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 [Mi-juillet 550] Quand la culpabilité nous tient (PV Lykeios)

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Message [Mi-juillet 550] Quand la culpabilité nous tient (PV Lykeios)   Mar 24 Mai - 12:49
Que penser de cette mission à Carthage ? Leur objectif, déterminer l'origine de la vision d'Apollon et Adalrik, fut rempli à la perfection puisque Thafnout et Célestia savaient désormais que les Roisin Dubh et des berserkers-spectres peuplaient les lieux de leur néfaste influence. Pourtant, comme à Kiev, Célestia gardait un arrière-goût d'échec. Elle sentait son corps lourd, peut-être à cause de l'influence du druide noir qu'il la retint quelques secondes en son pouvoir. Il y avait cette prière dont les résultats incertains les frappèrent tous sans distinction.

***Si ce n'était qu'Arès... Pourquoi ai-je appelé Athéna ?***

Encore que tout cela restait à la limite du tolérable : leur survie nécessitait de prendre des mesures, et ces mesures remplirent leur rôle avec succès puisque les cinq envoyés -le garde comptant plus comme un pantin qu'un sixième membre de l'expédition- revenaient vivants et entiers. Non, l'autre tache noire au tableau de la belle blonde s'avérait plus grave, et de son propre faite. Ces enfants... Morts aux mains des druides noirs ou des siennes, cela changeait-il quelque chose en fin de compte ? Qu'avait-elle sauvé si ce n'étaient quelques minutes de plus d'une existence de souffrance et de damnation ?

L'enfant du Soleil réfléchissait à ces noires pensées depuis son retour dans le domaine de son Lumineux Seigneur. Sitôt atterrie sur ce sol familier, elle se rendit dans son temple pour signaler son retour aux nymphes, effarées de la voir rentrer couverte de poussière et lasse. D'attention en attention, guidée par les douces voix et les gestes doux, elle se retrouva guidée vers les thermes réservés aux Oracles, un peu à l'écart de la Cathédrale. Elle laissa les prêtres et prêtresses la dévêtir, la laver, masser sa peau blanche et délicate, puis demanda enfin la solitude. Elle avait bien besoin de réfléchir, et c'est pourquoi depuis lors elle observait les rides de l'onde provoquées par son souffle ralenti, immergée qu'elle était jusqu'aux épaules sans plus rien voir du monde autour d'elle.

"Tout ce que je suis semble dépérir... à chaque nouvelle tentative..."

Elle approcha ses mains devant son visage, avec l'impression d'y voir du sang couler, encore frais et couvrant ses paumes entièrement. Ces vies-là étaient innocentes et pures encore. Des enfants. De simples enfants qu'elle avaient tués. Cela contrevenait à toutes ses missions. Elle devait observer. Écouter. Voir. Protéger. Jamais tuer...


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Message Re: [Mi-juillet 550] Quand la culpabilité nous tient (PV Lykeios)   Jeu 26 Mai - 4:28
Quelques heures, pas plus. Le Dieu-Loup n'avait pas besoin de beaucoup de sommeil, fort heureusement. Des nuits à veiller, des jours à s'entraîner et parcourir le continent… Ce serait bien du gâchis s'il se devait de passer la moitié de son temps à dormir. Et même le peu qu'il s'accordait faisait figure de perte de temps pure et simple, mais dont la nécessité l'empêchait de raboter encore quelque peu.

Il complétait toutefois ce repos d'un petit rituel, bref mais qui avait le mérite de lui faire le plus grand bien. Si les étendues d'eau avaient de quoi angoisser naturellement le Loup de Delphes, il prenait grand plaisir par contre à profiter d'un bain chaud dès le réveil. Juste le temps de s'y détendre un peu, rapide mais bienfaisant. À cette heure, en fin de matinée, il y trouvait également un calme qu'il recherchait, la Cathédrale se trouvant être un lieu de vie bien trop peuplé à son goût.

Toutefois, Lykeios ne chercherait pas à rester seul cette fois-ci. Car alors qu'il entrait en les thermes, il la ressentit plus précisément. L'envie lui prend forcément d'aller à sa rencontre, tant il avait apprécié faire la connaissance de la lumineuse porteuse de Boréas. Sans pudeur, il s'en approcha. Dans son plus simple appareil, sa peau n'étant couverte que là où le sceau d'Artémis prenait place, en ce croissant de Lune gravé sur son torse.

Mais le coin de ses lèvres se plissa légèrement lorsqu'il la vit. Il observa la jeune femme submergées jusqu'aux épaules quelques instants. Sans vice, il la détaille du regard. Tout simplement, le fils du Soleil agit toujours ainsi, en toute circonstance. Il aime à prendre le temps de s'imprégner de l'image des gens à qui il s'adresse, et le fait que la charmante petite blonde soit nue n'y change rien.

Puis, optant pour un ton bas, il laissa enfin entendre sa voix rauque, debout à quelques mètres d'elle.

- Le bon jour, Célestia. J'ai plaisir à te revoir saine et sauve. Je souhaitais juste te saluer, mais le moment est peut-être mal choisi. Si tu le désires, je peux te laisser seule.

Citation :
En espérant que ça te convienne, hésite pas à Skype si besoin Wink



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Message Re: [Mi-juillet 550] Quand la culpabilité nous tient (PV Lykeios)   Jeu 26 Mai - 17:14
Basse et mesurée, la voix du Loup parut un coup de tonnerre à la jeune nymphe qui sursauta tout à coup dans l'eau chaude. Sur le coup, elle dévisagea l'homme qui se présentait à elle, son regard s'attardant surtout sur la marque en forme de croissant de lune et sur ses splendides yeux de saphir.

"Lykeios... Tu peux rester. Un peu de compagnie me fera du bien."

Par automatisme, elle baissa de nouveau les yeux sur ses mains, et à son grand soulagement le sang avait disparu. Le temps qu'il entre dans le bassin à ses côtés, elle resta silencieuse et le suivit des yeux, observant ce corps aux proportions dignes de celles du Loup qu'elle avait côtoyé : grand, musclé, probablement capable d'autant de douceur que de violence, dans une force contrôlée.

"Sauve, je le suis. Saine, je n'en suis pas sûre... Cette mission ne s'est pas aussi bien déroulée que je l'espérais..."

Le cheminement de ses pensées l'amena tout naturellement à penser à l'intervention de sa chlamyde face au Roisin Dubh qui voulait "la ramener à la raison". D'une simple pensée elle intima au Héron de se matérialiser, et le totem apparut sans attendre, couvert de poussière lui aussi. Elle s'empara d'un linge qu'on lui avait amené à cet effet, le trempa dans l'eau et se mit à nettoyer sa protection comme elle aurait brossé la robe d'un cheval après une course ou caressé le pelage d'un chat affectueux venu se loger sur ses cuisses. Après tout, elle était vivante elle aussi, à sa manière.

"J'ai essayé de suivre ton conseil. Préserver nos vies plutôt que de tenter l'impossible. Mais..."

Je ne suis qu'un échec, se retint-elle de dire. Non, l'objectif de la mission était accompli. L'objectif et leur survie, en échange de la culpabilité et du doute. Et puis la menace perdurerait tant que quelqu'un ne mettrait pas un terme à la vie des druides noirs, ou tout du moins éliminerait leurs pouvoirs néfastes, ainsi que la potentielle alliance entre Hadès et eux.

Elle secoua la tête comme pour chasser ces souvenirs pénibles, ainsi que la migraine qui les accompagnait, tâchant de se concentrer sur Boréas.

"Et si, y a-t-il eu quelque chose de remarquable ? J'ai entendu les nymphes parler d'un autre enfant d'Apollon qui serait arrivé il y a peu. A peu près en même temps que toi. Un homme dont la connaissance et la générosité surpassent celles de beaucoup d'après leurs dires."


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Message Re: [Mi-juillet 550] Quand la culpabilité nous tient (PV Lykeios)   Sam 28 Mai - 16:51
Le trouble et le doute qu'il avait pu ressentir dans sa posture et son attitude s'exprimèrent encore, plus clairement désormais qu'elle y mettait des mots. Invité à rester en sa compagnie, Lykeios s'installa simplement à ses côtés, très proche sans pourtant que les peaux s'effleurent. Là, il l'écouta, ne broncha pas malgré l'annonce d'un échec en leur mission. Toujours pas de réaction notable alors qu'elle fait apparaître sa Chlamyde en le but de la nettoyer. Encore lorsqu'elle mentionna son conseil, il ne répondit rien. Se contentait d'être une oreille, la laissant exprimer ce qu'elle avait sur le cœur même si elle n'y parvenait pas tout à fait.

Pourtant, le Dieu-Loup estimait que le conseil avait porté ses fruits. Elle était de retour. N'était peut-être pas parvenue à accomplir les désirs d'Apollon, mais au moins n'avait-elle pas simplement perdu la vie pour n'être plus qu'un souvenir. Elle pourrait encore servir, tâcher de se racheter. Tout comme lui. Banni de l'ombre d'Apollon, privé de la lumière du Soleil, il avait pu œuvrer bien des siècles pour enfin mériter d'être rappelé auprès de son père.

Et tandis qu'il observait l'attentive caresse de ses mains fines afin de rendre son lustre au Héron, la fin ne vint pas. Quelques sombres pensées restaient apparemment en travers de sa gorge, ne parvenant à se frayer un chemin. La nymphe changea même subitement de sujet pour en venir à Asclépios et la situation en la Tour des Vents. La parole lui revenait donc à présent.

- En effet. Asclépios, Dieu de la Médecine, s'est également éveillé en cette ère. Apollon rappelle à lui ses fils. Quel avenir funeste a-t-il vu pour en arriver à pareille décision ?

Question rhétorique. Ni elle ni lui ne pourraient y apporter de réponse en cette simple discussion.

- Sans doute pourras-tu rapidement le rencontrer.

Célestia...

Le sujet d'Asclépios ne lui semblait pas primordial en l'instant. Il préférait en revenir à ce qui la tourmentait. Faire sortir ce qui lui restait sur le cœur, extraire ce mal pour qu'elle puisse moins s'en morfondre. Il marque son assistance par sa senestre qui se pose sur l'épaule douce de la blonde, marquant une modeste pression en guise de soutien.

- Quoi que tu en dises, mon conseil a apparemment porté ses fruits. Tu es en vie et j'en suis heureux. Peu importe que cela ne se soit pas passé comme tu l'espérais, au moins tu es toujours là. Chaque jour où il nous est donné de respirer n'est qu'une occasion supplémentaire pour tenter de faire mieux. J'espère et te souhaite que ton sourire radieux reprenne rapidement sa place légitime sur ton visage, gommant ces inquiétudes qui te minent...



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Message Re: [Mi-juillet 550] Quand la culpabilité nous tient (PV Lykeios)   Sam 28 Mai - 21:12
Comment admettre que les mémoires d'un siècle, de tous les Gardiens qu'elle était, n'aboutissait qu'à un être indigne de la confiance de son père et des missions confiées ? Elle se surprit à envier Lykeios : sa force, sa patience, sa confiance. Un funeste destin, oui, c'est ce qui attendait tous les chevaliers de cette ère, car la malchance voulait qu'ils naquissent tous à l'heure où la guerre retentirait, à l'heure le sang coulerait, à l'heure où les dieux redéfinissaient leurs territoires et leurs droits. Malgré cela le Loup de Delphes se tenait droit, tel le pilier des défenseurs de l'endroit qu'il devait être.

Répondant à sa question, il mentionna Asclépios, dieu de la Médecine. Un instant elle se demanda s'il serait assez puissant pour briser le sceau de Thanatos, si ses connaissances surpasseraient la source de la malédiction elle-même. Pour un être aussi ancien, elle n'envisageait pas qu'il existât beaucoup de manières de l'annuler, mais peut-être que ce n'était pas si difficile, qu'il suffisait de chercher d'une façon différente.

"Célestia..."

Elle releva son regard jusque-là fuyant pour soutenir le sien. Elle n'y vit pas de jugement, pas de reproche, simplement la franchise du loup et... quelque chose qui ressemblait à de la tendresse. A la main qui se posa sur son épaule avec cette douceur précédemment soupçonnée, elle répondit en posant sa joue par-dessus, ses longs cheveux ondulant en silence.

"Tu as mille fois raison. Le résultat est quand même positif, malgré la manière d'y parvenir."

L'image d'Adalrik lui apparut. Morte à Kiev, terrassée par les forces combinées des Gémeaux et de la Hyène, Célestia et les autres avaient tout de même rempli leur objectif concernant le réveil d'Arès. Au Sanctuaire sous-marin, bien malgré elle, elle avait hâté une rencontre entre les deux Voix, pendant laquelle l'Augure s'était sans doute renseigné de lui-même... Et enfin, lors de cette expédition, la présence des Roisin Dubh fut découverte et bientôt rapportée. Hormis la prière, tout allait bien, non ? Hormis les enfants aussi...
Elle lança un timide sourire à Lykeios tandis que ses yeux se remirent à larmoyer à cette pensée.

"Lykeios... J'ai levé la main sur des enfants... Ils... Les druides noirs voulaient les sacrifier à leur culte... J'ai pensé préférable de leur offrir moi-même le repos éternel, baigné de Lumière et d'espoir mais cela ne change rien au fait que je les ai tués. De mon propre fait."

Sa voix grimpa dans les aigus sans qu'elle ne la maitrisât, les sanglots étouffant l'air qu'elle cherchait à aspirer. Désireuse de rester un semblant digne, elle les essuya aussitôt et expira longuement pour se calmer. Quand elle y parvint enfin, la Princesse aux mille oiseaux crut qu'un poids venait de s'ôter de ses épaules. Le simple fait de pouvoir se confier.

"Même si j'ose croire que la raison était justifiée, cela va à l'encontre de tout ce que je suis. De tut ce que je veux faire et protéger. Alors pourquoi était-ce si facile ? Comment ai-je pu y céder ?"


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Message Re: [Mi-juillet 550] Quand la culpabilité nous tient (PV Lykeios)   Dim 29 Mai - 3:38
Il se sentit le cœur en un étau de la voir ainsi. De voir ses émeraudes s'humidifier de larmes qui bientôt couleront sur ses joues. Sa prise sur son épaule se resserre, sa compassion marquant les traits de son visage. Ce que Célestia lui racontait là… Oui, il imaginait ce que cela avait pu lui coûter de devoir faire un tel geste, commettre un tel acte. Tant que sa voix s'en brisa un instant, laissant place aux sanglots. Rapidement, trop même à son goût, elle tâcha de reprendre le dessus. De faire taire ces sentiments, ces émotions, de les ramener au second plan, de se dominer. Pas une bonne chose selon lui. Cela ne faisait que les mettre en stase, prêts à éclater à nouveau. Il fallait qu'elle les laisse pleinement s'exprimer, premiers pas pour pouvoir ensuite les accepter.

Sa main glisse alors délicatement sur le dos de la jeune femme, d'une épaule à l'autre. Là, sans un mot, il l'attire à lui et l'entoure de ses bras, cherchant à la consoler et lui apporter son affection, tout comme elle l'avait fait avant de tenter de lui gratter l'oreille. Lykeios marque alors l'arrêt… Les mots étaient là, présents en son esprit. Il savait ce qu'il avait à lui dire et… pfiou ! Tout fut balayé d'un seul coup lorsqu'elle se trouve contre lui, sa poitrine contre son torse. Il en est frappé. N'avait pas pensé à cela. Et tout à coup, en ses pensées, frère et sœur disparaissent, ne laissant que la jeune femme dans les bras d'un homme. Trop longtemps qu'une telle situation ne s'était pas produite sans doute. Son pouls s’accélère, son souffle se brise l'espace d'un battement de paupière, et son visage lui paraît s'enflammer.

Il inspire lentement, essayant de reprendre son sang-froid tandis que sa main droite lui caresse machinalement le dos alors que son bras gauche entourant ses épaules la maintient contre lui. Le Dieu-Loup déglutit, et récupère peu à peu ses esprits. Il n'est là pas question de lui, de ses pulsions animales et de quelques envies aussi lubriques que soudaines. Très franchement déplacées en un pareil moment, provoquant sa honte. Sa dextre remonte alors doucement, finit par se perdre dans ses cheveux d'or, attisant bien moins ses instincts. Il a perdu le fil, mais tente d'improviser, lui soufflant paisiblement à l'oreille ses réflexions.

- Oui. Tu as tué ces enfants. Il te faudra vivre avec, mais ne perds jamais de vue que tu n'as cherché que leur bien. C'est pour cette raison précise qu'au moment de passer à l'acte, tu y es parvenue. Tu pensais les sauver de leur triste sort. Pas de la mort qui manifestement était inévitable, mais de pire encore. En place d'un sacrifice brutal, tu leur as offert un repos paisible. Lumière et espoir, comme tu le dis. Tu as fait ce qui te semblait juste, et je pense que tu as bien agi. Je comprends ta peine et la partage. Quelles que soient les raisons, prendre une vie n'est jamais aisé. Aussi, tu ne dois pas avoir honte de tes larmes. Elles représentent ta peine et doivent s'écouler, s'exprimer, comme toute émotion mérite de l'être plutôt que d'être laissée à l'abandon jusqu'à te pervertir. Célestia...
J'aurais voulu pouvoir être à ta place. Que tu n'aies jamais eu à connaître cela. J'aurais aimé que tu ne connaisses pas la guerre et la mort...

Il aurait aimé aussi ne jamais les connaître également, mais c'était trop tard en son cas, depuis bien trop longtemps. Intérieurement il maudissait ces druides noirs de toute son âme. Célestia avait vécu quelque chose qu'elle ne pourrait jamais oublier, une part de son innocence avait été brisée et ne pourrait jamais revenir à son état antérieur. Tout ce qu'elle pourrait faire désormais, c'est d'accepter ce qu'elle avait fait sans en oublier les raisons et se reconstruire malgré tout. Retrouver son sourire, même s'il pourrait toujours s'y lire un peu de mélancolie. Après avoir cité son prénom, il s'était reculé un peu, posé sa main sur sa joue qu'il caressait doucement de son pouce. Lui avait adressé ses dernières paroles alors que saphirs et émeraudes se faisaient face, les yeux de glace du Dieu-Loup se faisant de plus en plus intense comme il poursuivait.

- Mais malheureusement, je ne le puis. Tout ne peut se passer comme on le souhaite. Et il nous faut vivre des expériences dont nous nous passerions volontiers, surtout en nos situations.
Je pense que tu as agi exactement dans le sens de ce que tu es. Tu as préservé ce que tu as pu, leur as donné le sort le plus enviable que tu étais en position de leur procurer. Alors pleure-les. Laisse le deuil se faire. Mais ne t'accable pas plus que tu ne le dois. D'accord ?



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Message Re: [Mi-juillet 550] Quand la culpabilité nous tient (PV Lykeios)   Dim 29 Mai - 14:02
"Merci, Grand frère."

Encouragée, la nymphe se laissa aller à l'étreinte et au réconfort. Le Loup de Delphes avait une façon remarquable de lui remonter le moral, visant à chaque fois les sujets les plus sensibles pour y passer son baume, à base de mots et d'émotions. Pendant qu'il la serrait contre lui, elle ressentit une douce chaleur envahir tout son être. Cette étreinte sonnait comme une grande nouveauté pour ce jeune être créé de toutes pièces. Bien des gens s'étaient serrés dans leurs bras en sa présence, souvent sans qu'ils la remarquassent, mais aucun ne s'y essayait avec elle. Une marque d'affection réservée à des proches au lien puissant. Le simple fait de savoir qu'une telle personne existait dans sa vie calma ses peurs et sa tristesse pour un temps.
L'idée que Lykeios pouvait en profiter pour s'abreuver de la vision de son corps blanc et vierge de toute marque de guerre ? Que des pensées condamnées par la nouvelle Église de leur père traversaient son esprit troublé ? Qu'il désira, l'espace de quelques secondes, autre chose, plus que du réconfort ? Rien de tout cela n'atteignit le doux Héron, qui darda son regard apaisé dans celui de son aîné. Il avait en outre eu largement le temps de se rincer l’œil puisqu'elle ne cachait rien de son corps, la pudeur ne figurant pas nécessairement dans les priorités du dieu solaire, dont la vue portait sur tout ce qui se cachait en ce monde exceptées les Ténèbres des Enfers.

"Oui, je prierai pour eux... mais je ne peux pas me contenter d'attendre que tu viennes m'aider, ou quelqu'un d'autre. Je suis aussi une fille d'Apollon. Il faut que je devienne plus forte, que je puisse me défendre seule et protéger ceux que je veux protéger sans faillir."

Elle ne l'empêcha pas de reculer, un peu à regret tout de même, et Boréas vibra légèrement près d'eux avant de disparaître, puisqu'il était lavé suffisamment. Lykeios ne rompit pas pour autant le contact, et sa grande main s'attarda sur la joue de la jeune femme qui en profita pour sourire, sincèrement cette fois.

"Je veux mériter ma place comme chacun des Oracles en ces lieux. Ce deuil ne doit pas m'empêcher d'illuminer les environs. Accepterais-tu de m'entraîner Lykeios ? Pas tout de suite bien sûr, mais quand j'aurais fait mon rapport à Adalrik et que je n'aurais plus de mission à remplir. Je vois dans tes yeux que tu ne me considères pas comme une guerrière, et tu as raison, toutefois en tant qu’Évêque il me faut être à la hauteur. Si on nous attaquait, je ne veux pas être un fardeau pour les autres. Et si je recroise les druides noirs..."

Elle stoppa brusquement, ses lèvres hésitant à donner une réponse à cette nouvelle question née en même temps que ses mots. Que ferait-elle au juste ? Vengeance ? Prévention ? Protection ? Pour quelle cause sortirait-elle les serres ?

"Je ne sais pas ce que je ferais si je les recroise, mais j'aurais le choix à ce moment-là. Voudras-tu bien me rendre plus forte ? Sans me ménager. Sans avoir peur de m'abîmer. Je te sais suffisamment habile et intelligent pour comprendre et agir en conséquence. S'il te plaît."


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Message Re: [Mi-juillet 550] Quand la culpabilité nous tient (PV Lykeios)   Lun 30 Mai - 1:08
Au retour du sourire de Célestia, franc et éclatant, Lykeios eut réaction similaire. Oh, le sien était bien plus modeste, fin mais bienveillant. Chose rare chez lui cependant. Quelque chose était bien en train de se produire en lui depuis son éveil, même s'il ne parvenait toujours pas à s'en rendre compte. Ce qu'il avait ressenti lorsque le corps de la nymphe s'était pressé contre le sien n'en était qu'un exemple. S'il parvenait toujours à s'expliquer ces émotions et sentiments naissant en lui, il faudrait bien que prochainement il se rende à l'évidence. Des siècles de sommeil, d'autres siècles encore sous forme lupine, cela ne pouvait pas tout expliquer. Ne justifiait pas tout ce qu'il avait pu ressentir ces dernières semaines et qui ne faisaient manifestement pas partie de son caractère d'antan.

Enfin, en l'instant, il ne réalise pas. Le Dieu-Loup est juste heureux et touché de voir un peu de bonne humeur poindre à nouveau sur la faciès de la belle représentante de Boréas. Tout comme il ressent de la fierté de la voir ainsi être prête à remettre le pied à l'étrier. Il y a quelques instants, elle s'accablait des maux qu'elle avait pu causer, et voilà que battante elle affichait sa volonté de faire mieux.

- S'il m'est donné de pouvoir te venir en aide, alors sache que tu peux compter sur moi. C'est volontiers que nous nous entraînerons donc ensemble, mais je suis sûr que j'ai également beaucoup à apprendre de toi.

Pourtant, il s'imaginait mal la traiter sans égard, s'attaquer à elle sans ménagement. Ne fut-ce que le fait de porter la main sur elle lui paraissait compliqué. Son désir viscéral était de la protéger, et non de la mettre en danger. Mais il comprenait cependant son souhait et comme il le lui avait garanti, son aide lui était acquise. Ses lèvres se plissent légèrement à cette idée tout de même, mais sa parole est d'ores et déjà donnée.

Lykeios se sent désormais plus à l'aise en tout cas. La subite attirance, cette pulsion désordonnée qui avait pu l'assaillir était passée désormais. De nouveau, il s'agit d'un frère protecteur et aimant envers une sœur trop fragile pour son propre bien et qu'il se fait en devoir de protéger et guider. Comment cela avait pu lui passer par la tête, vraiment ?

- Dès lors que tu le souhaiteras, je serai donc à ta disposition.

À l'exception de ses nuits bien sûr, entièrement dévouées au service de son père, mais cela elle ne l'ignorait pas.

- Et même s'il ne s'agit pas que d'entraînement. Si tu souhaites… discuter, te confier… C'est assez troublant à constater, mais je tiens déjà beaucoup à toi, même si nous ne nous connaissons qu'à peine. Aussi ne crains jamais de venir me voir, tu seras toujours la bienvenue !

Troublant, en effet. Le loup solitaire qui s'ouvrait, se liait, avec une aisance qu'il trouvait plutôt déconcertante. Et pas qu'avec Célestia, Asclépios et Ainia en étaient également d'excellents exemples, tout comme bien d'autres encore. Mais malgré tout, la nymphe de lumière occupait désormais une place particulière en son cœur.



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Message Re: [Mi-juillet 550] Quand la culpabilité nous tient (PV Lykeios)   Lun 30 Mai - 18:39
A voir ses lèvres s'étirer doucement en lieu et place de l'expression plutôt fermée qu'il avait affichée jusque-là, la belle blonde sut qu'elle venait d'accomplir un petit miracle. Un trésor précieux qu'elle grava dans sa mémoire afin d'en conserver le souvenir, parmi les mémoires que tout son être renfermait. Une idée lui vint alors, qui donna à son regard un petit air malicieux, mais avant cela...

"Sois sûr que cela est réciproque. Tu es fort autant de caractère que de corps, mais si jamais quelque chose te tracassait un jour, je serai là pour écouter ton cœur à mon tour."

Frissonnant légèrement, elle posa la main sur celle du dieu toujours sur sa joue et l'entraîna un peu plus à l'intérieur du bassin où l'eau chaude pourrait la recouvrir un peu plus et lui éviter de prendre froid tandis qu'ils parlaient. Les thermes commenceraient à se remplir après une heure ou deux, c'était donc le moment idéal pour apprendre à se connaître sans être dérangé par des oreilles indiscrètes. Célestia n'oubliait pas que son frère avait une certaine réputation à tenir, tant pour les ennemis d'Apollon que pour se faire respecter des Oracles et des serviteurs de la tour.

"J'ai envie de te faire un présent, quelque chose qui te plaise et qui te serve. Je n'avais pas exactement d'idée au départ, mais je viens d'en avoir une et j'aimerais ton avis. Tu es un être millénaire, j'imagine que tu ne t'attaches pas aux choses matérielles d'une époque ou d'une autre. Tu avances avec le temps et tu évolues selon le monde autour de toi. Que dirais-tu si je t'offrais un souvenir ? Je songeais... que j'ai envie de te dessiner. En Homme ou en loup, selon ton désir. Et d'après ce dessin, je pourrais tisser un étendard ou un vêtement... Une tapisserie à accrocher quelque part qui représenterait la férocité du Loup de Delphes terrassant ses ennemis et ceux d'Apollon. A la fois majestueux et intimidant."

Elle eut un petit rire, imaginant les visiteurs du Soleil tombant nez à nez avec la reproduction la plus fidèle du gardien des lieux, les mettant tout de suite en garde contre le danger de provoquer le Lumineux Seigneur. Des saphirs incrustés dans le tissu rendraient merveilleusement l'éclat si particulier de ses yeux.

"Je pourrais aussi peindre une fresque sur le mur de ton choix, mais tu ne pourrais pas l'emporter si Père décidait un jour de changer de lieu de résidence..."


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Message Re: [Mi-juillet 550] Quand la culpabilité nous tient (PV Lykeios)   Mar 31 Mai - 16:29
Célestia lui retourna alors une offre similaire, assurant de garder sa porte ouverte au Dieu-Loup si le besoin de se confier se faisait sentir. En profiterait-il seulement ? Parfois, il aimerait que ce soit si simple. Si le solitaire sait être une oreille attentive, il n'est pas très doué en ce qui concerne le fait de se dévoiler. Ni même dans l'art de la conversation d'ailleurs, plus apte à réagir qu'à créer la discussion. Toutefois, était-ce encore des vérités ? À son éveil, Lykeios avait eu bien du mal à s'imaginer dialoguant, estimant sa psyché bien trop éloignée de ce que les humains pouvaient être. Mais au final, il s'en sortait plutôt bien… Plus loquace qu'il n'aurait jamais pu l'imaginer. Un autre de ces changements significatifs qu'il ne s'expliquait pas. Un jour, peut-être…

Il se laisse guider dans le sillage de la belle aux cheveux d'or lorsqu'elle s'enfonce un peu plus dans l'eau chaude des thermes. Mais l'étreinte s'acheva bientôt, lorsque dans une dernière caresse affectueuse il ramena ses mains à lui. Les plongeant en coupe dans l'eau avant de s'en frotter le visage, sa chevelure batailleuse, sa nuque. Et tandis qu'il se lave enfin, Lykeios l'écoute. La laisse s'exprimer jusqu'à ce qu'elle en ait terminé. Elle avait l'air de se faire une grande joie de lui offrir ce genre de cadeau, mais effectivement le Dieu-Loup avait du mal à en percevoir l'utilité. Comme si tout devait être utile… Mais il ne possède rien, n'aspire pas à posséder quoi que ce soit, du moins en le domaine du matériel comme elle l'avait pressenti. Il aurait pu accepter pour lui faire plaisir, mais ce serait lui donner de l'ouvrage pour ce qu'il ne saurait que faire. Une autre idée pourrait peut-être les contenter tous deux.

- Tu m'as déjà offert bien des souvenirs Célestia. Ils se trouvent ici... *Pose son index et majeur joints sur son front, entre l'arcade et la tempe.* ...et là. *Ses doigts voyagent jusqu'à se poser sur son torse, à l'emplacement de son cœur.* Ce sont les plus précieux qui soient. Ils ne sont rien qu'à moi, et je peux en avoir usage à chaque fois que mon humeur le nécessite.

J'apprécie ton offre, mais il est autre chose que tu pourrais m'offrir et qui me ferait grandement plaisir.

Je me suis laissé dire que ta douce voix pouvait se muer en chant magnifique. Chanterais-tu pour moi Célestia ?



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Message Re: [Mi-juillet 550] Quand la culpabilité nous tient (PV Lykeios)   Mar 31 Mai - 18:54
De la plus douce des manières, le protecteur des terres d'Apollon refusa son offre. Se doutant de sa réponse comme elle l'avait déjà à demi-formulée elle-même, aucun déception ne se lut sur son visage, mais son expression passa à la curiosité quand il mentionna une autre idée qui pourrait lui plaire. Son sourire gagna en lumière et son regard en joie. Rien de ce qu'il aurait pu demander n'était plus facile et plus enthousiasmant à offrir pour la nymphe qu'elle était !

"Ce sera avec le plus grand plaisir ! Et autant de fois que tu le voudras."

Elle ferma les yeux aussitôt, poussant quelques notes isolées pour choisir la plus claire. Pas question de laisser échapper la moindre fausse note devant son frère, surtout qu'il le lui demandait. Elle inspira alors brièvement et se lança.


La voix du Héron s'éleva, pure comme du cristal et répercutée par l'acoustique particulière des thermes en de multiples endroits, de sorte que les baigneurs matinaux et le personnel des lieux purent également en profiter. Le monde sembla cesser de tourner un moment, le temps de cette mélodie hommage à la Lumière et au cœur des choses. De la belle évêque émana doucement une lueur solaire. Attirés, de nombreux petits oiseaux entrèrent par les portes, les fenêtres et les jardins, se frayèrent un chemin dans les couloirs et se massèrent au bord du bassin pour écouter. Plus qu'un chant, c'était la vie que Célestia révérait, aussi les plantes alentours se mirent-elles à pousser à vue d'oeil sans qu'on puisse les arrêter, les vases débordèrent, le vent souffla et les rayons de soleil qui la touchaient brillèrent plus intensément. En regardant, Lykeios pouvait même y voir des plumes se dessiner, tombant en une cascade de douceur et de silence. Fort heureusement la salle dans laquelle se trouvaient les deux enfants d'Apollon était interdite aux civils, hormis les Moineaux qui délivraient leurs messages si besoin, les prêtres et les gardes, tous connaissant l'Ordre de par leur fonction particulière en son sein.

Les enchantements prirent fin en même temps que la dernière note, et la Princesse aux mille oiseaux dévisageait son frère, espérant que son verdict pencherait du côté de la satisfaction. Elle avait tellement à cœur de lui faire plaisir, d'adoucir sa vie maudite, si longue, trop longue peut-être, avec un petit morceau de bonheur.


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Message Re: [Mi-juillet 550] Quand la culpabilité nous tient (PV Lykeios)   Sam 4 Juin - 18:38
Le compromis avait l'air de la satisfaire au final. Heureusement, Lykeios se plairait donc à l'entendre chanter. Comme il venait de lui dire, il préférait de loin accumuler ce genre de souvenirs qui resteraient pour lui intemporels, resteraient à jamais avec lui, plutôt que possession matérielle qui ne survivrait pas au flot du temps. Aussi se fit-il attentif dès lors que Célestia effectua quelques vocalises. Puisqu'elle accédait à sa requête, il lui ferait l'honneur de l'écouter de bout en bout en focalisant l'entièreté de ses sens sur elle et uniquement sur elle. Son ouïe bien sûr, premier à être mis en avant, mais comme toujours sa vue serait elle aussi à l'honneur, la détaillant allègrement, imprimant en sa mémoire son visage et le doux mouvement de ses lèvres comme elle chantait, l'expression gracieuse de son corps et les ondulations de l'eau autour d'elle, illuminée par le Cosmos de la nymphe.

Il n'était pas le seul à en profiter, une ribambelle d'oiseaux attirés par la mélodie venant constituer un auditoire hétéroclite et coloré, se privant de faire figure d'orchestre, là dans le seul but de l'écouter. Et une nouvelle fois, il eut cette évidence : elle était une gardienne et une protectrice de la vie, dont les tracas de la mort n'auraient pas dû venir ternir son existence. Puisqu'elle désirait apprendre à devenir plus forte, il l'y aiderait, mais sans doute à contre-cœur, une part importante de lui-même toujours désireuse de l'en préserver et ce même s'il était déjà trop tard pour cela. Petite note qui vient égratigner le plaisir qu'il ressent à la voir ainsi, heureuse et magnifique dans cette hymne à la vie.

Le chant touche à sa fin, tout comme le temps de cette entrevue ne tardera plus à être écoulé. Le Dieu-Loup la prend alors délicatement contre lui derechef avant de lui souffler à l'oreille.

- Merci. Je garderai ce moment très précieusement en mon cœur, Célestia.

Il s'écarte légèrement, déjà, tout en la préservant en ses bras tout de même. Assez pour plonger l'azur dans l'émeraude. Lui aussi avait un présent à lui faire. Ou bien était-ce un vol, quelque chose qu'il s'accordait sans approbation ? Toujours est-il qu'il se pencha doucement vers elle, rapprochant leurs visages, et déposa un bref baiser sur ses lèvres, tendre et chaste. Pour lui, simple signe d'une affection forte qui avait quelque chose de comparable avec ce coup de langue lupine qu'il avait déjà pu lui administrer. Un peu plus fort peut-être...
Cela fait, il s'écarte pour de bon, bien que sans la moindre précipitation. Se lève et lentement se détourne.

- Je vais devoir te laisser à présent. Profites-en pour te reposer, ma sœur. Demain, je viendrai te chercher en ton temple afin de tenir ma promesse. Au plaisir de te revoir donc.

Un fin sourire sur ses lèvres, pouvant exprimer tout et rien à la fois. Puis il tourne finalement le dos, s'en allant lentement et avec sa nonchalance animale habituelle. Il était un réel plaisir d'avoir prévu ainsi de revoir la nymphe si rapidement. Bien dommage que ce soit dans un cadre guerrier. Enfin… bien des choses pouvaient encore se produire d'ici là...



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Message Re: [Mi-juillet 550] Quand la culpabilité nous tient (PV Lykeios)   Sam 4 Juin - 20:15
Une joie intense prit place sur les traits du blanc Héron tandis que les dernières notes s'effaçaient lentement. Les oiseaux se mirent à piailler pêle-mêle et s'envolèrent aussi rapidement qu'ils étaient venus, manifestant par là leur contentement. Ce qui intéressait plus Célesta cependant ne tarda pas à apparaître, le temps d'une nouvelle étreinte d'abord dans les bras puissants de son frère. Elle sourit, rayonnante, et s'accorda à le serrer elle aussi contre elle en fermant les yeux. Elle ne prévit pas le baiser toutefois et fut surprise de sentir leurs lèvres se rencontrer un bref instant. Un remerciement bien plus que suffisant et éloquent aux yeux de la belle blonde, qui resta coite un instant. Ses joues se parèrent d'un rouge tendre et elle passa les doigts sur ses lèvres, sans trop se rendre compte.

La jeune Gardienne suivit le ravisseur de son premier véritable baiser du regard, cherchant à comprendre la signification qu'il y mettait. De ce qu'elle avait vu chez les Hommes, ce genre de signe voulait dire...

"Je serai prête, s'entendit-elle dire. Au plaisir, Lykeios, à demain. Merci encore."

Elle le salua d'un petit signe et sourit à son reflet dans l'eau redevenue sereine après le départ du dieu. Voilà un souvenir qu'elle ne risquait pas d'oublier de si tôt. Par réflexe elle posa la main sur la joue qu'il avait caressée et se découvrit brûlante d'embarras, mais aussi joyeuse et guillerette. Autant dire qu'il avait éloigné pour un temps la crainte de rencontrer Apollon avec la Marque de Thanatos et les différents torts qu'elle devrait avouer.

Sans se douter que quelques heures après, son existence tournerait au cauchemar, elle passa encore un moment dans les thermes à réfléchir au lendemain, à cet affrontement qu'elle lui avait demandé. Elle passerait le reste de la journée à se reposer et soigner ses petites blessures, afin d'être prête et de donner le meilleur d'elle-même. Lykeios serait incontestablement bien plus fort mais elle devait se montrer digne, et courageuse.

"Je ferai de mon mieux ! Il le faut ! Et je suis tellement contente de t'avoir. Lykeios..."

Ainsi donc, la nymphe acheva sa toilette, sortit des bains et s'oublia un temps pour refaire ses forces en ce matin clair. Le seul bémol était ce mal de tête qui ne voulait partir, mais rien que de penser à ce petit moment intime avec son frère lui permettait d'oublier la douleur.


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