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 [Fin Juin 550] Les oracles causent avec le Pontifex !!! [Bran, Thafnout, Zvezdan et Thivan]

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Message [Fin Juin 550] Les oracles causent avec le Pontifex !!! [Bran, Thafnout, Zvezdan et Thivan]   Mer 13 Avr - 2:58
Aurevoir ~


Le silence. La chaleur de la main du cardinal sur sa taille. Li se sentait bien. En sécurité. Elle se laissait un peu allez à l’étreinte que lui offrait Zvezdan, sans pour autant baisser sa garde. Elle avait beau être chez elle, il y avait des intrus. Et sur les deux, un seul lui posait problème. La femme qui les accompagnait… Etrangement Li lui faisait confiance. Pas aveuglément mais bien assez pour ne pas la surveiller de trop près. L’aveugle par contre… La belle secoua la tête pour ne pas y penser. Elle devait apprendre à passer l’éponge. Mais depuis qu’elle était… Dans cet état, les choses se compliquaient pour elle. Elle savait qu’au bout d’un moment, elle serait incapable de battre et serait un poids pour les siens. Elle devait réfléchir à un endroit ou allez pour la fin de sa grossesse, un endroit ou mettre son enfant au monde…

Elle secoua la tête alors que les paroles de Zvezdan, prononcée plus tôt, lui revinrent en tête. Oui. Elle ne voulait pas voir Thivan. Elle n’était pas prête de toute façon. Elle chuchota rapidement qu’elle le laisserait gérer quand ils arriveraient devant chez le pontifex, se serrant un peu plus contre le cardinal en cachant un sourire. Elle l’embêtait un peu mais ne l’entravait pas. Au cas où… Devenait-elle parano ? Sans doute mais quoi de plus normal quand les hormones commencent doucement à faire leurs lois ? Ses pensées confuses s’atténuaient alors que l’odeur du cardinal emplissait ses narines, la détendant doucement. Elle était contente, sans vraiment comprendre. Elle se raccrochait à lui, lui imposait son état et ses doutes. Elle n’en avait que brièvement parlé avec lui, interrompu par Arès. En soit, elle ne savait rien de cet homme mais elle mettrait sa vie en ses mains. Comme avec Thivan ou Lufmila. Beaucoup moins avec Borya étrangement.

Finalement Li s’arrêta. Elle obligea le cardinal à faire de meme et lui vola un baiser taquin, joueur. Pas de ceux qu’elle lui avait offerts lors des moments intimes qu’ils avaient eu autrefois. Non, elle continuait simplement de l’embêter. Passant pour une chaudasse sans doute aux yeux des autres, pour changer, mais elle était persuadée que lui comprendrait. Se tournant vers les invités, elle s’inclina respectueusement, plus pour la femme homme que l’aveugle mais elle le saluait quand même.

-Je vous abandonne ici pour ma part, je retourne dans les bois, au cas où. Puisse votre conversation bien se passer. A bientôt. Zvez, tu viendras me voir plus tard ? Je voudrais te parler s’il te plait… De… Lui.

La panthère indiqua la porte et donc le pontifex. Elle lui fit un clin d’œil et tourna les talons, caressant son ventre sans même s’en rendre compte. On disait souvent que la maternité changeait une femme. A croire que cela s’avérait exacte pour Li…




1 de Zvezdan ~ 1 de Borya ~ 1 ಠ_ಠ de Thivan
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Message Re: [Fin Juin 550] Les oracles causent avec le Pontifex !!! [Bran, Thafnout, Zvezdan et Thivan]   Dim 17 Avr - 4:35
La marche ouverte, je continue à m'engouffrer dans les entrailles de la Citadelle, assuré d'être toujours suivi par le petit convoi de derrière. D'instinct, sans trop me soucier de ce qu'il y a à voir devant moi, je les guide vers Thivan. À la fois je connaissait le chemin par cœur et je pouvais tracer le Cosmos sans trop de peine. Perdu dans mes pensées, je détourne le regard vers Li, acquiesce silencieusement à ses mots. Mon étreinte se resserre doucement sur elle, façon de la rassurer, de lui rappeler qu'elle n'est pas seule. Alors qu'elle avait jusqu'ici mon entière attention, les mots du Corbeau me font tourner le visage en sa direction, sourcils haussés, vaguement surpris. C'est qu'il en savait des choses, le loustic... Je laisse la déclaration en suspend un temps, puis affiche un sourire malicieux à la seconde réplique.

En effet. C'est désormais Thivan a qui il incombe le rôle de Pontifex. Au moins êtes-vous fixés sur qui sera votre interlocuteur lors des négociations...

Un rictus amusé étire mes lèvres sur cette phrase, visible par Li seulement. Tseh, si c'est de la conversation que vous venez chercher, vous allez être servis, ça c'est sûr.

Je n'saurais condamner l'humour quelle que soit la forme qu'il revêt, de toute façon. M'est avis qu'on en manque un peu ici, par moments...

C'est lâché d'un ton las, presque soupiré, une certaine nonchalance indifférente dans la démarche, sur le visage. La route à travers le Dédale se prolonge comme ça un moment, dans un relatif silence, les bruits de la Citadelle qui s'occupent d'offrir un fond sonore là où la conversation semble elle au point mort. Je profite de ça pour reporter mon attention sur Li, sans un bruit de plus, à simplement veiller sur elle en silence. Au bout de quelques minutes de marche, se retrouver face à une béance, une espèce de grande mâchoire organique taillée à même le mur, taille humaine. La bouche entrouverte, on peut deviner au fond une poignée de porte, seule pièce de métal de la structure. J'entends les derniers mots de Bran, puis me tourne d'un quart, le regard perplexe. Je vais pour tourner le regard vers Li, mais trop tard, elle prend l'initiative et arrête la marche. Ma tête va vers elle, prête à afficher un air interrogateur.

Ca sans compter sur ma bouche cueillie au vol par ses lèvres. Sur le moment, ma rage latente qui s'envole, happée subitement. Je ferme les yeux, me laisser aller à l'embrassade sans trop en saisir les desseins. Sans trop m'en soucier en fait, sur l'instant. Et ça se prolonge quelques secondes, ça diffère des autres fois. Le détail ne peut transparaître que pour quelqu'un qui a l'habitude de la côtoyer un minimum. Nos bouches se séparent, puis je la fixe comme ça, l'air hagard, un peu décontenancé. Et ça fuse dans ma tête. Questions, envies, sentiments. Je ne comprends pas. Du moins pas avec l'esprit. Mais l'esprit n'est pas seul juge ici... J'ai comme une envie de réitérer, de la retenir, difficilement réprimée. Ca monte en une incompréhension curieuse, teintée d'une pointe de désir. Je la laisse se tourner vers les Oracles que j'a-.. Ah, oui. Eux. Sur le coup, je les avais presque oubliés. Elle s'incline, en un geste que je note pour sa rareté. Ses derniers mots me sortent de ma transe, mes yeux clignent un moment, comme pour un difficile retour à la réalité. Ils clignent, puis finissent vite par se faire reflets d'une inquiétude non-dissimulée. « Lui ». Mes yeux passent sur sa silhouette, réinvestis de leur pleine acuité. Quelques secondes passent.

Je te rejoins dès que possible, Li.

Avec l'espoir de n'être interrompu par aucune divinité en quête de carte des lieux, cette fois-ci. C'est vrai. Notre conversation de la dernière fois n'a au final jamais pu vraiment se terminer. Et j-... Et ce n'est pas le moment de penser à tout ça. Plus tard. D'abord, eux. Je tourne mes iris vers les envoyés d’Apollon, puis leur faite signe de rester devant la porte un instant. M'approchant de la gueule pleine de dents, j'avance la main devant, puis ça s'ouvre en un bruit organique, de minces filets de bave qui subsistent. Ma main continue alors son chemin pour entrer dans la chair, le reste de mon corps suit vite. Nouveau son sinistre, et pour le précéder, ma voix qui s'élève de l'autre côté.

Les voilà.

Un sourire énigmatique, et pour y faire écho, ma main qui saisis à la poignée pour ouvrir la « porte » d'une façon plus conventionnelle. Je m'écarte un peu pour inviter les Oracles à entrer d'un geste de la main, puis me retourne vers Thivan.

Bran Ruz, Évêque de l'Épervier, ainsi que Thafnout, Évêque du Condor, tous deux envoyés d’Apollon. Messieurs, Thivan, Pontifex d'Arès.

Les présentations d'usage accélérées dans un souci d'efficacité, je ferme la porte derrière nos invités pour me placer dos au mur de l'autre côté du bureau, une lueur malicieuse dans le regard. Pas un mot de plus, cette fois. J'allais laisser Thivan gérer ça, tant parce que cette responsabilité lui revient que par réelle curiosité. Déjà il m'avait agréablement surpris la dernière fois avec ces vêtements propres. Qui sait, peut-être aurais-je une autre occasion de rire aujourd'hui ? Quoique j'attende plutôt une occasion de concevoir Thivan Pontifex comme un choix définitivement judicieux, de cette entrevue. Jamais je n'ai douté de sa compétence de Cardinal, mais ce que demande ce nouveau rôle... Hm. Une moue perplexe s'affiche sur mon visage un instant, vite effacée. Fais-moi donc mentir, va, j'en serais le premier ravis. Je regarde la scène de mon coin, et juste un instant, mes doigts passent sur mes lèvres, alors que le visage de Li me revient à l'esprit. Dans quoi t'es en train de te fourrer, mon pauvre Zvez...
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Message Re: [Fin Juin 550] Les oracles causent avec le Pontifex !!! [Bran, Thafnout, Zvezdan et Thivan]   Mar 19 Avr - 13:29
Bran Ruz
"La Réponse"



Thivan. Le nouveau Pontifex. Ô il l'avait sentit, à l'instant même où son corps avait pu traverser les chairs du Dédale, en sentir les effluves nauséabondes. Pestilentielles. On trompait rarement le Bran Ruz, surtout quand il était question de sentir les effluves de vie et de mort. Le druide qu'il était y était particulièrement sensible. Surtout après avoir eu l'occasion d'observer à loisir l'énergie de l'ancien Cardinal se manifester dans sa forme la plus « pure ». Zvezdan semblait particulièrement surprit par ses mots. S'il parvenait encore à créer de la surprise même chez eux, Berserkers, alors il n'avait pas autant perdu qu'il l'avait pensé. Son sommeil séculaire avait été bien long, bien pénible. Sans un autre mot, l'Oracle suivit le mouvement.

Li Mei annonça qu'elle n'irait pas plus loin. Une chose qui se comprenait aisément. Bran l'écoutait avec attention, notait le moindre détail, pour lui, pour plus tard. Le cœur d'une femme, d'une mère de surcroît était un livre difficile à déchiffrer. Surtout pour l'imbécile qui ne saurait comprendre entre les lignes. L'homme encapuchonné lui rendit son salut d'un léger signe élégant de la main, un regard appuyé. Il viendrait la retrouver aussi. Plus tard.

Pour l'heure, le temps était au dialogue. Au jeu des alliances et des mots. Le Triple Alliance devait être renouée. Sang, Lumière et Obscurité. Bran s'étonnait encore du fait que l'Augure n'ait pas cherché à envoyer l'un d'eux prendre contact avec les Spectres. Une liberté qu'il était sur le point de prendre. Après tout, Thanatos avait enlevé l'une de ses sœurs et bien qu'il ait eu vent de son retour, il s'était tenu éloigné d'elle. À cause de cette ...souillure qu'elle portait. Cette pensée durcit les traits de son visage déjà bien sévère. S'il ne trouvait pas une autre solution pour libérer Célestia de son fardeau … il allait devoir … prendre les choses en mains.

La porte, immonde gueule béante et dégoûtante, s'ouvrit lentement. Bran ne se fit pas prier pour entrer, remercier d'un signe raide de la tête le Cardinal qui venait de les introduire et prendre presque immédiatement la parole.

« Heureux de vous revoir, Thivan. Il est regrettable que je ne puisse revoir mon vieil ami mais … je connais très bien les préceptes de votre Dieu. C'est qu'il vous a jugé plus apte que le Loup. Ne nous perdons pas en palabres, je sais que ce ne sont pas vos manières. Et j'en suis heureux, je n'aime pas manier la langue de bois. »

D'un geste rapide, la druide découvrit son visage, l'éclatante couleur de ses cheveux ainsi que la détermination dangereuse qui pouvait se lire dans ses iris vertes. Nul sourire et chaleur sur ses traits.

« L'Augure annonce la fin d'un Cycle très prochainement. Nous aurons tous un rôle à jouer, le notre, Oracles, est de veiller sur un certain équilibre. Ni plus, ni moins. Nous allons nous battre en conséquence. Certainement contre Athéna. Sa Lumière est trop forte. Les hommes … deviennent détestables à son contact. Hm. Mais là, c'est mon avis. Sachez que je ne parle pas forcément au nom de notre Augure. Ma Lumière est Ténébreuse, je suis ici pour porter la voix du Chaos. Je suis la Réponse aux inepties des Dieux. Un Fléau. Comme l'Augure peut être mon autre pendant … »

Sa tête se tourna légèrement vers son homologue aveugle.

« Je sais quel est ton rôle Observateur des Nuées. Mais sans doute tiens-tu as modérer mon propos ? »




    Merci à mon neveu pour la signature ♥️

    "Et pendant que d’autres célèbrent le jour le plus interminable de l’année… nous allons secrètement nous réjouir du retour des longues nuits"
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Message Re: [Fin Juin 550] Les oracles causent avec le Pontifex !!! [Bran, Thafnout, Zvezdan et Thivan]   Mer 20 Avr - 2:21
Restant quelques pas derrière Bran Ruz. Son attention était porté sur les battements, plutot les battements de coeur qu'il entendait dans ses étranges couloirs et ses coursives. Tout cela était étrange et nauséabond. Il se recouvrit naturellement d'un bout de tissu sur le nez afin de ne pas être emporter par cette brume mortelle. Sans l'intervention des deux Berserkers, il était à parier que le chemin dans ce que l'on appelait le Dédale ne serait pas chose aisée. Pensif, il gardait en main sa chère et tendre en espérant ne pas rester ici le plus longtemps possible.

La panthère avait donc décidé de se retirer. Il était vrai que la relation entre le Condor et elle était comme un chien et un chat. Mais il n'était pas venu ici pour se chercher des compagnons d'armes, a fortiori des amis. Quand il avait pris la décision d'accompagner l'Epervier, c'était qu'il en avait marre de la vie citadine et aller en voyage lui plaisait toujours autant. Mais au point de se retrouver ici ? Il n'avait pas eut la moindre idée de ce théâtre où une tragédie permanente semblait se jouer. Las, il écoutait avec attention les échanges qui se déroulaient à côté de lui sans qu'il intervienne. Toutefois, alors que la panthère s'était retirée, une chose l'avait fait tiqué, le jeune homme qui se prétendait Evêque avait d'étranges sentiments avec la féline. Il avait déjà senti cela ultérieurement mais le doute n'était plus permis. Cet homme cachait ses émotions avec facilité mais pas à lui, les battements de son coeur disait la vérité sur ses sentiments.

Une porte s'ouvrit. Un mot. Thivan. Ah oui, il en avait parlé tout à l'heure ! Le jeune Nubien n'avait pas porté attention sur le coup à cette information alors qu'ils étaient en train de marcher dans l'antre du Loup. Mais maintenant, il s'en rappelait, voilà donc celui que l'on appelait le Pontifex. D'un geste courtois de la tête, il faisait une révérence. Il ne comptait pas se laisser emporter comme à l'entrée du domaine d'Arès. Lors de sa vie vagabonde, il avait compris qu'il fallait apprendre de ses erreurs afin d'évoluer. Mais cela voulait dire agir faussemnt ? Pour le moment, il cachait son aversion pour les Berserkers sous un masque de placidité. C'était à l'Epervier de parler.

Soudain, alors que le Pontifex attendait de prendre la parole. il sentait que les palpitations de la Guerre étaient plus fortes. Il semblait s'amuser de la situation et cela déplaisait à l'Evêque qui était encore plus sur ses gardes. Comment pouvait-il deviner le fin fonds des pensées de Zvezdan ? C'était impossible mais le changement d'attitude soudainement attisait sa méfiance à l'égard de leurs hôtes. Mais il n'était pas là pour juger des volontés d'Apollon qui étaient sacrées par la Voix de son Augure en ce monde. Silencieux, il tournait la tête pour écouter son compagnon.

Il venait de lui donner la parole. A lui ? Un simple voyageur. Quelques secondes avancèrent et il prit la parole.

- Salutations Pontifex. La lumière d'Athéna est sacrée, autant que tous les Dieux. Cependant, est ce la bonne lumière ? Je ne pense pas. Pour rejoindre mon compagnon, un cycle se termine et les Oracles se sont réveillés suite aux prophéties d'Apollon. A ce que j'apprends, vous ne maniez pas la langue de bois ... Cependant, sous une réaction personnelle, je vous prie d'accepter mes excuses pour vos gardes, votre Cardinal ci-présent de même. Notre Dieu souhaite le retour de l'entente passée, quand Mars et Arès étaient une même personne...

Il avait parlé plus qu'il ne l'aurait cru. Mais était ce important ? Non, de simples propos invitant à l'apaisement. Ce n'était pas la peine de donner des armes à des alliés potentiels pour refuser tout accord. Pour le reste, il avait pas grand chose d'autre à dire et il restait à l'écart à son tour. Il n'était pas un homme de beau langage ni un noble, il n'était que l'observateur du Crépuscule des Âges.





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Message Re: [Fin Juin 550] Les oracles causent avec le Pontifex !!! [Bran, Thafnout, Zvezdan et Thivan]   Lun 25 Avr - 2:28
Ils sont arrivés. Cela fait déjà un moment qu’il les avait senti, perçu, presque vu. Le cosmos du Corbeau de Sang ne lui avait pas échappé alors qu’il était encore à quelques envolées de la Citadelle. Un autre cosmos l’accompagné. Inconnu. Mais qui avait su se démarquer aux portes sans que le Pontifex n’en saisisse vraiment les raisons. Puis Li Mei et Zvezdan – ce dernier qu’il avait préalablement prévenu – étaient arrivés à leur tour pour les accueillir. Toute une mise en scène pour préparer ce qui allait être les prémices d’une attente et peut être même tirer jusqu’à l’alliance. Le Corbeau de Sang du moins avait semblé l’exprimer ainsi, sur le champ de bataille qu’avait été Kiev, quand le Chaos, la Mort et la Lumière s’étaient tous trois rassemblés en un même lieu. Une perspective presque alléchante pour les projets qui germaient à l’esprit de Thivan, peu à peu enivré par le désir macabre de la victoire du désordre, de la folie destructrice… de concrétiser cette vision qu’il avait du monde. Cette vision sans saveur, tel un puits de noirceur sans fond qu’il fallait éclairer par le sang et par les flammes. Oui, du peu de sentiment qu’il avait, il pouvait presque apprécier cette visite qui semblait promettre. Néanmoins, pas idiot malgré tout ce que l’on pouvait croire de lui, le Pontifex se questionnait sur les motivations des Oracles. Pourquoi s’allier à Arès quand personne n’ignorait que celui-ci ne désirait que vengeance sur les Saints et le chaos perpétuel ? Sans doute aurait-il ses réponses lors de cette rencontre, car il ne fallait pas négliger la possibilité de n’être que les instruments du plan de l’allié et à l’inverse, se servir d’eux comme instrument de leurs plans. Pouvait-on seulement espérer une alliance saine entre deux camps aussi différents ? Le futur le dirait très bientôt.

Il est déjà debout pour les voir arriver. La Citadelle lui a soufflé le mot depuis plusieurs minutes déjà. La venue de Zvezdan au travers de la chair ne le surprend donc pas. Son regard balaye les successifs pas qui s’enchainent dans le bureau du Pontifex. Un à un il les observe. Il passe bien vite sur le Cardinal de la Guerre qui se permet de rester, en retrait. Soit, cela ne le dérange pas. Lentement, ses pupilles glissent sur celui qui accompagne le Corbeau de Sang. Le teint sombre, des yeux vides qui ne semblent pas voir. Puis l’azur de ses yeux sans humanité s’arrête sur l’homme qui dans les circonstances passées fut son adversaire avant de devenir un possible allié. Il se rappelait encore de la douleur des plumes écarlates qui avaient traversées sa Cuirasse pour frapper sa peau, faisant perler son sang souillé sur l’herbe gelée de Kiev. Ils avaient tous deux ce quelque chose de semblable, cette froideur. Hérault de la fin, la main venue arracher la dernière vie sans s’attarder sur quelconque question d’équité. Doucement le Pontifex approche, de ce pas silencieux qui glisse sur les dalles pavées de la Citadelle. Dans l’ombre qui le suit, une silhouette qu’aucun n’avait du encore remarqué. Oropher est là depuis le début. Il était là avec Thivan bien avant que les Oracles ne soient annoncés. Il était là et ses talents seraient utiles, à n’en pas douter. Encore aucune parole n’avait fait vibrer le son de sa voix. A peine les deux hommes étaient-ils rentrés que les mots avaient filtrés loins de leur lèvres, écoutés avec attention par le Pontifex. Quand enfin une poignée de seconde furent écoulées dans le silence, il prit la parole, loin de rompre avec ses habitudes. A vrai dire, il n’avait même pas convenance des normes sociales qui se devaient d’être à cet instant précis.

« Excuses acceptées. » A peine un œil tourné vers l’homme au teint sombre, mais il l’a vu, il l’a entendu, rien de plus à rajouter. Bran Ruz – le Corbeau de Sang – avait raison, les palabres inutiles n’étaient pas l’adage de l’ancienne Pestilence. Cela pouvait être autant un avantage qu’un défaut, frustrant au possible les tristes interlocuteurs qui se risquaient à la discussion en sa présence. « L’équilibre est votre rôle, le notre est fait de sang et la vengeance. Contre Athéna et ses troupes. Un objectif qui se rassemble au votre, pour des raisons qui néanmoins diffèrent. Non qu’une entente soit impossible si après tout nous combattons pour éteindre la lumière d’Athéna. Mais une question demeure : qu’attendez vous d’une alliance semblable au passé, entre la Lumière et la Guerre ? Au delà de ce désir commun de donner fin à la suprématie des Saints. Les Cycles sont fait de l’aube et du crépuscule, un renouveau à la clé. La Guerre n’est que chaos et désolation. Vous qui êtes fait de ces Ténèbres, Corbeau de Sang, qu’en pensez-vous ? »

Des mots qui pour une fois sortaient avec minutie. Non dénués néanmoins de cette habituelle franchise qui caractérisaient tant le Pontifex, exprimant sa pensée avec plus de tact qu’il aurait peut être pu le faire à l’accoutumé. Les Oracles étaient un mystère, même le Seigneur Arès maintenait une certaine réserve sans pour autant renier une telle alliance. Mais la question se posait véritablement : était-ce seulement pour cette ère une alliance de circonstance qui s’effondrerait une fois les Saints et Athéna à terre ? Pouvaient-ils s’attendre à les voir se retourner contre eux ? La guerre vibrait partout, non ?
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Message Re: [Fin Juin 550] Les oracles causent avec le Pontifex !!! [Bran, Thafnout, Zvezdan et Thivan]   Mer 27 Avr - 19:19
Pressentant silencieusement les querelles muettes se dérouler en dehors de la salle de l'Autel, Li Mei de la Panthère s'en était allée, laissant l'heure des discussions sonnées d'un air discret, le son des trompettes de la guerre. Aux côtés du Pontifex, Oropher se faisait ici second témoin d'un éventuel accord consenti d'une allure fière. Une voix avait acclamé la venue des deux émissaires et Thivan prononçait ses premiers mots en tant que représentant du Dédale de Chair. Chaque mot ainsi que chaque parole avait son lot de signification. Et de cette balance, le rôle de Pontifex revenu à l'ancien Cardinal de la Pestilence lui en attribuait le plein ressort. Calmement, un hochement de tête de la part du Cardinal avait adopté son comportement à venir. Patience.

"Mes honneurs, Evêque du Condor."
Son regard se tourna lentement vers l'Evêque de l'Epervier. Bran Ruz lui semblait-il, comme l'avait nommé Zvezdan de la Guerre qui se tenait près de la porte, soucieux. Si l'expression d'Oropher était naturellement froide, elle n'en demeurait pas moins suffisamment respectueuse pour évoquer un synonyme du respect. "Epervier. Votre venue et vos paroles seront écoutées avec suffisamment de sagesse pour en comprendre leur pleine expression, de cela n'ayez nulle crainte. Le souvenir de cette alliance passée apparaît bien doux aux plus nostalgiques, une histoire de victoire aux plus héroïques et enfin, source d'un ancien idéal conservé au travers des cycles passées pour les savants. Nouer un lien n'en sera donc nullement une découverte, la renouer apporte néanmoins son lot de questions: Jusqu'où êtes-vous prêts à aller cette fois-ci pour apporter soutien à ceux qui bénéficieront de la Lumière d'Apollon? Le Soleil paraît parfois couvert de quelques nuages et je ne crains que ses rayons n'en soient que trop éphémères pour apporter suffisamment de chaleur aux soldats en proie à la froideur d'un pacifisme aléatoire."

Ses phrases étaient mesurées, suffisamment pour percevoir en ces brefs mots une pointe de formalité et de rappel décernée aux Oracles. Pour la première fois, il admirait de loin leur arrivée respective. Le passé avait décerné au roi auto-proclamé puis ruiné ses vestiges d'antan. Pas une opportunité n'avait été manquée quand les récompenses allaient dans le sens qui lui plaisait, fussent-ils de marbre, de fer, d'or ou de sang. Pourtant, le descendant des celtes n'avait pas pris la peine de venir perturber les premières discussions en ces lieux hautement gardés. Marchant aux côtés du Pontifex, des yeux acérés observaient davantage les faits et gestes de ses compères qu'ils ne s'exclamaient de leurs propres intentions. On eut dit simplement un combattant quelque peu austère, habile à sa façon. Ce genre de conversations ne lui déplaisait guère. Une curiosité toute simple, voilà ce qu'il en était quand le passé dont Apollon s'était bien vite lassé de sa redondance avait tourné le dos aux deux autres divinités novatrices. Chercher une alliance sans méfiance n'avait aucun intérêt; c'était ici un simple jeu politique.

Froid et distingué, Oropher ne doutait point de son Pontifex mais tenait simplement à s'assurer de sa bonne conduite; le sang et la vengeance pouvaient bien être éclairés de quelques lumières avisées. Pour l'heure, l'arrivée des guerriers d'Apollon et cette rencontre avec l'ensemble des Berzerkers détenait bien plus d'un éventuel pacte que d'une diplomatie débouchant sur un compromis à l'issu non spécifié.

"Nous ne pouvons agir avec innocence et insouciance. Pour autant la Réaction et la Lumière n'en sont pas forcément incompatibles, lequel cas vous ne seriez point ici et nous ne serions point ici. Elle dépend simplement des intentions de chacun. Cette fusion désirée en vos termes n'implique pas seulement ce que vous percevez dans la finalité de vos projets, mais bien plus de la notion que vous portez à notre égard. Quelle conception avez-vous de nous dans ce rôle?"

Les ennemis d'aujourd'hui pouvaient tout aussi bien devenir les ennemis de demain. De cet agissement possible, Oropher en était parfaitement conscient et si l'opportunité de s'allier aux guerriers ailés était plaisante, elle n'en demeurait pas moins source de conflit. Un sourire naissait dans l'ombre de ses lèvres, celle que laissait paraître deux étranges fossettes carnetières, retenues. La vision de chacun et l'attribution des rôles menaient déjà au premier pas de cette opportunité. C'était désormais aux Oracles d'aborder cette question qui fâchait bien des personnes.


by Versace Xanthe~~


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Message Re: [Fin Juin 550] Les oracles causent avec le Pontifex !!! [Bran, Thafnout, Zvezdan et Thivan]   Mer 27 Avr - 23:13
Et ça commence. Et ils parlent. Ils parlent de longues phrases alambiquées, de grandes interrogations, la teinte d'une méfiance polie perçue sans trop de difficulté. Une méfiance de mise, légitime, mais en aucun cas obstacle à une éventuelle entente pour autant.

La Famine sort de l'ombre pour se joindre au bal. Rien qui ne m'étonne réellement, je me contente donc de le saluer d'un signe du menton, ça alors que le Condor revient sur les échauffourées de la porte, ce qui n'est pas sans me sortir de mes songes en un sourire clairement amusé.

Acceptées ici aussi.

C'est clamé d'une voix légère, bonne à contraster avec les tons plus graves et froids adoptés ici et là. Si je conçois le sérieux de la rencontre, je ne vois pas pour autant l'utilité de l'associer à trop de lourdeur. Les excuses du Condor - qu'elles soient sincères ou portées par un souci de protocole - me réjouissent sans que je ne cherche à m'en cacher, l'épais sourire de plus tôt toujours collé à mes traits. S'il est impulsif, au moins sait-il reconnaître ses erreurs, même s'il n'en fait l'aveu que maintenant.

Et le sourire reste, mais gagne à sortir ses crocs lorsqu'Athéna et ses Saints sont cités. Toujours malicieuse, mon expression se fait plus mauvaise, les traits quelque peu marqués d'une rage contenue. Ainsi donc les enfants d'Apollon veulent-ils lever leurs armes face aux Saints, hm ? Intéressant. Trèèèèèèèèès intéressant. Heh, avis partagé. La remarque me reste à l'esprit quand l'Épervier évoque l'influence d'Athéna sur les hommes. Mais oui. Ils brûlerons. Que le soleil daigne mettre la scène en valeur de ses rayons ou non, ils brûlerons de flammes inextinguibles, de flammes faites de Vengeance, de Rage, portées par le ressenti des trépassés eux-mêmes.

Et après ?

Oui, l'après. C'était là la grande question. Autant celle que je me pose que celle soulevé par Thivan, d'une certaine manière. Agir main dans la main pour faire tomber la Grande Rêveuse, et puis ensuite ? Ensuite, il n'y aura plus d'ennemi commun face auquel se placer côtes à côtes. Au contraire. Il y aura le butin de guerre, il y aura ce joli tas de cendres fumantes sur lequel reconstruire. Et donc, fatalement, les luttes pour décider de qui mérite ce privilège. J'ai déjà du mal à croire au partage des biens dans ce genre de cas de figure, et ça n'est pas avec un actionnaire tel qu'Arès dans l'équation que j'irais changer d'avis. Il voudra tout, tout pour lui seul. A mes yeux, c'est gravé dans la roche : Il ne s'agit pas tant de s'assurer d'une alliance solide que de percevoir les fragilités dedans pour soi-même la briser d'un geste tonitruant lorsqu'il le faudra, avant que cette occasion soit saisie par le parti d'en face. Mais peut-être suis-je trop pessimiste ? Peut-être. Je le suis sûrement, aussi sûrement que je suis prompt à savoir me raviser si l'avenir me donne tort.

Un peu comme je commence à doucement me raviser sur le cas de Thivan à mesure que l'entretien se poursuit. C'est curieux de voir comme sa position le force à prendre parole plus que jamais. Et il se débrouille, en plus ! Peut-être un peu plus de vie dans la vo-... hm. Chaque chose en son temps, là, c'est viser trop haut trop tôt. Qu'il parle, va. Qu'ils clament leurs arguments, leurs doutes et leurs projets. Je reste ici, en retrait, silencieux, contrairement à mon habitude. J'attends patiemment, mon rictus espiègle qui s'animerait en une rangées de crocs carnassiers dès la première occasion si elle se présente. Mais rien pour le moment. Ce qui devait être dit a été dit, et je n'aime pas répéter vainement. Alors allez-y. Débattez. Et surtout, mesurez vos propos, pensez vos répliques.
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Message Re: [Fin Juin 550] Les oracles causent avec le Pontifex !!! [Bran, Thafnout, Zvezdan et Thivan]   Mer 27 Avr - 23:57
Bran Ruz
"La Réponse"



« Vous êtes la clef. Nous serons comme les chuchoteurs dans l'ancien temps où les druides avaient encore ce rôle … celui de guider et aiguiller les Rois. Comme vous l'avez soufflé, notre alliance ne date pas d'hier. Souvenez vous seulement du soutien que nous avions pu vous apporter à l'époque. Équilibre et vengeance. Ce n'est pas inconciliable. Notre Augure désire cela, rappeler à votre Dieu qu'il est certes le Carnage et la Guerre mais … et grâce à la lumière de Lug, il est aussi le Protecteur des Moissons, le Civilisateur. »

Un sourire mutin aux lèvres se dessinait progressivement sur ce visage d'ordinaire si inexpressif. Quelque chose faisait renaître cette part d'humanité qu'il croyait perdu. À moins que cela soit tout autre chose ? Ce n'était pas important. Bran ne se complaisait pas dans le passé, il en avait juste tiré des leçons et des enseignements. Oui, Thivan l'avait très bien comprit, il était fait de ces Ténèbres un Corbeau de Sang. La « Réponse ».

« Père de la Victoire, Dieu Mars, déité du printemps qui aide au renouveau … synonyme de jeunesse, mois où les princes s'en vont en guerre. Moi j'annonce la Mort du Soleil, comme il faut quelqu'un pour le rappeler chaque matin … Nous ne désirons rien de plus qu'une oreille attentive. »

Il y avait cette nouvelle personne qui était rentrée en scène, ombre parmi les ombres, se tenant en majesté aux côtés du Pontife. Bran prêta une oreille attentive à ses propos, notant tout ce qu'il y avait à noter. La Guerre était complexe, la Guerre était un art et ces guerriers tout auréolé de sang et drapé du voile de Vengeance semblaient tous à même d'en saisir les quelques subtilités. Il y avait toujours un prix à payer.

« Je pense avoir répondu à votre interrogation … Cardinal sans-nom. »

Ironisa t-il en se tournant légèrement vers Oropher qui ne s'était pas présenté. Un petit trait d'humour sans importance, léger, peut-être trop. Le Corbeau Rouge n'était pas très doué pour faire de l'humour. Dans tous les cas, il continua son petit discours, non sans chercher quelque chose dans le noir. Ses sens en alerte pour une raison qu'il ignorait lui-même. Un trouble, léger, comme un souffle. Un soupir.

« Permettez-moi à présent de vous en énoncer une. J'aimerais savoir quels sont vos liens avec les Enfers ? Le Puissant Arès et Thanatos se sont retirés avec l'une des nôtres et j'avoue être curieux de la finalité … de la chose. Les Ténèbres ont-elles elles aussi renoué d'anciens liens comme par le passé ? La Triple Alliance du Sang de la Lumière et des Ténèbres est-elle sur le point de renaître ? »

Ses yeux verts émeraude se posa tour à tour sur les différents protagonistes pour finalement se concentrer sur le principal intéressé. Les négociations allaient bon train, si d'aventure on pouvait les qualifier ainsi. Au moins ne percevait-il pas que de la méfiance chez ces guerriers. La curiosité était une bonne chose.

« Finalement, cela fait plus d'une question … »

Son rire éclata, comme une musique. Grave, sombre mais mélodieuse.

« Bien, nous avons de grandes choses à accomplir en ce Monde. Vous êtes des auteurs, nous, des spectateurs, certes. Seulement, si nous sommes ici aujourd'hui c'est qu'il est temps pour nous, Oracles, de prendre notre envol, cela, vous l'aurez comprit. Nous sommes ici pour vous aider, vous canaliser aussi. Vous êtes la Clef, nous sommes la bouche qui murmure. Entendez-nous, écoutez-nous. »





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    "Et pendant que d’autres célèbrent le jour le plus interminable de l’année… nous allons secrètement nous réjouir du retour des longues nuits"
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Message Re: [Fin Juin 550] Les oracles causent avec le Pontifex !!! [Bran, Thafnout, Zvezdan et Thivan]   Jeu 28 Avr - 1:34
La parole du Pontifex allait droit au but. Thafnout ne comptait pas y répondre dans l'immédiat, se déchargeant de cette responsabilité au Druide qui savait mieux parler que lui dans ce genre d'affaires. Que fais je ici ? Il s'était posé la question avant de comprendre que la réponse était venue d'elle même avec l'approche de celui qui se tenait auprès de Thivan depuis le début. Bien des questions étaient posées mais elles pouvaient être simplifiées par une simple demande : Que m'apportez vous ? Que demandez vous ? Au lieu de cela, la discussion partait dans des postures philosophiques qui dépassaient lourdement les principes assez simples du Condor de Notos.

Au moins, on avait accepté ses excuses. Il n'avait d'égo que lorsque l'on portait atteinte à l'honneur d'Apollon, le reste - surtout sa propre personne - ne le concernait guère. C'était alors le moment choisi pour Zvezdan d'accepter à son tour les excuses. Mais ce qui plaisait au Nubien, c'était le silence qui suivit cela. Ses pulsations impliquaient une certaine excitation à ce qui se présentait ici même. Mais il restait silencieux... Songeur, le Rapace reculait lui aussi d'un ou deux pas afin de laisser Bran Ruz négocier cette paix entre les deux peuples.

C'était alors que l'Epervier posait la question sur les Enfers. C'était une surprise que le Druide abordasse les choses de manière si directe... Si ce dernier abordait le lien entre les Enfers et les Berserkers, c'était dans le but de vouloir instaurer une étrange alliance. Ses sourcils fronçèrent pendant quelques instants à cette simple évocation. En effet, le Nubien n'était pas le plus favorable à un rapprochement avec les Fils de Nyx, il ne voyait pas où pouvait se trouver le bénéfice d'Apollon dans cette affaire. Nous en discuterons plus tard, Epervier. Silence. Le jeune Africain tenait à garder cela pour lui pour un moment. Si se rapprocher des Berserkers était une évidence, il n'en était pas de même avec les Spectres.

Une fois plus en retrait, il assistait à ce spectacle d'ombres qui était loin des visées du Condor. Comment les choses allaient s'amorçer ? Il ne le savait pas encore personnellement mais il discuterait posément de cette histoire avec les Spectres quand ils quitteraient les lieux. Tout cela n'était reporté que de quelques jours.





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Message Re: [Fin Juin 550] Les oracles causent avec le Pontifex !!! [Bran, Thafnout, Zvezdan et Thivan]   Ven 29 Avr - 2:50
La voix qui s’élève dans l’ombre ne fait pas un instant sourciller le Pontifex, il sait une poignée de seconde avant les autres qu’Oropher viendrait s’imposer dans la danse. Pas une réaction ne se lit sur son visage, il n’a pas l’air d’approuver les paroles, ni l’air de les contredire. Au fond pourtant, il entend chaque mot, chaque syllabe, comprend et analyse. Jamais encore Thivan n’avait eu l’occasion de parler de ce genre de sujet avec la Famine, mais du moins il constatait silencieusement que celle-ci pensait la même chose que lui, argumentant par ses paroles celles si énigmatiques du représentant d’Arès.

Mais le Corbeau de Sang est intelligent. Fin orateur, du moins a sa manière, et sait comment parler face aux Berserkers. Non que Thivan soit grand friand de l’histoire son camp – ou de l’histoire en général – il écouta avec une certaine attention détaché ces noms qui désignaient son dieu sous un jour plus… lumineux. Néanmoins à ses yeux, les alliances passées, les actions qui s’en étaient suivies ne représentaient pas grand chose. Nul intérêt même, cela ne semblait guère entrer en ligne de compte. Les mots qui suivirent cependant eurent plus de poids à l’esprit du Pontifex, qui comme à son habitude garda un lourd silence accompagné de ce regard froid et dénué de vie, plongé comme deux abysses dans celui de l’Epervier. Ainsi donc, tel était le rôle vu par les Oracles ? Guider les Berserkers sur un chemin plus équilibré, certes ponctué par le souffle de la vengeance, mais éclairé néanmoins par le lumineux Apollon.

« Une oreille attentive… »

Le murmure du Pontifex se perd dans l’écho de son chuchotement caverneux. Des mots s’échappant d’entre ses lèvres sans vraiment lui demander son avis, exprimant par là même la direction que prenaient ses réflexions et ses pensées. Celles-ci semblèrent si intenses qu’il entendit à peine et ne réagit point à ce qui sembla être un trait d’humour de la part du Corbeau de Sang. Quand il releva les yeux, l’azur sembla s’illuminer faiblement, démontrant l’intérêt éveillé du Maitre du Dédale. Mais pouvait-il vraiment se permettre de révéler ce que le Seigneur Arès avait réellement fait dans les Enfers juste après son départ de Kiev ? Soit, il ne dirait pas grand chose, juste ce qu’il jugea suffisant pour tarir l’interrogation qui leur était retourné. A son tour, miroir du Corbeau, un soupir ponctue le début de ses paroles.

« Il semblerait en effet que les Ténèbres se soient jointes au Sang. Les tenants et aboutissants de cette rencontre néanmoins restent encore mystérieux et je ne pense pas que l’on puisse appeler encore ça une réelle alliance. Mais l’entente demeure, il est vrai. »

Des détails que seul lui détenait, qu’il ne prit pas la peine d’énoncer. Le juste compromis, une réponse à l’interrogation du Corbeau, certes évasive, comme l’était en vérité cette alliance avec les Enfers restée bien nébuleuse. Néanmoins, l’ignorance de ces quelques détails n’a pas l’air de le troubler plus que d’ordinaire. Si d’aventure des projets devaient se concrétiser – peut être plus tôt qu’il ne voulait bien l’avouer – la présence des Spectres n’était pas nécessité absolue. Un rire s’échappe comme une mélodie. A nouveau, il semble qu’une forme d’humour soit évoquée, mais bien qu’il ait écouté chaque parole, le Pontifex ne prétend guère la comprendre. Son visage reste de cet éternel marbre de jeunesse et de vie avortée, une froideur glaciale qui même dans une situation positive comme celle-ci ne semblait ressentir que l’absolu vide du néant. Bien vite, il occulte cette seconde pour répondre.

« A vous entendre, les Berserkers se devraient-ils d’écouter seulement les sages paroles des Oracles, tels des pantins dénués de réflexion et que l’on manie à la perfection ? Peut être ai-je mal compris vos propos, Corbeau de Sang, mais je dois vous mettre en garde : nous ne sommes pas que des guerriers bons à foncer tête baissée. Et peut être l’avez-vous remarqué. » Bien rarement, pour ne pas dire jamais, Thivan se permettait de défendre ce qu’il représentait. Non qu’il en ait assez que l’on prenne les Berserkers pour des imbéciles de premier ordre – cela lui passait bien au dessus de la tête – il jugeait cependant fort important de mettre ce détail en évidence : ils n’étaient pas des soldats manipulables. L’espace d’un instant, ses pupilles vibrèrent d’une nouvelle intensité : plus froide oui, mais nettement plus vivante. Une vivacité qui s’éleva pour mieux retomber une seconde après. Une illusion ? Cela y ressemblait pour ceux qui n’étaient pas observateurs. « Néanmoins, les conseils avisés ne sont pas mauvais à prendre. La vision des Berserkers s’obscurcit par le sang. Si la lumière peut nous éclairer tel un phare, guidant nos yeux et aveuglant ceux de nos ennemis, alors l’aide est toute bénéfique. La vengeance sur Athéna est le but premier du Seigneur Arès. Le sang des Hommes, lui, n’est cependant pas encore sur la balance des enjeux... »

Une menace ? Non. Une évidence. Celle qui stipulait qu’une fois Athéna évincée et les Hommes laissés sans protection, les combats pour la suprématie ne tarderait pas à se manifester. Bien qu’en l’occurrence, Arès n’avait pas l’air de s’y intéresser plus que cela. Thanatos, et par lui Hadès, voudrait cependant surement plus… mais ça, c’était une page que le Destin s’empresserait de lire alors à l’avenir. Le temps présent, lui, racontait une autre histoire.

« Nous verrons alors si la lumière d’Apollon sera à même de calmer l’ardeur d’Arès. En attendant, nous pouvons être cette oreille attentive et vous aider sur ce but qui nous est commun. »

Car c’était tout ce qu’il était possible de proposer. L’avenir était flou et incertain. Cependant, sans réelles convictions mais poussé par la petite voix de son instinct, il semblait à Thivan que cette alliance pouvait ne pas se terminer avec la simple chute d’Athéna. Quelque chose de plus profond les liait. Civilisateur. Guide. Qui sait.
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Message Re: [Fin Juin 550] Les oracles causent avec le Pontifex !!! [Bran, Thafnout, Zvezdan et Thivan]   Sam 30 Avr - 2:13
On lui demandait son nom.

Un léger sourire savant fut arraché avec violence des lèvres du Cardinal. Ce dernier n'était pas véritablement un mauvais perdant. Avec simplicité, le roi ruiné se contentait de tirer les conséquences de cette omission et de répondre à cette joute verbale que l'on venait de lui offrir. Rester dans l'ombre pendant si longtemps avait peut-être laissé quelques traces abruptes dans ses paroles. Il n'en savait rien et n'en demeurait pas moins silencieux qu'à l'habituel, quand il le désirait réellement du moins. Son identité avait traversé ses lèvres comme il en avait crée un contrat; un nom portait bien son lot d'appréciation, comme il connaissait désormais le visage et l'appellation des deux Oracles.

"Oropher de la Famine. Il me tarde de découvrir la volonté du protecteur des Moissons en ce cas."


Ni plus, ni moins. L'antithèse était feintée en ces brefs mots. Probablement l'expression utilisée pour désigner la divinité masculine de la Guerre n'avait guère plu au Cardinal de la Famine. Le reste était bien moins évident et pourtant bien plus concret sous son laconisme sous-jacent; Oropher percevait en quelque sorte sous ces paroles une tentative d'alliance qui pourrait les museler. A cela, il rejoignait parfaitement les dires de l'ancien Cardinal de la Pestilence; à l'entendre, les Berserkers étaient ramenés à l'état d'animaux indomptés pour l'heure. Et Oropher était un être très fier, rancunier, tant sur sa personne que sur les dires portés à l'égard de ses confrères et consœurs d'armes.

Le changement appelait au bouleversement, et le bouleversement créait son impact néfaste au gré des acteurs intervenant au fil du temps. Le calme, lui, attendrait certainement le prochain Pontifex ainsi que son éventuel aspect positif. Encore leur faudrait-il être grand gagnant dans cette histoire, mais la prise de risques n'était-elle pas un caractère familier pour tout serviteur d'Arès? Finalement, bien que son avis était difficilement perceptible dans cette froideur, le celte était plutôt favorable à cette alliance. Contre les Saints, Berserkers et Oracles n'avaient guère le choix. Dans tous les cas, il était appréciable qu'un émissaire soit venu en cette occasion. Il lui semblait qu'à l'heure actuelle, ce fut plutôt le contraire.

Une question restait en suspens néanmoins: Si Bran Ruz avait rappelé le rôle d'Apollon sur Arès, leur influence sur leur envol, qu'en était-il de son propre dieu? A dire vrai, Il semblait littéralement exclu de cette conversation reflétant les impacts et les bénéfices de chacun. Le dieu du Soleil était étrangement "à part". Tel qu'il l'évoquait ainsi, aux yeux bleus de l'ancien celte, il lui semblait davantage être un spectateur plutôt qu'un acteur, et le contraire en était appelé ainsi de même. Finalement, le Berserker s'était reculé de quelques pas. Bientôt, les chuchotements parvinrent à l'oreille du Pontifex en guise de dernières paroles. Leurs opinions convergeaient à n'en pas douter, les murmures de Thivan eux-même avaient trahit ses réflexions, mais Oropher ne pouvait s'empêcher de voir en ces personnes des Loups à peine déguisés. Et avec ces bêtes, on en prenait généralement que leur agressivité cachée sous quelques vertus auto-attribuées. Penché près de son supérieur hiérarchique, il lui glissa ses réflexions:

"Si le Sang appelle nécessairement à l'impulsivité, il incline également vers une ingéniosité que la raison, insensible à son plus bel état, ne peut suivre dans son aspiration. Prenez garde Pontifex, les paroles sont fortes, attirantes mais les motivations souvent moindres."

Tout ce qu'il leur restait à faire était de contempler, ou mieux, de tester la volonté de ses hommes parés de plumes et d'artifices faits d'or. Son regard croisa celui du Cardinal de la Guerre dans un ironisme capté que de lui. Certains sujets étaient appelés à rendre le silence sous peine de se voir dévorer par l'ignorance, et cet instant en était un précisément. La Famine ne pouvait répondre à l'heure actuelle, car il ignorait encore beaucoup de choses sur les relations entre les Enfers et eux-mêmes, si ce n'est qu'un bref échange avait eu lieu entre les deux divinités. De toutes évidences, leur décision était prise et les paroles de Thivan avaient scellé cet accord sans grand étonnement. Lorsque l'on parlait d'Athéna, la puissance de frappe comptait bien plus pour ces camps affaiblis et ravagés par cette dite sagesse que l'on attribuait à elle. La cruelle Pourfendeuse.


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Message Re: [Fin Juin 550] Les oracles causent avec le Pontifex !!! [Bran, Thafnout, Zvezdan et Thivan]   Lun 2 Mai - 1:51
Le Protecteur des Moissons. Le Civilisateur.

Quand ces titres sont énoncés, je ne peux réprimer un léger rire tandis que l'image d'Arès se rappelle à mes sens. Pas que je doute des paroles de l’Évêque, mais entendre tels mots associés à la divinité de la guerre quand on l'a vue telle que j'ai eu l'occasion de la voir, ça ne manque pas d'arracher de francs sourires.

Peut-être l'alliance Oracles-Berserkers fut fructueuse à une époque que nul n'a connu ici, peut-être Arès fut un temps plus mesuré. Peut-être, oui. Plus encore, oui, tout ceci est vrai, je le conçois. Mais tout autant que c'est vrai, ces faits sont aussi et surtout les vestiges d'un passé désormais révolu, d'un passé dont on tente de nous rappeler la douceur à nous qui n'avons connu qu'Arès le Destructeur. Une oreille attentive ? Oui, certes, mais pas aux contes et aux récits.

Et pourtant, mon attention était toute portée sur le discours sous-jacent, sur ce que ce rappel du Dieu Mars amenait avec lui. J'écoute, et si le rictus ne se dérobe pas à mes trait, mes sourcils eux se froncent faiblement à mesure que les mots de l'Épervier s'écoulent. La lumière de Lug, hein ? Tseh. Reste à savoir si cette lumière doit éclairer notre chemin ou nous aveugler le temps qu'un collier soit porté à nos cous. J'y pense un temps, yeux dans le vide, l'air songeur, quand la réplique d'Oropher me sort de ma torpeur en un sourire amusé. Ca, puis ensuite le questionnement de Corbeau. Les enfers. Tout cela reste flou, oui, et sûrement que cela le restera encore un temps avant de se préciser. La réponse de Thivan allait en ce sens tant elle était élusive. Mon regard se fait plus perçant à la mention de cette Oracle... Cette Celestia ? Elle serait donc revenue d'entre les morts ? Curieux. L'information me taraude une poignée de secondes, puis se poursuit de suite après le discours de l'envoyé d'Apollon, et de nouveau, - cette fois-ci sans le trahir de quelconque manière – mes doutes et réticences refont surface.

Eux, enfants du soleil drapés dans les ombres, sortes d'éminences grises bonnes à guider l'arme Berserker, puissante mais capricieuse, dangereuse. Hm. Peut-on vraiment leur donner tort, ceci dit ? Peut-on. Ne serait-il pas d'une immense malhonnêteté que de démentir le facteur carnage qui entoure chaque action menée par nous autres ? Et eux... Eux. Je ne sais pas encore s'ils faut les voir comme une main tendue vers la rédemption ou comme d'habiles maîtres marionnettistes. Suivre un chemin commun plus longtemps que vers la chute d'Athéna ? Se laisser guider vers des sentiers plus lumineux, moins sauvages ? L'idée me caresse l'esprit un moment, calme les battements d'un cœur jusqu'ici rythmés par les promesses de Vengeance sur les Saints. Ca brise quelque peu mon scepticisme de base quant à l'avenir sur le long terme vis-à-vis de nos deux ordres. Un espoir. Une échappatoire. Inespérée, difficile d'accès, mais bien là, présente. Ca n'est pas dénué d'un certain charme, j'imagine.

Mais je ne suis décidément pas le seul à craindre les ronces de cette si belle rose. La perspective d'un carcan fait de lumière ne semble pas plus agréable au Pontifex, qui d'une tirade que je ne lui aurais pas soupçonné il y a de cela quelques jours vient mettre les choses au clair quant à cette possibilité. J'observe la scène, sourcil arqué, pour finalement secouer la tête de droite à gauche, yeux fermés, les lèvres fendues en un sourire contenté. Sans me presser, je me décolle de mon coin pour avancer doucement vers les deux autres Berserkers, les traits marqués par mon habituelle insouciance.

Le futur proche comme lointain se pare de ses plus beaux atours, il semblerait.
Équivoque, c'est lâché sans réelle cible, d'un ton innocent. Une alliance, et avec elle, la promesse de faire chuter Athéna dans un premier temps, et peut-être plus tard d'apaiser l'ire du Dieu Destructeur. C'est beau. C'est flou, incertain, mais ça donne envie d'y croire. Ce flou comme cette incertitude ajoutent en intérêt à la chose, attisent mon côté joueur. Un instant, j'accorde un regard au Condor plus en retrait, curieux de savoir ce qui passe dans cet esprit, de voir quoique ce soit se dessiner sur ce visage fermé à toute lecture. Juste une seconde, j'ai relevé une mince réaction à la mention des Enfers. Hm... Anodin, je garde cependant ça dans un coin de ma tête, mes yeux qui balaie une nouvelle fois la pièce pour croiser ceux d'Oropher, mes oreilles elles aussi tournées vers son discours. Sans un mot, j'acquiesce, une lueur malicieuse au fond des pupilles. Si prudence est toujours de mise, l'alliance semble désormais scellée, dirigée vers le plus sain des objectifs : faire tomber la prétendue porteuse de Sagesse.

Bien. J'ai très personnellement vu et entendu ce dont je tenais à être témoin. Ne reste qu'à espérer des jours plus lumineux pour nous autres qui pouvons désormais compter sur les envoyés de l'astre solaire. Je quitte donc la pièce avec l'espoir d'une collaboration fructueuse doublé de la promesse de tous mes efforts pour que les choses aillent en ce sens. Messieurs...

Et d'un pas léger, me laisser porter vers la sortie, un sourire espiègle aux lèvres. La tournure des événements me plaît. Lentement, les armes se dressent face au Sanctuaire, et bientôt, elles iront s'empaler dans le rêve utopiste de ces éveillés qui portent en fin de compte bien mal leur nom. Rassuré à la fois sur la compétence de Thivan quant à sa nouvelle attribution et sur le devenir de ce rassemblement, je m'en vais avec une claire satisfaction au visage, investi d'un enthousiasme renouvelé.

Elle approche. Lentement mais sûrement, la Guerre approche, accompagnée de son lot d'horreurs et de bienfaits.
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Message Re: [Fin Juin 550] Les oracles causent avec le Pontifex !!! [Bran, Thafnout, Zvezdan et Thivan]   Mer 4 Mai - 9:16
Bran Ruz
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Tout avait été dit, ou presque. Cette entrevue avec les Berserkers, fort fructueuse et instructive pour eux, Oracles, avait de quoi enchanter Bran Ruz. Il savait bien qu'ils n'étaient pas que des hommes et des femmes assoiffés par le sang et l'appel aux armes. Quelque chose de plus noble animaient ces derniers, cela il pouvait le sentir aussi. Jamais le Corbeau Rouge avait douté du bon déroulement de cet échange. Il aimait et appréciait leur essence, se trouvait proche d'eux, sous bien des façons. Entre tous les Oracles présents à Kiev, il avait été le seul à avoir été touché à ce point par la main divine d'Arès. Si l'expérience lui avait laissé un goût amer, ce n'était que parce que quelqu'un lui murmurait encore ce qui était bien ou mal. Ô le seul regret qu'il avait eut, c'était d'avoir blessé Aedan.

Tour à tour ses yeux de prédateur se posèrent sur les différents protagonistes. Comme pour les évaluer, comme pour conclure ce qui avait été dit. Ajouter quoi que ce soit serait inutile et superflus. Ils avaient répondu à leurs interrogations. Les Ténèbres comme probables alliées, une oreille attentive mais pas que … des pantins ? Bien sûr que non et il allait leur prouver cela sous peu.

Sans attendre il s'inclina, le discours de Zvezdan le faisant réagir. Enfin. Il releva son capuchon sur sa tête, se détourna de l'assemblée pour s'adresser une dernière fois à tous le monde. À son compagnon également. Ces mots le concernait.

« J'attendrais dans l'ombre l'heure du départ. Je vais me joindre à vos forces. Thafnout, tu diras à notre Augure ce choix qui est le mien, le sien … J'accompagnerai les Berserkers. »

Après quoi il quitta simplement la pièce, se fondit dans l'obscurité. Imprégné de cette odeur de sang qui ne le quitterait plus. Sur son palais, déjà, le goût du Sang. La Guerre approchait et il allait se faire une joie de la contempler dans sa plus éclatante et sanglante splendeur.
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    Merci à mon neveu pour la signature ♥️

    "Et pendant que d’autres célèbrent le jour le plus interminable de l’année… nous allons secrètement nous réjouir du retour des longues nuits"
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ThafnoutavatarArmure :
Condor de Notos

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Message Re: [Fin Juin 550] Les oracles causent avec le Pontifex !!! [Bran, Thafnout, Zvezdan et Thivan]   Ven 6 Mai - 3:08
Alignement
Mission diplomatique

Silencieux. Le Nubien restait en retrait alors que les pièces de cet échiquier se mettaient tranquillement en place. Oh bien évidemment ! Les aspirations des uns et des autres n'étaient pas de la même nature. Pour une nouvelle fois, les deux forces travaillaient ensemble, cela simplifiait la chose. Il écoutait donc les paroles qui se suivaient dans une litanie qui le fatiguait un peu. Ne souhaitant pas participer à une chose qui regardait les puissants. Ceci étant dit, certaines informations déplaisaient au plus au point au Condor de Notos. L'idée que les Spectres soient si proches du jeu était une chose qui ne lui plaisait pas, un léger rictus de mécontentement s'échappait de ses lipes au moment de la confirmation du Pontifex en personne.

Tout cela était pour le moins étrange. Trop simple. Levant la tête en direction de l'Epervier, il entendait ses mots mais il était clair qu'il avait oublié l'insulte que les Spectres avaient pu commettre... Ou, alors, la supercherie était à un niveau dont il n'avait pas connaissance. Il s'expliquerait avec lui lors de leur prochaine rencontre. Puis, l'inconnu se présentait enfin. Oropher. Famine. Ce titre lui rappelait des souvenirs assez amers mais ce n'était pas le lieu pour donner ses sentiments. Ses battements cardiaques indiquaient au Nubien qu'il avait une sorte de défiance, il sentait des tiraillements mystérieux qui invitaient à le prendre en considération le moment venu.

Enfin, ce cher Zvezdan prit la parole. Paradoxalement, Thafnout appréciait le style de ce dernier. Faisant une révérence, une fois l'accord validé au moins oralemet, les choses étaient donc finies pour toutes les parties. Il se retirait donc pour retourner chez lui. Laissant tout cela derrière lui...

Arrow Rome





Justice without a great cause begets nothing more than slaughter
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Message Re: [Fin Juin 550] Les oracles causent avec le Pontifex !!! [Bran, Thafnout, Zvezdan et Thivan]   Dim 8 Mai - 16:12
Alors il n’y avait rien à rajouter. Les paroles du Pontifex concluaient l’accord, un contrat solennel observé par de nombreux yeux à cet instant. La méfiance était toujours de mise, elle le sera toujours, car telle était l’une des caractéristiques des Berserkers. On avait tendance à sous estimer leurs pensées et leurs agissements, que sous le couvert de la soif de sang nulles réflexions ne naissaient. Mais même le plus froid des hommes, le plus dénué d’humanité comme l’était Thivan savait faire preuve de pensée quand cela se révélait nécessaire. Il l’avait apprit, l’avait compris et son nouveau rôle désormais le poussait à agir en ce sens. Il était le chef des armées, plus le combattant qui pouvait se permettre de simplement obéir. Et si nul orgueil n’en ressortait, une forme de responsabilité elle se développait. Faible, infime pour un homme tel que lui, mais bien présente. Les mots d’Oropher, murmurés à son oreille pour que seul lui les entendes le fait acquiescer doucement, sans donner plus de réponse. Il n’y en a pas besoin, la Famine sait que son Pontifex l’a entendu. Et les mots sont vrais, à cela Thivan y avait déjà songé.

Les protagonistes s’éclipsent les uns après les autres. Un simple regard à Zvezdan suffit pour Thivan à lui faire comprendre qu’il l’a lui aussi entendu. Premier à partir, le premier aussi à qui il révélerait ses plans pour les jours à venir. Le Seigneur Arès avait parlé, il avait ordonné. Les choses se mettaient doucement en place, et à dire vrai, l’alliance avec les oracles tombait à point nommé.

« Votre soutien est le bienvenu. » Froide voix qui est la sienne, mais toujours cette vérité simple et dénuée de malice. Le regard d’azur se plante alors sur le second Oracle qui s’avance vers les ombres sans un mot, près à s’en aller. « Portez nos salutations à votre Augure. » Un murmure qui résonne dans les profondeurs du Dédale jusqu’aux oreilles de l’aveugle. Des mots qui sonnent bien rarement dans la bouche de Thivan, une politesse qu’il a fini par apprendre quand il s’en souvient. Si de bonnes ententes devaient être respectées, alors autant ne pas les laisser s’enliser par de stupides erreurs, même si, aux yeux du Pontifex, tout cela était sans importance. Les actes avaient toujours plus parlé que les mots. Et en cela, la présence du Corbeau de Sang resté à leurs côtés pour combattre, c’était là une première preuve de la mise en place de cette alliance. A voir ce que le Destin réservait, quand la Sagesse tomberait enfin sous les coups du Sang et de la Lumière.

Citation :
Fin du rp donc !
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Message Re: [Fin Juin 550] Les oracles causent avec le Pontifex !!! [Bran, Thafnout, Zvezdan et Thivan]   
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[Fin Juin 550] Les oracles causent avec le Pontifex !!! [Bran, Thafnout, Zvezdan et Thivan]
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