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Mars 553 AD (Jusqu'à la fin de l'Event)
 
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 [Fin Juillet 550] Atlas (Calista)

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DeukalyionDeukalyionArmure :
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Message [Fin Juillet 550] Atlas (Calista)   [Fin Juillet 550] Atlas (Calista) EmptyLun 27 Juin - 13:33
Retour a la maison

Avant tout, avant même de se rendre à sa nouvelle demeure, au Temple pour annoncer à Poséidon son arrivée et prendre officiellement son rôle... Avant tout ça il devait faire une chose des plus simples, des plus agréables certainement aussi : retrouver sa famille. Sa demeure. Il était souriant depuis son arrivée, récente, respirait l'air d'une cité qu'il avait imaginé encore et encore, puisant dans ses souvenirs les plus profonds... Oh il s'attendait à être déçu, à avoir fantasmé cette blancheur et les reflets bleu, ce soleil factice et la joie siégeant sur chaque visage qu'il croisait : il n'en était rien, tout était beau, tout était paisible : Atlantis était là, face à lui. A lui.

Il avançait, pas après pas en se rappelant de certains bâtiments, traversant les rues en observant les changements, les similitudes avec son passé : il avait de bons restes, des images claire qui semblait identiques, comme si rien n'avait bougé... Non... C'était mieux au final, tout semblait resplendir, plus blanc que blanc. Plus bleu que bleu. Ce n'était pas la première fois mais cela n'importait peu, son esprit ne pouvait s'en empêcher : Enfin... Cela tournait en boucle dans sa petite tête rouge comme l'aurait dit son ainée. Son urne sur le dos, habillé de vieilles fripes d'un des matelot de Nimuë, bien loin de ce qu'il portait habituellement, il s'approchait du pilier du Pacifique Nord et donc de la demeure de sa famille. Il eut une pensée pour son père, le fier porteur de Scylla qu'il était, gardien de ce Pilier proche du Temple de Poséidon. Il se fit une réflexion au passage, se disant que même s'il ne vivait plus là bas désormais, sa famille ne resterait jamais loin de lui... Sa famille oui.

Il s'y attendait, ressentait un trouble, une peur... Vingt deux ans le séparait des siens, tant de choses s'étaient passées depuis, cette guerre déjà dont il n'avait eut que peu d'informations et le fait que l'écaille n'était pas portée selon les dires de Liao. Oui, il s'attendait à apprendre de tristes choses en ce jour. Il s'attendait à tout et peut être même rien au final : personne. Il se stoppa un instant, secouant la tête comme pour se persuader seul que tout ne pouvait être mauvais. Il était le Purificateur et devait protéger les gens de la cité tout comme les siens. Satine avait donné sa vie pour cela en un sens... Il ne pouvait avoir fait tout cela en vain.

Cette maison, il l'apercevait désormais, s'en rapprochait dangereusement jusqu'à ce qu'il soit posté là, devant ce portail sculpté en Orichalque. Majestueux, toujours aussi beau, toujours le même. Dans le fond elle aussi n'avait pas changée, cette immense demeure qui était la sienne il y a de cela des années, les couloirs qu'il arpentait en courant poursuivit par une grande sœur un peu trop violente... Bon, certes, il la cherchait souvent aussi. Il posa l'urne au sol sans s'en rendre compte, comme si il ne souhaitait aller plus loin. Étrange. Non, c'était bien plus profond que cela au final : il ne pouvait pas. Qu'allait-il dire au fond ? "Coucou c'est moi, je suis votre fils parti il y a vingt deux ans." A dire vrai il n'avait rien préparé, réellement, s'attendait juste à tout retrouver d'un coup d'un seul comme si rien n'avait existé... Pourtant la réalité était là, face à lui.

Bloqué, devant ce mur qui lui semblait tout à coup démesuré il tendait le bras avant de le ramener contre sa cuisse, poing fermé. Il n'osait pas, perdu entre la peur et l’appréhension... Oh oui, le Légat en cet instant se sentait bien ridiculement faible... Peut être devait-il attendre et faire demi tour de suite, revenir une fois qu'il se serait préparé à cela. Pourtant quelque chose l'empêchait de partir aussi. Impossible d'avancer, impossible de reculer donc... Tu es allé trop loin pour renoncer.... Là, devant ce portail, il attendait.


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CalistaCalistaArmure :
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Message Re: [Fin Juillet 550] Atlas (Calista)   [Fin Juillet 550] Atlas (Calista) EmptyLun 27 Juin - 21:58

Cela faisait quelques jours qu'elle avait regagné Atlantis. Après ce naufrage, l'obtention de l'écaille de Scylla, Calista avait été particulièrement secouée. Hériter de l'armure de son père. Devenir héritière en titre de la famille Atlas. Un poids qui reposait sur des épaules à l'allure si frêles. Et pourtant. Derrière cette apparente fragilité se tenait un caractère fort. Nul doute qu'elle y parviendrait. D'autant qu'elle n'était pas seule. Elle avait Evaimon. Et puis maintenant, il y avait Scylla.

Lorsqu'elle était revenue, son grand-père n'avait pu cacher son émotion. Voir la cadette de la famille revêtue de cette armure était une chose à laquelle il ne croyait plus, compte-tenu de ses vingt-deux printemps. Oui vraiment, il avait été particulièrement fier de la voir ainsi parée. Ainsi, la Douce s'était donc évertuée depuis son retour à faire ce que l'on attendait d'elle, avec encore plus d'ardeur qu'auparavant.

Ce jour-là, elle avait décidé de faire une pause dans la gestion des affaires familiales. Le besoin de changer d'air s'était fait ressentir. Elle était donc tout simplement sortie pour aller vaquer à des occupations plus distrayantes que les chiffres et les affaires. Elle avait décidé de se rendre à son pilier. Celui qui était placé sous sa garde, et était restée là à l'observer avec une profonde attention. Calista allait devoir risquer sa vie pour protéger cette partie du domaine atlante. Tout comme ses ancêtres avant elle. En cet instant la Demoiselle avait eut une pensée pour son frère et sa sœur inconnus. Qu'était-il advenu d'eux? Mais elle se devait d'être forte, pour qu'ils soient fiers d'elle lorsqu'ils reviendraient. Car ils reviendraient! Elle en avait toujours été certaine.

Arrachée de sa contemplation par les bambins joueurs qui venaient réclamer son attention la Belle se mit donc en devoir de jouer avec eux, les pourchassant dans des éclats de rire enfantins et cristallins. Lorsque vint l'heure de la séparation, elle avait embrassé avec affection chacun d'eux avant de se détourner pour prendre le chemin de la maison. C'est alors qu'elle le vit, cet étranger à la chevelure pourpre. Un instant, elle arqua un sourcil interrogateur. Oui un instant, elle s'était plongée dans ses souvenirs, revoyant son père. Impossible.

Elle secoua la tête, se mettant alors en devoir de suivre cette étranger. Elle ne l'avait jamais vu, elle en était certaine, elle connaissait chaque personne sous la protection des Atlas. Alors, décidée, Calista se mit simplement en route, suivant d'une distance respectueuse l'homme à la chevelure carmine, jusqu'à ce qu'il arrive devant la demeure qui était la sienne. Là, il posa son urne, à laquelle elle n'avait guère prêté attention jusqu'à maintenant. Voilà qui intriguait de plus en plus la demoiselle au regard améthyste. Qui était-il donc? Il ne semblait guère animé par de mauvaises intentions, mais mieux valait prévenir que guérir. Après tout, c'était son rôle de gardienne.

Passant par les ruelles jouxtant la maison familiale, elle parvint à l'arrière de celle-ci et sauta avec aisance par dessus le mur qui l'entourait. La seconde suivante, elle gagnait l'intérieur et se dirigeait dans son bureau. Elle laissa alors son cosmos l'envelopper, tandis que les pièces de son écaille qui reposait dans la pièce, répondaient à son appel, venant prendre place sur son corps. Simple précaution. Glissant son casque sous le bras, la jeune femme ainsi parée gagna l'entrée. La porte d'entrée s'ouvrit et l'instant d'après elle était dehors, avançant majestueusement dans l'allée centrale. Un claquement de doigts de sa part et le portail d'orichalque grinça sur ses gongs pour s'ouvrir. Alors la jeune femme à la chevelure lilas, laquelle était ornée de ce bijou dont elle ne se séparait jamais, prit la parole une fois face au pauvre hère, le scrutant avec attention:

"- Bonjour à vous étranger. Je suis la maîtresse et la gardienne de ces lieux. Puis-je vous demander ce que vous faites céans? Cela fait un bon moment que je vous observe et que vous n'avez pas bougé d'ici. Auriez-vous une quelconque demande? Ou bien, y a-t-il quelqu'un que vous désirez voir?"

Il y avait quelque de désemparé dans le regard de l'inconnu. Un regard qui l'intriguait. Elle avait vraiment une impression de familiarité. Pourquoi donc?
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Message Re: [Fin Juillet 550] Atlas (Calista)   [Fin Juillet 550] Atlas (Calista) EmptyMer 29 Juin - 12:58
Je suis chez moi

Au fond il l’aperçut, cette porte qu'il fixait avec le reste de la bâtisse. Son cœur se stoppa un instant lorsqu'elle sembla s'ouvrir... Moment de vérité, la personne qu'il espérait être de sa famille allait s'approcher de lui rapidement, tout se précipitait alors qu'il était resté là figé durant plusieurs minutes. Longues. Il put la reconnaitre sans problème, l'écaille de son père, majestueuse, brillante... Lorsqu'il leva les yeux cependant il fut étonné, plus ou moins, de ne pas y trouver le visage du paternel. De toute manière aurait-il pu le reconnaitre réellement ? Ses cheveux grisonnants, sa barbe aussi d'ailleurs... Amphérès ressemblait certainement à Evaimon... S'il était encore en vie. Car ce n'était pas lui qui portait Scylla en cet instant mais une jeune femme, splendide, magnifique même. Des billes à la place des yeux, Cinead se laissait envouter par chacun des pas de la jeune femme aux cheveux d'améthyste, avançant fièrement vers le Purificateur, son casque sous le bras.

Elle était... Belle oui, il n'y avait d'autre mot réellement, mais il n'y avait pas que cela. Une telle chevelure. Il la connaissait, cette couleur appartenait à sa mère, Cassandra, bien qu'elle n'avait pas de si longs cheveux, non. Mais elle n'avait jamais porté Scylla, sa mère était Sirène, douce Néréide aimante. Il avala sa salive avec difficulté alors qu'elle avançait encore, commençait à comprendre qui elle était réellement, cette jeune fille... Oui. Pourtant il doutait, les choses pouvaient avoir changé drastiquement. Si elle était bien celle qu'il pensait déjà, si elle portait l'armure d'Amphérès cela ne pouvait signifier qu'une chose vu les informations données par l'ancien Légat.

Le portail s'ouvrit alors qu'elle claquait des doigts. Ils étaient proches, désormais face à face. Son cœur s’accélérait alors car il comprenait, mais restait muet et immobile. S'il parlait en cet instant sa voix serait tremblante. Elle pouvait lire sur son visage cette expression mêlant surprise, angoisse et joie. C'est toi. Oui c'est toi.... Combien de fois avait-il songé à elle, reclus au bout du monde, combien de fois avait-il pleuré la nuit, fixant les astres en espérant la voir un jour... Elle qui avait grandit loin de lui, elle qu'il avait du laisser pour devenir l'homme qu'il devait être. A douter de ses choix encore et encore pour ce petit être auquel il avait offert une ultime caresse avant son départ. Elle était la seule raison réelle qui le rattachait à Atlantis à cette époque, et aujourd'hui la chose était semblable bien qu'il l'ignorait encore. Il l'écoutait parler... Fière Atlas, gardienne d'Atlantis, de leur demeure et de leur nom. Puis ce fut l'explosion, l'instant où ses yeux se portèrent sur la fleur qu'elle portait aux cheveux, ce petit bijou d'Orichalque violacé auquel il n'avait que trop peu pensé... Contrairement à elle apparemment. En l’apercevant il inspira grandement, sous la surprise, avant de laisser couler une larme d'un œil, puis de l'autre. Je suis chez moi... Il leva le bras lentement, pointant l'objet du doigt.

    - Ce bijou... Tu es... Calista...

Sa voix tremblait, rien ne d'autre n'arrivait à sortir, l'effort lui parut surhumain sur l'instant pour laisser filer quelques syllabes, à peine. Il ne la questionnait pas non, il était sûr. Sa main tremblait légèrement alors que son visage oscillait entre larmes et sourire.

Je suis... chez moi...



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Dernière édition par Cinead le Ven 1 Juil - 14:39, édité 1 fois
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Message Re: [Fin Juillet 550] Atlas (Calista)   [Fin Juillet 550] Atlas (Calista) EmptyMer 29 Juin - 21:59

Son regard. L'enchanteresse créature pouvait le remarquer qui errer sur elle, la détaillant d'une façon dont nul autre homme ne l'avait fait jusque là. Pourtant, si elle aurait pu s'en sentir offusquée, il n'en fut rien. En effet, il y avait quelque chose de différent dans les iris de l'inconnu, qui lui donnait la sensation qu'il se retrouvait face à un fantôme. Il lui semblait que le gaillard retenait son souffle. Peut-être l'impressionnait-elle tout simplement. Voilà une idée qui amusait la Belle à en juger par le sourire qui éclairait son doux visage.

Lorsqu'il prit enfin la parole, pourtant, ce fut pour évoquer son bijou. Instinctivement, elle porta la main dans sa chevelure lilas, laissant ses doigts effleurer la pièce d'orichalque. Un geste qu'elle avait tant de fois effectué. Une habitude, notamment lorsqu'elle se sentait triste et perdue. Triste de ne pas avoir ses aînés à ses côtés. Perdue, car lorsqu'il lui arrivait de perdre espoir de les revoir un jour, elle ne savait si elle devait les considérer comme morts ou vivants. Après tout, ils n'avaient jamais eu la moindre nouvelle d'eux. Disparus dans la nature qu'ils étaient. Pourtant, perdue, elle ne l'avait été que peu souvent, gardant l'espoir de les revoir.

"- Excusez-moi, au risque de paraître mal polie, mais... nous connaissons-nous?"

Intriguée, la Nymphe observa l'inconnu avec plus d'attention. Lui-même lui portait un regard plein de sentiments mitigés. Oui car la question se trouvait là. Le connaissait-elle? Pourtant son visage lui était étranger. Oui, elle était sûre de ne l'avoir jamais vu, ni même de l'avoir croisé, néanmoins il y avait une certaine familiarité qui se dégageait de ses traits. Là, elle avait l'impression de retrouver les pommettes d'Amphérès, ou encore sa couleur de cheveux. Ici, le nez d'Evaimon, ou bien encore ses fossettes.

Et alors, se fut comme se retrouver en pleine lumière après avoir plongé dans les Ténèbres. L'illumination se fit. Et lorsqu'elle comprit qui était l'homme qui se trouvait face à elle, la main de la Demoiselle se tendit, presque hésitante, en direction de la joue de ce dernier. Du bout des doigts, elle dessina ce faciès, l'effleurant, et ce, afin de mieux le garder gravé en mémoire.

"- Cinead..."

Un souffle... Un murmure... L'idée s'insinuait et s'imprimait en elle. Gonflante...Grandissante... L'instant suivant, elle retirait sa main, les prunelles améthystes ne cessaient de le dévisager, avant de doucement se remplir de larmes. Sans qu'elle ne parvienne, ni même ne cherche à les retenir, celles-ci glissèrent silencieusement le long de ses joues. En cet instant, peu lui importait les convenances. Calista, ne voulait que laisser parler son cœur. Alors, à la requête muette de sa porteuse, Scylla se détacha et la seconde suivante, la Demoiselle se jetait contre ce frère qu'elle avait si souvent appelé petite lorsqu'elle était seule. Qu'elle avait tellement voulu protéger, au point de devenir Général. Ses bras vinrent se nouer autour de son cou, alors qu'hissée sur les pieds, elle nichait son visage contre lui, murmurant:

"- Ce n'est pas un rêve n'est-ce pas? Dis-moi que je suis réveillée je t'en prie. Car plus jamais je ne veux connaître cette douleur d'être séparée de toi. Oui, plus jamais."

Lentement, la Belle recula, le toisant de haut en bas et de bas en haut, sa main étant revenue se poser sur la joue de Cinead, tandis que l'autre, tentait d'essuyer maladroitement ces larmes qui ne semblaient pas vouloir tarir.

"- Tu as du faire un long voyage pour revenir à nous. Grand-père va être content." Déjà, elle prenait sa main dans la sienne, prête à l'entraîner à sa suite avant de se rendre compte d'une chose. Curieuse, elle se mit alors à chercher derrière lui. Après tout, si lui était là, sa sœur ne devait pas être bien loin non plus, non? " Satine n'est pas avec toi? "

Question innocente, alors qu'elle portait sur lui un regard plein d'espoir. Mais à celui plein de tristesse qu'il lui rendit, elle comprit rapidement que jamais elle ne connaîtrait cette grande sœur. Vivement, la Belle porta une main à sa poitrine, serrant son poing sur celle-ci, tandis que silencieuse, elle secouait la tête en signe de dénégation. Vidée de toutes forces, comme si un poids immense pesait sur ses frêles épaules, Scylla se laissait tomber à terre, sur les genoux. A nouveau les larmes. Mais cette fois, elles ne furent nullement de joie. Une peine et un vide immenses l'habitaient. Elle avait retrouvé un frère, mais avait perdu une sœur. Et c'était cette dernière qu'elle pleurait à présent, car jamais elle ne connaîtrait celle dont on n'avait jamais tari d'éloges, celle qui avait été son modèle et dans les pas de qui elle avait marché.
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Message Re: [Fin Juillet 550] Atlas (Calista)   [Fin Juillet 550] Atlas (Calista) EmptyVen 1 Juil - 14:01
Derniers mots

Douce caresse, alors qu'elle comprenait qui était en face d'elle, Calista porta sa main jusqu'au visage du Purificateur, comme pour s'assurer de sa réalité. Oui, c'était bel et bien lui jeune Atlas, ton frère est bel et bien là. Enfin. A l'instant où elle prononça son prénom il ressenti au fond de lui une douce chaleur, agréable et apaisante : son cœur se serrait lentement. Lui avait toujours le bras tendu, s’apprêtait à venir caresser la joue de la jeune Générale mais il fut pris de court par son acte à elle. Déjà elle était contre lui, ses petits bras fins enserrant sa nuque et son visage blotti contre son torse. Surpris il eut le souffle coupé, appréciant cela quelques secondes avant de rabattre sa main vers la chevelure de sa petite soeur, lentement, comme pour l'appuyer plus contre lui avec douceur.

    - Je suis rentré, petite sœur... Je suis là...

Elle se recula lentement, sur ses joues perlaient des larmes alors qu'elle revenait poser sa douce main sur le visage de son frère. Doux mélange, de la joie pure exprimée de la sorte. Elle essayait de se montrer forte il le voyait, d'essuyer ses larmes avec sa manche. Il eut alors un sourire avant de porter son pouce jusqu'en dessous de ses yeux, balayant lentement comme pour chasser cela. Puis elle attrapa sa main, prête à l'emmener dans cette demeure qu'il n'avait plus vu depuis trop longtemps avant qu'elle ne parle de leur Grand-père. Evaimon était toujours en vie, soulagement oui... Mais ses mots laissaient présager autre chose. Non, rien de sûr... Ils étaient peut être occupés, bien qu'il s'attendait au pire concernant Amphérès. Mère au moins était peut être occupée...

Mais elle s'arrêta, se retourna avant de porter son regard au loin derrière lui. Il comprit alors avant même qu'elle n'ouvre la bouche, avant même qu'elle ne l’appelle. Elle. Cinead ne put que s'assombrir alors, sa questions était si innocente, emprunte d'une légère teinte de joie... Depuis vingt deux années cette petite enfant n'attendait que le retour des siens apparemment. De se frère et cette sœur partis accomplir leurs devoirs. Il ne put piper mot, se contentant de la fixer avec tristesse...

Calista, non... La voir s'effondrer de la sorte, fondre en larmes en appuyant sur son coeur lui fit ressentir un profond malaise, une douleur qu'il ne pouvait que trop comprendre et partager avec elle. Il se précipita sur elle, l'enlaçant rapidement et porta ses lèvres près de son oreille, lui susurrant lentement un léger sifflement comme pour l'apaiser. Chuuuuut... Comment réagir face à cela ? Il était confronté d'entrée de jeu avec la pire chose face à un être qu'il devait protéger et chérir. Plus que les autres, que n'importe qui. Il ne voulait qu'elle souffre, pas elle... Il continuait, chuchotant presque, prenant une voix douce. Agréable. Il devait prendre soin d'elle.

    - Calista... Je suis désolé... Nous parlerons de cela plus tard. Sèche tes larmes car nous sommes désormais réunis, c'est ce qu'elle souhaitait plus que tout au monde... Ses derniers mots furent pour toi tu sais ? Pour cette petit sœur qu'elle aurait voulu serrer contre elle.
    A cet instant il renforça son étreinte, comme pour y ajouter la force de l'absente. "Tu lui diras, Cinead, lorsque tu la rencontreras... De veiller sur son frère, cet idiot, il a toujours besoin d'un Gardien..."

Forte phrase qu'il venait de lui dire, ce que Satine insinuait était puissant : Elle croyait en cette soeur qu'elle n'avait jamais vue, qu'elle n'avait jamais connue. Lui léguait son devoir... Elle était sûre qu'elle serait là pour lui. Pour cet idiot. Lentement il la berçait, instinctivement, alors qu'il tentait de sourire pour la rassurer, se forçant au délà de son propre chagrin. Les mots de Satine lui firent monter les larmes aux yeux de nouveau... Elle lui manquait oui, énormément... Certainement plus qu'à Calista... Puis ce furent les mots d'avant ceux pour leur petite sœur qui revinrent en son esprit... "Cinead... Protège ta sœur, plus que n'importe qui. Tu n'auras qu'elle réellement et elle t'aimera plus que quiconque sur cette terre."

    - Nous sommes ensemble... relève-toi avec moi, nous avons du temps à rattraper tous deux. Je ne suis qu'un inconnu mais cela ne va pas durer...

Il se releva en soulevant avec délicatesse sa soeur, l'embrassa sur la joue avant de l'enserrer contre lui... Je suis là, petite soeur. Puis il se retira lentement, reprenait son rôle de grand frère et prit sa main avant de l'amener avec lui vers cette porte massive qu'il avait franchit dans l'autre sens des années auparavant. Mais il s'arrêta, sûr qu'une chose lui manquait en cet instant.

    - Oh ! Attends, j'oublie mon écaille...



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Message Re: [Fin Juillet 550] Atlas (Calista)   [Fin Juillet 550] Atlas (Calista) EmptyDim 3 Juil - 17:51

Quelques instants plus tôt, perdue aux creux de ses bras, bercée contre le corps de ce grand frère retrouvé, elle s'était sentie en sécurité et en sûreté. Sa joie était telle qu'elle avait eu la sensation que son cœur allait exploser. Après vingt-deux longues années de séparation, elle venait de retrouver cet aîné qui était parti quelques jours après sa naissance, accompagné de leur sœur, pour accomplir ce pour quoi il était destiné. Mais voilà, il avait été le seul à revenir.

Alors oui, Calista avait le droit d'être effondrée et de pleurer Satine, qu'elle n'avait jamais connu et ne connaîtrait jamais. Durant toutes ces années, la Nymphe avait vécu dans l'ombre de sa sœur aînée. Qu'il s'agisse d'Amphérès ou d'Evaimon, chacun d'eux n'avait cessé de tarir d'éloge sur elle. Alors, elle s'était fait une image d'elle, fière et farouche Atlante, et avait marché tant bien que mal sur ses pas, afin d'être à la hauteur et de la rendre fière d'elle lorsqu'elle rentrerait. Oh bien souvent, enfant elle l'avait détesté cette enfant prodigue, avait été jusqu'à la jalouser. Et voilà qu'à présent, elle l'avait abandonné.

Quelques secondes écoulées, et elle s'était à nouveau retrouvée dans la chaleur des bras de son frère. Perdue, elle s'agrippa à lui, ne cessant de lui murmurer, de le supplier de ne pas l'abandonner lui non plus. Oui Cinead se voulait rassurant, passant ses doigts dans la chevelure couleur lilas, alors que la jeune femme, elle, écoutait ses paroles. Au fur et à mesure de celles-ci, ses larmes, au lieu de s'atténuer, redoublaient par l'émotion qui la gagnait. Elle devait offrir un bien piètre spectacle, mais comment aurait-il pu en être autrement? Comment ne pas être touchée par cette foi aveugle que plaçait son aînée en elle? Ainsi, Satine avait toujours cru en elle, et lui confiait la tâche qui avait été la sienne durant des années. Gardienne...Tel était son nouveau rôle.

Restant lovée contre lui, l'Atlante finit par reculer la tête, essuyant ses larmes, esquissant un petite sourire qu'elle voulait rassurant, avant de noter la mine triste de son grand-frère. "Idiote! Penses-tu vraiment qu'il avait besoin de se remémorer ces douloureux souvenirs?" Sans broncher, elle se laissa relever, l'enveloppant de ses bras, avant de le serrer doucement contre elle.

"- Plus rien ne nous séparera. Et tu n'es pas inconnu pour moi. Grand-père et père m'ont souvent parlé de toi lorsque tu étais enfant. Alors certes, tu as pu changer, mais je pense que la parfaite inconnue ici c'est moi. Je suis prête à répondre à toutes tes questions."

Elle sourit lorsqu'il l’entraîna vers la porte d'entrée, se laissant même entraîner jusqu’à ce qu’elle se rende compte d'une chose. Ils avaient tout deux oublier leur écaille respective. Idiot de Cinead avait dit Satine, mais en cet instant, elle avait été toute aussi tête en l'air que lui. Elle ne put s'empêcher de pouffer de rire face à cette scène. Suivant son frère, elle usa légèrement de son cosmos pour faire revenir Scylla a elle. Sur le parvis de la maison, une voix grave se fit entendre, la faisant sursauter:

"- Je n'ai jamais su lequel de vous deux est le plus tête en l'air mes enfants." Evaimon eut un soupir amusé, tout en levant les yeux au Ciel. " A se demander si Poséidon a fait le bon choix en te nommant Légat mon garçon."

Un sourire taquin illumina le visage buriné du vieil homme alors qu'il avançait dans l'allée, jusqu'à venir se placer face à son petit-fils, qu'il observait avec une certaine fierté.

"- C'est bien l'écaille de Polyphème que je vois là n'est-ce pas?"

Tout en écoutant les paroles de son grand-père, le regard améthyste de la jeune femme allait de son frère à l'écaille. Légat. Il était la voix de Poséidon ici-bas. La seconde suivante, la jeune fille posait un genou à terre, un poing venant se poser sur son cœur:

"- Moi Calista Atlas, Générale de Scylla, Gardienne du Pilier du Pacifique Sud, vous jure en cet instant fidélité Cinead Atlas, Légat de notre bien-aimé Seigneur Poséidon, Gouverneur et Protecteur d'Atlantis. Sachez qu'en toute circonstance, vous pourrez compter sur mon soutien et sur ma force, et à jamais, je serai votre bras armé et votre bouclier."

Dans les prunelles de la demoiselle se lisait une profonde et réelle fierté, tandis qu'Evaimon et Cinead l'observaient. Le premier avec le sourire, le second peut être avec davantage de surprise, et peut-être une pointe de malaise de la voir ainsi agenouillée face à lui. Humblement, respectueusement, la voici donc qui incline la tête.
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Message Re: [Fin Juillet 550] Atlas (Calista)   [Fin Juillet 550] Atlas (Calista) EmptyMar 5 Juil - 0:01
Honneur

Ils firent donc demi tour mais la petite était plus avancée que le grand apparemment, ayant juste à faire appel à son armure pour qu'elle vienne l'envelopper. En même temps Calista n'avait pas l'urne à trimbaler. Alors ils se dirigeaient vers le portail ensemble, l'une en fière Générale et l'autre en matelot tête en l'air. Tous deux souriaient de leur oubli. Oh oui, ils possédaient des choses en commun déjà. Cinead attrapa la boite nacrée quand il entendit une voix venant de loin, de la demeure des Atlas. Grand-père ! Oh oui, il l'avait reconnu... Le visage du Purificateur s'illumina alors en le voyant alors qu'il s'approchait. Prenant la main de sa petite sœur il la tira pour l'amener jusqu'au vieil homme pour le retrouver au plus vite. Ensemble. Ils se trouvèrent rapidement proches, si proche que Cinead aurait pu le prendre dans ses bras, et c'est ce qu'il comptait faire d'ailleurs.

Evaimon fut cependant plus rapide. Plus vif d'esprit, définissant directement son petit fils comme étant le Légat, justifiant ses mots par l'urne qu'il portait dans son dos. Cinead lui répondit en hochant la tête une fois, avec fierté. Poséidon avait-il bien fait ? Evaimon n'en doutait certainement pas, le retour de son petit-fils signifiait une chose après tout : il était devenu un Purificateur. Le Cinabre n'eut le temps de rien, déjà Scylla s'agenouillait, la Générale qu'était sa sœur comprit alors que son frère n'était pas juste de retour, non, qu'il était aujourd'hui bien plus. Un Berger pour Atlantis, guide et protecteur. Il ne fut pas gêné par son acte, quoi qu'un peu surpris, ne s'attendant pas à cela d'elle pour leurs retrouvailles, néanmoins il bomba le torse, affichant avec fierté et recevant avec honneur les paroles prononcés par sa Gardienne, désormais. Elle était Générale ? Lui était le Légat. Agir comme tel, il devait donc. Il posa sa main sur l'épaulière de la jeune femme, caressant du pouce cette dernière comme pour sentir chaque sculpture de l'écaille... S'en imprégner un instant.

    - Calista Atlas, Générale de Scylla, Gardienne du Pilier du Pacifique Sud, ton serment est accepté. Puisses-tu l'honorer dignement et jusqu'à l'éternité à mes côtés.

Merci... Il insuffla son cosmos en son écaille, en elle comme pour conclure tout ceci, laisser une marque sur cette dernière à jamais. Celle d'un Légat envers son Général. D'un Purificateur à une Âme. Celle d'un frère cherchant à protéger sa sœur. Sans lâcher son épaule il s'accroupit alors, usant de sa senestre pour relever la tête baissée de Calista par le menton pour que leurs prunelles soient face à face.

    - Mais maintenant c'est de ma sœur dont j'ai besoin, mon trône est déjà froid et peut m'attendre quelques heures de plus.

Il lui fit un clin d'oeil et se releva, se retourna rapidement pour prendre, enfin, le vieil homme dans ses bras. Ce dernier lui tapota le dos rapidement et ils s'éloignèrent alors. Fier Atlas. Cinead ne lâcha cependant pas son grand-père, gardant ses deux mains sur chacune de ses épaules, détaillant son visage quelques instants. Son regard brillant, son sourire emplit de fierté. Le Légat s'apprêtait alors à ouvrir la bouche pour lui parler mais le vieil homme leva la main alors pour interrompre.

    - Pas un mot mon garçon. J'ai deviné pourquoi tu étais de retour et pourquoi tu es devenu le Légat. Le Seigneur t'as vu le faire, n'est-ce pas ? Non, laisse, nous parlerons plus tard ! Regarde ta sœur, elle te dévore des yeux, je vais vous laisser. Haha !

Il poussa les mains du Purificateur et continua sa route vers le portail d'Orichalque, quitta la résidence pour certainement aller se promener en Atlantis. Enfin, c'est ce qu'il voulait laisser penser à ses petits-enfants car déjà les larmes coulaient sur ses joues. Joie et tristesse à la fois. Cinead, toujours placé près de sa soeur, semblait heureux de retrouver son monde et bien plus. Retrouver celle qu'il avait quitté avec tant de mal, qu'il espérait revoir chaque nuit où il n'arrivait pas à dormir. Quasiment toutes donc. Oui, Evaimon avait raison, ils devaient profiter d'être ensemble...

    - Allons-y Calista, fais moi donc visiter la maison de mon enfance ! Haha ! Et puis je ne peux pas rester accoutré comme ça plus longtemps... J'ai besoin de vêtements amples, aux longues manches. Oui. Et puis j'ai faim ! Haha ! Ah et aussi... ne me vouvoie pas s'il te plait, Légat ou pas. Je n'aime pas ça.

Il reprit la main de sa sœur et marchait tout en lui parlant, ils devaient se dépêcher de rentrer, de partager ensemble leurs histoires... Et un bon repas aussi ! Pourquoi pas même à boire, quelque chose d'aussi bon que dans le navire de Nimuë qui sait.


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Message Re: [Fin Juillet 550] Atlas (Calista)   [Fin Juillet 550] Atlas (Calista) EmptySam 23 Juil - 16:16


Tête baissée, l'Atlante attendait et écoutait. Non ne pas lever les yeux maintenant. Non, car elle ne manquerait pas de pleurer une fois de plus. Mais cette fois ce ne serait nullement par tristesse, mais par joie. Cela faisait bien longtemps qu'elle n'avait pas versé de larmes. Après tout elle avait toujours démontré un caractère, qui bien que doux, n'en demeurait pas moins bien trempé. Qu'allait penser Cinead si elle ne cesser de larmoyer? Qu'elle était faible? Hors de question! C'était à elle de le protéger, et non l'inverse. Elle était certaine que Satine, elle, n'avait jamais été du genre pleurnicheuse. Non. Une Gardienne ne pleure pas! Une Gardienne est forte! Une Gardienne veille et protège!

Le poids léger d'une main se posa sur son épaulière, elle n'avait pas besoin de regarder pour savoir qu'il se trouvait à ses côtés. Elle l'écoutait toujours avec une grande attention, cet être cher présent à nouveau dans sa vie après l'avoir déserté d'aussi longues années. Oui, pour l'éternité ils seraient ensemble, et elle ne laisserait rien ni personne se mettre en travers d'eux, cela, elle s'en faisait la promesse. La Douce sentit son aîné s'agenouiller face à elle, et lorsqu'il lui releva délicatement le visage, elle ne put s'empêcher de lui offrir un sourire tendre, acquiesçant vivement de la tête à sa requête, avant de lui rendre un clin d’œil complice.

Alors, Scylla se releva, observant la scène touchante des retrouvailles entre le petit-fils prodigue et le grand-père. Néanmoins, elle lança un regard outré à Evaimon. C'était faux! Elle ne dévorait pas Cinead des yeux d'abord! Voilà on est touché par une scène et c'est ainsi qu'on vous remercie. Il ne perdait rien pour attendre. Et l'occasion se présenta lorsqu'il passa à ses côtés, et qu'elle put constater que le vieillard pleurait. Amusée, elle lança sur un ton amusé:

"- Ben alors grand-père? On a les yeux trop sensibles?"

"- Petite peste." dira-t-il avec affection tout en grommelant.

"- Un trait de famille. Et puis, tu m'aimes, entre autre, pour ça."

Un petit clin d’œil et elle viendra vivement glisser un bras sous celui de son frère après que ce dernier lui ait fait sa requête, tout en prenant le chemin de la demeure familiale:

"- Je pense que tu dois être fatigué et mourir de faim. Et puis, je suis certaine que tu trouveras ton bonheur niveau vestimentaire dans la chambre seigneuriale. J'ai refusé de me séparer de tous les vêtements de papa. S'il avait été là aujourd'hui tu peux être sûr et certain qu'il aurait été particulièrement fier de toi."

Les voilà à présent tous deux dans le hall d'entrée au bout duquel se trouvaient deux envolées de marches qui menaient à l'étage. Toujours bras dessus, bras dessous, Calista finit par s'arrêter en bas des marches et demeura un instant silencieuse. Nul bruit dans la maison ne se faisait entendre. Le calme plat. Elle finit par attraper les mains de son frère, serrant celles-ci avec force:

"- Nea...Il faut que je te dise. Par avance, je te prie de m'excuser si je me montre abrupte et maladroite, mais tu dois savoir qu'il ne reste que grand-père, toi et moi. Maman nous a quitté quelques jours après ma naissance: la fatigue et l'épuisement de l'accouchement, et votre départ à Satine et à toi ont eu raison d'elle. Est-ce que, plus tard, tu voudras bien me parler d'elle et de Satine dis? Papa ne s'est jamais trop remis de sa perte et n'aimais pas trop m'en parler. J'en ai déduit qu'ils s'aimaient tous deux d'un amour sincère et véritable. Quant à grand-père, il m'a parlé d'elle, mais en tant que Marina. Je ne sais pas comment elle était en tant que mère." Une petite pause, tandis que la demoiselle mordillait sa lèvre inférieure. " Quant à papa, il a trouvé la Mort il y a de cela cinq ans, dans la guerre menée contre le Sanctuaire. Il est passé de vie à trépas comme il le voulait: en combattant."

Un nouveau silence, alors qu'elle détournait la tête, s'en voulant vraisemblablement d'être porteuse de mauvaises nouvelles. Doucement, la voilà qui dégage ses mains. Un mouvement de menton en direction de l'étage:

"- Pardonnes-moi encore. Tu peux monter. Hormis vos chambres à toi et Satine que j'ai fais réaménager avec une décoration plus adulte, rien à changé. Mais ne t'en fais pas, vos affaires sont conservées. Tu peux monter, je te rejoins après t'avoir préparé de quoi de restaurer et te désaltérer."

Se hissant sur la pointe des pieds, elle vint alors déposer un baiser sur la joue du Légat avant de s'élancer en direction des cuisines.
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Message Re: [Fin Juillet 550] Atlas (Calista)   [Fin Juillet 550] Atlas (Calista) EmptyMar 26 Juil - 23:28
Souvenirs

Je ne recherche pas la fierté... Plus aujourd'hui en tout cas. Ils avançaient alors, proches l'un de l'autre comme jamais, eux qui avaient été éloignés durant... Eh bien toute sa vie, à elle... L'air de la demeure, une fois la porte ouverte, frappa le visage de l'Atlas qui se remémora alors bien des choses... Rien n'avait réellement changé à dire vrai, ses souvenirs étaient pourtant flous, oh jeune enfant qu'il fut avant son départ... Pourtant il retrouvait là un sentiment qu'il n'avait pas ressentit depuis très longtemps : une familiarité. Une impression unique, celle d'être chez soit. Enfin...

Ils arrivèrent rapidement devant les marches permettant de rejoindre l'étage et donc principalement les chambres. Seulement Calista se stoppa avant qu'ils ne posent un pied sur la première marche. Elle vint saisir les deux mains du Purificateur avec les siennes, son regard semblait fuyant... Quelque chose n'allait pas non, elle voulait lui parler. Et c'est ce qu'elle fit, déchargeant ce qu'elle avait sur le cœur tel qu'elle le pensait : franchement. Elle se libéra alors d'un fardeau, celui de la vérité, dévoilant ce qu'il redoutait... Ils n'étaient plus que trois, ainsi même Cassandra n'était plus. Le cœur du Cinabre se serra de plus belle en apprenant que leur départ à Satine et lui avait joué dans affaire. Mère... Ses yeux se noyèrent alors lentement au fil des paroles de Calista. Tant pour son propre chagrin à lui oui, que du fait que jamais elle n'avait connu leur mère, elle, ni leur sœur. Amphérès n'avait rien su dire, cela ne l'étonnait pas. Fier Atlas. Père... La même année que Satine... Cinq ans que tous deux avaient disparu... Il ne put s'empêcher de songer à cela, étrangement, et de se poser des questions. Ainsi il avait su voir juste, Scylla était tombé lors de la guerre. Comme il le souhaitait oui. Alors le Cinabre ne sembla pas faiblir, non, gardant ses larmes pour qu'aucune ne creuse sa joue. Seule sa voix était tremblante légèrement. Et puis il y avait eu ce nom... ce surnom... Seule Satine m'appelait ainsi... Étrange coïncidence, elle ne l'avait appelé de la sorte qu'après plusieurs années là bas, à Blue Graad. Calista reprenait déjà le flambeau.

    - Ne t'excuses pas, tu as bien fait... Je devais l'apprendre, j'en avais besoin. Que ce soit de toi... Mais oui, petite sœur, nous parlerons, ne t'en fais pas.

Il se voulait rassurant de par son sourire chaleureux, bienveillant comme toujours. Alors elle déposa un baiser sur la joue avant de filer, aussi survoltée que l'était sa grande sœur dans sa jeunesse. Un soupir de soulagement glissa entre ses lippes avant qu'il ne se détourne de nouveau vers les marches, ne voyant plus la Générale. Il grimpa alors, se laissant submerger par les souvenirs, revoyant Satine courir devant lui, Cassandra qui l'empêchait de dévaler les marches comme sa sœur... Il étouffa un petit rire nostalgique avant de rentrer la chambre de ses parents, seul endroit où il pourrait trouver des vêtements à sa taille. Rien n'avait changé non plus ici, mis à part l'absence d'un berceau, celui où Calista siégeait lors de son départ. Il effleura le lit de ses doigts, songeant à sa mère couchée là, dernière pièce qu'il eut vue avant qu'Evaimon ne les emmène au loin, vers le portail.

Le voilà donc redescendant, fièrement paré de larges habits blancs et rouges, une large ceinture de tissus fermée ça et là par de belles broches d'orichalque. A Blue Graad aussi, il se misait de la sorte, voyant toujours l'image de son paternel... L'avait il fait instinctivement ? Pas vraiment, mais Satine, elle, n'avait jamais aimé cela. Ses relations avec son père avaient été compliquées jusqu'à son départ, le jeune enfant à la tête rouge s'en souvenait. Mais son odorat le ramena vite au présent, sentant les douceurs que préparaient la plus jeune. Il sourit et se mit alors à courir pour descendre les marches tel un enfant avant de calmer le pas pour la rejoindre. Il posa son épaule contre l'encadrement de la porte de la cuisine, regardant la jeune fille s'affairer alors, elle ne semblait pas avoir terminé.

    - Eh bien au moins tu es plus douée que ta sœur pour la cuisine, ça sent drôlement bon ! Haha ! Tu veux peut-être de l'aide ?

Bien que "cuisine" était un grand mot pour définir leurs repas à Blue Graad, Cinead se souvenait des mets du voyage et des quelques tentatives de Satine lorsqu'elle s'ennuyait où qu'elle souhaitait faire une surprise à Icham... Non, vraiment, jamais elle n'aurait put être une femme de maison. Ses parents se demandaient même si un homme pourrait l'accepter à cause de cela. Ils auraient été heureux d'apprendre que oui. Il enchaina alors rapidement.

    - Laisse moi deviner, tu ne veux pas hein ? Tu ne veux pas que ton frère, fatigué et affamé soit contraint de faire cela... ça ne m'aurait pas dérangé même si je ne sais pas faire grand chose... M'enfin. Je vais m’asseoir un peu dans la salle à manger. Nous parlerons en mangeant.

Alors il la laissa faire, souriant. Se dirigeant vers une chaise, prêt à se poser sur quelque chose de confortable... Oh oui, cela faisait longtemps, bien trop longtemps.


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Message Re: [Fin Juillet 550] Atlas (Calista)   [Fin Juillet 550] Atlas (Calista) EmptySam 20 Aoû - 14:51
En quittant son frère, la Demoiselle n'avait pu empêcher son cœur de se serrer. Derrière ses paroles apaisantes, ce sourire rassurant, elle se doutait que les sombres nouvelles dont elle avait été porteuse, avaient blessé son grand-frère. Pourtant, il n'avait rien voulu laisser transparaître. Oh la Douce avait pourtant bien remarqué le timbre de voix légèrement tremblant. Elle aurait voulu le serrer dans ses bras et lui dire qu'il pouvait bien laisser échapper sa peine. Mais il était un Atlas. Il était le Légat. Alors non, elle ne voulait pas briser sa fierté. Aussi, s'en était elle tout simplement allée afin de préparer, une des rares choses capable de mettre du baume au cœur à un homme: un repas.

A son entrée dans la cuisine, les servantes se turent, et rougirent légèrement, comme prises en faute, à la vue de la Demoiselle. Ce qui eut le don d'amener un petit sourire aux lèvres de la Belle: la nouvelle du retour du fils prodigue allait bon train. Autant leur dire la vérité, de toute façon, la nouvelle se répandrait bien assez vite:

"- Oui mesdames, vous n'avez point rêvé, et ce n'est pas une folle rumeur: mon grand-frère est de retour de son voyage initiatique. Je vous demanderai juste, de ne pas ébruiter l'information pour le moment."

"- Tu peux compter sur la discrétion de tes serviteurs ma douce Calista."

Lentement, Scylla se tourna en direction de la voix qui avait pris la parole. Une voix qu'elle ne connaissait que trop bien, étant donné qu'elle appartenait à sa nourrice: Aleyna. Elle la trouvait toujours aussi belle avec sa chevelure noire tissée de quelques fils d'argent, ses iris émeraudes, son visage aux traits doux et bienveillants. Doucement, celle qu'elle considérait comme une mère, vint l'envelopper de ses bras, murmurant au creux de son oreille:

"- Ainsi, il est donc revenu celui que tu attendais tant. Je suis tellement heureuse pour toi mon enfant. Tu n'es plus seule à présent."

Emue, la Demoiselle se contenta d'acquiescer, avant de poursuivre:

"- Je voudrais lui préparer à manger, vous pourriez me laisser la cuisine?"

"- Bien entendu."

Un sourire complice, et les ordres fusèrent à l'attention des serviteurs, en quelques secondes la cuisine fut désertée, avant qu'elle ne ferme la porte, Aleyna se tourna une dernière fois en direction de sa petite protégée.

"- Si tu as besoin de quoique ce soit, n'hésites pas à m'appeler."

"- Merci Aleyna."

Une fois seule, Calista se mit donc aux fourneaux, bien heureuse de préparer quelque chose pour son aîné. A son avis il devait avoir une telle faim, qu'elle allait devoir prévoir quelque chose de conséquent. Mais pour sa part, elle n'avait guère très faim. L'excitation des retrouvailles lui coupait toute envie de manger. Non elle voulait simplement profiter de la présence de Cinead, l'entendre lui raconter ce qu'il avait vécu, et lui raconter ce qu'avait été sa vie. Lorsqu'il pénétra dans la pièce, elle se tourna alors vers lui avec un sourire:

"- M'aider? Certainement pas. Tu reviens d'un long voyage et puis ça me fait plaisir de préparer ce repas."

La demoiselle observa son grand frère de la tête aux pieds, avant de lui lancer un clin d’œil taquin:

"- En tout cas tu es bien plus présentable à présent. Digne d'un Légat."

Et espiègle, la voilà qui tire légèrement la langue à son aîné avant de le regarder prendre le chemin de la salle à manger. De toute façon, elle ne tarderait guère à le rejoindre, et c'est ce qu'elle fit une dizaine de minutes après, venant poser une assiette devant la Voix de Poséidon. Cette dernière se trouvait composée d'une pièce de bœuf persillée, accompagnée de légumes mijotés, ainsi que du pain fraîchement sorti du four. Elle posera ensuite un verre de vin rouge en souriant:

"- Voilà sa Seigneurie est servie. J'espère que le repas lui plaira."

Elle finit par prendre place l'observant avec attention:

"- Ca va? La maison n'a pas trop changé en ton absence?"

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Message Re: [Fin Juillet 550] Atlas (Calista)   [Fin Juillet 550] Atlas (Calista) EmptyMar 23 Aoû - 8:37
Repas

Il était assis là, à table. Seul. La pièce était grande et vide, il avait quelques bribes de ce lieu qui lui revenaient mais rien de sûr. Il était jeune, encore, n'avait que de simples images, presque effacées par tout le reste, par son vécu loin des siens... Trop long, nul doute qu'à terme en restant là bas il se serait perdu. Ses paupières commençaient à devenir lourde, la fatigue. Le voyage fut loin et loin d'être confortable, Cinead n'avait pas quitté la cuisine du navire pour rester près du feu. Après avoir vécu des années dans cette ville inexistante le Cinabre s'était habitué à l'inconfort, avait perdu la notion de noblesse même... Et c'était là un bien, oh oui, tant l'enfant qu'il était avait été choyé, chouchouté et protégé de tout. Satine avait souffert de cela en un sens, reléguée rapidement au triste sort de n'être que la soeur du futur avenir de la famille, turbulente et n'écoutant jamais rien. Elle s'était forgée dans l'ombre de cette petite tête rouge en une période compliquée pour une jeune fille...

La voix de Calista le fit revenir alors, somnolant, il porta rapidement son regard sur elle avant de la sourire et de la remercier. Il n'y avait pas fait attention jusque là mais une douce odeur se dégageait de cette assiette et lui ouvrait grandement l'appétit. Oh oui, cela sentait bon, tellement bon, si bien qu'il eut l'impression de découvrir là quelque chose de nouveau, des senteurs lointaines du temps où il vivait encore là... Depuis combien de temps ? De la viande... cuite... Ses yeux étaient grands ouverts. Pourtant il avait pu manger quelques morceaux de viande séchée sur le navire de Nimuë, mais voilà au moins cinq an qu'il n'avait pu gouter pareille pièce de viande et bien plus longtemps encore qu'il n'en avait pas senti une émettant une telle odeur. Futur délice. Pourtant il ne pouvait se jeter dessus, comme ça. Satine avait veillé à ce que son frère soit bien élevé, tout de même. Il restait un Atlas.

    - Je vais bien oui, et cette assiette a l'air vraiment délicieuse, tu n'imagines même pas... Je crois que je vais bien manger aujourd'hui, réellement ! Quant à la maison... Je la trouve plus petite à dire vrai ! Haha ! Cela fait si longtemps... Je ne saurais te dire. Mais je me sens chez moi, en tout cas. Merci pour ce repas ma sœur.

Un sourire et il commençait déjà à découper cette viande préparée avec amour, assaisonnée avec soin par cette femme qu'il découvrait au fil des minutes. Loin de l'enfant qu'il avait quitté. Une femme, oui. Son visage sembla alors quitter toute crispation à l'instant où son palais découvrait quelque chose d'inattendu. Le goût était prononcé sans pour autant être fort, et il se ravissait là d'un met comme jamais il n'en avait eut dans ses plus lointains souvenirs. Il enchaina alors, continuant de se restaurer avant de prendre une gorgée de ce liquide rouge, ce dernier venant raviver un court instant le gout de la viande.

    - Par Poséidon ! Qu'est-ce que c'est comme boisson Sat...
    il y eu une pause alors, une seconde ou deux. Calista... Excuse-moi... Je...

Les mots lui étaient venus par instinct, alors. Ce lieu lui ravivait des choses, lui rappelait les disputes incessantes entre lui et la future Marina de la Tortue qui l'avait accompagnée là bas, loin d'eux. Loin de tout. Celle avec qui il avait passé la majeure partie de sa vie, avec qui il avait tant partagé, vécu. Celle qu'il avait aimé plus que quiconque, sa seule attache. Et elle n'était plus, le voilà qui avait passé les dernières années seul, sans elle pour le retenir, le raccrocher à ses souvenirs, lui donner un sourire franc par sa simple présence. Femme douce, attentionnée et cultivée, voilà ce qu'elle était devenue, loin de la foudroyante jeune fille qu'elle fut. En cet instant Cinead était troublé, d'avoir confondu par le nom cette petite sœur qui hantait ses nuits et ses jours, sa seule famille désormais, et Satine. Il posa alors ses couverts lentement, n'osant croiser du regard celle qu'il pensait alors déçu. Lui l'était, de lui même, se souvenant des quelques mots qu'il avait pu lire dans les mémoires de sa soeur. Ce livre qu'Icham lui avait confié à son départ... Apprends à connaître ta petite sœur et ne me vois pas elle, par pitié ! Ses yeux commençaient alors à se remplir lentement, un mélange amer de chagrin et d'une petite colère, de pensées et souvenirs. Que faisait-il là ? Quel était son droit, après tant d'année de siéger à l'endroit même où leur père s'était assis. Il reposa le verre et commençait à se lever lentement.

    - Pardonne mon comportement, Calista. Je vais y aller.

Sa voix tremblait légèrement. Tout allait trop vite, il s'imaginait déjà à ses côtés, à elle, sa sœur. Sa famille. Pourtant ils ne se connaissaient ni l'un ni l'autre et lui, oh oui, cet idiot, venait de faire, de dire ce que jamais il n'aurait du. Les confondre... Peut être était-ce le coup la fatigue, de tout ce que lui avait annoncé Calista, ces êtres qu'il ne reverrait jamais... Cinead vivait là à la fois la plus belle journée de sa vie et pourtant celle dernière était tout aussi triste. Satine... Pardonne moi... Il se retourna rapidement avant de commencer à marcher pour sortir de la pièce, poings serrés.


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Message Re: [Fin Juillet 550] Atlas (Calista)   [Fin Juillet 550] Atlas (Calista) EmptyMar 23 Aoû - 19:29


Accoudée à la table, son faciès reposant entre ses paumes, la Demoiselle guettait les réactions de son frère avec amusement. C'était comme si ce dernier redécouvrait le plaisir de se nourrir correctement. Elle avait le sentiment qu'il avait presque oublié ce qu'était la viande. Aussi, la jeune Marina se félicita-t-elle de son choix judicieux. Elle aurait aimé lui demander si Satine savait cuisiner, mais elle se dit que le choix le plus sage serait plutôt d'attendre qu'il vienne lui en parler de lui-même. Ainsi finit-elle par s'adosser à sa chaise. Délicatement, elle attrapera le verre de vin qu'elle s'était servie pour elle-même, faisant tourner doucement celui-ci, avant de porter ce dernier à ses lèvres pour en avaler quelques gorgées.

"- Tu trouves la maison plus petite? Moi je la trouve toujours trop grande pour grand-père et moi. Et ne me remercie pas, ça m'a fait plaisir, d'autant plus que je vois que tu apprécies."

Trop grande. C'était vrai. Depuis toujours, elle avait trouvé la demeure des Atlas bien trop imposante. Petite, elle avait même peur de s'y perdre. Comment serait la vie de Cinead au temple de Poséidon? Peut-être devrait-il rester ici, chez eux. Chez lui. Au moins, il aurait ses repères. Et puis, c'était aussi un vœu un peu égoïste de sa part. Elle voulait simplement profiter de sa présence. Savoir qu'il serait là, avec eux. Oui c'était une bonne idée, et puis ce serait beaucoup plus facile de rattraper le temps perdu pour eux deux. Son visage s'illumina. D'ailleurs, elle comptait bien lui proposer sur le champ:

"- Nea..."

Un murmure, avant qu'elle ne soit interrompue par l'exclamation de son frère qui s'extasiait sur le breuvage qu'il venait de goûter. Prête à pouffer de rire, elle s'immobilisa soudainement lorsqu'il manqua l'appeler par le prénom de leur sœur disparue. Lentement le regard améthyste se porta sur le Légat, qui semblait soudainement gêné. Voilà, nous y étions, lui aussi la prenait pour cette Aînée. Elle qui avait eu la sensation de revoir le Soleil depuis l'apparition de son frère, retournait dans les bras des Ombres. Car c'était ce qu'elle était. Une ombre. Ni plus, ni moins. Oh, elle tenta bien de masquer sa peine, inclinant simplement la tête, sa longue chevelure lilas voilant partiellement son visage. Sous la table, elle s'était contentée de serrer ses mains entre elles, et déjà, elle était prête à pardonner.

Un silence entre eux, et puis, le bruit d'une chaise tirée sur le sol attira son attention. Alors, elle eut la surprise de le voir se lever. D'abord, elle crut avoir à faire à un mauvais rêve. Ils venaient à peine de se retrouver que déjà il la quittait? Pleine de stupeur elle l'observait s'éloigner. Impossible. Il ne pouvait quand même pas la laisser plantée là? Pas après tout ce temps? Avait-elle trop idéalisé cet homme? Possible. Finalement, il allait l'abandonner. Cruelle déception.

"- ...Une fois de plus...Belles paroles..."

Murmura-t-elle. Etait-elle donc condamnée à être abandonnée par les gens qu'elle aimait? Lentement, elle se leva à son tour, ses mains se crispant sur le rebord de la table, tandis qu'un petit rire, qui ne fit que s'accroître, s'échappa de ses lèvres. Sa dextre vint se placer devant son visage, alors que la lumière dans la pièce semblait décroître.

"- Te pardonner? "

Nouveau petit rire glacial, alors qu'elle reculait de quelques pas:

"- Je peux pardonner le fait que tu me prennes pour Satine. Après tout, tu étais habitué avec elle. Vous êtes partis en me laissant derrière. En m'abandonnant. C'est ainsi que je l'ai vécu lorsque j'étais enfant, trop petite pour comprendre, et pourtant, malgré tout, je vous aimais. Tous les deux. J'ai vécu dans son ombre toutes ces années durant. "Satine n'aurait pas fait ça." " Satine est une excellente combattante." "Sois meilleure que Satine, Calista." Satine...Satine... Satine...et toujours Satine... Alors oui, je suis habituée aux comparaisons avec notre sœur. J'ai appris à vivre avec. Je peux vivre avec."

Une pause, alors que le regard de la jeune fille, bien que remplit de larmes, se faisait plus ardent et que les ombres l'entouraient et l'enveloppaient à présent:

"- Mais ne me demande pas de te pardonner pour ta lâcheté et ta couardise, qui font que tu me rejettes une nouvelle fois. Ne me demande pas de te pardonner alors que tu m'abandonnes Cinead Atlas! Car jamais...Jamais m'entends-tu...Je ne pourrais te pardonner, moi qui ai attendu votre retour depuis toutes ces longues années. Moi qui n'ai jamais cessé de croire et d'espérer en lui, quand d'autres pensaient que vous ne reviendriez plus! "

Prenant soudainement conscience qu'elle allait trop loin, l'Atlas mordilla ses lèvres. Les ombres qui l'entouraient, disparurent aussi vite qu'elles étaient apparues. Oui en cet instant, c'était à nouveau le sentiment d'abandon qui la possédait. Instinctivement, ses doigts se portèrent au bijou qui ornait sa chevelure. S'il franchissait cette porte, elle se débarrasserait de cet objet. Elle s'en faisait le serment. Pourtant, avec ce qu'elle venait de lui dire, elle ne méritait guère mieux, et elle pouvait le comprendre. Fermant les yeux, retenant ses larmes, elle se détourna, croisant les bras autour d'elle, attendant simplement d'entendre le bruit de la porte qui ne manquerait pas, d'ici peu, à se refermer sur ce frère qu'elle avait tant attendu, et qu'elle aimait malgré tout.

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Message Re: [Fin Juillet 550] Atlas (Calista)   [Fin Juillet 550] Atlas (Calista) EmptyJeu 25 Aoû - 16:11
Grand frere

Ce furent ses mots qui le firent s'arrêter là, sur le pas de porte de cette salle à manger. Puis ce rire nerveux. Contrariée... Bien évidement qu'elle n'allait pas le lui pardonner, et pourtant elle disait le contraire, alors que déjà ce qu'il redoutait tant arrivait. La rancœur... Cette petite sœur qu'il savait abandonnée, qu'il n'avait pas voulu quitter lorsqu'il était enfant... Au au fond de lui, durant toutes ses années, au delà de sa propre peine il ressentait l'appel lointain de cette enfant à qui il n'avait pu laisser qu'un mince présent avant de s'en aller. Malgré la distance et les âges, il la captait, chaque nuit, dans les étoiles. Puis vint l'erreur de leur père, la comparaison, ce dont l'intéressée avait mis en garde le Cinabre. Amphérès... Cela ne l’étonnait pas d'entendre tout cela ; Calista, petite dernière vivant dans l'ombre de sa grande sœur, lointaine. Une version idéalisée par son absence, le père Atlas n’arrêtait pas de se prendre le bec avec elle...

Il était toujours dos à elle, serrant ses poings plus forts encore, maudissant à la fois son erreur que celle de son père. Maudissant cette destinée qui les avait séparés. Oh oui, pourtant tout ce qu'il avait pu faire c'était pour elle. Pour l'avenir de cette enfant qu'il ne pensait jamais revoir, celle qui avait su lui tirer des larmes qu'il ne laissait paraître d'ordinaire. Dès qu'il l'eut vue, dès qu'elle s'était blottie contre lui il s'était senti soulagé, heureux comme jamais. Il l'avait aimé durant toutes ses années, elle avait hanté ses esprit, était son moteur. Calista... Alors il put apercevoir la pièce s'assombrir et sentir l'aura froide et ténébreuse... La sienne, lumineuse et chaleureuse y répondit comme un écho, s'exprimant sans aucune agressivité. Le Feu. La lumière. Cinead était le berger, et ce qu'il entendait là vint le frapper comme un coup de massue. Abandonner ? Mais de quoi parlait-elle ? Il souhaitait s'éloigner un court instant, songer à sa faute et ne pas se montrer à elle désemparé d'avoir mal agit. De les avoir trahies toutes les deux.. Mais dans l'esprit de la jeune Atlas il en fut tout autre. Il se retourna alors qu'à son tour elle lui montra son dos et sa chevelure... Ces mots avaient été tranchants, un cœur criant, appelant à l'aide et exprimant un amour véritable... "Ne fais pas l'idiot avec elle, pas pour les sentiments." Satine parlait par l’écrit, ses derniers mots, paroles et conseils. Il les bafouait un à un sans le vouloir. Idiot. Alors il s'approcha, entourant la jeune femme de son cosmos chaleureux et irradiant de clarté. Bienveillant Berger. Il l'observait toucher machinalement ce pendentif, cette fleur qu'il avait su sculpter avec l'aide de son grand-père. Un sourire alors vint masquer sa colère envers lui même. Puis posa une de ses grande main sur l'épaule de sa sœur.

    - Satine ne m'aurait jamais parlé comme toi, elle n'aurait fait que me frapper. Non, tu n'es définitivement pas elle et je ne veux pas que tu le soit... Depuis que je t'ai vue ce n'est pas elle que je vois, mais belle et bien cette sœur qui m'appelait la nuit en regardant les étoiles.

Il se surprit à sourire un court instant plus franchement, occultant totalement sa colère, l'oubliant totalement alors qu'il comprenait à l'instant le sens de ses paroles. Il réalisait qu'ils furent ensembles parfois. Peut-être l'avait-elle entendue aussi, peut-être leurs Cosmos avaient se mêler au delà de tout quelques fois... Il l'avait ressenti. Penchant alors sa tête vers la sienne, il lui susurra quelques mots.

    - Je t'ai entendue Calista, à chaque fois...

Le Cosmos en chacun savait lier, il le savait mieux que quiconque, lui, le Purificateur. Lier les âmes, lier les cœurs. Il la fit pivoter et la prit dans ses bras, notant au passage ses larmes naissantes aux coins de ses yeux d’améthystes. Puis il caressa ses cheveux, devant protecteur protecteur et rassurant... Ce qu'il avait toujours voulu faire, l'avoir contre elle, la protéger, la rassurer. Cinead Atlas ! Il n'y avait qu'une personne qui savait pester contre lui de la sorte et ce n'était pas Satine, oh non...

    - Tu ressembles plus à mère que n'importe lequel d'entre nous petite sœur... Combien de fois a-t-elle pu me crier dessus en m'appelant comme tu l'as fait... C'est presque les seuls souvenirs que j'ai d'elle, pourtant elle m'aimait, elle nous aimait tous. Et toi elle ne te quittait pas des yeux, même le jours où nous sommes partis. Tu devenais son monde, Calista, tout comme tu es la plus grande partie du mien... Je ne t'abandonne pas, et si je dois partir ce ne sera que pour le Temple ou une courte mission. Mais je reviendrai toujours, je l'ai promis à notre sœur avant qu'elle ne parte. Je te le promet à toi aujourd'hui.

Il vint alors poser ses lèvres sur son front, se souvenant d'un souhait de Satine, celui d'embrasser cette sœur qu'elle aurait voulu connaitre. Il le fiut alors, tendrement. Puis une deuxième fois. pour lui cette fois. Il recula son visage ensuite pour cueillir celui de la jeune fille, glissant son pouce sous ses grands yeux pour y effacer les larmes. Il l'accueillait alors à nouveau par un grand sourire. Ce fut dur pour moi aussi, petite sœur... Je t'en parlerai quand tu seras prête. Car pour l'instant elle ne l'était pas, avait souffert peut être plus que lui, certainement plus même. Alors il prendrait son rôle à cœur et ne le lâcherait pas. Il lui raconterait tout à elle, sa famille, son univers retrouvé.


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Message Re: [Fin Juillet 550] Atlas (Calista)   [Fin Juillet 550] Atlas (Calista) EmptyJeu 25 Aoû - 22:41


Elle avait bien conscience que les mots quels venaient d'adresser à Cinead étaient horribles à entendre. Qui était-elle pour lui dire qu'il était lâche? Ses paroles avaient dépassées ses pensées et à présent elle culpabilisait de lui avoir parlé de la sorte. S'il sortait maintenant, elle serait la seule responsable de ce gâchis. S'il partait maintenant, alors tout son monde s'effondrerait. Combien de fois enfant, et même encore récemment, s'était-elle adressée à lui en scrutant les cieux et les étoiles? Elle avait toujours été certaine qu'il recevait ses messages, tout comme il lui arrivait, par moment de rêver de lui. Oui, Calista aimait son grand-frère. C'était à la fois sa force et sa faiblesse. Pour lui, elle serait capable de soulever des montagnes. Mais si quelque chose devait lui arriver, jamais elle ne se le pardonnerait.

Elle voulait demeurer forte, et comptait les secondes qui la séparait de ce claquement de porte, qui elle en était sûre, ne manquerait pas de venir sous peu. Alors d'instinct, elle se crispa. Pourtant rien ne vint. Si ce n'était la porte qui claquait, peut-être allait-il se mettre en colère contre elle? Elle ne dirait rien, car si tel était le cas, elle l'aurait bien mérité. Aussi, quelle ne fut pas sa surprise de sentir la chaleur de cette main venir se poser sur son épaule, alors qu'un cosmos flamboyant et chaleureux venait l'envelopper. De stupeur, l'Atlas ne put réprimer un hoquet de surprise, alors que les paroles de Cinead trouvaient un chemin vers son cœur. Elle n'était pas Satine. Elle était tout simplement Calista à ses yeux.

Et puis, il eut cette autre nouvelle. Une nouvelle qui la laissa sans voix et ce murmure. Je t'ai entendue, à chaque fois... Sa gorge se noua, se serra, alors qu'elle portait une main à ses lèvres pour étouffer ce sanglot qu'elle sentait poindre. Il l'avait entendu lui parler, durant tout ce temps. Son cœur et son âme étaient parvenus à atteindre le Purificateur. Alors, en réponse, l'aura bleutée de son cosmos vint l'envelopper et se mêler à celui bienfaisant de son frère.

"- Tu y répondais n'est-ce pas?"

Scylla connaissait la réponse à cette question. Elle lui faisait face à présent, le scrutant de ses prunelles larmoyantes, tandis que ses doigts se crispaient sur le tissu de sa tunique. Elle se tenait à lui comme à une planche de salut. Mais il acheva de faire tomber ses défenses en mentionnant leur mère, lui donnant des informations sur elle, informations qu'elle se mit à chérir et à choyer aussitôt qu'elles lui furent données. Elle était celle qui lui ressemblait le plus. Cassandra les avait tous aimé, et avait veillé sur elle chaque instant passé ensemble. Elle avait été le monde de sa mère, et était à présent celui de son Aîné. Alors le barrage céda, et les larmes se mirent à couler sans qu'elle ne puisse les retenir, posant son front contre le torse de cet être si cher.

"- Je te demande pardon Néa. Je ne voulais pas être aussi violente. Je n'avais pas le droit de te dire ces choses horribles et injustes. Tu n'es ni un lâche, ni un couard. C'est juste que...je ne veux plus être seule. Plus maintenant que tu es là. J'ai si peur de te perdre car tu es tout pour moi. Même lorsque tu n'étais pas là, tu étais celui qui me donnait la force de me relever. Tu es mon Monde. A jamais. Je t'aime."

Elle le scrutait, tout en se laissant faire, docile, appréciant cette douce chaleur fraternelle qui l'entourait. Doucement, la voilà qui essuie ses larmes, esquissant un sourire, tandis que sa main valide serrait délicatement celle du Légat.

"- Je dois avoir l'air pathétique et pitoyable. Je me demande où j'ai mis ma fierté d'Atlas. Tu as ma parole qu'en temps normal je ne suis pas du genre à pleurer. Loin de là."

Un instant de silence, Calista se hisse sur la pointe des pieds, déposant un baiser sur la joue de son frère avant qu'elle ne revienne l'enlacer, lâchant dans un murmure:

"- Merci de voir en moi celle que je suis vraiment, et non pas celle que l'on aurait aimé que je sois, Néa."

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Message Re: [Fin Juillet 550] Atlas (Calista)   [Fin Juillet 550] Atlas (Calista) EmptyLun 29 Aoû - 19:33
Evocations

Oui, il y répondait, sans réellement le savoir. Sans réellement comprendre. Tout comme elle. Frère et sœur, liés par le sang, liés par l'amour. Contre lui elle serrait ses vêtements comme pour le retenir inconsciemment alors que leurs aura se mélangeaient lentement, offrant autour d'eux un cocon violacé... Souvenir de leur mère pour Cinead, signe qu'un peu plus il la retrouvait là, au moins un peu. Calista s'excusait alors d'avoir grondé, d'avoir réveillé cette colère assassine qui lui était propre, accablée et acculée par la peur elle avait tailladé cet idiot qui lui faisait face. Mais lui ne lui en voulait pas, savait que ces mots elle ne les pensait pas. Avait compris sa détresse et que désormais il devrait y porter une attention certaine. Ne pas laisser cela se reproduire. Calista avait souffert de leur absence, et pas seulement par le manque.

Puis elle lui énonça l'évidence, sans qu'il ne s'y attende, faisant perler quelques larmes au coin de ses yeux. Pourtant il ne voulait pas, mais la force des mots fut telle qu'il ne put s'en empêcher. Son Monde. Sa force... Il y trouvait un écho, lui aussi s'était de maintes fois relevé en pensant à ce bébé, laissé derrière eux. A cette fillette qui grandissait sans son frère et sa sœur...

    - Ne t'excuses pas, j'ai mal agit. Je ne comptais pas partir Calista, juste... réfléchir dehors un peu... Tout ça est difficile.

Alors qu'elle vint lui déposer un baiser affectueux sur la joue lui vint l'enlacer plus fort, la soulevant même alors qu'elle le remercier de ne voir en elle que ce qu'elle était : Calista, sa petite sœur... En cet instant Satine aurait été fière de lui, d'eux deux même. Atlas retrouvés, réunis... Les enfants de Cassandra et Amphérès, ensemble, ceux qui peut être jamais ne se seraient rencontrés. Enfin. Il la déposa au sol alors, tout souriant, à côté de sa chaise avant de lui même retourner s'asseoir. En effet, tout cela n'avait pas comblé son appétit et les talents de sa sœur avaient su ravir son palais jusqu'ici ! Gaspiller aurait été une grave erreur. Il essuya ses larmes à peine perlées avant de saisir de nouveau les couverts pour continuer son repas.

    - Désolé mais je meurs de faim et j'ai rien mangé d'aussi bon depuis... J'ai rien mangé d'aussi bon tout court en fait !

Oh si, peut être dans son enfance dans cette pièce même ! Mais il ne s'en souvenait plus, tout ceci était lointain, très lointain même. Juste des brides de cris de joie, d'amusement... Des sourires chaleureux, des bras forts, d'autres pleins d'amour... Des cheveux aussi, doux. Des songes, certains faux ou amplifiés, d'autres réels... Il continuait de manger alors, dégustant minutieusement ce que lui avait préparé Calista : elle était douée, il le savait, même si il n'avait mangé que des choses infâmes durant des années. Puis il posa ses courts de nouveau après quelques bouchées et une gorgée pour se reportée vers elle, aux grands yeux d'améthyste.

    - Calista... C'est à moi de m'excuser, je n'aurai pas du, je n'ai pas fait exprès tu sais. Satine est... Je n'avais qu'elle là bas, il n'y avait personne d'autre réellement. Enfin si, il y avait bien Icham, son mari, mais lui et moi n'avons jamais été très proches. Bref, c'est juste une habitude, je vais faire attention.

Alors il continuait de la regarder, de lui sourire aussi, toujours aussi chaleureusement. Ma petite sœur... Il eut un frisson alors, joyeux, de la trouver, de la voir, de l'entendre. De savoir qu'elle l'acceptait, qu'elle aussi l'avait attendu... Qu'ils étaient restés liés depuis toujours...


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Message Re: [Fin Juillet 550] Atlas (Calista)   [Fin Juillet 550] Atlas (Calista) EmptyMar 30 Aoû - 20:20
Qu'était-ce que cela? Venait-elle de voir le yeux de son frère briller? Ainsi donc, même le Légat pouvait se laisser à pleurer. La Nymphe fut touchée et émue par les larmes silencieuses de son Aîné. Tendrement, du bout du pouce, la demoiselle vint essuyer les perles lacrymales. Un mouvement doux et affectueux. Elle n'avait pas voulu le faire pleurer, mais elle voyait là un signe: la puissance des mots échangés avait touché le cœur et l'âme de l'un et de l'autre. Un sourire alors qu'il la soulevait de terre pour la serrer contre lui. Nul besoin de mot, son amour, elle le ressentait. Alors l'Atlas noua ses bras autour de son cou, et vint nicher son visage contre son épaule, tandis que les paroles de Cinead finirent de l'apaiser.

"- Je comprends et conçois que ça t'est difficile Nea. Nous devons tout deux trouver nos marques et nos repères avec l'autre. Nous devons apprendre à nous connaître. C'est tout aussi difficile pour moi tu sais. Habituée à être seule, et puis du jour au lendemain te voilà. Mais je ne m'en plains pas, car même si j'avoue que j'ai peur, peur de te décevoir, mais malgré tout, je compte bien apprendre à te connaître."

Un sourire, alors qu'à son tour, elle revenait prendre place à table, observant son frère manger avec un appétit flagrant. Les leçons de cuisine qu'Aleyna lui avait donné portaient ses fruits. Sous le compliment, elle ne put empêcher ses joues de rosir légèrement, alors qu'elle passait une main dans ses cheveux, gênée, mais heureuse:

"- Cela me fait plaisir, surtout en te voyant manger avec un aussi bon appétit."

Elle aurait pu passer des heures à rester ainsi avec lui, à contempler chaque mimique de son faciès qui semblait s'extasier à chaque nouvelle bouchée, ce qui amena un sourire amusé aux lèvres de la jeune femme. A ses paroles, à ses excuses, la Belle acquiesça. Inutile de lui dire qu'il n'avait pas à s'excuser, elle était certaine qu'il n'en démordrait pas. Elle fut heureuse de savoir que Satine avait été mariée. Avait-elle fait un mariage d'amour? Avait-elle était heureuse? Elle l'espérait. De tout son cœur.

Calista ne savait quelles épreuves ils avaient traversés tous les deux. Peut être qu'un jour, Cinead le lui raconterait. Mais pour qu'ils puissent en apprendre davantage l'un sur l'autre, pour qu'ils puissent évoquer leurs souvenirs, leurs rêves et leurs espoirs, il fallait qu'ils puissent se retrouver. Peut-être était-ce là l'occasion attendue pour lui demander de rester ici. Avec elle. Elle craignait d'essuyer un refus, mais les sourires bienveillants qu'il lui portait, finirent de la rassurer. Lui jetant une œillade, elle finit par prendre une grande inspiration. Il était temps de se jeter à l'eau:

"- Nea...tu sais toute à l'heure je pensais à quelque chose...J'ai toujours trouvé la maison trop grande. Grand-père n'est plus tout jeune , et... je ne veux pas me retrouver seule ici. Bien sûr je ne veux pas que tu te forces ni rien, d'autant que le Temple de Poséidon doit sûrement t'attendre, mais je veux que cette idée te plaise autant qu'à moi. Alors voilà: est-ce que tu voudrais/aimerais, t'installer ici avec grand-père et moi? Tu n'es pas obligé de me répondre tout de suite, et si tu ne le veux pas, sache que je ne t'en tiendrai pas rigueur."

Les iris améthystes guettaient la réaction que cette proposition allait engendrer chez son frère. Et comme pour faire pencher la balance à son avantage elle conclut, une lueur espiègle dans le regard:

"- Je te promets qu'on te mitonnera des petits plats comme celui-ci, et puis on a encore une multitude de réserve de jarres de vin. Ce serait dommage de t'en priver, toi qui as l'air d'apprécier tout particulièrement cela."

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Message Re: [Fin Juillet 550] Atlas (Calista)   [Fin Juillet 550] Atlas (Calista) EmptyJeu 8 Sep - 23:44
proposition

Il venait de finir sa dernière bouchée, bien heureux d'avoir su apprécier un tel repas et plus encore en présence de sa sœur bien aimée. Oh oui, il était étrange ce ressenti, tous deux ne se connaissaient pas et pourtant s'aimaient déjà, s'étaient toujours aimé au fond. Et il se connaissaient, oh oui, bien plus qu'ils ne pouvaient l'imaginer... Alors elle prit la parole à ce moment non sans avaler une dose de courage auparavant et son frère, lui, l'écouta alors, écarquillant les yeux face à ses propos, relâchant même ses couverts subitement tant il restait pantois face aux dire de la jolie Atlas. Oh elle avait du cran, oui. Il se figeât donc un instant tout en la fixant, regardant sa petite moue se former alors qu'elle tenter de plaidoyer pour sa demande, soucieuse de l'avis de son ainé. Lui se reprit rapidement avant d'afficher un sourire un peu narquois.

    - Calista Atlas, essayerais-tu de soudoyer ton frère et supérieur hiérarchique pas la panse ?

Oh il voulut s'empêcher de rire mais ne le put, impossible pour lui de garder son sérieux pour cela, surtout face à elle, alors il esclaffa légèrement, comme pour répondre à cette bouille que lui offrait l'Atlas d’Améthyste. Avec elle il se sentait libre, heureux oui, malgré tout ce qui les entourait. Son passé. Des absences. Il trouvait là une chose essentielle, avec sa petite sœur. Au fond ce lieu ne comptait pas vraiment, émotionnellement... S'il avait eu peur d'en franchir les portes ce n'était que pas appréhension de ce qui allait se trouver à l'intérieur. Ou de ce qui ne s'y trouverait pas. Après s'être essuyé proprement la bouche, repus de ce que lui avait offert Calista, il reprit un air plus sérieux, presque inquisiteur en posant sa main mi-close devant ses lèvres, perdant ses pupilles Cinabres dans celles de la cadette.

    - Seule ? J'en déduis que ma jolie petite sœur n'a pas de petit ami ? Aaaaah... Calista... Cette question me trotte dans la tête tu sais, le temple, cette demeure... Je ne suis plus chez moi ici, j'en suis resté loin depuis trop de temps. De quel droit pourrais-je m'imposer à toi ? A vous ? Pourtant tu m'offres cette possibilité, toi ! L'héritière de notre famille. Je ne vais pas te mentir petite sœur, j'en meurs d'envie, réellement. Tu as quel âge, vingt deux ans n'est-ce pas ? Hum... Il y a tellement de chose que je voudrais savoir sur toi, te connaitre car même si nous sommes liés... Voici ce que je te propose : une "période d'essai". De toute manière mon devoir me fera certainement veiller tard au Temple et même si je sais y avoir une chambre mais honnêtement je préfèrerai ne pas l'utiliser. Qu'en dis-tu ? Tu seras la décisionnaire, je suis ici chez toi avant tout, Calista.

Sa main retomba alors, dévoilant un large sourire. Il venait de s'ouvrir en partie à elle, exprimant de manière détournée un certain regret, une rancœur peut être même envers lui même pour tout ce temps. Ne pas vouloir s'imposer était peut être futile, surtout pour le Légat, pourtant ici il ne se sentait pas comme tel, non. Calista était là, plus proche de lui que jamais. Radieuse. S'il écoutait son cœur en cet instant il se sera levé pour la prendre à nouveau dans ses bras, sentir son étreinte sereine sur lui... Comme s'il eut le besoin de se raccrocher à cette famille. Sa famille. Vingt deux ans. Voilà ce qui le freinait en cet instant, à lui qui avait compté les mois, les années en imaginant cette enfant grandir, s'imaginant même à ses côté continuellement. Plus jamais, non, il ne serait séparé d'elle.


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Message Re: [Fin Juillet 550] Atlas (Calista)   [Fin Juillet 550] Atlas (Calista) EmptySam 10 Sep - 0:26
La Demoiselle était parfaitement sérieuse. Son désir de voir son frère venir s'installer dans la demeure des Atlas était parfaitement sincère. Certes, elle avait fait preuve de courage pour lui poser cette question, craignant légèrement d'essuyer un refus en bon et dû forme. Aussi était-ce pour cette raison qu'elle avait tout simplement usé de l'humour, cachant son angoisse derrière celui-ci. A la remarque de son Aîné, la Belle ne put s'empêcher de répliquer du tac au tac:

"- Cela se pourrait. Et si c'était le cas, est-ce que ça te poserait un soucis? Je suis sûre que si j'interroge ta panse, la réponse serait directement non."

Elle se retenait de rire, mordant doucement ses joues, mais cela était particulièrement difficile, si bien que la jeune femme finit par pouffer au même moment que son frère, visiblement satisfaite de sa bêtise. Mais sa réponse n'était toujours pas donnée, alors l'Atlante se fit la réflexion qu'il ne fallait pas crier victoire trop vite. Cali devait admettre qu'elle attendait et redoutait à la fois sa décision. Elle avait reposé ses mains sur ses cuisses, triturant le tissu de son pantalon, tout en fixant son frère avec attention. Il était redevenu sérieux. Elle manqua s'étouffer à sa première interrogation. De compagnon? Non, elle n'en avait pas. Enfin si, il y a bien Nereus, mais il la voyait comme une amie. Oui bon en fait non. Et puis zut c'est compliqué, et là n'était pas la question.

Il allait refuser. C'était sûr et certain. Plus chez lui ici...Bien sûr que si! Plus sa place... N'importe quoi!Ne désirait pas s'imposer à elle...Tu t'imposes pas! C'est moi qui le demande! Non vraiment, cela semblait très mal parti. Déjà, ses lèvres esquissaient une petite moue, jusqu'à ce que les mots fatidiques viennent marteler son esprit avec force "J'en meurs d'envie réellement."

Les prunelles améthystes se portaient sur le Légat, alors que sa benjamine l'observait comme si elle le voyait pour la toute première fois. Vivement, la Nymphe se leva de sa chaise, manquant presque faire tomber celle-ci, avant qu'elle ne se précipite derrière le siège de son Ainé pour venir enlacer le cou de celui-ci. Son front reposait contre son épaule, et elle acquiesçait en même temps de la tête. La gorge serrée par l'émotion et la joie qui étaient sienne, elle finit néanmoins par prendre la parole, après quelques secondes passées ainsi. Toujours, elle gardait son visage caché contre le corps de son frère, alors que ses doigts serraient doucement le tissu de ses vêtements:

"- Nea...Ecoute moi: tu seras toujours ici chez toi. C'est ta maison, autant que la mienne. Merci de nous donner cette chance. J'ai tellement envie de rattraper le temps perdu tout au long de ces vingt deux années passées loin l'un de l'autre. Je veux tout savoir de toi, ce que tu aimes, ce que tu détestes, les choses qui t'agacent ou que tu affectionnes. Tout. Et je répondrai à chacune de tes questions. Merci...Encore merci pour tout."

Le temps de la séparation était terminé. Celui des retrouvailles commençait, et la Douce comptait bien en profiter. Avec affection elle viendra déposer un baiser sur la joue de son grand frère tant choyé et adoré et ce malgré son absence. Déjà, l'Atlas reprenait sa place, se remémorant la première question qu'il lui avait posée. Le regard facétieux, elle répondit:

"- Alors sache que ta sœur a toute une foule de prétendants, mais qu'elle a refusé chaque demande...Au grand désespoir de grand-père." Elle eut un sourire amusé au coin des lèvres, avant de se pencher vers lui, lançant sur le ton de la connivence. " Mais et toi? Je suis certaine que tu as dû faire chavirer le cœur de plus d''une demoiselle. Le charme des Atlas que veux-tu?"

Le ton était théâtralement fatidique, mais les iris trahissaient son amusement et sa joie de retrouver celui qu'elle avait attendu toute sa vie comme le Messie.
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Message Re: [Fin Juillet 550] Atlas (Calista)   [Fin Juillet 550] Atlas (Calista) EmptyVen 16 Sep - 10:25
Savoir

Il ne s'attendait pas à la voir se lever, bondir de sa chaise pour se placer derrière celle où le Légat était assit en cet instant. L'instant d'après il put ressentir contre lui l'étreinte de ses petits bras, lovant sa tête au creux de l'épaule de son frère, si fort et si tendrement qu'il put ressentir toute la palette d'émotion qui la traversait alors. Il alla poser une main sur un des bras de Calista pour pour la rassurer plus encore, heureux que sa petite "proposition" était acceptée de son côté aussi bien qu'il le savait, l'avait compris, elle trouvait cela presque inutile. Puis elle lui offrit une caresse, un doux baiser sur sa joue avant de repartir et de reprendre sa place, les yeux pétillants d'une nouvelle force. Lui se prit à rire face à ses derniers mots.

    - Voilà qui ne m'étonne pas, tu es devenue une femme sublime Calista. C'est assez étrange pour moi, je regrette de ne pas t'avoir vu grandir... Mais j'apprendrai, toi aussi tu me raconteras des choses, ta vie, ce qui a fait qu'aujourd'hui une belle et fière Atlas se trouve devant moi !

Il tenait alors le verre de vin, faisant mouvoir son contenu, réfléchissant à la meilleure manière de lui raconter une partie de sa vie . Des femmes... Oh dire qu'il n'y avait jamais songé serait un odieux mensonge oui, mais pourtant Calista se trompait et il ne pouvait lui en vouloir, elle ne savait pas. Qu'avait-elle imaginé sur la vie de son frère d'ailleurs, si tant est qu'elle avait pensé à cela ? Voilà une bonne question que se posait l'Atlas, alors qu'il quittait le liquide rougeâtre du regard pour le reporter sur le sang de son sang, sa sœur tant aimée malgré la distance.

    - Je crains que tu ne te trompes petite sœur... Je n'ai pas rencontré de femmes à dire vrai, n'en ai croisé quasiment aucune. La vie à Blue Graad.. Nous étions coupés de tout, du monde, entourés de vieux "Veilleurs", gardiens de la cité qui étaient là sans réellement l'être, comme des fantômes. Il y avait quelques personnes "normales", mais non, aucune prétendante, haha ! Et pourtant... Non, je ne sais pas si je peux te le dire...

Semblait-il rougir en cet instant, lui, l'Atlas ? Peut être bien, ne connaissant pas sa sœur il craignait des moqueries, un peu comme celles de Satine quand il avait eu l'audace de lui dire le fond de ses pensées. Mais cette fois encore il franchirait le pas, peut importait les rires qui suivraient, au moins il amuserait Calista et cela pouvait être en soit une réussite.

    - Tu vas trouver ça drôle j'en suis sûr. Je fais un rêve parfois, une femme... ici en Atlantis, dans la nuit, la lune haute et lumineuse, faisait briller sa chevelure et semblant sublimer son rire... Je suis sûr qu'elle m'attend, oui. Elle est quelque part, ici.

Un sourire rêveur se dessinait sur son visage, mélange d'espoir et d'envie accompagné d'une touche de fatigue. Le repas lui avait fait un bien fou, tout comme la présence de Calista qui agissait en continu sur lui, rassurante et apaisante, il ne se lassait pas de la regarder, d'observer son doux sourire et cette joie qu'il lisait sans mal, aucun, alors que ses yeux semblaient vivants comme jamais. Lentement il recula sa chaise avant de se lever sans la quitter des yeux.

    - J'aimerais bien m'allonger un peu, le voyage en bateau ne fut pas des plus confortable... Est-ce que ça te dérange si on continue à parler ailleurs ? Tu pourras me poser toutes les questions que tu veux promis !

A dire vrai il n'osait pas retourner dans sa propre chambre, ne serait certainement pas capable de la reconnaître... Et puis peut être que des choses avaient changé au fond, après tout il n'était plus vraiment chez lui bien que lentement il reprenait ses marques. En essai. Alors il laissait le loisir à Calista de le guider vers un endroit, son futur chez lui, où il pourrait s'allonger, se reposer tout en discutant avec sa petite sœur qui serait certainement assise sur un fauteuil à côté. Oui, il voulait cela... Lui parler, l'écouter... Jusqu'à ce que le sommeil l'en empêche.


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Message Re: [Fin Juillet 550] Atlas (Calista)   [Fin Juillet 550] Atlas (Calista) EmptyVen 16 Sep - 22:29
Elle avait tellement hâte d'en apprendre plus sur lui au point de s'en sentir impatiente. Petit feu-follet plein d'énergie. La présence de Cinead lui avait remonté le moral en flèche. Si ce matin. on lui avait dit en se levant. qu'aujourd'hui serait le jour de leurs retrouvailles, elle n'y aurait jamais cru. Et pourtant, il se trouvait bel et bien là, à cette table, avec elle. Mieux! Il allait s'installer ici! une période d'essai avait-il dit, mais pour elle c'était déjà du tout vu. Hors de question qu'elle le laisse repartir. Elle avait rêvé de ce moment tant de fois, qu'elle craignait que ce ne soit qu'un songe. Mais non, c'était bel et bien la réalité. Alors elle l'écouta avec attention lui narrer ce qu'avait été sa vie à Blue Graad, loin des siens. Un lieu reculé du monde visiblement, où il avait passé son temps à s'instruire et à maîtriser l'Art qui est le sien. Purificateur. Mais à quel prix? A quel sacrifice?

Une petite moue de déception lorsqu'il lui avoua ne pas avoir rencontré de jeune femme. Elle en fut presque surprise. Ainsi son frère avait vécu une vraie vie monacale. Elle espérait bien que les choses changeraient pour lui. Mais les iris améthystes se mirent à luire d'une lueur parfaitement intéressée lorsqu'il prononça le mot secret. Le premier qu'ils allaient partager. Celui qu'elle ne pourrait jamais oublier. Accoudée à la table, son visage reposant en coupe entre ses mains, elle l'écoutait avec la plus grande attention, tandis qu'un doux sourire ourlait ses lèvres. Une histoire à l'image des contes de fées.

"- Pourquoi me moquerais-je? Après tout, il m'est bien souvent arrivé de rêver de toi tu sais. Et regardes, nous percevions chacun la présence de l'autre. Alors pourquoi ne serait-ce pas de même pour cette Atlante qui t'attend?" Doucement, elle vint se saisir des mains de son Aîné, les serrant tendrement dans les siennes. "Je te souhaite vraiment de la trouver Nea."

Elle constata qu'il semblait fatigué. Quoi de plus naturel. Son voyage avait été particulièrement long et peu reposant. Il méritait entièrement le droit de se retirer. Toutefois, elle ne pouvait s'empêcher d'être heureuse qu'il l'invite à le suivre. Passer du temps ensemble. Rattraper le temps perdu. Tout cela commençait aujourd'hui et maintenant. Alors, la Nymphe se leva avec le sourire:

"- Viens suis-moi."

Ainsi, la sœur conduisit le frère à travers la demeure des Atlas, lui faisant gagner l'étage avant de le conduire vers ses appartements qu'il avait quitté vingt deux années plus tôt. Lentement, elle poussa la porte de la pièce, s'éclipsant pour le laisser rentrer dans celle-ci. La chambre n'avait plus rien d'enfantine, mais était belle et bien décorée pour un homme. Il y avait là un lit, paré de draps et de coussins aux teintes vives et chatoyantes, des chevets aux teintes cuivrées. Un bureau se tenait près d'un coin de la pièce, mais faisait face aux fenêtres parées de voiles. Celles-ci s'ouvraient sur un balcon qui offrait une vue sur le jardin. Une petite bibliothèque ornait de parchemins se trouvait derrière le meuble de travail. Dans un autre coin, un fauteuil et quelques poufs colorés. Enfin, au pied du lit une malle. L'Atlas désigna le coffre du menton:

"- Tu y trouveras tes souvenirs d'enfance. J'espère que ça te convient. Si ce n'est pas le cas, tu pourras toujours faire réaménager la pièce."

La Nymphe se glissa dans la pièce, refermant la porte derrière elle. Elle alla en direction du fauteuil pour porter celui-ci et le rapprocher du lit. Oui Calista voulait être le plus prêt possible de son frère. Ainsi, se fit-elle une place parmi les coussins, se lovant contre ceux-ci, ramenant ses jambes sous elle, les prunelles lilas cherchèrent l'écarlate de celles de son frère.

"- Tu es sûr que je peux te poser toutes les questions que je veux? Tu ne risques pas de dormir je te préviens. Mais tu as le droit de me questionner aussi. Le but est après tout d'apprendre À nous connaître." Dit-elle en lui adressant un petit clin d’œil enjoué et espiègle, avant de réfléchir à sa question: "J'en ai une mais si c'est trop dur d'en parler, ne me réponds pas. Tu le feras plus tard. Et je te promets que je ne serai pas vexée. Vu que nous étions dans les histoires de cœur, je m'interrogeais sur Satine. Comment est-ce qu'elle a rencontré son mari? Je veux dire, t'a-t-elle dit si elle avait eu une sorte de coup de foudre ou pas du tout?"
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Message Re: [Fin Juillet 550] Atlas (Calista)   [Fin Juillet 550] Atlas (Calista) EmptyMer 21 Sep - 9:29
Histoire

Un sourire et déjà elle disparue, enjouée à l'idée d'officialiser leur petit accord en montrant la pièce où son frère allait résider. Il la suivit alors avec un certain calme, vagabondant un instant dans les couleurs de son enfance qui étaient toujours là, les mêmes. Calista semblait vivre pleinement, loin des regrets, et mener sa barque avec succès. La présence d'Evaimon ne devait pas y être innocente il s'en doutait, Calista avait elle aussi ses Piliers, bien que le Cinabre ne les connaissaient pas tous encore. En passant devant les escalier il aperçut son urne encore dans l'entrée, dans un geste habile et sans stopper sa marche il l'attrapa par la lanière de cuir pour la porter sur son dos et monter lentement les marches, suivant cette petite pleine d'énergie qui devait déjà s'impatienter

    - Ne t'en fais pas, c'est très bien comme cela. Bien suffisant pour une période d'essai !

Lui répondit-il tout en pénétrant dans la pièce, accordant au passage un clin d’œil complice à la jeune femme. Cette pièce fut sienne voilà des années il le savait et pourtant il n'y reconnaissait rien. A dire vrai il ne se rappelait pas vraiment de comment elle avait pu être par le passé, quand il l'occupait encore. Il se souvenait seulement d'un rayon de soleil par cette fenêtre, un matin, les fins tissus blancs se mouvant lentement au rythme d'une brise marine agréable... Il inspira comme pour s'en rappeler, mais rien ne vint. Alors il déposa l'urne avant de déporter ses yeux vers le lit, sacré, son obsession en cet instant. Un lit, un vrai. Le confort... Sans attendre plus longtemps il se jeta dessus, se laissant choir de tout son saoul, accordant au passage un long soupir, râle de joie quand son corps s'enfonça lentement dans la douceur et l'épaisseur de sa couche. Calista, elle, maligne, avait déjà rapproché un fauteuil, comme si elle avait encore une fois entendu ses pensées. Il tourna la tête et lui sourit alors, heureux, tout en plaçant ses mains sous son coussin.

    - Calista, je te l'ai dit, toutes les questions. Rien n'est trop dur pour moi, je suis un Atlas, tu devrais le savoir ! Ce ne sont pas justes sept Piliers qui me tiennent, non, mais bien plus !

S'accorda-t-il, amusé par cette piqûre de rappel. Il le lui avait promis et ne serait pas gêné par ses questions, le chagrin était passé, reviendrait peut être oui si elle appuyait à certains endroits de sa mémoire, de son cœur, mais elle était en droit, surtout elle, de connaître les choses. Son passé, le leur même, à son frère et sœur. Il l'écouta alors, et sa question, il s'attendait à pire oui, mais celle là eut le mérite de dessiner un large sourire sur le visage de Cinead qui se releva alors, assis sur le lit, s’adossant à la tête de ce dernier en plaçant quelques coussins, plongeant son regard dans l'Améthyste. Il se pencha alors légèrement vers elle, un brin rêveur.

    - Aaaaah... Isham... Pour comprendre leur rencontre il te faut un peu d'historique. Hum. Blue Graad est une cité particulière où ne vivent que les gardiens du savoir, les Veilleurs, de vieux hommes qui semblent être dans notre monde et dans un autre en même temps. Souvent absents, ils ne parlent jamais... Il n'empêche qu'ils ont besoin de soins, et bien d'autres choses. De ce que j'ai compris ils sont tous des enfants abandonnés, élevés ici dans le but de protéger le savoir, une nouvelle vie en somme. Mais quelques uns ne deviennent pas des veilleurs, ils remplissent d'autres tâches et ne sont pas "touchés" par ce monde secondaire où ils évoluent. C'est le cas d'Isham, qui est devenu le médecin de Blue Graad. Satine est tombé malade quelques mois après notre arrivée, et c'est entre autre cela qui l'a emportée bien des années plus tard... Satine était une Gardienne, elle protégeait Blue Graad physiquement au début mais son état s'empirait alors elle fut forcée à faire autre chose de sa vie. Elle est devenue Archiviste, puis Grande Archiviste de Blue Graad. Oui oui, tu as bien entendu, je suis sûr que tu as eu des échos de la tempête qu'était notre sœur enfant, son caractère de garçon manqué, cette adolescente qui passait son temps à se bagarrer... Tout cela c'est fait grâce à Isham. Il s'occupait d'elle chaque jours, au début Satine ne le supportait pas, on l'entendait lui hurler dessus dans toute la cité. Mais avec le temps ils se sont rapprochés... Se sont aimés avec une force qui, j'en suis sûr, a su faire tenir notre sœur sur notre terre quelques années en plus. Son mariage était un jour heureux, oui, certainement mon plus beau souvenir de Blue Graad.

Son regard semblait s'être perdu dans le vide au fur et mesure qu'il avançait, sa voix enjouée au départ s'était calmée à la fin, plus lente, apaisée, nostalgique même. Il se revoyait là, Satine dos à lui, lui pester dessus car il s'y prenait mal pour resserrer les lanières de sa belle robe blanche qu'Isham était parti chercher au prix d'un long voyage qui les avait séparé... Puis le Cinabre revint vers Calista, lui souriant alors légèrement.

    - Mais rassure toi, notre sœur n'as pas abandonné son nom d'Atlas ! Haha !
    Une courte pause. Et toi Calista ? Car moi aussi j'ai des questions, des tonnes ! Cette écaille, ma petite sœur Générale de Poséidon, comment est-ce arrivé ? Oh et puis, tu as des amis j'imagine ? Des passions ? Que fais-tu, toi l'héritière Atlas ?



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Message Re: [Fin Juillet 550] Atlas (Calista)   [Fin Juillet 550] Atlas (Calista) EmptyMer 21 Sep - 15:35
Confortablement installée dans son fauteuil, la jeune femme observait avec affection et amusement son Aîné. Ce dernier semblait réellement apprécier le fait de retrouver enfin la douceur et le moelleux d'un lit. Pour cela, il suffisait de voir la réaction qui avait été la sienne à la vue de celui-ci. sans nulle autre forme de procès, le Légat s'était littéralement jeté dessus. Réaction qui avait fait naître un petit éclat de rire. Ces retrouvailles étaient absolument parfaites. Encore mieux que tout ce qu'elle avait pu rêver et imaginer.

Attrapant un coussin, la demoiselle serra celui-ci dans ses bras, alors qu'elle buvait littéralement les paroles de son frère. Le regard améthyste se perdait dans celui écarlate de Cinead. Un instant, la Nymphe ferma les yeux, comme pour mieux se plonger dans ce récit, imaginant ces scènes entre Satine et Isham. Elle ne put s'empêcher de sourire en pensant à sa sœur en train d'hurler sur le pauvre médecin. En cet instant, elle aurait aimé pouvoir le remercier d'avoir offert à son Aînée la force de se battre encore quelques temps, de lui avoir offert cet Amour, alors qu'elle imaginait la beauté de celle-ci le jour de son mariage. Oui, l'Atlas regrettait de ne pas avoir pu la connaître. De ne pas avoir pu lui dire combien elle l'aimait. Elle aurait aimé vivre tout ceci avec elle, et lui apporter de sa force. Sentant sa gorge se nouer, elle se contint pour ne pas verser de nouvelles larmes. Non, Scylla ne le voulait pas, car elle ne désirait pas à nouveau peiner son frère.

Alors vint le temps, pour lui, de lui poser des questions. Un sourire naquit à la commissure de ses lèvres, face à cet empressement. Abandonnant sa position, la Demoiselle s'installa alors en tailleur dans son fauteuil, posant son coussin au creux de ses jambes:

"- Alors que dire sur moi. C'est à six ans que j'ai pris la décision d'être entraînée par Père. J'avais un seul et unique but en tête: vous protéger toi et Satine. J'ai eu beaucoup de mal à le convaincre. "Trop faible, trop fragile." disait-il. Tu sais comment il était: une vraie tête de mule. Je pense que sans l'intervention de grand-père ça ne ce serait tout simplement pas fait. Ce ne fut pas de tout repos. Il était très exigeant et attendait beaucoup de moi. Oh, il y a bien des moments où j'ai eu envie de jeter l'éponge, mais je me suis accrochée à mon désir de vous protéger."

Un instant, la jeune femme garda le silence, repensant aux longues heures d’entraînements harassantes auxquelles la pliait Amphérès. il lui était arrivée, par moment, de détester son père, de le maudire. Quel enfant n'avait jamais eu de telles pensées. Elle reprit en souriant:

"- Ajoute à cela les heures d'études pour m'enseigner le rôle d'héritière des Atlas. Cela laisse très peu de temps pour se faire des amis. J'ai donc été une enfant du genre bien trop sérieuse et solitaire. Les seuls moments de calme, je les ai passé à lire. Et puis un jour, grand-père m'a offert la lyre de maman. Alors j'ai commencé à en jouer et à chanter. Je leur ai bien cassé les oreilles au début, mais j'ai vite appris. Mes amies les Néréides m'ont enseigné cet art. Quand Père est décédé il y a cinq ans, je suis entrée dans les affaires familiales avec grand-père. Après la bataille d'Alexandrie, beaucoup d'enfants ont perdu leurs parents. J'ai donc décidé de parrainer un orphelinat. Je m'y rends régulièrement et mes charmantes têtes blondes me le rendent bien. Un jour, en y allant j'ai fait la connaissance de Nereus. Un garçon un peu plus âgé que moi, un ancien esclave, devenu soldat. Les circonstances ont fait que je l'ai engagé par la suite comme garde du corps. Il est devenu bien plus que cela: un ami et un confident."

Nouvel instant de pause, alors qu'une moue attristée venait se dessiner sur les lèvres de la Demoiselle. Cela faisait bientôt un mois qu'ils s'étaient brouillées tous les deux et que Nere était parti. Elle espérait simplement que tout allait bien pour lui. D'ailleurs, elle se garda bien de notifier à son grand-frère sa mésaventure avec les anciens maîtres du futur Kraken, et se hâta de reprendre:

"- Il y a un mois à peu près, je suis partie en voyage d'affaires pour grand-père à Rome. Tout s'est bien déroulé, mais au retour, on a subit une tempête particulièrement impressionnante. Une vague m'a emporté et je suis passée par dessus bord. J'ai bien cru ma dernière heure arrivée, et pourtant, il y avait cette petite voix qui ne cessait de me répéter que tout irait bien. Quand je me suis réveillée, Scylla m'attendait et m'a guidée à elle. C'est ainsi que j'ai revêtu l'Ecaille. A mon retour, grand-père était en joie. Par contre ça n'a pas été le cas de Nere. Nous nous sommes brouillés, et il est parti. Je ne l'ai pas revu depuis."

Elle chassa ses sombres idées en secouant la tête avant de sourire à Nea.

"- Voilà. Bon c'est un condensé, mais je viens de t'apprendre quelques petites choses sur moi. Je n'arrive pas encore à me dire que tu es là, avec moi. J'ai peur d'aller me coucher, et qu'en me réveillant, je me rende compte que tout ceci n'était qu'un rêve. Et toi? Quelle a été ta vie à Blue Graad?"
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Message Re: [Fin Juillet 550] Atlas (Calista)   [Fin Juillet 550] Atlas (Calista) EmptySam 24 Sep - 11:41
Passion

Oh qu'il attendait cet instant, découvrir Calista, la femme qu'elle était devenue, qu'elle lui conte une partie de sa vie, à lui. Son frère. Son Monde. Il l'observait changer de posture et lui même sur souleva un instant pour se rapprocher du bord du lit, du fauteuil où siégeait l'Etoile pleine de vie. Attirante. A l'instant où elle commençant il tendit l'oreille, laissant son visage s'éclairer : cela commençait, long récit dont il ne voulait perdre une miette. La vie de sa soeur, celle qu'il n'avait put connaître. Son absence... Son plus puissant regret, mais sa plus grande force aussi, le moteur qui l'a fait avancer, devenir le Purificateur, le Légat.

Ainsi, si jeune, portée par les récit de Père elle avait décidé d'emprunter une voie difficile... Pour eux, Satine et lui. Pour faire comme eux, un devoir. Mais pas seulement, il y avait cette volonté qu'il ressentait en ces mots. Cet amour, distant et difficile à comprendre pour ceux qui ne le vivaient pas. Lui le comprenait, avait avancé chaque instant, chaque seconde pour elle. Pour Satine aussi, bien-sûr, il l'avait aimé aussi... Et l'aimait toujours, présente à jamais en lui. Alors qu'elle lui souriait, lui commençait à s'assombrir légèrement, prenant conscience de tout ce qui avait été sa vie. A elle. La sévérité militaire de père, son implication dans la vie de la Famille, cela ne l'étonnait pas. Elle avait du en baver, tout l'exigence qu'il avait pour eux trois retombait alors sur elle. Seule. Pour il capta la force de l'Atlas, son sang royal qui coulait dans ses veines auquel il trouva un écho. Il y eut l'histoire de la lyre de Cassandra pour commencer, qui interpella Cinead. Il ne s'en rappelait plus jusqu'ici, mais les mélodies lui revirent alors subitement. Puis le décès de père, soulevé par le courage de Calista. Sa reprise en main de la famille, son orphelinat. Oh oui, un sentiment de fierté l'emplissait en cet instant, faisant naître aux coins de ses yeux des petites perles qu'il s'empressa de masquer, continuant de boire les paroles sacrées à son cœur.

Deux autres choses marquèrent son esprit, le rendant heureux, oui. Heureux de ce qu'elle avait pu vivre tout de même, et heureux qu'elle lui en fasse part aussi. Qu'elle se livre à lui, sans complexe, sans retenue. Comme il l'avait imaginé. Elle était parfaite. Il y avait les Néréides, Calista ne pouvait pas comprendre, Cinead ayant cette vision particulière qui le caractérisait. Peut être lui en parlerait-il, un jour. Idiot. Puis cet ami... Il tendit la main vers son visage, lentement, lui offrant une légère caresse, de celle que Satine lui faisait parfois lorsqu'il semblait perdu. Puis un sourire, encore. Heureux.

    - Ton ami est important pour toi n'est-ce pas ? Je suis sûr qu'il s'inquiète juste pour toi. Moi même, en voyant ma petite sœur parée d'Orichalque j'ai eu un frisson. J'ai peur oui. Mais si l'écaille t'a choisie, toi, c'est que tu en es capable, c'est qu'elle croit en toi. Alors moi aussi, même au delà de ça, je crois en toi. Laisse lui un peu de temps. En tout cas, Calista Atlas, je suis fier de toi, ce que tu es devenue... Je n'ai jamais douté de cela, que tu serais une femme accomplie et exceptionnelle. Tu me joueras de la Lyre comme mère un de ces prochains jours ?

Il retira sa main lentement, avec douceur, avant de s'étirer en baillant un peu, sans trop de gêne. Chez lui. Le temps était venu de répondre, après tout il le lui avait promis. Sa vie à Blue Graad, donc. Sa vie à lui, pas celle de Satine non... Par où commencer...

    - Ma vie à Blue Graad donc. Pourquoi pas ma vie depuis ta naissance, ma sœur ? Ce jour m'a marqué à jamais... Grand-père disait que j'étais Né du Feu, j'avais reçu le don d'Amphitrite, le destin de notre ancêtre, Atlas. Purificateur, comme son propre père l'était. Alors oui, j'ai du partir enfant et je les ai maudit, tous, de la haine envers eux de me retirer à cette petite sœur que j'avais attendu durant des mois. Satine était là, heureusement. M'a fait comprendre avec le temps. Le voyage fut dur, l'arrivée à Blue Graad, morne. Triste. Sans vie. Nous étions seuls et Satine commençait déjà à tomber malade... J'ai rapidement du lire, lire, et encore lire, apprendre des tonnes du choses sur Atlantis, son histoire, sa création, les écailles... Le monde aussi. J'apprenais à vivre différemment, loin du luxe de cette demeure, du cadre de vie calme et apaisant de notre Cité. Puis j'ai rencontré un homme de passage à Blue Graad, qui m'a donné un livre un jour. A lui. J'y ai découvert des choses passionnantes, des réponses à des questions que je me posais. J'ai avancé alors. D'années en années, j'ai appris toujours plus, Satine m'entrainait au combat aussi, comme elle le pouvait. Manier les armes. Je lui ai demandé moi même, je voulais défendre les miens en rentrant. Te défendre toi et ne pas être simplement un Purificateur. Non. Accompli.

Il releva alors ses manches, lentement, montrant ses avants bras calcinés par endroits. Fruit du labeur qui fut le sien à côté de l'apprentissage par la lecture; Il y avait eut le feu, la forge aussi... Il bailla à nouveau avant de reprendre.

    - Grand-père m'a appris les bases de la forge d'Orichalque avant de partir, c'était la seule chose que père et mère ont bien voulu. J'ai continué à Blue Graad, j'ai appris à cracher des flammes ardentes et à les manipuler. Puis à forger, pour me préparer aux écailles. J'ai mis du temps avant de comprendre... trop de temps... Satine est morte de sa maladie, son affaiblissement... Ce n'est que quelques mois plus tard que j'ai su réparer pour la première fois son écaille qui était presque détruite... Que j'ai compris ce qu'était être un Purificateur. Alors je suis resté, j'ai continuer à me perfectionner, à apprendre aussi, pour revenir ici, que tu sois fière de moi, un Purificateur. Et puis... Poséidon est arrivé...

Puis d'un coup, d'un seul, sa tête tomba, alors que son souffle se fit fort. Endormi, épuisé par le voyage, par ce qu'il avait vécu, par ses émotions retrouvées avec elle. Un sommeil long et clame l'attendait, comme il n'en avait connu depuis des années. Endormi ici, chez lui. Apaisé... Chez lui... Il se réveilla quelques heureux plus tard, allongé et bien installé dans le lit, couvert alors qu'il ne l’était pas auparavant. Il regarda rapidement à côté de lui, aperçu sa sœur assoupie près de lui dans le fauteuil. Sa main vint se glisser sur la sienne, si petite... Puis il se laissa emporter à nouveau, lentement...


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Message Re: [Fin Juillet 550] Atlas (Calista)   [Fin Juillet 550] Atlas (Calista) EmptyDim 25 Sep - 18:01
Elle parlait, parlait, sans parvenir à s'arrêter. Le ton n'avait rien de triste, il était même particulièrement enjoué. C'était là tout ce dont l'Atlante avait rêvé sa vie durant. Ces moments pouvaient paraître ridicules aux yeux de ceux qui avaient la chance de les vivre quotidiennement. Mais pour Calista, cela relevait de l'émerveillement. D'ailleurs, on pouvait le lire à son regard pétillant, à ce doux sourire qui ornait ses lèvres, ou encore, au timbre de sa voix lorsqu'elle imitait Amphérès, à la perfection qui plus est. Oui, l'Atlas était tout simplement ravie de pouvoir rattraper un peu de ce temps précieux qui leur avait été volé.

Un sourire lorsque cette main vint se poser sur joue. Immédiatement, sa dextre la recouvrit, alors qu'elle inclinait la tête et fermait les yeux. La mention de Nereus lui serra le cœur. S'il lui était important? Oui. Vraiment. Il avait tenu tous les rôles: garde du corps, meilleur ami, confident. Et pourtant il l'avait abandonné. Se pourrait-il que son Aîné ait raison? Le borgne était-il simplement en colère parce que le fait de porter une écaille allait forcément la conduire au devant du danger? Elle n'avait pas vu les choses sous cet angle. N'y avait même jamais songé. Mais il y avait une différence entre Nea et lui. Au moins, même s'il avait peur pour elle, elle avait fait la fierté de Cinead. Nereus lui, n'avait rien éprouvé de tel. Touchée et émue par ses paroles, elle tournera son minois pour venir embrasser le creux de cette paume caleuse mais pourtant bienfaisante et apaisante.

"- Merci de comprendre. Et promis je te jouerai de la lyre dans les jours qui viennent. Demain si tu veux. Ou quand tu auras du temps à accorder à ta petite sœur."

Elle pouffa doucement de rire en le voyant s'étirer de la sorte. Heureuse de le voir se laisser aller. Ce qui était à son goût, particulièrement bon signe. Alors, elle se mit à nouveau à boire ses paroles. Ecoutant cette fois-ci son histoire à lui. Pas celle de Satine, ou celle d'Isham. Non la sienne. Si Calista avait sourit au début, ce dernier disparut bien vite. Elle se rendait compte qu'il avait eut une vie particulièrement difficile. Etre le Purificateur n'était pas une tache aisée. Lui aussi avait dû être solitaire. Quelque part, leurs vies se ressemblaient, les conduisant vers un destin qui les avait fait se réunir. Lorsqu'il lui montra ses avant-bras brûlés, elle ne put s'empêcher de verser quelques larmes. Il avait dû tellement souffrir. Ses mains se tendirent d'elles-même, et vinrent effleurer ses blessures du passés. Oui il avait souffert, bien plus qu'elle. Et elle devinait, à travers ces mots à peine voilés qu'il se tenait responsable de la mort de Satine.

En tout cas, c'était comme si le feu venait d'être éteint. D'un coup d'un seul, le silence se fit. Sur l'instant, elle prit peur, mais rapidement, le souffle du Légat se fit entendre. Alors la cadette sourit. Il s'était tout simplement endormi, épuisé par des jours de voyage qui s'étaient conclus par des émotions particulièrement fortes. Lentement, la Belle quitta sa position pour venir prendre place sur le lit. Doucement, elle lui retira ses chaussures, avant de bouger tant bien que mal la grande carcasse du Légat, arrachant un grognement à ce dernier, avant de venir le recouvrir. Assise au bord du lit, la Nymphe resta un long moment à observer son frère, replaçant doucement une mèche de cheveux écarlate, avant de laisser simplement une main caresser sa joue. Oui, il avait dû beaucoup souffrir. Se penchant, elle viendra embrasser son front, avant de murmurer:

"- Bonne nuit mon grand-frère, et merci pour tout. Merci de m'avoir donné de la force tout au long de ces années passées loin de toi. Merci d'être devenu l'homme que tu es aujourd'hui. Et merci d'être revenu à moi. Je suis certaine qu'où ils soient, Père, Mère et Satine sont fiers de toi, tout comme je le suis. Aujourd'hui, je te donne ma parole que je ne laisserai plus rien nous séparer. Je t'aime."

Des mots qu'il n'entendrait pas, mais tant pis. Elle avait besoin de les lui dire. En cet instant, elle aurait pu regagner sa chambre, mais elle avait peur que si elle partait, il ne disparaisse. Alors non. Calista demeura là, lovée contre son fauteuil, à observer celui qui serait leur guide. Elle était fière de son frère. Lentement, mue par son instinct, elle vint se saisir de sa main. Elle ne voulait pas perdre ce contact. Bien précieux. Choyé. Et tandis que ses yeux se fermaient, elle ne put s'empêcher de faire ce simple constat: leurs vies n'avaient pas été faciles, elle en convenait, mais à présent, il était là. Avec elle. Réunis.


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[Fin Juillet 550] Atlas (Calista)
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