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 [COMBAT - 1ers jours de Juillet] David contre Goliath ! La Guerre oppose Pégase ! (Event Berz)

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Message [COMBAT - 1ers jours de Juillet] David contre Goliath ! La Guerre oppose Pégase ! (Event Berz)   Jeu 5 Mai - 23:25

Wedge avait bondit sur ce démon, qui voulait détruire tout ce qu'Athéna défendait. Mais ce n'était pas la seule raison de cette colère, qui enivrait le jeune Pégase. Cet être avait touché le point sensible de l'honneur, il avait heurté sa fierté en tant que Chevalier, qui pour Wedge était le seul moyen de trouver la rédemption. D'être quelqu'un à nouveau. Voir tout ça menacé d'être annihiler jusqu'à la fin des temps lui était inconcevable. Il refusait catégoriquement de redevenir personne à nouveau, un vagabond sans nom. 

Alors Wedge lui avait bondit dessus, dans le but de lui infliger un lourd coup de poing au visage. Ne s'arrêtant pas sur sa lancée, Wedge fit la même manœuvre mais cette fois... Il voulait le bloquer par dessous les bras. Ce qui signifiait une chose. Une seule et unique chose. 

- Prêt pour une danse de l'air, démon ?! Disait-il avant de prendre appui sur la monture sur laquelle cet homme se tenait. 



Pegasus Rolling Crash ! 


Et sa traînée de lumière bleutée fit son apparition derrière les deux guerriers, qui prirent leurs envols ! Wedge était-il confiant ? Oui. Est-ce qu'il savait déjà que ce monstre allait parvenir à parer cet attaque ? Absolument. Mais il voulait faire en sorte de le cerner, de trouver LA faille dans sa défense. Il allait l'étudier sous tout les aspects, mais si jamais le Rolling Crash venait à le toucher de plein fouet, alors Wedge pouvait mettre en oeuvre sa stratégie de départ. Frapper pour gagner. Toucher pour tuer. Tuer pour protéger.

Après cette danse de l'air, Wedge revint au sol, en posture de combat défensive. Il s'attendait déjà à une lourde contre-attaque. Il était aussi puissant qu'Arbhaal, alors ses coups allaient être tout aussi puissants. Il le savait, et il n'attendait que ça. Affronter quelqu'un d'aussi fort le vivifiait de plus belle, la montée d'adrénaline se fit ressentir. Allez, que le combat commence ! 



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Message Re: [COMBAT - 1ers jours de Juillet] David contre Goliath ! La Guerre oppose Pégase ! (Event Berz)   Ven 6 Mai - 3:01
Touché.

C'est ça, attaque mon grand. T'es tout colère, hein ? Si tu savais. Si tu savais comme ça n'est qu'une insignifiante petite goutte bouillante comparé à l'océan de haine que je garde au fond de moi du mieux que je peux. Tu te penses courroucé, Pégase ? Fais moi rire.

Oh, bien sûr qu'il était plein de rage, ce coup de poing. Plein d'une rage palpable. Et pourtant, de la simple paume de ma main, je l'ai stoppé sans plus de cérémonie, une onde de choc qui précède la rencontre des deux pognes. La seconde manœuvre elle s'avère des plus atypiques, tant et si bien que j'hausse un sourcil interloqué lorsqu'il s'exécute. Qu'est-ce qu-... Ooooooh. Ca. Eh bien vas-y, Pégase. Je te regarde faire.

Sans un geste pour entraver la montée dans les airs, sans un mot, je me contente de le fixer droit dans les yeux, d'yeux déterminés, deux brasiers qui y règnent en Maître. Et quand on commence à tourner, entourés de cette aura bleutée, je me contente de laisser filtrer un peu de mon Cosmos, qui se mêle d'abord au bleu pour finalement l'effacer, le dominer. A une vitesse plus que dangereuse, on approche du sol, mais je ne bouge toujours pas. Mon visage qui se barre d'un sourire prédateur tandis mon Cosmos nous entoure, rend les choses tout autour imperceptibles au sens. Puis l'impact, lourd, douloureux. Mais négligeable, du moins à qui connait la douleur. La connaître, l'apprivoiser, l'avoir eu comme compagne pendant trop de temps pour m'offusquer de ses caresses. L'impact au sol a soulevé un peu de terre, et a fait se dissiper le Cosmos brumeux qui s'agençait dans la zone. Juste à temps pour m'offrir au regard du Pégase, intact, quelque peu étourdi mais quasi tout aussi frais qu'au départ. Ca, mais surtout le paysage.

Tout autour de nous, un Sanctuaire décimé. Les corps de gardes au sol plus nombreux encore, si bien qu'il est impossible de marcher normalement. Un parterre fait de bras, jambes, troncs et tête, sans herbe ni dalle pour poser le pied. Dans un ultime élan de chance, peut-être arriverait-il à poser pied dans une marre de sang plate et praticable, ça à côté d'une montagne de cadavres purulents. Les plaies sont nombreuses, affreuses, ouvertes sur des tonnes d'entrailles sorties au dehors, une odeur insupportable qui règne partout. Et pour ajouter à l'oppression, Le Feu. Les Flammes omniprésentes, les douze temples en train de se consumer dans une flambe éternelle, immense. L'odeur de la viande humaine grillée se fait prégnante, intenable, et plus prés encore, dans les habitations des gardes, d'autres feux. Au loin, des cris de peur et de désespoir qui se font entendre, des pleurs puis des rires gras, le rire de pillards fantômes dont la silhouette n'apparaît jamais aux yeux, ne résonne que leur voix rauque et mauvaise. Une pluie abondante mais bien incapable de calmer les différents brasier tombe, poisseuse, presque gluante, précédée de lourds éclairs très nombreux, trop, même. Le ciel est noir, et pour alimenter ces ténèbres sans fin, les colonnes de fumée qui s'élèvent plus haut dans les nuages. D'un air songeur, je regarde la scène, ma marche est décontractée, main dans les poches, mine résignée, presque fatiguée. Une pogne sort de ma poche pour venir gratter frénétiquement l'arrière de mon crâne puis se reporter vers le pendentif à mon cou et le triturer machinalement, yeux rivés sur Wedge.

Démon, hein ? C'est tout vous, ça. La lumière triomphante et salvatrice de la grande Athéna face aux hordes maléfiques du reste d'un monde qui ne la mérite pas. Vous me dégoutez...
C'est clamé d'une voix pleine de fiel, une moue véritablement repoussée au visage. Comme je vous déteste. Vous et votre bonne conscience, votre sentiment persuadé d'être les sauveurs de l'humanité. Allez vous faire foutre. Vous ne sauvez rien du tout, vous n'êtes que de misérables farces.

J'imagine qu'en bon démon, c'est à moi qu'il incombe de te faire vivre l'Enfer... L'Enfer, tiens. Certains en reviennent avec quelques mots pour toi, justement.

Pour suivre ma phrase, une flopée de corps qui parmi les trépassés commencent à se lever, doucement, très doucement. Ils se redressent, tout habillés de la tenue des gardes du Sanctuaire, mais les visages, eux, ne sont pas ceux-la. Ce sont ceux des morts, de ceux qui ont péri des mains de Pégase. D'abord, ils errent sans trop de but, hagards, jusqu'à ce qu'une lance de Cosmos apparaisse entre mes mains, éthérée, résolument peu commune, reliée à mon poignet d'une chaîne métallique. D'un seul bras, j'empoigne l'arme par la hampe pour la pencher vers le Bronze, lame pointée à son égard telle un doigt accusateur.

Il est là. Votre bourreau, celui qui vous a tué, tous. Il est là et il vous attend. Faites-lui savoir votre fureur.

Peu à peu, au fil de mes mots, les visages se tournent, placides, fixes, le regard vide de tout, un air béat. Puis dans leurs pupilles se devine une prise de conscience. Oui... C'est lui.... De là, l'explosion de rage. La petite armée illusoire se met en marche, d'un pas d'abord balourd, une curiosité intense à leurs traits. Et quand ils se rendent complètement compte, la course débute, rageuse, effrénée, ponctuée de nombreux hurlements difficiles, une immense haine inscrite sur tous les traits. Et ils griffent mordent, se jettent sur lui par paquets de cinq, sans scrupules, à hurler des « pourquoi » « crève » « ordure » « j'vais t'crever » et autres tous en même temps. J'observe la scène un temps, lame en main, avant qu'un peu de mon Cosmos se concentre à mes pieds. Une charge éclair, traînée rouge dans mon sillage, et je suis déjà sur lui. Un saut au-dessus de la foule enragée, je prends appui sur l'épaule d'un ranimé tout proche de Wedge pour me retourner vers lui et lui asséner un énorme coup de pied dans la mâchoire. L'élan mis dans le mouvement me fait tomber de l'épaule, et lorsque je chute, c'est sur mes deux jambes, dans le dos de Pégase, la lame de ma lance pointée droit sur cette armure de bronze.

Sec, brutal, j'enfonce ladite lame avec toute la force qu'il m'est possible de déployer, la trombine crispée en une expression furieuse.

Montre-moi si tu sais. Si tu sais ce que c'est que la Guerre.



Dernière édition par Zvezdan le Sam 7 Mai - 19:11, édité 1 fois
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Message Re: [COMBAT - 1ers jours de Juillet] David contre Goliath ! La Guerre oppose Pégase ! (Event Berz)   Sam 7 Mai - 14:53
Wedge l'avait ressenti... Ce Cosmos des plus mesquins les entourer dans les airs... Sa force était incommensurable. Cependant, Pégase n'était pas effrayé. Un véritable guerrier se devait de se montrer sans peur, sans reproches. Wedge avait prit ses distances par rapport au Cardinal. Wedge le regardait dans le blanc des yeux, son ennemi en faisait de même. C'était rien d'autre qu'une confrontation des plus épiques, un combat d'anthologie que Pégase attendait. 

Wedge remarquait le Cardinal observer ce paysage chaotique indigne du Sanctuaire, qui était un lieu de paix. Censé l'être. Toutes ces flammes... Toutes ces vies perdues à jamais dans le royaume d'Hadès... Cette désolation renforçait la détermination du Chevalier de Bronze, le regard n'ayant jamais été aussi sérieux. Et la pluie tombait à flot... Se rajoutant à cette situation déjà dramatique. Le tonnerre grondait violemment...  Wedge gardait les yeux rivés sur son ennemi à chaque seconde, chaque instant. Mais il entendait aussi le peuple qu'il avait juré de protéger. Il les entendait souffrir, agoniser, mourir ou être violé.

- Qu'est-ce que tu entends par... ? Demandait avant de s'arrêter avant de voir une abérration se produire. Les gardes morts se relevèrent, tous avec l'envie de s'en prendre à Wedge. 

Mais ces visages... Wedge les reconnaissaient tous un par un. Des vieux amis, des rivaux, même des ennemis. Tous ces visages faisaient partie du passé mouvementé de Pégase. Là, une goutte de sueur coulait le long de son visage. Là, il commençait à ressentir la peur s'installer peu à peu en lui. Wedge avançait à reculon, alors que ces gardes zombifiés par le Cardinal ne stoppaient pas leurs lancées vers Pégase après qu'il l'ai pointé de sa lance. Une fois encore, son passé d'assassin entraîné revenait le hanter, et lui gueuler au visage qu'il ne serai rien d'autre qu'un tueur. Un monstre sans coeur, tuant pour le plaisir. Athéna était sa seule chance de rédemption, mais il était là... L'attrait des ténèbres. Plus rapide, plus facile, plus séduisant. Mais Wedge le savait que si il s'engageait sur une telle voie, alors sa destinée serai à jamais dictée par ces mêmes ténèbres. Son âme serai perdue pour l'éternité, et le jeune homme plein de compassion qu'il était disparaîtrai à jamais. Alors il se battait contre ces zombies, il les combattait un à un ! Usant de ses connaissances en arts martiaux, il leurs faisait face aussi fou que cela puisses être ! Mais rien à faire, ils étaient trop nombreux. Il recevait des coups les uns après les autres, il entendait toutes ces insultes les une après les autres. Mais après avoir subi, il devait contre-attaquer, alors il fit un saut vers l'arrière. Il devait réfléchir à une nouvelle tactique.

Pendant tout ça, l'ennemi en avait profité pour venir au corps à corps ! Wedge l'avait senti, son Cosmos qui approchait trop rapidement ! Il se retourna rapidement avant de parer par miracle un coup de pied qui aurai pu lui être dévastateur... Et à la vitesse de la lumière, il allait une fois de plus dans son dos... Wedge sentait la pointe de la lance sur son dos. Hors de question de le laisser penser qu'il ne fait que subir.

- Et toi ... Toujours à généraliser... Est-ce que tu sais seulement pourquoi j'ai foi en Athéna, hein ? Je me fous de ce qui ai pu t'arriver... Tout ce qui m'importe, c'est de te vaincre, moi le guerrier de classe inférieure face à toi, le Ô grand puissant je ne sais quoi ! Disait-il, avec colère mais pas sans conviction.

Après ce petit discours, il sentait alors la pointe s'enfoncer. Wedge se retourna une fois de plus rapidement, et se dégagea avant d'essayer de créer de la distance entre eux deux avec un coup de pied dans l'abdomen. Faisant face à la horde et à son ennemi, Wedge laissait brûler son Cosmos avec plus de ferveur ! 

- Tu t'es assez amusé comme ça. A mon tour maintenant ! Alors prépares toi !! Criait-il avant de dessiner la constellation de Pégase; Permets moi de te présenter mon attaque fétiche...

Pegasus Ryu Sei Ken !


Ainsi vinrent les météores de Wedge ! Elles balayaient la horde mais est-ce qu'elle allait toucher également le Cardinal ? Pégase fit tout pour, il y mettait la même force que contre Coronado, l'Ombre de la Vierge. Et comme contre Coronado, il allait prouver pourquoi les Chevaliers de Bronze étaient les piliers du Sanctuaire, ceux sans qui ce dernier serai voué à la destruction.


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Message Re: [COMBAT - 1ers jours de Juillet] David contre Goliath ! La Guerre oppose Pégase ! (Event Berz)   Sam 7 Mai - 19:32
Non, je ne sais pas en effet. En ai-je seulement quelque chose à foutre ?

La réponse étant bien évidemment non. J'ai assez entendu d'histoires qui justifient des engagements, assez pour toutes les connaître. A quelques détails prés, elles tendent à toutes se ressembler. Peut-être la sienne aurait-elle pu me surprendre ? Peut-être. Mais je ne suis pas là pour entendre le récit d'un jeune chevalier courroucé. Je suis là pour me nourrir du mien et de tout le ressenti qui y est lié, y puiser la force de tous les éradiquer un à un. Qu'ils tentent donc de me raisonner, de demander pourquoi. Nulle raison dans ma Rage, rien que de la pure et innocente Haine. Une haine qui ne fait que grandir face à ce Pégase, une haine teintée d'amusement. Sans même chercher à m'en cacher, un grand sourire à ses mots, espiègle et prédateur à la fois.

Arrête un peu de te rabaisser comme ça, mon grand, tu te fais du mal. Tseh, n'empêche... Ils en acceptent des numéros chez les Saints. Regarde moi tous ces morts... Je pensais pas me retrouver les bras si pleins d'alliés de circonstances. Tant de sang sur les mains... J'y reconnais bien là la « Sagesse » des vôtres.

Une Sagesse qui se prodigue à coup de conquêtes brutales, de vies volées, de proches séparés. C'est bien là le plus détestable chez vous autres. Cachez-vous donc derrière votre Rêve, derrière votre Sagesse. Tentez donc de justifier vos crimes, de les cacher sous une montagne de bonnes intentions. Aux yeux des survivants, à ces yeux baignés de larmes vengeresses, rien de tout ça ne compte. Ne reste que votre sang pour apaiser les cœurs. Oh, je ne suis pas du genre à avoir le meurtre facile pourtant, contrairement à beaucoup de mes semblables. Mais vous... Vous, je ne ferais pas les mêmes cas de conscience qu'habituellement face à vos carcasses sans vie.

Et il attaque. De son mouvement fétiche, qui plus est. Quel honneur. Je le regarde préparer ça d'un œil curieux, sans broncher. Un moment, j'envisage de me déporter d'un pas sur la gauche, mais mon équilibre se perd assez vite. Hm, tête qui tourne. Sûr qu'après cette chute... A peine le temps d'y penser que mon regard se recentre sur devant moi, pour voir les corps voler au vent par dizaines, décharnés, plus ensanglantés qu'au départ, certains membres qui se séparent de leur propriétaire, des entrailles qui découvrent dans une grande effusion de sang, et les Météores qui s'approchent. Un des corps projetés me percute, sa main s'agrippe à mon visage et laisse une entaille légère. Et le reste arrive. Les poings sont là, nombreux, puissants, et j'y fais face pris de court dans mon début d'esquive, vaguement surpris. Pas mal, Pégase. Je dois bien te donner ça.

Et pourtant, je le sens, j'ai évité le pire. Les coups pleuvent, et je regagne en détermination. Les frappes me touchent, et pour y répondre, mon rictus qui se fait plus rageur, mes poing qui se serrent en une poigne puissante. Mon Cosmos gronde un coup en réponse au regain d'énergie, Et une partie avance jusqu'à vers Wedge, doucement. Ci et là commencent à se faire entendre les voix des pillards de plus tôt, mais cette fois-ci plus proches, plus pressantes, dangereuses. « Regarde, il en reste un » « Ouais, faut qu'on les finisse ». Et ça s'enchaîne en une litanie de murmures, de projets quant au devenir de Pégase, des murmures hurlés, si forts qu'il peut tout entendre. Bientôt, ils finissent par parler tous en même temps, en une cacophonie insupportable, les oreilles mises au supplice par cette torture sensorielle. Et comme si cela ne suffisait pas, les bruits de lame traînée au sol dans son dos se font légions. Dans son dos, à ses côtés... Parfois, un coup de vent qui arrive d'en haut, à gauche, à droite ou autre. Des présences invisibles, une atmosphère placée sous le signe de la chasse, une chasse où Pégase est la proie. Il peut le sentir, oui. Ce souffle chaud dans sa nuque, cette respiration rauque et menaçante. Et s'il se retourne : rien. Rien que nous deux, l'horizon de flammes et les combats plus loin. Rien de plus, et pourtant, tous ses sens lui crient le contraire, à tirer le signal d'alarme. Seul grondement inquiétant et effectivement réel, ce Cosmos qui s’emmagasine le long de mon bras droit. D'un rouge sombre et opaque, il n'est besoin que de peu de maîtrise pour se rendre compte d'à quel point de cette énergie est concentrée à ma main. Autour du bras, les Visages hurlent et se plaignent, un vent comme venu d'un autre monde entour l'arcane, un vrombissement funèbre qui gagne en intensité.

Attrape.

Un battement de cil et je suis devant lui, mon genou déjà en chemin vers son menton quand nos yeux se croisent. Le coup part, puissant, et pour le suivre, mon index alors concentré de tout le Cosmos rassemblé qui se pose sur le front du Bronze, pour y infuser ce tout. Ce tout de visions, sentiments, douleurs, goûts, pensées, envies, informations. Tout, en trop grande quantité. Trop de ce tout, trop pour un seul homme, exactement comme c'est fait pour.

Alors, jeune Pégase, Foi comme Détermination semblent ne jamais faiblir chez toi. Combien de temps ça va durer, dis-moi, hm ? Combien de temps avant que les premières failles n’apparaissent ?


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Message Re: [COMBAT - 1ers jours de Juillet] David contre Goliath ! La Guerre oppose Pégase ! (Event Berz)   Dim 8 Mai - 17:38
Wedge se sentait mal... Beaucoup plus après avoir fait ses météores. Quelque chose n'allait pas, il commençait peu à peu à voir flou. Puis le décor semblait changer peu à peu. Pégase avait beau secouer la tête, mais rien à faire, ça continuait de s'empirer. Il fit quelques pas vers l'avant, la sueur coulant le long de son visage s'intensifiait. Sa respiration fit de même. Puis il chuta sur ses genoux... Il aggripa de toutes ses forces les herbes mortes sur le sol, tâchées du sang des victimes du Ryu Sei Ken. 



- Ton destin n'est que ténèbres et futilité. Wedge, ouvres les yeux. Tu es un assassin, tu le resteras toute ta vie. Tu as du sang sur les mains, et tu prétends être un guerrier de la paix. La seule paix que tu veux protéger, c'est celle dont tu t'es bercé d'illusions. La paix n'existe pas, le Bien et le Mal ne sont que deux notions personnelles. La justice est personnelle. Toi, tu ne vaux absolument rien. Tu es et tu resteras à jamais personne. 

Cette voix... C'était celle de son meilleur ami, le jour où Wedge tua de ses mains le chef de son ancien clan d'assassin en Chine. Ce sentiment de trahison, d'injustice, de haine... Tout ça à la fois, à une puissance qui n'attendait qu'à se déchaîner sur la première âme trop raisonnable.


- Tu es mon ami, tu es censé me comprendre, me soutenir ! Tout ce que tu fais, c'est me rabaisser ! Si tu n'es pas avec moi, alors tu es contre moi !! Criait Wedge, que même le Cardinal pouvait l'entendre.

Puis il agissait comme ce jour-là... A enfoncer sa main dans la poitrine de son ancien meilleur ami, et lui retirer le cœur, par haine. Il ne ressentait plus rien de bon envers lui en l'espace d'une poignée de secondes. En une poignée de ces secondes, Wedge était devenu une toute autre personne. Il rechuta sur le sol, conscience de ce qu'il vient de revivre. Mais ce n'était pas terminé. Loin de là. Il revit les tortures qu'il subissait à cause du clan, les moqueries, les complaintes... Il les revit chacune... Toutes jusqu'à la dernière. Puis il entendait de nouveau cette voix dans son esprit, comme si elle le hantait depuis toujours.

- Qu'est-ce que ça te fait de faire face à tes erreurs, Wedge ? Tu mourras comme la larve que tu es. Tu ne mérites que de souffrir jusqu'à la fin des temps. Tu as toujours adoré te battre, prouver que toi seul est le meilleur... Mais tout ce que tu sais faire, c'est aboyer comme un chiot affamé. Meurs comme le chien galeux que tu es. 

Wedge était à l'agonie. Ces souffrances psychologiques étaient plus dévastatrices que les coups du Cardinal. Et pour la première fois depuis qu'il avait quitté le clan, il était tétanisé. Oui, Wedge avait désormais une peur bleue du pouvoir de son ennemi. Les veines rouges de ses yeux ressortaient, Pégase était déjà à bout. Tout ses beaux discours sur la défense d'Athéna, le Sanctuaire, le Bien et le Mal... Tout ça venait de disparaître pour laisser à Wedge une image d'un lâche, effrayé par son passé et réduit en esclavage par ce dernier. Lui qui ne laissait jamais sa lueur d'espoir s'éteindre... Celle-ci était sur le point de l'être, ravagé par le mastodonte qu'était la peur. 
Le peu de lucidité qu'il lui restait ne lui servait qu'à se préparer à tout nouvel assaut. Mais il était déjà condamné. Du sang commençait à couler le long de son front, les lignes passant vers le nez et les joues. A ce moment-là, il ne pouvait rien faire. Un déferlement de puissance rougeâtre arrivait droit sur lui, le choc fut tellement violent que Pégase traversa une colline, arrivant derrière elle affalé sur le sol. Son armure ne semblait même plus lui répondre, comme si la lumière s'éteignait elle-aussi. Wedge avait encore les yeux ouverts, mais il semblait si perdu. Il ne savait plus quoi faire, il se pensait condamné à sombrer dans les abysses comme cette voix ne cessait de le lui répéter. Mais alors que faire ?



Wedge se remit difficilement sur ses genoux, et vit un rouge-gorge à ses côtés, mort immolé par le feu. Les pelouses perdaient de leurs éclats verdâtres au fur et à mesure que le temps passait. Tout brûlait... Le danger de mort rôdait de plus en plus... Son sang coulait, déposant des gouttes sur le corps sans vie du petit oiseau. Athéna ne comptait plus dès ce moment. Le Sanctuaire ne comptait plus. Son honneur était en jeu, paraître comme un lâche était la solution des plus faibles des guerriers. Il est Wedge, Chevalier de Bronze de Pégase ! Il vit le Cardinal venir vers lui à une vitesse faramineuse et essayer de lui infliger un coup de genou que Wedge bloqua avec sa main droite ! La parade libéra une onde de choc à elle-même ! Mais il vit également un autre mouvement, l'ennemi pointait son index ! Wedge attrapait alors le poignet du Cardinal, avant de faire un léger saut et prendre appui sur le physique massif du Cardinal afin de créer à nouveau de la distance entre eux-deux ! Wedge attérisa sur un tronc d'arbre, et prit appui là aussi afin d'arriver en haut d'une colline.
- Laisses-moi t’éclaircir sur un point. J'en ai rien à faire de la protection d'Athéna. J'ai eu la promesse qu'elle m'aidera à me retrouver, et je comptes bien à ce qu'on tiennes cette promesse, elle ou n'importe quel autre Dieu. Ce qui compte le plus pour moi, c'est affronter des gens tels que toi, toujours fort ou toujours plus imposant, afin qu'un jour, je puisses leur dévoiler la triste vérité qu'ils ne seront jamais invulnérables malgré toute votre force ! Je ne te vois plus comme un ennemi, mais comme mon meilleur des rivaux.
Wedge se tenait debout sur cette colline, fixant du regard son adversaire. Finalement, il avait réussi à retrouver assez de forces pour se retrouver le temps de ce combat. Mais... Pour combien de temps ?

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Message Re: [COMBAT - 1ers jours de Juillet] David contre Goliath ! La Guerre oppose Pégase ! (Event Berz)   Lun 9 Mai - 10:37
Et ça commence. Ca commence à dérailler.

Tous ne sont pas taillés pour tenir psychologiquement face à tels supplices. Faut que ça sorte, faut hurler cette douleur au monde. Oh, comme je te comprends, Pégase. Comme je comprends tous ceux à qui j'offre ce châtiment. Ils sont nombreux là-dehors à craindre le retour de leur passé plus encore que le retour du revers de la plus puissante des mains.

Et je le vois céder face à ce retour. Je le vois, spectateur, un pyromane qui observe son œuvre de loin, les flammes qui dansent dans son regard. Je le vois comme je l'entends, lui et cette voix qui le hante. Un assassin, hein ? Voilà qui explique la quantité de corps de plus tôt... Amitié, trahison, sévices, corporelles comme morales... A ce spectacle, mes yeux se lèvent au ciel, à la fois désolés puis exaspérés. Ce monde ne cessera-t-il donc jamais de tourner en rond ? Les mêmes histoires, les mêmes maux déclinés sous différentes formes, les mêmes sentiments qui amènent les mêmes réactions. Les conquérants, les conquis. Le sentiment de supériorité des uns, le désir de vengeance des autres. Les oppresseurs et les opprimés, et le même rapport qui s'installe. Tseh, regardez moi penser tout ça comme un grand pacha, à me croire hors de l'engrenage. T'y es, Zvez. T'es en plein dedans, au centre de ce tas de merde.

A ce songe, un sourire contrit qui se porte à mes lèvres, façon de moquer mes propres pensées. Le récit se poursuit à mes sens plus loin, se mêlent alors un brin d'empathie à l'égard du Bronze, bien vite balayée par une nouvelle vague de rage, manifestée en un bref regard vers les douze Temples. Ils sont là, les douze édifices de la honte. Ils se suivent un à un jusqu'à mener vers la belliqueuse Sagesse, celle qui réclame les Tributs par paquets de douze, qui impose son autorité aux serviteurs des Dieux de tous horizons, désireuse d'étendre son influence jusqu'à ce qu'elle soit totale. Elle, eux, l'Empire, ce tout. Tout doit brûler.

Tout, lui y compris. Lui qui se laisse lentement aller, la peur aux traits, les divagations qui se poursuivent. Et ça cogne dans ma tête, ces idées qui se confrontent et se contredisent. A leur tour de souffrir. À eux de perdre tout. Regarde comme il me ressemble, faible face à un passé trop lourd. Ils ne méritent que ça. ça se répète, mes propres pensées qui m'assaillent en une logorrhée haineuse, à me rappeler pourquoi je suis là. Pourquoi ce poing qui se serre, cette mâchoire crispée, ces muscles tendus, ce regard plein de braises.

Mes paupières tombent, une forte inspiration, un effort pour faire le vide. Mes paupières se rouvrent, la fenêtre s'ouvre sur une paire d'yeux décidés, une lueur furieuse qui y danse frénétiquement. De là, mes derniers assauts partent, esquivés en d'ultimes réflexes guerriers de ce Bronze d'apparence si fatigué, physiquement comme moralement. Le voilà en haut de sa colline, un court repos accordé par l'échange. Et il parle. Et...Qu'est-ce qu'il me déblatère, celui-là ? J'y ai été trop fort avec mes illusions, il déraille toujours ? Il fait son discours, et je tends l'oreille, sourcils arqués, très clairement interloqué. Ses mots, son discours. Ca me fait mal à la tête. J'écoute, et je ne vois que les aspirations d'un enfant capricieux. Donc quoi, t'es en train de me dire que ton ultime motivation, c'est ça ? Défaire plus fort que toi pour faire tomber les puissants de leur piédestal ?

C'est d'un puéril.

Je lâche ça d'un ton las, détaché, un large soupir qui s'échappe de ma bouche de suite après. Ma marche se fait lente, et doucement, mon Cosmos infuse autour pour relever de nouveaux corps, qui se lèvent, puis entourent la colline sur laquelle il est posté, à lentement la gravir chacun à leur rythme de gestes maladroits. Certains tombent, entraînant les autres dans leur chute, pour difficilement se relever et y retourner. Quant à moi, je me déporte en face de Pégase d'un simple pas rapide, à gravir la colline en une fraction de seconde. Mains dans les poches, buste penché en avant, je le scrute sans plus de forme, le fixe sans gêne, passe mon regard le long de son corps, pour revenir vers ses yeux. Des miens ne se reflète que la colère toujours présente mais pour le moment refoulée, ainsi qu'une vague lueur de déception. De... De pitié, presque.

Et tu crois que je t'ai attendu pour ne plus jamais avoir la bêtise de me sentir intouchable ? Tu confonds la confiance en soi et cette erreur qu'est sous-estimer l'ennemi, Saint. J'ai l'un, pas l'autre. Et laisse moi te dire que c'est pas avec de telles motivations que tu vas défaire qui que ce soit à l'avenir. Ni avec si peu de volonté. Elles sont où, ces promesses de défendre Athéna d'il y a quelques minutes, hm ? Tu m'avais l'air si sûr de toi, si décidé... Puis plus rien. Quelques coups, quelques retours vers un passé difficile, et tout ça vole au vent. Ton allégeance te rend détestable dès le départ, mais le fait qu'elle soit si facilement balayée d'un revers de la main...

Mon regard se fait plus perçant, inquisiteur. Juge. Je le fixe sans terminer ma phrase, mes deux yeux remplis de dédain se chargent très bien du travail normalement imposé aux mots. Finalement, mon regard se perd vers l'entrée du Temple du Bélier où s'est engouffré plus tôt l'Épervier, puis remonte vers la statue d'Athéna, un air songeur collé au visage.

Voilà ce qui arrive quand on envoie des gosses sur un Champ de bataille... Tseh.
Un regard nostalgique, une nostalgie triste et mélancolique, morne. C'est là tout le cruel de la guerre. Homme, femme, enfant. Tous sont touchés. Même toi, Pégase.

Essaie donc de survivre, Pégase. Essaie, et apprend ce que c'est que de se battre avec de vraies motivations, un réel but derrière chacun de tes coups. Et ici, peut-être qu'un jour tu arriveras à quelque chose.

Et pour ponctuer ma phrase, la main du premier des trépassés qui agrippe le pan de roche dans mon dos, finissant d'escalader la colline. Bientôt, une multitude d'autres apparaissent, en un véritable ras-de-marrée à l'écume faite de doigts ensanglantés. Leurs gémissements recommencent, la lance revient à ma main, en même temps que la fureur sur mes traits. J'enterre toute cette discipline que je me suis imposée durant cette minute de calme, pour recommencer mon œuvre. Pour frapper d'illusions amenées par le ressenti, cogner de poings animés par la Vengeance. La mienne, celle des Berserkers, celle des Vandales. Celle de tous ceux qui ont eu à subir de la Sagesse, de prés ou de loin. Plus que ma seule colère, je me fais hôte de celle de tous ceux-la, porté par ce sentiment partagé entre de trop nombreuses personnes. Les premiers corps sans vie viennent à Wedge, toutes griffes et crocs sortis, forts de leur nombre. Je me recule pour les laisser s'engouffrer dans la défense de Pégase. Avant que la quantité de corps de me fasse disparaître à son regard, je lui lance ça d'un ton malicieux.

Enfin, si tu survis, encore une fois.

Dans cette voix, le peu d'empathie que j'ai pu lui accorder un moment alors absent, comme il l'est de mes traits tordus d'un rictus provocateur. Celui-là même qui s’éclipse au profit de l'une des nombreuses pièces de cette montagne de morts ranimés, hurlants, affamés. L'oeil aguerri, je lève ma lance vers le haut, en position de lancer, prés à exploiter la faille. Un court instant, l'un des corps se déporte sur la gauche, me laissant une fenêtre de tir. Un geste sec, et la lame part brutalement, à une vitesse inégalée. Inégalée ? Non. Car avant même que l'arme soit arrivée à percer la chaîr de Pégase, j'étais déjà sur sa gauche, le regard qui se prolonge par-dessus son épaule pour fixer le Temple du Bélier. Sans lui accorder un regard, ma main entourée de Cosmos vient claquer d'un premier revers sur sa joue. Je me laisse porter par le mouvement pour me pencher vers lui, poing fermé, tempe visée. Impact, puis le genoux qui part encore, cette fois-ci dans les côtes. Et un autre coup de poing, de pied, de genou, de coude. Le tout dans cette vitesse que j'ai l'habitude d'adopter lorsque le combat devient sérieux à mes yeux. Tout cela lui tombe dessus en un avalanche, et pour conclure le tout, mes deux mains qui empoignent la hampe de la lance pour l'enfoncer dans le torse du Bronze, soulever son corps du sol dans le même mouvement, mon visage figé dans sa folie guerrière.




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Message Re: [COMBAT - 1ers jours de Juillet] David contre Goliath ! La Guerre oppose Pégase ! (Event Berz)   Lun 9 Mai - 13:06

Les moments de faiblesse étaient les plus difficiles à supporter, car beaucoup de préjugés pouvaient en découdre. C'était le cas maintenant. L'ennemi avait la tête bien haute, dominant cet affrontement. Wedge savait qu'il ne gagnerai pas, mais ce n'était pas son objectif premier. Il voulait voir la force de l'individu, il l'a vu. Il devait suivre les ordres, il les a suivis. Maintenant... Il devait se tirer de là. Mais pas sans laisser un dernier cadeau à son ennemi.

Le Cardinal voulait lui jouer le même tour à jouer avec son esprit et son passé. Wedge ressentait alors la même souffrance, un grand mal de crâne avant d'entendre une voix. Ce n'était celle qui voulait lui nuire... Non, c'était la voix d'une femme. Douce, attentionnée, chaleureuse. Wedge se revoyait à ses deux ans, sa main dans celle d'une jeune femme... Sa mère.

- Cours, Wedge. Ne restes pas là. Tu as fais ce qu'il fallait, la fuite n'a rien de lâche. Ton Sui Sei Ken ne ferai que te condamner à errer au Royaume des Morts. Je ne veux pas de ça pour toi. Tu es le Chevalier Pégase, tu as tant de choses à accomplir. Alors va, fils adoré, et vis. Disait-elle, alors que Wedge la voyait comme si elle était là... A tendre sa main sur la joue de son fils.

Le jeune homme restait silencieux le temps de quelques secondes, avant d’apercevoir à nouveau les cadavres de ses anciennes victimes revenir à la vie. Le Cardinal avait de plus en plus son orgueil qui grandisait. Puéril ? Wedge gardait son même regard déterminé.

- Tu sais ce qui est puéril ? C'est toi et tes ambitions enfantines. Toi et toute ta haine envers Athéna... Qu'est-ce qui y'a ? On t'a pas donné ton petit-déjeuner ? On est trop orgueilleux pour ne pas essayer de résoudre un problème sans provoquer de bain de sang ? Tu me crois puéril car ma motivation est de me battre contre des guerriers bien plus forts que moi et de les réduire au tapis. Mais c'est exactement ça qui me permettra de te battre la prochaine fois que l'on se verra. J'ai fais ce que je dev... AAAHH... ! Disait-il avant d'être attaqué par ces cadavres !

Wedge envoyait celui qui l'avait entaillé droit vers un arbre, avant de les combattre comme il l'avait fait auparavant... Mais ses muscles étaient trop engourdis... Il ne parvenait pas à bouger comme il le voulait...



- Crois en ta force, Wedge. Tu peux y arriver ! Disait la voix de sa mère !

A ce moment-là, Pégase subissait un lourd coup de poing au visage de l'un des cadavres, l'envoyant à genoux. Et Wedge continuait d'encaisser les coups, le regard toujours aussi déterminé. Il avait retrouvé son état d'esprit que lors du combat contre Coronado. Il s'était enfin retrouvé !

- Tu voulais voir ma détermination ?! Tu l'as sous les yeux ! Envois moi tout ce que tu voudras, je continuerai de me relever à chacun de tes assauts ! Or, je ne suis pas dupe. Je sais que tu es bien plus fort et plus rapide... Disait-il avant de voir que le Cardinal voulait l'attaquer avec sa lance !

Wedge se protégeait avec ses avant-bras, son armure qui brillait de mille feux encaissant le coup ! Or, il n'avait pas remarqué le coup de genou de l'ennemi ! L'armure l'a également encaissé, des fissures se dessinait peu à peu sur toute l'armure de Pégase... Les protections aux avants-bras avaient éclatés en morceaux, laissant les bras ensanglantés de Wedge prendre l'air. Pégase se tenait là, debout devant son ennemi, le corps ensanglanté, haletant... Mais le regard ayant le feu de la détermination qui continuait de brûler ! Il savait ce combat perdu... Mais il était déterminé à une chose grâce au Cardinal. Le vaincre à l'avenir.

- Je dois te remercier pour ces conseils. Défendre Athéna avait toujours été un objectif pour moi, mais maintenant, tu viens de valoriser encore plus ma motivation première. Tu es désormais premier sur ma liste des adversaires puissants à ramener sur Terre... J'admets ma défaite. Mais saches une chose. Je n'ai pas peur de toi. Je n'aurai plus jamais une seule étincelle de peur à ton égard.... Je m'entraînerai chaque jour, chaque nuit, dans le seul but de te vaincre et te faire payer tes crimes au Sanctuaire. Je serai celui qui le fera. Je t'en donnes ma parole, qu'un jour, je t'écraserai.

C'était ainsi que Wedge laissait le chemin libre d'accès pour le Temple du Bélier. Il était complètement impuissant et tenter un nouvel assaut était synonyme de mort certaine pour lui. La fuite était sa seule option de survie, et de pouvoir encore servir Athéna ainsi que ses amis. De la lâcheté ? Non. La seule lâcheté aurai été de ne pas admettre que son combat était déjà perdu d'avance. Wedge s'était montré courageux en avouant sa défaite à son ennemi, et humble. Il allait tenir sa promesse, chaque jour et chaque nuit... Il continuerai de s'entraîner sans relâche. Wedge prit alors la fuite en sautant du haut de la colline, se dirigeant droit vers la Maison du Bélier.


Citation :
Abandon du combat de Wedge

Spoiler:
 
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ZvezdanavatarArmure :
Cuirasse De La Guerre

Statistiques
HP:
240/240  (240/240)
CP:
270/270  (270/270)
CC:
326/326  (326/326)
Message Re: [COMBAT - 1ers jours de Juillet] David contre Goliath ! La Guerre oppose Pégase ! (Event Berz)   Lun 9 Mai - 17:33
« On est trop orgueilleux pour ne pas essayer de résoudre un problème sans provoquer de bain de sang ? »

Ça résonne. Plusieurs fois, comme le glas de la plus puissante de cloches, et je suis à l'intérieur. Ça se répète, s'intensifie, s'amplifie, à un point tel que je porte ma pognes à mon crâne, une douleur extrême qui s'empare de moi. Tout le reste de son discours me passe par-dessus, j'ignore, ne retiens que ces quelques mots. D'abord, la colère à mes traits, suprême, forte comme elle ne l'a jamais été. Les yeux qui s'ils étaient déjà pleins de fureur auparavant ne sont ici que deux incendies sans fin et sans frontière. Mes dents qui se découvrent en une grimace hargneuse. Un silence de plomb se poursuit, je reste là, un regard furieux dans le vide, poings serrés, jointures blanchies, du sang qui commence à couler de la paume de mes mains. Dans celle de gauche, mon emblème qui s'anime d'un Cosmos rougeoyant, d'abord faiblement, puis plus fort à chaque secondes. Déconnecté, le monde extérieur s'est vite fait étranger à mes sens, de quoi rompre mon illusion, redonner son apparence actuelle au Sanctuaire, faire disparaître les hordes de corps. Autour de moi, un abysse sans fond, sans début ni fin, un horizon d'obscurité. Et cette phrase. Encore et toujours.

T-...Tu oses....

Seuls mots qui parviennent à traverser la frontière de mes lèvres. Tremblantes, elles répètent encore ça quelques fois, un murmure qui se fait voix, puis cri, puis hurlement.

TU OSES ?!

***

Ca explose. Toutes ces images. Ces sons. Ces odeurs, cette matières sur ma peau, ce goût poisseux au palet. Tout me vient d'un coup, en une véritable agression. L'horizon d'abord noir se teinte de rouge, et je la vois arriver, cette vague de sang. Je la vois et l'entends, son odeur se fait familière à mes narines qui se retroussent en une grimace dégoûtée. Je tourne sur-moi même et constate que c'est partout pareil. Je flotte dans ce néant, et partout autour, le sang arrive. À gauche, à droite, devant derrière, en haut puis en bas. Piégé, au centre d'un Maelstrom sanguin, sans rien pour s'y soustraire. Une peur bleue qui monte, mon cœur s'accélère, ma respiration se fait plus rapide, les yeux nerveux, le corps tremblant, la cervelle en ébullition. Des mouvements vains, des tentatives de fuite vers un côté pour me rendre compte que ce n'est pas plus sûr par là. Et ça approche. Impuissant, je finis par me recroqueviller en position fœtale, peur au ventre, les larmes qui commencent à monter. Puis le choc. L'océan carmin qui vient frapper contre ma peau, l'enduire de sa corruption, s'écraser violemment, à un tel point que c'en est douloureux. Le sang s'infiltre jusque dans ma bouche, mes yeux, narines et oreilles, si bien que je commence à suffoquer. Je me débats, tente de discerner le bas du haut pour trouver une surface à cette étendue liquide, m'en extraire sans plus attendre. À l'aveugle, sans trop savoir où je vais, je nage dans l'hémoglobine, commence à m'étouffer. L'air me manque, l'énergie aussi. Mais je veux pas. Je veux pas mourir comme ça.

Putain non, pas encore, non, non ! Laissez-moi, putain, laissez-moi en paix... J'en ai marre... Je supporte plus... J'veux sortir, merde, la sortie, la sortiiie ! Aaaah, j'étouffe, j'vais pas tenir... Trop de sang, c'est trop dur... J'veux plus... Lâche moi, merde, ARRETE !

Ma tête qui sort, mes bras qui claquent à la surface du liquide, pas encore persuadés d'en être sortis. Une grande inspiration, mes poumons qui se remplissent de cet ai-... Non....

Mes yeux s'ouvrent eux aussi, pour confirmer ce que mes autres sens semblaient percevoir. L'odeur du brûlé, le crépitement des flammes. Et autre chose au-dessus, plus fort, plus insupportable. La cacophonie des mouches, qui volent par centaine, l'odeur intenable de la chair humaine pourrie, carbonisée. Et la vision. La vue de ces montagnes de corps au rivage, cette réplique de Carthage nimbée de flammes quelques centaines de mètres plus loin, et le parterre de corps tout le long du chemin. Des tas grands de plusieurs dizaines de mètres, des visages familiers. Des visages que j'ai croisé au moins une fois en les murs de la Cité. Des frères et sœurs Vandales, gueule figée en une expression sans vie, sales, ensanglantés, démembrés, entassés sans plus de considération. Plus loin, d'autres tas, ceux-ci pleins de corps noirs charbon, encore fumants. Le mal de crâne se poursuit, à la peur se rejoint le dégoût. Je sors de cette marre sanguinolente d'un pas timide, mal-assuré. Mes yeux nerveux passent d'un tas de cadavres à un autre, les dernières secondes de vie de chacun figées, mises en valeur par l'éclairage des colonnes de flammes. Et j'entends des voix. Des voix qui clament des ordres, des pas qui claquent par terre en une coordination militaire, tous synchronisés. Ça s'approche, pour finalement se découvrir : Les armées de l'Empire, dans leurs armures, en train de converger vers Carthage. Terrorisé, mais aussi plein de rage, je marmonne quelques harangues timides dans mon coin, sans oser élever ma voix.. Tu veux pas qu'ils t'entendent, tu as peur. Comme toujours. j'entends ma propre voix clamer ça d'un ton moqueur. Mes poings se ferment, sourcils froncés, tête baissée. Un hurlement, puissant, déchirant. Le bruit des carcasses armurées qui se retournent tous à l'unisson. Je lève mes yeux hagards vers eux, trop peu conscient de mon geste. Une voix qui s'élève, et si je ne comprends pas ce qu'elle dit, la suite elle rend le sens évident. Tous avancent vers moi d'un pas lent, lames sorties au clair. En réaction, les tremblements qui gagnent en puissance, la voix qui perd encore en puissance, à murmure des excuses, des « pitié » et autre. Finalement, mes jambes qui s'animent bien malgré-moi en une fuite endiablée, bien vite interrompue par... Qu-est-ce que...

Je me retourne avec l'idée de détaler, m'attendant à tomber sur l'océan de sang de plus tôt, pour me retrouver dans... Rome ? R-... Oh non. Pas ça.
Comme pour confirmer le mauvais pressentiment qui commence à prendre forme. Un flash lumineux qui me passe par-dessus l'épaule, la frôle, puis s'écrase en une déflagration prodigieuse quelques mètres plus loin. Pour suivre, quelques hurlements de douleur, poussés par des voix trop familières. Pas ça, putain, j'ai pas besoin de vivre et revivre ces merdes...
Et pourtant. Je me rue vers le tas de gravats pour y trouver les corps sans vie de mes derniers frères Vandales. Ceux de la troupe de Borya. Un est encore là, en vie, le plus jeune de tous, à peine seize ans. Comme moi, il était plus parmi eux pour survivre qu'autre chose. Pour avoir quelque chose à quoi se raccrocher, un semblant de famille. Et il me regarde d'yeux pleins de larmes, tente de parler alors que des gargouillis sanglants remplacent ses mots, une fontaine de sang qui s'échappe de sa bouche à chaque tentative. Ses mains tremblent et agrippent ses boyaux sortis de leur corps, une expression d'effroi s'empare de lui. Il reviens vers moi, Et je lui rend le même regard paniqué, lui dit de tenir bon, de ne pas mourir... Je lui dis tout ça sans trop y croire. Et je lève les yeux pour regarder dans les rues, et les voir eux. Ces visages sans traits parés d'or, ces armures divines pleines de majesté. Et ils tuent. Ils tuent à tour de bras, je vois mes frères dans les rues, capte leur regard une seconde, avant qu'ils se fassent happer d'un coup à la puissance inhumaine ou d'un flash d'énergie. Les corps explosent, partent en cendres, meurent. Je suis au milieu, le visage du jeune dans mes mains pleines de son sang, la trombine salie de boue, de sang puis de larmes.

Un énième cri. Un cri clamé vers le ciel, fort à s'en casser la voix, habité par la foule de sentiments qui passent dans ma tête.

***

Le même cri qui retenti à l'entrée du Temple quand je me retrouve devant. Pas une pensée pour ce qui vient de m'arriver. Juste une rage sans bornes, plus aucune logique pour guider mes actions. Mon Cosmos qui émane de moi, habituellement omniprésent mais calme, ici en ébullition, opaque tant il est concentré.

J'vais te crever, le Saint. J'vais tous vous crever.
Citation :
Pour ce qui se passe en vrai pendant l'hallucination de Zvez, il avance vers le Temple du bélier d'un pas lent, dans un état second, yeux rivés sur Wedge, un Cosmos plus rageur encore qu'à son habitude, clairement différent.
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