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Mars 553 AD (Jusqu'à la fin de l'Event)
 
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 A l'ombre des bois [PV Li]

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Message A l'ombre des bois [PV Li]   A l'ombre des bois [PV Li] EmptySam 23 Juil - 5:31
Une marche pressée dans les couloirs, et ça dès le rapport arrivé à son terme. Toujours pas de temps accordé à effacer le rouge partout sur moi, ni à se reposer. D'abord, parce qu'il fallait vite que le rapport soit rendu. Ensuite, pour elle.

C'est visible. Ca transpire de partout, c'est écrit sur mon visage, dans ma gestuelle, sur ce poing qui se serre. Colère. Inquiétude, aussi. Mais ça, c'est plus bas, enfoui, moins affiché. Colère, furieux de ce monde qui force une femme enceinte à prendre part aux conflits. J'y peux rien, ce sont les règles dans ce grand jeu. Des règles bien cruelles. Chaque paire de bras est bonne à prendre, et ceux qui ne peuvent offrir d'eux sont souvent mis de côté d'une façon ou d'une autre, rarement bienveillante. C'est vrai partout, plus encore au Dédale. Et ça m'enrage. C'est la règle, oui, mais... On parle d'une femme enceinte, merde. Un enfant là-dedans, une vie qui pousse, qui a droit à sa chance. Malgré ça, elle y va. Je ressasse ce fait à répétition sur le chemin, et ça n'fait qu'affirmer la colère latente sur mes traits. Déjà, quelques tremblements dans les mains.

Quelques images. J'en ai croisé, des femmes enceintes sur un champ de bataille. Sur un champ de massacre, plutôt. Tous sont égaux sur le passage d'une bande de pillards vandales, tristement égaux. La mort frappe homme, femme, enfant, sans distinction. On tuait, oui. On tuait pour survivre, pour prendre, pour s'accaparer. Pour se venger, aussi. Avec eux, j'ai appris à tuer qui me déplaît, à tuer qui possède ce que je convoite, à tuer qui excite mon envie de sang.

Loin d'eux, j'ai appris à changer. A ne plus être ça.

Et aujourd'hui ? Cardinal au service d'Arès, Dieu de la Guerre. T'as raté ton coup, Zvezdan, sur toute la ligne. T'as essayé, pourtant. Et ça a marché, en un sens. Mais ça revient. Ça revient toujours à la charge, tôt ou tard. C'est là, caché dans l'ombre, à attendre que tu cèdes. Ca te susurre de sales pensées à l'oreille, ça sort parfois de cette obscurité en diverses promesses attrayantes. Ca te caresse, ça te tente. Et c'est dur de résister, hein ? Alors ça continue. Ca voit bien que t'es pas indifférent à tout ça, malgré tes jolies engagements, tes jolies promesses, tes bons sentiments et autre. Ca danse face à tes yeux avides, ça murmure à ton oreille, ça coule sous ta langue, s'infiltre dans tes naseaux en une senteur agréable. Ca glisse sur ta peau. Puis tu cèdes. Toujours. Alors ça sourit. Un grand sourire plein de dents, mauvais, fou. Et ça se déchaîne. Ca troque ce jeu du Diable qui gratte à la porte pour celui de la bête qui déchire la chair, se repaît du Chaos, du sang et de la brutalité. Ca profite de t'avoir affaiblit pour te posséder, t'utiliser, puis te laisser là, au milieux des cadavres une fois le tout terminé. Te laisser toi et tes remords.

La sueur au visage, l'air ailleurs, à trop cogiter. Le pourquoi du comment de ma venue qui me revient, dès lors, la marche qui s'accélère. Vous vivrez, tous les deux. Vous vivrez au nom de toutes celles qui n'ont pas eu cette chance.

D'abord, un passage dans sa chambre. Personne. Un grognement qui part. Elle tient pas en place, celle-la... Quelques questions à droite à gauche, une servante qui me dit l'avoir vue sortir du Dédale. Hm... Il y a bien cette forêt où elle traîne souvent...

Quelques rapides pas qui me mènent aux portes que je traverse bien vite, pressé, voire nerveux. Une fois à l'extérieur, la marche laisse place à un sprint vers les bois lugubres. Une sensation de familiarité à me retrouver au milieu de cette forêt. D'autres souvenirs qui reviennent, moins accablants que ceux d'avant. Plus décontracté, j'y évolue avec une certaine assurance, sûr des réflexes à avoir en ce genre de lieux. Un peu de mon Cosmos qui filtre de moi pour qu'elle puisse le percevoir si elle est bien dans les parages, alors que je continue d'avancer à sa recherche. Inquiétude et colère toujours présents, j'essaie de masquer tout ça sous un air impassible. Reste à voir si elle donne raisons à ces sentiments ou non.
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Message Re: A l'ombre des bois [PV Li]   A l'ombre des bois [PV Li] EmptyMer 27 Juil - 16:47
Terreur ~


Gémissement, peur, sueur. Li n’avait plus rien de cette combattante que l’on connaissait. Elle n’était que souffrance. Une douleur qui durait depuis sa mission. Venant de ses tripes, elle s’insinuait en elle comme un serpent, la dévorant lentement, menaçant son équilibre mental déjà fragilisé par tous ce qu’elle avait reçu ses derniers temps. Trop… C’était trop ! Et pourtant, elle était là, dans les fourrures de son lit, haletante, les yeux fermé. Elle dormait, mais rien de paisible, en proie a des cauchemars que Morphée semblait prendre plaisir à lui envoyer, par jeu sans doute. Mais la douleur était bel et bien réelle, elle… Elle roula sur le dos, son ventre de futur mère de plus en plus visible au fils des mois alors qu’elle criait de terreur en se redressant totalement réveillée, tremblante et suante.

C’est là que la terreur fit place à l’effrois. Elle la voyait, cette tache rouge qui grandissait lentement, imbibant le drap de coton dont elle ce couvrait pour dormir. Des larmes emplirent ses yeux alors qu’elle se retrouvait incapable de détacher ses yeux de ce spectacle, n’osant même pas soulever le drap, par peur de ce qu’elle pourrait y découvrir. Elle savait d’où venait ce sang. De ses entrailles. Là où reposait son petit. Son ange. Son enfant. Non… Non ! Elle ne pouvait pas le perdre. Pas lui. Pas alors qu’elle l’aimait ! La panique prit possession de la panthère, qui se retrouva couverte de sa cuirasse sans raison valable, juste parce qu’elle se sentait en danger. Mais même le métal n’arrivait pas à endiguer ce sang qui coulait. Alors un cri fusa. A mi chemin entre un feulement et une agonie tandis que la panthère ce leva. Une main tremblante attrapa le broc à ses côtés et elle le vida sur ses cuisses, cherchant à laver ce sang, ce mauvais présage. Son enfant n’allait pas mal, ce ne pouvait être vrai. En elle, l’animal feula, prête a égorger la cause des blessures de son petit. Il ne s’en sortirait pas indemne. Elle retrouverait ce qui l’avait blessé et serait sans pitié. Le regard de Li devint félin et agressif. Elle ne pouvait rester là. Elle n‘était pas en sécurité. On allait venir l’achever car elle était faible, elle devait fuir ! Loin.

Tangant, enroulée dans une cape pour cacher le sang qui s’écoulait presque paresseusement de son bas ventre, la panthère traversa le dédale, le regard fou, comme si elle était possédée. Elle n’accorda aucun regard aux gardes qui s’inquiétèrent un minimum de la voir ainsi. Elle pu entendre les murmures alors qu’il voyait la sang goutant de la futur mère, sans savoir d’où il venait. Et la féline avançait, droit vers les bois salvateur. Vers sa véritable demeure. Là où elle se sentait en sécurité. Loin des humains et de leurs querelles sans fin. Parmi arbres et fourrées, elle saurait protéger son enfant. La nature, son chez elle. Personne ne la retrouverais, elle devait mettre de la distance, protéger son petit, le sauver elle… S’écroula, les pieds prit dans une racine et resta quelques secondes sans bouger avant de fondre en larme, laissant le sang couler alors qu’elle se mettait en chien de fusil, enfouissant son visage être ses main, pleurant a chaude larmes et sans chercher à étouffer les sons. Elle n’en avait pas la force.

Personne ne saurait dire depuis combien de temps elle était là, a pleurer alors que même que ses yeux la brûlaient, la suppliant d’arrêter. Elle n’avait plus la force de luter et la souffrance qui émanait de son ventre la paralysait. Elle n’arrivait plus a trembler et sentait son sang couler, encore et encore, épongée depuis quelques temps par la cape qui s’alourdissant mais si elle bougeait, le sang devenait visible sur le sol. Pourquoi… Pourquoi les dieux semblaient si enclins à lui retirer la seule chose qui lui permettait d’être enfin heureuse… ? Pourquoi devait-elle en encore souffrir et survivre à son bébé… ?




1 de Zvezdan ~  1 de Borya ~ 1 ಠ_ಠ de Thivan
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Bran RuzBran RuzArmure :
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Message Re: A l'ombre des bois [PV Li]   A l'ombre des bois [PV Li] EmptyMer 27 Juil - 18:00
Bran Ruz
"La Réponse"



« Cherche-la, cherche la Panthère. »

Le corbeau rouge perché sur le poing de son maître sautilla légèrement en le regardant de son œil noir. Sa tête carmine examina les alentours, une vaste et obscure forêt insondable, d'où émanait plusieurs fragrances dont celle du sang. Son maître, d'un geste l'encouragea à s'envoler, à agir. Il était temps. L'étranger, la tête couverte de sa capuche, se tourna dans la direction inverse de celle empruntée par le corvidé. Quelques pas suffirent à le faire gagner l'orée de la forêt où il avait perçu un Cosmos familier. L'homme s'affaissa pour regarder l'herbe couchée . Quelqu'un venait de passer par là. Alors sa silhouette déjà ombrageuse disparue dans un souffle.

L'oiseau de mauvais augure se posa non loin du corps tordu de douleur de la jeune chinoise. Il l'appela de son croassement lugubre histoire de s'annoncer. Reconnaîtrait-elle l'essence de son maître à travers lui ? Rien n'était moins sûr, vu l'état dans lequel se trouvait Li Mei. À travers les yeux de l'oiseau, Bran sut qu'il fallait se hâter.

« Elle n'est pas loin, Cardinal. »

Brusquement le druide s'était dressé face à Zvezdan, le corps tout enveloppé dans sa lourde cape détrempé. À la faveur de l'ombre qui mangeait son visage, le guerrier d'Arès pouvait voir que l'homme avait dû passer des jours bien difficiles. Les traits fatigués, amaigries, son œil vert reflétait une profonde lassitude mêlée à un brin d'inquiétude. Sans attendre il lui ouvrit la voie, se retournant pour faire claquer son habit moiré. L'heure n'était pas aux questions et si le Berserker lui en posait, il n'obtiendrait de lui que la musique de son silence.

Il fallait se hâter car l'Ombre de la Mort était déjà penchée sur elle, pauvre hère. Et Bran était tout disposé à la chasser. Encore. Et cette fois oui cette fois il allait réussir et sauver l'enfant !

Te devrais me laisser faire mon Amour …

Lui susurrait sa bien-aimée à son oreille tandis qu'ils étaient sur le point de découvrir cette mère en devenir éplorée et perdue dans son sang et ses larmes. L'Oracle stoppa ses pas, laissant le loisir à Zvezdan d'avancer avant lui. Peut-être prendrait-il son geste comme un temps d'hésitation, de couardise ? Il n'en était rien. La minute suivant ce ne fut pas le visage de Bran Ruz qu'ils connaissaient qui apparut sous un chiche rayon de lumière mais celui d'une femme. Celle-ci portait de longs cheveux blancs rassemblés en une queue-de-cheval qui s'activa dans son dos quand elle courut jusqu'à la jeune Panthère. La gorge serrée, les yeux emplis de larmes, elle savait. Oh oui elle savait la douleur qui était en train d'étreindre le corps de Li Mei. Brisée.

« Li Mei, c'est moi. Nous sommes là … Bran, moi et … Zvezdan, c'est ça ? »

Elle échangea avec lui un regard lourd de sens avant de l'observer avec attention.

« Nous t'avons fait une promesse. Les Dieux ne prendront pas ton enfant ! »

Dahut ne leur laisserait pas l'occasion de faire ce qu'ils avaient fait pour elle. Odieuse mascarade. Non cette fois-ci elle n'allait pas se répéter. Quitte à ce qu'elle en meurt ! Cette pensée explosa dans son esprit et quelque part elle sentit Bran affermir sa présence à ses côtés. Il l'aiderait et, avec tout son soutien, celui du Cardinal aussi, ils vaincraient. Posant ses mains au dessus de la Panthère, la jeune femme commença à psalmodier d'anciennes prières dans sa langue maternelle …


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Message Re: A l'ombre des bois [PV Li]   A l'ombre des bois [PV Li] EmptyLun 1 Aoû - 7:47
Une silhouette. Familière. D'une familiarité désagréable en cet instant, ce de l'urgence que laisse deviner sa présence. Une voix toute aussi familière. Entendue il y a peu, sur le sol du Sanctuaire, lorsque nous nous battions pas si loin l'un de l'autre, lorsqu'encore une fois fut renouvelé l'engagement auprès de Li. Je devais venir lui en parler. Mais s'il est là sans même que j'ai eu le luxe d'en trouver le temps, c'est que quelque chose ne va pas. Que Li... Que l'enfant est en danger.

Alors quand il est apparu à mes yeux, d'abord, un air vaguement surpris. Puis les mots, le ton pressé qui va avec. Dès lors, le reste importe peu. Suivre et emboîter le pas, le soupçon d'inquiétude visible à ses traits qui se retrouve chez moi. Li... Qu'est-ce que qu'il t'arrive ?

Pour répondre à l'apparition comme à la déclaration, un silence, un regard soutenu. Puis bien vite, un hochement de tête entendu, suivi d'une hâte non-dissimulée, la nervosité jusqu'ici latente qui se manifeste peu à peu. Plus franche, plus intense. Je déteste ça. Deviner un mal sans mettre le doigt dessus, savoir que quelque chose ne va pas, mais pas plus. C'est pire que de savoir. Ca laisse expecter le pire. Et je ne veux pas du pire. Je l'ai assez vu. Vécu. Assez pour que seuls deux choix ne finissent par poindre à l'horizon : s'y jeter la tête la première sans plus rien retenir, ou lutter. Pour elle, pour la vie en son ventre, je veux lutter. Préserver plutôt que détruire, au moins une fois.

La hâte n'est que trop présente pour que mon pas ne s'arrête en même temps que celui de l'Épervier. Elle est là, proche. Alors je continue, elle et elle seule en tête, des œillères pour occulter le reste du monde. Et je la vois. Trop bien du fait de la concentration, peut-être trop pour la scène qui s'offre à moi. J'aurais préféré qu'elle se fasse flou à mon regard, cette scène. Qu'elle n'existe pas. Elle est là, gisante dans ce rouge, recroquevillée, larmes, sueur et saleté. El-...

Pas le temps. Rejoins-la vite. La panique monte. Pourquoi, pourquoi maintenant ? Pourquoi elle, comment, qu'est-ce qui s'est passé ? A la panique s'ajoute la colère. J'aurais dû être là... Putain de mission, un femme enceinte et une gamine... Non, non, tu vas pas me lâcher comme ça. Pas après tout ça. Pas avec le bout de vie qui grandit là-dedans. J'arrive à elle, sans... Sans solution, sans aucune expérience. Sans rien d'autre que de l'inquiétude à offrir.

- Nooon, non, non non non non non... Li ? Li c'est moi. Tiens le coup, je suis là... Me lâche pas, pas maintenant...

Une main qui vient serrer la sienne, cinq doigts qui se mêlent fortement aux siens, les traits rongés d'anxiété. Difficilement, je tourne le regard vers... Un sourire nerveux, à sa vue comme à sa prise de parole. Curieux personnage, mais il... Elle est là. Ils sont là. Pour nous aider. Alors un hochement de tête pour répondre, le regard soutenu quelques secondes. Une flamme qui y brûle, porteuse de bien des choses. De la colère qui monte de voir Li dans cet état, une colère inquiète, apeurée. De la volonté d'empêcher qu'elle ne parte. Ca, oui... Je reporte mon regard vers elle. De l'autre main, celle qui n'étreint pas ses doigts, un poing qui se serre. Non. Pas cette fois, Destin. Cette fois-ci, tu gardes ton lot d'horreurs pour toi. Tu oublies cette femme comme son enfant. Viens donc harceler moi en contrepartie si c'est là tout ce qu'il te faut. Tseh, j'ai l'habitude.

Les Dieux... Le poing se serre de plus belle à leur mention. Ceux-là même pour qui on se bat. On se tue, on se sacrifie. Et tout ça pour... Un grognement qui part. Les émotions qui se croisent, se bousculent puis se confondent. Ne reste qu'une seule et unique chose qui elle, ne change pas. Un mot d'ordre qui ne change pas d'un poil tout le long, malgré toutes les questions, tous les doutes. Un qui vient se pencher jusqu'à son oreille pour le lui clamer d'une voix ferme, décidée.

- Pas aujourd'hui. Pas maintenant. Encore une fois, Li. Toi aussi tu as dû connaître ça. Repousse-la encore une fois, cette faucheuse qui se présente à ta porte. Elle ne vient pas que pour toi cette fois-ci, lui aussi est en danger. Bats-toi pour vous. Bats-toi pour le voir sourire. Pour l'entendre, le serrer dans tes bras.

Bats-toi, mère Panthère. Bats-toi comme au combat de ta vie, puisqu'il ne s'agit ni plus ni moins que de ça. De ta vie, puis de la sienne. A mon cou, le collier qu'elle m'a confectionné avec à son bout l’emblème familial. Je le porte jusqu'entre nos deux mains jointes puis serre.

- Bats-toi, mais pas seule.

A mon oreille, des prières qui commencent à se faire entendre plus à côté. Pour les rejoindre, une résolution silencieuse, deux yeux braqués sur la pauvre mère, le poing serré de plus tôt qui se fait tremblant. J'ai peur. J-... J'ai vraiment peur. Je le sens, là, sous la peau. Pas celle des champs de bataille, non. Pire. Bien pire. Une peur qui mue. Encore une fois, la rage remonte. Une rage sainte, celle qui galvanise. Celle qui explose. Ni éclat de voix, ni ample mouvement. Mais plus de tremblement. Plus que ce regard passé bleu clair, très clair, et que cette sourde volonté figé sur les traits, ancrée dans mon Cosmos-même.

Bats-toi.
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Message Re: A l'ombre des bois [PV Li]   A l'ombre des bois [PV Li] EmptyVen 12 Aoû - 15:36
Personne ne l'aura ~


Avez-vous déjà vu un prédateur aux portes de la défaite ? Ou de la mort ? Non ? Alors baisser les yeux et contemplez là, cette fière panthère, pataugeant dans son sang et ses larmes. N’est-elle pas lamentable ? Pauvre petite chose sans défense. Un simple fermier pourrait venir l’achever sans que personne ne s’en inquiète, un lapin pourrait lui ôter la vie en venant simplement l’étouffer de sa douce fourrure. Pensez-vous qu’elle va rester là jusqu’à ce que Thanathos décide de venir cueillir son âme ? Où que les dieux lui feront la faveur de la sauver, elle et la vie qui grandit en elle ? Cette vie si fragile qui est en train de partir… La vie d’un enfant. Approchez-vous et vous verrez ce visage souillé par la terre, où les larmes ont creusés deux sillons propres, semblable à des canyons. Ce regard habituellement plein de vie, presque éteint en cet instant, le contour des yeux rougit d’avoir tant pleuré. Pleurer pour rien, le dessein des dieux était clair : cette nouvelle vie ne verrait pas le jour en ce monde, ce n’était qu’une épreuve de plus mise sur la route de la jeune métisse.

Pauvre chaton qui reste là, tremblant de temps en temps alors qu’aucun autres gestes ne démontre qu’elle était encore en vie. Mais elle était là, son esprit plus vide qu’un dessert, ne plus penser, ne plus réfléchir. Même la douleur devenait sourdre, lointaine. Avait-elle perdue toute envie de vivre ? Apparemment oui. C’est amusant de constater qu’une femme comme elle pouvait perdre si facilement face à la douleur et la peur. Si vous le voulez, riez mais ne vous attendez pas à ce qu’elle meure comme ça, seule et oubliée de tous. Tendez l’oreille, écoutez la forêt. ILS arrivent. Le corbeau rouge et la flamme de la guerre. Leur précipitation fait s’envoler les oiseaux, le choc de leurs pas sur le sol provient à la jeune femme, bien qu’elle ne réagisse pas, certaine d’être encore dans une de ses hallucinations qui la frappait n’importe quand. Puis les premiers sons, étouffés par la distance. Alors le regard vide de la belle sembla animé d’une simple flamme, où plutôt une braise. La braise d’un sentiment qu’elle ne comprenne pas. Mais soyons franc, elle aimait celui qui arrivait. Il avait toujours été là quand elle en avait besoin, il avait sut la réconforter et s’occuper d’elle quand elle défaillait. N’est-ce pas mignon ? Tant que cela m’en donne des nausées. Mais pourtant, son cœur ce remit à battre, espérant avoir le temps de le voir avant de trépasser. Elle avait besoin de le lui dire, de lui faire comprendre. Elle l’aimait, et ciel que cela la rendait cruche. Bien plus que d’ordinaire. Alors les branchages face à elles s’écartèrent et elle vit en premier lieu l’homme-femme qui lui avait promis de sauver son petit. Le soulagement emplit cette organe qu’est le cœur de la panthère mais celui-ci ce mit à battre, si fort qu’on pouvait l’entendre à Carthage, lorsqu’il apparut. Zvezdan. N’est-elle pas au summum de la stupidité féminine à être ainsi attirée par cet homme qui était l’incarnation même de la guerre ? Et pourtant… Le voir se précipiter vers elle, avec cette inquiétude et cette colère qui le caractérisait quand il la voyait. Lamentable n’est-ce pas ?

Trop occupée à regarder son amour, l’idiote chinoise n’avait pas vu l’homme-femme s’approcher. Ce n’est que lorsqu’il ce mit à psalmodier qu’elle le remarqua mais… Un vague sourire étira ses traits. Ils étaient là, elle n’était pas seule… Peut-être, et oui elle osait espérer cette cruche, que son petit serait sauvé. Cette pensée éclata en elle comme une vérité absolue, ramenant la hargne de la mère féline. Les braises illuminant son regard devinrent des flammes de rages. Sous les paroles de son aimé et de la force que mettait le protecteur de son petit dans sa tentative de sauvetage, elle ne pouvait pas rester là, inerte à attendre. Elle refusait enfin de s’avouer vaincu. Alors, un feulement, d’abord faible, sortie d’entre ses lèvres, gagnant en puissance à chaque seconde. Personne ne lui prendrait son petit. Vous la voyez n’est-ce pas ? Cette lueur qui entoure Li Mei, prenant la forme d’une panthère. Mais qui ne repousse pas cette fois, elle se lie doucement avec la Guerre et l’Oracle pour renforcer l’union des trois, serrant un peu plus la main de son amour.

-Notre… Petit...

Qu’elle est mignonne, à dire ça en regardant le cardinal, lui envoyant cette vérité comme une déclaration d’amour… Bien que cela ressemblait plus à un défi. Après tout, elle ne sait pas y faire avec les sentiments hein ? Elle-même ne dut pas se rendre compte de la portée de ses paroles, mais en cet instant où la vie du petit était en danger, qui s’en soucierait ? Un idiot sans doute. Mais les combattants d’Arès ne l’étaient pas, hein… ? Quoi que, si l’on voit comment est le dieu lui-même de base… Il y a de quoi se poser des questions. Mais revenons à ce combat presque médical contre la Mort. La panthère le sentit, le flux de l’écoulement de son sang. Il se tarissait lentement mais surement. Alors elle leva sa seconde main et la posa sur la joue de l’homme-femme. Pleine de reconnaissance de l’aider à sauver son bébé. Que c’est minable. Les dieux auront ce qu’ils désirent, n’était-ce pas la loi même de ce monde ? Ce qu’ils veulent, ils le prennent sans ce soucier du mal causé où de la haine engendrée. Car, être immortelles qu’ils sont, ils ont tous les droits sur leurs faibles créations, non ? Mais là… Sentez-vous l’appel de la mort reculer ? Est-ce possible que des humains puissent changer le futur d’un enfant prédestiné à mourir ? En chantant simplement et luttant ? Mais… Qui à dit que les humains étaient si faible… ? Les dieux, à force de ce déchiré entre eux, à force d’imposer des choses douloureuses à ces êtres inférieurs, sont ceux qui les ont rendu capables de lutter contre le voile de là mort, de changer leur destin, chose que même les moires n’arrivent pas à faire. Car elles ne peuvent modifier quelqu’un, mais un humain peut changer radicalement…

Li poussa un deuxième grondement en poussant sur son coude pour ce redresser, son beau visage déformé par une rage que personne à l’heure actuelle ne lui avait vu. Pas même lorsqu’elle mettait ses adversaires à mort. Là, c’était plus profond, plus ancré en elle. Dirigée contre elle et envers les dieux injustes qui régissaient ce monde. Elle avait osée perdre espoir, attendre la mort sans ce battre. Ce n’était pas elle ça. Jamais elle ne perdrait ainsi. Jamais elle n’attendrait le coup final sans ce battre. Elle était la panthère qui surgissait pour déchiqueter les autres, la panthère prédatrice séductrice qui achevait ceux qui la défiait. Elle était prête à tuer Thanathos s’il fallait sauver la vie de son petit. On ne touchait pas à son enfant ! Voyez comme elle lutte pour endiguer la douleur, pour arrêter les saignements. Peut-être arrivera-t-elle à sauver son petit finalement… Sauf si le combat contre la mort prend une autre tournure… Les dieux sont si mesquins et haïssent perdre… Lutte petite panthère, lutte bien… La prochaine fois, tu ne seras pas si bien entourée…




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Bran RuzBran RuzArmure :
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Message Re: A l'ombre des bois [PV Li]   A l'ombre des bois [PV Li] EmptyVen 12 Aoû - 16:17
Bran Ruz
"La Réponse"



Lutter, Lutter encore et encore. Lutter de toutes ses forces et écarter la mort. Dahut semblait se perdre, appliquée toute à sa tâche, perdue sur le chemin du passé qui la ramenait des années et des années en arrière alors qu'ils coulaient encore des jours heureux avec Bran. Avec ce ventre qu'elle avait vu s'arrondir un peu plus chaque jour, promesse du bonheur auquel ils avaient tant aspiré. Leur premier enfant, une première emprise sur ce monde qu'ils pensaient définitivement corrompu. Au moins avaient-ils pu croire, pendant au moins un temps, que les Dieux veillaient enfin sur eux, avaient tourné leurs regards sur ce couple maudit. Dahut était perdue sur un sentier obscur où elle entendait des cris qui se confondaient : ceux de Li Mei, les siens, quand le travail avait commencé, trop tôt, bien trop tôt. Comme elle.

Et ce reflet-là fit mal à la jeune Oracle qui s'activait avec acharnement, faisant s'envoler son cosmos aux notes étranges mais apaisantes. Ses prières s'étaient muées en murmures, puis en chansons galloises, celles qu'elle avait chanté à son premier bébé mort-né qu'elle avait tenu longtemps serré contre elle. Puis le contact de la main de la chinoise contre sa joue la fit brusquement revenir. Une étincelle. Elle voyait renaître la flamme qui avait manqué à la belle. La simple présence du Berserker à ses côtés avait réveillé son cœur, son esprit combatif. Panthère ! Ces sombres heures seraient bientôt derrière toi. Alors la jeune femme leva les yeux au ciel, perça les frondaisons des arbres qui ne laissaient filtrer aucune lumière pour en appeler au divin Lug. Quelques secondes suffirent pour qu'elle soit entendue, qu'un rayon ne se fraie un chemin jusqu'à eux. Jusqu'à elle pour la réchauffer.

Les doigts de l’Épervier se nouèrent à ceux de Li Mei, lui insufflant de son essence vitale, de celle de Bran. Tout à coup le corbeau rouge qui veillait toujours sur eux, non loin, perché sur son arbre se figea avant de basculer en avant et de pousser son dernier croassement. Il s'évapora dans les airs, se mêla à l'énergie de Dahut qu'elle aspira pour la rediriger dans la Panthère. Lui donner assez de force pour continuer la lutte. Les yeux verts de la belle Louve Immaculée se révulsèrent, en prise avec une vision que lui offrait Apollon. La pâleur de son visage était inquiétante mais la silhouette éthérée – celle de Bran – qui se tenait à ses côtés paraissait soutenir l'élue du Soleil. Le Bran Ruz qui observait Zvezdan dans cette parfaite tranquillité ou froideur qu'on lui accordait.

« Dahut, concentre-toi. Mais n'en fais pas trop. » La voix fantomatique du Corbeau Rouge était étrangement douce. L'intéressée ne répondit rien. Bran eut donc un soupir. Il savait ce que traduisait ce silence. « Lug est avec nous. »

Et elle replongea dans son mutisme, ferma les yeux. Débat-toi Panthère ! L'aura de la jeune femme s'étendit à la mère et son enfant une fois certaine que les saignements se soient taris. À la recherche du moindre mal qui lui aurait échappé, la jeune femme à la longue chevelure blanche avait cessé de respirer, pleurait même en silence sans qu'elle puisse y changer quoique ce soit. C'était si douloureux. Mais elle en avait cure. Ses larmes continueraient de glisser inexorablement pour se perdre.

Non, elle ne connaîtrait pas ce que elle, par trois fois, avait connu. La perte d'un enfant … Les bras de la jeune femme retombèrent de chaque côté de son corps, inertes. Ballants. Immobile comme une statue de marbre, toutes couleurs l'ayant déserté, Dahut laissa ses dernières forces s'envoler vers la Panthère. Un sourire germer sur ses lèvres exsangues. Bran avait soupiré, grave, observa la silhouette de son épouse se redresser non sans tituber.

« Il faut l'emporter ailleurs, elle ne peut pas rester ici. » Fit-elle d'une bouche pâteuse, en titubant. « Le danger est écarté, pour l'heure. »

Définitivement espérait-elle alors qu'elle alla s'appuyer contre le tronc d'un arbre, au bord de l'évanouissement.

« Ne t'occupes pas de moi et fais ce que je te dis. Je ne serai pas loin, au besoin. »


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A l'ombre des bois [PV Li]
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