, des flammes qui partent si haut dans le ciel qu'elles seraient visibles depuis le Dédale lui-même. A cette idée, mon éternelle contradiction qui se manifeste : mon sourire qui s'élargit tandis que dans mes yeux naît une vague lueur mélancolique. Haïr la Guerre mais y rester lié par de lourdes chaînes faites de Vengeance, de Rage. Haïr la Guerre mais en être le Hérault. Et s'en plaindre, se plaindre trop en fait. Allez Zvez, on arrête de penser un moment et on va voir de quoi est faite cette Mort, ok ?

Le pas dansant, mains dans les poches, à siffloter dans les boyaux du Dédale, direction les Portes. La tête vide, avec cette mélodie chantonnée pour y participer, pour ne pas penser à ç-... Presque tombé dans le panneau Zvez, presque. Sur le chemin, je croise quelques membres des diverses armées, je réponds aux divers saluts d'un vague signe du menton. Certains parmi Les Flammes ne prennent même pas la peine de trop en faire tant ils savent ô combien peu je fais cas des courbettes d'usage. En tout cas pas quand la situation ne le justifie pas.

Quelques mètres engouffrés, avec sur la fin une once d'empressement, poussé par une curiosité enfantine. La précédente Mort s'est dérobée à toute rencontre tant son passage fut rapide, et aujourd'hui, plus qu'une facette de la faucheuse, elle en est devenue une cible prioritaire. Finalement, j'arrive aux portes, une cinquantaine de mètres en retrait, et comme je l'avais perçu plus tôt, Thivan s'était déjà porté sur place pour accueillir la Mort. Hm. Curieuse attention. Au moins aussi curieuse que cet accoutrement sur ses épaules. Un sourire amusé se dessine sur mes traits à cette vue. Alors Pontifex, on commence à faire de son image un souci sur lequel travailler ? Heh, si on m'avait dit ça quelques jours plus tôt, j'aurais ris. Très fort.

Au moins aussi fort que je me suis retenu de pouffer de rire à la vue de l'armuré plus loin. Plutôt que ça, le sourire d'abord causé par Thivan s'élargit plus encore à ce spectacle. Cuirasse squelettique, sombre destrier, Faux en mains...

Comme c'est pittoresque.

Je lance ça comme une pensée à voix haute, sans trop me soucier des éventuelles oreilles qui traînent, ça alors que j'avance lentement pour avaler les quelques mètres qui me séparent de l'entrevue. Mes yeux passent au-dessus de l'épaule du Pontifex pour venir se planter dans ces deux orbes rouges qui servent de pupilles à la nouvelle Mort. Derrière l'amusement, derrière ce sourire presque moqueur imprimé sur mon visage, une certaine forme de contentement. Humf, au moins a-t-il l'air assez dégourdi. Je le scrute un temps, comme pour tenter de percevoir quoique ce soit de criard sur l'homme, l'homme en dessous de l'armure. Y en a t-il au moins un ? Parfois, elles prennent le pas sur l'individu, l'efface, le domine pour n'en faire qu'un hôte qui les représente. En un sens, cela y ressemblait. Pour le moment, je ne voyais que la Mort en face de moi. Rien qui laisse transparaître l'humain. Quelque chose de sinistre, qui me met vaguement mal à l'aise une seconde. Ni peur, ni effroi, juste... Une forme de déception résignée.

J'y pense, et en même temps que j'y pense, ce Cosmos qui retenti, les gardes qui s'éloignent un à un tandis que je reste en retrait, encore quelque peu discret, content de mon rôle de spectateur distant. Très possible que certains m'aient repérés, notamment Thivan. Peu importe. Ainsi donc, l'entrée du Dédale était désormais occupée par ces deux-ci et eux seuls. Moment jugé bon par la Mort pour laisser se présenter Jaspar, le jeune blond au visage angélique. Un contraste assez saisissant entre ces deux aspects d'une même personne. La Mort, lourde, implacable et sinistre, puis l'humain, presque ange dans son apparence, un visage plus doux à mettre sur le trépas. Pendant que s'exprime le nouveau Cardinal, j'avance d'un pas nonchalant vers la scène, sans ma Cuirasse, habillé de quelques tissus ouvragé. Le bruit de mes sandales qui claquent au sol finit par mettre ma présence en évidence, ça alors que j'arrive pour me mettre aux côté du Pontifex.

Eh bien, désolé de m'imposer bien malgré moi comme témoin peut-être non-désiré du visage sous le casque, Jaspar. Ou Mort ? Hm, Jaspar, cela ira très bien.

Un étirement rapide, puis mon regard qui s'arrête sur Thivan quelque secondes. Le scruter de haut en bas, comme pour détailler ces habits, somme toute de bonne facture. Le sourire de tout à l'heure revient un instant à mes lèvres, ma tête dodeline juste une seconde d'un air approbateur. Les pupilles reviennent braquer la Mort, noires comme à leur habitude, avec pour habiller ces Ténèbres une vive lueur d'intérêt.

Zvezdan, Cardinal de la Guerre. J'espère te voir à nos côtés plus longtemps que ton prédécesseur, en effet, lui est resté si peu que je n'ai même pas eu l'occasion de mettre un visage sur son nom. Un soufflement de nez alors que je pense au cas Arbhaal, presque un rire. Quant à ses actes, je te rassure, subsister plus de deux semaines parmi nous sans te faire la lie du Dédale te mettra déjà au-dessus de lui. Lui n'a pas su faire de vieux os ici, toi, tu me sembles déjà mieux engagé dans cette entreprise...

Mon regard passe le long de l'armure squelettique, pour s'arrêter sur le casque en forme de crâne. Un rire fuse, discret mais audible. Je n'ai au final jamais eu l'occasion de juger l'ancienne Mort de moi-même, mais le récit de son passage parmi les Berserkers ne peut que m'arracher un franc rire non-dissimulé à chaque fois qu'il m'arrive à l'esprit.

Quoiqu'il en soit, Bienvenue au Dédale, Jaspar. La déco peut surprendre de prime abord, maiiiiis... on s'y fait relativement vite. J'ignore si le Pontifex a prévu ton arrivée de longue date, mais l'effervescence du moment étant ce qu'elle est, je ne serais pas surpris que tu aies très vite l'occasion de faire tes preuves...

Mes yeux repassent vers l'ancienne Pestilence, interrogatifs.


Dernière édition par Zvezdan le Sam 16 Avr - 18:29, édité 1 fois
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Message Re: [30 juin 550] Le retour de la Mort [RP libre]   Ven 15 Avr - 14:27
« Sage décision. »

Une voix atone, froide, répond au nouveau Cardinal qui venait enfin de descendre de sa monture pour faire face au Pontifex. Thivan n’eut pas l’air plus intéressé que ça, il jugea simplement judicieuse la réponse de cet homme face à la félonie d’Arbhaal. Sans accorder plus d’importance au manque de protocole qui aurait voulu qu’il s’agenouille, l’ancien Cardinal de la Pestilence se contenta à nouveau d’observer sans la moindre gêne l’homme à l’armure imposante qui avait fait résonner le pas lourd de son porteur dans le silence macabre de la Citadelle. C’est à peine s’il remarqua l’effusion de cosmos lâchée pour faire partir les gardes environnant et c’est seulement quand l’un d’eux – l’inconscient – obligea le nouveau venu à se tourner très clairement en sa direction pour lui octroyer un noir regard que le Pontifex daigna à son tour tourner à peine le visage dans le même sens. Ainsi donc, ils se retrouvaient seul. Ou presque, si l’on en jugeait par le cosmos d’un vilain curieux qui se terrait contre les murs du Dédale pour observer secrètement la scène qui aux yeux de Thivan n’avait pourtant rien de secret.

Le visage enfin découvert, la finesse des traits de son interlocuteur ne manqua pas de sauter à l’esprit du Pontifex qui trouva singulier le contraste de l’armure et du porteur, sans y accorder plus d’importance. S’il devait être honnête – ce qu’il était en soi, curieusement – l’étrangeté se portait à beaucoup de membre des Berserkers. Lui même n’était pas ce qu’on pouvait désigner comme un monstre de muscle et d’horreur, son visage, quoique toujours un peu sale, restait juvénile et en parfaite opposition avec la bête sans âme qui régnait en lui. Il acquiesça silencieusement aux paroles de son nouveau Cardinal, pas spécialement convaincu qu’il ait besoin d’ajouter quelque chose. Il se contenta juste d’un « Tu es libre de faire ce que tu veux là dessus… » mais il n’eut pas à se donner la peine de faire plus que l’importun discret et observateur fit enfin son apparition. Un bref regard accordé à Zvezdan, qui le jaugea aussi à son tour d’un sourire que Thivan ne saisit pas, les attentions se retournèrent presque automatiquement sur le dénommé Jaspar. Mais l’avantage avec le Cardinal de la Guerre, c’était qu’il n’y avait pas besoin de s’appesantir en parole, celui-ci compensait très bien avec son débit naturel et sa facilité à s’exprimer en toute circonstance. Pas que le Pontifex ne savait pas parler, mais il n’aimait guère ça et moins encore parler pour rien. Aussi attendit-il de cet éternel regard vide et dénué d’humanité, comme si la vitalité avait quitté ce corps, laissant celui-ci se mouvoir tel un pantin. Pourtant, l’attention elle demeurait à sa manière et les derniers mots de Zvezdan ne lui échappèrent pas. Répondant d’un regard glacé à celui-ci, laissant passer une poignée de seconde, il finit par parler de ce même ton froidement morose.

« Le Seigneur Arès m’a en effet parlé de quelque chose qui mérite notre attention. Un mal rode dans les entrailles des ruines de Carthage. Puisque cela te concerne en un sens Zvezdan, je songeais t’y envoyer avant que tu n’ailles à Asgard. » Ce qui engendrait un sacré détour, il en avait conscience, mais il savait que le Cardinal de la Guerre ne raterait certainement pas cette occasion de retourner à ses racines. « Mais peut être y envoyer la Mort en plus ne serait pas non plus une mauvaise idée... » Il tourna son regard d’un bleu d’azur dans celui du Cardinal, attendant de voir si l’option l’intéressait, quoiqu’en vérité, Thivan n'avait pris aucune décision concernant l'équipe qu'il allait envoyer. « Ceux qui seront envoyé ne seront de toute façon pas seul lors de cette mission, les Oracles se joindrons à eux. Mais je n'ai pas encore pris de décision concernant les élus. » Les affaires diplomatiques entre les deux camps n’avaient pas encore totalement abouti, mais l’évidence montrait que les alliances allaient dans le bon sens. Même si les deux factions n’avaient pourtant guère de point commun et que leurs buts finaux s’opposaient. « En attendant, Mort, tu es bienvenue à prendre tes quartiers au sein de la Citadelle, si j'ai un ordre pour toi, tu seras le premier à le savoir. » Car rien ne promettait prochainement qu'il l'envoie en mission, même si l'optique était pourtant tentante. Il verrait cela en son temps.
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Message Re: [30 juin 550] Le retour de la Mort [RP libre]   Lun 18 Avr - 13:58


Un nouvel arrivant pointait le bout de son nez après s'être caché un petit moment. Jaspar fit fi de cela, après tout c'était lui aussi un Cardinal et non un simple garde de bas étages. Un sourire froid naquit en entendant les paroles de Zvezdan, l'ancien Cardinal de la Mort avez vraiment laissé une drôle d'impression plus même...

_ Salutations à toi Zvezdan, représentant de la Guerre parmi nous. N'aie crainte je pense rester dans les rangs du Seigneur Arès bien plus longtemps que deux misérables semaines. Mais cet homme si on peut l'appeler ainsi ne mérite-t-il pas le courroux de notre Maître? A moins que cela soit déjà fait?

Le Pontife commença alors à détailler les prémisses d'une possible mission, pensant envoyer Zvezdan voir Jaspar puis se ravissant pour peut être envoyer d'autres guerriers. Ainsi donc Jaspar appris qu'une sorte d'alliance avec les oracles étaient en cours. Mort n'appréciait pas trop les protégés d'Apollon, bien trop lumineux et porté sur la vie pour lui, mais si les ordres étaient de ne pas prendre leurs âmes, le Cardinal de la Mort ferait donc avec même si cela ne lui plaisait guère.

_ L'ancienne alliance entre Apollon et Arès serait donc sur le point de se recréer? Espérons que cela ne soit pas de la fourberie de la part de ses lumineux, les discours pompeux des soit disant illuminés sont souvent teintés de mensonges... Je m'en vais donc prendre congé de vous Thivan et Zvezdan, je m'en vais aller quérir mes quartiers donc.

Il salua le Pontife et le Cardinal et claqua de la langue à l'attention de Bigadin. Ce dernier savait ce qu'il devait faire, rejoindre son box dans l'écurie du dédale, c'était l'instinct de l'animal sacré offert par Arès lui-même, ce destrier qui faisait de Jaspar l'un des quatre cavaliers, celui portant le signe de la mort. Il pris la direction du couloir se trouvant sur sa gauche, il aurait pu entrer dans la chair du dédale pour y voyager plus vite mais il décida de parcourir la citadelle à pieds, montrant à tous que la Mort était de retour, pour cela il replaça son casque en forme de crane sur sa tête. L'effet était encore meilleur.





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Message Re: [30 juin 550] Le retour de la Mort [RP libre]   Dim 24 Avr - 10:02
Le sourire qui s'éclipse en une fraction de seconde, pour laisser place à un regard froid, le visage fermé en une contrariété contenue. Carthage. A peine le mot est-il sorti de la bouche de Thivan que d'autres l'accompagnent, ce à mes sens et à eux seuls. Des mots de colère, de ressenti, de tristesse. Des mots qui crient de rage pour ensuite fondre en larmes de suite après. De ces mots se dessine une image de l'ancienne capitale Vandale, une image déformée par le temps et les années loin de mon origine. Je la vois, mais fracturée, imprécise, un mélange de celle que je connais et de celle que je fais reflet du peuple qu'est le mien. Je la vois, ses murs en ruines, les flammes qui montent à l'horizon, le drapeau Byzantin levé en plusieurs endroits. J'entends les cris, pleins de détresse, j'entends ces voix s'élever en une langue perdue, oubliée, celle que seuls quelques survivants comme moi, Ludmila et Borya peuvent connaître. Tout ça ne dure qu'une poignée de secondes, mais j'ai l'impression de m'y perdre des heures entières. Le regard dans le vide pendant le reste de l'exposé de Thivan, je reste là, l'air songeur, puis me reprend finalement, un sourire un peu forcé aux lèvres.

S'il le faut, je m'y rendrais selon tes ordres.

La phrase sort d'un ton morne, détaché. Je... Je sais vraiment pas quelle pourrait être ma réaction face à cette cité jadis si familière, désormais... Inconnue. Le citoyen d'hier était devenu aujourd'hui étranger, dernier vestige d'une époque révolue dans l'histoire de l'antique Carthage. Une sorte d'envie mêlée à un sentiment de révulsion, c'est là la contradiction qui s'impose à mon cœur quand l'idée d'y retourner se répète à mon esprit. Une moue neutre au visage, je reste comme ça jusqu'à ce qu'il soit question des Oracles, de là, ma tête se relève vers l'ancienne Pestilence, le regard vif. La perspective d'une mission menée de concert avec les enfants d’Apollon me laisse... Perplexe. Une curiosité teintée d'appréhension, le souvenir du dernier semblant de « coopération » avec ceux-là. Kiev, la folie ambiante, des images qui me viennent difficilement à l'esprit tant elles sont floues, marquées par mon instabilité de l'époque. Je me rappelle juste de cette... Cette quoi déjà ? Gardienne ? Je ne sais plus. Je me rappelle juste d'elle, de ma lame de prime abord tournée vers sa gorge, avide de s'y ficher, puis ensuite tournée vers Ludmila, soucieuse de me protéger des coups de hache. Je pense à ça, puis je pense aux deux d'il y a quelques jours. Un rire cynique qui s'échappe à force d'assembler toutes les pièces du puzzle. J'aime constater comme cette alliance ne tient qu'à un fil. Un fil sans cesse mis à l'épreuve par le couperet Berzerker, ce couperet gravé de l'inscription « Diplomatie ». Quoique, de par leur entrée, les illuminés eux-aussi se sont prouvés capables d'une conception bien particulière de ce mot-ci. Mon rire se prolonge un temps, sans que je l'explicite auprès des deux autres, et mes yeux se posent finalement sur Jaspar.

Le Seigneur Arès a en effet manifesté son désir de voir la tête d'Arbhaal plantée sur une pique, et ce dans les plus brefs délais. Si tu veux mon avis – et aussi paradoxal que ça puisse paraître -, le biais le plus concret pour laver ta Cuirasse des résidus qui l’entachent serait très exactement de la souiller du sang chaud de l'intéressé.

La proposition est lancée d'un ton léger, une lueur pétillante au fond des prunelles. La remarque lâchée par Jaspar pour ponctuer son départ m'arrache un rictus prédateur, l'éclat énergique bien qu'innocent de plus tôt qui se pare d'une aura plus malicieuse.

Les Oracles sont une lumière appréciée face aux ténèbres parfois trop épaisses - même pour nous – de cette Guerre Occulte. Ils sont le soleil dans notre dos, un soleil qui de ses rayons nous permet de projeter nos ombres plus loin. Cependant, si ce soleil devait changer de bord pour s'interposer de sa radiance aveuglante entre nous et quelques manigances, ils nous suffira alors de se fier à nos autres sens pour percer la tromperie. Et s'ils aiment à penser que nous serions plutôt du genre à foncer tête baissée vers l'astre incandescent eh bien... Eh bien qu'ils se complaisent dans cet à priori.

Oh oui. Qu'ils pensent ça tous. Tous autant qu'ils sont. Qu'ils nous réduisent à une bande de barbare perdus dans leurs forêts, sauvages et brutaux, bons qu'à mouliner des bras en beuglant face à l'adversité. Qu'ils gardent cette image. Comme ça, lorsqu'ils se pencheront du haut de leur piédestal pour voir ce que l'on fomente plus bas, nous les saisirons par le col d'un geste rapide et impitoyable dans son exécution, lent et longuement pensé dans sa préparation. Et ils tomberont. De haut.

A plus tard, Jaspar. Je vais y aller aussi, s'il n'y a rien de plus à entendre ici.
Je me retourne de trois-quarts, et une dernière fois, je laisse glisser mon regard le long de cette silhouette parée d'atours curieusement ouvragés. Ca reste un petit moment, et j'entame ma marche vers les Crocs Destructeurs, avant qu'une odeur vienne me monter aux narines maintenant que le relatif silence me permet de la percevoir plus clairement. Le nez qui se retrousse un peu lorsqu'elle se confirme, mon visage qui se fend d'un sourire espiègle. Dos à dos par rapport à Thivan, mes pas qui suivent ceux de Jaspar quelques mètres plus loin

Qui sait, avec un peu de chance, elles arriveront un jour à pousser jusqu'au bain.
La remarque sort innocemment, la voix enjoué. Ca pue, oui, mais pas autant que cette histoire avec Carthage. J'y accorde une dernière pensée avant de continuer ma route. L'avenir nous en dira plus.
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[30 juin 550] Le retour de la Mort [RP libre]
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