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 [30 juin 550] - Regarde Reba, toute cette immensité baignée de lumière est notre royaume !

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Message [30 juin 550] - Regarde Reba, toute cette immensité baignée de lumière est notre royaume !   Jeu 12 Mai - 1:21
    Le chevalier d'or qui s'occupait d'habitude presque tout le temps dans son temple était en ce moment précis, au repos. Perdu dans ses pensées et il avait relu encore une fois le testament de son maître. De cet homme étrange dont il savait au final peu de chose. De celui qui savait le mal qui rongerait le guerrier qu'il avait élevé et qui l'avait mis en garde dans ces lignes finales. Les deux hommes portaient une malédiction différente, Phocas avait veillé à ce que celle de Childéric ne ronge pas sa vie. Mais il pouvait sentir doucement, la bête creuser sa tanière ailleurs, dans son cœur, dans son corps et dans sa volonté. Le lion s'était donc installé dans l'aile est de son temple, dans la petite partie aménagée de son antre qu'il utilise pour recevoir les gens. Là, assit, il attendait, méditant l'esprit dans le vague.

    Il était encore sous le choc de ce qu'il venait de lire et tout ce qu'il venait de se passer. Il ne s'attendait pas à ce genre de chose, il n'avait pas été préparé. Son maître avait espéré avoir réussi à chasser la bête du corps et du cœur de son jeune disciple. Mais Childéric pouvait le sentir, elle n'avait fait que ce renforcé et devenir plus vicieuse. Tapis dans l'ombre et ne demandant qu'à faire surface. Ses déboires dans le temple des poissons n'avaient fait qu'ouvrir la porte à ce qui s'était tapis dans l'ombre depuis si longtemps. C'est le risque quand on vole les crocs de la bête, on s'en rapproche et on la laisse rentrer. Il aurait dû se contrôler et ne pas faire fusionner le corps du chevalier de bronze d'Andromède avec les dalles de marbre du temple des poissons.

    Ce qui était fait et le lion avait donc lui-même poussé la dalle de marbre sur son humanité. Il pouvait le sentir, il n'était plus le même homme et plus tout à fait entier. Plus tout à fait lui-même non plus. Il pouvait le sentir justement, comme il n'avait jamais rien ressenti. Ce feu mauvais, cette colère qui germait... Le lion se perdit alors dans la contemplation de sa demeure. Il la connaissait par cœur, mais c'était chez lui après tout ! En entrant par la porte venant des marches inférieures, on pouvait donc pénétrer dans un large allé traversant l'intégralité du temple. C'était avant tout un lieu de passage et chacun avait le droit de venir et de demander la permission de traverser au gardien. Et c'était son devoir sacré que de s'attacher à ce poste de passage.

    Au centre de cette allée, se trouvait un atrium, bassin d'eau de pluie et puits de lumière à l'intérieur du temple du lion. À l'ouest, c'était les appartements du lion d'or, sobre mais relativement confortable. L'aile est du temple était celle qu'il partageait avec les autres. Mais à part le petit coin confortable qu'il avait installé et où il se trouvait, se situait aussi une salle d'entraînement. Sinon, mis à part les dalles de marbre qui composaient le sol du temple, il était d'une relative sobriété. Mais à part quelques bas-reliefs représentant la guerre de Troie et particulièrement les exploits d'Achille çà et là. Le lion se redressa alors et il sentit une énergie qui s'amenait vers son temple. Pas aussi brillante qu'une des douze étoiles d'or mais qu'il ne connaissait pas. Sûrement un nouveau chevalier... un argenté venant faire son rapport au Pope ? Non, l'aura était légèrement plus terne, un chevalier de bronze. Espérons donc que celui-là ne termine pas dans le sol ou dans un mur...


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Message Re: [30 juin 550] - Regarde Reba, toute cette immensité baignée de lumière est notre royaume !   Mer 1 Juin - 2:12
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feat. Childéric

Reba avait négligemment monté les marches qui la séparaient de la Maison du Lion, sa panthère sur les talons - aussi sienne qu'une panthère puisse l'être. Si la précédente demeure bien que dénuée de propriétaire lui avait laissé une étrange impression, la prochaine semblait plus avenante - peut-être parce qu'elle était aussi un peu la sienne. Nul doute que son maître ne partagerait pas son avis, mais c'était un sentiment dont elle ne pouvait se défaire. Si leurs constellations étaient proches sur le plan astral, elle doutait que leurs affinités se limitent à cela ; aussi, en dépit de la fatigue, était-elle impatiente de voir qui occupait son siège en devenir.

Car bien qu'elle ne soit qu'un lionceau, devait-elle se sentir inférieure ? Certes non ; car quand le roi déclinerait, ce serait à elle de prendre sa place. Pour l'heure cependant, le trône lui revenait encore de droit. À ce titre, elle lui devait le respect - de même qu'à tous les guerriers d'or, à dire vrai, mais quel autre pourrait-elle davantage appréhender ? Semblant percevoir sa curiosité, Chiquita s'appuya contre sa cuisse pour se rappeler à elle avant d'accélérer sa marche, de partir en éclaireur.
C'était logique après tout ; si Reba n'était qu'à demi animale - encore qu'aucune proportion de ce genre ne soit définie clairement -, elle l'était entièrement. Quoi de plus normal que de vouloir voir celui qui se prétendait son monarque. Toute intriguée qu'elle soit, la Chevalier de Bronze veilla à ne pas se faire de faux espoirs. Mais que faire s'il venait à décevoir ses attentes ? Prendre sa place, c'était en tout cas ce que la jungle lui donnait de loi. Mais en serait-il de même pour Athéna aux yeux pers ? Elle n'était pas convaincue de cela.

Bien qu'allégée par sa synergie, la boite ou s'entreposait son armure pesait lourdement sur son dos ; aussi décida-t-elle de la revêtir pour s'en débarrasser, les différentes plaques adoptant sa silhouette fuselée. C'était aussi une manière de montrer patte blanche - ou rougeoyante, si l'on en croit la couleur de l'armure. Semblable au couchant qui caressait l'horizon - à un soleil mourant. D'une certaine manière, elle trouvait cela plus joli que l'étincelle dont se paraient ses supérieurs. Car quand l'on se balade déjà en habit doré, comment saura-t-on quand l'on se met à briller vraiment ? Ne me juge pas à la couleur de mon pelage, songea-t-elle alors que s'annonçait une silhouette massive dans les confins du temple. Celle d'un fauve prêt à rugir. Ainsi lança-t-elle avec un rire dans la voix, derrière le masque parant son visage :

Ne t'en fais pas Chevalier du Lion, je ne suis pas venue te voler ta couronne. Après tout, nous ne sommes que des chats de différentes couleurs...


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Message Re: [30 juin 550] - Regarde Reba, toute cette immensité baignée de lumière est notre royaume !   Lun 13 Juin - 1:43
    Le lion éclata de rire quand il entendit la voix de femme lui répondre qu'elle n'était pas venu pour voler sa couronne. Son rire résonna dans le temple qu'il habitait, comme le rugissement d'un lion. C'était sa marque de fabrique, sa signature. Ce rire si puissant. Il posa ses yeux verts sur la jeune femme. C'était une guerrière, tout son corps le crier. Sans même parler de l'armure qu'elle arborait. Armure dont il reconnut l'origine, armure de bronze, sûrement celle d'un félin mais Childéric ne reconnu tout d'abord pas particulièrement les étoiles qui couvaient le destin de cette jeune femme à la peau sombre. Mais pour tenir un tel discours, la réalité le frappa brutalement au visage. Il se souvient de ce que son maître lui avait raconté sur l'armure du petit lion, au destin couvé par celle de l'or du lion.

    Mais ce qui interpella au moins autant le lion que le comportement de la jeune femme, ce fut le fauve qui semblait accompagner ses pas. Comme une ombre de fourrure collée à la sienne. Rarement il lui avait été donné voire pareil animal et le lion semblait plus s'intéresser au fauve qu'à la jeune femme. Mais ça ne dura que quelques instants. Si la bête se comportait comme un chat, les seuls animaux équivalents avec qui il avait de l'expérience, il fallait le laissé tranquille et vivre sa vie. Il espérait juste qu'elle ne marquerait pas son territoire dans son temple... Enfin, il avait toujours l'autorité hiérarchique pour obligé si nécessaire, la maîtresse de la bête à s'occuper de ces petits accidents si jamais cela s'avérait nécessaire. Et au final, il risquait de s'amuser s'il en arrivait là.

    Quelques secondes plus tard, le lion était devant la jeune femme et il la dominait de toute sa taille, comme tous les gens qu'il avait rencontrés ou presque. Il faut dire que du haut de ses deux mètres dix. De là, il pouvait mieux lui répondre.

    « - Il te manque encore quelques poils pour prendre la couronne petit lion ! Tu vois que j'ai pas mal d'avance sur toi ! »

    Et le lion rugit de nouveau après sa réplique. Ceci était de plus, très vrai. Sa longue chevelure blonde et sa barbe épaisse donnaient l'impression d'une crinière comme pouvait l'arborer l'animal totem du cinquième gardien. Mais il était curieux de voir qui avait le culot de se présenter à lui ainsi et de lui dire qu'à termes, son armure et son rang lui reviendraient. C'était un bon point pour elle et dans un sens, elle répondait à une question que le lion d'or se posait depuis longtemps. Celle de la transmission. Il faudrait à un moment qu'il transmette le secret de ses crocs à quelqu'un pour qu'il puisse porter justement l’armure. Mais est-il possible de transmettre les crocs sans la bête qui va avec ? Une question sinistre, pour le moment sans réponse.

    « - Mais qui es-tu jeune lionne, toi qui veux me prendre ma couronne ? Je pourrais te laisser en plan et t’empêcher de passer ou bien te forcer à faire le ménage ici ! Mais je suis magnanime ! Te présenter me suffira pour te laisser passer ! »

    Le ton du lion était léger et il taquinait doucement la jeune femme. Qu'elle lui réponde ou pas, il l'aurait de toute façon laissé passer. Mais il aimait bien sa façon et se présenter comme ça devant lui. Peut-être que cette petite deviendrait quelqu'un, si la guerre ne la tuait pas bien rapidement. La vie d'un soldat est quelque chose de bien fragile. Un fil avec lequel il joue bien trop souvent. Le guerrier d'or lui-même, avait déjà failli mourir quelques fois et il n'avait son armure que depuis quelques mois...


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Message Re: [30 juin 550] - Regarde Reba, toute cette immensité baignée de lumière est notre royaume !   Dim 17 Juil - 18:42
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feat. Childéric

La lionne ne porte pas de crinière... Cela ne l'a jamais empêchée de régner.

Nul besoin de couronne pour être reine. Avoir les griffes plus courtes ne les empêche pas de trancher... Le cadre d'une société patriarcale était nettement moins posé chez elle qu'en occident. C'était une autre culture, une autre mentalité qui l'avait vue grandir - sans parler de son éducation aux mains des esprits. Bien sûr, elle n'était pas assez sotte pour croire qu'elle pourrait imposer sa vision en ces contrées, mais le simple fait que son adversaire soit un homme ne la ferait jamais plier. Contrairement à bon nombre de femmes de cette époque, ce n'était pas dans sa mentalité. Elle ne pouvait nier que tous ne naissaient pas égaux, mais chacun avait le pouvoir de le changer.

Qui plus est, n'avait-elle pas juré sur ce masque l'abandon de sa féminité ? Ni homme ni femme, cela ne faisait-il pas d'elle rien de plus qu'un guerrier ? À ce titre, elle attendait le respect escompté. Bien entendu, elle ne prenait pas les paroles du Lion comme une insulte ; à son instar, il avait l'air d'en rigoler - mais ce ne serait pas toujours le cas, et elle devait s'y préparer. Suivie de près par Chiquita, elle s'avança au centre de la pièce pour y rejoindre le maître des lieux. En dépit de sa taille impressionnante, elle ne se laissa pas intimider ; une main posée sur la hanche, elle le toisa aussi longtemps qu'il le faudrait pour qu'il se fasse à l'idée.

Bien que de taille moyenne, Reba ne souffrait aucunement de l'idée d'être plongée dans l'ombre de son vis-à-vis - qu'il soit plus grand ne donnait que plus d'endroits où frapper. Par ailleurs, un corps de géant va de pair avec une masse accrue. Quand bien même on prétendait tous les Chevaliers d'Or capables d'aller à la vitesse de la lumière, ce pouvait bien être la nuance qui un jour le perdrait. Non, définitivement, sa hauteur propre la satisfaisait - qu'on ne la voie pas venir était tout ce qu'elle puisse souhaiter. Alors même qu'elle jouait le jeu de l'échange de regards, Chiquita entreprit d'humer l'air, s'enquérant de cette odeur étrangère. Sauvage, il l'était à n'en pas douter - mais n'avait-on pas fait de lui un lion en cage, dans sa prison dorée ?

Je suis Reba du Petit Lion. finit-elle par déclarer, les bras croisés. J'arrive tout droit de la lointaine Afrique où j'ai reçu mon armure. Je souhaite rencontrer le Grand Pope pour lui présenter mes respects... Et pourquoi pas jauger ses gardiens pendant le trajet. Si vous tentiez de m'en empêcher, et bien... Je suppose que je n'aurais alors plus qu'à forcer le passage.

Il n'y a pas à craindre l'antre du lion pour qui est lion soi-même.

Chiquita poussa un grognement qui se voulait approbateur tandis que sa maîtresse penchait la tête de côté, jonglant entre espièglerie et solennité. Elle devrait probablement être plus sérieuse au moment de rencontrer son maître, alors autant en profiter. Après un énième échange de regard à travers la pâle barrière de son masque, son attention retomba sur l'animal, qui semblait vouer autant d'intérêt à leur hôte que la réciproque. En quel sens, cela restait encore à déterminer... Habituée à être la seule présence humaine qu'elle tolère, Reba s'en trouva amusée, et gratifia la bête d'une furtive caresse derrière l'oreille qu'elle parut apprécier.

On dirait qu'elle vous intéresse. fit-elle à l'égard de son pair, moins interrogative qu'affirmative. Vous pouvez vous y risquer si vous voulez, mais je ne sais pas ce qu'il restera de votre main par après.


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Message Re: [30 juin 550] - Regarde Reba, toute cette immensité baignée de lumière est notre royaume !   Jeu 4 Aoû - 18:03
    La réplique sur la crinière de la lionne de la jeune chevalière de bronze suscita un puissant éclat de rire au chevalier d'or du lion. Mais visiblement, la petite créature qu'il avait en face de lui était pleine d’assurance et semblait bien décidée à faire ombrage à sa propre couronne. Il faut dire que ça l'amusait un peu. Mais qu'il était malgré tout content de voir quelqu'un signifiait de l'importance pour cette armure qu'il porte et ce temple qu'il garde. Le lion d'or était en ce moment particulièrement perdu. Quelque chose d'étrange avait resurgi dans son cosmos et les choses en générales, allaient pour lui de mal en pis. Il s'était aussi, plusieurs fois posé la grande question de la transmission. Oh, il ne vivrait pas vieux, c'était une certitude et il s'y était résigné. Mais peut-être que sur le peu de temps qu'il passerait sous les étendras d'Athéna, peut-être qu'il trouvera quelqu'un chez qui il pourra forger de nouveau croc du lion.

    Il rugit de rire de nouveau quand Reba du petit lion, car tel était le nom de cette visiteuse, voulait présenter ses respects au grand Pope et jauger de la puissance des gardiens des temples sacrés. Oh mais petit chat, les chevaliers d'or ne sont pas là pour protéger le Pope, mais quelqu'un de bien plus important qu'il ne le sera jamais. À choisir entre la vie du Pope et celle de la déesse, il n'y avait pas de réelle option. Athéna primait sur tous et toutes. Pope y comprit. C'était lui, l'ultime rempart de la déesse. Mais elle aurait tout le temps d'apprendre ça car visiblement, elle venait fraîchement de débarquer des provinces d'Afrique. Mais enfin, rien que pour la voir essayer de tenter de forcer le passage, ça valait presque le coup de la retenir. Mais visiblement elle semblait sûre de sa force. Avait-elle les moyens de son orgueil ?

    Le grognement de la bête sembla aussi approuver sa maîtresse. Visiblement, les deux êtres vivants semblaient partager une forte connexion. Connexion que la jeune femme invita le lion à partager quelques instants au risque de mettre sa propre main en jeu. Un jeu auquel le lion d'or était près de jouer avec plaisir. Le lion s'approcha donc doucement de la bête, faisant légèrement irradier son cosmos. Il ne savait pas trop y faire avec les lions sauvages, car cette créature semblait l'être d'une certaines manière, mais il était plutôt à l'aise avec les chats sauvages qui venaient dans son jardin, derrière ce temple et qui chassaient les nuisibles. Rongeurs et oiseaux, qui s'en prenaient à ses plantations. Il présenta donc à une distance respectable, sa main à la créature, l'invitant à venir si elle le voulait. On ne commande pas à un félin et encore moins à leur roi. Peut-être que la bête viendra, peut-être que le lion restera là, à s'être baissé la main en avant pour rien, ayant l'air un peu idiot, il s'attendait plus à cette option. Attendant la décision du fauve, le lion s'adressa à sa maîtresse.

    « - Et le petit lion a-t-elle un maître ou vient-il simplement donner sa laisse au Pope ? Je n'ai appris que ton nom et un nom, même s'il peut en dire long sur quelqu'un ne dit pas tout. Le mien par exemple, je suis Childéric du lion. De par ce nom, tu peux savoir que je suis originaire de ce que les Romains nommaient la Gaule. Ce qui est maintenant la Francie. Et c'est à ce peuple que j'appartiens les francs. »

    Il était normal pour le gardien d'en dire plus sur lui, s'il voulait en savoir plus sur la jeune femme. Et qui sait, peut-être que le destin la mettait sur sa route pour qu'il forge de nouveaux crocs. Mais serait-il à la hauteur de la tâche alors que ses propres dents à lui n'étaient pas aussi aiguisées et pointues qu'elles devraient l'être. Une autre bête voulait utiliser ses crocs...


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Message Re: [30 juin 550] - Regarde Reba, toute cette immensité baignée de lumière est notre royaume !   Dim 18 Sep - 7:48
Un Royaume de Lumière
feat. Childéric

Si tu crois qu'on peut mettre une laisse à un lion, c'est que tu es depuis trop longtemps prisonnier, fut-elle prompte à rétorquer. Ce n'est pas parce que je porte un habit de métal que l'on peut m'enfermer.

Qui d'autre qu'un lion en captivité, mis aux fers avant d'avoir des crocs pourrait croire naturel d'être emprisonné ? Les grands fauves, ceux d'Afrique plus que tout autre, n'accordent leur loyauté qu'à qui de droit, et bon courage à qui voudra la leur voler. À la lumière de ces paroles, et ainsi que le lui révéla la suite de son discours, Childéric n'avait jamais côtoyé son animal-totem. D'autres en auraient profité pour le prendre de haut ; Reba au contraire s'en amusa. Était-ce à elle qu'il incombait d'éduquer ce félin ignorant ? Bien qu'il n'en put rien deviner, un sourire se dessina sous son masque à cette idée. Qui aurait pu croire que les Chevaliers d'Or, guerriers aux frontières du sacré, auraient besoin d'un Chevalier de Bronze comme elle ? Preuve s'il en est que nul n'est parfait, qu'ils n'étaient pas si éloignés.

Là où d'autres auraient pris cela pour de l'insolence, Childéric semblait y voir clair : elle fut heureuse de voir que sa fourrure d'or ne l'avait pas aveuglé. Oui, tout cela n'était qu'un jeu, et il s'y prêtait volontiers. Point d'arrogance, ce n'était pour elle qu'un ordre naturel : vient un jour où chacun se doit de passer la main. Le lion souverain ne faisait pas exception - car comment saurait-on qu'un règne demeure dans l'histoire, s'il ne s'achève jamais ? De là à savoir si une femme pourrait porter la couronne, c'était une autre histoire. Cela semblait en tout cas suffire à le faire rire à gorge déployée, et Reba ne s'en offusque pas ; pour autant, elle-même demeura silencieuse, jouant de son masque pour l'obliger à affiner son observation. S'il pensait qu'elle servirait sur un plateau tous ses secrets, il risquait fort d'être déçu.

Elle croisa les bras en le voyant approcher de Chiquita - oserait-il aller jusqu'au bout ? S'il n'avait jamais côtoyé d'animaux sauvage, ou jamais de cette ampleur, le doute n'était que naturel... Mais si ses sujets l'intimidaient, comment pourrait-il jamais régner ? La panthère n'avait pas besoin d'elle pour ménager son effet : rien dans son attitude ne laissait deviner comment réagir, aussi stoïque que si elle portait elle aussi un museau d'ivoire. Sa méfiance vis-à-vis des hommes n'était pas un mystère, mais même Reba ne savait comment elle allait réagir dans ce cas particulier. Bien qu'elles soient étroitement liées, il n'était pas en son pouvoir y influer - elle s'y refusait. Comme elle l'avait dit elle-même, ce que Childéric semblait accepter, les bêtes d'Afrique ne sont pas de celles qu'on plie à sa volonté.

Après un temps qui parut durer une éternité, la panthère consentit finalement à baisser la tête pour se laisser caresser. Se soumettait-elle à son règne ? Si ce n'est son affection, au moins avait-il gagné son respect. Néanmoins, ses pupilles avaient frémi lorsque son cosmos s'était mis à flamber, confirmant s'il en doutait encore qu'elle savait le discerner. Même s'il n'en soupçonnait pas l'étendue, depuis le temps qu'elle courait après Reba, le contraire eut étonné. Cette dernière finit elle-même par s'avancer, frôlant le crâne de l'animal pour dissiper la tension que cette entrevue royale avait fait naître en elle. Le Lion n'était donc pas une cause désespérée ; c'était déjà ça de gagné. Les yeux toujours tournés vers sa compère, la Lionne rompit à nouveau le silence qui s'était installée.

Je t'intéresse donc à ce point, Childéric du Lion, pour vouloir connaître tous les détails de ma vie ? Son regard dont l'opale voilait les pupilles se tourna vers lui ; il y avait de l'amusement dans sa voix. Je t'ai déjà dit d'où je venais. Ses doigts filèrent plus avant dans le pelage de la bête, évitant habilement les motifs qui la parsemaient, aussi nombreux que les étoiles dans le ciel. Tout ce que je peux dire, c'est que nos pouvoirs n'ont rien en commun.


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Message Re: [30 juin 550] - Regarde Reba, toute cette immensité baignée de lumière est notre royaume !   Sam 24 Sep - 23:01
    Le lion d'or sourit quand elle répondit qu'on ne pouvait la mettre en laisse, qu'importe l'habit de métal qu'elle porte. Il y avait une forme de naïveté ou de sauvagerie dans son propos que le lion n'arrivait pas bien à discerner. Être chevalier, c'était servir et c'était encore plus vrai pour un chevalier d'or. La garde d'élite, la troupe sacrée d'Athéna. Des soldats. Voués à se battre et à mourir. Rien d'autre. À vivre des vies bien différentes de celle des hommes ordinaires. Le lion avait renoncé à tout ça depuis longtemps. Lui, tout ce qu'il voulait, c'était avoir une mort utile. Une mort dont on se souviendrait ! La seule chance qu'il avait, c'était de frôler la gloire d'Achille. Le lion n'aimait pas le masque de fer des femmes chevaliers. Cachant leur visage et leur réaction. Il était plus difficile de savoir ce qu'elle pensait, comme si ce n'était pas déjà assez difficile comme ça de comprendre les femmes ! Mais le chevalier d'or rivés ses yeux sur autre chose que la silhouette sculpturale de Reba. Son fauve.

    Il regarda d'un coin de l'oeil, que la maîtresse de la bête ne savait pas non plus comment le fauve aller réagir à la tentative de salut du lion d'or. Peut-être perdrait-il sa main dans cette folle tentative. Oh, il ne risquait rien, il était bien plus rapide que les griffes d'un animal, aussi féroce et véloce qu'il soit. Mais le gardien riva ses yeux dans ceux de l'animal et resta là, à la fixer dans ce qui lui sembla avec le temps, une éternité. Une éternité de sauvagerie, de chasse et de férocité. Et finalement, le fauve se laissa approcher par le franc. Le guerrier posa alors délicatement sa main sur le sommet du crâne du fauve et la caressa doucement, sans gestes brusques et avec le respect dû à son rang. Il n'avait pas en face de lui un vulgaire chat sauvage, mais bel et bien une reine. Et un roi devait recevoir ses pairs avec le respect dû à leur rang. Il fut surpris d'entendre Reba et de la voir avancé, tant il avait été absorbé par la bête sauvage.

    Il rit d'abord, légèrement, quand elle souligna le fait qu'il posait beaucoup de questions sur elle. C'était vrai. Elle l'intéressait. Elle voulait prendre sa couronne et pourrait bien un jour y arriver. Il était important de transmettre et le lion devrait bientôt, prendre un apprenti pour passer le savoir de ses crocs. Pourquoi ne pas le faire avec Reba ? Si elle avait en elle l'étoffe de porter les crocs et de mordre, qu'importe ce qu'on mettait sous dents, pourquoi pas. C'est pour ça qu'il avait besoin de savoir. Ses poings pouvaient ils devenir des crocs capables de tout mordre .

    « - Je le souhaite pour toi, que nos pouvoirs n'aient rien en commun jeune fille. Vraiment. »

    Le lion fixa alors son regard sur le masque de Reba. Dans ses yeux, sans qu'il ne puisse les voir. Un petit sourire finit par apparaître sur ses lèvres.

    « - Je m'intéresse à celle qui veut prendre ma couronne. Peut-être que tu seras une reine plus digne que moi. Mais il ne suffit pas de se rêver roi pour le devenir. Crois-moi, mieux que n'importe qui, je sais de quoi je parle. Si vraiment la couronne t'intéresse, je pourrais m'occuper de ta formation. Et puis... j'aime les histoires ! Je suis certain que tu dois en avoir quelques-unes intéressantes à partager non ? »

    A vrai dire, il était curieux de voir ce qu'elle avait à dire sur l'Afrique sauvage ou comment elle avait été entraîné là-bas. C'était un univers complètement différent de celui de la Grèce et des restes de la toute puissante Rome. Certes, le Sénat et les légions ont porté leur domination dans les grands déserts. Soumettant nombre de roi et de monde. Mais il restait des zones sauvages, idompté, à l'image de ses fauves. Et l'histoire qui, surtout, intriguait le lion, c'était celle de la rencontre du fauve et de Reba. Mais il avait trop de respect et de manière pour demander ce genre d'information, il préférait attendre qu'on le lui raconte.


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Message Re: [30 juin 550] - Regarde Reba, toute cette immensité baignée de lumière est notre royaume !   Ven 14 Oct - 12:27
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feat. Childéric

Si le Lion ne répondit pas à son propos, elle sentit qu'il n'y croyait guère. Grand bien lui fasse : c'était probablement parce qu'il n'avait jamais dévalé les vastes plaines du pays des milles collines ou de la nation arc-en-ciel. Peut-être aurait-il cette chance un jour - c'était ce qu'elle pouvait lui souhaiter de mieux en tout cas. Peut-on appeler lion un être qui n'a jamais foulé la savane ? Aussi n'ajouta-t-elle rien, lui laissant le soin de seul réaliser cette vérité. En un sens, elle était plus lion qu'il ne le serait jamais : même s'il devait d'aventure y mettre les pieds, il n'y avait pas grandi. Mais n'en serait-ce pas un plus grand exploit que d'être reconnu en tant que tel ? Et puis, cela ne voulait pas dire qu'elle n'avait rien à apprendre de lui.

Le masque tendait à agacer ses interlocuteurs, et Childéric semblait ne pas faire exception à la règle. S'il était monnaie courante au Sanctuaire, de rigueur pour toute personne de sexe féminin, il n'en remplissait pas moins son rôle à la perfection. Une barrière. Un bouclier face à la lecture que l'on pourrait vouloir faire de ses traits. Si elle s'y connaissait pour être énigmatique, Reba devait bien reconnaître que son port régulier était une arme de qualité. Quiconque souhaitait voir à travers ne pouvait qu'espérer son bon vouloir - ou tenter de le briser. Le Lion d'Or était-il de ceux qui s'y risqueraient ? Bien mauvaise idée que ce serait : cela reviendrait à lui ôter sa muselière.

Même pris sur le fait de la curiosité, il ne parut pas s'en offusquer - ni même se raviser. Interrogeait-il de la sorte tout individu passant dans son temple, ou avait-elle droit à un traitement particulier ? Il était dans ses habitudes d'intriguer, mais dans le cas du cinquième gardien, cela semblait excessivement bien fonctionner. Peut-être parce qu'ils étaient liés, quoi qu'ils puissent vouloir faire pour s'en échapper. Rares étaient les armures à jouir d'une telle proximité - que leurs porteurs l'aient ou non accepté. La volonté des étoiles est telle que l'on ne peut rien y changer. Il n'y a pas de hasard ; il n'est que la fatalité.

Je te le souhaite également, répondit-elle sur une provocation. Rares sont ceux à y être préparés.

À ces mots, une armée de fauves sortit de l'ombre, s'avançant en silence sur les dalles du Temple de Lion. Il y avait là une véritable armée - lions, tigres, panthères -, si bien qu'un roi des félins y aurait trouvé une cour adaptée. Autour d'eux, la jungle commençait à se développer, les végétaux investissant les colonnes qui avaient le malheur d'être à sa portée. En un instant, le Cinquième Palais ne fut plus que nature sauvage - indomptée. Doutait-il encore qu'elle ne puisse créer sa liberté ? Il pouvait la sentir sourire sous son masque, quand bien même elle ne fit pas un geste pour le retirer.

Bientôt, les bêtes ne furent plus qu'un nuage de fumée, se diluant dans l'air comme les brumes d'un rêve disparaissent dans la lumière de l'éveil. Ce tour de force approchait le summum de ses capacités actuelles, mais une telle démonstration semblait nécessaire pour qu'il en comprenne la teneur ; ses séjours en milieu dangereux n'était pas la seule chose que l'Afrique lui ait apportée. Pour quelques secondes, le contexte qui sied à un roi s'était élevé à ses côtés ; puisse l'attention être reconnue à sa juste valeur, à tout le moins appréciée. Une main sur la hanche, elle se remit à le toiser, trop coutumière de ses propres pouvoirs pour en paraître affectée.

Et que prétends-tu pouvoir m'apprendre, que je ne puisse moi-même t'enseigner ? le nargua-t-elle à nouveau, cherchant peut-être les limites à ne pas dépasser.

Sa main, à nouveau, alla se perdre dans le pelage du seul sujet de chair et d'os du royaume animal qui l'accompagnait. Elle s'avança vers lui, pleine d'assurance - d'un aplomb que leur rang respectif n'auraient dû justifier. Une frontière d'argent les séparait. Bien qu'il la dépassa de quelques centimètres, pour ne pas dire une tête entière, elle ne s'en laissa point démonter. Qui brave les bêtes sauvages ne saurait craindre l'apprivoisé, même si c'est d'or que brille son collier. Elle n'avait peut-être son éclat, il est vrai, mais était-ce bien nécessaire ? Son propre pelage luisait déjà bien assez.

J'ai bien des histoires à raconter, mais encore faut-il le mériter. Dis-moi ce que tu veux savoir, et nous verrons ce qui vaut la peine d'être narré.


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Dernière édition par Reba le Sam 5 Nov - 3:33, édité 1 fois
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Message Re: [30 juin 550] - Regarde Reba, toute cette immensité baignée de lumière est notre royaume !   Jeu 3 Nov - 10:03
    Le lion d’or sourit quand son homologue de bronze lui fit démonstration de ses pouvoirs. Il devait reconnaître qu’elle avait une certaine forme de la mise scène dans l’utilisation de son cosmos. Le Mérovingien pouvait aussi ressentir que son énergie dépassait celle des chevaliers de bronze pour s’approcher de celle des chevaliers d’argent. Une jeune femme pleine de promesse. Oh, il n’aurait pas eu de mal à tout balayé avec son poing, plus il y avait de cible et plus il avait de chance de faire des dégâts. Mais ce lien profond que Reba semblait entretenir avec les grands fauves intrigua autant qu’il amusa le lion d’or. Son destin était visiblement marqué d’une façon peu commune par ses étoiles, de même que lien avec celle de Childéric. Peut-être qu’il avait trouvé là, la personne à qui il pourrait transmettre ses crocs ?

    Quant à la réplique qui suivit elle arracha au lion d’or un large sourire amusé. Petit lion n’avait encore que des crocs de laits. Il fit alors un pas devant elle et il abaissait légèrement ses barrières mentales et laissa la bête de son coeur passé à travers le filtre de sa volonté. C’était une chose qu’il maîtrisait difficilement encore. Ses yeux se fendirent alors, perdant l’humanité qui était la leur pour une sorte de férocité, de sauvagerie bestiale. Et il éleva alors son cosmos à son paroxysme. Elle lui avait montré ce qu’elle savait faire de mieux, il aurait été irrespectueux de ne pas lui rendre la pareille. Il était le lion de Némée, le fauve qui court après l’astre solaire et c’est l’énergie du soleil qui répondit à l’appel de son cosmos. Une légion de petite sphère brûlante se plaça dans le dos du lion d’or. Il venait d’atteindre le septième sens, l’apanage des chevaliers d’or.

    Chaleur et sauvagerie. Lion solaire. Voilà comment il se présentait devant elle quand elle l’approcha pour lui demander plus en détail ce qu’il voulait savoir. Il abaissa ensuite son cosmos. Ses yeux reprirent alors leur aspect d'origine, ceux d’humain et non plus de bête. Le soleil se coucha et la chaleur se dissipa. L’atmosphère, qui était presque grisante pour Childéric, avait dû être tout autre pour Reba. Il venait de lui montrer là, ce dont était réellement capable un chevalier d’or. Il n’avait fait que lui rendre la pareille de la petite démonstration qu’elle lui avait faite, disons qu’il était lui, capable de monter le niveau un peu plus haut qu’elle. Et encore, il n’avait pas montré les crocs, c’est dans ce domaine que le lion d’or était le plus fort. Mordre. Car rien ne pouvait résister à la morsure de ses poings. Il rit alors à la remarque de Reba.

    « - Je te l’ai dit. Je veux savoir si tu es digne. Digne de porter l’or et les crocs. Digne de les recevoir aussi. Nous nous jaugeons, nous évaluons l’un l’autre. Toi pour savoir si je mérite la place que j’occupe et moi de savoir si tu as de quoi l’occuper un jour. Commence donc par me dire qui tu es, ça sera un bon début tu ne penses pas ? Pas juste ton nom, ton armure et ton grade, je le sais déjà tout ça. Mais qui tu es vraiment. Une question simple, à la réponse complexe ! Oh et quant à se ce que je peux t’apprendre que tu ne saurais apprendre toi-même... »

    Le lion leva alors la main et la secoua négligemment devant lui. Brassant l’air, comme s’il chassait un insecte nuisible qui bourdonnait devant lui. Mais plus que l’air, c’est l’emprunte de son mouvement, de son poing, de ses crocs, qu’il projeta alors devant lui. Mouvement que la jeune femme pouvait ressentir dans l’essence même de son cosmos. Car c’était ça le pouvoir des crocs du lion d’or, celui de pouvoir se planter dans n’importe quoi et de mordre tout ce qui se présente à eux, cosmos comme réalité.

    « - Mordre. C’est ce que je peux t’apprendre. »

    Transmettre… c’était là un des rares buts sur le long terme qu’il avait dans sa vie. Transmettre ses crocs de la meilleure des façons, réussir là où son maître avait échoué, débarrasser les crocs de la bête pour laisser place à l’homme. Peut-être qu’il fallait déjà être à moitié bête pour s’en sortir indemne…


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Message Re: [30 juin 550] - Regarde Reba, toute cette immensité baignée de lumière est notre royaume !   Mer 9 Nov - 4:50
Un Royaume de Lumière
feat. Childéric

Sa cour retourna dans l'immatériel. La flore fut la dernière à disparaître. Childéric savait-il à quoi il venait d'assister ? Savait-il la distance que ces fauves avaient dû franchir entre les mondes pour se présenter à lui ? Certes, Reba avait fait dans le tape à l'œil, mais elle n'avait pas d'autre choix : une démonstration plus mineure n'aurait pas convaincu. Même si le Sanctuaire n'était guère l'endroit pour élever des animaux, elle pouvait les sentir dans l'air, les âmes des disparus. Peut-être cela remontait-il à avant même qu'il ne s'installe sur ces terres, avant que les dieux n'entament leur jeu de guerre.

Il était toujours difficile de leur donner un âge ; quand on est mort, on ne voit pas le temps passer. Sans parler du fait qu'ils n'en avaient pas la même perception, même pour qui avait appris à parler la langue des bêtes. Une autre lacune du Lion blanc qu'il faudrait probablement compenser : l'on ne pouvait permettre que le roi de la jungle n'ait pour seul verbe que celui des hommes. Toute son éducation était à faire, et si elle était la meilleure des élèves, Reba n'était pas sûre de savoir comment enseigner - mais quel choix avait-elle à part essayer ?

Jusqu'à ce que vienne l'heure du changement, jusqu'à ce que la couronne change de crâne, elle vivait aussi sous son règne. À ce titre, elle se devait de l'aider - ne fut-ce que pour la gloire du royaume qu'elle devrait un jour redresser. Il n'était peut-être pas parfait, mais le trône lui revenait de droit : à elle de lui conférer l'étoffe d'un roi.
Croisant les bras, elle assista à son tour à sa démonstration. S'il espérait la surprendre, il était à la mauvaise adresse : bien qu'il soit toujours plus impressionnant de le voir en direct, elle était bien consciente de l'existence du Septième Sens pour l'avoir elle-même frôlé. Ayant ressenti le caractère explosif de son potentiel, elle se refusait toutefois à l'exploiter en-dehors d'un combat réel. En un sens, l'inconséquence avec laquelle Childéric parvenait à l'invoquer était encore la chose la plus digne d'intérêt.

Crois-tu vraiment qu'il suffise d'un peu de soleil pour impressionner quelqu'un qui est né avec son feu dans la chair ? lança-t-elle d'un air provocateur. Mais je dois admettre que c'était un spectacle agréable, il est vrai. Attention cependant, à trop briller de milles feux, tu risques de t'éteindre avant l'heure.

Une telle puissance forçait l'admiration, il est vrai - mais encore fallait-il l'employer à bon escient. Quoique d'excellente qualité, elle ne servirait à rien si elle n'était pas mise au service d'un dessein, d'une plus grande cause. Avant d'accepter quo ique ce soit venant de sa part, il lui fallait s'assurer que lui-même sache où il allait. Sans cela, comment pourrait-il mener quoi que ce soit ? Reba n'était pas aveugle, elle n'avait pas besoin d'un guide dans l'obscurité, tout roi-soleil puisse-t-il s'arroger... S'il voulait la rallier à son cheptel, ce n'était pas par le besoin qu'il l'aurait ; habituée à vivre de peu, l'avarice l'avait depuis longtemps quittée. Mais avant toute chose, il restait une erreur à corriger.

Moi aussi j'ai des crocs, et des pics et des griffes et des cornes. Ce serait une erreur de me croire désarmée. fit-elle sans éprouver cette fois le besoin de le prouver, passant les doigts à travers l'électricité statique qui flottait encore dans l'air.

C'était peut-être un pouvoir d'emprunt, mais c'était à travers elle qu'ils reprenaient contact avec le monde matériel. Dès lors, leur force ne devenait-elle pas la sienne ? S'égratignant le bout du doigt, elle se mit à tracer sur son visage les premiers traits d'un maquillage, tirant parti de leur proximité pour s'abstenir de la permission. En plus des habituelles peintures tribales - encore que lui ne devait guère y être rodé -, elle prit la peine d'esquisser sur son front l'ombre d'une couronne, celle qu'il devrait encore mériter, l'apposant finalement sur son front pour d'un rubis liquide la décorer. Suçant son index ensanglanté, elle contempla son œuvre avec une satisfaction que pas même son masque ne saurait étioler.

Tes crocs du tonnerre ont de quoi faire trembler le monde, je veux bien te l'accorder. Tu veux m'apprendre ? Fort bien, mais il te faudra d'abord m'expliquer l'origine de cette force. La cause au service de laquelle tu la mets. Et ne me réponds pas Athéna, j'ai passé l'âge de croire que nous sommes des êtres de pure foi. Avant même de croire, nous avons tous une raison d'en être arrivés là. Dis-moi quelle est la tienne, Childéric, et surtout jusqu'où elle te mènera. Telle est ma condition, tel est ce que j'attends de toi.

Même à travers le visage de marbre, il put sentir qu'elle le fixait avec intensité. Ce n'était pas le moment pour lui d'échouer ; elle espérait sincèrement qu'il sache lui rétorquer. La répartie n'avait pas l'air de lui manquer, mais il lui faudrait plus qu'un verbe habile pour s'en tirer. Il était peut-être roi, mais il ne serait rien si de telles questions suffisaient à le désarmer. La panthère se mit à le fixer de la même manière, comme si la réponse lui importait tout autant. Effleurant son front pour la rassurer, Reba se remit en marche, déambulant autour du franc comme pour le narguer - resserrer autour de lui le piège qu'elle avait évoqué, lui faire ressentir le poids de ce qu'il allait devoir formuler. Mais n'avait-il pas demandé le premier ?

Je suis le passage entre les mondes, je suis la vie et la mort. J'aime croire que Gaïa parle à travers moi. Je suis sur et sous le sol à la fois. Je suis partout et qu'en un endroit... Voilà qui je suis, Childéric. Je suis le lion des âges anciens, je suis celui pour qui le temps n'est rien. Je suis le roi d'hier et la reine de demain. Je vois ce qui n'est pas, et ils n'existent que grâce à moi. J'emporte le passé vers l'avenir. Je suis l'âme de la terre, et je vivrai tant que le monde existera. Est-ce là ce que tu espérais de ma part ?


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Message Re: [30 juin 550] - Regarde Reba, toute cette immensité baignée de lumière est notre royaume !   Ven 27 Jan - 20:00
    Le c chevalier d’or eut un petit sourire amusé à la réponse de son homologue de bronze devant sa petite démonstration. Certes, le recours au septième sens n’était pas chose exceptionnelle pour les chevaliers. Peut-être même que la jeune femme qu’il avait devant lui avait déjà atteint cet état particulier de puissance. Mais pouvoir y glisser avec tant de faculté et à volonté pratiquement, c’était l’apanage des chevaliers d’or. De même que sa réplique à la fin. Il était vrai qu’à force de jouer avec le feu, il risquait fort de s’y brûler. Et il pouvait déjà sentir cette brûlure commencer à faire son œuvre et faire pourrir les chairs à l’intérieur même de son corps. Une brûlure qui ne pouvait être vue et une douleur qui ne pouvait être soignée. C’était là après tout, le fardeau de ses crocs et le poids de ses étoiles. Puis le sourire de lion se fit plus énigmatique quand elle se mit à parler de ses crocs, ses griffes et ses cornes. Il avait devant lui la nature sauvage après tout.

    La suite intrigua profondément le chevalier d’or. Lui qui avait été élevé dans un mélange entre la culture grecque et celle de son peuple, il n’avait jamais vu de près ou de loin ce qu’elle était en train de faire. Il avait entendu parler, dans des vieux textes qu’on lui avait fait lire, de sauvage, barbare primitif, qui se peignait le corps avec leur propre sang et ceux de leurs ennemis. Mais il voulait en apprendre plus sur cette jeune femme, voir si elle était digne du savoir qu’il avait transmis. Pour éviter que ne meurs avec lui, le secret des crocs capable de tout percer. Mais le fait de faire ça devait signifier quelque chose d’important pour elle. Il ne se voyait pas et ne pouvait deviner qu’approximativement ce qu’elle lui dessinait sur le visage. S’il n’avait pas le sens des marques, il réussit néanmoins à deviner qu’elle lui dessinait ce qui ressemblait plus ou moins à une couronne sur le front. Puis, elle lui expliqua ce qu’elle attendait de lui. C’était juste, il demandait et il devait donner à son tour.

    « - Ce qui m’a poussé à servir Athéna ? Eh bien... le hasard ou la causalité. J’ai passé ma vie ici, dans ce temple. À être prince avant d’être de roi. Une sorte d’étrange fatalité, un parallèle sordide avec ce que j’aurais dû être par le sang. Prince puis roi. Mais malgré tout, j’ai faits le choix de rester, alors que j’aurais pu partir à la conquête de ce monde perdu. Mais j’y ai renoncé pour les idéaux que représente Athéna. La foi, c’est un choix, qui nous ait donné à tous, de servir ou non. De partir ou non... Le libre arbitre en somme. C’est derrière cet idéal que je me suis rangé. Car c’est Athéna qui le défend le mieux. »

    Il parlant pendant que la jeune femme lui tournait autour. Un peu comme un prédateur danse autour de sa proie. Elle et sa panthère, étrangères sauvages. Mais il en fallait plus pour trembler le géant. Le franc avait parlé calmement. Bridant sans problème ses propres doutes sur la finalité de son existence. Sur le but qu’il attendait. Un funeste destin et il attendait sa fin en réalité. Il l’avait accepté depuis qu’il avait pris l’or sur son dos... Non, il l’avait accepté depuis des années en réalité. On l’avait formé pour être un soldat, dans ce seul et unique but. Celui de mourir pour la cause qu’il défendait. Un choix... qu’il s’était laissé imposer. Il avait fini de lutter avec les fantômes de son passé depuis longtemps. Il l’écouta ensuite répondre à ses interrogations, par bien plus de question et d’image. Certaines que le lion arrivait à comprendre, d’autres qui lui étaient un peu plus ésotériques.

    « - Ainsi, tu es l’âme de tout de ce qui fut, ce qui est, et ce qui sera ? Mais la chose qui m’intéresse le plus, c’est l’humanité qui se trouve dans tout ce que tu représentes. D’être reine, mais d’être humaine avant d’être tout le reste. C’est cette humanité, que cherche avant tout à voir et à comprendre. Cette humanité, que je cherche à entrevoir. »

    Cette humanité qui, il le sentait, lui faisait de plus en plus défaut. Comme elle avait de plus en plus défaut à son maître. Avec, pour témoin éternel, petit conteur muet de ses sanglantes histoires, les myriades de cicatrices qui bardaient son corps. Comme autant de mots sur un parchemin.


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[30 juin 550] - Regarde Reba, toute cette immensité baignée de lumière est notre royaume !
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