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 [1ers jours de Juillet 550] L'Éveil des Fléaux [Event Berz]

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Message Re: [1ers jours de Juillet 550] L'Éveil des Fléaux [Event Berz]   Mer 18 Mai - 14:36

Arrivée sur les lieux du charnier, Sunilda stoppa sa course. Ses yeux étaient rivés sur les corps inertes, le désespoir qui put se lire sur leurs visages. Jamais la jeune femme n'avait vu chose semblable. Elle était bien loin du spectacle qui lui avait été donné de voir et d'assister, en personne, lorsqu'elle avait eu à combattre lors des jeux au Colisée. Il y avait tant d'esprits esseulés. Des plaintes assourdissantes. Où qu'elle porte le regard, la Sainte du Cancer les voyait. Ces âmes en perdition, fauchées par les Cardinaux d'Arès.

Elle ne comprenait pas, et ne tenterait pas de comprendre l'absurdité de la Guerre. Il n'y avait rien à comprendre, à connaître à savoir, à appréhender.

Sunilda ! Il faut que tu fasses quelque chose !

Elle regarda la Louve éthérée à ses côtés, sa gardienne, celle qui l'aidait à porter les éplorés aux portes de leur royaume. Que pouvait-elle faire ? User de ses ressources ici et maintenant serait dangereux, la Sainte pourrait blesser les survivants, les combattants, Scorpion Rouge … Son œil améthyste s'accrocha à lui et son armure. Il était là !

« Scorpion Rouge ! »

Elle s'élança, ne cherchant pas à attendre davantage.

« Lesath ! »

Quelque chose attira son attention. Un corps, étendu sur le sol. Encore en vie. Un Saint de Bronze, comme petit Pégase.

Sunilda tu ne peux pas t'arrêter, tu dois combattre, ainsi il survivra !

Poussant un cri de rage, la Sainte du Cancer ferma les yeux.



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Message Re: [1ers jours de Juillet 550] L'Éveil des Fléaux [Event Berz]   Dim 22 Mai - 16:28
Silas était intervenu à temps. Le Dragon avait tout donné dans cette bataille. Et n’eus d'autre choix malgré tout que d'abandonner son camarade Gold seul face à son ennemis. Il était clairement pas de taille, il avait voulu retenir cette menace, mais cette force pesait bien trop lourd sur ses épaules et Dragos fût à deux doigt d'y perdre la vie. La Famine lui avait laissé l'occasion de partir, mais, trop fier, Dragos ne pu s’empêcher d'aller jusqu'au bout. Lâchant son Rozan Sho Ryu Ha sur le cardinal. Mais après cette attaque terrible qui avait vidé le dragon de ses forces, le berserker s'acharna sur lui, comme pour lui montrer que Dragos n'aurais jamais dû laisser passer cette chance, celle de partir vivant de ce combat. Heureusement que le chevalier d'or des gémeaux encaissa la plus grosse attaque pour proteger le dragon, car sinon le bronze ne serait plus de ce monde.
Il se retira alors du combat, remerciant l'armure supèrieure de lui avoir sauvé la vie.
Et sur les marches de l'entrée du sanctuaire, que dragos grimpait pour essayer de rejoindre ses compagnons du loup et du pégase, il n'oublia pas de remercier Athéna pour lui avoir redonné de l'espoir et de la force durant cette bataille.

Pour la première fois, il se sentait être plus qu'un chevalier en armure, plus que de la chair à canon : il était un vrai saint d'Athéna !
Et c'est grimpant les marches du sanctuaire que Dragos s'écroula de fatigue. Avachis sur le marbre et les gravats, il avait un sourire au lèvre. Une défaite ? certes, mais il avait tout de même le sentiment du devoir accomplis. Mine de rien, lui et les autres bronzes avaient gagnés assez de temps pour que les Golds arrivent à la rescousse du sanctuaire.
Bien qu'endormis dans un endroit peu agréable, inspirant la poussière et l'expirant aussitôt, il récupérais ses forces.

Il en aurait besoin pour servir à nouveau le sanctuaire ....


Rozan Sho Ryu Ha
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Message Re: [1ers jours de Juillet 550] L'Éveil des Fléaux [Event Berz]   Dim 29 Mai - 22:03
Nngh. C’est lentement, que j’ouvrais les yeux. J’avais assez bien récupéré, et j’en remerciais Athéna. Toujours immobile, je ne percevais que les flash lumineux qui régnaient en maître sur les lieux. La bataille faisait rage. Je sentais les cosmos de Bersekers, réduire drastiquement, même si c’était pareille pour les saints. Plus étrange encore, je ne ressentais plus celui de la mort. Avait-il été vaincu ?. Je n’en avais aucun indice. Je refermais alors mes mains, mes doigts raclaient toute la poussière possible sur leur passage. Je tentais alors tant bien que mal, de me relever, et réussis à me mettre sur un genou. À ce moment précis, une étrange sensation traversa mon corps. Le grand pope. Le cosmos du grand pope venait de se dissiper instantanément. Ma surprise ne venait pas que de là. Le nouveau cosmos présent dans le temple du bélier, n’en n’étais pas moins impressionnant. Autour de moi, c’est le lion d’or qui s’en sortait bien contre son adversaire récemment arrivé, et les Gémeaux tenaient bon contre la famine.

Je n’avais plus aucun bronze en visuel. J’espérais qu’ils allaient bien. Est-ce que devais rester pour prêter main forte au Gémeau ?. Dans mon état, je ne ferais que le gêner. Après un instant d’hésitation, je me lançais à toute allure vers la maison du bélier. Les choses ne devaient pas être bonnes de ce côté-là. Je traversais les grandes marches qui avaient l’air infini, une par une. Après quelques minutes de course, surprise. Je commençais à percevoir le chevalier du dragon sur les marches. J’accélérais pour me rapprocher rapidement de lui. Une fois assez près, je me courbais, et c’est un sourire que je percevais sur les levres. « Tiens bon l’ami », lui dis-je en espérant qu’il m’entende, avant de le mettre sur le dos, couché dans mon bras.
« Hey l’ami. Chevalier, chevalier »

Voilà ce que je répétais au dragon de bronze, toute en le taponnant légèrement la joue. J’avais au moins, le soulagement de savoir qu’il n’était pas mort au moins, vu que je sentais toujours son cosmos.
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Message Re: [1ers jours de Juillet 550] L'Éveil des Fléaux [Event Berz]   Lun 30 Mai - 18:00
« Tout ça pour ça. »

Ces quelques paroles furent suivies par un crachant sanguinolent qui teint immédiatement le sol d’une couleur peu ragoûtante, entre le rouge très sombre et le marron pas très accueillant. La guerre n’était pas belle, et les cicatrices qu’il aurait le lendemain, non plus… s’il survivait à la nuit, ce qui n’était pas écrit.

Lesath s’épousseta de sa main droite mais s’arrêta immédiatement, son bras le faisant atrocement souffrir. La (ou plutôt les) faux de son adversaire n’avait pas été des plus accueillantes, et il ne devait son intégrité physique qu’à la résistance de son armure d’or. Et malgré tout ça, il était peut-être nécessaire de retourner à la charge, reprendre les armes et croiser le fer de nouveau.

« Tel est notre foutu destin, après tout. » marmonna-t-il pour lui-même. Pas loin de lui, deux chevaliers en armure, ou plutôt, ce qu’il en restait. Des bronzes, probablement. Il ne les reconnaissait pas, mais d’une manière ou d’une autre il était clair qu’ils avaient plus que donné de leurs personnes contre les Berserker. C’était bon signe. Cela voulait dire qu’on pouvait compter sur eux, au moins pour retarder leurs adversaires. Alors qu’il allait s’approcher d’eux, quelque chose manqua de se briser en lui. Son armure vibrait comme rarement. Non. Comme jamais.

« Sunilda, je n’aime pas ça, je crois que … » commença-t-il avant de s’interrompre. Une voix tonnait dans sa tête, et il tomba à genoux. Ou peut-être était-ce sa propre cuirasse qui l’avait envoyé vers le sol ? Cette voix … Ces paroles. « PUTAIN. SORS DE MA TETE ! » Hurla-t-il mentalement, plus guidé par la peine de son armure qu’autre chose. Ainsi Bélisaire était mort, et un inconnu le remplaçait. Et son premier geste était de se signaler … de cette drôle de manière.

« On doit aller au temple du Bélier, Sunilda du Cancer. On doit y aller … maintenant. » Dit-il d’un ton dur, qu’elle ne lui connaissait sans doute pas. Il ne s’agissait pas d’un ordre, mais plutôt une manière peu orthodoxe de lui demander de l’accompagner. L’Ibère n’avait jamais été des plus diplomates, pour être honnête, mais quelque part, il se doutait qu’elle ne lui en tiendrait pas rigueur. Avant de s’éclipser il eut quelques mots pour ses subalternes

« Chevalier, emmène le blessé ailleurs. Il n’est pas dit que l’attaque soit terminée. Il serait fâcheux de perdre la vie maintenant que la victoire est à portée de main. » Lança-t-il à Nemeth, tout en s’éloignant vers le temple du Bélier.

[i][Vers Le temple du Bélier]


Dernière édition par Lesath le Mer 1 Juin - 0:56, édité 1 fois
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Message Re: [1ers jours de Juillet 550] L'Éveil des Fléaux [Event Berz]   Mar 31 Mai - 21:00
Bran Ruz
"La Réponse"



« Oh mais c'est toi, Lion d'Or. »

Un immense oiseau carmin se posta non loin de Childéric, sur un amas difforme de corps et de gravas. Le Corbeau Rouge observa un moment le Saint, le sonda avant de replier ses ailes dans son dos. Le Cardinal n'allait pas tarder à le rejoindre, sa monture devait l'attendre non loin. Un vaste silence s'installa entre eux, qu'il brisa le premier sur un ton grave, sans animosité aucune. Cette nature vacillante, il la comprenait plus que quiconque. La Bête tapie. Ô elle semblait avoir un peu souffert de son précédant combat.

« Tu ne devrais pas t'obstiner dans ce combat-ci. Tu vas finir par sombrer totalement et qu'arrivera t-il alors ? Tu t'engages sur le même chemin que moi. Et je ne te le souhaite pas. Saint. »

Il ne souhaitait ce Destin à personne. Pas même à un ennemi. Pour autant le Bran Ruz le considérait-il ainsi ? Non, c'était bien plus complexe que cela. Ils étaient des Oracles. Lui-même oscillait bien souvent entre Ombre et Lumière. Lui offrait-il une leçon comme l'une de celle qu'il gratifiait Aedan ? Possible. Une mise en garde, une prémonition.

« Si un jour tu te perds Lion, saches que je pourrais être ta … réponse. Quand tout te sembleras désespéré tu pourras trouver un appui insoupçonné … »

Sur ce sous-entendu plus qu'évident, l'Oracle tourna sa tête massive vers une silhouette qui approchait. Un bref instant, il observa aussi les chevaliers de Bronze. Quelle désolation.

« Cardinal je te souhaite bon vent. S'il te plaît, quand tu trouveras la Panthère … dis-lui que je ne l'ai pas oublié. Qu'elle m'appelle quand le moment sera venu. »

Sur ces mots il s'envola, gagna rapidement les nuées, là où il pourrait trouver et puiser un peu de force. Il était bien fatigué.

=> Ailleurs




    Merci à mon neveu pour la signature ♥️

    "Et pendant que d’autres célèbrent le jour le plus interminable de l’année… nous allons secrètement nous réjouir du retour des longues nuits"
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Message Re: [1ers jours de Juillet 550] L'Éveil des Fléaux [Event Berz]   Mer 1 Juin - 17:02
    Quelques longues minutes s'étaient écoulées et le chevalier d'or du lion n'avait pas bougé de l'endroit dans lequel il avait fini par atterrir. L'étrange appelle qu'il venait d’entendre le pousser à se relever, mais son corps ne pouvait rien faire de plus. Il laissa donc le temps au temps et embrasa son cosmos pour tenter de se libérer de l'étreinte du Masque. Brusquement, son cerveau fut vrillé par un bruit qui lui, le fit souffrir. Mais au moins, se dit-il, c'est qu'il pouvait entendre quelque chose. Avec ses oreilles qui fonctionnaient à peu près et ses yeux capables de discerner des formes, il en avait assez pour se mettre en route donc. D'une démarche titubante et périlleuse, lente, le lion se mit en route vers le temple du bélier pour voir tout ce qui se passait à l'intérieur de tout ça. Pour accélérer la guérison des sens du chevalier d'or, ce dernier s'était mis à répandre son cosmos dans son corps pour qu'il accumule le cosmos vicié que le Masque lui avait laissé et l'expulse, mais le processus serait plus ou moins long en tout cas. Sa cotte de mailles était ravagée et son sang l'avait maculé. Mais au final, quand il aurait retrouvé ses sens, il s'en sortirait sans trop de grave blessure. Mais il était inquiet par les explosions de cosmos qu'il avait ressenti dans le temple du bélier....

    « - Tu veux dire que je vais me transformer en oiseau ? Ou bien que je me lance dans le chemin de la guerre et des mises à mort . Celui-là, j'y suis depuis un petit moment. Le jour où je me perdrais sera le jour de ma mort. Maintenant que j'ai la réponse, il ne me reste plus qu'à trouver la question... Mais je saurais me souvenir de ce que tu m'as dit aujourd'hui.»

    Puis, la dernière phrase du volatile ne fut pas adressée à Childéric, mais à celui qui avait accompagné l'oracle. Un guerrier d'Arès que le lion d'or connaissait bien, pour s'être déjà croisé et pour avoir entendu le récit de Silas lorsque ce dernier l'avait croisé à Kiev. Le troisième gardien aurait dû se débarrasser du cardinal d'Arès quand il en avait eu l'occasion, une erreur que nous allions payer. Le lion n'avait pas contre, par saisir cette histoire de panthère, mais tout ça laissait planer une alliance plus subtile que la simple entre aides militaires pour lutter contre un ennemi commun. Quelque chose que le lion avait deviné comme étant personnelle. Mais de quoi pouvait-il bien s'agir ? Aucune idée... Le lion entendit l'oiseau s'en volée et posa ses yeux vides et encore laiteux sur l'endroit où il avait décelé le cosmos du cardinal de la guerre. Il n'avait pas encore retrouvé la vue, mais il pouvait discerner des formes. Son ouïe était revenu et brusquement, comme si le fait d'avoir fait marché sa bouche avait indiqué le chemin à son corps, il sentit un goût étrange, mélange de fer et de terre. Visqueux, dans sa bouche. Le sang et la terre mélangé pour former une boue immonde qui lui emplissait la bouche qu'il s'empressa de cracher.

    « - Tu es venu avec toute ta petite ménagerie dit moi... Tu es satisfait maintenant ? Tu as fait couler ta dose de sang ? Mais mieux plus que n'importe qui, tu devrais le savoir... Tout ce que vous allez gagner, c'est la guerre, et une guerre que vous ne pourrez pas gagner... Je ne sais même pas pourquoi on te laisse repartir d'ici avec encore la tête sur tes épaules, il faut croire que le Sanctuaire a un faible pour les cardinaux ! »




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Message Re: [1ers jours de Juillet 550] L'Éveil des Fléaux [Event Berz]   Mer 1 Juin - 20:59
Loin.

Loin de ça. Loin de ces combats, de cette prise de pouvoir maladroite, de ce début de conflit interne. Ca aurait pu m'intéresser en temps normal, mais pas maintenant. Tseh. Un regard en arrière quand j'entends les mots de l'épervier encore à l'intérieur du Temple. « Je suis déjà mort. » Et donc, c'est le jour des morts aujourd'hui ? Entre lui et ce Bélisaire... Un mince sourire à les entendre se quereller. Bien, Grand Pope. Bien. En voilà un bon début. Cette rose que tu as plantée à nos pieds tout à l'heure, elle te représente plutôt bien. Tu arrives comme une fleur au milieu des hostilités puis commence à donner des ordres, te contentant de clamer le titre de Pope pour te donner une légitimité que tu ne peux avoir. Tu es drôle. Je te plains, Akritès. Je reviens vers devant moi et le croise. Silas. Ce Saint de Kiev. « Ne sous-estimes pas la puissance d'un Gold Saint », disais-tu à l'époque, hein ? Tseh. Mais où es donc tout cet orgueil ? Tu regrettes ? Tu y pense à comment ça aurait pu se passer si tu m'avais tué ce jour-ci ? J'espère. Je l'espère bien.

À défaut de faire couler ton sang, je me serais contenté de celui de ton Pope.
Je lui dit ça lorsque nous passons l'un à côté de l'autre. Je me rappelles de ses mots, oui. De ses vaines provocations de l'époque. Et je ne me fais pas prier pour les lui rendre au visage sans le moindre remord. Un sourire moqueur aux lèvres alors qu'il est déjà dans mon dos. Je n'ai plus envie de me battre, plus envie de faire couler le sang. Mais cette Rage reste. Une hargne qui passe par les mots plutôt que par les poings. Et je descends encore, alors que l'ombre de l’Évêque se dessine dans mon dos. Pas un regard. Je reste yeux fixes devant moi, jusqu'à tomber sur deux bronzes. Un au sol, en sale état encore inconscient. Puis l'autre... Quel âge a-t-il, cet espèce de gamin... C'est un gosse. Un authentique et véritable gosse. A le voir, je me revois plus jeune, enfermé dans ce carcan de rouge. Une grimace gênée à le voir. Puis les sourcils qui se froncent.

T'as rien à faire sur un champ de bataille, gamin. Tire-toi de là avant de te faire tuer, c'est pas un jeu ici.

J'en ai marre de voir toujours plus de gosses parmi les rangs ennemi. Dans mes rangs. Je pense à Esther, quelques secondes. Au moins elle ne semble pas une carte qu'il nous faudra utiliser en combat mais... Mais et quand la Citadelle sera attaquée?Elle devra se battre ? Mourir ? Mourir du haut de ses même pas huit ou neuf ans pour une bête vendetta ? Un grognement étouffé à cette idée. Toutes ces idées noires qui me reviennent d'un coup au visage... C'est plus facile d'être énervé. Aveugle, enragé, sans rien à penser si ce n'est à l'ennemi. C'est tellement plus simple... être faible, juste abandonner. S'assumer monstre et frapper, frapper jusqu'à ce que ça ne bouge plus. Mais non. Je continue de me poser des questions, de me torturer l'esprit. Abruti, va.

Je ne sens pas le Cosmos des autres Cardinaux. Ou plutôt, je le sens loin. Ils ont fuit. Et un autre est venu... Une sensation vaguement réminescente de celle qu'on peut avoir en ressentant la présence de Thivan. Pestilence ? Tseh. Ce serait là un renfort inattendu. J'y songe sans vraiment y porter plus d'attention, un regard hagard sur l'horizon sanglant. Les gardes éventrés, les Bronzes au sol, la ruine de Temple dans mon dos... Et l'Épervier se pose à côté. Il parle à … Tiens. Lui. Childéric du Lion. Il a l'air dans un sale état. Pas blessé, non. Juste... Il titube, chercher ses pas. J'écoute d'une seule oreille leur discussion. Qu'est-ce que j'en ai à foutre au final. Je ne me retourne que quand le Corbeau vient me parler. Et là, ça m'intéresse. Là mes yeux s'animent d'une lueur concernée. Je le regarde fixement, un mince sourire reconnaissant au visage. J'avais cru comprendre qu'il comptait l'aider pour son... Problème.

Bon vent à toi aussi, Épervier, et merci pour ton soutien. Le message sera transmis, sois-en assuré. Et... Merci plus particulièrement pour ça.

Au moins je la sait épaulée là-dessus. C'est apaisant de savoir qu'elle peut compter que quelqu'un d'autre que moi. Ce serait trop dur pour elle, si elle n'avait personne pour aider... Et cet enfant à droit à sa chance.

Un crachat. Un agrégat visqueux qui s'écrase sur le sol alors que je monte sur le dos de Sambor, et je me retourne vers lui. Vais-je donc me prendre au visage le venin de tous ceux que j'ai croisé par le passé ? Et je l'entend me sortir le même discours que la dernière fois. On frappe, on tue, et finalement on prend le retour de flammes...

Ferme un peu ta gueule, Lion.

J'en ai marre de l'entendre répéter ça. Il croit m'apprendre quelque chose ? Et garde donc cette confiance en votre victoire...

C'est de Vengeance, que tu me causes ... ? Tu parles à un spécialiste mon pauvre. Et quoi, tu persistes avec cette assurance ? C'était pareil il y a quelques semaines. « Une Guerre que vous allez perdre » « un combat que je suis sûr de gagner. » Et aujourd'hui ? Aujourd'hui ton Pope est mort. Alors oui, il y aura représailles. C'était des représailles, ça. Personnelles, en ce qui me concerne. Ce n'est peut-être qu'une guerre entre guerriers divins pour toi. Pour moi c'est beaucoup plus. Tseh...
Ca m'enrage ces connards qui pensent tout savoir. Qu'est-ce que t'en sais que je satisfait ? J'ai l'air seulement satisfait ? T'as bien vu ma tête ?

Tu garderas tes hypocrisies pour d'autres, j'ai assez vu, entendu et assez agit pour aujourd'hui. Le sang coulera dans les deux sens, et ce sera absurde, ce sera vide, de sens comme d’intérêt. Mais il le faut.. N'est-ce pas ? La guerre n'est-elle une nécessité après tout ?

Un sourire cynique à ces mots. Ces mots qui sont siens.

Et je ne sais pas non plus, pour tout te dire. Peut-être votre nouveau dirigeant est-il un pleutre ? « le véritable Pope », disait Bélisaire... Eh bien j'attends. J'attends de voir ses véritables actions de véritable Pope. En attendant, il nous laisse partir. Par honneur, par principe... Tseh. Je n'sais pas en m'en fiche profondément. C'est une erreur, une erreur que je compte bien exploiter. Alors à bientôt, Childéric. Nul doute que vous finirez par agir. Je serais prêt.

Un coup sur les sangles de Sambor, et je m'en vais, encore sanguinolent des combats brutaux de plus tôt. Une tristesse mélancolique au visage, un regard vers l'horizon, sans vraiment chercher à voir quoique ce soit.

Une prière silencieuse pour qu'un jour, tout ça s'arrête enfin.


Dernière édition par Zvezdan le Jeu 2 Juin - 4:41, édité 1 fois
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Message Re: [1ers jours de Juillet 550] L'Éveil des Fléaux [Event Berz]   Mer 1 Juin - 22:21
    Le lion avait réussi à peu près à regarder dans la direction du cardinal de la guerre. Du moins, dans l'énorme forme qu'il avait devant lui, sûrement se trouvait-il encore perché sur son énorme monture monstrueuse. Puis, cinglant comme un fouet, vient la première invective intimant au chevalier d'or de se taire. Vengeance ? Non, ce n'était pas exactement ce que le lion avait lui en tête, mais c'était plutôt de ça que le cardinal de la guerre l'avait abreuvé lorsqu'il s'était croisé dans les montagnes des Carpates. Ce dernier qui voulait faire payer pour les crimes du passé. La guerre n'implique pas forcément la vengeance. Un soldat n'est pas un vengeur. Aussi sale qu'elle soit, la guerre en elle-même n'est pas un crime qui implique une vengeance. De même, le lion d'or ne ressentait pas d'animosité particulière pour la mort de Bélisaire.

    Ses rapports avec le chef de la chevalerie ont été particuliers, mais il avait choisi de mourir comme un guerrier dans le tumulte du combat et le fracas du sang, une chose que le chevalier dor du lion pouvait compris et respecté. Mais laisser partir des guerriers adverses, haut gradés, au cosmos puissant et surtout, véritable mine d'informations, ça, le chevalier d'or ne pouvait pas le comprendre. Laissé partir ainsi deux atouts considérables que le sanctuaire aurait pu ainsi mettre de son côté c'était une manœuvre particulière, une manœuvre que Bélisaire n'aurait lui, pas manqué de voir et qu'il aurait tenté de mener à bien. Négociant la paix au prix de la tête des deux prisonniers s'il le fallait... Car oui, la guerre est une nécessité. Sans autre alternative, pion des dieux qui s'affrontent pour le contrôle du monde. Sa vie entière, le lion avait été préparé à la guerre de toute façon. Il s'y était résigné depuis des années, il vivrait et mourrait, jeune et dans le sang.

    Cette histoire de véritable Pope intrigue Childéric, mais plus tard. Le temps des questions, et surtout, surtout celui des réponses viendra bientôt. Car des mensonges, il en avait assez, plus qu'assez ! Le lion constata aussi que le cardinal de la guerre en était venu aux même conclusions de lui. Oui, le Sanctuaire devait bouger. La guerre l'avait frappé en plein cœur et il devait rendre la pareille. Berserker et oracles main dans la main, un problème de taille pour les chevaliers d'Athéna... Le lion prit alors la parole d'une voix forte en direction de la forme du serviteur d'Arès, il pouvait entendre le claquement des sabots de sa monture sur les dalles du sol.

    « - Ce n'est pas de l'hypocrisie l'ami. C'est la foi. Simplement. J'ai foi dans ce combat et dans les idéaux de ma déesse. Elle m'a donné la possibilité de choisir et je l'ai fait. J'ai choisi le chemin du sang et de la guerre. J'ai choisi celui d'une mort rapide, jeune, cruelle. De la souffrance et du malheur. Jamais je n'aurais de famille. Mon nom sera oublié de l'histoire, seul restera, peut-être, ma mort. Mais tout ça, je l'ai accepté. Je suis devenu un soldat, rien de plus. Une bête. Je ne suis pas sûr que ton maître te laisse cette liberté, ce choix... Ou qu'il soit d'accord avec tes idées. Oui, nous sommes des soldats sacrés, obligé de combattre. Qu'importe notre âge, notre force, notre état ou notre volonté. Cette cuirasse sur ton dos, cette armure sur le mien et ces étoiles qui sont les nôtres. Nous sommes simplement les guerriers d'un monde différent. »

    C'était dans ses convictions que lion d'or trouvait refuge. Il avait en effet, une foi aveugle en la déesse Athéna. C'est pour ça qu'il avait suivi les chemins de Phocas son maître, qu'il avait toujours voulu porter cette armure d'or et surtout, qu'il s'était lancé dans le chemin de la bête. Il en mourrait, il en souffrirait, mais il aurait ainsi la puissance nécessaire pour servir au mieux ma déesse.

    « - Tu as tué le Pope, mais tu l'as tué en soldat. Est-ce que son sang a assouvi ta soif ? Est-ce que son sang t'a fait du bien ? Finalement, es-tu vraiment fait pour être l'incarnation de la guerre ? Peut-être que nous sommes chacun naît sous des mauvaises étoiles... »

    Et sur ces mots, le lion se mit à faire route vers le temple du bélier, des choses restaient encore à faire et il était censé se présenter au nouveau Pope après tout...
=> Temple du bélier


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Message Re: [1ers jours de Juillet 550] L'Éveil des Fléaux [Event Berz]   Jeu 2 Juin - 4:40
La Foi. Ca me fait bien rire, ça. Viens me parler de foi à moi. J'ai assez de mensonges que je m'impose à moi-même pour ne pas ajouter celui de la Foi par-dessus le marché. Et il me parle de guerre, de soldat. Il me parle de la guerre comme si ça n'était que l'affaire des combattants. Des combattants consentants à mourir, à endosser ce rôle. Tu oublies tant de choses... Tu dis y avoir été préparé à la Guerre ? Pas moi.

- Tant mieux pour toi si tu as choisis. C'est un luxe que tout le monde ne partage pas.
Prive-toi donc de famille, d'avenir et de tout. Fais-le si c'est là ce à quoi tu aspires. Mais tu oublies. Tu oublies ceux qui ne choisisses pas. Ceux qui se font voler par la Guerre. J'y pense, et je serre le poing. Comment on peut oublier ça... Et je l'entends. «Tu as tué le Pope, mais tu l'as fait en soldat ».

- Non.

Catégorique. Impérieux. Non. L'exact inverse en fait. Je l'ai tué en tant qu'homme et non en tant que Berserker. Ce n'est pas le Cardinal qui l'a tué, c'est Zvezdan, survivant de Carthage.

- Oui, ça m'a fait du bien. Plus que tu ne peux l'imaginer. Pour des raisons qui me sont propres. Et tu te méprends sur moi, Lion. Tu continues de penser que parce que je porte cette cuirasse, j'incarne la Guerre. La Guerre des guerriers. Mais ce n'est pas ça. C'est infiniment plus compliqué que ça. Mais toi qui est fait pour la guerre, résigné à y vivre et mourir en guerrier, tu ne peux pas comprendre, hein ? C'est si facile dans ta bouche. Tseh... « La Foi », j'imagine. Plus facile de foncer tête baissée quand on est aveugle.

Choisir la Guerre. Heh. Ce monde de tarés.

- Pars donc en Guerre, toi qui as choisis le chemin du sang. Pars-y, Perds-toi y, meurs-y,. Et peut-être alors, à ton dernier souffle, tu oublieras Athéna. Tu oublieras cette Foi aveugle. Tu auras peur, et tu penseras à cette famille que tu n'as pas fondé, à ces amis que tu as vu mourir, à cette souffrance vaine. Et Athéna ne te sauvera pas. Elle ne te considérera même pas.
Ou peut-être que même aux portes de la mort, tu restera aveugle. Sûrement. Ce sera plus facile de partir, avec la conviction d'avoir servit à de plus grands desseins...

Pourquoi je parle tant... Un grognement. J'arrive encore à me laisser emporter par mes propres illusions. Ces gosses morts, sans vie, et la réaction de ce Saadyr... Et ces enfants-guerriers, à porter des armures sacrées, prêts à mourir du haut de leur quinzaine d'années. Ca me dégoûte. Un rire qui fuse à y penser, un rire moqueur. Il a raison, ce Childéric. Quel piètre Cardinal de la Guerre je fais. Quelle idée on a d'avoir des états d'âme lorsqu'on est entouré des monstres et des soldats, dans un monde où la mort est une banalité. J'en viendrais presque à vouloir enrager de nouveau, pour oublier, pour m'y perdre. Mais pas avant un bon moment, hélas. Trop de fureur aujourd'hui. Et sur la fin, trop de... Trop de questions. Trop de questions sans réponses, d'informations, de surprises, d'émotion. J'ai retenu tout ce qui s'est dit et fait dans ce Temple, sans nécessairement relever sur le coup. Ce nouveau Pope... Je ne comprend vraiment pas pourquoi il nous laisse partir comme ça. « J'aime pas taper sur les types affaiblis ». Qu'il dit. Est-ce vraiment tout ? Hm. J'aime pas ça. Il faudra être vigilant. Plus que jamais après ce coup d'éclat.

Je m'étais arrêté quelques secondes dans ma progression avec Sambor pour répondre à Childéric, sans même me retourner. Soldat... Je n'ai jamais été un soldat. Ma Guerre à moi est différente, multiple, Et changeante. Et j'y suis lié par des chaînes, pas par un devoir. Un devoir envers Arès peut-être... Mais alors c'est secondaire. Ce n'est que par vague gratitude de m'avoir donné la force de concrétiser ces desseins qui me font bouillonner. Peut-être y a-t-il une forme de foi qui me lie à lui. Je ne sais pas, je n'ai pas ce niveau d'expertise en introspection. Et si c'est le cas, ce n'est pas une foi aveugle, loin de là. Un regard par-dessus l'épaule pour le Lion. Toi aussi, alors. Comme d'autres, tu as choisis de t'y abandonner. Un maigre sourire résigné, puis je reprend définitivement mon chemin.

Ce serait infiniment plus simple si j'arrêtais de lutter, moi aussi.

=> Dédale de Chair
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