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 [10 juillet 550] Foyer, doux foyer (Esther-Orion)

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Message [10 juillet 550] Foyer, doux foyer (Esther-Orion)   Dim 19 Juin - 18:34
J'avais pris quelques jours pour renter au Sanctuaire, malgré ma hâte initiale. Ce laps de temps m'avait été nécessaire pour apprivoiser mes nouveaux pouvoirs, et découvrir l'homme que j'étais devenu grâce à l'aide de Denahi.
Un peu de méditation, d'entrainement personnel et me voici prêt enfin à retourner chez moi, fort d'une nouvelle volonté et d'une rédemption réussie. Un nouveau chevalier d'or ne ferait pas de mal aux effectifs du Sanctuaire, et il me tardait de savoir si mes compagnons d'armes étaient parvenus à endiguer l'assaut dont nous avions été avertis à Jamir. Quand étais-ce déjà ? Une éternité pour moi, quelques jours pour les autres.
Approchant du Sanctuaire, je me décidais à poser pied à Rodorio, dont l'état serait significatif des dommages subis. Fort heureusement, je constatais bien vite que mes inquiétudes étaient infondés.
Ma Cloth box sur le dos, je pris quelques instants pour observer le paisible village, du haut d'un promontoire rocheux. Le vent soufflait à mes oreilles et me portait les rires et les harangues des commerçants. Mais le sourire dessiné sur mon visage radieux, laissa rapidement place à une certaine gravité. Accroupi jusqu'alors, je me relevais lentement et laissais mes perceptions cernaient la position de l'intrus. On m'observait et le cosmos de l'inconnu n'avait rien d'un saint. Décidé à lui révéler mon intuition, je lançais d'une voix forte.

Inutile de te cacher, je sais que tu es là.

Délaissant l'apaisante vision du village blanc, je me retournais pour chercher du regard l'importun. Allais-je devoir combattre dès les premiers instants de mon retour ? L'idée ne me chagrinait certes pas, mais j'avais hâte de faire mon rapport à Bélisaire, et plus encore de retrouver enfin Satine. La malheureuse devait se poser mille questions, et je me doutais déjà que je risquais de prendre une belle gifle. Or, je ne voulais retarder ce "plaisir" pour rien au monde.
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Message Re: [10 juillet 550] Foyer, doux foyer (Esther-Orion)   Ven 24 Juin - 13:36
Faire virevolter sa projection astrale dans toutes les étendues autour du Sanctuaire. Une mobilité qui n'avait d'autres fonctions que d'occuper son esprit facilement ennuyé, car il ne suffisait que de se concentrer sur ses sens pour percevoir les arrivées et départs alentours. En l'occurrence, un cosmos de grande envergure intégrait son champs de perception, et il venait de contrées indéfinies. Suivant sa trace, la petite Tarentule devait se retrouver dans une cité d'où elle avait déjà observé d'autres Saints, ceux-là même qui étaient revenus d'une mission éprouvante. Ici, le Saint était loin de leur mine déconfite, mais on ne pouvait non plus spéculer de la nature de sa mission, s'il en revenait. Pour le moment, rien ne convergeait en ce sens.

Tenue dans l'environnement direct du Saint, elle avait pu l'épier depuis son arrivée et durant un certain temps sans être remarquée de lui. Qu'il se pose en un endroit donné – dans une espèce de méditation en communion avec le paysage – ouvrait des possibilités qu'Esther ne tarderait pas à saisir. Aussi devait-elle incarner son cosmos dans l'enveloppe charnelle d'un simple paysan. Qu'elle se rapproche de la position du chevalier, elle s'occupait de révéler lentement son cosmos une fois arrivée à une certaine distance de lui. Son cosmos, comme tous les cosmos, n'avait aucune odeur. En effet, il était impossible de déterminer l'allégeance d'un chevalier sur cette seule base. L'homme en face de lui allait devoir chercher l'information dans les mots plutôt que par ces moyens détournés qu'elle même serait bien impuissante à invoquer. Par ailleurs, elle allait jouer sa mascarade en ce sens.

L'homme parasité était d'une bonne trentaine d'années, les traits durs, visiblement creusés par le travail de la terre. Les habits de fortune, il n'appartenait pas à la haute classe du village. Probablement l'un des plus démunis. Et on pouvait lire sur son visage une certaine haine à la vue du chevalier.

-Cette énergie dans vos veines... la même que la leur... ceux-là même qui m'ont pris ma fille... ma femme... Et cette nonchalance que vous affichez... Comment osez-vous  ? Je ne le pardonnerai jamais...

La teneur de son cosmos montrait qu'il n'avait pas les moyens de sa politique. S'ils devaient se battre, le résultat ne ferait aucun doute. Cela ne demanderait nul effort au Saint pour neutraliser l'homme sur son chemin.

Citation :
Emplacement du vrai corps : Dédale de chair > Crocs destructeurs > maisonnée d'Esther.





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Message Re: [10 juillet 550] Foyer, doux foyer (Esther-Orion)   Ven 24 Juin - 16:38
Quelle apparition bien étrange !
Un pauvre bougre, à l'allure dépenaillé et à la démarche hésitante s'avança vers moi avant de m'agresser verbalement. D'une petite trentaine, le malheureux semblait affligé d'évènements récents, qui m'interpellèrent. Je ne lui voulais aucun mal, ce qui m'intima de lever les mains en guise d'apaisement.

Du calme, messire. Je viens tout juste de rentrer d'une longue mission et je n'ai rien à voir avec le drame qui vous afflige. Pourriez-vous m'en dire davantage sur les hommes qui ont enlever les vôtres ?

Une description physique s'imposait pour que je comprenne la situation. En tant que chevalier d'or, je pouvais probablement l'aider, mais si des enlèvements avaient bel et bien lieu à Rodorio, je devais avant tout en informer le grand Pope.
Le cosmos masqué pour ne pas l'effrayer, je m'étonnais tout de même d'apprendre que ce brave paysan était capable de ressentir de telles énergies. Même pour les habitants du village blanc, habitués à la fréquentation des Saints et des apprentis, une telle perception était réellement... surprenante.

Êtes-vous originaire de Rodorio ? D'autres enlèvements ont-ils eu lieu au village ?

L'oeil perçant, j'observais l'homme avec attention. Je devais avant tout apaiser sa colère, de crainte qu'il ne m'attaque. Non que je craignais le conflit, mais cela n'arrangerait rien.
Vraiment, quelle situation étrange. J'espérais qu'aucun évènement grave n'allait être engendrer par cette rencontre. Tout en faisant montre d'une attitude aimable, je demeurais donc prudent. Dans le cas où sa colère le pousserait à la faute, ou si ses assaillants restaient sur sa trace.
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Message Re: [10 juillet 550] Foyer, doux foyer (Esther-Orion)   Ven 24 Juin - 17:22
Bouillonnant de rage, l'anonyme résorbe toutefois son agressivité en réponse à la réaction de son interlocuteur. Selon toute vraisemblance, il avait attendu de sa part une attitude toute autre ; le prétexte à ce qui aurait dû être son suicide. Alors quoi, n'était-il pas des leurs ? Les fléaux à l'origine de son désespoir allaient-ils simplement lui échapper à jamais ? S'il s'était approché de cet étranger avec la ferme intention de mettre un terme à sa souffrance, ce dernier lui donnait à l'inverse matière à libérer un palier supplémentaire dans sa descente aux enfers. L'abattement ne se trouvait plus très loin, et cela se retrouvait dans son regard partagé entre une colère sourde et un sentiment d'impuissance où la peur se confondait dans la tristesse. Immobile, ses affects rendaient difficile de simplement anime sa mâchoire pour répondre au maladroit.

-Enlevés ? Vous n'y êtes pas... Vous n'y comprenez rien... Ils sont venus et ne se sont embarrassés d'aucun poids mort... Ils avaient le malheur d'être sur leur chemin. Quand je suis revenu... Seigneur...

Sa main tremblotante vient tenir son visage empêtré dans une grimace terrible. De toute évidence, des réminiscences emportaient son attention à l'instant, si bien que les mots suivants de son interlocuteur semblaient ne pas lui parvenir.

-Je les ai perdus... Je les ai perdus...

Sur ces mots, ses genoux s'effondrent au sol. Sa paume vient presser puissamment son front alors même qu'il prenait sur lui pour étouffer ses larmes, sans grand succès. Mais s'il partait pour perdre toute volonté de vivre, soudain l'étincelle jaillissait de nouveau du fond de ses prunelles jusqu'à attiser un brasier. Sa voix est rauque, voire gutturale. Des airs de grognements dans ses mots, qui portaient chacun une charge de haine qu'aucun ne pouvait évaluer.

-Tous... Ces espèces de déchets... ces pourritures... Je le jure... Je jure de leur faire payer... Qu'ils crèvent... Je les tuerai... tous...




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Dernière édition par Esther le Sam 23 Juil - 11:27, édité 1 fois
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Message Re: [10 juillet 550] Foyer, doux foyer (Esther-Orion)   Mar 28 Juin - 19:41
J'observais le spectacle de cette terrible détresse, silencieux.
Que pouvais-je faire pour le soulager ? Rien. Hormis l'apaiser par la mort, ce dont je me refusais aujourd'hui. Ainsi donc des envahisseurs avaient eu l'audace de tuer des villageois de Rodorio... La nouvelle n'était pas à prendre à la légère.
J'écoutais donc chacun de ses mots, avant de prendre ma décision.
Lentement, tel une brume invisible mais douce et apaisante mon aura s'éleva pour tenter de calmer son mal. Pauvre homme... Il avait tout perdu, mais je pouvais peut être encore lui apporter un semblant de réconfort.

Vous ne pourrez pas vous vengez. Non seulement cela ne ramènera pas vos proches, mais vous vous feriez tuer. Toutefois, je vous promets de le faire à votre place. Je retrouverais ces hommes et je leur ferais payer leur crime.

Pour appuyer mes dires, je déployais un peu plus mon aura jusqu'à laisser apparaitre deux magnifiques ailes dorées dans mon dos. Le visage serein, j'essayais de calmer l'inconnu qui semblait réagir de plus en plus étrangement.

Vos proches ne voudraient pas que vous sacrifiez votre vie en vain. Vivez. Tel est le dernier présent que vous pouvez leur faire, car tant que votre mémoire perdure, vos défunts ne sombreront jamais dans l'oubli.

Car tel était le pire châtiment a infliger aux morts : leur laisser entrevoir la détresse des êtres chers qui leur survivent. Pour avoir été juge des enfers, j'en savais quelque chose.

Depuis quand ces hommes sont-ils partis ? A quoi ressemblaient-ils ?
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Message Re: [10 juillet 550] Foyer, doux foyer (Esther-Orion)   Mer 29 Juin - 2:53
Prisonnier de ses affects, la toile de sa conscience perd toute fenêtre sur son environnement extérieur. Un abysse se creuse dans sa psyché et menace de le dévorer ; si bien qu'il se sentait perdre le contrôle sur lui-même. Cependant, cette agonie émotionnelle devait se rompre – ou tout du moins s'atténuer – sous l'influence d'un interlocuteur qu'il avait déjà égaré de son champ de perception. Ses yeux se lèvent vers le chevalier, une aura invisible donnant à ses mots un air attractif. Aussi était-il naturel que le villageois soit ramené à son impuissance. En effet, il était au devant d'ennemis le surpassant, au point de ne lui laisser nulle chance de mener à bien sa vengeance. Les affronter de front n'aurait aucun sens, en cela qu'il ne resterait rien de sa colère. La justice ne serait pas rendue. Cruellement, un vide serait laissé, et ce vide suivrait l'oubli. Le chevalier devant lui rappelait là une réalité crue mais ô combien appropriée pour réprimer son élan de rage.

Si ses prunelles s'éteignent un bref instant, prises d'une mélancolie prévisible, sa vivacité devait revenir devant la proposition de son vis-à-vis. Une brèche s'ouvrait dans un mur sans fin. Cet espoir se retrouvait dans son regard hébété. Inconnus qu'ils étaient, il se proposait de porter sa vengeance ? Pouvait-il le croire sur parole ? N'était-ce pas qu'une remarque jetée en l'air ? Pour s'en assurer, il réprimait ses démons dans l'optique de se focaliser sur l'expression du chevalier. Du moins, telle était son intention, jusqu'à ce que des ailes de lumières captent – à juste titre – toute son attention. Mais les circonstances présentes ne prêtaient pas à une admiration béate, ce qui se devinait dans le peu de place laissé à la surprise sur son visage.

Silencieux, il le laissait aller au bout de sa pensée, avant de laisser traîner un temps relativement long où la campagne chantait sa complainte monotone. Durant ce laps de temps, ses pupilles se perdaient dans le vide, songeur. Dans une moindre mesure, il était parvenu à retrouver son calme.

-Cela remonte à plusieurs jours maintenant. Je ne me souviens que d'un visage. Celui de cet homme toisant leur cadavre... Je ne suis pas près de l'oublier...

À la pensée de cette scène terrible, l'homme réprimait une moue d’écœurement. Le dégoût de la lâcheté de cet assassin d'une part ; le dégoût de sa propre impuissance au moment fatidique d'autre part.

-Son apparence était celle d'un jeune adulte... Sa peau était de cendres... Il reposait sur une monture et quand nos regards se sont croisés... une vision cauchemardesque m'a emporté...

Se relevant, l'homme reprenait lentement contenance. Son attitude se faisait plus franche. Son regard rejoignait celui de son vis-à-vis et se mettait à son niveau. Nul sentiment d'infériorité ou de supériorité. Il était pour lui naturel de s'adresser au chevalier en égal, et aucune étiquette n'allait refréner son élan de méfiance. Une seule question trottait dans son esprit : l'homme en face de lui méritait-il sa confiance ?

-Vous prétendez porter ma vengeance ? Et comment pourrais-je vous croire ?




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Message Re: [10 juillet 550] Foyer, doux foyer (Esther-Orion)   Lun 4 Juil - 13:25
C'est avec satisfaction et soulagement que je vis les effets de mon cosmos se produire sur ce malheureux.
Désormais plus calme, à défaut d'être rassuré ou réellement consolé, une chose bien entendu impossible vu la tragédie qui l'avait accablée, le villageois me donna une vague description de celui à qui il devait son malheur.
A première vue, tout portait à croire que l'assaillant soit un Berzeker, probablement haut placé. Une information à prendre avec des pincettes, tant je ne pouvais avoir aucune certitude sans davantage d’informations. Toutefois, c'était un bon point de départ pour faire un rapport au Grand Pope.
Me tirant de mes réflexions, le villageois fit une nouvelle fois preuve de véhémence à mon égard, doutant de ma compétence à l'aider, malgré une première preuve de mes capacités. C'était tout de même étrange que malgré sa douleur, cet homme ne soit pas en mesure d'accepter une promesse d'espoir. Je comprenais son émoi, mais sa colère était particulièrement mal placée.
Je ne lui en tins pas rigueur pour autant, et tachais de l'apaiser une fois encore.

Vous n'avez rien à perdre à me croire. De tels criminels payent toujours leurs méfaits, et croyez-moi je ne parle pas au hasard. Si de tels individus possèdent des forces terribles, d'autres comme moi sont parés de dons capables de protéger ou de venger les innocents.

Mon statut de chevalier m’interdisait d'en dire davantage. Et de toute manière, lui parler d'Athéna ne pouvait que le replonger dans une possible fureur. Je me décidais à lui donner un dernier conseil.

Il est temps de passer des paroles aux actes. Regagnez Rodorio et demandez l'aider d'autres villageois si votre solitude vous pèse trop. Il ne faut pas rester seul avec des pensées comme les vôtres. Priez et attendez... Mais surtout reprenez la trame de votre vie. Car même si je vous apporte la tête de ce meurtrier, votre deuil sera nécessaire. Là où elles sont, plus personne ne peut leur faire de mal.

Empreint de compassion, j'adressais un dernier regard à ce malheureux que j'espérais avoir un peu aider. Désireux de tenir ma promesse, je me détournais pour prendre la route du Sanctuaire. Il fallait impérativement que j'informe le Grand Pope de la situation à Rodorio.
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Orion se dirige vers le Sanctuaire sauf si interposition.
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Message Re: [10 juillet 550] Foyer, doux foyer (Esther-Orion)   Lun 4 Juil - 23:30
S'il avait douté un instant de l'élan de générosité de cet étranger dont il ignorait jusqu'au nom, ce qu'il montrait était évocateur de son fond de penser : authentique. En effet, le veuf ne voyait nul artifice dans ses paroles, de sorte que son regard d'une saine méfiance se changeait en un éclat moins ferme, plus vacillant. Cet altruisme ne faisait pas grand sens, ou en tout cas contrastait profondément avec ce que la guerre lui avait fait voir. Aussi est-il laissé à un sentiment où la haine, la peur et la tristesse devaient se dissiper dans un moment de flottement. Enfin, le villageois considérait l'homme devant lui pour ce qu'il pouvait être, un espoir. Et il n'était guère étonnant qu'il exprime une certaine détresse tandis que ce dernier s'apprêtait à s'en aller de manière abrupte. Cela se retrouvait dans un haussement de ton non pas autoritaire mais inquiet de le voir partir sans avoir obtenu au moins une information personnelle de lui.

-Attendez ! Donnez-moi au moins votre nom !

En l'état, son expression ne traduisait plus la défiance – pas même le doute – et virait presque en une imprudence trop brusquement laissée. Visiblement, il trouvait plus de réconfort à l'idée de revoir le potentiel bras armé de sa vengeance plutôt que de vagues connaissances qui ignoraient tout de sa douleur et en cela, ne le comprendraient jamais suffisamment. Des relations de surface ne suffiraient pas comme baume à la plaie affligeant son âme. Le visage pâle, inquiet de perdre la nouvelle et dernière entité liée à son malheur, il devait délivrer une ultime requête, qui pouvait apparaître comme le caprice d'un homme désespéré de ne pas perdre l'unique attache le retenant de l'abysse.

-Je n'ai pas de mot pour exprimer ma reconnaissance... Je ne suis personne et pourtant... votre promesse de porter mon fardeau... Mais elles ont été... elles sont ma famille. Il est bien quelque chose que je puisse faire... n'importe quoi...

Sur ces paroles, son cosmos irradiait d'une détermination certaine, quoique chancelante. Il allait lui falloir du temps pour la consolider et redevenir une personne complète. En attendant, il était bien obligé de s'en remettre à ce chevalier mystérieux, à qui il confiait son propre nom.

-Je me nomme Antoine. Je prie pour que nos routes se rencontrent de nouveau.




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Message Re: [10 juillet 550] Foyer, doux foyer (Esther-Orion)   Mar 5 Juil - 13:26
Un grand sourire s'épanouit sur mon visage en observant le changement de comportement du villageois. C'était un bon début, surtout pour un homme possédant mon passé.
Je haussais un sourcil en entendant la supplique de mon interlocuteur. Certes, je ne voyais nul mal à lui donner mon nom, mais j'aurais préférer être modeste.

Orion, je m'appelle Orion. Enchanté Antoine.

J'inclinais la tête pour appuyer mon salut, sans pour autant détourner mon regard.
Je comprenais sans mal-être et son désir ardent de trouver un but à sa vie, sn besoin d'agir malgré tout. Mais le problème n'était pas si simple. Vivre serait déjà une difficile épreuve pour ce pauvre hère à l'âme brisée.

Réfléchissez Antoine. Qu'auraient-elles voulu ?

Je laissais quelques secondes au pauvre homme pour saisir le sens de ma question et en tirer ses propres conclusions, avant d'enchainer.

Si vous tenez vraiment à faire quelque chose, alors trouvez la force d'apporter du réconfort aux autres survivants qui partagent votre malheur. Si des villageois de Rodorio ont perdus également leurs familles, allez à eux et écoutez-les, offrez leur votre soutien et votre force. Ce sera là le plus beau geste que vous pourriez avoir.

Et je pensais chacun de mes mots, tant je savais que parfois une simple présence suffisait à redonner l'espoir. La solitude ne pouvait mener qu'au chaos, à la violence et à la haine. Par cette humble échange, ne venais-je pas d'en apporter la preuve ? Personne, pas même un chevalier d'or, ne pouvait redonner la vie aux défunts. Mais à défaut, nous pouvions redonner la lumière du coeur aux victimes survivantes. Ainsi la compassion d'Athéna s'exprimait à travers nous.

Je suis certain que ce sera le cas, Antoine. Je reviendrais vers vous.

D'un geste de la main, je saluais le malheureux et me détournait, déjà pris dans de nombreuses réflexions sur ces révélations.
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Message Re: [10 juillet 550] Foyer, doux foyer (Esther-Orion)   Mer 6 Juil - 19:02
La silhouette d'Orion s'éloigne, s'estompe puis disparaît dans l'horizon. Les minutes filent sans qu'Antoine ne bouge ne serait-ce qu'un peu. Pourtant, une variation progressive dans son expression, de plus en plus insipide là où une profonde émotion tiraillait ses traits devant son interlocuteur altruiste. Soudain, un filet de sang s'échappe de ses narines. Une réaction de rejet, manifestement ; signe que le propriétaire véritable de cette enveloppe charnelle luttait de toute son âme pour faire entendre à l'usurpatrice le timbre de rage de sa voix désespérée. Au moins cette émotion n'avait-elle pas été feinte, en cela qu'Esther l'avait emprunté à ce corps. S'essuyant du dos de la main le liquide carmin glissant sur ses lèvres, la Tarentule ressentait toujours une surprise au constat de la force mentale de certains individus ; qui plus est, sans grand talent apparent. En effet, la grande majorité ployaient sous le joug de son emprise mentale, incapables de seulement se rendre compte du dommage causé.

Ses iris marrons se relèvent vers le village d'où il est venu. Qu'il se mette en marche, son faciès entretenait une froideur prompte à lui donner une aura malsaine. Bien malgré la volonté de l'usurpatrice, l'homme dégageait une forte envie de meurtre, si bien que certains animaux perceptifs s'éloignaient non pas avec nonchalance mais détalaient emportés par une frayeur momentanée. Finalement, il arrivait devant sa maisonnée. Le soleil se couchait, de sorte à donner au ciel une trame bleue orangée. Qu'il entre à l'intérieur, la pièce était sombre. Cependant, une odeur métallique attirait l'attention sur des objets inanimés. Des cadavres. Ceux d'une femme en fin de trentaine et de ce qui devait être sa fille, jeune d'une dizaine d'années. Leurs figures laissaient trace de la douleur et de la stupeur ayant été la leur au moment du meurtre. De manière évidente, l'action avait été des plus glaçantes, et c'était le plus froidement du monde que l'homme toisait la dépouille de sa famille.

Au moment de prendre sa fille dans ses bras, remarquer une tâche de sang sur la manche de sa chemise. L'image du meurtre lui vient comme une violente réminiscence, venant meurtrir non pas l'Araignée à l'origine de cette scène macabre, mais le père tapi dans les soubassements de sa conscience. Les corps étaient transportés à l'extérieur, et tandis qu'il creusait leur tombe, une larme venait glisser sur sa joue. Cette fois, s'essuyer n’entachait que davantage sa figure d'une marque de sang, via ses mains sanguinolentes d'avoir ainsi porté les malheureuses égorgées. Selon toute vraisemblance, le méfait était récent. Il fallait dire que l'échange entre l'anonyme et le Saint n'avait pas été des plus longs.

Peu importe, ce sacrifice pouvait toujours porter des fruits, ce qui justifiait que la Tarentule ne s'affaire pas à exécuter sommairement ce dernier témoin. Au lieu de ça, après lui avoir fait creuser deux stigmates supplémentaires sur cette terre d'injustices, éprouver encore plus son esprit, au point d'y laisser des séquelles irréversibles. À partir de maintenant, Antoine n'était plus qu'une personne amnésique, mené malgré lui vers des terres jusqu'alors jamais foulées. L'avenir dirait son destin.




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