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 [Avril 550]Entre larmes et pluie [Entrainement - Solo]

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Message [Avril 550]Entre larmes et pluie [Entrainement - Solo]   Lun 20 Juin - 1:00
Les nuages ne disparaissent pas, ils se transforment en pluie.
B.
Un coin isolé. Voilà où cette journée débutait, dans un lieu qui ne semblait connaitre que vide et désolation. Pourtant non loin du Sanctuaire et de son temple, c’était là-bas que Râhi s’était réfugié pour la nuit. Étrangement, il n’était pas resté dans la maison de la vierge. Cela arrivait parfois, même pour un rat tel que lui. Cette envie de s’enfuir, de se perdre dans un endroit où personne ne serait apte à le trouver. Rire silencieux. Triste ironie. Quoi qu’il se produise, personne ne viendrait à lui, jamais. La peur de la bizarrerie, de la froideur, mais également de ce contact, de la trahison. Cette angoisse de connaitre le désespoir de retrouver le vide après avoir connu la chaleur. C’est pour cela qu’il évitait, qu’il fuyait même la moindre proximité humaine, la rejetant un peu plus chaque jour. Il avait parfois cette sensation d’étouffer lorsqu’il était dans son domaine, si bien qu’il n’avait plus d’autre choix que de sortir, de retrouver un lieu semblable à celui qui avait connu sa première grande déception : cette terre poussiéreuse et sans vie où il s’était réveillé seul, abandonné.

C’était suite à l’un de ses moments perturbants que Râhi avait passé la nuit dehors, sur cette terre. Incapable de dormir, il avait simplement attendu, attendu que le temps passe tandis qu’il était en proie à ses démons. Des images, toujours les mêmes, ces fantômes du passé défilaient dans son esprit. Des visions troubles, des personnes sans visages, aux allures toujours plus effrayantes. Impossible de trouver le repos. Les yeux cernés de noir, il leva la tête en direction du ciel. Des nuages noirs, autant que semblait l’être son âme, c’est ce que pensait le jeune homme. Aussi, quelques gouttes de pluies fines commençaient à perler sur le sol. Ploc, ploc. Un son qui résonnait dans ses oreilles, comme ultime solution au silence qu’il avait lui-même instauré.

Cœur meurtri caché sous une épaisse couche de glace. Sentiment de perte. Un vide. Quelque chose manquait. Rien ne semblait l’atteindre, mais Râhi était instabilité, fragilité, peur et haine à la fois. Quelque chose n’allait pas chez lui, il le savait, mais était incapable d’agir. De ce fait, son esprit était d’une faiblesse extrême, manipulé par les fantômes du passé qui le hantait encore, dix-huit ans plus tard. Peur, parce qu’il était terrorisé par le contact, par les autres, par lui-même. Et puis venait la haine. Non pas la haine des autres, malgré ce qu’il laissait croire. Non, Râhi développait une haine envers lui-même, envers l’être qu’il était, envers ses actions mais également envers sa propre existence, tout simplement.

Un nouveau regard vers le ciel assombrit, puis il se leva. La pluie tombait désormais à flots, mais il lui faillait avancer. Un pas, puis un deuxième. Râhi sorti de sa cachette. Il était déjà allé bien trop loin dans ses mensonges. Oui, il allait devoir continuer à avancer.
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Message Re: [Avril 550]Entre larmes et pluie [Entrainement - Solo]   Mer 22 Juin - 22:50

Deux choix s’offraient désormais à lui. Le premier était de reprendre la direction du Sanctuaire. La décision qui serait probablement la plus sage, mais qui ne l’enchantait guère. Retourner là-bas, revoir ces visages aux allures méprisantes, c’était une chose dont il n’avait aucune envie actuellement. Devoir faire semblant, user de ce masque, cela le fatiguait assurément. De plus en plus, le poids des années se faisaient ressentir et le jeune homme se demandait parfois ce qu’il faisait encore là-bas, au Sanctuaire, en Grèce, dans ce monde.

Un soupir. Tout cela à cause d’une simple dette, celle qu’il s’était ancrée dans la tête suite à sa venue dans le domaine d’Athéna. Tout cela parce que, alors qu’il était seul, plongé dans le désespoir et qu’il s’était enfin décidé la vie qui lui restait s’échappé, un inconnu l’avait récupéré et porté jusqu’à sa demeure. Une personne dont il n’avait jamais vu l’expression, ni même l’apparence. Tout simplement une personne liée à ce lieu. Quelqu’un qui lui avait donné une seconde chance, à lui, l’erreur.

Le second choix se portait vers l’horizon. Une destination inconnue, pas forcément très éloignée du Sanctuaire puisqu’il avait des engagements et devait être capable de s’y rendre rapidement, mais il s’agissait néanmoins de la direction opposée. Le blond fixait alors cette ligne imaginaire, n’ayant aucune idée de ce qui l’attendrait là-bas. Mais au final, était-ce seulement d’une quelconque importance ? Depuis déjà de longues années, Râhi estimait ne plus avoir de droit, de plus avoir de choix. Bien entendu, il se voilait la face. Le choix était une caractéristique propre à l’être humain, tout comme l’était la faiblesse. Seulement, il ne voulait pas l’admettre, car admettre ce fait signifierait admettre que sa vie avait possiblement un sens, qu’une raison se cachait derrière son existence, qu’il n’était pas une erreur.

Ainsi, peu importait la destination. Il laisserait le hasard, ou plutôt ce maudit destin, décider pour lui. Le destin, parlons-en, de cette appellation imaginaire créée afin de voir un sens dans chaque acte d’une vie. Ce destin méprisable qui se fichait royalement de lui. Peu importe qui en est le créateur. Que ce soit l’œuvre d’un Dieu, ou celui d’un humain, tout ça ne changeait rien. Absolument rien. Râhi ferma alors les yeux et se laissa guider au gré d’une fine brise qui semblait entrer dans une danse enivrante avec sa chevelure presque blanche. Ce souffle avait décidé pour lui, il irait dans la direction opposée, celle où seul l’inconnu et son éternel solitude l’attendait. S’éloigner du Sanctuaire une journée de plus, ce n’était peut-être pas si mal.

C’est alors que débuta la marche. Mouvement lent. Un pied après l’autre, il avançait dans le silence le plus complet. La tranquillité, celle qu’il désirait plus que tout, celle qui ne durait jamais bien longtemps également. Levant la tête en direction du ciel, il eut néanmoins un sourire étrange et dissimulé lorsqu’il remarqua la noirceur des nuages. Une expression presque malsaine en ressortait. Le temps n’était pas encore à l’orage, mais cela n’était qu’une question de temps. Bouger, tout en attendant que la foudre le frappe, c’était une idée pour le moins alléchante, mais ce n’était pas le but aujourd’hui, bien qu’il ne s’opposerait pas à une telle chose. Un jour noir, pour un homme dont la noirceur de l’âme n’était plus à prouver. Tout semblait parfait, en accord avec ce qu’il était. La pluie ne cessait de gagner en intensité, trempant son corps jusqu’aux os, mais cela ne le dérangeait pas non plus. Cette sensation de froid sur sa chair, c’était ce qui le faisait sentir vivant, en quelque sorte. Alors il avancerait, encore et toujours jusqu’à ce qu’il trouve un but, où jusqu’à ce que la mort le prenne. Enfin.
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Message Re: [Avril 550]Entre larmes et pluie [Entrainement - Solo]   Jeu 23 Juin - 0:10

Le jeune homme n’avait aucune idée du temps qu’il avait passé à marcher, probablement deux heures, ou peut-être trois, mais sa démarche était si lente que le nombre de kilomètre parcouru était sans aucun doute dérisoire. Aucune importance, il n’était plus au Sanctuaire, il était seul, profitant de cette pluie comme seule compagne. Il y avait ces nuages noirs également, qui reflétaient parfaitement ses états d’âmes et ce silence qui s’accordait à sa solitude. La terre s’était transformée en une étendue boueuse qui rendait son avancée difficile. Le blond ne comptait plus les fois où il avait été à deux doigts de s’étaler sur cette substance écœurante, tel un moins que rien qu’il était. Il s’arrêta quelques instants, relevant l’un de ses pieds et, voyant cette salissure s’écouler de celui-ci, une mine dégoûtée naquit sur son visage.

Reprenant sa marche, ses pas s’enfonçaient toujours un peu plus dans le sol devenu mou. Il fallait se rendre à l’évidence, Râhi avait un sens de l’équilibre des plus mauvais, et ce n’était qu’une question de temps avant que ce sol répugnant n’ait raison de sa stabilité.

Après quelques minutes passées à se plaindre silencieusement, il leva la tête afin d’observer les alentours. Un claquement de langue, seul l’expression sur sa figure aux yeux dont le bleu semblait tourner au noir à chaque instant trahissait ses sentiments, ses impressions. Un peu plus loin se trouvait ce qui semblait être, aux premiers abords, un bois. Haussant les épaules, ses jambes prirent automatiquement la direction de ce lieu qui n’en serait certainement pas moins boueux. Alors qu’il pénétra ledit bois, il sentit une nouvelle atmosphère se former autour de lui. Quelque chose qui ne lui plaisait guère. Il n’était pourtant pas question de rebrousser chemin. Il ne voulait pas rentrer. Pas encore.

Lentement, une brume s’installa, entourant les arbres de cette poussière blanchâtre qui s’épaississait minutes après minutes. Pourtant, Râhi était resté là, il continuait simplement sa route dans l’attente de quelque chose, une chose que lui-même ignorait. Un choix qu’il ne tarderait pas à regretter. S’il y avait bien une chose dont il fallait se méfier, c’était de la brume et de cette manipulation qu’elle pouvait avoir sur le cerveau d’autrui. Oui, pour certain, la brume représentait un danger presque aussi grand que le combat, et c’était une chose que le blond allait apprendre à ses dépens.

La purée formée par le brouillard donnait à Râhi quelque chose qui s’approchait d’une perte de sens. Incapable de se repérer. L’homme ne savait plus où il était, où il mettait les pieds. Il n’avait pour autant pas abandonner son idée d’exploration. Enfin, exploration était un bien grand mot. En réalité, le garçon se fichait royalement de l’endroit en lui-même. Ce qu’il y voyait, c’était simplement un moyen d’avoir la paix, d’être loin de tout. Grave erreur.

Après quelques minutes de marche, à s’enfoncer dans cette étendue d’arbre, le blond claqua sa langue contre son palais. Un peu plus loin, en hauteur, se dessinait une silhouette dans le brouillard. C’en était terminé de la tranquillité. Il s’approcha néanmoins de cette forme, inconsciemment. Seconde erreur. L’enfant ne savait décidément pas ce qui l’attendait. Il avait fait le mauvais choix, une fois de plus. Le Sanctuaire aurait été une bien meilleure destination.
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Message Re: [Avril 550]Entre larmes et pluie [Entrainement - Solo]   Dim 26 Juin - 20:46

Le don de s’attirer des problèmes. Une capacité que possédait aisément le garçon. Ou plutôt, il était plus exact d’affirmer qu’il cherchait inconsciemment les problèmes. Un moyen comme une autre de signifiait qu’il existait, qu’il était bien et bel vivant malgré tout. Car si un mot pouvait bien définir ce qu’était Râhi, c’était sans aucun doute la complexité. Un être complexe conditionné par ce que l’on pourrait appeler des erreurs de calcul. Il incarnait la contradiction même. En effet, son subconscient lui criait, hurlait de ne pas s’approcher, de fuir, passer son chemin, mais la partie consciente de son cerveau, celle qui respirait la stupidité, lui intimait fortement de rejoindre cette forme un peu plus loin.

Non pas une curiosité, ou peut-être simplement en apparence, car la raison de ce choix était bien conditionné par ce don si particulier qu’avait le jeune homme. Certains pourraient dire qu’il est un homme inconscient, d’autres diraient qu’il est dénué de toute logique. Lui, répondrait simplement qu’il est atteint par la folie, si ça conscience le lui permettait.

C’est ainsi qu’il marcha à tâtons en direction de ce nuage qui se distinguait pertinemment malgré ce brouillard persistant et si fort qu’il semblait avoir la capacité d’enlever le sens de la vue à ceux qui s’y frottaient. Une légère appréhension se lisait sur son visage, étrangement. Pourtant, il ne recula pas. Pas dans l’immédiat.

Arrivé en bas du talus, ses jambes se figèrent brusquement, ne laissant plus au blond le loisir d’avancer. Il était suffisamment proche pour distinguer plus clairement cette silhouette dont il ignorait tout, pour entendre mais aussi pour être entendu. Car Râhi, c’était aussi la provocation. Une provocation presque sans limite qui avait pour but de cacher cet aspect incertain ancré dans son esprit, mais également pour l’isoler toujours un peu plus de toute relation humaine.

Ce qu’il voyait pour le moment était une forme de dos, probablement humaine. D’une taille moyenne, son contour semblait néanmoins fin bien qu’un vêtement long l’empêchait de voir correctement ce détail. Il n’avait cependant aucune idée de la nature de celle-ci, mais que cela soit un home ou une femme, cela n’avait aucune importance. Cette présence était simplement des plus étranges, et rien ne semblait concrètement s’en dégager si ce n’est ce nœud discret qui se formait dans son estomac. Pourtant, Râhi n’y avait pas prêté plus d’attention que cela et avait mis cette gêne sur le compte du brouillard qui déboussolait ses sens.

Il resta ainsi une minute, peut-être deux, à la fixer, comme s’il attendait quelque chose, comme s’il voulait s’assurer que ce n’était pas un quelconque mirage. Puis, il fit un pas. Le seul.

« T’es qui toi ? » Demanda-t-il dans un claquement de langue.

Une simple question. Une question qu’il n’aurait pas dû poser.
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Message Re: [Avril 550]Entre larmes et pluie [Entrainement - Solo]   Dim 26 Juin - 20:54

« T’es qui toi ? »

Un claquement de langue, signe d’énervement momentané en accompagnement de ces quelques mots. Oui, Râhi se sentait étrangement irrité par cette présence, sans réellement comprendre pourquoi. Il en était bien incapable. Cela n’avait pourtant rien d’ordinaire, que la compagnie l’agace. Il était Râhi après tout. Seulement, le contexte dans lequel il se situait actuellement, ce brouillard, le rendait particulièrement nerveux si bien qu’il en regrettait presque d’avoir pris le chemin du bois.

A ces courtes paroles, le blond n’eut nulle autre réponse que le silence. La présence n’avait aucunement réagit, tel que l’aurait fait une illusion. Moment de battement. Le garçon se demanda alors si cette silhouette était réellement présente, s’il y avait bien quelqu’un debout, là au sommet de cette courte pente. Peut-être que le brouillard avait plus d’effet sur lui qu’il ne l’aurait imaginé… Néanmoins, le Saint commençait à perdre patience.

« Tu vas répondre oui ? T’es qui ? Qu’est-ce que tu fous là ? »

Le ton employé était toujours aussi sec. La Vierge n’était pas le genre à faire dans la dentelle, pas dans ces moments-là, pas dans ces circonstances-là. Tout dans cette journée l’exaspérait. La nuit passée dehors, quand bien même il avait choisi de ne pas retourner au Sanctuaire, cette longue et éprouvante marche dans la terre salement boueuse, cette fichu brume, et maintenant cette apparition qui semblait se foutre de lui.

Alors, il attendait, claquant sa langue et tapant du pied tout en fixant cette image fixe dont le seul mouvement était celui de la brise dans ce long vêtement noir. Soudain, il y eu un léger mouvement de corps dont le blond ne saurait identifier l’origine. Un geste de la tête visible malgré le fait que ce qui semblait être un humain se trouvait dos au garçon. Un pouffement. Celui-ci n’était ni particulièrement discret, ni bruyant pour autant et faisait écho au souffle du vent qui virevoltait autour d’eux.

Dans un mouvement lent, la forme commença à se retourner, laissant apparaître une tête légèrement baissée cachée par une capuche noire dont seuls quelques cheveux filasse d’un mélange de noir et grisâtre. Une odeur particulière s’éleva dans les airs, un parfum qui eut le mérite de faire naître une expression de dégoût sur le visage du Chevalier. Un rire sinistre résonna dans les environs, un son aux consonances malsaines qui pénétrait dans les oreilles du garçon, jusque dans son cerveau. Puis, d’un coup de vent, la capuche s’envola, dévoilant le visage de cet inconnu. Une femme visiblement.

Râhi senti son corps trembler à cette vision, cette découverte. Ce qui aurait dû avoir des traits humain n’avait simplement rien d’autre que le vide. Car là était l’une des grandes peurs de Râhi, lui rappelant toujours un peu plus ces personnes sans visages dans les maigres souvenirs qu’il lui restait. Vision d’horreur. Devant lui se trouvait l’une de ces femmes dont il avait tout oublié, dont seulement quelques traces subsistaient en rêve ou dans son inconscient.

Devant cette image et cette voix sinistre, le blond sentait la terreur monter en lui plus rapidement que jamais. La respiration saccadée, différents plans se superposaient à la scène qui se déroulait sous ses yeux. Puis, dans un mouvement non assuré, il chercha quelque chose sur le sol avant de l’envoyer sur cette apparition presque fantomatique, avant de commencer à courir. Courir aussi vite qu’il le pouvait. Aussi vite que ses jambes le lui permettaient.
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Message Re: [Avril 550]Entre larmes et pluie [Entrainement - Solo]   Lun 27 Juin - 2:32

Les bruits de pas s’accéléraient, tout comme la respiration du garçon. La fuite. C’était la seule option qui était venue dans son cerveau au moment où il avait vu cette figure sans traits. L’angoisse le tiraillait et sa tête commençait à devenir douloureuse devant les souvenirs obscurs que celle-ci faisait remonter à la surface. Le blond courrait à toute allure, ne sachant où il allait, où il mettait les pieds, tandis que le brouillard devenait de plus en plus épais.

Un bref regard en arrière suffit à le faire basculer et, perdant l’équilibre, il tomba lourdement sur le sol boueux. Quelque chose avait attraper sa jambe, une chose dont il n'avait pas remarqué la présence. A vrai dire, ce rire occupait toutes ses pensées et avait paralysé l’ensemble de ses sens en l’espace de quelques secondes. L’effet de celui-ci était immédiat, bien plus que ne l’était la brume. Il essaya de se relever, en vain. Ses jambes ne le tenaient simplement plus. Alors il commença à ramper comme il le pouvait afin de se cacher derrière un arbre et posa ses mains ornées du marron de la terre sur son crâne, tapant dessus de plus en plus fort.

« Assez… ça suffit ».

Une nouvelle fois, le rire presque démoniaque retentit non loin de lui. Cette voix sortie d’outre-tombe lui faisait perdre la tête plus encore à chaque sonorité.

« Tu ne t’échapperas pas Râhi »

Cette voix portait avec une certaine aisance et son utilisateur semblait décidément bien sûr de lui. Mais ce n’était pas ça qui inquiétait le jeune homme, c’était l’utilisation de son nom. Comment pouvait-elle le connaitre ? Mille et une questions se posaient alors dans sa tête, sans prendre le temps d’obtenir la moindre réponse. Tout se bousculait, et le Saint avait l’impression d’étouffer à mesure que l’origine de ce bruit se rapprochait de sa position. Puis, il fixa du regard cette main qui tremblait.

« Trembler pour ça… C’est tellement stupide » mumura-t-il d’un ton emplit de dégoût.

Un dégoût envers lui-même. Râhi savait qu’il était inutile de trembler, que cela n’était certainement pas digne des Gold Saint, mais l’horreur et les souvenirs étaient tels qu’il était incapable de reprendre le dessus. Un craquement. Un sursaut. L’inconnue n’était plus très loin, son cœur s’emballait. Il devait faire quelque chose, mais que pouvait-il donc faire ?

« Tu ne peux me fuir »

Adossé au tronc de l’arbre, il s’aida de celui-ci afin de se remettre sur ses jambes. C’était déjà un premier pas. Fuir… Une option qui ne lui aurait pas déplut, mais même cela, il en était purement et simplement incapable. Un silence pesant. Un souffle dans son oreille.

« Trouvé »

Un seul mot, prononcé joyeusement dans le plus discret des murmures. Quelques lettres à peine inaudibles. D’un seul coup, le corps du Chevalier se raidit et ses yeux s’écarquillèrent. L’angoisse était là, accompagnant cette visite d’une manière presque poétique. C’en était risible. Pourtant, à cette parole, Râhi se décolla automatiquement du tronc et libéra inconsciemment une partie de son cosmos dans une lumière qui aurait probablement été aveuglante, si elle n’était pas actuellement ternie par les ténèbres dans lequel le garçon avait été plongé. De cette manière l’énergie s’était déversée dans les environs et, après avoir trébuché, le Saint se retrouva à découvert, tremblant, mais debout. Et avec rapidité, il jetait des regards de tous les côtés, attendant que la lumière qu’il venait de créer s’amenuise, espérant que cela ait suffit pour la faire disparaître : Elle, la source de ses maux.


Dernière édition par Râhi le Lun 27 Juin - 5:17, édité 1 fois
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Message Re: [Avril 550]Entre larmes et pluie [Entrainement - Solo]   Lun 27 Juin - 3:07


Le silence durant quelques instants où l’enfer et la peur semblaient régner en maître. Puis, un bruit. D’un mouvement brusque, Râhi se retourna maladroitement afin de faire face à l’origine du bruit, à ce qu’il espérait n’être qu’un animal. Malheureusement, ce qui s’était présenté devant ses yeux n’était rien d’autre que cette forme qu’il craignait. Une nouvelle fois, il ignorait ce qu’il devait faire. Il avait pourtant deux choix, celui de rester ou celui de prendre à nouveau la fuite. Ses mains désormais libres mais tremblantes telles les feuilles frémissantes au contact du vent, il attrapa son poignet droit avant de resserrer sa prise. Un moyen de se calmer, d’essayer en tout cas. Plus la pression montait, plus il serrait fort. Un tic venu d’il ne sait d’où.

« T’es qui ? Qu’est-ce que tu m’veux ? » Demanda-t-il d’un ton sec.

Le blond tentait de cacher les variations dans sa voix, celles qui indiquaient dans quel état il se trouvait actuellement. Déglutition. L’homme se demandait ce qu’il ferait de la réponse qui en ressortirait, si tenté qu’il y ait une réponse quel qu’elle soit.

Le résultat ne fut pas celui qu’il attendait, mais qu’attendait-il réellement ? Le seul retour qu’il eut sur les premiers instants ne fût qu’un nouveau rire. Une esclaffe des plus effrayante. Crispé, il ne fit plus le moindre geste. Puis cet unique son se transforma jusqu’à devenir une multitude d’éclats. Peu à peu, l’homme semblait plonger dans la folie. C’était comme si le paysage tournait autour de lui. Angoissante réalité. Car pour Râhi, tout cela semblait bien réel. Désormais, deux… Non trois personnes sans visages l’entouraient.

« Allons Râhi, tu le sais bien, qui on est, ce qu’on te veut. Tu sais déjà ».

Le ton était moqueur et résonnait telle une forme d’humiliation pour le jeune homme. Il fit un pas en arrière, essayant de marquer une légère distance entre eux tandis qu’il se débattait avec lui-même pour ne pas détourner les yeux, pour ne pas tourner les talons, pour ne pas fuir. Pourtant, seule la première des formes était descriptible : il s’agissait de cette femme au visage flou et aux longs cheveux filasse. Concernant les deux autres, il semblait impossible d’obtenir une quelconque information. Peu importe le nombre de fois où Râhi les fixaient, baissait puis relevait ses pupilles bleues dans leur direction, le constat était alarmant : Ils n’étaient que des ombres. Des ombres pourtant colorées.

« Tu m’emmerdes. J’t’ai posé une question à toi et… et eux. Réponds ».

Le blond essayait de se montrer plus s’assuré et tentait de s’affirmer un peu plus, toujours dans la provocation. Jusqu’à quand pourrait-il se le permettre ? Râhi n’était probablement pas conscient de l’ampleur, de la portée de ses mots. Une énième moquerie. C’est tout ce qu’il reçut cette fois. Puis, sans prévenir, l’un des adversaires fondit sur lui sous le regard visiblement amusé des deux autres, si l’on en croyait les rires qui sortaient de leur bouche.

Moment de panique pour le chevalier. Cette chose filait à une rapidité déconcertante, alors il se demandait s’il était possible de l’arrêter. Dans un mouvement de recul, il croisa ses bras devant son torse. Geste défensif, mais qui ne suffirait pas devant une telle vitesse. Alors, il libéra une partie de son cosmos qui commença à l’entourer jusqu’à s’unir complètement à lui, agissant comme une seconde peau invisible tandis qu’une seconde vague d’énergie servit à ériger ce qui semblait être un écran de lumière devant lui. Il était prêt à recevoir le coup, peu importe la douleur qui en ressortirait.

Soudain, un bruit arriva de sa gauche. Une feinte. Trop tard. Râhi n’avait plus le choix, il devrait l’encaisser.
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Message Re: [Avril 550]Entre larmes et pluie [Entrainement - Solo]   Lun 27 Juin - 3:57

Une violente douleur se déclencha dans ses côtes lorsque ce poing formé d’ombre arriva sur lui à toute vitesse. Et, en l’espace d’une seconde, l’homme se retrouva projeté violemment contre un arbre. Une grimace naquit sur son visage tandis qu’il cracha les quelques gouttes de sang qui donnait à sa bouche ce goût écœurant. Le garçon au teint halé était désormais partagé entre colère, incompréhension et peur. Oui, quelque part en lui, la colère montait. Celle des souvenirs oubliés, celle liée à cette attaque qu’il n’avait pas vu venir. Puis, il y eut un flash. Une image fixe provenant de cette cale de bateau qui l’avait emmené aux portes du Sanctuaires, une seconde provenant d’un lieu qu’il ne connaissait pas et pourtant, cette nostalgie et cette colère due à la sensation d’avoir oublié grandissait de seconde en seconde.

Dans le silence le plus complet et le regard des plus noirs, Râhi concentra son énergie dans ses bras lentement. Une lumière apparût alors dans sa main avant de remonter le long de ses bras durant quelques secondes avant de finalement s’éteindre brutalement. Ouvrant les yeux, son cosmos arriva telle une explosion dans sa main, laissant place à ce qui semblait être une boule de lumière. D’un faible mouvement de celle-ci, il invita la lumière sous forme ronde à se soulever dans le ciel avant d’exploser, libérant un mélange étrange de formes méconnaissables et de piques qui s’élancèrent en direction des trois ombres sans visages.

« Vous commencez à m’agacer tous les trois. Je répète une dernière fois : Qui êtes-vous, et que me voulez-vous ? »

Sur ces mots prononcés avec davantage d’assurance, l’attaque fit mouche dans un son des plus bruyants. La peur, Râhi croyait qu’elle était en train de s'effacer. La colère était le plus fort des remèdes face au désespoir, aux craintes. C’était ce qu’il pensait. A tort.

La lumière engendrée par la puissance offensive commençait à disparaître, dévoilant l’une des trois silhouettes, dont la position n’avait pas bougé. Un regard rapide des deux côtés, il s’assurait qu’on ne lui tendrait pas un autre piège. Lorsque l’une d’elle apparût soudainement derrière lui, l’obligeant à se retourner.

« Vraiment Râhi, tu me déçois. C’est tout ce dont tu es capable ? » Dit l’ombre sur un air de défi.

Une voix d’homme cette fois. Une voix qu’il ne connaissait pas mais qui sonnait familièrement à son oreille, pour une raison qu’il ignorait. Quoi qu’il en soit, le ton était donné. D’un geste de la main, il attrapa le visage de Râhi, où plutôt son menton, tandis que la seconde silhouette se tenait derrière lui, bloquant ainsi tout mouvement.

« Tu ne devrais pas Râhi. Comment peux-tu oublier ? Nous oublier ? Tu n’as donc aucune idée de ce que… non, de qui nous sommes ? » .

Un soupir sortit des lèvres inexistantes de cet homme avant qu’il ne lâche prise le menton de l’enfant afin de mieux attraper son cou. Une tentative, un semblant de mouvement. Action vaine. Râhi était incapable de se dégager de cette pression sur son cou, de cette impression étrange qui marquait le retour de ses peurs.

« Dans ce cas, tu es inutile » Ajouta l’homme dans un soupir en resserrant sa prise un peu plus fort.

Cauchemar éveillé. Le jeune homme se croyait actuellement dans un mauvais rêve, ou plutôt, il l’espérait, que tout cela ne soit qu’un mauvais rêve.
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Message Re: [Avril 550]Entre larmes et pluie [Entrainement - Solo]   Lun 27 Juin - 4:28


Terrorisé. Râhi semblait s’être figé après que les dernières paroles eurent été prononcées. S’il avait pu, si la pression sur son cou n’était pas si forte, si étouffante, il aurait probablement baissé la tête afin de s’accorder une once de blessure dans les yeux. Mais il n’en était rien, et le blond ne pouvait se permettre de montrer à quel point cette affirmation pouvait le toucher, étrangement, provenant d’un inconnu. Oui, le garçon le savait, qu’il était inutile, qu’il était un fardeau. Râhi connaissait déjà toutes ces paroles par cœur. Après tout, combien de fois les avait-il imaginés durant ces dix-huit dernières années ? Certainement trop. Trop pour s’en rappeler. A vrai dire, le Saint se trouvait abjecte dans son attitude. Il était terrifié, d’accord, mais il n’en restait pas moins un battant. Non pas qu’il combattait par plaisir, mais c’était ces batailles qui le rendaient à la fois vivant et mort. En effet, les coups qu’il recevait, cette douleur qu’il encaissait ne pouvait signifier qu’une chose : Je suis en vie. Tandis que les coups qu’il rendait ne faisait que meurtrir son âme un peu plus à chaque fois. Pourtant, il semblait incapable de s’en passer, étrangement.

Sa main alla lentement trouver le chemin de celle qui l’agressait afin de mieux en attraper le poignet. Puis, d’un mouvement légèrement plus accès sur la brutalité, il commença à faire lui-même pression sur cette partie du corps de l’adversaire. S’il ne voulait pas le lâcher, alors il l’obligerait à le faire. Car, tout comme cette pluie qui refusait de s’arrêter, Râhi refusait la condition dans laquelle il se trouvait actuellement. D’un coup, ses yeux tournèrent au noir corbeau et une partie de son cosmos déchiré entre lumière et ténèbres explosa entre ses doigts, le libérant de cette désagréable emprise.

Il avait suffi d’une seconde pour que le comportement du Saint change du tout au tout. Une particularité qui se déclenchait en combat, lorsque cette part d’ombre le dominait. Désormais, la peur n’avait plus sa place. Le masque était de retour, et il était prêt à se défendre. Domination.

« Ecoute-moi bien connard, je me fiche de ton avis. Là, je n’ai qu’une envie, celle de te tuer toi et tes copains. Alors tu vois, tu peux être ce que tu veux, un homme, un fou, un animal ou bien même un esprit… Je m’en fiche ».

Des paroles accompagnées d’un étrange sourire sur son visage. Le jeune homme n’en avait pas encore confiance, mais sa folie venait apparaître de nouveau. Pourtant, après ça, il oubliera probablement, une fois de plus.

A bout portant, Râhi opta pour une tout autre technique. Brusquement, ses yeux se fermèrent tandis qu’une énergie émanait de ses pores. Autour de lui, cette aura semblait entrer en collision avec quelque chose, probablement cette noirceur qui composait les silhouettes. Avec rapidité, son cosmos se concentra dans ses jambes et ses bras qui brillèrent faiblement avant que toute luminosité ne s’évanouisse. Puis, avec rapidité, il commença à cogner sur cet ennemi tandis que le second semblait s’être éloigné de quelques mètres. Des coups de poings, mais il lança également sa jambe dans la direction de l’homme. Un geste qui sembla toucher cette image flou, ne serait-ce que par l’effet qu’il mettait dans ses mouvements. En effet, il n’avait pas fait mouche, mais cela avait suffi. L’attaque n’avait pas échouée.

Profitant de ce moment de battement, il recula de quelques mètre lui aussi et entama toute une liste de mouvement jusqu’à ce que les trois ombres ne se retrouvent face à lui, dans la même direction. Il leva alors ses mains à mi-hauteur et attendit qu’une lumière naisse entre elles. Une lumière intense qui, lorsqu’elle arriva à une taille satisfaisante, fût relâchée avec brutalité, fonçant vers sa proie tandis que quelques particules de lumière se détachaient de l’attaque principale afin de se déposer sur les ombres.


Dernière édition par Râhi le Lun 27 Juin - 13:40, édité 1 fois
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Message Re: [Avril 550]Entre larmes et pluie [Entrainement - Solo]   Lun 27 Juin - 5:15

La dernière attaque fût accueillie d’une simple main qui avait dressé ce qui semblait être, aux premiers abords, un mur d’ombre. Une offensive qui fût anéanti avec la plus grande des simplicités par cet homme qui demeurait flou et sans visage.

Aucun mot ne fût prononcé durant les secondes qui suivirent. Des secondes si longues pour Râhi, qu’elles lui semblaient être des heures. Des heures durant lesquelles il revivait la scène qui venait de se dérouler sous ses yeux, au ralenti. La force de cet homme l’énervait, l’effrayait et le fascinait en même temps. Subtile mélange de sentiments.

Les deux partis restèrent ainsi immobiles durant un certain temps, avant que Râhi ne brise ce silence d’un claquement de langue.

« Eh merde… »

Une simple remarque.

Devant cet agacement qui prenait toujours plus d’ampleur, le blond entreprit de relancer sa première attaque. Ainsi, il concentra de nouveau son énergie dans ses bras. Une lumière qui trouvait le chemin vers ses mains, vers ses bras, avant de disparaitre et de réapparaitre sous une forme d’explosion dans ses mains. La boule de lumière était désormais créée, pour la seconde fois. Mais cette fois-ci, la boule était non seulement plus importante en taille, mais le mouvement qui l’envoya sur ce mur, où tout ne semblait n’être que ténèbres, était également bien plus brutal que la fois précédente. D’une vitesse bien supérieure, elle s’écrasa contre le mur, devant un Râhi qui attendait de constater les dégats, espérant y voir une faille dans cette armure qui semblait impénétrable.

« Comment…. » murmura-t-il pour lui-même.

Et pourtant, lorsque la fumée se dissipa, rien n’avait changé. La défense ne s’était pas brisée. Le blond devait voir les choses en face, la différence de niveau était bien trop importante entre eux et le pire dans cette histoire, c’est que les trois étaient probablement au même niveau. Il le savait, il n’avait aucune chance. Dans un mouvement de tête, il jeta un œil au ciel couvert par la brume toujours présente. Tout ce qui pouvait lui indiquer le temps qu’il faisait, c’était ces gouttes d’eau qui perlaient sur son visage, signe qu’il pleuvait à verse. Puis il eut un léger sourire. C’était le temps idéal pour être le jour de sa mort. Un soupir.

En silence, et dans une extrême rapidité, deux des ombres s’étaient rapproché de lui. De manière furtive, l’une des deux s’était comme projetée à ses côtés tandis que la seconde semblait vouloir rester à l’écart. Râhi, lui, ne réagit pas, attendant simplement le prochain coup. Coup qui n'arriva jamais.

« Alors tu t’en souviens... de ces techniques… Râhi»

Des simples mots prononcés en s’éloignant de nouveau. Rapidement, les trois ombres s’étaient rejointes et se préparaient déjà à partir tandis que le blond n’avait eu strictement aucune réaction. Il était comme figé, une nouvelle fois.

Lentement, il tourna les yeux dans leur direction, attendant que leur regard se croise. Etrangement, il n’avait plus peur d’eux. Oui, ses jambes tremblaient toujours, mais ce n’était pas pour les même raisons. Ces mots résonnaient dans sa tête, des paroles qui avaient un air presque de … tendresse, de familier. Râhi ne savait pas trop, mais il y avait quelque chose de doux dans ces quelques syllabes. Quelque chose qui lui créait comme une petite boule dans l’estomac.

Un air de déjà vu, c’était cela. Une main se posa sur sa tête afin de soulager temporairement son mal de crane tandis qu’il cracha à nouveau un filet de sang sur le sol trempé. Du coin de l’œil, il regardait silencieusement les ombres qui s’effaçaient. Les fantômes du passé venaient de disparaître, le sourire aux lèvres, seul détail que le garçon pu voir sur leur visage après le combat.

Râhi était désormais bel et bien seul.

Il se laissa brutalement tomber sur le sol boueux, abasourdi par ce sourire qu’il avait cru distinguer sur le visage flou de cet homme. Le but de tout cela, Râhi ne le comprenait pas très bien. Il avait simplement affronté quelques démons et, sans le savoir, le jeune homme commençait à rassembler les pièces du puzzle de son histoire. Calmé, la seule chose dont il était certain, c’était que ces trois ombres le connaissaient d’une manière ou d’une autre.

Levant les yeux, il remarqua que le brouillard commençait à se dissiper. Il était temps. Montant ses yeux un peu plus haut, il observait les nuages, ce ciel noir, comme il l’avait fait de nombreuses fois ce jour. Les perles de pluies perlaient le long de ses joues, mélangées à des larmes silencieuses. Sans en comprendre la raison, les sanglots commençaient à faire surface. Nostalgie. Blessure invisible. Une brève sensation de chaleur envahissait son corps.

Après quelques minutes, le blond se releva et entreprit une marche silencieuse en direction du Sanctuaire. Son esprit était comme calmé et, étrangement, il se sentait presque serein. Une sensation qui s’envolerait probablement de retour au temple. Il avait vécu une chose étrange, combattu des ombres d’autant plus bizarres et même en y repensant, le blond ne comprenait pas réellement ce qui s’était déroulé dans ce bois. La seule chose dont il était certain, c’est qu’il les reverrait. Peut-être.

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