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 La Fleur de l'Ouest [Solo - Entraînement]

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Message La Fleur de l'Ouest [Solo - Entraînement]   Jeu 28 Avr - 12:37
Si ce corps n'était pas le sien d'origine, la conscience qui l'habitait, elle, lui appartenait véritablement. L'amour qu'il avait toujours porté aux Hommes n'avait pas été altéré par le temps. Et aider son prochain restait et resterait son unique priorité. Ainsi, alors qu'il parcourait les routes pour rejoindre Rome et la Tour des Vents, son périple prit une étrange tournure. Une famille posée sur le bord du chemin. Une enfant, apparemment mal en point, qui semblait bénéficier des soins de sa mère tandis que son père, visiblement inquiet, laissait son regard virevolter de sa fille à la route, comme s'il attendait quelque chose. Suffisamment d'éléments le poussant à s'approcher d'eux.

Le père semblait pâlir à mesure qu'Asclépios approchait. La main posée vers l'intérieur de son sac remuait faiblement. Le médecin comprit derechef que l'homme était armé. Dague, poignard. Qu'importe, il était visiblement prêt à s'en servir s'il l'estimait nécessaire. Mais ça ne le serait pas. S'arrêtant à distance raisonnable, il s'appuya légèrement sur son bâton comme pour se reposer. Le voile cachait le bas de son visage et Esculape, sa couleuvre, siégeait sur le manche improvisé de son bâton de marche. Cela pouvait inquiéter, il en avait conscience. Ce pourquoi il leva le bras gauche, main ouverte, afin d'apaiser la situation. Son regard pourpre s'était posé sur la fillette derrière. Il reconnaissait les signes de la fièvre.
    - N'aie aucune crainte, je ne suis pas un voleur. Ton enfant est malade, n'est-ce pas ? Je peux l’ausculter, si tu le désires. Je suis médecin.

L'homme hésitait. Mais avait-il le choix ? Il donnait l'impression d'attendre quelque chose. Peut-être un renfort ? Un signe qu'il pouvait se fier à lui, peut-être ?
    - Mon devoir est d'aider ceux qui sont dans le besoin. Je ne te prendrais pas d'argents, rassure-toi. Elle a l'air de souffrir.

Les traits tirés, elle grelottait alors même que la température du jour était tempéré, signe de fièvre. Elle gémissait de douleur. Les râles faisaient sursauter l'homme à chaque fois qu'il les entendait. Ce fût finalement la mère qui, levant le regard vers eux, trancha.
    - Laisse-le s'approcher. Tu vois bien qu'elle souffre. Et le médecin n'est toujours pas là. On ne peut plus attendre. Approchez, je vous en prie. Si vous êtes médecin, soignez mon enfant !

Ignorant le père, Asclépios s'approcha des deux êtres derrière lui. Sans se préoccuper plus de cela de la mère, il se pencha directement vers la fillette. Bâton posé au sol, Esculape s'en était détaché pour se poser aux côtés de son maître. Main posée sur le front, la seconde attrapant la main de la gamine, il fermait les yeux. Une simple onde de Cosmos, presque indétectable, sonda le cœur de l'enfant. La conclusion fut immédiate. Il reposait lentement la main de l'enfant sur le sol, attrapant son sac dans l'instant. Les parents étaient autour de lui, n'osant intervenir. N'osant pas interrompre celui qui semblait si sûr de lui. Il en ressortit quelques herbes, enfermées dans une sorte de récipient hermétique, qu'il tira de là pour les mêler à un peu d'eau versé quelques instants auparavant dans un petit bol en bois. Prenant soin de les écraser tout en les mélangeant au liquide, il prit quelques minutes pour améliorer sa substance. Enfin, lorsque le liquide eut la teinte attendue, il ouvrit avec douceur la bouche de la fillette pour en verser l'eau aux herbes, la forçant à déglutir.

Le père allait poser la main sur l'épaule d'Asclépios mais fut arrêté dans son élan alors que les râles de sa fille cessaient. Surprit, une bouffée d'espoir apparut sur son visage. La femme, en larme, prit sa fille dans ses bras. Le père fit de même. Ce n'était pas terminé pour autant mais cela, ils ne le savaient pas encore. Ils commençaient à le remercier, les yeux embués de larmes. C'était inutile.
    - Je n'ai fais que calmer sa douleur. D'ici quelques minutes, sa fièvre descendra. Elle sera soulagée. Mais ce ne sera que temporaire. Sa maladie l'emportera si je ne parviens pas à la soigner réellement. Nous devons parler !

Une fois encore, il ne prenait pas de gants pour annoncer les nouvelles. Il était médecin, il traitait les symptômes. Mais apprendre à annoncer les nouvelles, qu'elles soient bonnes ou mauvaises, n'était généralement pas sa spécialité. Il devait leur parler. Car leur fille allait mourir. Très bientôt.
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Message Re: La Fleur de l'Ouest [Solo - Entraînement]   Ven 29 Avr - 18:01
Il avait laissé la femme et la fille, s'éloignant de quelques mètres afin de discuter avec le père. Il venait de leur prouver qu'il s'y connaissait et espérait ainsi pouvoir discuter sans avoir à convaincre de son réel savoir-faire. Perdre du temps en palabres n'était pas quelque chose de très utile, surtout lorsque la vie d'une enfant en dépendait. Esculape était resté en poste près de la famille, à distance raisonnable afin de ne pas les effrayer outre mesure. La présence d'un serpent albinos au regard de braise, mesurant plus d'un mètre, n'avait forcément pas qu'un impact positif auprès des mortels.

Hors de portée des oreilles indiscrètes - il n'y avait rien de pire que la peur d'une mère pour empêcher les médecins d'agir comme il le fallait - il resta un instant pensif. Il avait cerné le problème et connaissait la solution. Les herbes du coin ne lui étaient pas inconnus et il savait dans quelle zone chercher pour les obtenir. Mais cela prendrait peut-être un peu de temps à trouver et il n'avait aucune garantie que la maladie n'emporte pas la fillette avant son retour. Il fut tiré de sa mini torpeur par le père.
    - Merci... Merci beaucoup. Je... Nous ne savions plus comment réagir. Un ami est parti chercher un médecin dans un village à proximité. Mais il n'est toujours pas revenu. Quand elle a commencé à hurler de douleurs, j'ai eu peur. Peur de la perdre.

Ses larmes n'étaient pas feintes et il était plaisant d'entendre ces remerciements. Seulement, c'était loin d'être terminé. C'est donc avec une certaine froideur qu'il lui répondit. Il ne voulait pas forcément le brusquer. Ni lui enlever ses espoirs. Mais le plus dur restait à venir malheureusement.
    - Elle va mourir !

Les mots étaient cruels. Mais il n'y avait aucune autre manière de les dire. Il fallait que cet homme connaisse les risques. Les illusions étaient exclues en médecine. Seuls les faits comptaient.
    - Mais je suis en mesure de la soigner si je parviens à mettre la main sur une fleur particulière. On avait coutume de l'appeler "La Fleur de l'Ouest". Je sais où en trouver. Mais il n'est pas dit qu'elle survivra le temps que je revienne. Sauf si tu m'écoutes attentivement. Je vais la plonger dans un état de sommeil profond. Cela ralentira le mal qui ronge son corps et son âme. Il te faudra veiller à hydrater son corps. Humectes-lui les lèvres, éponges son front. Quelques gouttes suffiront. Mais il faut le faire régulièrement. Je tâcherais de faire vite. As-tu compris ?

Il bégayait. Bafouillait. Mais semblait comprendre. C'est sans plus de cérémonie qu'il se dirigeait de nouveau vers la fillette. D'un geste de la main, il écarta la mère et reposa le corps sur le sol. Fermant les yeux, il passa sa main devant son visage. Murmurant quelques paroles anciennes, de sa langue natale, il insuffla du pouvoir dans chaque mot prononcé. La respiration de l'enfant s’espaça. ELle ne se réveillera plus que sur son commandement à lui. Ou succomberait à la maladie. Au moins ne souffrait-elle plus. Ne plus perdre de temps désormais. Le père avait apparemment donné les consignes à sa femme. Asclépios ne perdit pas plus de temps, se relevant, et quittant le chemin, son bâton de marche de nouveau en main.

Quelques mètres plus loin, il s'arrêta enfin. Esculape se laissa tomber au sol. Les deux âmes savaient quoi faire. Quoi chercher. Et la couleuvre serait une fois encore le guide. La Fleur de l'Ouest n'était pas spécialement rare. Seulement, elle ne poussait que dans certaines zones particulières. Fort heureusement pour l'enfant, ils se trouvaient précisément à proximité de l'une d'elle. La quête débutait. Ils devaient aller au plus vite.
    - Trouve-là, fidèle compagnon. Il en va de sa vie.


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Message Re: La Fleur de l'Ouest [Solo - Entraînement]   Lun 2 Mai - 19:58
Pour Esculape, il n'y avait rien de difficile à remonter une piste. Connecté à la nature, son esprit semblait être béni d'Apollon lui-même. Le Dieu de la Lumière. Le Dieu du Soleil. Et si en d'autres temps, il aurait été plus aisé pour Asclépios de trouver en un instant la plante ne question, ses pouvoirs n'étaient pas encore suffisamment éveillés pour lui permettre ce petit tour. Il était même frustrant de se voir ainsi limité. Mais pour lui, il ne s'agissait là que d'un simple contre temps. Après tout, il était né humain. Mortel, demi-dieu certes, mais mortel quand même. Et ses dons, ses connaissances, il les avait gagné à force de travail. Un labeur difficile, sous la houlette de Chiron, Maître des Héros. Un travail qui l'avait amené à être appelé "Bienfaiteur de l'Humanité" et qui lui avait fait gagner ses galons de Dieu par la suite.

Il devait se dépêcher. La fillette ne tiendrait sans doute pas jusqu'au lendemain et ce qu'il avait fait ne lui permettait de ne gagner que quelques heures. Le jour baissait. Le ciel se couvrait, lui-aussi. Et il n'appréciait pas cela. Son Père était le maître de la Lumière. Les Ombres ne lui donnaient aucun pouvoirs. Esculape s'approcha de lui. Baissant son regard dans sa direction, il étendit son bras pour lui permettre d'y grimper.
    - Je sais. Je le sens. Nous sommes proches...

Une bourrasque ébouriffa ses cheveux bruns. Il poussa un bref soupir. Ils étaient proches. Mais il ressentait quelque chose. Un pressentiment. A bien y regarder, ils s'étaient enfoncés plus profondément qu'il ne l'avait cru initialement au sein de ce bois. Et là où il ne devrait y avoir que des traces de la nature, des traces animales, apparaissaient d'autres marques plus humaines. Trop nombreuses et trop récentes pour n'être le fait que de simples promeneurs. Il était courant de voir quelques bandits ou autres rebus de la société se servir de lieu comme celui-ci pour se cacher à la vue des autorités. Rester sur ses gardes, voilà ce qu'il ferait. Il reprit la route.

Au détour d'un bosquet, il la vit enfin. La Fleur de l'Ouest. Ses pétales bleues s'ouvraient plus encore le soir. Une fleur des ténèbres. Mais possédant des vertus médicales exceptionnelles. Il en avait découvert les effets bien par hasard, des siècles auparavant. Il allait pouvoir aider la gamine. Et en profiter pour en cueillir quelques-unes pour son stock personnel. Comme il le savait, la fleur n'avait rien de rare. Seulement ses vertus étaient méconnues du grand public. Elles étaient à sa portée. Mais à la lisière de son esprit, il perçut les présences avant même que ses yeux ne les voient. Il s'approcha. Et ils sortirent des ombres. Ils n'étaient pas nombreux, quatre à fortiori. Mais visiblement tous armés. Des brigands des forêts, comme les appelaient certains villageois. Ces bois étaient à eux. De multiples repères à l'abri des regards indiscrets. Sans doute avaient-ils prit la présence d'Asclépios comme une menace. Selon ce qu'il savait, selon ce qui se passait depuis bien des générations, c'est qu'il existait de multitude de petites bandes de ce genre. Rien de bien méchants de prime abord. Sauf lorsque l'on était prit dans une embuscade comme c'était le cas ici. L'un d'eux s'approcha, satisfait de la prise de ce début de soirée.
    - T'as choisi le mauvais coin pour t'perdre, mon p'tit gars. Maintenant, tu vas nous filer c'que t'as. Et vite fait !

Les autres ricanèrent. Asclépios détestait ce genre de situation. Il était médecin, pas guerrier. Les combats, il les exécrait. Et à ses yeux, chaque vie était précieuse. Cependant... La vie d'une enfant était en jeu et il ne pouvait se permettre de la perdre sous prétexte que ces brigands voulaient s'amuser. Ils voulaient des trésors. Il n'en possédait pas. Pas à proprement parler. Eux cherchaient de l'argent. Lui ne possédait que des ingrédients et des baumes médicales. Un autre style de trésor mais que ces bourrus ne sauraient reconnaître à leur juste valeur.
    - Je ne souhaite que cette fleur, là. Laissez-moi la prendre et je partirais comme je suis arrivé. Jamais plus vous ne me reverrez. Votre camp, vos trésors, rien de cela ne m'intéresse.

Il désignait la Fleur de l'Ouest. Il vit dans les expressions face à lui la consternation, l'incompréhension. Les victimes de ces brutes réagissaient sans doute plus rapidement, laissant argents et bijoux avant de fuir, en proie à la panique. L'assurance, la sérénité qu'il dégageait, voilà qui avait de quoi surprendre.
    - Il en va de la vie d'une enfant.

Mais ils ne semblaient pas vouloir se montrer compréhensif. L'un d'eux tira sa dague. Les autres ricanèrent derechef.
    - T'as pas du bien comprendre, mon gars. Que ce soit avec ton argent ou avec ton sang, c'est pas mon problème. Mais tu vas payer. On s'en fout de ta plante. Ou s'en fout de ta gamine. T'es une sorte de médecin, hein ? Tu dois donc avoir de l'argent ! File-le !

Asclépios poussa un soupir, agacé. Sourcils froncés, il ne pouvait plus perdre de temps avec ça. Un éclair éclaircit le ciel. Et le tonnerre se fit entendre l'instant d'après. Les yeux du médecin se levèrent vers les cieux. L'orage, il détestait cela. Symbole d'un passé douloureux. Il comprit la mise en garde. Il le prit comme ceci, tout du moins. Et marmonna ces quelques mots entre ses dents, étouffés par le voile qui masquait son visage, à l'attention du Roi des Dieux.
    - Je ne ferai plus la même erreur, j'ai compris votre mise en garde.

    - Qu'est-ce que t'as dit ? J'capte rien. Bon, tant pis pour toi.

Il s'approcha, menaçant. Il n'eut guère l'occasion de frapper alors que de la pointe de son bâton, Asclépios invoquait son pouvoir. Un souffle glacée balaya la place, apportant avec elle une brume étrange. les hommes s'immobilisèrent de suite, visiblement paralysés par la peur. Mais pas seulement. La brume était en réalité une malédiction du Dieu de la Médecine. Un poison qui venait de tétaniser les muscles de ces derniers. Figés dans la douleur, ils semblaient ne plus être capable d'émettre le moindre son. D'un simple geste de la main, il balaya la brume, dépassa les hommes et cueillit les fleurs qu'il était venu chercher. Finalement, il se redressa et s'approcha de celui qui avait souhaité le tuer pour de l'argent. Un nouvel éclair stria le ciel. Il l'ignora même si chaque particule de son corps réagissait à ce danger potentiel. Il enleva la lame des doigts crispés du brigand. Toujours immobilisé, son regard criait sa peur. Le regard pourpre d'Asclépios se fit plus dur.
    - Je ne voulais que ces fleurs. Maintenant que c'est fait, je repars comme je te l'avais dit. Tu as de la chance que la vie m'importe à ce point. Mon poison se dissipera dans quelques instants. Mais sache que je ne serais pas aussi magnanime la prochaine fois que nos routes se croiseront.

S'il n'aimait pas tuer, ses dons pouvaient lui permettre de paralyser de manière définitive ceux qui pouvaient être une menace. La vie était précieuse mais il existait bien des manières de résoudre un problème. Il fit le chemin inverse, disparaissant à la vue de ces brigands. Il était temps de rejoindre sa patiente, avant qu'elle ne meurt.
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