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 [Fin Juillet 550] Au milieu des ruines (Nimuë & Endymion)

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Message [Fin Juillet 550] Au milieu des ruines (Nimuë & Endymion)   Sam 11 Juin - 12:47
Bienvenue en Blue Graad

Deux personnes. C'était là l'annonce qui fut faite aux deux Légats, l'ancien et le nouveau alors qu'ils discutaient à nouveau depuis peu. Ils n'en avaient guère eut le temps, le devoir de Liao prenait le dessus sur tout le reste et sa mission passait par de longues et pénibles explications de la part des Veilleurs. Du temps que même Cinead ne pouvait partager avec lui, s'il connaissait la raison de toutes ces mesures il ne pouvait en savoir le détail ; après tout, ce n'était pas à lui que l'on avait confié la tâche de garder, en ce lieu, un objet puissant. Pourtant le Purificateur avait des questions, des tonnes et des tonnes qui n'auraient aucune réponse pour le moment. C'était ainsi, son départ était proche et même bien plus proche qu'il ne l'imaginait, et le temps trop court pour apprendre. Seules leurs quelques discussions rapide l'aidaient à comprendre la situation dans laquelle Atlantis se trouvait. Dans laquelle le monde se trouvait en grande partie.

Le plus triste et dur pour le Purificateur fut d'apprendre la guerre, la déchéance des Marinas face à l'armée d'Athéna il y a cinq années de cela. Les morts. Le tribut en la personne des Lyumnades... Difficile à entendre, difficile à accepte. Sa présence n'aurait peut être rien changé de toute manière c'était un fait auquel il devait se faire. A cette période sa sœur le quittait. Malheureusement pour lui et même s'il ne le savait encore, ce n'était pas seule. Son retour en Atlantis s'annonçait mitigé, placé sous bien des sentiments contraires.

Liao et lui avaient pu se trouver quelques minutes pour discuter, Cinead songea alors à sa propre arrivée, au manège qu'il avait du entreprendre assez similaire. Etait-ce là la destinée de ceux qui avaient été choisis pour une tâche particulière, d'être ballotés au gré des envies des autres. Des plus puissants ? Liao pensait certainement ainsi, il n'aurait pas mis en garde Cinead le cas contraire. Mis en garde contre leur Divinité. Malheureusement pour eux ils n'eurent plus de temps cette fois non plus. Cinead allait devoir attendre, encore, pour apprendre sur ce monde, sur sa situation et pour cause : deux personnes approchaient de la cité.

Deux. Impossible. Fou qu'il était le Légat plaçait une assez forte confiance en l'Ancien Général, un de seul réel ami qu'il ait eu, et ne pouvait imaginer qu'il lui avait menti. Il se rassura alors en misant sur la partie inconnue de sa prévision : sa fille. Elle ne semblait jamais rien faire comme il l'espérait, à croire qu'encore une fois elle avait su le prouver. Cinead soupira alors avant de prendre la direction de l'extérieur suivi de près par Liao.

    - Tu vas venir, n'est-ce pas ? Je vais prévenir un Veilleur qui te fera rentrer une fois que nous aurons terminé dans ce cas.

Personne ne pouvait entrer en Blue Graad sans l'un d'eux, ils possédaient tous une certaine clairvoyance pour ouvrir, ou non, leurs portes et durant les vingt deux années qu'il avait pu y passer Cinead n'avait vu que trois personnes, en dehors de sa soeur et lui, entrer dans la cité : Liao accompagné de Poséidon et l'Ancien Général de la Sirène Maléfique. Personne d'autre. Si le chinois sortait il devait pouvoir entrer de nouveau, Cinead l'avait fait quelque fois sans trop s'éloigner pour autant, il savait que cela était possible.

Ils avançaient donc tous deux suivi d'un vieillard qui les emmena au portail, la seule entrée actuelle qui ne pouvait être activée que depuis l'intérieur par l'un d'eux. Personne d'autre. L'instant d'après ils étaient dehors, dans la neige et le fois au milieu des ruines, leurs pieds posés sur un cercle de roches qui servait d'appel. Le froid se glissait déjà sous leurs vêtements, pourtant chaud et épais, alors qu'ils avançaient déjà. Cinead avait sous ses bras un bon paquet de morceau de bois, il savait où la rencontre allait avoir lieu et pour cause : il allait tout faire pour que les deux "invités" ne le rate pas.

Les voilà donc se dirigeant vers une battisse en ruine dont ne restait que les murs et quelques ouvertures, la seule en l'état à dire vrai. Ils seraient protégés d'une partie du vent à l'intérieur et avec un bon feu seraient presque à l'aise, de plus il y avait plusieurs salles... Relatif bien sûr étant donné que les toitures n'étaient plus mais au moins Liao pourrait discuter avec la Générale. Et peut être l'autre personne s'ils se connaissaient.

Cinead créa un feu assez massif au devant de la ruine, celui là était présent avant tout pour que les deux voyageur les trouve rapidement puis fit de même à l'intérieur mais avec un brasier plus modeste, juste de quoi réchauffer les lieux. Liao était parti aux tréfonds de la demeure brisée près des flammes alors que Cinead se tenait droit à côté de l'immense appel lumineux et chaleureux. Ils arrivaient. Cinead les apercevait au loin. Inspirant un bon coup il fit quelques pas en avant et retira sa capuche, le feu lui réchauffait assez le visage et il était mieux d'avancer à visage découvert... Surtout face à celle ou ceux qui seraient sous sa protection dans peu de temps. Enfin, si les deux âmes qui arrivaient étaient bels et bien eux. Il ne sentait pas la présence d'écailles dans tous les cas... avec ceux qui s'approchaient.

Il les interpella alors en leur faisant signe d'approcher, les deux êtres cachés par d'épaisses couvertures et aux visages masqués par de grandes capuches. Le temps était inhospitalier ici comment leur en vouloir ? Une fois à bonne distance pour discuter Cinead pris quelques secondes pour observer les deux personnes qu'il ne pouvait distinguer. Il aperçu néanmoins une mèche rouge se mouvoir avec la caresse du vent.

    - Bienvenue en Blue Graad. Je suis Cinead, mais nous parlerons plus tard... Tu dois être Nimuë n'est-ce pas ? Liao t'attend dans la pièce éclairée, il y a un feu tu t'y sentiras mieux. Il ne veut voir personne d'autre cependant, alors toi et moi allons discuter en attendant.

Aucune agressivité dans son ton, bien au contraire il parlait d'une manière chaleureuse et accueillante. Chaleureuse oui, en ce lieu. Après tout il étaient proche d'un bon feu, bien qu'en extérieur. Alors ils se tenaient là, tous trois au milieu des ruines d'un passé lointain. Nimuë, si c'était bien elle mais il n'en doutait que peu, après tout elle possédait les mêmes cheveux que son père, allait certainement partir vers l'ancien Légat. Chercher des réponses. L'autre en revanche était un mystère. A dire vrai si la personne avait été Ariane des Lyumnades il l'aurait laissée passé mais Ariane n'était pas un homme. Et pourtant Cinead ressentait déjà son Cosmos particulier. A n'en pas douter qu'il était un Marina mais n'arrivait pas encore à définir quelle écaille était liée à lui...


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Message Re: [Fin Juillet 550] Au milieu des ruines (Nimuë & Endymion)   Sam 11 Juin - 13:58
Abandonnée







« Là-bas. »

C'était la première fois depuis qu'ils avaient mis pied à terre que la jeune femme prononça quelque chose. Enfermée dans un mutisme inquiétant, la belle n'avait pas la moindre envie de faire la conversation. De toute façon avec ce vent cinglant leurs visages, tout échange aurait été malaisé. Elle avait dû crier tout en se rapprochant du Général du Dragon des Mers, lui attraper le bras tandis qu'une nouvelle bourrasque soufflait sur eux, balayant leurs capes, s'engouffrant dans leurs vêtements pourtant épais. Un frisson la secoua, elle ramena les pans de son habit gris autour d'elle dans le vain espoir de se réchauffer. Ce qu'elle pouvait détester la neige ! Agacée par leur lente progression, Nimuë O'Bannon intensifia son cosmos et pressa le pas. Au loin, un feu semblait les aiguiller sur le bon chemin à emprunter. Quelque part, elle crut reconnaître le cosmos de Liao. Elle se pressa davantage. Intimant silencieusement son compagnon à en faire de même.

À la faveur du grand brasier qui brûlait, des ombres se découpaient sur les ruines abandonnées, une seule silhouette, maîtresse des lieux, se dressait dans toute cette blancheur désespérante. Un vif éclat rouge la fit marquer un temps d'arrêt. Un homme. Elle l'observa dans un parfait silence et immobilité, se muant en statue de pierre. Une mèche de sa chevelure carmine s'échappa de son vêtement qu'elle s'empressa de remettre en place. Elle le regardait sans mot dire observant une attitude froide et détachée, presque méprisante. Presque agressive quand l'étranger prononça son nom. Ses poings s'étaient crispés. Nœuds de phalanges blanchies. Sans même prendre la peine de répondre ou de s'adresser à son bras droit, la pirate prit la direction de la maison désignée par ce Cinead.

Une fois de dos, Nimuë libéra sa chevelure de feu qui, telle une oriflamme dans ce vaste paysage immaculé, fut ballottée par le vent glacé. Sa silhouette fut avalée par les ténèbres. Quelques flocons continuèrent de tomber.

Elle s'installa en face de l'ancien Hippocampe mais ne le regarda pas. Elle ne fit que l'écouter dans un premier temps, jusqu'au point où les mots du jeune homme viennent à se tarir. On aurait pu penser que le tempérament tempétueux de la belle aurait pris le pas sur tout le reste, sur son humeur lugubre mais non. Il n'en était rien. Pourtant elle bouillonnait intérieurement. Pourtant elle avait envie de lui jeter au visage les quelques vérités dures à entendre, s'attaquant à lui de la plus cruelle des manières. Au lieu de quoi, sa voix, blanche, atone, s'envola.

« Tu m'as abandonné. »

Peut-être avait-il essayé de la retenir. Peut-être que sa voix à son tour s'était élevée pour tenter de la raisonner, mais rien. Rien ne parvint à ses oreilles. Jusqu'à son cœur emmuré. Ce fut à son tour de tourner les talons et de la laisser là, avec ses questions. Ses doutes. Son devoir. Elle quitta les lieux sans se retourner une seule fois, la gorge serrée. Et sa silhouette revint vers la lumière. Ses traits, de nouveaux cachés par le couvert de sa capuche, dissimulait l'expression qu'elle affichait. Seuls ses yeux pers, farouchement, s'étaient accrochés quelques secondes sur les deux jeunes hommes. Elle donna un coup de pied dans la neige qui s'envola en une myriade de petites étoiles scintillantes, puis, s'esquiva encore pour prendre la direction de son navire amarré assez loin.

Ruminant ses pensées, la belle fut plongée dans ses pérégrinations solitaires et muettes, dévia sans s'en rendre compte, vers un chemin qui n'était pas le bon. Et comme elle marchait très vite, la belle ne fut bientôt plus en vue. Happée par le blanc et le gris. Perdue entre deux immensités : entre ciel et terre recouverte d'un manteau ivoire.

Et quand elle s'en rendit compte, il était déjà trop tard. Quand elle voulut faire demi-tour, le paysage avait changé. Criant sa rage et sa tristesse entremêlées, Nimuë la laissa s'échapper, exploser comme son cosmos. Mais un pas de trop la fit traverser la couche de glace et elle eut tout juste le temps de fermer les yeux que la morsure du froid et de l'eau étreignit sa peau marmoréenne.

Tu m'as abandonné !





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Message Re: [Fin Juillet 550] Au milieu des ruines (Nimuë & Endymion)   Lun 13 Juin - 19:49
Le froid, le froid encore et toujours ce maudit froid !
Mener un navire dans un tel climat n'était pas chose aisée, mais lorsque de surcroit le capitaine préférait s'enfermer dans un incompréhensible silence boudeur plutôt que de tenir son rang, la tâche s'avérait d'autant plus ardue. Reprenant bien vite mon rôle de second, j'avais taché de faire parvenir ce diable de navire à bon bord, et lorsque Nimue m'attrapa le bras pour m'indiquer la proximité de notre objectif, je sentis à sa poigne que quelque chose n'allait pas.
Mais pour faire parler une femme comme elle, rien ne valait... le silence.
Je me gardais donc de mes répliques cinglantes habituelles, trop curieux de comprendre sa nervosité. Une fois pied à terre, je me retrouvais à sa suite, un pas derrière elle à avancer dans d'étranges ruines sinistres où on semblait nous attendre.
Mon intuition ne me trompa pas quand nos pas finirent par nous faire rencontrer un certain Cinead.
Silencieux comme une tombe, un léger sourire aux lèvres, j'observais l'étranger notant la réaction d'autant plus étrange de Nimue. Ces deux là semblaient donc se connaitre... Et leur rencontre initiale ne paraissaient pas avoir laisser de bons souvenirs à la belle.
De peur de me prendre un revers du droit, je ne cherchais pas à retenir la sirène lorsqu'elle nous quitta sans autre forme de procès. Pour un peu, je m'en serais retrouver vexé mais à situation exceptionnelle...

Je suis Endymion, enchanté de te connaitre Cinead.

Mon éternel rictus mi-aimable mi-goguenard aux lèvres, je m'inclinais devant le nouveau venu, tout en analysant ses paroles. Liao se trouvait donc séant... Que faisait donc le légat si loin de son domaine ? Et comble d'humiliation à mon égard, il ne souhaitait s'entretenir qu'avec la capitaine. Je me promis de conserver longtemps cette marque de mépris envers un général des mers de mon acabit.
Mais faisant contre mauvaise fortune bon coeur, je poursuivis ma conversation avec Cinead, en ponctuant le départ de Nmue par un sifflement que je regrettais vite en raison de mes lèvres gercées.

Et bien pour des retrouvailles glaciales... Comme si ce maudit climat ne suffisait pas à nous congeler nos âmes et nos corps. Nimue ne semble pas vraiment vous appréciez. Quel dommage, c'est une jeune femme si charmante. Elle et moi formons un couple assez atypique, je l'admets, mais c'est une bonne âme.

La mention du mot "couple" pouvait paraitre exagérée, et le terme de duo aurait été plus approprié, mais par cet appât je tenais à vérifier la nature de la relation avec cet homme et la sirène. Voyons s'il mordrait à l'hameçon.
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Message Re: [Fin Juillet 550] Au milieu des ruines (Nimuë & Endymion)   Mar 14 Juin - 22:28
Pres du feu

Cinead adressa un léger signe de tête à Endymnion qui s'était présenté. Le seul qui c'était présenté d'ailleurs. Il n'arrivait toujours pas à distinguer quelque chose de lui ni même à découvrir la nature du lien qu'il possédait mais déjà il était sûr d'une chose : cet homme allait être sous son commandement sous peu et ce peu importe son écaille. Son cœur s'arrêta une seconde avant de reprendre face aux pas décidés de Nimuë qui n'avait pas ouvert la bouche une seule fois, même pas pour protester un peu au moins. Le Purificateur en était presque déçu, il aurait espéré au moins un sifflement acerbe... Liao l'avait plus ou moins prévenu : Nimuë savait être incisive et elle allait l'être face à lui, il en avait conscience.

Ainsi était donc la fille de l'ancien Général. Comme il l'attendait, cette rencontre, et pourtant il n'avait espéré plus au vu des conditions qui allait les mener ensemble vers Atlantis. De plus il n'avait pas vraiment la tête à cela... Enfin, si tout de même, il avait entendu tellement d'histoire sur elle... Mais a côté de cela sa charge revenait au galop et les derniers mots de Poséidon allaient avec. Ne tarde pas, Atlas. Il soupira légèrement lorsqu'elle le dépassa, non pas qu'il était déçu ou exaspéré, non. Il aurait juste aimé que les choses se fassent autrement. Qu'elles ne furent pas si pressées. Mais il ne pouvait rien faire pour le moment si ce n'est discuter avec Endymion. Préparer le terrain pour son intronisation qui se rapprochait. Alors il l'écoutait, exprimant son ressenti face aux températures extrêmes qui siégeaient en Blue Graad... Il était vrai que Cinead avait l'habitude depuis le temps, même à l'intérieur de la Cité le temps n'était pas vraiment clément, à croire que les Purificateurs avaient choisi exprès le feu comme élément de prédilection pour ce fait. Pour ces terres glacées.

Endymion s'exprimait donc sur la manière dont avait réagit la Sirène Maléfique. Cette façon de snober une personne, poings fermés, sans même la regarder et avançant vers son but. A dire vrai Cinead ne pensait pas de la même manière... Lui s'était juste senti invisible en ce lieu, après tout qui était-il vraiment ? Personne, pour l'instant. Il leva un sourcil, néanmoins, quant à la dernière phrase de celui qui était, sans qu'il ne le sache encore, le Dragon des Mers. Voilà une information dont l'ancien Général s'était bien gardé... Enfin, c'était relatif, après tout il n'avait pas tant parlé que cela. Cinead avait donc rêvé, honteusement, en vain. Regrets...

    - En effet, mais je ne lui en veux pas... Je ne suis qu'un inconnu, pour l'instant, qui était sur la route de son passé. Hum... Cruel de définir cela comme tel. Pardonne-moi Endymion, la situation est compliquée...

Il venait de peser ce qu'il venait de dire mais trop tard... Liao devenait un simple fragment du passé de chacun et il le savait, le traiter ainsi était vraiment triste... Pourtant il allait du bien d'Atlantis, de l'avenir d'un peuple : ce qu'il faisait et son propre futur allait amener le bien.

    - Je ne sais pas trop comment dire ça mais ta compagne et toi... enfin... Poséidon m'a désigné comme sa nouvelle voix. L'écaille de Polyhème m'a choisi après que je l'ai Purifiée. Bref, je compte rentrer avec vous en Atlantis une fois que Nimuë en aura terminé avec Liao.

Il avait désigné l'urne nacrée qui était posée contre le mur de la bâtisse où l'échange devait être des plus cordial à n'en pas douter. Son écaille était là, près de lui, il n'avait pas vraiment d'autres affaires, rien de plus à emmener. Tout était à l'intérieur. Quelques ouvrages à dire vrai et des provisions, très peu. Il sentit un instant cette âme l'appeler alors il tourna la tête vers elle. Puis il revint vers Endymion mais ses yeux, eux, semblaient chercher plus loin. Un appel lointain oui... Non. Deux. Elles étaient deux : La Sirène Maléfique et...

    - Le Dragon des Mers hein. Enchanté, Général.





Dernière édition par Cinead le Ven 17 Juin - 11:50, édité 3 fois
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Message Re: [Fin Juillet 550] Au milieu des ruines (Nimuë & Endymion)   Jeu 16 Juin - 18:45
Un inconnu placé sur la route de son passé...
La formulation était aussi intéressante que révélatrice ! Décidément, fouiller dans les annales de Nimue aurait combler n'importe quel amateur d'histoire ou auteur de tragédie. On y avait tous les ingrédients : l'héroïne forte et fragile à la fois, de sombres protagonistes dévorés par la culpabilité ou le remords, des âmes blessées, de l'action, de la violence... Il ne manquait plus qu'une chorale grecque et je tenais un récit susceptible de traverser les siècles.
Mais trop occupé à être le croustillant dilettante que j'étais au quotidien, je me contentais de hocher la tête d'un air entendu. L’ambiguïté de l'annonce de la nature de ma relation avec Nimue me fit d'autant plus sourire. Car j'étais ainsi, homme de chaos, diable sadique, pervers. Agile marionnettiste de mots et de destins.
Ainsi donc, l'homme qui se tenait devant moi allait devenir le Légat de Poséidon. De toute manière, je n'allais pas pleurer le départ de ce fameux Liao, vu que je n'avais pas encore croisé sa route. Le nouveau maitre d'Atlantis fit preuve d'une intuition qui me fit légèrement m'incliner devant lui en le félicitant du regard.

On ne peut rien vous cachez. Endymion, général du dragon des mers, pour vous servir. Au vu des circonstances, la formule est adaptée.

Le pauvre bougre allait avoir bien du travail entre un égocentrique comme moi et une âme tourmentée comme la Capitaine sous ses ordres. Pour un peu je l'aurais plains. Mais pour l'instant, il ne me faisait pas mauvais effet, ce qui était déjà bien en soit. Intolérant moi ? Jamais !

Alors, cher Légat ? Quels sont vos projets pour l'avenir ? Une guerre, un rapprochement avec d'autres camps ? Pour l'instant, tout semble calme sous l'océan, mais il serait dommageable de s'ennuyer.
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Message Re: [Fin Juillet 550] Au milieu des ruines (Nimuë & Endymion)   Ven 17 Juin - 8:23
Pres de l'eau

Si la situation avait été différente il aurait relâché un léger soupir de soulagement suite aux paroles d'Endymion. Il était, naïvement, heureux que les choses se passent bien. Enfin, il ne semblait pas s'offusquer du rôle prochain... Non, immédiat que Cinead endossait désormais : Légat dé Poséidon, chef de ses armées et protecteur d'Atlantis. Il souriait alors, chaleureusement comme à son habitude, et si le temps avait été plus clément il aurait volontiers tendu la main au premier Général qui l'avait, techniquement, accueillit. Et de manière cordiale. Tout se passait bien pour le moment, ce moment qu'il redoutait, ses quelques doutes semblaient être balayés. Les premiers seulement car après tout il n'était "accepté" là que par un seul de ses subordonnés... Et un dont Liao ne lui avait pas parlé. Avait-il reçu son écaille récemment ?

Malheureusement tout ne pouvait bien se passer, tout ne pouvait être simple et encore moins dans leur situation : là, au bout du monde ils discutaient d'une terre qui semblait inaccessible. Loin physiquement pour eux deux et temporellement pour le Purificateur. Projet d'avenir... Il avait tant à découvrir avant cela, tant à comprendre et appréhender. Tant à faire aussi certainement, Poséidon avait été libéré depuis peu seulement et nul doute que le Dieu au tempérament changeant avait lui même ses plans pour le futur. Ses plans pour les Marinas et le monde en général.

    - Hum.. Ne me vouvoie pas pour commencer, je ne suis pas notre Dieu. Haha ! Et concernant le futur... Difficile à dire, malheureusement Liao et moi n'avons eut que très peu de temps pour discuter réellement, c'est un miracle qu'il ait un peu de temps à accorder à Nimuë actuellement. Mais tout ne semble pas calme, non. Tant de choses sont en mouvement. Je dois voir Atlantis de mes propres yeux avant de décider quoi que ce soit. Cela fait tellement longtemps que je n'y suis pas retourné...

Vingt deux ans. C'est avec un brin de mélancolie qu'il terminait cette tirade qui avait pourtant commencé sur le ton de l'humour. Cinead, malgré sa grande politesse, ne vouvoyait pas. Plus en tout cas. Les hommes étaient tous égaux, seuls les Divinités étaient au dessus d'eux. Inutile de créer un quelconque clivage donc.

C'est à ce moment là que le bruit de la neige fouettée parvint aux oreilles de Cinead et se retournant il put apercevoir la Générale traverser un nuage de neige tombant. Elle avançait de pas plus grands encore qu'à leur arrivée, à croire que comme prévu rien ne s'était bien passé. Elle les contournait donc par l'autre côté du grand brasier que le Légat avait allumé pour rendre l’atmosphère un peu plus vivable, esquivait volontairement les deux hommes pour cacher sa colère. Ou éviter de les étriper, eux aussi. Farouchement décidée à partir elle s'éloignait donc alors que l'ancien Légat, lui aussi, semblait quitter les lieux par l'arrière... Mais dans la mauvaise direction, Cinead sentait son Cosmos partir dans le sens opposé à la cité. Il fit un petit signe de main, paume tendue envers Endymion comme pour s'excuser un court instant avant de porter sa voix haut et fort.

    - LIAO ! BLUE GRAAD EST DE L'AUTRE CÔTÉ !

L'énergie du chinois se stoppa alors avant de rebrousser chemin et partir, enfin, dans la bonne direction, vers l'unique portail d'entrée en la cité oubliée. Soulagement, il aurait été dommage de perdre si rapidement le Gardien qui... Mais ! Cinead reporta son regard vers Endymion, loin derrière lui encore une fois vers l'appel des deux âmes qu'il ressentait au loin, les deux écailles... Mais Nimuë, son énergie à elle n'allait pas vers ce lieu, non. Elle déviait vers la droite. Vers... Oh merde, le lac !

    - Endymion, viens avec moi vite ! Nimuë est en train de se perdre !

Décision rapide à dire vrai, il ne pouvait faire autrement. Il aurait préféré lui dire de rester ici à l'attendre pendant qu'il partait chercher la Sirène Maléfique qui s'était éloignée, plus sûr pour tout le monde à dire vrai. Il n'aurait pas pris le risque de la perdre lui aussi ainsi. Malheureusement Cinead connaissait ces terres et savait que si elle s'aventurait par là bas, encore... Oui, il allait avoir besoin d'Endymion. Il se mit donc à courir, se concentrant sur le Cosmos de Nimuë qui semblait s'intensifier un instant. Se sait-elle perdue ? Il accélérait sans vraiment penser à regarder si le Dragon des Mers le suivait bel et bien, il n'avait pas trop le temps ni les capacités à vérifier cela en cet instant. Le Purificateur appelait Nimuë, portait sa voix pour qu'elle puisse l'entendre mais le vent semblait aller dans le sens contraire, jamais le son ne lui parviendrait dans ses conditions... Mais à l'inverse, lui entendait, la brise glacée amenait les péripéties de la Sirène jusqu'à lui. Crac.

Son sang ne fit qu'un tour, il venait de comprendre. Il devait faire vite. Retirant son imposante cape ainsi que le haut large qu'il portait. S'il allait dans l'eau habillé de la sorte le fond allait être son tombeau à coup sûr. Le froid allait certainement lui déchirer la peau, lui glacer les muscles mais il n'avait pas le choix en cet instant. Le temps lui manquait. Intensifiant son cosmos de feu pour se réchauffer et se protéger au mieux il inspira un grand coup avant de courir et plonger dans l'eau à l'endroit même où la glace semblait brisée. A l'endroit où elle avait chuté.

Le premier contact fut dur, perçant à dire vrai. L'eau semblait poignarder ses muscles les uns après les autres alors que lui tentait de faire irradier son Cosmos au mieux pour avoir chaud et repérer la pauvre femme perdue. Et il la vit, sombrant petit à petit. Ne semblait pas se débattre. Oh non..! Quelques mouvements le firent la rejoindre et l’attraper par se cape, il tira dessus une fois, deux fois, trois fois avant de pouvoir l'attraper elle. Son bras d'abord, puis la ramena vers lui en lui serrant le buste. Ils devaient remonter, vite, mais le poids des vêtements de Nimuë les ralentissaient... Il n'avait pas le temps de l'en défaire, ce n'était pas le manque d'air qu'il craignait mais bel et bien la morsure invisible. Cruelle.

Enfin sa tête atteignait l'air, le froid venait déjà lui geler les joues et les cheveux mais, il ne s'en occupait pas, prenait une grande inspiration et tirait Nimuë pour qu'elle aussi puisse respirer. Enfin. Usant de ses forces il la souleva hors de l'eau pour la jeter à peine plus loin, en sûreté sur la terre... Enfin la neige ferme. Cet effort lui brûla les muscles, totalement. Il avait beau pousser son Cosmos encore et toujours rien n'y faisait : le froid restait implacable. Il finit par sortir alors, grelottant, torse nu et se dirigeait vers celle qui devait regretter amèrement sa venue ici. La vision de Cinead était trouble, ses cils gelés l'empêchaient de bien voir et son attention était portée sur l'énergie de la jeune fille, elle et elle seule, ne remarquant pas si le Dragon des Mers était oui ou non présent donc. Ses dents claquaient alors qu'il avançait rapidement vers elle tout en plaquant ses bras contre son buste. Oh oui, le Cracheur de Feu avait froid, c'était belle et bien la première fois qu'il plongeait dans un lac de Blue Graad... Plus jamais il ne le ferait pour sûr.

Il tomba donc à genoux à côté d'elle qui tremblait aussi, plus que lui même, tous ses vêtements trempés ne l'aidaient pas, il lui fallait de la chaleur. Du feu... Mais s'essayer à manipuler son Cosmos et cracher le feu tout en claquant des dents n'était clairement pas une bonne idée. Il devait faire vite, si elle tremblait c'est qu'elle était encore consciente, elle respirait... Un soulagement certain donc lorsqu'il porta sa main sur elle, sur son bras. Il devait faire vite, alors il prit les morceaux de tissu entre ses doigts et tira dessus, le froid les cristallisait presque déjà, facilitant son geste. Bientôt la belle ne portait presque plus rien, était presque nue, débarrassée de ce qui allait la tuer. Cinead chercha sa cape et son vêtement laissés là mais il ne voyait rien, son regard pétrifié en l'instant. Alors lui vint une idée. Viens à moi... Aide celle à qui tu as offert ton âme...

Il l'appelait, elle qui n'était pas si loin que cela, elle qu'il avait ressentie aux côtés de l'écaille du Dragon des Mers : La Sirène Maléfique... Le Purificateur avait déjà donné des ordres à une écaille, celle de la Tortue après l'avoir purifiée, lui avait ordonné de retourner en Atlantis. Et elle l'avait fait. Il faisait de même donc, l'appelant de son énergie unique à venir secourir sa porteuse. Il ne fallut que quelques instants pour que Nimuë ne soit plus offerte à la nature mais couverte d'Orichalque, de parties de métal dorées qui allaient l'aider à combattre le froid.

Toujours grelottant, Cinead se pencha alors sur elle, l'attrapant et la serrant contre lui... Après tout lui aussi avait froid. Mais ce n'était pas tant pour cela. Usant une dernière fois de son Cosmos qu'il poussait à être encore une fois proche de l'élément qu'il maîtrisait au mieux il cherchait à la réchauffer. A Les réchauffer tous deux... Mais pour combien de temps ? Car déjà ses paupières étaient lourdes, déjà les efforts qu'il avait fait semblaient le vider de ses forces... Il sombrait mais espérait, oh oui, qu'elle au moins se sentait déjà mieux...


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Message Re: [Fin Juillet 550] Au milieu des ruines (Nimuë & Endymion)   Sam 18 Juin - 19:17
Pourquoi ?







Ténèbres froides et mordantes, royaume implacable et une Sirène perdue dans cette immensité. Yeux clos, elle lutta un instant avant d'arrêter de se débattre. L'abandon. La tristesse avait pris le pas sur la colère et l'indignation. Terrible froidure sur son corps et qui s'attaquait désormais à son cœur. Il faisait si froid, tellement froid. Mais bientôt cela n'eut plus la moindre importance. Ses yeux pers s'ouvrirent sous l'eau, détaillant le noir imposant, le vague miroitement blanc au dessus de sa tête. Sa bouche s'ouvrait pour laisser échapper quelques bulles qu'elle prit le temps de regarder courir et crever jusqu'à la surface. Elle s'éloignait de plus en plus, tendit vainement un bras au dessus de sa tête. Ses cheveux épars dansaient au rythme du vague remous de la mer, un feu tranchant dans les ombres noires. Bientôt cette flamme s'éteindrait. Bien assez tôt. Trop tôt. Et Nimuë glissait davantage, les membres et l'esprit engourdis.

C'était étrange de ressentir une certaine satisfaction à se sentir entraîné vers le fond, vers les abysses. Le froid laissa sa place à une absence de sensation, douce et agréable à la fois. Étrangement. Elle était presque en paix et comprit alors que cette Mort-ci, cette étreinte-là était la plus cruelle et la plus calme tout à la fois. Emportée par les eaux, elle savait maintenant quelle fin elle choisirait. Quelle allait choisir. Moment de calme, de plénitude. Ce n'était pas sans lui rappeler son dernier échange avec le Saint du Lion Childéric. Vite, bien vite un sourire se prit à germer sur ses lèvres.

Les dernières bulles s'envolèrent. Ses paupières se fermèrent à demies. Tu m'as abandonné. Parlait-elle seulement que de Liao ? Elle aussi n'aurait su le dire. Alors elle sentit la résignation la gagner. Toute volonté la quitter. Et un éclat rouge pour toute réponse à sa « capitulation ». Une main cherchait à la secourir. Alors sa tête s'agita de droite à gauche.

Ne me sauve pas.

Autant de couteau qui se plantèrent dans son corps. Voilà la dure réalité venant s'imposer à elle tandis qu'elle fut jetée sur la glace, à peine plus loin que le rebord. Après le noir, elle ne vit que du blanc. Ses yeux grands ouverts étaient pourtant immobiles. Il lui fallut du temps pour comprendre et s’apercevoir qu'on venait de la tirer de l'étreinte de la Mort. Sur l'instant elle aurait voulu crier sa frustration, sa volonté. Libre. Soldat et devoir. Des bribes de sa discussion avec le Saint explosèrent dans son crâne, la faisant se recroqueviller en position fœtale. De nouveau ce froid.

Pourquoi ?

C'était la seule question qui revenait sans cesse. Elle ne pouvait pas bouger, trop transie de froid pour faire quoique ce soit. Elle grelottait, tremblait dans ses habits détrempés et lourds contre sa peau bleuie. Ses doigts gourds s'efforçaient de bouger, sans réel succès. Légèrement la mâchoire de la belle se crispa. Pathétique. Le mot d'Endymion la révolta sur l'instant. Nimuë sentait quelqu'un s'affairer au dessus d'elle. Entendit le bruit d'un tissu qu'on déchire. Puis une vague chaleur contre sa peau. Ce n'était pas suffisant, ses prunelles cherchèrent à s'accrocher sur quelque chose de familier. Ce fut l'éclat rouge vif d'une chevelure qui fut sa réponse. Un feu.

Si elle ne pouvait véritablement juger de cette proximité pour l'heure, le réconfort qui en résultait la fit pousser un léger soupir. Jusqu'à ce que son armure vienne la recouvrir. Pourtant elle ne l'avait pas appelé ! Un peu stupéfaite, la jeune femme se vit auréolée d'une douce lumière. L'écaille de la Sirène vrombissait en libérant un chant cristallin. Très vite la jeune femme eut suffisamment de force pour envelopper le corps du jeune homme qui l'avait sauvé entre ses bras. Ses ailes d'airain, immenses, les camouflèrent un moment hors du monde, hors de cette réalité.

Et d'un coup, d'une impulsion, la Sirène s'envola.

⚜⚜⚜

« C'est la Capitaine ! » S'exclama un homme perché en haut du mât en désignant une forme dans le ciel. « Quoi ?! »

Old John sortit en trombe, manquant de renverser un quidam occupé à essayer de se réchauffer les mains. Usant de sa longue-vue le Second de Nimuë lâcha un juron, sentant que quelque chose n'allait pas. En effet, une poignée de secondes plus tard et la belle glissa sur le pont, ailes repliées, serrant les dents. Quand John arriva jusqu'à elle, jouant du coude pour se frayer un chemin, il la découvrit dans un état assez inquiétant, les bras chargés d'un … homme ! Il n'eut pas le temps d'en placer une que la jeune femme se redressait tant bien que mal, prête à s'envoler de nouveau.

« Occu...pez-vous … de … lui. »

Avait-elle ordonné avant de repartir chercher Endymion. Old John finit par hurler ses ordres, un peu abasourdit. On transporta le malheureux en bas, dans la cuisine, là où le feu crépitait. Il revint quand les hommes gueulèrent le retour de leur Capitaine.

« Nim... »

Là encore il se fit interrompre par un regard qui ne souffrait d'aucune contestation. Plantant là tout ce beau monde, assurée qu'Endymion était sauf, elle descendit dans sa cabine et claqua la porte derrière elle.

Le silence. Si beau, si vaste.

Son armure retirée, débarrassée des lambeaux de ses vêtements encore humides, la jeune femme s'était emmitouflée dans d'épaisses couvertures et calée au fond de son lit, grelottante. Il n'y avait que ses yeux et son nez qui dépassaient et très vite, exténuée, la belle s’assoupit.

Tu m'as abandonné !





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Message Re: [Fin Juillet 550] Au milieu des ruines (Nimuë & Endymion)   Dim 19 Juin - 19:45
Intéressant, un Légat qui semblait particulièrement peu préparé à sa tâche. Cruel tour du destin pour lui. Loin de l'image d'un ambitieux, Cinead semblait au final arrivé à ce rang enviable sans l'avoir voulu. Une donnée que je me promis de garder dans un recoin de ma tête.
Un ancien familier d'Atlantis vivant reclus en ce lieu perdu des hommes et des dieux. Pourquoi ? Et pour quelle raison le faire revenir ? Un exilé ? Un paria peut être ? Vraiment que de questions !
Malheureusement, je n'eus pas le temps de creuser davantage car Nimue semblait s'être, une fois encore, mise dans de beaux draps. Filant comme une étoile, Cinead m'intima de le suivre car la belle était en danger. Et effectivement, elle venait de battre ses propres records en terme de suicide ou de situations potentielles mortelles.
Pour une simple mortelle, faire une telle chute revenait à mourir sans nul doute. Fort heureusement, Nimue était une sirène dotée d'un cosmos puissant, et une chanceuse invétérée. Alors que notre nouveau Légat plongeait pour la sauver, chose stupide au vu des risques encourus, je me contentais de sortir la carte du Pendu de ma poche. L'esprit à mon service fusa dans l'eau gelée et soutint Cinead pour le tracter hors de l'eau avec Nimue.
A ma grande surprise, l’écaille de la sirène vint revêtir sa protégée et cette dernière fusa dans les airs avec Cinead dans ses bras. Jaloux au possible, je déployais mes ailes cosmiques de dragon pour suivre l'impudence sauvée des eaux gelées. Bon, j'étais aussi inquiet, mais trop en colère pour me l'avouer.
Parvenu sur le pont de notre navire, je la vis me jeter un vulgaire coup d'oeil avant de s'engouffrer dans sa cabine, comme une gosse boudeuse.
Jetant ma cape sur Old John, je ne lui accordais pas même un regard, en passant à coté de lui.

Sers à quelque chose pour une fois, et veille à ce que cet homme survivre à tout prix. Si ma cape ne suffit pas, ordonne à deux matelots de se coller contre lui pour qu'il regagne un peu de chaleur corporelle.

Sans attendre une quelconque réponse, j'ouvris la porte menant à la cabine de Nimue et m'y engouffrait en silence. Je la trouvais au fond de son lit, endormie. Oscillant entre colère et tendresse, je la dévisageais en me demandant quoi faire. Je brulais de la sermonner sur son attitude stupide, mais d'un autre coté son déséquilibre perpétuel me plaisait tant... Tout était possible avec elle, le prévisible se mourrait vite.
Lentement, je quittais la cabine pour gagner la cuisine vide de toute personne. Là, je saisis un verre d'eau et le coincer entre mes doigts pour la faire chauffer par l'effet de mon cosmos. J'y versais alors quelques herbes avant de retourner m'assoir au chevet de mon capitaine. J'approchais alors le verre de ses lèvres pour les mettre au contact avec le liquide agréablement chaud.

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Message Re: [Fin Juillet 550] Au milieu des ruines (Nimuë & Endymion)   Mar 21 Juin - 7:03
Pres du large

Il tremblait. Pourtant presque pétrifié ainsi, les bras enroulés autour de la jeune femme qui semblait, elle, capable de se mouvoir de nouveau. Il luttait pour ne pas s'endormir, connaissant la suite à un simple sommeil dans ces conditions. Son soupir fut entrecoupé par les tremblements, son soulagement effacé par ce rappel fugace : celui de la vie. La sienne. Il ressentit autour de lui une chaleur certaine, différente de la sienne qui s'éteignait, forçant d'avantage pour ne pas sombrer désormais, sentant que son devoir était, à peu près, fait.

L'instant suivant il ne put réellement l'appréhender, son état oscillait entre songes et réalités, aussi il ne put que se sentir décoller, se sentir monter encore et encore. Se laisser mordre par le froid glacial tout en ne ressentant nullement la fraicheur totalement, quittant cette terre pour en rejoindre une autre. Paisiblement. Perdu là, entre deux monde, son esprit se laissait porter, ne pensait réellement à rien. Son corps et ses sensations semblaient apprécier cette expérience, ce sentiment de liberté alors que sa tête, elle, lui ordonnait de ne rien laisser tomber, de s'accrocher pour tout ce qu'il devait accomplir, pour cette tâche qui lui avait été confiée. Pour son retour prochain... Mais rien de tout cela ne l'atteignait totalement. Dans les cieux, dans les bras d'un Ange Ailé.

La fin pourtant était proche... Non bien sûr, pas celle définitive et implacable, pas ce dernier voyage, il n'était pas question là des cinq fleuves mais bel et bien de cette envolée au delà du monde. Paisible. Il n'entendit pas grand chose, où plutôt ne comprenait pas. A l'instant où ses pieds glacés touchèrent le sol il fut comme ramené devant le réel. Ses yeux s'entrouvraient douloureusement et il voyait des masses se mouvoir autour de lui, sentait déjà plus de présences et que l'on le couvrait. Que l'on l'aidait à avancer. Il en fallait plus pour venir à bout d'un éveillé, d'un fils du feu comme lui. Déjà son corps se réchauffait tant pas l'action des matelots collés à lui qui le portaient ou que par cette cape qui était posée sur ses épaules ou de son propre fait, usant de sa propre énergie pour se réchauffer seul.

    - M..m...mee'h..ci

Un simple mot haché, adressé à ceux qu'il ne connaissait pas mais qui déjà faisaient tout pour lui venir en aide. Il avait les bras tendus, posés sur leurs épaules. Il les serra un instant avant de leur faire signe de la main qu'ils pouvaient voir, leur indiquant qu'il souhaitait arrêter. Cinead revenait à lui pleinement, les entrailles du navire étaient moins affectés par les températures polaires et la lueur des petites flammes éclairant ce dernier l'aidèrent à s'accrocher, à revenir lentement à lui. Vraiment. IL regardait ce petit feu dansant, cloisonné derrière du verre pour qu'il n'attaque pas la structure du bateau sur lequel ils étaient... Il ressentit alors légèrement les mouvement de ce dernier, comprenant qu'il venait de mettre les pieds sur un navire. Comme dans son enfance avec son père. Il retira ses bras des épaules de ses deux nouveaux compagnons, ces derniers commençaient à protester, "La cuisine !" qu'ils disaient. "Faut aller à la cuisine, devant le feu." Les deux hommes cherchèrent alors à le porter de nouveau mais il refusa, leur faisant de nouveau signe de la main comme pour le dire qu'il allait bien, qu'il pouvait y aller seul. Il les laissa néanmoins le guider vers ce lieu où il pourrait retrouver un peu de son essence même.

Endymion, il crut l’apercevoir alors, sortant d'une pièce qu'un des matelot lui indiquât comme étant sa destination. Le Général ne semblaient même pas prêter attention une seule seconde aux trois hommes. Ne semblait même pas porter une quelconque attention à personne en ce navire. Son regard... L'instant fut bref et Cinead ne put y lire grand chose si ce n'est que ce qu'il regardait était loin. Un brin de colère, un brin d'ambition... Le futur lointain. Il devrait apprendre à le connaitre, lui, le premier qui l'avait accueillit. Le comprendre peut être. Tout en gardant cette image e, tête il entrait pour se diriger vers l'âtre, ressentait déjà les bienfaits de ce dernier contre sa peau. Déjà il quittait cette cape que l'on lui avait apposée sur les épaules, déjà il quittait ses vêtements trempés pour le plus avoir à souffrir de cette morsure. Il était là, nu face feu crépitant et dansant au rythme des mouvement lents, de ce bercement presque infime que le navire effectuait. Il s'assit alors en tailleur, appréciant ce qu'il voyait, ce qu'il ressentait. Chaleur.

    - Je pourrais... avoir des vêtements, s'il vous plait ?

Sa voix n'était plus tremblante, son regard lui fixait toujours les flammes presque fanatiquement alors qu'il s'adressait aux deux gaillards qui n'étaient pas loin. Ils lui apportèrent alors des frippes simples, usées même... Peu importait, il n'était pas très matériel de toute manière, lui le riche Atlas qui ne connaissait que très peu ce statu au final. Une fois habillé de nouveau il ramassa cette cape qu'on lui avait prêté, elle était humide par endroits certes mais avec, au moins, il craindrait moins le froid.

    - C'est à l'un de vous n'est-ce pas, ces habits ? Lorsque nous serons revenus chez nous je vous rembourserai... Merci à vous deux, vraiment, et à tous ceux qui m'ont porté secours. Je voudrais voir Nimuë s'il vous plait, savez-vous où elle se trouve ?

Il n'était pas vraiment en état de chercher sa présence mais la ressentait tout de même sur ce bateau tout comme celle d'Endymion. Le Purificateur souhaitait s'assurer de son état, à elle. Ils étaient tous deux saufs il le savait. Cinead fut néanmoins plus ou moins étonné en écoutant les hommes. Ainsi Nimuë était la Capitaine de ce rafiot, ce qui le fit sourire et se souvenir de certaines paroles. Cette femme... Oui, surprenante et pourtant tellement similaire à ce qu'il avait imaginé encore et encore. Le Purificateur les remercia une nouvelle fois avant d'avancer, de faire fit de ses muscles encore endoloris pour trouver la fameuse cabine de la Capitaine ! Ou la cabine de la fameuse Capitaine, au choix...

La porte n'était pas fermée et Cinead voyait par cette mince ouverture la lumière vivotant d'une bougie reflétant des objets. Il n'entendait pas de bruits, était-il seulement capable d'en entendre distinctement de toute manière entre les craquements de navire et les mousses qui hurlaient un peu partout ? Il poussa légèrement la porte au cas où elle était assoupie, passant sa tête et son buste, prêt à repartir le cas échéant. Il aperçut alors Endymion à l'instant où il ses lèvres étaient déjà parties pour communiquer.

    - Ni.. OH Pardon ! Je.. pardon.

Il glissa rapidement en dehors de l'ouverture et s'éloigna alors prestement. Idiot ! Les paroles d'Endymion revinrent à lui alors, notamment le mot "couple". Évidement qu'il était auprès d'elle en cet instant, elle qui venait d'affronter l'eau glacée et le froid, elle qui devait être épuisée.. Il ne savait pas vraiment ce qu'il avait vu, tout était allé si vite et pourtant ce n'était pas la première fois. Déjà vu. Enfin... La dernière fois qu'il avait fait irruption dans une chambre c'était face à sa sœur et son mari et cette fois là il en avait vu. Peut être un peu trop même. Cartainement pour cela qu'il était parti aussi vite qu'il était arrivé d'ailleurs, pour ne pas causer la même gêne. C'était peut être trop tard. Idiot ! Regrets.

Il avançait donc vers le pont, maudissant son idiotie et sa maladresse, il lui fallait de l'air frais. Ironiquement.


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Message Re: [Fin Juillet 550] Au milieu des ruines (Nimuë & Endymion)   Mar 21 Juin - 12:27
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Old John décrocha un regard lourd de sens à Endymion avant de tourner son attention sur l'homme dont il était question. Il n'avait pas de temps à se perdre dans cette colère qu'avait encore une fois réveillé le Dragon des Mers. Le second de la Capitaine O'Bannon savait où ce fourbe se rendait, une place qu'il désirait obtenir auprès de la sulfureuse Sirène. Une place qui ne lui revenait pas. Poussant un soupir de contrariété, il fit signe à deux hommes de descendre le malheureux dans sa cuisine, là où il pourrait vite reprendre vie.

Ils discuteraient tous les deux quand le moment sera venu. Pour l'heure, il avait un navire à diriger. Nimuë comptait sur elle après tout, quand bien même elle ne lui adressait guère la parole ces derniers temps. Old John ouvrit la bouche pour hurler ses ordres.

⚜⚜⚜

« En-Endymion ? » souffla t-elle en ouvrant les yeux avec difficulté. « Je ... »

Interrompue par le geste du Général, la jeune femme, après une brève hésitation, trempa ses lèvres dans le breuvage. C'était chaud et le liquide qui roulait dans sa gorge lui fit aussitôt du bien. Mais le goût laissé en bouche, doux-amer, lui arracha une petite moue. Elle repoussa le verre tendu d'une main faible.

« Il faudrait que je t'apprenne à utiliser les bonnes plantes. Mais … merci. » Une pause, un soupir. « Là tout de suite, il me faudrait un bain. Tu ne réchaufferais pas … »

Sa voix s'éteignit quand un éclair rouge surgit de l'embrasure de la porte, lui faisant tourner la tête dans cette direction. Cela n'avait duré qu'une fraction de secondes mais la jeune femme avait reconnu le jeune homme qui s'était présenté à eux tout à l'heure et qui l'avait tiré du royaume des abysses dans lequel elle se serait volontiers perdue. Elle avait esquissé un geste pour se lever et le rattraper. Sauf que ses muscles, trop endoloris lui hurlaient de ne pas leur faire subir pareil traitement. Pour autant ses jambes se dévoilèrent, blanches et fines de sous la couverture sous laquelle elle avait trouvé refuge.

Quelques coups furent portés contre le bois.

« Entre, John. »

Fit-elle tout simplement et d'une voix blanche en reconnaissant la manière qu'avait son Second à toquer contre la porte de sa cabine. La frimousse de son meilleur ami apparue et il entra, un sourire réconfortant aux lèvres, les bras chargés d'un tas de bric à brac qu'il déposa sur le bureau de la Capitaine. Des plantes, de l'eau, de l'huile dans des flacons ainsi qu'un mortier et un pilon pour préparer des mixtures. L'homme posa un regard méprisant sur Endymion avant de se diriger vers la baignoire. Elle était déjà remplie à moitié, mais l'eau était tiède quand le Second y entra un index.

« Endymion, j'ai croisé l'homme de tout à l'heure qui se dirigeait vers le pont alors que j'étais en train de donner mes dernières directives. Je m'occupe de Nimuë, tu devrais aller le chercher, il semblait vouloir lui parler. »

Et en voyant l'homme roux prendre la fuite de cette façon, Old John avait ressenti le besoin d'interrompre ce qu'il y avait à interrompre entre ces deux là. L'Ermite et le Diable. Un sourire mesquin aux lèvres, il continua.

« Nous venons de lever l'ancre Capitaine, nous quittons ses terres gelées pour de bon. »

« Pas trop tôt. »

Marmonna la belle en essayant de se lever sans grand succès. Old John s'empressa alors de lui porter assistance en la soulevant entre ses bras. Il la déposa à côté de la baignoire où elle s'appuya. Frileusement elle resserra sa couverture contre son corps dénudé tandis que son ami dressait entre elle et les regards trop curieux, le grand et beau paravent qu'elle avait substitué des années auparavant lors d'une périlleuse attaque.

« J'ai préparé un peu d'eau chaude, j'arrive. »

Il se retira, non sans rouler des mécaniques, fier de son petit manège, enjoignant Endymion à le précéder. Une fois sortis, il se dirigea vers les cuisines non sans avoir lancé à préalable :

« N'ose pas croire que je vais te laisser profiter de la situation. Allez, va chercher Cinead. »

Il venait malgré lui de se trahir. Le Purificateur avait-il seulement une fois donné son nom à John ? Endymion pourrait en douter.

Nimuë O'Bannon, distraitement, en attendant le retour de John et des deux autres, s'était penchée vers l'eau limpide, commença à faire des ronds à la surface de l'eau. Son doigt s'arrêta quand elle se prit à contempler son reflet. Elle traça le chemin de la cicatrice qu'elle portait à son œil droit, songeuse. Une vision qu'elle eut d'elle noyée sous la surface de son bain la fit reculer brusquement. Tout pantoise et se plongeant dans son éternel mutisme, la belle quitta ses couvertures et entra dans la baignoire. De là, elle ramena ses genoux contre sa poitrine, son menton sur ces derniers. Elle resta ainsi, ne se préoccupant même plus du froid qui était en train de l'étreindre, encore.





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Message Re: [Fin Juillet 550] Au milieu des ruines (Nimuë & Endymion)   Mar 21 Juin - 13:11
Enfin, elle reprenait conscience !
Toujours d'aussi mauvais poil, mais c'était déjà un progrès. Levant les yeux au ciel, je lui répondis d'un ton acerbe.

Sois déjà heureuse que je n'ai pas fait infuser du cyanure ou de la digitale.

Sans autre forme de procès, je me relevais pour m'occuper de son bain quand ce couard d'Old John fit son apparition. Tel un coq de combat, le pirate prit un malin plaisir à me narguer en prenant soi de Nimue, avec un excès de zèle pathétique. La main sur le menton, à moitié hilare, je l'observais de démener pour une femme qui ne voudrait jamais de lui. Sa jalousie aigre était au final rafraichissante.
J’acquiesçais en entendant que nous avions lever l'ancre. Parfait, plus vite nous retrouverions un climat normal, mieux se rétablirait Nimue.
Sa basse tâche réalisée, Old Joh m'intima de le suivre, ce que je fis non sans avoir fait un rapide détour. M'approchant de la baignoire, j'embrassais Nimue sur le front, avant de plonger un regard intense dans le sien.

Si un jour, tu désires de nouveau en finir avec la vie, fais moi au moins l'honneur de t'offrir ce présent. Le suicide est l'arme des faibles, Nimue. Tu vaux bien mieux que cela. Meurs en guerrière, non en victime.

Satisfait de ma tirade, je rejoignis John dans le couloir. J'écoutais alors son avertissement en signifiant mon profond intérêt par un bâillement qui ne m'empêcha pas de noter une petite erreur dans le discours de mon vis à vis. Je posais ma main sur l'épaule de John pour l'obliger à me faire face et à croiser un regard froid.

Comment connais-tu le nom de cet homme ? Que sais-tu de lui ? Pour une fois, oublions la guerre qui nous oppose et parle moi franchement. Beaucoup de choses en dépendent, et pas que pour moi.

Si John savait quelque chose sur ce Cinead, je devais en avoir le coeur net. La tentative de suicide de Nimue, volontaire ou non, m'avait déjà fortement étonné. Il me manquait certaines données, et je ne comptais pas rester plus longtemps dans l'ignorance. Si John refusait de parler, il me faudrait me débarrasser de lui. Au final, ce que Nimue ignore ne peut lui nuire...
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Message Re: [Fin Juillet 550] Au milieu des ruines (Nimuë & Endymion)   Mer 22 Juin - 10:10
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Il avançait donc prêt à affronter le froid de nouveau, à se changer les idées un instant et surtout à penser à ce qui l'attendait une fois là bas. Nimuë devait aller bien, c'était ça l'important, Endymion veillait sur elle et en route vers le pont Cinead avait croisé un homme qui se dirigeait vers la cabine. Il eut même entendu le bruit de ses poings sur la porte, quelle bonne idée de frapper avant d'entrer. Si seulement la porte n'avait pas été entrouverte il en aurait fait de même. Peut être ? L'important n'était pas là. Il s'était retourné un court instant, observant cet homme entrant dans la pièce ou les deux généraux étaient. Ses deux généraux à lui, le Légat de Poséidon... Il ne pouvait se permettre de les perdre. Non, il ne devait perdre personne, plus personne. Une tâche bien compliquée en cette époque troublée, il savait que la guerre était là, latente et qu'il n'y couperait pas. Soit. C'était sa tâche, celle que l'on lui avait fixé depuis toujours... Sa destinée était certainement celle là même, pourquoi faire surgir un Purificateur à cet instant précis sinon ?

L'air frais du pont vint lui fouetter le visage et instinctivement il serra la cape contre lui, ressentant même au travers le froid ambiant. Il ne fut pas réellement surpris de voir la côte s'éloigner, tous ne devaient pas apprécier le temps d'ici et étaient certainement hâtifs de rentrer chez eux. Il les comprenait, lui aussi voulait rentrer, retrouver sa famille et sa cité... Il était prêt. Oui. Les coudes posés sur le bois il regardait la terre, enfin la neige s'éloigner lentement, au rythme des remous. Au loin il ressentait quelque chose, un appel. Une âme... Polyphème ! Merde ! Mon écaille ! Il ne pouvait demander à personne de faire demi-tour et ne le souhaitait pas de toute manière, à dire vrai revenir à Blue Graad même pour quelques secondes. Il n'en avait pas besoin. Fermant les yeux, se concentrant sur elle, abandonnée contre un mur et près d'un grand brasier que devait s'éteindre lentement. Il l'appela à lui, à venir sur ce bateau. Oui, il lui ordonnait de rentrer à elle aussi.

La boite nacrée arriva rapidement à ses côté ce qui fit sursauter un des matelot posté non loin d'ailleurs, Cinead leva la main comme pour s'excuser du dérangement avant se se baisser pour empoigner la lanière et repartir vers l'antre du navire, l'urne sur le dos. Il avait froid, avait besoin d'un feu et ne voyait qu'un endroit où en trouver un à dire vrai : retourner en cuisine. Ce fut à cet instant qu'il reconnut la voix d'Endymion, il questionnait un homme et vu la proximité avec la cabine de la Capitaine cela devait être celui qu'il avait croisé plus tôt... Comment connais-tu le nom de cet homme ? Que sais-tu de lui ? Le questionnait-il à propos de lui ? Fort probable, après tout il était le seul inconnu du navire, le nouvel arrivant que personne ne connaissait... Enfin personne. Celui qui faisait face au Dragon des Mers semblait être au courant de quelque chose à propos du Purificateur car il avait énoncé son prénom. Cinead... Il n'y avait qu'une seule explication possible donc. Se dévoilant donc, avançant vers les deux hommes et fixant Endymion d'un air plus sérieux que d'habitude il s'exprima calmement.

    - Il connait mon nom car il me l'a demandé tout à l'heure, nous nous sommes croisés juste après que j'ai.. quitté la cabine de Nimuë. Je suis désolé Endymion, je ne voulais pas vous déranger ta compagne et toi. Je souhaitai juste m'assurer qu'elle allait bien et peut être lui parler un peu oui, me présenter à elle. M'enfin cela peut attendre.

Il se rapprocha d'eux, posa sa main sur le bras du Dragon des Mers comme pour lui intimer de lâcher ce pauvre John... Bien que Cinead ne le connaissait pas seulement il savait quelque chose sur lui et cette chose devait rester entre eux, concernant le seul homme qu'ils avaient en commun... Cela ne l'étonnait guère : les yeux de l'ancien Général. Il devait certainement l'avoir prévenu, cet homme mystérieux prévoyait bien des choses, surtout lorsque cela la concernait elle.

Endymion semblait donc inquiet face à l'arrivée du Purificateur, se posait des questions tout à fait légitime... Mais l'Atlas lui n'était pas du genre à cacher les choses, mis à part le lien qu'il pensait avoir avec celui dont il ne connaissait pas encore le nom, le Second de la Sirène Maléfique. Il continuait de fixer le Général.

    - Si tu veux savoir des choses sur moi tu n'as qu'à me poser des questions, je te l'ai dit lorsque nous nous sommes rencontré : je suis un inconnu, pour tout le monde. Seulement je ne compte pas le rester, je suis le Légat de Poséidon après tout. Cependant je préférerai que l'on parle auprès du feu de la cuisine si ça ne te dérange pas, mes os sont encore glacés.

Il adressa ensuite un regard à John, légèrement plus souriant. Il tira la sangle de cuir qui soutenait l'urne de l'armure sur son épaule pour appuyer ses prochains propos.

    - Désolé de ne pas t'avoir retourné la question tout à l'heure, j'étais pressé de retrouver mon écaille laissée au loin, là bas. Tu es..?



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Message Re: [Fin Juillet 550] Au milieu des ruines (Nimuë & Endymion)   Mer 22 Juin - 11:13
Légat






Si un jour, tu désires de nouveau en finir avec la vie, fais moi au moins l'honneur de t'offrir ce présent. Le suicide est l'arme des faibles, Nimue. Tu vaux bien mieux que cela. Meurs en guerrière, non en victime.

La jeune femme se recroquevilla un peu plus encore, revivant, rien qu'en fermant les yeux, cette scène aux allures de suicide. C'était pourtant vrai, la Sirène Maléfique n'avait rien fait pour se débattre et chercher à rejoindre la surface. Non beau Diable, c'était l'obscurité qu'elle était venue quérir et retrouver. Jusqu'à voir l'éclat flamboyant de cet homme. Rouge, similaire à sa propre crinière. Le feu, face aux ténèbres. Purificateur. Il avait écarté les mains spectrales autour de son corps et de son cœur, réveillé les sentiments engourdis par le froid. Elle rouvrit les yeux, semblant entendre l'écho de plusieurs voix. Familière. Des mots à peines mâchés. Nimuë tendit l'oreille, curieuse, usant de son cosmos pour faire enfler le timbre de ces voix. Sirène.

⚜⚜⚜

« Ne me touche pas Endymion ! »

Répliqua John en lui faisant face, le regard déjà allumé d'une violente agressivité. Il ne cachait pas sa haine envers cet homme, et le faisait savoir. Il n'était pas effrayé par lui, quand bien même le Général possédait une force bien supérieure à la sienne. Dans l'ombre de Nimuë, John ne craignait rien et si il lui arrivait quoique ce soit, la pirate ne serait pas aveugle, ni dupe.

« Oublier la guerre qui nous oppose ? Hmph ! Quant à Cinead je ... »

Sa voix n'avait pas une seule fois tremblée en comprenant l'erreur qu'il avait commise. Prêt à rependre un peu plus de mensonge entre eux, John fut interrompu par l'arrivée salutaire du nouveau Légat. S'il l'avait pu, ce bon Old John aurait soupiré de soulagement ! Cinead tombait décidément à point nommé et intérieurement il espérait que c'était une qualité chez lui. Et il ne songeait pas qu'à Nimuë dont son esprit semblait se perdre de plus en plus. Songer à son amie le rembrunit, tant et si bien qu'il paraissait mal à l'aise tout à coup. Grave et silencieux un instant. Mais un mot le fit tiquer et redresser la tête, hilare.

« Compagnon ? C'est ce qu'il vous a raconté ce … hm. Pardon, Légat. Tu prends décidément tes désirs pour des réalités mon pauvre Dragon. »

Glissa t-il à Endymion un peu plus bas et avec un sourire mesquin. Il était heureux d'avoir balayé de nouvelles machinations, si bien qu'il reprit avec un peu plus d'entrain, tendant la main au nouveau représentant de Poséidon.

« Je suis Old John ! Le Second de ce navire et ami d'enfance de Nimuë. Ça ne fait rien, Cinead, je comprends. Endymion devait aller vous trouver, vous vouliez parler avec la Capitaine ? Vous pouvez entrer, il fait nettement plus chaud dans sa cabine. Je vais m'occuper d'elle et chercher un peu d'eau chaude, elle doit m'attendre ! »

Prêt à partir il marqua une courte pause.

« Vous désirez quelque chose ? »

⚜⚜⚜

Le nouveau Légat de Poséidon ? L'apprendre de cette manière n'avait fait qu'assombrir son humeur déjà déplorable. L'homme qui l'avait sauvé était la nouvelle Voix de Poséidon ?! Pour peu, la belle serait sortie de son bain, laissant libre cours à la colère qui grimpait en son sein. Elle n'en fit rien cependant, laissant cela de côté pour l'instant. Tout paraissait se répéter. Encore et toujours. Lassée de tout ceci, la jeune femme referma ses prunelles sur le monde. Quand elle entendit la porte de sa cabine grincer, elle les ouvrit à demi.

« Et vous aussi, Légat, allez nous abandonner lâchement ? Devrai-je ce jour là aller vous chercher aux confins du monde ? Si tel est le cas alors sachez que je vous tuerai de mes mains. »





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Message Re: [Fin Juillet 550] Au milieu des ruines (Nimuë & Endymion)   Lun 27 Juin - 13:49
Jouer, dérouter, surprendre, danser sans cesse pour faire tourner les têtes et les esprits, tels étaient mes adages.
Le pouvoir des mots était absolu, et je ne cessais de m'en émerveiller à chaque fois que la preuve m'en était faite. En l'occurrence, ce cher Old John prit un malin plaisir à dévoiler mon subtil non-dit qui avait suffit à faire croire au nouveau Légat que Nimue et moi étions liés amoureusement parlant.
Mais ce que ce stupide individu semblait ignorer c'est qu'un tout autre lien existait entre la capitaine et moi. Une confiance étrange, presque malsaine. J'étais son diable, l'individu qui l'entrainait lentement mais surement vers le gouffre.
Une main devant la bouche pour masquer mon sourire mauvais, je dédaignais le vil faquin pour retourner mon attention vers le Légat.

Parfait, après de telles péripéties, rien de plus normal. Je doute que Nimue soit d'humeur avenante, mais c'est un fait habituel chez elle.

Sans autre forme de procès, je suivis le Légat pour retourner dans la cabine que je venais de quitter. Comme mon intuition l'avait supposée, la capitaine se trouvait encore dans son bain chaud, alors que son accueil n'en fut que plus glacial.
Sa colère sourde envers Liao semblait rejaillir sur ce pauvre Cinead qui, au final, n'y était pour rien. Mais la Sirène n'était pas du genre à user de finesse en de telles circonstances. Volontiers observateur de la joute verbale à venir, je me dirigeais vers le bar de la cabine pour en sortir une bonne bouteille de rhum. D'un geste habile, je nous servis généreusement dans trois tasses que je portais, tel un danseur discret aux deux autres protagonistes. Nul doute qu'à défaut de réchauffer les âmes, l'alcool ferait du bien aux corps.
Amusé et avide de connaitre la suite de cet échange, je m'appuyais contre un mur, pour siroter le breuvage de la capitaine.
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Message Re: [Fin Juillet 550] Au milieu des ruines (Nimuë & Endymion)   Mar 28 Juin - 1:02
Rien qu'une ombre

Ainsi était-il donc, le Dragon des Mers. Le Menteur. Par deux fois il l'avait trompé et malheureusement pour le Cinabre ce dernier ne comprenait réellement pourquoi. Quel était son but au final ? Certainement à avoir main mise sur un monde. Son monde. Mais le temps n'était pas à de telles pensées, non. Cinead n'oublierait pas et ne manquerait pas d'en parler avec lui, directement : les choses étaient ainsi faites avec lui... Chaque chose en son temps seulement, qui d'autre que lui pouvait prononcer cette phrase avec certitude ? La patience, douce vertu.

    - Enchanté aussi, Old John. Je veux bien à boire oui, n'importe quoi. Le froid donne soif et j'aimerai quelque chose qui puisse me réchauffer.

Oh il voulait boire oui, sachant pertinement qu'il ne souhaitait pas une tisane mais bel et bien quelque chose de fort, quelque chose qui pourrait le tenir éveillé quelques instants. Oh il ne s'attendait pas être réchauffé réellement, avait testé ce genre de pratiques assez souvent pour savoir que cela n'était que factice. Le Second partit alors s'occuper de sa Capitaine, son bain et d'autres choses certainement alors qu'Endymion sortait de son silence mutin. Bizarrement cette fois, malgré ses mensonges, il n'eut aucun mal à le croire.

    - J'en doute aussi. Crois le ou non Général mais... je m'y suis préparé.

Pourrait-il seulement comprendre ? Peu probable, pourtant la vérité était celle là : Il avait attendu son arrivée... Indirectement. Comment ne pas douter de ses sentiments en cet instant ? Difficile en effet, seul un fou ne l'aurait compris... Non, un ignorant seulement, ce qu'il n'était pas, loin de là. Il avançait alors, suivi par le Dragon des Mers et poussa la porte pour finalement pénétrer dans un lieu privilégié sur un navire, il le savait pour avoir fréquenté celui de son père. Le choc fut bref mais agréable, en effet il y faisait bon, une douce chaleur humide qui venait faire coller ses vêtements à sa peau. S'il eut tremblé, en une seconde il ne le fit plus. Ce n'est qu'un début... Oh oui, le sud l'attendait... Une douce invitation qu'elle venait de lui faire sans le vouloir avant de prononcer cette phrase assassine. Réellement. Sa colère, sa rage, il la ressentait sans même la voir, elle. Cachée derrière un paravent, ne voyait là que l'ombre d'une tête et d'une chevelure. Spectacle envoutant qui se mouvait au rythme des flammes éclairant la pièce. Oh oui, il aimait cela au fond. Depuis toujours.

    - Ne viens-tu pas de me chercher aux confins du monde ?

Oh il aurait put appuyer plus en cet instant, rajouter un "Générale" à la fin de phrase comme pour la défier à son propre jeu. La vouvoyer aussi, poursuivre sur le fait qu'ils avaient tous deux failli mourir d'ailleurs. Douce ironie que ses paroles si... semblables à ce qui s'était passé plus tôt. Etait-ce volontaire de sa part ? Difficile à dire. Seulement il n'était pas prompt à jouer, pas maintenant. Sa colère était sourde, à elle. Légat. Elle ne cherchait même pas à le désigner réellement, à savoir. Elle s'en fichait, l'ignorait totalement. Après tout, il n'était qu'une ombre devant elle. Peut être même qu'elle ne regardait pas même pas. Absente. Colère sourde... Ce n'était pas lui qu'elle visait et pourtant il prenait tout. N'allait pas broncher plus, inutile d'attiser les flammes. Ses flammes. Rien de bon n'en ressortirait tant pour elle que pour lui.

    - Je n'aspire qu'à rentrer chez moi, en Atlantis. Je n'abandonne personne, tu devrais bien être placée pour le savoir je crois... Quant à ma mort. Hum. Je ne repartirai pas de ma cité une fois que j'y serai de nouveau, Poséidon même ne pourra m'y forcer, moi. Alors oui, ma mort viendra, là bas. Par sa main, par la tienne... Je crois que nous en sommes loin en tout cas.

Il s'assit alors sur un tabouret, remerciant au passage Endymion pour le verre qu'il venait de lui servir l'instant en lui faisant un signe de tête. Étrange homme oui. Il porta rapidement le liquide jusqu'à ses lèvres, juste après en avoir savouré les senteurs... C'est... ça sent bon ! Oh oui, il s'appretait a jeter son visage sur le côte, comme d'habitude a dire vrai, dégouté par l'odeur de ce jus d'hebre infect qu'il avait prit l'habitude d’apprécier mais n'en fit rien. Cela sentait bon, oui. Il laissa donc la suite se faire seule, portant quelques gorgées avant de laisser son visage s'imprégner d'une léger sourire. Quelle saveur !

    - Une chose est sûr tu possèdes des choses délicieuses. Bien, le voyage va être long et je sais qu'Endymion a des questions à me poser. Et toi ? A moins que tu préfères que je retourne en cuisine ?

L'invitait-elle à le renvoyer s'occuper des patates ? Non, il n'espérait qu'à rester un peu plus ici, profiter de cette chaleur et de ce breuvage... Et accessoirement connaître un peu plus celle pour qui il avait risqué sa vie. Connaitre un peu plus ses Généraux avant d'arriver là bas, dans la cité blanche...


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Message Re: [Fin Juillet 550] Au milieu des ruines (Nimuë & Endymion)   Dim 3 Juil - 20:43
Légat






Ne viens-tu pas de me chercher aux confins du monde ?

Pour peu, la jeune femme se serait levée en faisant fi de la bienséance, du fait qu'il soit le nouveau Légat, un homme, un étranger ou tout autre chose. Si elle n'était pas tant frigorifiée, nul doute que la belle lui aurait fait ravaler ses paroles d'une manière ou d'une autre. Une telle effronterie ne l'amusait pas en cet instant. Pas après ce qui s'était passé. Au lieu de quoi Nimuë O'Bannon avait passé sous silence ses paroles acides pour se recroqueviller davantage. L'écouter d'une oreille distraite tant ses pensées étaient confuses et tourbillonnaient dans son esprit. Pourtant un léger sifflement s'extirpa de ses lippes. Agacée, amusée un peu, quelque part. Elle pensait en cet instant qu'elle n'aurait aucun mal à l'anéantir. Quitte à prendre sa place par la force. Mais ce statut ne l'intéressait pas le moins du monde. Harnachée à un Dieu ? Très peu pour elle ! Ce qu'elle désirait, c'était sa liberté avant tout.

Elle n'hésiterait pas à commettre les pires bassesses pour la sauvegarder. Se préserver. Cela pouvait paraître égoïste mais la marina était l'Hermite. Un titre donné par Endymion et qui lui allait à ravir. Oh, oui ! L'atlante le conserverait et n'était pas prête à en changer.

Un soupir. Le Dragon des Mers se permettait beaucoup de choses en ce moment. Beaucoup trop à son goût. Après un haussement d'épaules, ne prenant même pas la peine de lui répondre, Nimuë prit le verre qu'on lui tendait, fit danser le liquide mordoré un moment, pensivement. Des questions à lui poser ? Elle en avait, mais ne désirait pas s'exprimer pour l'heure. Non, la Capitaine avait déjà suffisamment parlé et se complaisait même dans sa solitude et son silence. D'une traite, elle fit un sort à sa boisson et se pencha pour déposer le verre sur le sol, à la vue de ses invités. Éclat écarlate et fugace.

John fit son apparition, passant la porte avec une bassine en bois pleine d'une eau fumante. Il accorda un grand sourire complice à Cinead en voyant le verre qu'il avait en main, l'encourageant du même coup à se resservir. Il ignora superbement Endymion pour disparaître derrière le paravent, contempler le dos blanc de la jeune femme qui semblait en prise avec ses propres pensées tourmentées. Il comprit qu'elle resterait ainsi, à écouter peut-être, sans doute pas à commenter quoique ce soit. Sauf si … on la poussait, l'y forçait. La secouait. Mais se faisant, le malheureux risquerait d'essuyer un cuisant revers de sa part.

La Sirène était encore de sombre humeur et lui, John, son ami d'enfance, se sentait de plus en plus impuissant. Quelqu'un devait la sauver des ténèbres. Ses yeux cherchaient ceux du nouveau Légat entre les croisillons du rempart décoratif.

Désespoir. Soupir de lassitude et de contrariété.

« N'hésite pas à te servir Cinead, il doit rester quelques gâteaux secs sur le bureau. »

Un sursaut.

« Cinead ? »

Ce n'était qu'un murmure. Mais déjà un petit quelque chose. John eut un sourire, une légère inclinaison de la tête pour lui répondre. Elle s'était tournée vers lui. Il n'y avait pas grand-chose dans ses prunelles pers, d'ordinaires si vivantes. Perdue dans ses songes, la Sirène se détourna encore, invita son Second d'un geste rapide de la main à approcher. Quand il laissa l'eau chaude s'échapper du récipient, couler sur sa peau de nacre, Nimuë ne put s'empêcher de laisser échapper un petit soupir de béatitude. Très vite, la jeune rousse glissa sous la surface de l'eau, contempla les jeux de lumière. Juste pour se remémorer de la sensation de toute à l'heure. La curiosité ayant fait place à la peur.

Le Second la regarda un instant avant de repartir vers les deux hommes, la mine grave. Qu'il cacha bien vite au Légat en lui proposant une couverture qu'il lui tendit, s'emparant de celle que la jeune femme avait utilisé.

« Je ne pense pas qu'elle t'en tiendra rigueur. Ou alors ça pourrait la réveiller un peu. C'est déjà étonnant qu'elle ne t'ait pas fait une réflexion sur ses précieuses bouteilles. Bon … passons. Si tu as besoin de quelque chose, je ne serai pas loin. »





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Message Re: [Fin Juillet 550] Au milieu des ruines (Nimuë & Endymion)   Dim 3 Juil - 22:21
Sourires et silences

Pas une parole. Pas un bruit. Enfin non, du bruit il y en avait. Le bois qui grinçait, craquait parfois, les remous de l'eau sur la coque, les matelots dehors affrontant la mer et le froid... Mais rien ne venant d'elle, la Capitaine, rien de plus que parfois l'eau de son bain qui se mouvait avec elle. Presque imperceptible. Alors il attendait, portant avec délicatesse le délicieux liquide ambré jusqu'à ses lèvres à plusieurs reprises, appréciant les saveurs par petites gorgées... Au contraire de la Sirène Maléfique qui, apparemment, avait sifflé le contenu du verre offert par Endymion en quelques secondes. Il put apercevoir alors un instant la peau blanche de son bras qui cherchait à atteindre le sol pour déposer le verre, vide, mais n'y parvenait pas. Alors ce fut au tour d'une partie de sa chevelure rouge encore humide, elle avait du se pencher certainement et avait réussi son acte. Cinead, curieux, fixait un instant l'éclat carmin qui disparut presque aussitôt. Déçu ? Peut être oui. Toujours aucun mot.

Il arriva alors, presque en sauveur vu de la situation silencieuse et sans vie réelle. Sans échange. Ils se passèrent un regard, puis un sourire que le Purificateur apprécia. Cet homme lui était sympathique, nul doute qu'il allait devoir converser avec lui sur bien des sujets. Un échange sans mot, remplis de mimiques presque complices à dire vrai : John observa le verre presque vide de Cinead et tourna ses yeux vers une bouteille, ce à quoi le Cinabre répondit par un petit rire étouffé, un soupir amusé avant de lever son verre et d’acquiescer. Le Second disparut derrière le cache, alors. Qu'elle ne fut pas sa surprise lorsqu'il prit la parole là derrière, invitant le Légat à se servir en boisson de manière plus clair et en petits gâteaux. Nouveauté. Cinead comprit qu'il cherchait là à briser cette ambiance tout à fait charmante. Il s'apprêtait à le remercier quand il entendu, alors, de nouveau la voix de Nimuë. Son prénom à lui... Deuxième surprise !

    - Oui ?!

L'avait-elle appelé ? Interpellé ? Pas vraiment en fait, mais lui avait réagi instinctivement, presque au quart de tour tant il attendait une réponse de sa part. Mais il s'était trompé car encore il n'eut que le silence... Idiot. Ensuite ce fut l'eau qui coulait et une satisfaction certaine pour la jeune femme. Quelques secondes et toujours rien. Il revit alors John s'approcher de lui avec non plus une bassine mais une couverture en main. Cinead se leva et posa sa main sur l'épaule du Second, lui rendant son sourire.

    - Merci John. Je crois que je vais repartir dans la cuisine et la laisser tranquille... Je voulais m'assurer qu'elle allait bien et c'est chose faite. Des mots pareils... Elle est assez en forme pour s'exprimer de la sorte, c'est une bonne chose.

Il saisit alors la couverture et s'enroula à l'intérieur, appréciant un instant tant la chaleur qu'elle lui apportait ainsi qu'un doux parfum... Il fit quelques pas vers le bureau pour saisir quelques biscuits, deux ou trois. Il ne pouvait pas plus en tenant la couette de toute manière mais son estomac parlait pour lui. Il se dirigea ensuite vers la porte puis s'arrêta avant de chercher à l'ouvrir.

    - Endymion ? Si tu veux toujours me poser tes questions, nous avons le temps.

Un regard vers le Général, puis vers le paravent. Un léger soupir. Il aurait aimé lui dire une dernière chose, à elle, mais cela n'aurait servit à rien, pas maintenant en tout cas. La porte grinça alors puis il disparut de la pièce sans s'assurer qu'il fut suivit où non. Il devait la laisser seule au plus vite et nul doute que le Second allait chasser le Dragon des Mers de la cabine. Cinead se dirigeait donc vers la cuisine, un peu déçu de cette pseudo rencontre... Non. Au moins elle allait bien, se reposait et profitait de la chaleur. Là était le plus important pour lui. Sans attendre d'être arrivé près du foyer il croqua rapidement dans un des biscuit, non sans mal. Durs, étrange même étant donné l'humidité amiante. Sortaient-ils du four ? Possible, presque, mais la suite ne fut pas plus agréable. Croquant avec difficulté il ne put qu'afficher prestement une expression de dégout, tirant presque la langue. Farineux à souhait, s'accrochant au palais et dévoilant un gout amer assez surprenant. Comment était-ce possible ? Presque proche de l'algue à dire vrai, chose dont le Légat avait horreur. Il recracha dans un seau non loin et y jeta les deux autres après avoir regardé autour de lui... Oh bordel.. c'est... Ce n'était pas avec cela qu'il allait calmer son appétit, la cuisine était donc vraiment la meilleure destination possible.


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