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 [Début Juillet 550] Tromper l'ennui [PV Andhrimnir]

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Message [Début Juillet 550] Tromper l'ennui [PV Andhrimnir]   Sam 18 Juin - 16:32
La réunion ayant été particulièrement épuisante, la jeune femme avait quitté la salle du trône après que l'ensemble de ses troupes se soient éclipsées. Son pantin s'était amusée de la dernière remarque d'Alvis. Contre toute attente, l'adolescent avait été le plus prompt à remarquer le changement qui s'était opéré en elle, la plupart des autres, étaient quant à eux, plus enclins à particulièrement se taper dessus qu'autre chose. Des barbares. Voilà tout ce qu'ils étaient. Ni plus ni moins. Pourtant, elle désirait revoir l'un d'entre eux. Etait-ce son propre souhait ou celui de son hôte? Elle ne le savait. Mais c'était là un besoin irrépressible.

C'est donc encore parée de ses atours guerriers que l'Etoile de Polaris quitta le palais, saluée à son passage par ses gens. En passant aux côtés de la statue du Divin Odin, elle eut à peine un regard pour elle, se contentant de penser un simple "Dieu de pacotille", causant l'indignation de sa poupée de chair. Elle parvint au chemin qui conduisait là où elle pouvait lire les souvenirs de la petite princesse. L'antre de l'Immortel.

* Je t'interdis de t'approcher d'Andhrimnir!*

* Tu m'interdis? Et comment comptes-tu t'y prendre? Tu ne vaux rien. Tu n'es rien. Alors ne sois pas si possessive petite, ça ne sert à rien. Tu as perdu d'avance. Vois le bon côté des choses, après tout, tu profiteras également de tout ce qui se passera là-bas. Et je compte bien m'amuser un peu vois-tu?*

Oh, la Belle voyait très bien ce que la peste sous-entendait, ce qui eut le don de faire rager. Elle aurait tellement voulu se débarrasser d'elle, mais jamais de sa vie elle ne s'était sentie aussi impuissante. Elle avait tenté bien des choses, mais sans succès. Elle s'enferma donc à nouveau dans son mutisme, mettant tous ses espoirs en Heidrun.

La prêtresse s’avança donc sur le chemin escarpé, prenant soin d'y aller doucement afin d'éviter toute chute malencontreuse. Parvenue aux abords du rideau aqueux, la jeune femme fit une pause avant de se glisser derrière celui-ci. Un moment, elle laissa son regard errer sur la grotte du Guerrier Divin. Dans l'esprit de la Douce, les souvenirs de leur rencontre refaisaient surface. Elle revoyait le réveil brutal, la mine boudeuse de l'Immortel, sa propre chute dans le lac, la chaleur de ses bras autour d'elle ou celui de son corps contre le sien. Sans parler de ces baisers échangés. Malheureusement pour elle, il n'y avait personne, ce qui arracha à la marionnettiste un râle de frustration, tandis qu'un petit rire amusé se faisait entendre intérieurement.

* Oh mais ne t'en fais pas, il ne peut pas être bien loin ton si valeureux guerrier. D'ailleurs...*

Avec prudence, elle se glissa derrière la cascade. Il y avait un cosmos en contrebas. Elle le ressentait. Se penchant, les iris ambrées s'étaient portées sur le guerrier à la blanche chevelure qui se tenait sur le lac, entrain de s’entraîner. Il était superbe et magnifique. Elle resta donc là à l'observer de longues minutes avant de lancer avec un sourire:

"- Tu ne m'en voudras pas si je ne te rejoins pas Andhrimnir. Je préfère t'attendre à l'intérieur. Au sec."

Sans rien ajouter de plus, l'élue d'Odin se contenta de retrouver la quiétude de la grotte, certaine qu'il ne tarderait pas à pointer le bout de son nez.
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Message Re: [Début Juillet 550] Tromper l'ennui [PV Andhrimnir]   Mar 21 Juin - 19:39

Depuis qu'il avait compris qu'il ne pourrait récupérer sa maîtrise des flux de vie tels quels Andhrimnir avait du trouver une parade, un moyen de pouvoir se battre encore en utilisant les mêmes techniques malgré tout et pour cela il n'y avait qu'un seul moyen : l'eau. La manipulation aqueuse pour les flux était plus basique, plus facile et intuitive oui... Mais moins puissante aussi. Moins efficace... Pas le choix pourtant, surtout maintenant que la Prêtresse souhaitait la guerre... Non, même avant cela, il devait garder le royaume et devait s'améliorer.

Il était perturbé pourtant, il avait foncé vers son repère directement après la réunion pour faire ce qu'il avait dit : se préparer. Alors le voilà là, posé sur l'eau du lac en utilisant ses capacités pour se maintenir ainsi. C'était la première étape, tenir sur l'eau, la dominer, la faire vivre à travers soi et la contrôler. Le contrôle... Si seulement il savait, si seulement il avait pu déceler cela en elle. Peut être l'avait-il fait en partie, cette manière de se questionner sans cesse lui perturbait l'esprit. "Prêtresse, ouais." Il frappait l'eau du pied alors, faisant s'élever des gouttes en l'air qu'il s'empressa d'immobiliser en tendant les mains face à elle avant de les rassembler en une boule, une belle sphère parfaite. Une sourire narquois se dessinait alors sur son visage, satisfait d'une telle régularité dans la forme. Puis, pliant le genou, avançant son buste et tendant son bras droit devant lui, projetant la sphère au loin avant de la rappeler vers lui, pliant son bras pour cela. C'était si simple, si enfantin... Les flux étaient faciles à maîtriser grâce à l'eau, tellement fluide comme eux. Il continua encore et encore, étirant la sphère pour en faire un fouet, claquant en éclaboussant les environs et sa blanche chevelure.

Puis elle arriva, il ne l'avait sentie approcher... Enfin, maintenant qu'elle était là, qu'elle lui avait parlé il ressentait son flux agressif... Trop concentré pour la ressentir approcher ou bien trop énervée pour qu'il puisse la reconnaître ? Difficile à dire... Et surtout pourquoi venir le voir lui après cette réunion, après les mots qu'ils avaient pu échanger. Que souhaitait-elle ? S'excuser ? Lui explique peut être, c'est ce qu'il souhaitait oui... Peut être qu'elle n'avait pu parler devant les autres, peut être n'avait-elle pas assez confiance en eux et sa présence ici l'aiderait à exprimer plus profondément ce qu'elle ressentait. Vraiment. Créant une colonne d'eau sous ses pieds il se hissa jusqu'à l'entrée de la grotte, de leur caverne cachée derrière la cascade. Il traversa le rideau aqueux avant de la trouver là, dos à lui et toujours habillée en guerrière. Farouche. Séduisante...

    - Eh bien, Prêtresse... Que m'vaut l'honneur de ta visite si tôt après cet... appel aux armes ? Hum ?

Légèrement sur la défensive, encore vexé peut être, ou perturbé seulement... Dans tous les cas il sentait que l'atmosphère était un peu lourde, différente de leur première rencontre... Magnifique rencontre. Pesant la dureté de ses mots, ayant encore un peu de mal à distinguer les instants où ils étaient Soldat et Prêtresse de ceux en tant qu'Homme et Femme. Il tourna la tête alors, quettant autour de lui avant de soupirer un coup...

    - Excuse-moi. J'suis encore... bref... J'suis heureux de voir que tu vas bien, Eirwen... Tu veux bien... venir contre moi, un peu ?

Il manquait quelque chose, oui, il ressentait un vide sans mettre le doigt sur la raison exacte et pourtant déjà ses bras bandés étaient ouvert. Il était torse nu, son armure reposait dans le fond de la caverne... Plus pratique pour s’entraîner ainsi, surtout avec l'eau qui éclaboussait sans cesse... Pourtant il pouvait retirer tout cela simplement, d'un mouvement de main. Mais l'instant n'était pas à cela, mais aux retrouvailles. Oui, il voulait retrouver la Douce.



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Message Re: [Début Juillet 550] Tromper l'ennui [PV Andhrimnir]   Mar 21 Juin - 22:24


Les iris ambrées avaient observé les moindres mouvements de l'Immortel, la fluidité de ses gestes, à l'image l'élément sur lequel il marchait. Il était tout simplement superbe. Magnifique. Elle aurait tellement voulu, tellement désiré se laisser aller contre lui. Retrouver cette quiétude qui avait été la leur lors de cette sortie de l'Hiver. Oui c'était à cela que pensait la petite marionnette enfermée au sein même de son propre corps, en cet instant. Si seulement il pouvait voir ce qu'elle était vraiment en cet instant. Oui si seulement. Car elle lui demanderait très certainement de lui ôter la vie. De la libérer de ce marionnettiste et d'ainsi sauver Asgard. Ainsi, une nouvelle prêtresse prendrait sa place, plus apte et plus forte qu'elle ne l'était à résister aux Ténèbres.

* Quel mélodrame ma chère!*

Le sarcasme, encore et toujours, suivi de cet éclat de rire infernal qui la rendait folle. Mais étrangement, elle s'en moquait. Elle venait de rentrer à nouveau dans l'antre de Nu. Dos à la cascade, elle avançait au cœur même de ses souvenirs. Elle avisa la pierre sur laquelle Andhrimnir avait prit place. Elle se revoyait grelottante au plus près de son corps. Ressentait encore la chaleur de ses mains sur ses jambes gelées. Un frisson la saisie. Tout cela n'était plus que du domaine du souvenir. C'est alors qu'elle l'entendit, derrière elle. De surprise, elle eut un léger sursaut intérieur. Nouveau rire de la part de l'intruse:

* Si puéril. Si...pathétique.*

Oh, elle entendit bien les paroles d'Heidrun. Chargées de dérision? Probablement oui. Restant dos à lui, elle tourna simplement légèrement la tête de côté, le scrutant avec une certaine attention, avant de se retourner pour lui faire face. Pour l'heure, la Belle se contenta de ne pas répondre À cette attaque verbale à peine voilée.

"- Ne suis-je plus la bienvenue dans notre antre? Je suis désolée si tu es déçu de ne pas m'avoir vu plus tôt. Mais je devais rattraper le retard qui s'était accumulé suite à mon absence du Royaume."

Elle l'observa avec attention. Il semblait perdu. Ne pas savoir sur quel pied danser. Fort bien, elle mènerait donc cette danse. Et ce, avec grand plaisir. A sa requête, à ses bras qui se tendirent dans sa direction pour l'inviter à venir contre lui, Polaris eut un sourire qu'elle voulut doux. La seconde suivante, elle se précipitait aux creux de ses bras, l'enveloppant des siens, laissant ses doigts reposer sur son dos, tandis que son front reposait contre son torse. Elle inspira profondément, respirant son odeur, appréciant sa force.

"- Tu es tout pardonné. Je te demande de m'excuser moi aussi. Toute à l'heure, j'ai dû jouer mon rôle de Prêtresse, mais la femme en moi était si heureuse de te revoir. Tu m'as tellement manqué Andhri."

La voilà qui recule la tête afin de mieux l'observer. Il était en bien meilleure forme que lors de leur rencontre. Une main quitta son dos pour venir se poser sur la joue du Guerrier Divin, caressant délicatement celle-ci du bout des doigts en un geste tendre. Timide, elle n'osait approcher son visage pour réclamer ce baiser qu'elle désirait tant.

Une comédie. Une mise en scène parfaite. Tout cela n'avait qu'un seul but: tromper l'ennui de la façon la plus délicieuse et la plus exquise qu'il soit. Et toujours, au plus profond d'elle-même la fureur de son hôtesse impuissante.

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Message Re: [Début Juillet 550] Tromper l'ennui [PV Andhrimnir]   Jeu 23 Juin - 8:10

Andhri. Etait-ce car ils n'étaient pas encore cachés derrière le rideau aqueux qu'elle ne l'avait appelé ainsi alors qu'il se trouvait sur l'étendue d'eau ? Il n'en savait rien, vraiment, mais il ne put qu'être soulagé de l'entendre l'appeler ainsi en cet instant. Il la retrouvait, elle. Réellement. Sentait aussi son souffle contre sa peau humide, ce doux soupir exprimant ce moment : enfin. Il appréciait un instant la manière dont ses petits bras avaient glissés sur ses côtes pour laisser reposer ses mains sur son dos, lentement, cette petite pression qu'elle eut faite comme pour signifier réellement qu'ils étaient bel et bien l'un contre l'autre. Que leur distance n'était plus. Il eut un léger frisson, le métal de son armure à elle contre sa peau parsemée de gouttelettes l'eut fait avoir froid un instant mais cette sensation disparut à l'instant où elle vint caresser son visage de sa main blanche. Ils se fixaient alors un instant, Andhrimnir voulut parler, lui répondre quant à ses excuses... Mais il n'en fit rien, pas avant d'avancer sa tête lentement et de tendre ses lèvres jusqu'à ce qu'elles se posent sur celles, douces, de la jeune Ase

    - C'est rien, t'en fais pas.

Le baiser fut court, et léger, il restait un peu surpris par cette phrase... Se rappelant alors des mots prononcés, de ce qu'elle lui avait dit à lui et aux autres. De sa volonté si différente. "Qu'est-ce qui s'est vraiment passé..." Il glissa ses maisn jusqu'aux hanches de la Prêtresse, posant ces dernières sur deux pièces de métal. Son armure était belle, une pure guerrière du nord fièrement parée au combat. Il aimait la voir ainsi, tout comme il aimait la voir moins vêtue certes... Pourtant il n’arrivait à se concentrer sur cet instant, sur ces retrouvailles qu'il avait attendu patiemment, veillant sur le Royaume comme elle le lui avait demandé. Elle n'avait pas fait ce qu'elle lui avait dit cependant, n'avait pas pu. S'était faite rattrapée par la volonté implacable du monde et des hommes, ce qui avait rendu Andhrminir ainsi d'ailleurs au fil des siècles. Mais il n'allait pas lui en parler, de son ressenti. Pas maintenant... Le lui cachait-il ? Peut-être oui. Certainement même.

    - J'voulais pas te défier tu sais... J'pourrais jamais le faire et encore moins devant tes autres guerriers. J'voulais juste des réponses, comprendre, ouais. J'comprends maintenant qu'j'aurai du attendre qu'on se retrouve pour ça, qu'tu puisses me parler sans avoir tout ces... trucs qui t'empêchent d'être toi. Mais vu que tu venais pas. Et quand j't'ai vu là devant ton trône, quand j'ai appris ce qui t'étais arrivé, j'pouvais pas attendre. Tu m'comprends hein ?

Il comprenait son erreur, avait dépassé son statu de Guerrier dans cette salle un court instant et s'était vite repris, il n'était qu'un soldat, une âme dédiée à ce qu'Odin lui ordonnait par sa voix. La guerre il la ferait, oui, si c'était là sa volonté. Mais... Eriwen n'était pas une belliqueuse, pas de la sorte en tout cas... Preuve en est, elle n'avait pas prolongé l'affrontement à Lubeck. N'avait rien fait apparemment et c'était cela qui le dérangeait le plus certainement.

    - Tu veux bien... Qu'on aille s'asseoir et que tu m'racontes un peu tout ? Ce voyage, ce qui s'est passé vraiment. Tu peux tout m'dire maintenant, on est là chez nous, rien que nous ma Douce.

Ce lui avait échappé, une douceur tel un bonbon sucré, un mot gentil et affectueux. En avait-il déjà prononcé un ? Non, jamais, certainement l'inquiétude qui s'était immiscée en lui... Une caresse sur sa joue du bout du pouce vint appuyer ses mots alors que son autre main cherchait une de siennes pour s'emmêler et partir là bas, s'asseoir l'un contre l'autre... Ou l'un sur l'autre, peut importait : ils étaient ensemble désormais.



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Message Re: [Début Juillet 550] Tromper l'ennui [PV Andhrimnir]   Jeu 23 Juin - 17:58
La jeune femme aurait aimé rester au creux de ses bras, si perdre et s'y noyer. Cette douce et envoûtante chaleur qui lui avait tellement manqué lors de son voyage. S'il avait été là, peut-être que tout aurait pu être différent. Peut-être que cet anneau maudit ne serait jamais venu à elle. Elle regrettait tellement d'avoir prit celui-ci de la main de Xanathos. A présent, le mal était fait. Par sa faute, cette mégère allait entraîner Asgard dans une guerre qu'elle n'avait pas voulu. Qu'elle n'avait jamais désirée.

Si seulement Andhrimnir pouvait déjouer ce piège. Mais comment ? Pourrait-elle simplement l'aider à comprendre ? Oh mais elle ne doutait pas de la Sagesse d'Heidrun. Après tout, lui l'Immortel avait dû voir beaucoup de choses au cours de sa vie. Oui, en cet instant, il était son Espoir. Elle fut interrompue dans ses pensées par la caresse des lèvres de celui qui lui avait ravi son cœur. La jeune femme voulait tellement l'appeller. Mais Eirwen savait que cela était chose impossible. Etre prisonnière de soi-même était vraiment difficile. Quelle ironie.

Un sourire douceureux fut adressé au Guerrier Divin lorsqu'il la rassura. Pourtant sans que la sombre némésis ne comprenne pourquoi, une seule et unique larme se mit à perler le long de sa joue. D'un geste délicat de la main, elle chassa la perle lacrimale, maugréant intérieurement contre son hôte. Toutefois, ses sombres pensées, un frisson délicieux la parcourut lorsque les doigts volèrent en direction de ses hanches.

« - Je ne t'en veux pas, rassure toi. Quelque part, j'aurais dû venir à toi plus tôt. Mais le temps me manquait, et j'étais fatiguée. »

Elle eut une petite moue désolée. Aller s'asseoir avec lui ? Volontiers. Discuter ? Elle n'était pas vraiment là pour ça, mais pourquoi pas. Après tout, elle devait tromper l'ennemi. Se comporter comme le ferait la petite princesse. Sous la légère caresse du pouce qui errait sur sa joue, la Belle ferma les yeux, se délectant de ce contact doux et apaisant. Sans compter le mot tendre qui avait échappé à l'Immortel et qui la fit rouvrir les yeux de surprise. Elle n'avait pas rêvé non.

* Hé bien, il s'est entiché de toi ma parole. Fort bien, ce sera encore plus simple que ce que je pensais.*

* Bonne chance.*

Le ton avait été ironique. Après tout, elle était la mieux placée pour connaître le caractère tempétueux de son Guerrier. Elle se ferait un plaisir de suivre l'échange qui allait suivre, priant Odin pour que ce dernier permette à Andhrimnir de voir clair dans le petit jeu de la Manipulatrice.

« - Je veux bien oui. Volontiers même. J'ai tellement pensé à ce retour à tes côtés. Mais avant cela... »

Un sourire et le cosmos de la Demoiselle se fit légèrement ressentir, juste assez pour lui permettre de retirer son armure qui revenait se former un peu plus loin. Et déjà, la voilà qui se retournait vers l'Immortel, pour se hisser sur la pointe des pieds et déposer un tendre baiser sur ses lèvres. Echange plus appuyé que le sien, tandis que ses doigts venaient à se perdre sur sa nuque pour effleurer celle-ci avec tendresse, avant qu'elle ne recule, affichant un petit air espiègle.

« - Ce sera plus agréable pour nous deux si je n'ai pas cette armure sur le dos. Viens. »

Ses doigts se resserrant sur les siens, elle prit la direction de la pierre, l'invitant à s'y asseoir. Une fois que se fut chose faite, la Douce vint se placer sur ses genoux sans se défaire de son sourire, laissant son visage reposer contre l'épaule du Guerrier, tandis qu'un petit soupir bienheureux s'échappait de ses lèvres. Un moment de silence, avant qu'elle ne lance avec plus de sérieux :

« - Ce qui s'est passé à Lübeck ? Je vais te raconter d'accord. Hakon, Asher et moi nous sommes présentés comme convenu au lieu de rendez-vous. Les Saints étaient déjà présents. Le Grand-Pope n'est pas venu. Il a délégué le chevalier d'or du Taureau comme porte parole. Lui était accompagné des Saints de la Balance et du Phoenix. C'était quelqu'un, à première vue, de particulièrement bon. Je pense que je me suis laissée bernée par cette impression. » Une courte pause avant qu'elle ne reprenne. « Asher nous a laissé, Hakon et moi face aux Saints, pour aller préparer l'auberge qui devrait nous accueillir, sans nous en avoir parlé au préalable. Son départ a fait tiquer l'Aldébaran, qui a trouvé cela suspect, ce que je peux comprendre, car j'étais moi-même surprise. Nous avons donc gagné la dite auberge. Sur place, j'ai suivi les conseils du Taureau, afin de montrer patte blanche vois-tu ? Ainsi Hakon et la Balance sont partis chercher Haldor, Asher est resté avec le Phoenix. Nous sommes donc montés pour discuter. J'ai exposé mon désir de paix, l'aide militaire entre nos deux nations...C'est alors que son attitude a changé du tout au tout. Il m'a attaqué. Je me suis défendue, et ensuite je ne me rappelle plus de rien. J'ai été inconsciente. Asher m'a aidé à me relever et j'ai pris la décision de partir. Je ne voulais pas voir de tierce personne impliquée dans un combat destructeur.. »

Elle le laissait digérer les informations, concluant néanmoins sa tirade.

« - Finalement Toryald et toi avez raison. Il n'y a pas de paix possible entre nos deux peuples. »

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Message Re: [Début Juillet 550] Tromper l'ennui [PV Andhrimnir]   Lun 27 Juin - 18:33

Il n'y avait rien à dire, il était plus ou moins heureux, relatif chez lui. Disons qu'il se sentait bien en cet instant, la regardant se défaire de son armure avant qu'elle ne vienne l'embrasser à son tour, mutine et espiègle comme le soulignait son malin sourire avant de l'inviter à la rejoindre comme il l'avait suggéré plus tôt. Oui, c'était idiot de sa part en soit mais il avait décrété cela pour retrouver un peu de ce souvenir si agréable que fut son éveil... Cela était pourtant impossible. Mais au moins, il allait être celui qu'il souhaitait être en cet instant : celui qui écouterait Eirwen, celui qui voulait la protéger de ce qu'elle avait pu dire... Partagé entre ses propres envies, totalement contradictoires. Lesquelles seraient les plus fortes au final ? La balance penchait déjà... Mais où ?

    - Ton armure est impressionnante, tu me plais avec tu sais. Sans aussi d'ailleurs...

Farouche Guerrière, Fière Combattante... Oh oui, il aimait ce genre de femme et pourtant jamais il n'en avait côtoyé comme elle : Si Douce et agressive. Il se prit à l'imaginer un instant sur le champ de bataille à ses côté. Doux rêve sanglant... Oui, il voulait la voir se battre, cela lui plairait à lui, l'homme du nord. Il se laissa guider vers ce rocher qu'il ne connaissait que trop bien, s'assit dessus bras ouverte en attendant que la Prêtresse le rejoigne. Ce qu'elle fit prestement, blottie contre lui la tête posée sur son épaule. Alors qu'il l’enserrait il put sentir son petit corps se soulever légèrement avant de retomber, une belle inspiration suivie d'un doux soupir. Agréable au toucher tant qu'au son produit. Elle n’attendait que cela certainement, pouvoir quitter cette armure et se poser réellement. Alors, à cet instant, le récit commençait.

Lubeck, cette rencontre avait pourtant commencé sous bon augure et pourtant la guerre était là, àa leur porte à en croire la Prêtresse. Tout se déroulait normalement, tout se passait bien. Il y avait bien cet Asher et son comportement étrange mais cela il n'en avait cure réellement. Les Saints pouvaient se sentir offusqués, eux même fêlons... Cela le fit sourire, ironiquement... Car oui c'était ironique à ces yeux, malin même. Le Chevalier d'Or du Taureau avait chargé ses troupes de garder les accompagnants d'Eirwen donc, pour se retrouver seul à seul avec elle... Une tactique viable à dire vrai, seulement pensait-il réellement que la Voix d'Odin ne saurait se défendre seule ? Pourtant ce n'était pas cela qu'Andhrimnir attendait, il le savait déjà et n'aimait pas y penser... La traîtrise face à celle qu'il devait protéger pouvait le faire partir rapidement... Mais pas là, pas encore... Pas tant qu'il n'avait pas plus d'éléments. La sagesse de l'age, plus ou moins. Le Guerrier Divin parlerait bien assez vite à n'en pas douter.

    - J'comprends pas Eriwen. Y vous ont pas poursuivi après ça ? Si j'ai bien compris c'est pas eux qui voulaient cette rencontre mais... l'autre Prêtresse là, donc ils ont profité de ça pour t'atteindre et sont partis comme ça ? T'aurais du les tuer, Hakon et Asher auraient du te dire de les tuer. Porter la main sur toi c'est porter la main sur Asgard, sur Odin.

Il commençait à se crisper. La voilà, sa rage, ses souvenirs frappants son esprit. Les coups des saints, d'autres aussi qu'ils ne se rappelait pas réellement, plus anciens... Les combats. Il soupira par la nez, bruyamment comme pour exprimer son mécontentement.

    - T'es jeune tu sais, tu peux pas tout comprendre non plus... La paix est compliquée à avoir ouais, mais j'ai jamais dit qu'elle était impossible. Tu m'as fait croire le contraire, toi et ta volonté. Ta beauté. Et j'parle pas de ton joli visage là, tu vois très bien de quoi je parle.

Il porta sa main alors jusqu'à son cou blanc, laissant glisser ses doigts sur sa gorge avant de poser sa paume un peu plus bas, juste au dessus de sa poitrine. Il sentait alors son coeur battre, apaisant... Mais cela ne suffisait pas, au fond elle semblait ne plus y croire. Croire en ce qu'elle lui avait fait miroité. Panthère Blanche.

    - La guerre... J'sais que tu le veux pas, j'le sais. T'aurais pas choisi de pas les tuer sinon pour protéger les paysans du coin mais... Eirwen. La guerre tue des innoncants, c'est comme ça. Ta décision était pas bonne, t'aurais du les tuer, affaiblir l'ennemi qui a tenté de te tuer et leur faire comprendre qu'on ne touche pas à Ashgard impunément. Hakon et Asher t'auraient suivis, comme les Ases qu'ils sont j'en suis sûr. T'en veux pas pour autant, c'qui est fait est fait, maintenant c'est à nous de suivre ta volonté, celle du Dieu des Dieux mais laisse moi une chose.

Il s'agravait de mots en mots, devenait plus sombre, plus fataliste : son expérience parlait mais pas que. Sa colère à lui n'était pas pur,e pas blanche. Il n'était pas une panthère non... Un bête. Rien de plus, rien de moins. Bête sombre, lâchée sur ce qui lui était désigné comme cible. Et sa cible était toute trouvée...

    - Laisse-le moi. Peu m'importe le reste réellement sache le. J'suis pas con, les Saints sont plus forts, l'ont toujours été et plus nombreux. Mais je prendrais la vie du Taureau pour ce qu'il t'as fait. Même si j'en crève. Je le tuerai.



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Message Re: [Début Juillet 550] Tromper l'ennui [PV Andhrimnir]   Ven 1 Juil - 18:30


Quelle était douce cette place auprès de l'Immortel. Contre lui. Elle comprenait mieux à présent pourquoi la petite princesse s'était laissée charmer par lui. Oui vraiment, elle avait eu bon goût, c'était là une chose indéniable. Sous le compliment qu'il lui fit, elle lui avait offert un sourire presque timide, car nul doute que c'était là ce qu'elle aurait fait. Par la suite, la marionnettiste avait simplement répondu à l'interrogation d'Heidrun. Certes, ce n'était pas là toute la vérité. Il y avait une part de vrai, mais elle avait inversé les rôles entre ce stupide Taureau et elle. Elle avait pensé que ce qu'elle avait évoqué serait suffisant et arrêterait les questions du Guerrier Divin. Elle avait eu faux.

Bien entendu, elle l'écouta. Bien entendu, elle ne montra nul signe d'agressivité, bien qu'elle se fut légèrement crispée aux creux de ses bras. Mouvement quasi imperceptible. Des lèvres de la jeune femme s'échappa un nouveau soupir. Mais cette fois-ci, il semblait plutôt las. Un soupir qui fit écho à celui qui souleva le torse d'Andhrimnir. Oh oui, elle l'écouta avec la plus grande attention. Ce changement radical de direction semblait l'intriguer. Nullement dépourvu de cervelle. Une qualité à ajouter. C'était donc à elle de lui faire comprendre.

Oh, elle était toute prête à lui répondre, mais la caresse de cette main possessive qui se porte sur son cou de cygne, lui fait retenir son souffle. La voilà donc qui ferme les yeux, sentant les doigts et leur doux effleurement glisser sur la peau laiteuse de sa gorge que le tissu ne recouvrait pas. Un frisson, alors qu'il lui offrait sa requête: celle de prendre la vie du Deuxième Gardien. Grisée par cette idée, son esprit lui, n'était plus à la discussion mais déjà entrain de vagabonder et d'imaginer un corps à corps des plus agréable entre elle et Heidrun. Toutefois, ses paupières se rouvrirent, ses iris ambrées allant se perdre dans celles de son interlocuteur, sans que pour autant, elle ne fasse le moindre geste pour retirer sa dextre. Bien au contraire, elle avait porté ses doigts sur le cou de l'homme, les laissant errer en une douce et suave caresse tout en reprenant la parole.

"- Je ne sais si je peux t'accorder cette requête Andhri. Car il se trouve que lorsque nous avons quitté les Saints, mon agresseur gisait inconscient. Comment penses-tu que réagira le Sanctuaire à cela? J'ai mis l'envoyé du Pope hors d'état de nuire. Seule la Guerre nous attend, car lui comme moi, ne pouvons laisser ces actes impunis. Je sais ce qu'elle est. Je n'ai certes pas ton expérience, mais ce n'est pas à moi que tu l'apprendras. Elle a son lot de victimes. Moi, elle m'a volé l'amour d'un père. Mais je voudrais éviter les dommages collatéraux. Je ne voulais pas que d'autres connaissent ce que j'ai connu. Je ne pourrai pas toujours tous les protéger, mais disons que j'avais là, la possibilité de le faire. Une opportunité qui ne se présentera peut-être pas en d'autres occasions. D'autant plus qu'il y a eu quelques dégâts tout de même dans l'auberge où nous nous trouvions. Voilà pourquoi nous nous sommes repliés."

Et pour conclure, elle mima une profonde lassitude, ses traits davantage tirés par la fatigue. Peut-être que changer de sujet serait tout aussi appréciable après tout.

"- Et toi? Qu'as-tu fais pendant mon absence? As-tu pensé à moi comme j'ai pensé à toi? A chaque fois je me demandais ce que tu faisais à cet instant. Comment tu aurais réagi face à telle ou telle situation. Et puis, je dois bien admettre que j'aurais aimé que tu sois là. Voyager avec Hakon et Asher, qui ne peuvent se supporter et sont constamment entrain de se lancer des piques, était plutôt fatiguant. J'avais l'impression de me retrouver avec deux enfants."

Oui cela n'avait rien d'un mensonge car c'était bel et bien ce qui s'était passé dans l'esprit de son hôte.

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Message Re: [Début Juillet 550] Tromper l'ennui [PV Andhrimnir]   Dim 3 Juil - 15:59

Qu'avait-il a dire de plus ? Elle était consciente de tout cela et restait malgré tout fermement posée sur ses paroles. Guerre il y allait avoir, c'était un fait... Pourtant elle continuait à se bercer d'illusion, se rassurant quant au fait que les personnes de Lübeck n'avaient que peu ou pas été touchées... Si elle avait achevé les Saints là bas, s'ils étaient inconscient comme elle l'avait dit elle aurait put les tuer, en terminer et amoindrir leurs forces directement. Son intention était bonne, mais d'autres innocents allaient, de toute manière, mourir. Et cela n'importait que peut le Guerrier Divin de Nu. Seul Asgard comptait, seule la volonté d'Odin était présente.

Il se laissa distraite par sa froide caresse, petit bout de femme aux mains glacées... Étrange, depuis son éveil le temps était plus clément, les temps moins durs et il se souvenait encore de la sensation de ses doigts sur sa peau. Cette fois c'était différent, toujours agréable certes, toujours doux et apaisant oui mais... froid. Elle changea de sujet alors qu'elle semblait exténuée, apparemment parler de cette histoire ne l'aidait pas. Que pouvait-il faire d'autre ? Rien mis à par écouter ses paroles. Elle lui demanda, alors, avec surprise ce que lui avait fait de son temps loin d'elle. Ce qui avait occupé ses journées et ses pensées. Si il avait pensé à elle. Il fut en effet étonné, oui, d'une telle attention envers sa personne, son ressenti. N'avait pas réellement l'habitude de cela et ne le recherchait pas vraiment. Sa main remonta alors jusqu'à la nuque de la Prêtresse, n'ayant que faire des mots sur les autres Guerriers, ils ne comptaient pas, personne ne comptait à dire vrai. Il approcha son visage du sien, mêlant leurs souffle un instant alors qu'il fixait l'ambre de ses yeux cernés. Peut être que cela lui raviverait l'esprit et le corps. Il plongea sur ses lèvres tout en expirant longuement, ferma les yeux tout laissant glisser sa main jusqu'au creux de ses hanches. Baiser langoureux, puissant et envolé. Passionné. Il brisa le contact de leurs bouches après plusieurs longues secondes sans pour autant éloigner son visage, toujours collé à elle, toujours les yeux fermés.

    - Voilà ce que j'aurai fait si j'étais venu... une bonne idée donc de me laisser ici tu crois pas ?

Ses deux mains se retrouvèrent autour du visage de le belle, lentement il s'éloigna comme pour profiter un peu plus de la rougeur de ses pommettes, de ses lèvres entrouvertes, rosée et encore brillante de leur échange. Il y déposa une furtive caresse avant de la replacer contre son torse avec douceur, décalant sa senestre sur la hanche d'Eirwen et sa dextre sur son épaule, le bout de ses doigts frôlant sa poitrine. La jeune fille ainsi lovée contre lui pouvait entendre son coeur battre, sentir son torse se lever à chaque inspiration et lui pouvait l'enlacer, la protéger; la garder contre lui un peu plus... Lui offrait ses bras comme promis et bien plus... Confiance ? Il soupira, après tout elle devait savoir, elle pourrait le comprendre.

    - Ce que j'ai fait ici par contre... Tu dois savoir un truc sur moi d'abord. Mon éveil s'est pas vraiment bien passé en fait. J'oublie des choses à chaque fois, des personnes, des lieux, des moments d'ma vie. J'ai oublié l'essence de mon pouvoir cette fois, rien ne me revient vraiment. J'ai des bribes, des sensations mais rien d'plus.. J'peux toujours me battre, c'est pas un problème, mais c'est différent. Moins puissant. Ce que t'as vu tout à l'heure est un genre de... d'alternative s'tu veux, j'utilise l'eau comme catalyseur... J'suis parti dans la forêt à la recherche de mon pouvoir et j'l'ai trouvé avec l'aide de... J'ai plus son nom, mais c'est le gamin qui gueule et qui est bizarre, avec qui t'étais aux sources chaudes. Bref... J'ai trouvé une partie de c'que je cherchais, seulement récupérer mon pouvoir impliquait de buter les loups gardiens.

Dur d'avouer qu'il n'était plus vraiment lui même, qu'il devrait redoubler d'effort pour espérer être à la hauteur des attentes de la Prêtresse. Allait-elle le blâmer pour sa faiblesse, allait-elle bafouer le semblant de confiance qu'il avait en elle et qui avait déjà été balayé rapidement en quelques jours à peine ? Difficile à dire. Il ne la connaissait que peu en fait. Pourtant il comprit une chose sur ses derniers mots. Cette sensation qu'il avait eut en pénétrant dans la grotte alors qu'elle y était déjà. Ce manque, ce vide.

    - Dis en parlant de loup... Où sont tes quatre potes ?



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Message Re: [Début Juillet 550] Tromper l'ennui [PV Andhrimnir]   Ven 29 Juil - 18:29
Quelles réponses trouvèrent ses questions? Un baiser. Vous savez, le genre de baiser susceptible de vous faire tourner la tête. Le genre que seul un homme expérimenté était capable de donner. Après tout, n'avait-elle face à elle celui que l'on surnommait l'Immortel? Oh qu'elles avaient dû être nombreuses ses conquêtes. Il fallait dire que son côté froid et sauvage avait de quoi charmer les demoiselles. Si sur l'instant, la Prêtresse écarquilla les yeux, il n'en demeura pas qu'elle s'abandonna à cet échange , frémissant délicieusement sous les doigts qui venaient de se perdre dans la chute de ses reins, comme pour raffermir leur prise sur elle. Lorsqu'ils furent front contre front, elle eut un sourire à sa remarque:

"- Au contraire, cela aurait rendu mon voyage bien plus agréable et intéressant."

Tendrement, elle viendra apposer ses lèvres sur son front avant qu'elle ne ressente la délicieuse caresse de la pulpe de ses doigts contre ses joues rosées sous l'effet de l'intensité du baiser échangé. Doux et paisible moment d'échange entre eux. Oui, le contact d'Heidrun était des plus appréciable. Elle avait la sensation de vibrer de tout son être, et demeurait frustrée de ne pouvoir goûter à plus. Pour le moment tout au moins. Car oui, il semblerait qu'il avait besoin de parler. Oh elle ne lui forcerait pas la main. Personnellement, elle s'en moquait, elle était juste venue pour passer un bon moment et du bon temps. Mais elle ne doutait pas que la petite princesse, plutôt que de poser des questions sur ce qui n'allait pas, l'aurait tout simplement laissé venir s'ouvrir à elle lorsqu'il se sentirait prêt.

Et si pour sa part elle le trouvait ennuyeux, même si elle n'en démontrait rien, il y en avait une pour qui s'était tout le contraire et qui enregistrait les informations données par Andhrimnir. Elle retint une petite blague quant à son Réveil. Il fallait dire que tout le monde n'avait pas la chance d'être réveillé par un seau d'eau glacée. Elle ne put s'empêcher se raidir au moment où il parla de Gamma et des sources chaudes. Comment était-il au courant? Le vagabond avait-il parlé? Enfin quand bien même, elle n'avait rien à se reprocher vu qu'elle n'avait rien fait de mal.

"- Je suis désolée pour la perte de tes souvenirs, de ton pouvoir. Mais je demeure certaine qu'à force d'entraînement, tu regagneras en puissance. Quant à mes compères les loups, ils ne sont pas toujours avec moi tu sais. Pas plus que les corbeaux. J'ai le droit, comme tout un chacun à mes moments à moi. Je n'ai pas toujours envie qu'Odin puisse voir et surveiller tout ce que je fais. Encore plus maintenant." Un instant de pause, alors qu'elle se relevait, presque timidement, reculant de quelques pas, dos à la cascade: " Vois-tu, après ce qui s'est passé, je me suis fais la réflexion que je ne sais rien aux choses de l'Amour, et que je ne voudrais pas mourir sans avoir eu connaissance de celles-ci."

* Je peux savoir ce que tu fais?*

* Tu sais très bien pourquoi je suis venue ici. Alors ne fais pas celle qui ne comprend pas.*

Tout en s'adressant à son hôte, l'entité usait de son corps. Ses doigts fins s'était portaient sur sa chemise, tirant doucement et lentement sur le nœud pour le faire coulisser, l'un des pans glissant, révélant la finesse d'une épaule, tandis que le tissu s'écartait légèrement, laissant entrapercevoir la naissance de sa gorge, et la courbe délicate et arrondie d'un sein. Silencieusement, elle était tout simplement revenue prendre sa place, se mettant néanmoins cette fois-ci à califourchon sur le Guerrier Divin, ornant ses lèvres d'un sourire aimant.

Mais en cet instant, la petite princesse en elle aurait voulu disparaître sous terre afin de cacher la honte qui était la sienne. Avec de telles actions, Andhrimnir ne manquerait pas de la prendre pour une vraie débauchée, elle en était certaine.
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Message Re: [Début Juillet 550] Tromper l'ennui [PV Andhrimnir]   Sam 6 Aoû - 10:16

C'était étrange, la Douce contre lui semblait distante. Non, ce n'était pas cela, pas vraiment. La proximité était la même, les mots, les gestes. Il retrouvait là lentement celle qui l'avait tiré de repos, de sa veille avant sa garde. Pourtant il y avait une différence qui se dévoilait au fil des instant, des moments, des pensées. Des paroles. Comme si ce voyage l'avait transformée, cette expérience changée. Il l'écoutait lui parler et trouvait une certaine dissonance tant dans ses mots que le reste. Comme s'ils n'étaient pas sien. Le Guerrier de Nu se dit alors que son esprit devait être tourmenté, qu'elle n'arrivait pas s'exclure du monde comme ils avaient pu le faire avant son départ, en ce lieu qui signifiait parfaitement l'éloignement du Temps. La caverne d'Heidrun, repoussant les assauts des instants qui défilaient sur son corps.

Et ce qu'elle faisait là, alors qu'elle le quittait sans le lâcher du regard, s'éloignant à reculons un peu plus. Intrigué l'Immortel la laissa faire la laisser tourner le dos à la cascade pour ensuite observer ses mains se diriger vers ce cou fin. Alors elle continua de lui parler, dévoilant ses intentions qui devenaient claires et pourtant semblables au reste... Que faisait-elle ? La mort ? Elle n'avait pas été blessée de ce qu'il avait su comprendre... Affligée oui, mais pourquoi penser ainsi, maintenant, et surtout déjà... Lui même était troublé par ses paroles, se souvenant des quelques mots qu'elle avait pu lui dire lors de leur rencontre. De sa propre retenu, du respect qu'il avait eu face à elle et son innocence. Oh oui, position délicate que la sienne alors que déjà elle défaisait le haut de sa chemise, laissant glisser un pan de cette dernière pour dévoiler lentement sa peau de nacre sur laquelle était tombé quelques éclats de la cascade, la rendant ainsi légèrement brillante.

    - Eirwen que..?

Mais déjà elle s'avançait vers lui et ses pas firent tomber un peu plus son vêtement, dévoilant alors ce dont il avait aperçu la courbe cette fois là, après qu'elle se soit changée. Il le sentit alors à nouveau, ce désir en la voyant ainsi, à peine dévêtue, presque rien, mais s'offrant pourtant déjà à lui. C'est ce qu'elle venait de lui dire, de lui montrer. Elle semblait décidée, son regard... Non, il ne l'avait jamais vu ainsi, ne le reconnaissait pas. Que faisait-elle... Et lui... "Tu la désires Andhrimnir..." Oui. Et pourtant son esprit était de nouveau assaillit. Prêtresse. Odin.

La voilà sur lui, pas comme avant non, elle s'était positionnée en conquérante. Là n'était pas l'attitude d'une personne en désir de découvrir non, elle voulait plus.. Bien plus. Les femmes... combien en avait-il trouvé face à lui de la sorte, allongées, chevauchées... Peu importait, rien de tout cela ne l'atteignait désormais. Il la voyait qu'elle, la désirait. Sa dextre vint alors se placer sur ce sein dévoilé comme pour le masquer, point le saisir. Il appréciait un instant la douceur de sa peau, glissant pour le couvrir sans s'en détacher. Son souffle se fit alors plus fort, glissant son autre main dans son dos, agrippant le tissu tout en la rapprochant d'elle assez près pour que ses lèvres se posent sur le creux de son cou. Il l'embrassa alors, blanche et douce, caresse avec volupté. Sa senestre serrait alors toujours plus le vêtement, l'entendant alors craquer sous la force qu'il y exerçait et ce son, excitant, réveilla en lui un soubresaut puissant, un désir l'étant plus encore. Sa main droite se crispa légèrement sur la chair qu'elle caressait plus tôt et ses lèvres laissèrent place à ses dents, posées là sans pour autant les planter en sa peau. Des images virent alors dans son esprit, de ce qu'il voulait maintenant... Ses yeux s'ouvrirent alors, dévoilant une certaine bestialité. Non, ce n'était pas la douceur qu'il voulait en cet instant, ce n'était pas juste la Douce Panthère Blanche qu'il désirait mais le plaisir. Sauvage. Le tissu craquait toujours plus alors qu'il s'imaginait déjà entendre les suppliques de la Prêtresse, voyant au loin cette image de lui, cette sauvagerie sur son corps... Alors il s'arrêta brusquement. "Elle est la Prêtresse, tu penses à quoi là ?! Elle est pure et tu ne l'es pas, vraiment pas." Elle n'y connaissait rien, à ces choses et qu'allait-il lui offrir ? Rien de ce qu'elle ne pouvait imaginer. Rien que par ses quelques gestes il se voyait lui même comme une bête alors elle... Qu'allait-elle penser... Et puis... Un soupir, alors.

    - Non, Eirwen... Pas comme ça, pas maintenant... T'es encore troublée et... T'es... Enfin... On se connait pas vraiment, tu peux pas faire ça maintenant. Moi non plus.

Ses mots le surprirent lui même. Moi non plus.... Prêtresse. Etait-ce réellement cela qu'il pensait, qu'il ne pouvait offrir ceci à cette dame qui était la représentante du Dieu. Il se cachait derrière ce fait, oui. Ne voulait pas être l'Immortel sauvage comme il l'avait été avec d'autres femmes, pas avec elle. Pas avec ce qu'elle lui avait offert à son éveil. Douceur et confiance... Humanité. Elle le raccrochait petit à petit à une vision qu'il oubliait. et pourtant, oui, pourtant, il savait qu'il ne devait pas pour elle aussi. Jeune fleur à peine éveillée, douce et... aimante ? Ce sourire.. Qu'il fut beau et bref, il s'en était détourner pour profiter de sa chair, ne pas le voir, ne pas l'accepter. et pourtant, oui, il s'était gravé en son esprit. Aimante... Aimant ?

Mais il savait que dans son état, à elle, son trouble qu'il ressentait... Cette détresse qui l'avait poussé à s'offrir ainsi... Elle allait s'assombrir à nouveau. Oui. Mais il ne pouvait pas, encore une fois.



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Message Re: [Début Juillet 550] Tromper l'ennui [PV Andhrimnir]   Sam 20 Aoû - 17:38
Tout se confondait en son esprit. Il y avait d'abord eu la stupeur d'Heidrun face à ses actions, face à ses gestes. Oui en cet instant, elle agissait en conquérante. Sûre d'elle. En femme expérimentée. Le corps d'Andhrimnir semblait répondre à cet appel, ses actions aussi, mais elle sentait les tourments qui émanaient de son esprit. L'effleurement d'une main reposant sur la courbe délicate et galbée de son sein manqua de lui faire rater un battement de cœur. Pourtant, il ne fit que recouvrir ce qu'elle lui avait dévoilé. Pourquoi? N'était-ce pas ce qu'il voulait? Ne voulait-il pas de la petite ingénue?

Mais pourtant, il ne se détacha pas d'elle. Au contraire, la serra un peu plus contre lui. Nouveau battement de cœur. La caresse d'un souffle plus profond errant suavement sur son épiderme la fit délicieusement frissonner, avant que la chaleur de ses lèvres ne viennent goûter le sel de sa peau. Alors les doigts fins de l'Oiselle se crispèrent légèrement sur le dos de son compagnon. Elle aurait voulu y laissé son empreinte, tout comme lui semblait laisser la sienne sur elle en malmenant le fin tissu de sa chemise. Il lui semblait que ses sens s'éveillaient tout entiers, qu'elle était capable de percevoir le moindre son, le moindre mouvement autour d'elle. Et puis, il eut ce contact, celui de ses dents, qui lui fit écarquiller les yeux, avant qu'elle ne lâche un râle presque animal, se pressant avec délectation contre son corps. Et pourtant, nulle morsure ne vint. Elle sentait ce désir puissant et sauvage qui ne demandait qu'à être lâché. Oui, elle sentait sous ses doigts la crispation de ses muscles, et de l'effort surhumain qu'il accomplissait pour garder le contrôle de lui-même. Pourquoi ne se laissait-il pas aller cet idiot? Une femme, la femme qu'il chérissait, s'offrait à lui et il la refusait?

La petite princesse, elle, ressentait les moindres sensations. Où était passée la douceur des gestes avec lesquels il avait pris soin d'elle lors de leur première rencontre? C'était à la fois captivant et affolant. Affolant car elle se sentait perdue et déboussolée. En cet instant, la Douce ne maîtrisait rien, son corps ne lui appartenait pas, et les sensations qu'elle ressentait en lui, lui étaient parfaitement inconnues, mais néanmoins diablement plaisantes. Oui, elle devait avouer qu'elle trouvait cela exaltant. Cette lueur de sauvagerie l'effrayait tout autant qu'elle la captivait. Elle savait que d'Andhrimnir, elle n'avait rien à craindre, et que jamais il ne lui ferait le moindre mal. Alors même si cette lueur reflétait un désir bestial, elle ne le craignait pas. Mais il était absolument hors de question que ce soit une autre qu'elle qui ressente tout cela. Il lui appartenait. Elle lui appartenait. Et cette marionnettiste n'y changerait rien. De colère, elle laissa son cosmos brûler intérieurement.

* Retires tes sales pattes de mon homme sale putain. Je te promets qu'un jour, ce seront mes mains qui se resserreront autour de ton cou pour te le briser.*

En cet instant, Eirwen enserra un cou imaginaire. Pourtant, la sensation d'étouffement fut bien présente pour l'usurpatrice. Son souffle se fit saccadé et haletant, ce que le Guerrier ne manquerait pas de prendre pour une manifestation de désir. Mais la surprise était aussi palpable pour le pantin, que son créateur:

* Comment? Je comprends, j'ai du baisser ma garde, mais cela ne se reproduira plus petite princesse.* A nouveau les barrières étaient érigées. *Prends garde que ce ne soient pas mes mains qui enserrent ton joli cou de cygne.*

Lentement, la jeune femme se releva, avant de se détourner. Là, silencieuse, elle se contenta de rajuster sa chemise avant qu'un soupir ne s'échappe de ses lèvres.

"- Je savais parfaitement ce que je faisais. La seule chose qui m'a troublée, sache le, c'est toi, et rien d'autre, Andhrimnir. Je pouvais parfaitement faire cela maintenant. Arrêtes de voir en moi la Prêtresse et considère moi comme la femme que je suis. C'était tout ce que je demandais, me sentir femme, me sentir vivante. Mais visiblement, c'est trop demander. Ça n'est rien."
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Message Re: [Début Juillet 550] Tromper l'ennui [PV Andhrimnir]   Mar 23 Aoû - 13:31

Un soupir venant du fond de sa gorge, presque un grognement provoqué par ses gestes si bien qu'il aurait voulu glisser sa main jusque cette dernière par pulsion pour enserrer un peu, mais il se retint. Puis ce souffle saccadé, comme si elle avait cessé de respirer un instant avant de reprendre son souffle. Puissant, empli de désir... La lutte n'en était que plus dure, leurs corps étaient désormais collés, il avait lâché ce sein pour le sentir contre torse. Sa peau nue et délicate, pressée, lovée contre lui. Pureté d'un instant. Mais il se retenait, et l'avait dit à la Douce. Alors lentement elle se releva, se détacha de cette étreinte charnelle, alors qu'Andhrimnir constatait lentement l'éloignement. L'espace d'un instant alors qu'il se sentait en pleine possession de ses moyens, prêt à bondir sur cette panthère pour l'assaillir, la pourfendre et la dévorer. Ses muscles étaient toujours crispés, son souffle court et la chaleur investissait chaque parcelle de son corps. Jusqu'au point d'équilibre.

Alors elle lui tourna le dos, calmant rapidement ses ardeurs tant la symbolique était forte. Il la voyait s'affairer pour replacer son vêtement alors qu'elle prit la parole... L'échange précédent fut si chaud que chacun de ses mots lui paraissaient glacés. Ils ne l'étaient pas pourtant. Pas vraiment. Pourtant elle venait de frapper où il ne fallait pas, inconsciemment ou pas, Andhrimnir tourna légèrement la tête sans pour autant arrêter de fixer cette longue et délicieuse chevelure de nacre dans laquelle il aimait perdre ses doigts. La fin fut la plus dure, tant et si bien qu'il se releva brusquement, pointant son torse avec son pouce. Sa voix s'élevait légèrement alors, il ne criait pas non, ne parlait pas fort. Juste plus qu'à l'accoutumée... L'apaisement redescendait mais l’excitation était toujours là, cette sensation de bestialité reprenait alors ses droits.

    - Trop m'en demander ? T'es sérieuse là ?! Me prends pas pour un con, j'sais très bien faire la différence entre la femme et la Prêtresse ! Tu veux quoi ? Que j'te prenne là contre la pierre, dans cette grotte minable ? C'est c'que tu veux que j'fasse alors que tu t'offres à moi ?

Il avait pointé le caillou sur lequel il s'assoupissait pour des années. Puis désigné les murs d'un large geste. Il s'emportait un peu, oui, il voyait en elle une femme unique, rare, douce. Il voulait lui offrir plus que ce qu'il était, que ce qu'il eut été avec les autres femmes. En cet instant il ne le pouvait pas, pas ici, pas dans son état d'esprit... Il voyait dans sa tête le corps de la Prêtresse dans les ruines aux côtés d'un immense chevalier doré au casque cornu. Non, son désir aurait été sali par sa colère et reporté sur elle, sur sa peau blanche qui se serait vue rougie. Il ne l'accepterait pas, jamais, la blesser elle. Douce dans un premier temps, pour laquelle son cœur battait qu'il l'admette ou non et Prêtresse dans un second qu'il devait protéger au delà de sa vie éternelle.

    - Tu m'connais pas encore Eirwen, tu sais combien j'te désire, combien je... tiens à toi ! Mais tu peux t'sentir femme en étant contre moi, en m'embrassant encore pour l'instant. J'laisserai pas mes pulsions détruire ce que tu veux m'offrir. Ta confiance en moi... Je... J'ai jamais...

Au fil de ses mots il semblait retrouver un certain calme, bien qu'il n'était pas énervé, à peine emporté seulement. Il s'approcha d'elle alors tout en parlant, glissant sa main dans sa blanche chevelure et posant la seconde sur sa hanche. Il la voulait oui, plus que tout, mais se refuserait à la toucher dans son état. tant le sien que celui de la Prêtresse, encore troublée par les événements au point de se poser des questions, de vouloir des choses... Il ne voulait pas être l'Immortel en cet instant, cet être qui se complaisait dans son Don, s’abreuvait des vies et prenait plaisir sans considération, aucune, dans la seule chose qui lui faisait ressentir plus que l'Immortalité. Dans la douleur bien souvent, les cris, le plaisir, la rage, tout s'entremêlait dans un maelstrom qui ne laissait derrière lui que la souffrance. Il prononça alors quelques mots, plus bas, presque chuchotés. Des mots uniques, jamais dits et qu'il ne sortirait sans doute jamais plus.

    - Apprends à connaître celui que j'suis avant... Et laisse moi te découvrir aussi.

Elle était unique, cette douce et belle jeune femme, oui. Avait su pénétrer son cœur dans un instant crucial où jamais il n'avait reçu d'attention. Il battait désormais pour elle en un sens, occupait ses pensées là où seul son propre bien et ses souvenirs régnaient. Elle avait su conquérir une partie de l'Immortel et lui l'avait compris en un sens. Ne voulait pas gâcher cela, s'accrocher à cette Panthère Blanche qui l'avait sorti de l'hiver, bien trop froid.



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Message Re: [Début Juillet 550] Tromper l'ennui [PV Andhrimnir]   Mar 23 Aoû - 20:46
L'air autour d'eux était chargé d'électricité. Elle, était frustrée de n'être parvenue à ses fins, et lui, s'emportait face aux reproches qu'elle lui adressait. Oh certes, sa voix ne s'était pas élevée outre mesure, mais il ne fallait pas être devin pour comprendre que s'il le pouvait, il se ferait plus mordant. Plus agressif. Nul doute qu'avec une toute autre personne qu'elle, cela aurait été le cas. Lorsqu'il se releva d'un coup, elle virevolta vivement sur elle-même, prête à lui faire face, alors que tout son corps se tenait prêt à bondir. Réflexe. Instinct de défense et de survie. Après tout, elle savait reconnaître un sauvage lorsqu'elle s'en trouvait en présence de l'un d'eux. Et tel était le cas. Il fallait bien avouait qu'il en imposait. S'il lui venait dans l'idée de s'en prendre à elle, alors...

* Tu n'es qu'une idiote. Tu n'as pas encore compris qu'il ne me ferait jamais le moindre mal. Il peut agir comme un animal sauvage, mais pas avec moi. Je suis parvenue à abattre ses défenses une par une sans même avoir besoin de combattre. Mais c'est là une chose que tu ne comprendras jamais, ni même que tu parviendras à maîtriser un jour.*

* Tais-toi.*

* Oui tu as raison, je vais simplement profiter de ses mots.*

Oh, elle écoutait avec attention tout ce qu'Heidrun disait, et si ses paroles ne trouvèrent le chemin dans le cœur glacé de la marionnettiste, ils parvinrent à gagner celui du pantin. Oh qu'elle aurait voulu lui dire en cet instant combien il la touchait, mais également ô combien elle était désolée. Désolée de faire de lui une autre marionnette destinée à assouvir les pulsions d'une autre. Désolée d'avoir échouée là il avait placé de l'Espoir en elle. Désolée de ne pas être, au final, celle qu'il pensait qu'elle était. Elle avait été faible, et à présent, elle se sentait souillée par cette infernale engeance qui la privait de son être.

* Oh arrête tu vas presque me faire pleurer petite princesse.*

Voix sardonique. Ne manquait plus que le rire maléfique pour compléter le tableau. Un calvaire, voilà tout ce qu'elle vivait en ce moment, et elle rêvait simplement que tout ceci s'achève un jour. Une main qui se pose au creux de sa taille, l'autre qui se perd dans sa chevelure, caressant et semblant se délecter du toucher soyeux. En cet instant, elle aurait tout simplement voulu se perdre contre lui, se noyer au sein de ses bras qui se voulaient, tout comme sa présence, rassurants, et lui dire tout simplement...

"- Je te demande pardon. Je n'aurais pas dû agir de façon aussi égoïste , au point de te mettre dans l'embarras."

*Tu es si prévisible mon petit pantin.*

Oui, l'Autre avait exactement agi comme elle l'aurait fait et dit ce qu'elle aurait dit. En cet instant, elle se trouvait lovée aux creux des bras de l'Immortel, les siens enveloppant ce dernier, lui offrant de sa chaleur, tandis que ses lèvres chaudes erraient en de doux baisers, déposés ici et là. Au creux du cou. Le long d'une épaule. Avant de s'arrêter. Comme pour éviter de trop tenter le diable.

"- Sache que je suis touchée par chacun de tes mots, ils agissent tel un baume sur moi. Tout comme ta simple présence à mes côtés." Reculant légèrement la tête, la Demoiselle laissa ses lèvres s'ourler d'un sourire tendre, alors que sa senestre venait effleurer de la pulpe de ses doigts la joue de l'être aimé. " Mais, je ne te demande pas de devenir un autre homme Andhrimnir. Je veux simplement que tu restes toi-même, et effectivement, apprendre à découvrir et mieux connaître cet homme de nature tempétueuse."

Reculant doucement, elle reviendra alors s'asseoir gracieusement sur la pierre qui ornait l'antre de son compagnon. Lentement, un bras se tendit en direction de celui-ci, main offerte et tendue, en une invitation à venir vers elle.

"- Reviens...S'il te plaît. Et nous en apprendrons davantage sur chacun de nous."
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Message Re: [Début Juillet 550] Tromper l'ennui [PV Andhrimnir]   Sam 27 Aoû - 12:34

Déjà elle revenait contre lui, s'excusant de s'être emporté de la sorte, d'avoir voulu écouter ses propres pulsions sans prendre en compte l'avis d'Heidrun qui lui travaillait énormément sur lui même pour ne pas attaquer cette belle panthère blanche qui éveillait ses sens comme rarement une femme avait su le faire. Lui s'étonnait un peu, qu'elle fonde aussi facilement, cède alors que les fois précédentes elle avait su faire exploser cette petite bête qui l'avait attendrit et charmé. Douce colère. Alors il se contenta d'apprécier, ressentir à nouveau son corps contre le sien, doux sentiment de complémentarité. Un tout uni, soulagement.

Il ferma doucement les yeux lorsqu'elle porta ses douces lèvres chaudes sur sa peau encore perlée par ci par là de quelques gouttes d'eau. Il se laissa porte, laissant glisser les lippes sur son coup, son épaule lui accordant au passage un doux frisson qui vint le lécher l'échine de bas en haut. Ne calmant rien de ses hardeurs, elle devait le sentir contre elle. La Douce s'arrêta alors, le regardant un instant en lui offrant son beau visage auréolé d'un sourire. Sublimer le tout par une caresse. De paroles auxquelles il ne s'attendait pas. Elle lui demandait de ne pas changer... Etait-ce là ce qu'elle ressentait ? Ce qui émanait de lui ? Un changement... Oh oui, et pourtant il était drôle d'entendre cela car elle ne le connaissait pas d'avant. Il avait changé face à elle, lorsqu'elle s'était opposée à lui, lui avait offert de la douceur, avait éveillé une chose unique.

    - Tu l'sais pas, tu peux pas l'savoir mais face à toi.. J'ai déjà changé, Eirwen.

Alors elle le quittait de nouveau pour s'asseoir sur sa pierre, l'endroit où tout deux s'étaient avoués des choses à son éveil, avaient partagé plus que des mots. Des sensations pures, de exploitation, de l'envie, du désir, de la confiance, du bien-être, de la douceur, du calme. Un peu de tempête aussi, de bouderie, mais il avait apprécié cela, voir son visage colérique, sa chevelure blanche danser... Cette femme le rendait fou, calmait son instinct sauvage et le rendait plus vivable tout en le déchaînant intérieurement, réveillant une passion presque inconnue. Et lui, alors, en équilibre tentait de jongler avec ça, ne pas se contenter d'être celui qu'il fut. Il ne le voulait pas, pas pour elle, pas pour sa Douce... Et même si, oh oui, ce n'était pas pour cela, elle restait la Prêtresse. Non, il se contrôlait alors. Lentement il fit quelques pas vers elle, attrapant cette main tendue vers lui. En cette instant il aurait voulu la poser sur son ventre, la faire glisser plus bas lentement tout en la regardant... L'image de cette poitrine lui revenait alors, ce râle de plaisir qui l'avait assaillit. Il en voulait plus, oui. Mais il lutta, et au final se pencha pour placer ses lèvres aux creux de sa petite paume blanche, et y déposa un baiser, doux. Suivi d'un soupir assez long, trahissant son désir initial. Il se releva ensuite, tout en se perdant dans l'ambre de ses prunelles.

    - J'suis un monstre tu sais. J'ai fait des choses que t'imagines même pas. J'suis seul depuis toujours et je l'ai voulu. Pourtant t'es là, sur ma roche, et t'es ailleurs aussi... J'ai déjà changé Eirwen, mais j'en ai eu la preuve : j'peux et veux l'être qu'avec toi, j'me fiche des autres, des Ases, des Dieux... Seul Odin m'guide. Et maintenant, y'a toi. Tu veux me découvrir..? Tu seras déçue de c'que t'apprendras, et pourtant j'veux que tu saches tout. Parc'que...

Parce que, oui, parce qu'elle compte pour lui. Au delà de rôle et son titre. Il la veut, veut revivre des instants similaires à son éveil. Repousser le temps plus fort, plus loin, espérer ressentir un sursaut de vie meilleur qu'avec son Don, qu'avec les femmes... Ressentir la chaleur qui l'avait empli lorsqu'elle était contre lui, nue et enveloppée, qu'il la réchauffait, parcourait sa peau en caressant ses jambes... Oh oui, en cet instant il voulait observer la pureté de son corps nu, la débarrasser de ses vêtements et laisser glisser ses doigts sur le nacre... Rapidement alors il vint l'attraper pour la porter, la soulevant de la pierre et la serrant contre lui, comme si elle eut été une princesse. En un sens elle l'était.

    - On va sortir d'ici, c'est notre refuge mais c'pas super comme endroit... T'as déjà marché sur l'eau ma Douce ?

Il s'avançait déjà hors de sa caverne, écartant la cascade devant lui avant même qu'il ne l'approche, sans le moindre mouvement. Une fois sorti il plissa les yeux, la lumière était bien plus forte qu'à l'intérieur, il se laissa quelques instants alors pour en appeler au petit lac en contrebas, formant une colonne d'eau montant jusqu'à l'entrée de son antre. Il se posa sur elle alors, et se laissa porter jusqu'en bas alors qu'elle réduisait sa taille, se perdant à son origine. Les voilà donc sur l'étendue d'eau, la chute avait du être moins impressionnante que la dernière pour le jeune femme, aussi il l'avait serré contre lui un peu plus fort.

Le calme s'était installé, pour seul bruit le fracas de l'eau tombant non loin d'eux. Andhrimnir était alors droit, posé en plein milieu, sur l'eau, immobile. Il concentra l'eau pour qu'elle soit plus dense sous ses pieds et autour de lui, prêt à laisser Eiwen tenter sa chance. Il la déposa alors, sans la lâcher, laissant ses petits pieds effleurer l'eau fraîche. Lui n'était pas gêné par cela, au contraire... Le froid le calmait un peu dans les images qui tournaient en son esprit. Pour l'instant son contact était minime, elle n'était pas encore supportée par le lac, seul Andhrimnir la soutenait. Il n'attendait que ses mots pour la lâcher.

    - J'te lâcherai que quand tu m'diras que tu le veux, mais j'm'arrangerai pour que où qu'tu ailles tu tombes pas. Fais moi confiance, c'te fois tu tomberas pas au fond.

Son sourire taquin vint décorer son visage alors, amusé de cette petite idée. De partager quelque chose avec elle, de lui faire découvrir un peu plus de choses sur lui. Des choses saines... Le reste viendrait plus tard, pour l'instant il ne souhaitait pas assombrir le jugement qu'elle avait sur lui. Ne voulait pas qu'elle parte, apeurée... Et pourtant il ne faisait que retarder les choses, mais tout viendrait en son temps.



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Message Re: [Début Juillet 550] Tromper l'ennui [PV Andhrimnir]   Sam 27 Aoû - 16:08
En cet instant, Heidrun avait tout l'air prêt de sauter sur proie. Il brûlait de désir, la voulait à lui. Toute à lui. Et pourtant, il se contenait. Pourquoi? Habituellement, n'importe quel homme se serait laissé transporté par la vague du désir. Mais pas lui. Pour quelles raisons? Qu'est-ce qui le poussait à lutter contre celui-ci alors qu'il mourrait d'envie de s'y abandonner. Tenait-il donc à ce point à elle pour qu'il repousse sa véritable Nature? Etait-ce cela aimer? Repousser ses propres limites pour le bien de l'autre? Tant de questions, auxquelles, pour la première fois de sa vie, elle ne pouvait répondre. Aussi, se contenta-t-elle simplement de garder sa main tendue vers lui. Un appel muet à ce qu'il revienne à elle. Un appel qui fut entendu.

Lorsque les doigts du guerrier divin se refermèrent sur celle-ci, un frisson la parcourut. Alors, chose improbable, la marionnettiste s'éclipsa, laissant à nouveau place à la Prêtresse. Ce n'était pas à Pandore de vivre cela, elle le comprenait. Les sentiments qui liaient ces deux là allaient bien au delà de ce qu'elle connaissait. Et puis, lui redonner un peu le contrôle de son corps, permettait d'enlever certains soupçons.

* Profites bien de ces instants car ils ne dureront qu'un temps. Par contre, un seul mot de tout ceci, et je le tue.*

La pression des lèvres contre sa paume, celui du souffle sur sa peau, furent pour elle le plus doux des réveils. Doucement, Eirwen reprenait peu à peu conscience de ses sens, de son corps. Pour un peu, elle en aurait pleuré. Mais elle se contient, plongeant ses iris ambrées dans les siennes, tout en écoutant chacune de ses paroles. Un monstre? Non, elle ne voyait pas cela en lui. Lentement, elle voulut se redresser, et eut la désagréable surprise de constater que ses jambes étaient aussi fragiles et frêles que celles d'un faon. Elle comprenait mieux à présent ce que l'Immortel ressentait à chacun de ses réveils. Faible, elle retombait sur la pierre:

"- Andhri... Tu n'es pas un monstre. Pas à mes yeux. Tu es beaucoup de choses pour moi: un râleur, une tête de mule, un guerrier émérite, mon protecteur." Et l'homme que j'aime, mais cela, elle ne pouvait pas encore le lui dire. "Un homme que les expériences du passé ont profondément marqué. Tu m'as donné une chance de te montrer que je pouvais t'apporter autre chose. Alors non, tu n'es pas un monstre. Les actes du passé ne comptent pas à mes yeux, seuls comptent ceux du présent, et du futur. Je suis prête à entendre toute ton histoire, seulement lorsque tu seras disposé à me la raconter."

Un sourire bienfaisant à l'encontre de sa moitié, elle ne put que partir dans un petit éclat de rire cristallin lorsqu'il vint l'emporter dans ses bras. D'instinct, elle vint nouer ses bras autour de son cou, laissant ses doigts fins se perdre dans la chevelure d'argent, nichant sa tête contre son épaule. Un bref instant, elle ferma les yeux, respirant son odeur rassurante:

"- Que faites vous Andhrimnir d'Heidrun? Comptez-vous une fois encore voir le corps de votre Prêtresse disparaître sous les eaux? Un bon moyen de me rafraîchir les idées ceci dit." Le ton avait été taquin, alors que les souvenirs de leur première rencontre revenaient effleurer sa mémoire. Un instant son regard se reporta par dessus l'épaule du guerrier. " On pourrait toujours aménager cette grotte non? Même pour toi, dormir sur de la pierre ne doit pas être confortable." Elle reporta son attention sur la cascade qui s'écartait, tandis qu'une colonne d'eau montait vers eux. " C'est vraiment très impressionnant tu sais. Par contre, ça va être une première pour moi, car non, je n'ai jamais marché sur l'eau, du moins sous sa forme liquide. Tu m'apprendras dis?"

Lorsqu'il la déposa sur la surface aqueuse la Demoiselle se retint un instant à l'Immortel, par crainte probablement d'être absorbée par la colonne d'eau. Mais rien. Rassurée, un sourire presque enfantin vint illuminer son visage. Lentement, elle s'accroupit, laissant ses doigts fins jouer sur l'élément, avant qu'elle ne retire ses chaussures, les renvoyant dans leur Caverne, avant de faire doucement rouler son pantalon sur ses chevilles pour le remonter au dessus de celles-ci. Le froid la fit frémir mais ne la dérangea pas outre mesure. Eirwen finit par relever la tête en direction d'Heidrun, se retournant pour revenir contre lui, et l'envelopper une nouvelle fois de ses bras.

"- Je te fais confiance, je sais que tu prendras soin de moi. Mais si je devais tomber, je ne t'en voudrais pas je t'assure. Juste que je prendrai cela sûrement comme une manœuvre de ta part à vouloir me garder contre toi et me réchauffer une nouvelle fois Andhri."

Taquine et espiègle, elle vint voler un baiser mutin au guerrier, avant de sourire à cette idée, qui, elle le savait, serait plaisante. L'instant suivant, elle se détacha doucement de lui, sans le quitter des yeux, tout en reculant de quelques pas. L’adrénaline se mettait à courir dans son sang. En ce moment, sa sécurité et sa sûreté dépendaient entièrement de lui. Mais elle ne se sentait nullement en danger. Non en cet instant, elle se sentait simplement libre et pleine de vie. Ses doigts se portèrent alors à sa chevelure dont elle défit les tresses pour mieux libérer la masse soyeuse, laissant le vent nordique jouer avec celle-ci, alors qu'elle inspirait profondément.

Les ombres qui emprisonnaient son cœur étaient bien loin, mais elle les savait toujours là, grondantes, et prêtes à reprendre possession de son âme au moindre faux pas. Elle se devait de profiter pleinement de ces instant qui lui donneraient la force de poursuivre son combat intérieur. Oui profiter. Et si jamais elle devait tomber dans l'eau, tant pis. Au moins cette fois, elle ne risquerait pas de couler à cause d'un manteau en fourrures et d'une robe. Alors, la Panthère Blanche se mit à courir sur le lac, d'abord lentement, puis vive et rapide, la foulée presque féline, tandis que son visage souriant, exprimait clairement en cet instant sa soif de vie.
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Message Re: [Début Juillet 550] Tromper l'ennui [PV Andhrimnir]   Jeu 1 Sep - 8:46

Il ne put que sourire brièvement, la vision qu'elle avait de lui se limitait seulement à ce qu'il avait été face à elle, ce qu'il avait su être. Son passé ne comptait pas ? Il en doutait fortement, elle ne savait rien de lui et ne l'en blâmait pas, comment aurait-elle pu ? Oh certains de ses "exploits" seraient certainement consignés dans des archives il n'en doutait pas, mais certainement pas les pires. Un être primaire, sauvage, soumis à ses pulsions basiques : sexe, violence, rage, colère... ne manquait plus qu'un gout prononcé pour la boisson qu'il n'avait pas, fort heureusement... Enfin, si, mais seule la Boisson des Ases lui suffisait, lui apportait l'éternité et l'affranchissait du reste, renforçant son idée personnelle que rien ne lui était refusé, à lui qui repoussait le temps.

Pourtant elle avait raison, elle lui apportait quelque chose de nouveau, à chaque fois qu'ils se voyaient. Il restait méfiant de prime abord, sur la défensive, mais la pureté et la sincérité de la Douce trouvait toujours un chemin jusqu'à son être renfermé. Ouvrait lentement les portes de son cœur, petite chose blanche et lumineuse, s'y glissait pour mieux s'y lover sans aucune gêne ni résistance à dire vrai. Elle possédait quelque chose d'étrange qu'il ne saurait expliquer, au delà de son rôle de Prêtresse... Eirwen était venu au bon moment, avait su trouver les bons mots, les bons gestes pendant les seules minutes où elle aurait pu avoir un impact aussi important. Inconscient ou pas cela restait de la magie. Une envoyée d'Odin en laquelle il ne voyait plus une épreuve non, mais un cadeau. Second Don.

    - Hum... aménager. Pourquoi pas, seulement j'dors pas Eirwen, voilà la première chose qu'tu peux apprendre de moi ! Entre mes longs sommeil j'ai pas besoin de dormir, manger, boire. Odin a besoin d'un Guerrier qui peut combattre sans interruption, durant des jours.

Il lui sourit alors, le Guerrier Divin parlait en cet instant, fier et droit alors qu'il déposait la jeune femme sur le sol aqueux qu'il tenait en son pouvoir. Elle semblait s'émerveiller de ses capacités, il était vrai qu'une certaine grâce, une beauté et une fluidité certaine se dégageait de la manipulation aqueuse. Lui même aimait cela, ces instant calme où seul le bruissement de l'eau venait caresser ses oreilles, sentir le poids d'une chute d'eau sur ses épaules... Ce lieu, son propre sanctuaire était parfait, unique, il ne souhaitait pas le quitter, l'avait trouvé et se l'était approprié en même temps que l'armure d'Heidrun il y a bien des années...

    - T'apprendre ? Haha, j'pense pas qu'tu puisses, la petite panthère blanche en toi est bien trop mouvementée ! Y faudrait commencer par la calmer et malheureusement pour toi je l'aime bien comme elle est.

C'était assez paradoxal, mais Eirwen était une personne calme, semblait censée et porteuse d'espoir. Pourtant son flux de vie trahissait une certaine mouvance, féline, agitées, petite boule de colère pure. Loin des sombres ressentiments qui habitaient l'Immortel. Il oscillait entre le calme parfait et la rage, constamment, n'avait que peu de place pour la demi-mesure. Et ce calme, oui, nécessaire à son art lui avait été enseigné par Eldh, perfectionné par la suite par de nombreuses années de concentration, de méditations, de points de vue sur le monde qui l'entourait. S'éloigner des hommes et des Ases avait été le premier point... Oui, Andhrimnir manipulait la Vie, mais le faisait d'une manière qui lui était propre : égoïste et malsaine. Il le savait, contrairement à son maître. Il ne voulait pas dénaturer cette pureté qu'il voyait en Eirwen, qu'il aimait au fond de lui, dont il avait besoin.

Alors il l'observait, l'écoutait plaisanter. Etrange, il lui semblait là la retrouver alors qu'ils étaient ensemble depuis un bon moment. Comme si les rayons du soleil avaient su effacer la noirceur qu'il avait décelé, ce changement en elle... "Tu es bizarre, Eirwen..." Alors il ne put s’empêcher de sourire en la voyant s'épanouir, bien lointaine de ses paroles macabres et de ses envies changeantes, de ce trouble qui semblait l'habitait. Elle défaisait ses longues tresses, libérant sa sublime chevelure qu'il voulut attraper au vol alors qu'elle s'éloignait, hésitante dans un premier temps. Lui songeait à ses derniers mots, savourant son espièglerie qui lui tira les lippes, amusé et envieux. Oh oui, l'idée était tentante, la réchauffer à nouveau, la dénuder, l'avoir contre lui, la posséder, l'enlacer... Seulement il sentait déjà le désir monter à cette simple idée, encore sous le coup de ce qu'elle lui avait offert plus tôt : la pureté de sa peau, de ses formes. Qu'il aurait souhaité la dévorer, planter ses crocs sur elle et lui montrer, oh oui, combien elle était sienne. Sa Douce. Seulement il n'en était pas capable, pour le moment. Il saurait se contenir, même si elle affichait son corps sans apparat... Pour elle il se contiendrait le temps qu'elle puisse continuer à agir sur lui, le guider sur une voie qui leur permettrait à tous deux de se complaire dans un certain bonheur et plaisir partagé.

Alors il la regardait courir, déjà, tout en maintenant la stabilité sous ses foulées. Ce qu'il voyait là le ravissait, accablait ses yeux d'une perfection peu commune, une vitesse séduisantes, des mouvements graciles et félins et cette traînée blanche derrière elle... Blanche chevelure se mouvant. Il la retrouvait là, mieux que jamais, aurait voulu lui bondir dessus pour l'embrasser langoureusement et passer ses grandes mains sur elle. Il n'en ferait rien, lisait la joie sur son visage, elle repoussait le temps à sa manière et il ne l'empêcherait pas de continuer. Ce qu'elle venait de traverser était dur, jeune femme aux idéaux puissants mais fragiles, elle avait besoin de se ressourcer. Et pourtant il ne put s'en empêcher. Sans bouger, s'étant même détourner d'elle pour se donner plus de crédit, il commanda l'eau pour venir éclabousser son visage, en pleine course, prenant le soin de "solidifier" une zone plus large autour d'elle au cas où elle chuterait, intensifiant au passage son Cosmos ce qui le trahirait sans aucun doute. Déjà il s'amusait de cette "gaminerie", cherchant là à faire gronder cette douce colère qu'il aimait voir. Panthère Blanche.



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Message Re: [Début Juillet 550] Tromper l'ennui [PV Andhrimnir]   Jeu 1 Sep - 22:52
Elle courait. Encore et toujours. Vive. Rapide. Féline. L'air frais lui brûlait la gorge. Les poumons. Et pourtant, elle ne voulait pas s'arrêter. Ne le pouvait tout simplement pas, car, elle n'en avait nullement l'envie. Là, sur l'eau, la Douce se sentait tout simplement libre. Vivante. Oui c'était là le terme qui convenait à merveille. Elle était à nouveau elle-même. Pour un peu elle en aurait presque ri, si ses pensées ne se firent plus sombres au souvenir de ce qui s'était passé à Lübeck. Elle avait failli à son devoir, avait manqué sa parole, et n'avait pu tenir cette promesse faite à celle qui l'avait précédé. Elle avait blessé ses compagnons de route, sans oublier les Saints. Un véritable fiasco. Tout cela à cause de ce fichu anneau. Oh, qu'elle aurait aimé en cet instant se débarrasser de l'objet maudit. Le vent, lui fouettait le visage, faisant naître quelques larmes. A moins que ce ne soit à cause des regrets et des remords qui habitaient son cœur.

Une chose la fit s'arrêter de s'apitoyer sur elle même. Alors qu'elle continuait à vagabonder, toujours portée par le cosmos de l'être aimé, il fut une chose qu'elle ne vit pas arriver. Lorsque l'eau vint l'éclabousser en pleine figure, un cri de stupeur s'échappa des lèvres de l'Asine, lui faisant stopper net sa course effrénée. Une allure de chat mouillé, la chemise collant un peu plus à son corps, elle porta un regard hébété sur l'Immortel, qui affichait quant à lui, un air particulièrement innocent. Chose qui était loin de lui ressembler. Et elle comprit. Cette légère variation cosmique dans l'aura d'Heidrun, le trahit. Un instant, le regard ambré se mit à luire d'une teinte espiègle, alors que s'étirait légèrement, la commissure des lèvres de la Belle.

"- Oh je vois, monsieur veut jouer c'est cela? A moins que monsieur ne cherche à se venger de son réveil jugé un peu trop violent?"

Il allait voir de quel bois elle se chauffait. Elle comptait bien lui prouver à quel point il avait tort. A quel point elle était capable d'apprendre. Elle était l'élève de l'Alpha! Eirwen se mit donc à revenir doucement sur ses pas. Manipuler les éléments, créer à partir d'eux, tel était le savoir qui lui avait été transmis par Toryald. Tel était son pouvoir. Aussi se concentra-t-elle sur l'eau, visualisant intérieurement un petit dragon, tandis que derrière le guerrier l'eau se soulevait doucement dans les air tout en prenant la forme que l'esprit de la Prêtresse souhaitait.

Oh bien entendu, pour qu'Andhrimnir ne remarque rien de son petit manège, la jeune femme fit en sorte que celui-ci garde toujours le regard rivé sur elle, jouant de son charme, avançant d'une démarche sensuelle, tout en étant certaine, que le tissu mouillé de sa chemise faisait déjà son petit effet sur lui. Lorsqu'elle fit face à son aimé, la Belle, vint nouer un bras autour de son cou, tout en faisant promener avec légèreté le bout de ses doigts sur son torse. Exquise tentatrice. Se hissant sur la pointe des pieds, elle vint chuchoter à son oreille:

"- Ou encore, ne serait-ce pas tout simplement une manœuvre de ta part pour effectivement me réchauffer une nouvelle fois."

Petite diablesse. Elle finit par venir goûter ces lèvres qu'elle jugeait diablement attirantes, les effleurant tout d'abord, suave et enivrante caresse, avant de les presser davantage en un baiser plus conquérant. Peut être verrait-il la création aqueuse de sa Douce apparaître dans son champ de vision, mais cela serait déjà trop tard. Déjà, vive, elle reculait alors que la petite créature venait de se perdre sur le torse de son partenaire, arrachant à la jeune femme qui observait le spectacle, un éclat de rire amusé.

"- Au moins, tu ne pourras plus dire que tu ne peux pas m'apprendre. Je sais demeurer concentrée et immobile lorsqu'il le faut, sache le."

Elle revint alors contre lui, lui volant un baiser afin de se faire pardonner d'avoir usé de la duperie et de ses charmes pour parvenir à ses fins. Demeurant un instant ainsi, la Belle finit par relever la tête, scrutant les iris saphirs de celui qui possédait une part de son cœur, essayant d'y trouver une trace de colère ou de rancœur. Alors, la Demoiselle recula, présentant son dos à son compagnon, son regard porté sur l'horizon:

"- Tu sais Andhri, pour en revenir au sujet d'aménager la caverne. Si toi tu ne dors pas, moi si. Et même si j'apprécie beaucoup ces instants passés tous les deux sur ton piédestal, j'avoue que je ne serai pas contre l'idée d'une couche. Et puis on pourrait peut-être aussi faire un feu. Sinon, tu pourrais avoir ta chambre au palais aussi. Mais j'ai l'impression que tu tiens beaucoup à ce lieu. Après tout, je te comprends. Il est à ton image: beau et sauvage. C'est peut-être pour ça que je l'aime tant. "

Une pause, avant qu'elle ne se tourne de profil vers lui, glissant délicatement une mèche de cheveux derrière son oreille, un doux sourire aux lèvres:

"- Par contre, il y a une chose que j'ai du mal à comprendre. Je conçois que tu dois ton immortalité au Nectar soit, mais de là à ne pas manger, ni boire... Le goût fort et puissant du gibier ne te manque-t-il pas? La douce saveur sucrée des fruits ou de l'hydromel non plus? Je trouve ça un peu triste. Après tout, cela veut dire que lorsque l'on mangera ensemble tu ne seras que simple spectateur. Moi qui m'imaginais déjà aux fourneaux à te préparer des petits plats. C'est loupé. Quelle tristesse."

Elle afficha un air faussement théâtral de moue déçue, lorsqu'un léger frisson la parcourut. La Belle passa alors ses bras autour d'elle comme pour se protéger de la fraîcheur qui commençait à se faire ressentir. Pourtant, elle ignora celui-ci.

"- Parle moi encore de toi, s'il te plaît...ulvahlok."

Les derniers mots avaient été prononcé d'une voix plus gutturale. Une langue qu'elle avait entendu et apprise de Toryald. Tout ce qu'elle voulait, c'était profiter. Profiter de ces instants avec lui, de cette complicité qui leur était propre et qu'elle chérissait. Mais surtout, Eirwen voulait gagner du temps, le retenir, afin de maintenir éloignées celle qui les séparerait à nouveau.
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Message Re: [Début Juillet 550] Tromper l'ennui [PV Andhrimnir]   Sam 10 Sep - 11:09

Oh, la voilà qui faisait références à leurs premiers instants, à cette manière particulière qu'elle avait eut de le sortir de sa torpeur salvatrice. Ce coup magistral d'un seau d'eau jeté sur lui. Pas le seau hein, mais son contenu ! Lui n'y pensait pas en cet instant, il ne l'avait pas éclaboussé pour cette raison mais avait tout de même tourné le regard vers elle, s'était même amusé à la voir stopper sa course de la sorte, figée, ce petit cri de stupeur délicieux et cette allure qu'elle avait les bras écartés, la bouche bée... Oh oui, il s'attendait à recevoir sur lui sa douce colère, entendre sa voix monter d'un ton ou deux et devenir presque pantois intérieur face à cela. Séduit.

Il se tourna vers elle, la regardant s'avancer lentement vers lui, un pas devant l'autre en croisant les jambes, prédatrice qui s'approchait de sa proie... S'il s'attendait à cela, retrouver ici la Panthère Blanche sous cette forme ! Alors il croisa les bras Tout en plongeant son regard azuré dans ses prunelles d'ambre avant de rendre compte de son état. Le haut de sa chemise avait, de fait, essuyé les dégâts de son "attaque" et était désormais trempé, collé à sa peau d'ivoire, délicate. Il ne put se retenir de gonfler ses poumons soudainement avant de soupirer longtemps, de désir face à cette vision presque idyllique du tissu qui dessinait là une part de rêve qu'il avait put frôler de ses doigts. Lui qui avait su se calmer revenait là au point de départ.. Il devenait bien difficile pour lui de ne pas lui sauter dessus en cet instant, déchirer ce morceau d'étoffe était si tenant... et à la fois interdit. Ce genre d'instant où le suggéré est presque plus excitant que le réel, les formes dessinées sous le tissu faisaient travailler l'imagination, multipliait les images. Monts et vallées, n'attendant qu'une main pour être conquises.

Mais il n'eut le temps de rien car déjà elle était contre lui, nouant ses bras autour de son cou et vint déposer la douceur de ses lèvres contre les siennes. Court instant. Puis elle appuya ses dernières, un baiser plus long, plus fort, faisant même fermer les yeux un instant au Guerrier Sacré. Il s'apprêtait à l'enlacer alors, presser plus fort son petit être contre lui, sentir plus proche cette poitrine encore mouillée par le tissu se poser contre lui, la réchauffer comme elle avait su le dire plus tôt, susurré. S'attendait-il a se faire duper de la sorte ? Par elle ? Jamais !Elle fuyait déjà, le laissant là, encore demandeur et étonné. Ses yeux se rouvrirent alors au même instant que l'eau entrait en contact contre sa peau. "Te revoilà, ma Panthère Blanche..." Oh en cet instant, en son fort intérieur il était heureux, oui. La voir s'épanouir, sourire, courir, s'amuser et lui voler quelques baisers...

Elle lui tournait déjà le dos. Lui apprendre ? Qu'avait-il à lui apprendre, elle semblait capable de manier les éléments, l'eau elle aussi. Il ne comprenait pas sa demande du coup... Que voulait-elle savoir ? Il ne manquerait pas de le lui faire remarquer. Alors il l'observait, cette brise qui faisait se mouvoir ses longs cheveux, ce court instant où elle tourna la tête en plaçant une mèche, délicatement, derrière son oreille tout en lui glissant une œillade qui ne manqua pas de le marquer. Autant que ses mots...

    - Eirwen... Tu... T'es sérieuse, là ?

Ces quelques mots étaient presque timides, sous le coup de l'étonnement, loin d'être agressifs. Il s'approcha alors d'elle, voyant qu'elle commençait à être incommodée par la brise sur ses vêtement mouillé. Alors il se plaça dans son dos, enroula un bras autour de sa taille fine et l'autre autour de sa poitrine comme pour la protéger. Il soupira légèrement, entre l'apaisement et incompréhension tout en resserrant sa prise lentement.

    - Tu veux vraiment... Dormir avec moi, là bas ? J'veux dire, pas au palais, ici c'est chez moi. Mais tu veux... y venir plus souvent ? Un lit... Toi et moi... ça... ça me plait, ouais.

L'azur se perdait dans le lointain alors qu'il posait son menton contre l'épaule de la Douce. Pensif, imaginant l'allure que pourrait avoir cette demeure, leur repère, leur refuge ; Hors du temps comme lors de leur rencontre. Il faudrait y faire bien des choses, là dedans. Une ouverture pour laisser s'échapper la fumée de l'âtre. Cheminée creusée à même la roche. Déplacer ce rocher ou en faire autre chose. Il frissonna, même l'Asine aurait put voir la chair de poule se former sur ses grands bras.

    - Tu sais. Le Nectar des Ases... Ce Don qu'Odin m'a offert est de l'Hydromel, en quelque sorte. Et puis... Pour le reste j'm'en souviens plus, ça fait tellement longtemps. C'est une habitude.

Ulvhaok. Il releva la tête, surpris. Etait-elle réellement si étonnante, cette jeune femme ? Parler un tel langage, oublié de tous ou presque. Ici face à lui. Pensait-elle que lui aussi en connaissait la source ? Eldh... Son savoir était une source inépuisable. A dire vrai, il se souvenait de chaque instant avec lui, de chaque mots, chaque paroles. Chaque contes. Sa mémoire avait épargné cela, oui. Alors il se releva, s'éloigna d'un pas et laissa ses mains glisser jusqu'aux deux épaules d'Eirwen. Il la tenait, avant de la faire pivoter pour ne plus voir l'horizon mais la beauté de son visage. Pur.

    - Hin ulvhalok, ok Sotvadhin.

Sa voix se fit plus profonde sur ces quelques mots, il espérait que sa connaissance de cette langue ne s'était pas perdue et que la Blanche Jeune Femme saurait comprendre. Puis il posa sa main sur la poitrine de la jeune femme, non loin de son cœur ne cherchant pas, cette fois, à tenir sa féminité entre ses doigts, non.

    - T'apprendras des choses sur moi, j'te le promets. Dans ce lit qu'on fera mettre là bas, on parlera. Mais toi, Sotvadhin... J'peux pas t'apprendre c'que tu sais déjà. Là, en toi, y'a cette petite Panthère Blanche qui rugit, qui demande qu'à être libre et courir. Tu peux manipuler l'eau comme tu l'as montré, maline, mais j'vois pas c'que tu veux de plus de moi du coup...



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Message Re: [Début Juillet 550] Tromper l'ennui [PV Andhrimnir]   Lun 12 Sep - 12:00
L'Immaculée était particulièrement heureuse de son petit effet. Son idée sincère, mais prononcée en toute innocence, était parvenue à faire naître une forme de surprise sur le magnifique visage de l'Immortel. Sa réponse, sans la moindre once d'agressivité, c'était faite presque timide, comme s'il craignait quelque part, que la Belle ne se rétracte. Et pourtant, non ce n'était nullement son attention. Passer du temps à ses côtés, apprendre à le découvrir, étaient devenus un besoin primordial. Vital.

Elle ressentit sa chaleur en son dos, son corps la protégeant de la brise qui la faisait frémir, avant que ses bras ne viennent l'enlacer. A ce contact, la Demoiselle s'abandonna contre le guerrier, sa tête se laissant aller contre son torse. Ses mains trouvèrent le chemin de ce bras qui reposait sur sa poitrine afin de s'y poser. Ses paupières se fermèrent. Elle savourait ses mots, laissant son esprit vagabonder, imaginant ces instants futurs qu'ils passeraient tous les deux, à ces moments qui n'appartiendraient qu'à eux. Oui, Eirwen se prenait à rêver.

"- Pourquoi est-ce que ça te surprend tant que ça? Bien entendu que je veux passer du temps avec toi, et l'idée de m'endormir contre toi n'est pas pour me déplaire, bien au contraire. Ta simple présence à le don de m'apaiser et de me rassurer."

En le sentant frémir, la Demoiselle bascula la tête en arrière pour l'observer. Avait-il froid? Ses mains caressèrent alors le bras qu'elles couvraient, avant de venir y apposer un tendre baiser. Intérieurement, elle se fit la promesse que si un jour elle le pouvait, elle lui ferait à nouveau goûter au plaisir simple de la nourriture.

Pour elle, il représentait beaucoup, et elle voulait lui apporter autant qu'il lui apportait. Il était son Ulvahlok. Son Gardien Eternel. C'était ainsi qu'elle le voyait. Lorsqu'il s'éloigna, la jeune femme eut un léger frisson. Elle ne voulait pas qu'il l'abandonne. Elle avait bien trop besoin de lui. Mais non, Andhrimnir n'était pas homme à abandonner. Ses mains glissèrent sur ses épaules, et la firent légèrement frémir. Lentement, il la fit se retourner pour qu'elle lui fasse face. Déjà, ses iris ambrées se relevaient vers lui, interrogatrices. Avait-elle dit quelque chose de mal? Mais les mots qu'il lui adressa la rassurèrent et la touchèrent à la fois. "Ok Sotvadhin..." Sa pure jeune fille. Ainsi, lui aussi connaissait cette langue quasiment oubliée de tous.

Sous sa paume, le Guerrier de Nu pouvait sentir les calmes battements de cœur de la Demoiselle, alors qu'elle s'émouvait de ses paroles. Il ne pouvait pas deviner à quel point il avait raison. Elle rêvait si chèrement de retrouver sa liberté. C'était un véritable crève cœur pour elle que d'être emprisonnée. Doucement, elle laissa sa senestre venir recouvrir sa main, sa dextre, elle, se tendit pour venir se poser sur le cœur de son aimé.

Des gestes qui voulaient tout dire, et prouvaient l'attachement de la Belle à Heidrun. Doucement, la Blanche créature revenait se lover contre lui, l’enlaçant, se réfugiant contre la chaleur de son corps pour y chercher son réconfort et sa force.

"- Je veux tellement de choses de toi. Ta présence bienfaisante à mes côtés, t'entendre me narrer ce qu'a été ta vie, partager des moments de celle-ci avec moi. Apprendre des erreurs du passé, afin que je ne commette pas celles-ci. Certes, je peux créer des choses, mais cela ne me permet pas de marcher sur l'eau. J'ai déjà essayé, je n'y suis jamais parvenue. Alors j'aimerais que tu m'apprennes, que tu me guides sur cette voie. Tu comprends?"

Elle eut un tendre sourire, avant de reculer de quelques pas. Son cosmos vint l'envelopper, la seconde suivante, la Prêtresse se saisit d'une lance et d'une épée, toutes deux provenant du néant, avant qu'elle ne les fasse disparaître:

"- Tel est mon pouvoir: celui de création. Alors tu vois Ulvahlok, il me reste encore des choses à apprendre, et je voudrais que ce soit toi qui me les enseigne."

Oui, il y avait un tas de choses que la douce ne connaissait pas, et elle comptait sur le savoir d'Andhrimnir pour y parvenir. Déjà, elle revenait face à lui, glissant sa petite main dans la sienne:

"- Tu n'es pas obligé de me donner une réponse tout de suite. Tu peux y réfléchir, et même si ta réponse est non, sache que je ne t'en voudrais pas."

Elle voulait que cet instant complice dure toujours, mais le temps lui glissait déjà des doigts. Passant un main sur le cou de son compagnon, Eirwen en effleura sa nuque avec une délicatesse infinie, avant d'y exercer une douce pression, afin qu'il s'abaisse vers elle. Se hissant sur la pointe des pieds, elle laissa son front venir se presser contre celui du Guerrier:

"- Il faut que je te dise encore quelque chose. J'y tiens vraiment." Le regard ambré soutenait celui azuré de Nu, une légère rougeur avait teinté son teint d'albâtre, avant qu'elle ne prenne son courage à deux mains pour murmurer: " Hin Sotvadhin evan ek Ulvahlok."
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Message Re: [Début Juillet 550] Tromper l'ennui [PV Andhrimnir]   Jeu 15 Sep - 8:21
Elle se lovait contre lui alors qu'elle confirmait ses dires... Sur l'instant il eut de mal à comprendre pourquoi, qui voulait vivre avec lui, avec cet être abominable et solitaire que tous repoussaient plus ou moins. La chaleur qu'elle lui apportait, intérieure, n'était pas pour lui déplaire, à son contact il y avait cet apaisement certain, une sensation de plénitude, comme si rien d'autre autour ne comptait alors il l'enlaça,, joignant ses mains dans le creux des reins de la jolie Asine, lentement. Elle lui parlait sans détour et répondait à cette question qu'il lui avait posé avec détail, comme il le souhaitait. Elle l'avait bel et bien compris. Lui aussi d'ailleurs et il acquiesça pour le lui dire d'un léger mouvement de tête sans aucun mot.

Elle quitta leur étreinte tout en laissant parler son Cosmos à sa place, légèrement différent de celui qu'il avait su appréhendé lors de leur rencontre. Plus sûr de lui, plus incisif et fort aussi. Digne de l'image qu'il se faisait d'elle, de ce qu'il imaginait de la force de cette Prêtresse choisie par Odin. Elle fit alors une lance et une épée dans chacune de ses mains, l'arme propre à Odin Blanche et la lame noire, sombre comme le jais. A l'image de cette Panthère, Blanche et pure, noire et colérique. Il lui offrit un léger sourire face à cette démonstration, face à ce qu'elle lui offrait là : une partie de savoir sur sa Prêtresse. Alors elle revenait vers lui, attrapant une main que l'Ase avait tendu sans s'en rendre compte, désireux de retrouver un contact avec elle au plus vite. Ses yeux glissaient entre les armes qui disparurent, n'offrant là que la vision d'une jeune femme souriante, magnifique et surtout attirante, plus encore lorsqu'il portait son regard vers son habit encore collé à sa peau.

    - T'es impressionnante pour sûr, c'est un don particulier qu't'as là ! Mais j'comprends, et ce s'ra un honneur que d'enseigner des choses à ma Prêtresse.

Un clin d’œil et déjà les revoilà l'un contre l'autre, Eirwen l'ayant plus ou moins poussé à se pencher pour poser leurs fronts l'un contre l'autre. Lui en profita pour poser une main sur sa hanche et l'autre sur sa poitrine, où siégeait son cœur. Ce geste n'était pas anodin, l'image de ce sein dévoilait l'habitait encore et son désir pour elle était toujours présent... Mais il le sentait au fond de lui, comme à cette instant où elle avait cherché à effleurer son cœur. Ou maintenant où elle s'apprêtait à lui parler franchement, alors qu'ils se noyaient l'un l'autre dans un mélange d'or et de bleu, soutenu par le teint légèrement rosé de la peau de la Douce... C'est alors qu'il leva un sourcil, intrigué par ses paroles prononcé d'une voix profonde à nouveau.

    - J'crois que t'as des choses à m'apprendre aussi on dirait. Evan... Qu'est-c'que ça veut dire ?

On aurait cru à une mauvaise blague, il se doutait bien qu'elle tentait de lui dire quelque chose d'important, de profond... Pourtant il ne comprenait vraiment pas, ne connaissait pas ce mot dans cette langue oublié. L'avait-il seulement connu ? Rien n'était moins sûr, pourtant Eldh avait du le lui dire, oui, quelques fois. Son disciple avait-il été assez réceptif, capable de comprendre ? Ce langage était différent, venait du fin fond des entrailles de chacun, puisant une force importante et soudaine. Chaque mot étaient alors plus vrais, plus francs, plus impactant pour ceux capable de les ressentir et cette force il l'avait sentie au fond de lui sans être capable de comprendre. Sa main quitta son sein alors, glissant vers son cou pour se poser vers sa joue, effleurant sa pommette d'une douce caresse, il y avait un questionnement dans le regard de l'Azuré, mais aussi une certaine inquiétude.

    - Eirwen tu sembles épuisée et ces cernes... d'puis combien de temps t'as pas dormi ?

Alors déjà il la pressait contre lui, comme pour la garder du temps un court instant... Comme la dernière fois, il ressentait de nouveau les assauts de ce dernier, lentement, sur leur petit moment de bonheur éloigné de tout, du monde... Une pause, nouvelle, approchait.



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Message Re: [Début Juillet 550] Tromper l'ennui [PV Andhrimnir]   Jeu 15 Sep - 15:28
Lovée contre le corps du Guerrier Sacré, l'Immaculée ne bougeait pas, se contentant de profiter pleinement de l'instant présent, désireuse de garder chacun d'eux comme de précieux souvenirs pour mieux affronter les moments futurs, qui, elle le savait, seraient particulièrement difficiles pour elle. Elle ne put que sourire lorsqu'elle obtint son assentiment. Il allait lui enseigner ce qu'il savait, et en cela, il ne pouvait lui faire plus plaisir.

Alors oui, la Douce s'était laissée porter par son exaltation, lui avouant, avec des mots de puissance et de savoir, qu'elle l'aimait. Oui, rougissante, elle avait usé de cette langue oubliée, pour lui faire part de ce qu'elle ressentait pour lui, certaine qu'il comprendrait. Eirwen se tenait tout simplement là, immobile, guettant la réaction de l'Immortel, craignant même celle-ci. Alors, lorsqu'il lui demanda ce que voulait dire Evan, la Panthère Blanche en resta coite. D'abord abasourdie, ses lèvres finirent par s'étirer dans un sourire, avant qu'elle ne parte dans un petit éclat de rire, à l'intonation pleine de légèreté. Ce n'était pas d'Heidrun dont elle se moquait, mais de sa propre stupidité d'avoir cru qu'il comprendrait. Mieux valait qu'elle le lui dise avant qu'il ne prenne la mouche, après tout, elle ne le connaissait que trop bien. Délicatement, elle essuya une larme qui brillait au coin de son œil:

"- Je te demande pardon Andhri, je t'assure que je ne me moquais pas de toi. Parole de Prêtresse! Quant à la signification, je ne sais pas encore si je peux te le dire ou non."

Bien entendu, la Douce cherchait à gagner du temps, et cachait sa propre nervosité derrière son rire. Elle se sentait vraiment idiote de lui avoir dit cela, s'étant tout simplement laissée porter par l'enthousiasme de l'instant. Elle chassa ses pensées, en secouant sa charmante tête bien faite, avant de s'immobiliser sous la douceur d'une caresse qui remontait le long de son cou. L'ambre de ses iris se porta en direction de l'azur des prunelles de Nu. Pourquoi la fixait-il avec une certaine pointe d'inquiétude? Les mots prononcés firent alors prendre conscience à la Belle qu'il s'en faisait pour elle. Depuis combien de temps n'avait-elle pas dormi? Bien trop à son goût. Fatiguée, elle l'était oui. Elle avait de quoi l'être après tout. L'innocente créature détourna un instant les yeux:

"- Je...je ne sais pas...Je ne compte plus..." Une pause avant qu'elle ne lui adresse un sourire, qui, elle l'espérait, le rassurerait: "Mais je vais bien, ne t'en fais pas."

Un nouveau frisson la saisit. Le froid se faisait plus présent, elle commençait à sentir ses pieds nus s'engourdir de demeurer immobiles, et puis sa chemise mouillée n'aidait en rien. Alors elle vint glisser sa petite main dans la sienne, y entrelaçant ses doigts.

"- Tu veux bien que l'on rentre s'il te plaît? J'ai froid."

Oh bien entendu, elle savait qu'il ne le lui refuserait pas. Alors à nouveau, grâce à l'influence du cosmos d'Andhrimnir, une colonne d'eau prit naissance sous leurs pieds. Ce spectacle avait le don de faire pétiller les prunelles de l'Asgardienne. Parvenus à la grotte, elle s'y glissa, récupérant ses bottes qu'elle avait abandonné là un peu plus tôt. Elle constata alors que les vêtements et fourrures qu'elle avait amené lors de sa première visite se trouvaient toujours là. Son expression se fit soulagée: elle aurait du rechange. Elle était certaine qu'Heidrun n'en prendrait pas ombrage.

Eirwen avança donc. Déjà, elle retirait sa blanche chemise, passant celle-ci par dessus tête, offrant à l'Immortel la vue délicieuse de son dos et de sa chute de reins, avant que le rideau soyeux et immaculé de sa chevelure ne vienne masquer ce charmant tableau. Doucement, elle se saisit d'une chemise propre, revêtant son corps à demi nu, lorsque son regard tomba sur un tissu qu'elle ne connaissait que trop bien. Lentement, ses doigts vinrent effleurer l'étoffe, les souvenirs de leur rencontre lui revenait en mémoire, lui amenant un sourire tendre. Avisant la fourrure posée à côté, la Belle s'en saisit afin de s’emmitoufler dedans.

Ainsi parée, l'Asine se tourna en direction de l'Immortel qui, elle le savait, avait déjà reprit sa place sur son rocher. En silence, elle le rejoignit, revenant prendre place sur ses cuisses, se lovant le plus possible contre lui afin de se repaître de la douce chaleur de son étreinte, sa tête reposant contre son épaule. Epuisée et fatiguée, la Demoiselle contint un bâillement, cherchant à lutter contre le sommeil qui, elle le sentait, commençait à s'emparer d'elle. Elle lâcha alors, dans un soupir:

"- Il nous faudra vraiment un lit." Un moment de silence, alors que la Belle repensait à la révélation qu'elle lui avait faite. Elle revoyait l'étonnement du Guerrier Sacré qui ne comprenait pas la signification d'Evan. Alors intérieurement, elle prononça ces mots *Hin Sotvadhin evan ek Ulvahlok.*, avant de murmurer, à voix basse, sans s'en rendre compte: "Andhri?...Evan veut dire aimer: hin Sotvadhin evan ek Ulvahlok."


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Message Re: [Début Juillet 550] Tromper l'ennui [PV Andhrimnir]   Mar 20 Sep - 19:44
Ses sourcils se froncèrent alors quand il l'entendit rire, ne comprenant pas réellement son hilarité soudaine. Se moquait-elle de lui ? De son ignorance ? De ce qu'elle lui disait alors qu'elle essuyait une larme qui perlait. Pourtant elle lui jurait que non, mais qu'elle ne pouvait le lien expliquer maintenant... Pourquoi ? Etait-ce cela qui était drôle en soit, sa signification ? Mais ses doutes s'effaçaient pour l'inquiétude. Il la regardait alors dans les yeux, constatait qu'elle tremblait légèrement du fait du froid. Alors elle lui demanda de rentrer, de s’abriter.. Il repensa alors qu'elle avait encore sa robe là bas, qu'il l'avait mise à sécher et cette couverture de fourrure. Oui, elle avait raison. Il pencha la tête pour répondre, sans un mot, et déjà sous leurs pieds l'eau les élevait lentement. Prendrait-elle son mutisme comme une sorte de vexation ? Possible, il l'était un petit peu à dire vrai, mais le bien être de sa Douce primait sur cela.

Les voilà l'entrée et Eirwen se pressait déjà pour ramasser ses bottes et se diriger vers le linge qui n'avait pas bougé depuis la dernière fois, toujours plié. Elle commençait alors à se déshabiller et cette fois le Guerrier Sacré n'en manqua rien, tout en avançant vers son rocher dans lâcher du regard la vision de la peau blanche que lui offrait Eriwen de dos. Oh non, il ne l'avait jamais vu ainsi et pourtant le spectacle se termina vite, bien trop vite à son goût lorsque le rideau blanc tomba une fois que le tissu de sa chemise l'ai relâché au dessus de sa tête. Il afficha rapidement une moue déçue, masquée trsè vite par le ravissement qu'elle offrait dans son intégralité. "Sothvadin." Une évidence. Lui s'asseyait alors, toujours en fixant de son azur sa pureté, même ainsi parée d'un vêtement bien trop grand pour elle, laissant ses doigts vagabonder sur la fourrure qu'elle s'empressa de saisir. En cet instant elle pourrait voir un sourire sur le visage de son aimé, amusé de voir la Prêtresse ainsi emmitouflée dans son épaisse couverture. Ce qu'il appréciait le plus en cet instant fut sa démarche parée de la sorte alors que lui ouvrait déjà ses bras, n'attendant que l'instant où elle serait à nouveau contre lui, Douce Panthère prête à se faire saisir fermement.

Il l'enlaça lentement, la pressa contre lui alors qu'elle soupirait déjà, comme soulagée. Puis un petit bâillement, qui ne faisait que clarifier la situation, son manque de sommeil évident. Il déposa sa main sur sa tête, sans pour autant y apposer une caresse, non, juste une main posée, protectrice pour que les mauvais songes ne l'atteignent pas. De toute manière, ici, loin du temps, rien ne pouvait l'atteindre.

    - Promis, on en aura un mais y s'ra moins confortable que celui dans ton Palais, Prêtresse !

Il se laissa rire légèrement, fier de sa petite pique sans réel fondement, mais qui saurait amuser la Douce il le savait. Lui faire noter que même si leurs mondes étaient éloignés ils trouvaient de quoi se rapprocher. Une couche, oui, bel espoir. Il ne put que sourire à cette idée qu'elle remettait là, s'imaginant déjà la place qu'il prendrait, et le reste aussi... un meuble pour y ranger quelques vêtements par exemple... Oui, il avait du pain sur la planche. Il se retourna alors vers son visage, ayant vogué jusqu'à ses pieds nus et certainement gelés, prêt à y poser une main comme autrefois pour les réchauffer quand elle l'appela.

    - Hum ?

Lui dit-il tout en tournant la tête vers elle, pour entendre son murmure, puis vint la phrase, explicative. Et sur ces mots soufflés dans cette langue, il put apercevoir les paupières de la douce se refermer et un soupire serein s'échapper de ses lippes, lent et agréable. Pourtant lui restait les yeux grands ouverts, immobile avec cette main tendue vers pieds de la Douce endormie. "Evan.. veut dire..." Abasourdi, étonné aussi tant il ne s'attendait pas à cela. Pas le fait d'apprendre ce terme en cette langue non, mais que la jeune femme lui fasse part de ces sentiments de la sorte. Qu'une personne ressente cela pour lui, une personne qu'il appréciait; Qu'il admirait aussi en un sens... IL se mit alors à réfléchir, désormais seul en portant cette douce enfant assoupie. "Sothvadi..." Que ressentait-il, lui, au fond ?Oh cette personne, cette perfection de la nature il la désirait oui, comme jamais il n'en avait voulu une et pourtant il ne l'avait qu'effleurée.. Car ce n'était pas que cela qu'il voulait d'elle ; Il y avait sa présence apaisante, ces rêves entraînants, cette confiance rassurante, cet émerveillement fabuleux, ce regard brisant tous les remparts, cette bonté sans limite.. Elle l'avait touché en plein cœur, oui. Un dernier regard vers son nez, vers ses yeux clos, ces lèvres. Il se pencha pour y poser les siennes alors, délicatement, avant de lui couvrir les pieds un peu plus. Puis il se leva, la portant comme la Prêtresse qu'elle était.

Il traversait les terres, protégeant sa Douce du froid jusqu'au Palais dans lequel il pénétra sans concession, aucune. Le regard des gardes ? Il s'en fichait. L'étonnement des servantes ? Rien à foutre non plus. Il avançait jusqu'au bout du palais où il savait que les Prêtresses vivaient. Jusqu'à l'endroit où Eirwen passait ses nuits, loin de lui... Il la déposa dans ce grand lit entouré de rideaux blancs, la couvrait avec tendresse avant de s'asseoir au bord du lit sans cesser de la regarder. De longues minutes. Un soupir.

Il se leva alors en direction du mur, usant de ses capacités pour prendre l'eau d'un vase non loin et la plaquer contre ses mains. Lentement alors il s'était approché dur mur sans un bruit, face au lit où la Prêtresse s'était endormie. En comprimant le liquide il commençait à gratter le mur lentement, pour que cela ne trouble pas son sommeil qu'elle méritait. Il resta là ainsi, à s'affairer devant ce mur durant plusieurs heures jusqu'au beau milieu de la nuit où il disparut alors.

Au petit matin la Prêtresse allait pouvoir voir sur ce mur, quelques traits qui n'étaient pas là le jour précédent...



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Message Re: [Début Juillet 550] Tromper l'ennui [PV Andhrimnir]   Mar 20 Sep - 22:11

La dernière chose dont elle se souvint, se fut la promesse qu'il lui fit concernant le lit. Oui, elle espérait qu'un jour elle aurait la joie de pouvoir s'endormir contre le corps de l'Immortel, ailleurs que sur cette pierre. Sentir la chaleur de son corps contre le sien, pouvoir s'y lover et s'apaiser à son contact, se laisser aller à discuter, certaine de trouver là une oreille attentive pour y partager ses doutes et ses craintes. Mais pas que. Y avoir des éclats des rires, des confessions ou encore avoir la sensation de suspendre le cours du temps en vivant des moments qui n'appartiendraient qu'à eux.

Alors la Douce sombra non pas dans les bras de Morphée, mais bel et bien dans ceux d'Heidrun, et nul doute qu'elle préférait de loin ces bras ci. Etait-ce la caresse d'un baiser qu'elle venait de ressentir là? Probablement. Rêve ou réalité? Elle ne le savait. En réponse à cela? Un doux soupir ainsi qu'un léger sourire. Pourtant elle continuait à dormir à poings fermés, nullement consciente de l'état dans lequel elle venait de plonger le Guerrier Sacré. Elle ne put que frémir en sentant la fraîcheur des contrées Asgardiennes. La seconde suivante, cette sensation fut rapidement oubliée, car à nouveau la Prêtresse se lovait contre la chaleur bienfaisante du corps de son aimé.

La dernière chose qu'elle crut percevoir, fut le moment où son dos entra en contact avec le moelleux de son lit. Déjà la jeune femme se tournait sur le côté, adoptant une position fœtale, tandis qu'un bras venait se nicher sous l'oreiller en duvet. Quelques mèches de sa longue chevelure immaculée glissèrent lentement sur sa joue. En cet instant, le visage de la Douce était calme, apaisé, à des kilomètres des craintes et des angoisses qui étaient son lot quotidien depuis que Pandore avait prit possession de son corps.

Un feu brûlait dans l'âtre, diffusant sa bienfaisante chaleur sous le crépitement des bûches. Une grosse malle en bois et finement travaillée trônait au pied du lit. Dans un coin de la pièce, un paravent, par dessus lequel reposait une fine chemise abandonnée là. Le lit était paré quant à lui d'épaisses fourrures. Le sol de la pièce était jonché de quelques peaux. Sur un épais rondin de bois servant de chevet, reposait un petit dragon en métal, souvenir du premier entrainement d'une enfant perdue avec le guerrier qu'elle considérait comme un héros. Dans l'autre angle de la pièce, près de la cheminée, se trouvait un bureau où reposaient pèle-mêle divers parchemins, ainsi qu'un grand perchoir, vide, sans nul doute destiné aux corbeaux.

L'Immortel venait de pénétrer dans le refuge de sa Panthère Blanche. L'innocente et insouciante créature n'avait nullement conscience du trouble qu'elle avait causé dans l'esprit d'Andhrimnir, continuant à dormir à poings fermés du sommeil du Juste. Pourtant à l'aube, elle s'éveilla en sursaut. Le souffle court et saccadé. Déjà, elle pouvait sentir à nouveau l'emprise de la marionnettiste sur elle, son corps redevenant cette prison qui était la sienne depuis quelques jours. Intérieurement, la petite princesse s'était repliée sur elle-même. Elle voulait redevenir maîtresse d'elle-même mais en était parfaitement incapable.

* J'espère que tu as profité de ces quelques heures en sa compagnie.*

Lentement, son corps se redressa dans son lit, une main glissant dans sa blanche chevelure, alors que les iris ambrées se portèrent sur le mur en face du lit. Rêvait-elle? Non il y avait bien des symboles qui lui étaient inconnus qui ornaient celui-ci, alors qu'ils ne s'y trouvaient pas la veille. Intriguée, la voilà qui se lève pour observer l'ouvrage.

* Hé petite princesse. Qu'est-ce que c'est que ça?*

Comme tirée de sa torpeur, la Demoiselle observa ces signes d'un autre temps, alors qu'au même moment elle sentit son cœur se serrer contre sa poitrine, venant y porter une main, alors qu'elle murmurait.

* Evan... Cela veut dire aimer.*

Oh, elle comprenait parfaitement ce que cela voulait dire. Sans que la marionnettiste ne puisse parvenir à l'en empêcher, les doigts d'Eirwen vinrent effleurer les symboles draconiques qui ornaient son mur. Il avait compris. Ses sentiments étaient partagés. Oh bien sûr, elle se sentait heureuse, mais en cet instant, elle songeait simplement au mal qu'elle allait faire à Nu, car elle savait pertinemment que des moments comme ils en avaient vécu la veille, n'auraient plus lieu. Alors, lentement, elle se laissa glisser à terre, en pleurs. Mais déjà, Pandore reprenait possession de son corps.

* J'espère que tu as bien profité de ces instants en sa compagnie. Car plus jamais cela ne se reproduira. Jamais tu m'entends? Tu en as ma parole.*

Oh oui, cela elle y veillerait personnellement.

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[Début Juillet 550] Tromper l'ennui [PV Andhrimnir]
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