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 Du côté de Damas [PV Nahel]

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Message Du côté de Damas [PV Nahel]   Mar 3 Mai - 3:09
Du côté de Damas
feat. Nahel

Après des jours loin de la civilisation, la cité de Damas lui fit l'effet d'une fourmilière. Les rues étaient noires de monde, si bien qu'elle avait du mal à s'y frayer un passage. Noire, elle l'était également, ce qui ne fut pas sans attirer quelques regards – curieux pour certains, soupçonneux pour d'autres, mais elle ne prêta attention à aucun d'eux. Elle savait qu'il était rare de voir par ici l'un des siens sans qu'il ne soit promis à une vie de chaînes. La flamboyance de sa tenue ne l'aidait pas à passer inaperçue, s'illuminant au soleil de la couleur de l'or.
Mieux valait cependant que ce soit elle qui captât leur attention que l'urne qu'elle portait, tombeau de tous les secrets. Elle était encore bien loin de la zone d'influence du Sanctuaire ; de ce fait, mieux valait peut-être éviter de se faire remarquer. Si elle savait des Saints à peu près tout ce qu'il y avait à savoir – en théorie du moins ; la pratique restait à voir -, leurs adversaires étaient pour elle proche d'être un complet mystère. Que ferait-elle, si c'était un Berserker qu'elle venait à croiser ? Ce pourquoi l'acier et ses estampes avaient dû disparaître sous une large pièce de tissu. On ne sait jamais.

Tâche de ne pas te faire remarquer, lâcha-t-elle d'une voix tant noyée par le vacarme que nul autre qu'elle n'aurait dû pouvoir l'écouter. Et c'était vrai : nulle oreille humaine n'aurait été en mesure de la percevoir... Bonne chose donc que celle à qui elle était destinée ne le soit pas, qu'importe les doutes que pouvait nourrir sa maîtresse à ce sujet.

Dans les rues parallèle évoluait une panthère, se cachant dans l'obscurité. À l'absence de cri d'effroi, on pouvait déduire que nul ne l'avait encore repérée ; cela puisse-t-il continuer. À l'approche des habitations, Reba lui avait bien dit de la contourner, c'eût été largement dans ses moyens... Mais elle n'avait pas voulu l'écouter. Et après tout, quel droit avait-elle de lui ordonner ? Appréciant son audace, elle ne put qu'espérer que ses talents de furtivité soient aussi poussés qu'elle semblait le croire...
S'arrêtant à un étal, la lionne voulut acheter quelques mets au marchand ; ne parlant pas la langue locale, elle dût s'en remettre au langage universel de l'argent. Habituellement, elle se débrouillait avec ce qu'elle pouvait trouver, mais le climat de la région ne permettait pas à la flore de se développer aussi amplement qu'elle le pourrait. Quant à chasser son repas, à moins de vouloir priver un éleveur du coin d'une partie de son bétail...

Si Chiquita n'avait pas ce genre de scrupules – et l'incitait à se débarrasser des siens –, Reba aimait à croire que c'était l'une des rares choses – l'une des ultimes barrières – la séparant encore et toujours de l'animal. À trop danser sur la frontière, on passe immanquablement de l'autre côté... L'échange effectué – au prix d'une des trop rares pièces qui peuplaient sa bourse -, elle s'engonça dans une ruelle pour rejoindre son alliée. Celle-ci l'accueillit d'un léger grondement que la rumeur de la foule aurait vite fait de noyer.
Passant les doigts dans son pelage, Reba la suivit plus à l'écart, là où nul ne les verrait – où elles pourraient croire à la tranquillité. Sur la durée du trajet, la panthère eut le temps de flairer le sac à provisions et ce qu'il contenait, se détournant d'un air dédaigneux. Assurément, ce genre de repas n'était pas à la hauteur de ce qu'elle pouvait espérer... Mais jusqu'à ce qu'elles soient sortis de la ville, il faudrait s'en contenter. N'était-ce pas elle qui avait tenu à l'accompagner ?

Ne t'en fais pas, fit-elle en relevant son masque pour croquer dans la prune qu'elle venait d'acheter. On ne devrait pas s'attarder.

Comme la plupart de ses pairs, Chiquita n'avait, à de rares exceptions près, que peu d'affection pour les hommes, toujours partagée entre crainte et appétit à leur égard... Un point de vue que sa maîtresse pouvait comprendre, à défaut de le partager : si belle que soit la cité, elle n'avait pas l'intention de l'explorer. En ces couloirs étroits, à devoir sillonner entre les corps, elle avait le sentiment d'étouffer ; vivement les vastes étendues où elle pourrait galoper. Finissant son repas sommaire en quelques bouchées, elle constata que sa compagne semblait humer l'air. Pour que quoi que ce soit ici retienne son attention, ce devait valoir la peine d'y regarder.

Tu as vu quelque chose ?

Pour toute réponse, la panthère reprit sa marche forcée, allant se perdre dans les ombres où elle l'attendait. Une nouvelle fois, Reba lui emboîta le pas dans le dédale des venelles, découvrant un peu plus avant les veines de ce corps bien vivant qu'était la ville de Damas à chaque foulée. Lovée contre son épaule, à travers ses remparts d'acier, son armure semblait pulser.


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Message Re: Du côté de Damas [PV Nahel]   Mar 3 Mai - 11:27
:: Rencontre fortuite

Cela faisait un certain temps que Nahel voyageait à travers le monde en quête de réponses, tout en perfectionnant ses connaissances dans la construction des armes. Il allait de ville en ville et louait ses services pour différentes fonctions afin de subvenir à ses besoins, tantôt forgeron ou alors garde du corps. Professeur parfois. Bien que ce domaine ne l’attirait guère, l’homme ne possédait pas la patience suffisante pour enseigner et transmettre son savoir. Son intérêt était bien trop difficile à susciter ou à éveiller pour le moment. Une vie de bohème sans attache ni devoir. Une vie bien différente connue jusqu’alors. Une liberté étonnante et parfois effrayante pour lui. Ses blessures avaient cicatrisés depuis le temps, mais d’autres restaient encore comme des plaies béantes et invisibles. Ce n’était pas facile d’oublier le passé, et cette culpabilité qui le rongeait parfois. Ses actions avaient été téméraires, et elles avaient entraîné la mort de ce qu’il avait considéré comme sa famille. Peut-être que son absence n’aura rien changé au résultat, mais personne ne pouvait le savoir à présent. Des cauchemars étreignaient de temps en temps ses rêves, mais ils se faisaient moins nombreux et moins oppressant à mesure que le temps faisait son œuvre. Ses peines s’atténuaient, et l’acceptation gagnait son cœur petit à petit. La vie devait continuer tout simplement en attendant que son rôle dans ce monde lui soit révélé.

Les pas de l’homme l’avaient mené vers sa terre natale. Damas. Une ville qu’il n’avait plus revue depuis longtemps, et où il n’avait plus aucune attache à présent. C’était étrange de revenir après autant de temps, de retrouver des coins de rues et quelques visages connus. Le sien passait parfaitement inaperçu dans la foule, malgré sa peau légèrement plus pâle. Il était un enfant du pays, et ses traits trahissaient nettement cette ascendance. Malheureusement son visage d’enfant avait laissé à celui d’un adulte ayant connu de rudes épreuves. De ses yeux azurés, il n’en restait plus qu’un seul. Personne ne pourrait le reconnaître. Lui l’enfant si vivant devenu si calme. Nahel avait effectué un léger pèlerinage dans la maison de son enfance, habitée par une nouvelle famille. Son regard s’était posé sur des pierres et des passages chargés de souvenirs. Un soupir accueillit la plupart d’entre eux. Que penserait sa mère de sa présence et de son état. L’encouragerait-elle ou lui ferait-elle la leçon tout simplement. Par la suite, l’homme avait trouvé une place de forgeron. Il pourrait ainsi apprendre l’art de cette partie du monde, un art dont il se sentait proche sans le connaître vraiment. Son emploi commencerait le lendemain. Il profita du reste de la journée pour se trouver un logement, et se dirigea vers un lieu reculé de la ville pour s’entraîner un peu. Une habitude.

Nahel aurait pu choisir de se rendre à l’extérieur de la ville pour parfaire ses techniques, mais il jugeait cette partie de la ville plus discrète. A cette heure de la journée, peu de personnes y passaient. De plus cela lui permettrait de développer ses perceptions en même temps que ses compétences. Le septième sens lui échappait encore, et sa maîtrise dans ce domaine n’en était encore qu’aux balbutiements. Ou plutôt il devait apprendre à en contrôler tous les pans tout simplement. Son entraînement durait depuis un petit moment quand il le sentit. Cette présence. Cette pulsation plus exactement. Son cosmos répandu dans la zone s’éteignit presque immédiatement. Son œil unique se porta dans une direction.


_ « Un Saint dans cette partie du monde est une chose rare. »

Nahel avait rompu le silence. Ses doutes avaient été rapidement chassés. Les pulsations étaient clairement celles d’une armure d’un chevalier, il l’aurait reconnu entre toutes. De plus il pouvait reconnaître la présence d’un Berserker ou d’un Marina à présent qu’il les avait combattu. Un Ase dans cette partie du monde serait bien étrange. Il trouvait étrange que cette personne se rapproche sans se dévoiler, et puis il se souvint qu’il ne portait pas d’armure et qu’il n’était plus retourné au Sanctuaire depuis un long moment. Il doutait fortement qu’on soit à sa recherche pour une quelconque raison.

_ « Je me nomme Nahel et je ne suis pas ton ennemi. Nous servons la même cause… enfin nous servions la même cause. »

Autant éviter de faire durer le suspense trop longtemps, et il n’était pas d’humeur à combattre pour le moment. Il était surtout intéressé par la présence d’un Saint dans la cité. Son cosmos était presque éteint à présent, même si Nahel restait sur le qui-vive au cas où.


" Le cosmos désignera toujours le vainqueur.
Ne pas sous-estimer l'ennemi, et considérer toutes ses attaques comme mortelles.
La meilleure défense est une bonne attaque. Elle doit être rapide et efficace.
Ne pas dépendre d'un pouvoir d'emprunt. "
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Message Re: Du côté de Damas [PV Nahel]   Mar 10 Mai - 7:44
Du côté de Damas
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J'aime à croire que les éveillés s'attirent, fit Reba en sortant de l'ombre.

Face à elle se tenait un jeune homme, plus vieux qu'elle de quelques années. Pour autant, à croiser son regard, on l'aurait dit vieux d'une éternité. S'il semblait lui manquer un oeil, celui qu'il lui restait était peut-être plus mort encore, comme vidé d'une partie de son éclat. Seule une faible chandelle demeurait, balayée par un vent amer. Si elle venait à s'éteindre, que resterait-il de lui ? Et quel malheur avait pu à ce point le plonger dans la pénombre ? Gardant pour elle ces commentaires, Reba s'avança en plein soleil – ce dernier se reflétant sur le jaune de sa tenue autant que le contact de sa peau suffisait à l'éteindre. Un contraste qui ne la rendait que plus repérable...

Comme en réponse à cet appel, Chiquita s'avança à sa suite, retroussant les babines. Ce n'était pas tant de l'hostilité que de la méfiance, sa foi en l'homme étant ce qu'elle est ; néanmoins, le simple fait de voir Reba se montrer amicale à son égard parût suffire à l'apaiser. Elle vint s'asseoir à ses côtés, rivant encore sur lui toute la vigilance de ses pupilles ambrées. Plus un bruit ne monta cependant de sa gorge, ce qui était déjà rassurant en soi. Prenant cela comme un gage de bonne volonté, la Lionne eut un léger rire à son égard, achevant de replacer son masque. Bien que n'ayant pas encore gagné le Sanctuaire, elle tombait déjà sous ses lois.

Ne t'en fais pas pour elle, ça lui passera.

En tous les cas, son phénotype ne trahissait pas la culture locale. D'où qu'il soit venu – d'où qu'il ait reçu ses blessures de l'âme -, il avait du naître dans les parages, à un ou deux pays près. Elle en avait parcouru tant au coeur des derniers mois que le sens de la nuance lui échappait. D'un autre côté, cette équipée était son premier voyage : dès lors, était-elle la mieux placée pour en juger ? Au fond, cela n'avait que peu d'importance. La donnée selon laquelle il appartiendrait à son ordre, en revanche, méritait que l'on s'y attarde. Intriguée, la Chevalier de Bronze pencha la tête de côté, s'éloignant de l'ombre dont elle avait émergé.

Plutôt que d'en parler au passé, pourquoi ne pas me dire pourquoi ce n'est plus le cas désormais ?

Elle voyait pas d'intérêt de lui reprocher. Après tout, elle-même n'était pas encore un Saint à part entière – en porter d'ores et déjà les couleurs ne changeait rien à l'affaire. Si ç'avait été un traître, soit aurait-il été déjà loin, soit avait-il la conviction de pouvoir l'annihiler. On ne peut pas se permettre de laisser de traces quand on a à ses trousses une armée sacrée... Mais elle doutait que ce soit son cas. Elle l'aurait senti, si ça l'avait été. Elle pouvait se vanter de savoir lire dans le coeur des gens – sans bien sûr que ce soit tout noir ou tout blanc. Nonchalamment, elle déposa ce qui contenait son armure à ses pieds, bien contente d'enfin pouvoir s'en alléger.

Quant à ce qu'il était en train de faire... Ça n'avait duré qu'un instant, mais Reba avait néanmoins eu le temps de sentir sa présence, son énergie. Plus disciplinée que la sienne d'une certaine manière, mais c'était bien la seule conclusion qu'elle put en tirer. Un pouvoir semblable au sien, mais qui n'avait pourtant rien en commun.
Son pouvoir dépassait largement le sien, bien qu'il semble n'avoir pas de Cloth pour l'accompagner ; si elle avait été quelque part dans les parages, elle l'aurait sentie résonner. À moins qu'elle ne soit scellée, que son esprit ait été rendu muet... Passée son excitation première, Chiquita ne semblait pas le détester ; c'était plus qu'il n'en fallait pour la convaincre de s'y intéresser.

Tu as faim ? fit-elle en levant la besace contenant les mets à hauteur de son visage. Je te préviens, il n'y a rien de fameux à espérer...


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