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 [Début août 550] L'arrière-goût d'une strangulation [PV Childéric]

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Message [Début août 550] L'arrière-goût d'une strangulation [PV Childéric]   [Début août 550] L'arrière-goût d'une strangulation [PV Childéric] EmptyDim 7 Aoû - 23:00
Son sommeil fut perturbé. La jeune femme avait senti les mains des abysses. Pourvues de leurs ongles meurtriers, leurs doigts fins avaient tenté de l'enfoncer au plus profond de l'obscurité, au plus profond d'une froideur que l'atlante n'avait pas ressenti depuis un long moment. Deux ans ? Trois ans ? Ou plutôt...Cinq ans. Quelle idée! Et puis, pourquoi même y penser d'ailleurs ? Une part de Childéric ne l'avait-elle pas achevé là-bas, à Rodorio ? Étrangement, même cette expérience aurait été trop belle, trop douce pour elle. Et puis, les rêves qui avaient suivi cet incident n'avaient pas été vides de sens. Et de cela, Ariane avait beaucoup réfléchi, sur sa condition comme sur celles des autres. Un prix à payer...Sa gorge était encore légèrement douloureuse.

Lentement, la gardienne de l'Antarctique avait ouvert les yeux malgré la lourdeur de ses paupières, hébétée et groggy par ses mouvements aussi lents, quasiment aussi endormis que son esprit. Car lui, était autrement embué; par la brume matinale, ainsi que son coma récent. Une main sur sa mignonne petite tête brune, il lui semblait bien que perdre conscience était devenue une vilaine habitude. Un sourire espiègle s'était dessiné sur ses lèvres sans mensonge. Oui, c'était une chose fascinante pour les Lyumnades, tout comme la provocation, d'ailleurs. Combien de temps avait-elle dormi ? Elle n'aurait su le dire.

« Quelques heures »,
espérait-elle, optimiste à ce sujet. « En dehors de chez moi. » Nullement dupe, la générale avait remarqué les éléments changeants, les détails inconnus et étrangers qui composaient la salle avec une certaine sobriété. Elle n'osa faire du bruit ou se lever précipitamment ; on ne savait qui s'était occupé d'elle ainsi. Oui, et si c'était un autre Spectre ? Ou même un Masque ? Immobile, Ariane tentait de comprendre.

Quelques secondes suffirent pour admettre que la personne qui l'avait recueilli et mise dans ce lit avait fait preuve d'une délicate attention. La pomme posée sur le rebord d'un petit chevet bordant le lit n'avait rien d'anodin, tant sa peau lisse et à la fois rouge luisait sous une légère luminosité. Un plat l’accompagnait également, comme une invitation ouverte pour combler une petite faim temporaire, un grignotage habituel.

Quelle ironie ! Que de penser que même pas quelques souvenirs plus tôt, la générale avait presque fait exprès de se faire battre à mort...Par un homme qui ne se contrôlait pas. Sa main avait alors pris le fruit rouge, détaillant la rondeur et la subtilité d'une nourriture commune, peut-être empoisonnée ? En vérité, cela aurait été assez bête après l'avoir accueilli chez lui. Elle choisit de la croquer une petite fois, en étendant son corps dans toute sa longueur afin de récupérer un peu de ses forces disparues...

Toutefois, un bruit l'interrompit dans son maigre festin. Son œil furtif ne manqua pas de distinguer la silhouette qui s'en approchait à pas volontaire, ou dangereux. La générale des Lyumnades, méfiante dans toute sa splendeur, le traduisit ainsi. Instinctivement, la pomme échangea sa place contre le plat sur le chevet ; et le plat vola. Il vola, et s'écrasa lamentablement et colériquement contre le rebord de la petite ouverture, par laquelle « l'ombre » s'arrêta un instant dans son avancée. C'était toujours mieux que de se prendre de plein fouet le projectile ou les éclats qui s'échappaient de cette violente collision.

Oui. Ariane était réveillée.

Sur le sol, à quelques pas de ce qu'elle reconnut comme étant le Lion d'Or, il y avait Teigne, qui trottinait calmement malgré l'énervement de sa jeune maîtresse. La colère-même de la générale semblait en ce bref instant dissiper celle de la belliqueuse salamandre, et dans le regard intelligent de la petite bête, l'on pouvait y voir ce petit éclat. « Toi... » L'éclat du contentement. Et ce fut ainsi que la salamandre termina sa traversée.

Pourtant, Ariane se reprit, tout comme elle continuait à s'étirer calmement, avec engouement et sensualité contre les draps du lit, toute chatte. Peu prude à l'idée qu'on l'observait. Et réveillée, oui. Son comportement n'était qu'un vaste contraste avec les débris qui jonchaient le sol. Pourtant, l'Ecaille des Lyumnades prenait un certain sens à la voir ainsi.

« Le chaton... » Une pause fut marquée par une moue. Elle venait de remarquer les bandages recouvrant son ventre, et qui l'empêchaient de faire de trop grand mouvement afin de stabiliser la cicatrisation. La générale comprit que son sommeil avait duré quelques jours, ce qui ne lui plaisait guère plus. « J'ignorai te revoir de sitôt, qui plus est dans des draps. Tu m'as presque manqué...Presque. »

Sans grand effort, elle se leva pourtant avec agilité et élégance, puis croisa les bras, laissant alors sa naturelle mais peu apparente rancune apparaître sur son doux visage. Ses yeux mi-amusés mi-froncés trahissait pourtant ses émotions, ainsi elle était bien là, perceptible pour son vis-à-vis. Il n'y avait pas plus d'agression dans ses gestes, juste un mauvais caractère joueur. En revanche, le ton que la demoiselle prenait, lui, laissait penser que sa colère ne provenait pas d'une tentative de meurtre, mais d'une petite bêtise infantile, insignifiante, pour laquelle elle s'apprêtait toutefois à faire subir son doux courroux. A cette pensée, la douce atlante continua.

« Mais, même si c'est très galant de ta part, ce n'est pas une idée que de remettre en forme quelqu'un de fier, sans raison apparente, alors que tu viens de presque le tuer, tu sais ? »

De son regard turquoise, dubitatif et presque innocemment énervé, elle observait le Lion s'avancer dans cette pénombre.



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Dernière édition par Ariane le Lun 8 Aoû - 23:23, édité 4 fois
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Message Re: [Début août 550] L'arrière-goût d'une strangulation [PV Childéric]   [Début août 550] L'arrière-goût d'une strangulation [PV Childéric] EmptyLun 8 Aoû - 2:08
    Le lion était sorti prendre l'air, voilà quelques jours que les fameux événements dans la maison de Rahi avaient eu lieu. Oui, il avait ramené Ariane chez lui, oui, il l'avait rafistolé comme il pouvait. Il s'en voulait de s'être ainsi laissé aller à la colère de la bête. Qui s'était tenu tranquille depuis, repu qu'elle était de tout ce qu'elle avait mangé sur l'agonie de la jeune femme. Repue à en exploser elle s'était littéralement gavé. Quelle étrange manifestation de son cosmos qui dépassait la compression qu'en avait le lion mais il faudrait qu'il trouve une solution. Il avait vu aussi, ce qu'ils étaient capables de faire, la bête et lui, quand ils étaient en osmose. Mais que cet état était difficile à atteindre. Il ne l'avait trouvé qu'une seule fois. Dans les bras de Nimue et il avait dévoré la souffrance de la belle rousse, l'avait arraché.

    En plus d'Ariane qui récupéré, le lion avait dû faire avec de nouveau invité qu'il n'avait pas forcément prévu, les petites salamandres de la jeune femme. Qui était bien capable de se faire comprendre quand elle voulait quelque chose, que ça soit de l'eau ou de quoi manger. Et il venait à désirer vraiment que la jeune femme se réveille pour qu'elle s'occupe elle-même de son petit monstre, qui doucement, rongeait la patience du lion d'or. Il était habillé simplement, pantalon en toile marron et tunique en lin jaune serré par une ceinture de cuir à la taille. Et la petite bête justement, venait de tirer sur le bas de son pantalon, il poussa donc un profond soupir et se laissa encore balader, sûrement pour rien, encore, par la petite bête. Il finit par se retrouver dans l'entrée de la chambre dans laquelle il avait déposé Ariane. Il s’arrêta net quand il vit le plat qu'il avait déposé pour elle si jamais elle se réveille volé droit vers lui. Il finit donc par entrée dans la chambre.

    « - Moi aussi je suis content de te voir ! Je t'avais dit non, que tu finirais dans mes draps, plutôt que dans mes bras ! Mais moi aussi je suis content de te revoir, enfin, réveillé du moins. »

    Le lion se mit alors à rugir de rire, comme il savait si bien le faire. Il doit dire au fond, qu'il aimait bien ce petit jeu qu'il se livrait elle et lui. Le lion n'était pas le dernier pour servir à son auditoire répliques caustiques mais qui l'amusait toujours. Et il ne douterait pas que la jeune brune partage ce goût pour ce genre de réplique elle aussi. Bien souvent, c'était elle qui tendait la perche au lion d'or et il n'hésitait pas à prendre le bras quand on lui donnait le doigt pour ce genre chose. Le lion remarqua qu'elle s'était redressé sans trop semblait avoir mal, c'était une bonne chose. Elle parlait bien, la strangulation n'avait donc rien écrasé. Il l'écouta, un sourire amusé sur les lèvres. La salamandre ne semblait pas trop lui en vouloir. Alors qu'elle avait toutes les raisons pour...

    « - Je me suis dit que c'était mieux de te remplumer un peu avant. Et puis, j'en ai profité, qui à ton avis à faire ses jolis bandages bien serrés hein ? Il faudra d'ailleurs que je regarde ça bientôt et que je les change. Tu reviens de loin, de très loin... »

    Le lion marqua un petit temps d'arrêt et de silence. Il ne savait pas vraiment quoi dire ou comment amener exactement la chose. Oui, elle l'avait provoqué, elle l'avait poussé à bout. Mais il aurait dû être maître de lui-même et de son cosmos. Il aurait dû protéger les autres de sa bête, il prenait dangereusement le chemin de son maître. Mais elle avait raison, c'était à lui de dompter la bête et non à la bête de dompter le chevalier d'or !

    « - Tu as vu ce qu'il y avait tout au fond. Ce n'est pas glorieux n'est ce pas... Mais je suppose qu'on t'a déjà dit que la curiosité était un vilain défaut non . Et que même après tout ça, tu ne recules pas ! Au moins aussi têtu que ton lézard là ! Il m'a mené la vie impossible pendant que tu dormais ! »

    Oui, c'était bien peu, mais c'était déjà ça. Un début... Des excuses peut-être mais il n'était pas sûr que se soit ce que la jeune femme voulait entendre ou ce qu'il devait vraiment présenter. Il s'était occupé d'elle et il avait une dette envers elle en quelque sorte.


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Message Re: [Début août 550] L'arrière-goût d'une strangulation [PV Childéric]   [Début août 550] L'arrière-goût d'une strangulation [PV Childéric] EmptyMar 9 Aoû - 2:10
La tension qui régnait dans la salle était très étrange. Ô, Ariane ne feintait pas son innocence, tandis que son regard doux observait les morceaux de poterie piétinés par les pas de Childéric. Oui, le Lion lui-même semblait s'être habituée au comportement lunatique de la jeune femme. Tout en l'observant avec attention, l'atlante aux cheveux d'ébène ne laissa pas filer une moue ironique, déconcertée à l'idée que le Saint aie voulu jouer les gardes-chiourmes. Rapidement, elle inspecta l'état de ses habits ; on eut sérieusement dit des guenilles désormais !

Une main caressa quelques secondes les bandages noués autour de sa taille ; ils ne faisaient pas mal et il en allait sans dire que c'était plutôt du bon travail. Mieux qu'elle l'aurait fait à dire vrai. Ariane n'était pas une grande guérisseuse, encore moins une personne responsable vis-à-vis de son état physique. Alors...Pourquoi sentait-elle sa gorge se serrer et la peur, douce mais effrayante vibration, brûler ses veines? Quelque part, au fond d'elle-même, la gardienne de l'Antarctique n'avait nullement désiré son aide, tout comme elle avait « manipulé » presque volontairement les ombres du Lion pour lui faire admettre une deuxième vérité ; il n'était pas seul. Son esprit cohabitait avec une nature plus sauvage, mais cela restait une part de lui-même, un état qu'il lui fallait surmonter. Un regard en biais lui fut accorder alors qu'elle reportait attention à ses habits. Voir son potentiel assassin rigoler de la sorte l'amenait simplement à prendre une apparence similaire.

C'était son art, simuler. S'adapter.

« Eh bien, j'espère que tu en as bien profité, je me soignerai seule désormais. Bon, où suis-je ? Pas chez Râhi en tout cas. Alors...Dans ton Temple je suppose ? Oui, tes bras, tes draps, ton Temple.»

Évidemment. Toujours aussi théâtral, Ariane semblait soudainement être une femme pleine d'énergie, à faire tantôt quelques pas à sa gauche, tantôt à sa droite. Ses yeux furetaient vers les coins de la salle, décelant alors l'Ecaille des Lyumnades et Teigne. Mais si l'un n'avait pas idée de ce qu'il fallait dire, ni même faire en sa présence, l'autre savait parfaitement comment se comporter. Ne prêtant guère d'importance au chevalier, la brune s'approcha de Teigne, puis s'accroupit afin de la laisser monter sur son bras. La bête était bien trop importante pour la jeune femme, qui alla l'aider à faire ses premiers pas d'un petit coup de pouce à l'arrière train. Ses pattes vinrent s'agripper sur sa peau de porcelaine, tranchant avec la couleur ébène de ses cheveux ondulés. Doucement, les orbes du blond croisèrent ceux malicieux des Lyumnades, avant qu'elle ne daigne prendre une petite cruche pour y verser un peu d'eau dans sa main, puis sur la bête.

« Tu ne devrais pas la traiter ainsi. Ce n'est pas un lézard, c'est un amphibien. Ces petites créatures mènent une double vie, à la fois dans l'eau et sur la terre. Elles paraissent inoffensives mais elles sont en réalité bien plus résistante que ce que le règne animal laisse supposer. Il pourrait lui manquer une patte que celle-ci repousserait dans le mois qui suit. On pourrait la mordre qu'elle déverserait une ultime fois ses toxines. Mais elles ont besoin d'une eau pure pour survivre. »

Mais là encore, fallait-il apprécier la nature dans son ensemble ; certains atlantes en étaient des passionnés. Après tout, ne faisaient-ils pas partis des guerriers au service d'un dieu utopiste ? Celui qui recherchait l'équilibre entre l'humanité et ses progrès, et puis la vie sur terre ? Ô, et maintenant qu'elle venait de se réveiller, la jeune femme avait besoin de prendre un peu l'air ! Si possible, sans la personne qui l'avait agressé. En réalité, tout ce que l'atlante exprimait sous cette nature démonstrative et théâtrale n'en demeurait pas moins du fait qu'elle se sentait très mal à l'aise, en particulier maintenant qu'elle avait repris conscience de ses actes. Et plus Ariane observait le Saint, plus elle se disait qu'il lui manquait certainement une case. Après tout, c'était pour elle qu'un entretien allait avoir lieu, pas pour le Lion d'Or. Le bruit d'une deuxième bouchée dans sa pomme claqua dans la pièce.

« Je vais avoir besoin d'une de tes chemises avant de partir, ou de celle d'une femme qui serait passée par ici, si ça ne te dérange pas. Si certains apprécient se balader nus entre vos Temples, malheureusement ce n'est pas vraiment ma passion. Je ne pense pas rester, quand bien même tu estimerais que je le devrais...»


Oui, mais pour aller où? La réponse n'était pas à sa portée pour l'heure. En s'approchant de la sortie de la chambre, sa marche fut arrêtée par la grande silhouette du cinquième gardien, qui restait de marbre. Son corps n'avait pas bougé, et ne lui accordait pas l'occasion de fuir, ou de laisser cruellement le Lion sur sa faim. Un soupir s'échappa vainement de ses lèvres roses. Elle prit ce manque de réactivité comme une obligation.

"Oui. Je sais. Je l'ai vu, je l'ai senti, au moment où j'ai emprunté ton cosmos. Mais la gloire est quelque chose de subjectif. Et...oui, on me l'a souvent dit, que je suis impulsive, trop curieuse, fourbe...La liste est longue. Un jour ça me perdra, mais honnêtement, j'attends toujours ce jour. Enfin là n'est pas la question." Ses lèvres se fermèrent un instant, dans l'espoir de poser un peu les idées qu'elle avait sur le mal qui rongeait le cœur du Lion. "Tu connais la réponse à tes problèmes. En te laissant emporter par la violence du Lion, tu fais du mal aux autres, et surtout à toi-même en fin de compte. Il n'y a rien de pire que de se sentir manipulé par ses pulsions...Alors, j'ai tout de même tenté de te ramener à la raison. Mais si tu veux vraiment protéger les autres, ou les soigner, tu dois d'abord maîtriser tes soucis, et cesser de penser à la grande fin. Ce n'est pas moi qui irait te dorloter et tapoter ton épaule en guise de soutien, sans penser à quelque chose en retour, crois-moi."

Droite comme un "i" malgré l'antithèse de leur taille, Ariane attendait toujours que l'homme lui accorde ce petit pas de côté, celui qui lui permettrait finalement de sortir de la salle. Un simple sourire, clairement faux, suivit un dernier tapotement qu'elle lui accorda finalement sur le torse, contre son armure.

"Enfin, tu me laisses passer désormais ou tu as autre chose à me demander?"


Pas de merci, ni rien. Il n'y avait pas eu d'excuses non plus des deux côtés. Bien sûr, qu'elle était effrayée. Enervée contre elle-même et ses dernières réactions. Jamais le Lion n'aurait dû savoir.

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RP de récupération 2/2




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Message Re: [Début août 550] L'arrière-goût d'une strangulation [PV Childéric]   [Début août 550] L'arrière-goût d'une strangulation [PV Childéric] EmptyMar 16 Aoû - 23:24
    Le lion constata que la jeune femme porta sa main à ses bandages et il eut un petit sourire. Oui, il avait fait ça bien. Il avait dû le faire de nombreuses fois pour lui et il avait appris à bien nettoyer une plaie et à la bander dans la douleur. Il hocha la tête pour répondre affirmativement à la jeune femme et il ne put s’empêcher de glisser après son énumération, qui reprenait tous les bons mots qu'ils s'étaient tous les deux glissés.

    « - Mais toujours pas mon lit ! »

    Et il ne put s’empêcher alors de rugir de rire. Oh non pas qu'il ait vraiment l'attention de la mettre dans son lit. Mais il ne put retenir le trait d'humour, après tout, il avait bien volé un baiser à Ariane. Mais tout ça, c'était avant, bien avant. Avant Salamine. Il regarda la jeune femme faire les cent pas et le lion se demanda d'où elle tirait autant d'énergie. Certes, elle venait de passer un certain temps à dormir et devait avoir récupéré, si ce n'est totalement du moins en parti mais... Elle devait faire attention, ne serait-ce que pour ne pas rouvrir les plaies. Le lion se retient de tout commentaire, il avait compris qu'Ariane était une jeune femme qui n'apprenait que par l'expérience. Et il la laisserait faire cette expérience-là, quand la fatigue la coulera au sol ou que le sang coulera. Peut-être qu'encore une fois, il la ramassera.

    Le lion l'écouta ensuite parlé de sa salamandre. Il s'en était occupé comme il pouvait, mais il n'était pas familier de ce genre de bête et le petit amphibien, vu que visiblement, ce n'était pas un lézard, semblait content de retrouver sa maîtresse. Il était terrible de voir comment la petite créature ressemblait à sa maîtresse. Clairement qu'Ariane revenait de presque aussi loin qu'une amputation. Un moment difficile à passer. Le lion avait vu des soldats devoir se faire trancher un membre, avec plus ou moins de succès, après la guerre, pour éviter l'infection et là encore, avec plus ou moins de succès. Mais ça ne repoussait pas pour les humains. Le mal était là et il restait toujours. Et la petite salamandre garderait pour toujours les traces de tout ça. De son combat et de la large main du lion autour de son cou. Ce qu'on coupe ne repousse pas... Et elle aurait beau mordre à mort... Le lion éclata néanmoins de rire quand elle parla de ses vêtements.

    « - Quoi, tu as rencontré Sundila déjà ? Il paraît que c'est une habitude de ma voisine mais je l'ai jamais vu faire encore. Pour les vêtements, j'ai quelques choses pour toi oui, j'ai acheté des vêtements, ils sont dans l'armoire. »

    Oh ce n'était rien de fameux, le lion avait acheté quelques vêtements pour la jeune femme. Une tunique et pantalon et une robe, elle pourrait choisir, il ne savait pas trop quoi acheter et avait trouvé ça plutôt étrange de faire ainsi des achats pour celle qui, quelques jours plus tôt, se balancer presque sans vie au bout de son bras. Il pouvait parfois, encore sentir doucement sa vie quitter son corps sous la force de sa poigne et comment s'en était gavé la bête de son cosmos. Il regarda la jeune femme s’avancer vers la sortie. Visiblement, elle voulait sortir prendre l'air, être seul. Oh elle avait le droit, elle n'était pas prisonnière mais le lion avait quelques petites choses à lui dire avant. Et il n'eut pas l'occasion d'en placer une que la jeune femme c'était déjà mise à parler. Remuer le couteau dans la plaie presque.

    Il lui adressa un sourire de compassion quand elle parla de sa propre fine qui viendrait de sa curiosité. Elle en avait conscience , c'est déjà ça. Peut-être qu'après tout ça, elle ferait quelque chose pour l'éviter, mais le lion en doutait fortement. Très fortement. La suite par contre, était criante de vérité, écho aux quelques mots de la jeune atlante qui avait raisonné dans l'esprit du lion d'or. Oui, elle n'était pas là pour lui taper sur l'épaule et l'aider à s’apitoyer sur son sort. Le combat allait être difficile et il n'en sortirait pas indemne. Mais il comptait bien l'emporter contre cette bête, cette partie de lui et de son cosmos qui semblait avoir le dessus sur lui... L’étouffait n'était pas la bonne solution, il devait simplement lui mettre le mord aux dents.

    « - Disons que tu m'as bien éclairé sur mes problèmes et que j'aurais dû serrer moins fort autour de ton cou. Mais tu t'en sors bien, ta trachée n'est pas écrasée, et le gros bleu disparaîtra dans quelques jours. Après pour le reste, tu pourras te débrouiller toute seule si tu veux et si tu demandes gentiment, je t'aiderai, c'est plus à regarder qu'à faire des bandages ! Enfin, j'ai quelques petites choses un peu moins amusantes à te dire. Tu es la bienvenue ici, jusqu'à ce que tu récupères pleinement, que je te présente au grand Pope. Disons que tu es mon invitée particulière. »

    Une façon plus ou moins subtile de dire que la jeune femme était plus ou moins consignée ici. Oh, elle était libre de partir et n'était pas prisonnière. Elle n'était plus le tribut d'Atlantis. Juste que, toute alliance qui existe entre les forces de Poséidon et celle d'Athéna, laisser courir un général en liberté dans le Sanctuaire n'est pas la meilleure des idées qui soit, surtout avec la guerre qui guette à toutes les portes.


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Message Re: [Début août 550] L'arrière-goût d'une strangulation [PV Childéric]   [Début août 550] L'arrière-goût d'une strangulation [PV Childéric] EmptyMer 17 Aoû - 12:54
"Oh, ne t'en fais pas...Je suis un défi. Et puis, je ne me nourris pas des pommes déjà croquées doux Lion, si rien ne m'y oblige."

Sur ces mots peut-être un peu durs, exprimant sa réelle froideur émotionnelle, la jeune femme continua de prendre quelques bouchées de cette jolie pomme verte, déjà bien entamée, et qu'elle tenait fermement dans sa main. La faim la tenaillait, et l'idée de grignoter tout en écoutant les paroles du Lion ne laissait pas la moindre trace de culpabilité filtrer ce visage expert, presque joyeux. Ainsi avait-elle fuit sous le mugissement d'une tempête de souvenirs; Ceux de Childéric, brièvement explorer dans ses instants les plus difficiles, là où sa volonté s'était envolée pour laisser place à la Bête. Ô, elle savait. Ariane savait ce qu'elle n'aurait pas dû savoir, et ne tentait pas d'en extirper les moindres détails. Toutefois, elle comprenait bien que Childéric avait été aussi croquée que cette pomme ne l'était pour son regard turquoise. Là-bas, à Salamine. Une nouvelle Marina avec un Saint...La situation n'aurait pu être plus compliquée pour eux deux, et tout comme Childéric laissait Ariane prendre de l'expérience par ses erreurs, la jeune femme ne s'enticherait pas davantage à poser le pour et le contre pour des questions aussi triviales.

Finalement, cela ne faisait que renforcer ses propres convictions; l'amour trop attaché était source d'ennui. A chacun sa perte. A chacun ses désillusions. Serrer sa gorge moins fort? C'était comme dire qu'elle n'avait pas joué avec sa vie à Rodorio. Un soupir amusé et faussement prétentieux accompagna ces quelques gestes désabusés, amusés à l'idée d'être ainsi sous-estimée. Habilement, elle prit les quelques vêtements qu'il lui avait confié, et semblait comme feuilleter un livre en détaillant les morceaux de tissus s'enchaîner à mesure que ses doigts agiles vinrent soulever des pans verts, des pans bleus. Ou blanc. Trop blanc. Enfin, pourquoi pas? Son choix se faisait en même temps que la conversation.

"Bah! J'aurai pu me défendre pour éviter de me faire étrangler tu sais. Et je l'aurai fait avec l'amitié qu'il te faut."
Elle prit brièvement un regard en biais, suffisamment pour percevoir un sourire compatissant orner les lèvres de Childéric. "Ne me souris pas comme ça, j'étais obligée de te mettre à l'épreuve."

"C'était plus fort que moi."


Alors, elle s'était retournée, croisant le regard fauve de Childéric lorsqu'il avait parlé de refaire ses bandages. Ou de lui apprendre à en faire pour les blessures plus larges. Sa main s'était portée sur sa gorge légèrement bleutée, seule et unique preuve de sa précédente strangulation. Ariane haussa des épaules; ses plaies seraient certainement moins apparentes si ses Lyumnades mangeaient. Mais avait-elle de quoi dévorer quelqu'un? Non.

Les bandages étaient ainsi une meilleure solution. Et puis, Childéric aurait pu prendre sa vie avec ce jeu risqué. interdit. Ce qui n'avait pas été le cas.

Son choix s'était porté sur la robe, finalement, alors qu'un bref silence fut brisé pour une étrange promesse.

"...Je te rendrai ta gentillesse un jour. Tu as ma parole."


Un sourire cynique s'esquissait progressivement sur ses lèvres roses et lisses. C'était à Childéric de considérer la valeur des paroles d'une illusionniste. De ces yeux bleus ou verts, entre ces deux couleurs, expressifs mais changeants, il paraissait clair qu'Ariane avait déjà son avis à cet égard. Et puis, ses mots n'avaient jamais tué Childéric, à ce qu'elle sache!

...La provocation les avait juste accompagné.

C'était un faux double jeu que la jeune femme appréciait jouer. Aide ou danger? Danger ou aide? Peu importait en ces heures de répit, pourtant si sombres. D'un geste de la main, la brune prit l'une de ses salamandres noires et tachetée de ces petites bandes jaune poussin. La couleur ébène rayait son corps, et semblait évoquer une chaleur intense sur une froideur commune. Cet amphibien serait le début de ses présents à l'égard du Chevalier.

Après tout, Childéric avait déjà été courageux d'accueillir une générale et une petite colonie de salamandres. Dans sa main, la bête ne se débattait pas et se laissait manipuler toute seule.

"Prends-la avec toi, c'est une bonne messagère. On les appelle les salamandres de feu, certaines personnes les jettent dans les flammes car elles les pensent immunisées des morsures ardentes. Evidemment, c'est...Faux! Donc ne la tue pas pour tenter de conjurer un mauvais sort d'accord? Oui, le seul sortilège à conjurer se fera par mes soins." Amusée, Ariane observait le mouvement de la gorge amphibienne rouler légèrement de haut en bas, tout en veillant à la tenir correctement; son dos n'était pas touché. Ni par son pouce, ni par son index. "Elle ne te mordra pas, mais sa peau est toxique lorsqu'elle est mise sous pression. Fais attention...D'ailleurs, tu as fait de beaux rêves après la morsure de Teigne?"

La bête avait réagi à la mention de son nom, humant l'air de son museau lisse et rouge. Ces petites créatures étaient inoffensives, bien loin d'être aussi belliqueuse et spéciale que la fidèle bête rougeâtre de la jeune femme. Elle aimait bien, parfois, penser qu'elle n'était pas uniquement un outil d'assassinat, quand bien même le Lion ne prendrait son intention ainsi. "Tu joues un jeu dangereux". Cela, ils le jouaient tous, à force de la côtoyer. Soudainement, elle s'était raidie.

"Je peux me changer? J'ignore si je suis suffisamment en état pour le Pope et puis, j'ai des choses à régler..."


Autrement dit, sa demande voulait également dire qu'elle souhaitait un peu d'intimité. De quoi reprendre ses esprits, faire le tri dans ses souvenirs. Difficile d'extirper certains souvenirs et de les faire cohabiter avec les siens. Pourtant, il y avait quelque chose d'important; dans sa poche, l'anneau était présent, mais sa sacoche, elle, était devenue un fantôme.

"As-tu apporté le sac?"

Ses mains tremblaient légèrement par appréhension. Il y avait son bocal, et puis un livre ramené depuis la Neustrie. Depuis sa rencontre avec Arbhaal.



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Message Re: [Début août 550] L'arrière-goût d'une strangulation [PV Childéric]   [Début août 550] L'arrière-goût d'une strangulation [PV Childéric] EmptyMer 17 Aoû - 22:51
    Le lion ne peut s’empêcher de laisser s'échapper un petit rire amusé, devant toute l'ironie de la situation. Oh que oui, la jeune femme qu'il avait failli tuer et qu'il avait ramassé était un défi. C'était peu dire. C'était aussi un défi pour lui de se tenir là, à jouer le maître des lieux et le chevalier d'or alors que quelques jours avant, elle se balançait sans vie au bout de ses doigts. Le lion de toute façon, percé à jour le petit jeu de la jeune femme. Oh oui, elle voulait rester froide, rester droite et être le roc qu'elle se targuait d'être. Mais elle avait craqué et tout ça c'était effondré. Childéric avait été témoin de sa chute et elle l'avait emporté avec lui et c'est lui, en échange, qui avait failli l'emporter trop loin pour qu'elle puisse jamais revenir. Le lion esquissa une grimasse à la remarque de la jeune salamandre.

    Oh oui, elle aurait pu jouer avec les apparences et le lion savait très bien de quel souvenir elle parlait et ce qu'elle avait dû aller cherche dans son esprit. Mais de la voir se transformer en Elle n'aurait fait que souffler sur les étincelles de sa colère. Là, il aurait serré trop fort ou pas. Il était incapable de le dire en réalité, il avait du mal à doser ses réactions dans cet état précis. Mais la rage l'aurait sûrement emporté sur tout le reste et c'était ça le problème. Et le teste c'était mal déroulé, du moins pour celle qui le faisait passer. Le lion la regarda à ce moment-là porté sa main à sa gorge jadis blanche et maintenant bleutée. Childéric la regarda choisir tranquillement les vêtements qu'il avait ramenés. Il n'avait rien à rajouter pour le moment et elle non plus. C'est d'ailleurs la jeune salamandre qui vient briser le silence.

    « - Je ne suis pas tout à faire sûr de vouloir que tu me rendes la pareille. Ça impliquerait que tu arrives à me soulever à un seul bras et ce jour-là n'est pas près d'arriver de toute façon. »

    Et le lion se laissa aller quelques petites secondes à un rire léger, loin du rugissement qui était habituellement le sien. La suite par contre, prit complètement le gardien de cours. Oh, il s'attendait à beaucoup de choses venant de son invitée mais pas du tout à ça. Il la regarda donc lui tendre la petite bête rayée. Il l'écouta donc raconter l'histoire des salamandres et les mythes qui courent autour de ces petites bêtes que le lion avait, visiblement, prises à tort pour des lézards. Il l'écouta aussi parlé de l'histoire du poison et visiblement, la morsure de la petite préférée d'Ariane était empoisonnée mais le lion n'avait rien senti. A vrai dire, son cosmos brûlait tellement brutalement à ce moment-là qu'il avait sûrement dû neutraliser le poison. Tant on avait essayé de le tuer de cette façon. Les deux cardinaux de la pestilence et les nombreuses fois où il avait été en contact avec le sang de Nimue...

    « - Oh pardon oui, je vais t'attendre dehors. Pour le Pope, c'est à toi de me dire, mais je pense qu'une ou deux journées de repos en plus ne te ferait pas de mal. Pour le reste, oui, toutes tes affaires sont là. Je pense avoir tout ramassé ce qui était à toi chez Rahi... et je me suis occupé de lui aussi. Essaie de trouver le salon au centre du temple. Et puis, je n'ai pas besoin de faire de beau rêve, avec une si jolie jeune femme dans mes draps ! »

    Le lion, d'un rugissement de rire, désigna d'un mouvement de tête le sac qui se trouvait dans un recoin de la pièce, entre l'armoire et le mur et qui avait sûrement dû échapper à la vue de la jeune femme. Le lion savait aussi que mentionner l'ancien chevalier de la vierge n'était pas forcément la meilleure des choses à faire vu l'état dans lequel sa mort avait plongé Ariane, mais il estimait qu'elle avait le droit de savoir que le corps de celui qui avait, visiblement, donné sa vie pour elle, ne se trouvait pas là à pourrir dans le sol de sa propre maison. C'était le moins que le lion pouvait faire. Il sortit donc la pièce et s'en aller préparer de quoi manger. Il coupa un peu de pain, un peu de fromage. Il rajouta quelques fruits et un peu de viande séchée sur le plateau qu'il paracheva de quelques olives et il sortit une petite amphore de vin au miel pour aller avec tout ça. Voilà qui devrait permettre aux deux protagonistes de discuter tranquillement et surtout à Ariane d’épancher sa faim, si du moins elle ne lui balançait pas ça au visage. Et pendant tout ça, le lion avait perché sur son épaule la petite salamandre qu'elle lui avait confiée, ce demandant bien ce qu'il pourrait en faire. Ce sont des messagers paraît-il. Mais il ne pouvait s'enlever de l'esprit l'idée qu'à la brocha, ça pouvait peut-être donner quelque chose de pas mauvais...


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Message Re: [Début août 550] L'arrière-goût d'une strangulation [PV Childéric]   [Début août 550] L'arrière-goût d'une strangulation [PV Childéric] EmptyVen 19 Aoû - 2:31
"...Tu sais, je ne suis qu'une arbitre pour l'aide."

Avec un fameux défi à la clef.

Un sourire plein s'était esquissé sur son visage, brisant la vision d'une jeune femme perdue, au moins dans l'esprit du Lion; une femme presque totalement effondrée. Le poison de Teigne n'avait jamais été mortel pour les éveillés. Que le Saint s'en soit bien tiré n'était pas véritablement un exploit, mais une bonne grâce que la Marina lui concédait volontiers.

Et alors qu'Ariane l'observait tenir la salamandre entre ses mains, elle repensait à son..."but". Oui, une arbitre...Face à ses adversaires, avant le fameux assassinat, en tout cas. Mais surtout lorsque le peu de personnes en qui elle avait placé sa confiance ne s'évanouissait pas aussi rapidement que de vaines chimères. L'Antarctique écoutait certains cœurs, et testait les vies, comme un vin. Par cette "messagère", il n'était pas forcément question de sauver le Fauve, une aide pouvait être conférée de façon différente, dont seul le guerrier d'Athéna pourrait en décider le moment et les circonstances. En outre, l'atlante venait de lui donner "un rôle" à jouer. Au-delà de ce présent, le Chevalier avait partagé un peu de sa vie avec la générale, et cela, il devait bien le deviner. Le ressentir. Ariane n'avait pas tout vu, simplement une partie de ses mémoires; la plus récente. Et c'était en balayant la conscience qu'elle s'immisçait réellement dans les souvenirs. Une nécessaire négativité pour l'atlante.

Voilà son secret. Son pouvoir n'était pas véritablement régi par des pensées présentes, presque inexistantes pour elle, comme il avait tenté de la duper là-bas, à Alexandrie. Vaincre le mal par le mal était la seule solution. Le passé, pas le présent.

Etait-ce pour cela qu'elle lui avait adressé ce fameux sourire? Certainement.

Pourtant la jeune femme n'avait pas ris pendant ses explications, se contentant de ses timides pensées, de ses soupirs soudainement éteints mais contrôlés. Amusant. Ses affaires étaient ici mais son cœur, lui, bien loin, à Alexandrie. Râhi...Oui, il était mort, et le seul lot de consolation demeurait en ces obsèques complétées avec succès, effectuées par l'un de ses frères d'armes attentifs. "Je vois." C'était silencieux, et bien qu'elle aurait voulu être heureuse pour ses derniers instants, la brune ne pouvait l'être. Plus encore lorsqu'elle pensait à Lytès, ou encore à Liao. La générale avait conscience que le Lion n'avait rien de mauvais dans le fond, à dévoiler des vérités, quand bien même cela l'avait dérangé.

Ses paroles, tantôt enjoués, tantôt empreints d'un devoir probablement fictif, ne trompaient pas. La jeune femme prit des distances, concluant cette échange qui devenait pimenté. Sa taquinerie ne la fit pas tiquer.

"Oh...De toute façon, en tant que Marinas...Ai-je réellement mon mot à dire pour sa mort?"

Son regard était un peu plus vide qu'à l'habitude. Elle aurait pu se métamorphoser en un Saint que cela n'aurait peut-être même pas suffit. C'était sûrement irrespectueux à l'égard des guerriers d'Athéna de se montrer triste et concernée par leurs pertes. Honteux de son côté également. Sur ces brefs mots, elle fit demi-tour, afin de se changer tranquillement, déconcertée. Un peu bougon, aussi. Froissée en tout les cas.

Enfin, Ariane défit les étoffes presque en lambeaux un à un, ces choses que l'on aurait pu appeler autrefois des vêtements, avant d'endosser le reste.

La large manche bouffante qu'elle passa autour de son bras était en tissu fin, blanc, oui, un tissu de peu de chose mais léger et agréable. L'habit avait pourtant le mérite de disposer d'une légère coquetterie; un milieu bleu, avec quelques jolies motifs formés par un fil couleur neige. En outre, la robe qu'elle enfilait chichement était sobre. Mais elle ferait l'affaire d'une petite semaine. Alors, la protectrice d'un Pilier inhospitalier tenta de reprendre les pas du Lion, pas si éloigné de la chambre. Pourtant, la lumière du jour l'attira. Alors, un jardin s'offrit aux yeux de l'étrange jeune fille.

Deux salamandres y trottaient; les jumelles. Ravies de profiter de la seule parcelle de nature que pouvait leur munir ce Temple, au pied d'un pommier, l'une d'entre elle tentait toutefois vainement, avidement, de creuser le sol. Pour déblayer la verdure et pour y trouver de l'eau à l'ombre. Ô, les créatures ni marines, ni terrestres ne pourraient pas détruire grand chose ici, de toute façon. Ariane les observa silencieusement, haussa des épaules, les laissa faire, puis s'éloigna dans la direction opposée afin de retrouver cette fameuse salle dont Childéric lui avait parlé quelques minutes plus tôt. En levant son regard, son Pilier lui semblait plus simple à suivre que cette immense Temple sur un étage. Enfin, la brune finit par le trouver dans ce salon renommé, une petite table en bois et face à elle, Childéric.

La brune s'approcha, et vit l'impensable; pas même avec Lytès, elle n'avait perçu un homme prendre autant de goût à préparer la nourriture. Alors sa voix brisa le silence, annonça sa venue. Et quelle venue...A petits pas, elle se tint rapidement tout près du grand Franc, prête à l'aider.

"Tu ne m'avais pas prévenu de tes qualités de ménagère. Mais un Lion avec un jardin, vraiment? Dis moi aussi que tu ne manges pas de viande et je penserai avoir à faire à une brebis refoulée." Son ton taquin était de nouveau là. Un, deux plateaux de faits...Ariane s'assit sur le banc, contente de ne pas avoir à écouter le chant de son estomac. Et de voir un peu de viande aussi! En tant que "guerrière", elle avait besoin de manger plus que des légumes. "Plus sérieusement, t'as un beau jardin Chaton. En construction, mais ça passe." Son regard se posa sur la coupe de vin, puis sur le géant. Un jour, elle lui ferait peut-être comme suggestion une petite touche personnelle cela dit. Cela enjoliverait davantage son jardin...Quoique, autant le faire maintenant. "Tu devrais mettre un bassin dans les endroits ombragées de ton jardin. Ca attire la vie, tout un cycle vivant. Le son de l'eau brassé, la vie qui se forme, qui devient...Les sons des petites créatures qui y vivent, régulés par le jour et la nuit, la chaleur et la fraicheur...C'est beau. Fascinant même. Je suis sûre que cette petite chose sur ton épaule en serait apaisé, bien qu'elle ne vit plus réellement dans l'eau, elle."

De son index, elle désigna d'un air presque dénonciateur la petite bête qui la fixait, clignait parfois des yeux. Si elle attendait Childéric pour commencer à manger, la générale des Lyumnades ne put s'empêcher de commencer à effleurer du regard ce qui lui serait offert d'ici quelques minutes.

"La question pourrait être stupide mais...Tu as toujours été Lion? Je veux dire...Comme tu es aujourd'hui?"

Ou as-tu commencé plus bas pour t'élever un peu plus haut, par mérite, jeune Lion? La question était sous-entendue, pourtant elle n'avait pas véritablement de doute à ce sujet. Elle avala tout cru les olives, ce petit met fort appétissant dont la Marina espérait, oui, priait même qu'il en avait un stock. Une main reposa sur le creux de sa joue, tandis qu'un petit bruit manqua de s'échapper dans les airs. Presque. Son visage en exprimait pourtant tout le plaisir. Ariane ne manqua pas de lui signaler d'un petit signe de la main que le choix avait été parfait.

De toute évidence, quand il était question d'olives, il était facile de rendre la jeune femme "heureuse". Childéric l'avait prise aux bons sentiments.





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Message Re: [Début août 550] L'arrière-goût d'une strangulation [PV Childéric]   [Début août 550] L'arrière-goût d'une strangulation [PV Childéric] EmptySam 20 Aoû - 2:20
    Le lion ne releva pas la réaction de la jeune femme sur la mort de Rahi. Les relations, même amicales, entre serviteurs de dieux opposés étaient compliqués, trop compliqué. Et le lion le savait bien. Oh, il ne jugeait pas Ariane, il aurait de toute façon était très mal placé pour le faire. Il compatissait avec elle. Être triste pour son ennemi, concerné par la mort de quelqu'un qu'elle aurait pu être amené à tuer un jour ou l'autre. C'est là tout le problème. Cette éternelle épée de Damoclès qui vole au-dessus de la tête de tous les guerriers servant un dieu, qu'importe leur allégeance. Tous devront se battre, peut-être contre des amis ou bien encore... Mais le lion était déjà en train de se retirer quand ces quelques mots sortirent des lèvres d'Ariane et il la laissa à ses propres questionnements. Ce n'était certainement pas à lui d'apporter des réponses sur ce genre de questionnement.

    Le lion attendit donc quelques longues minutes le temps que son invitée se présente. Il n'aurait sûrement pas dû la laisser seule dans son propre temple comme ça mais après tout, elle n'était pas prisonnière et elle avait le droit à sa propre liberté. Il faudrait que les deux gardiens apprennent à légèrement cohabiter, du moins pendant quelque temps. Voilà peut-être trop long que quelqu'un d'autre que le lion d'or avait foulé les dalles de sa demeure. Enfin, il faut dire aussi que la jeune générale savait soigner son entrée et la mise en scène. À peine arriva-t-elle qu'elle arracha un rugissement de rire au lion d'or.

    « - Comme tu vois, il n'y a pas de lionne ici. C'est donc au lion de faire tout lui-même. »

    Le lion par contre, s'assombrit légèrement un peu quand elle parla de son jardin. La laisser vagabonder ici c'était le risque en effet. S'il devait en vouloir à quelqu'un c'était à lui. Il aurait dû être plus précis sur ses indications. Enfin, le mal était fait et, contrairement à la dernière femme qui était rentré dans le jardin du lion, elle n'avait rien détruit et ne s'était pas littéralement brisé dans les bras du lion. Obligé après, de détruire ce qu'elle avait ramené la vie. Souvenir étrange qui remonta dans la mémoire du lion. Il poussa un profond soupir et but d'un trait presque la totalité de sa coupe de vin. Puis, il écouta la jeune femme évoqué le lopin de terre derrière le temple de Childéric. Un bassin ? Il fallait dire que l'idée lui plaisait sur plusieurs points. Tant sur les défis que mettre ça en place représentait sur le plan technique et physique. Aussi sur la beauté de son jardin. Elle avait raison, un bassin compléterait le tableau.

    « - C'est une bonne idée. J'aurais sûrement besoin de bras pour ça et les tiens auraient besoin d'un peu de travail. »

    En rajoutant ça, le lion claqua sur ses propres bras, massive, au moins autant que les cuisses de la jeune femme si ce n'est plus. Le lion attendit quelques secondes avant de répondre à la question de la jeune femme. En un sens, la réponse était complexe, dans l'autre, très simple. Pendant ce petit laps de temps, il poussa un petit rire amusé de la voir ainsi gober les olives. Il picora lui un peu de fromage et de pain. Et remplit le verre qu'il avait presque vidé, il en aurait peut-être besoin après.

    « - Les deux mon général. Disons que depuis aussi longtemps que je m'en souvienne, j'étais entraîné et préparé à prendre la suite de mon maître. Mais ça n'a pas été à la légère... Je ne sais pas comment les choses marchent dans l'armée de Poséidon et j'avoue être un peu curieux à ce sujet. Tu dois en savoir beaucoup sur comment marchent les choses ici. Tu as été le tribut d'Atlantis pendant combien de temps déjà ? »

    A vrai dire, le sujet du rôle de tribut devait sûrement être sensible pour la jeune femme. Mais elle faisait partie de son histoire autant que les questions qu'elle posait au lion et que les réponses qu'elle voulait lui tirer. Si elle voulait des réponses, il faudrait qu'elle commence d'abord par en donner elle aussi. Et enfin, le lion aurait l'occasion de poser la question qui lui brûle les lèvres depuis un moment...


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Message Re: [Début août 550] L'arrière-goût d'une strangulation [PV Childéric]   [Début août 550] L'arrière-goût d'une strangulation [PV Childéric] EmptySam 20 Aoû - 21:55
Une main claqua sur un bras dodu, ou plutôt musclé, ce qui étira le sourire de la blessée mais lui conférait pourtant une aura un peu penaude. Il était étrange qu'à chaque geste, Childéric lui rappelait leurs différences respectives entre ce que l'on aurait pu considérer en exagérant, en ce bref instant, une lilliputienne et un guerrier géant.

Et à la simple évocation du bassin, Ariane avait souri. La proposition était des plus sympathiques et originales mais étrangement, elle ne se voyait pas jardinière pour cette semaine. La jeune femme savait écouter et respecter les animaux en raison de son passé, mais les plantes et l'environnement restaient de petits étrangers. C'était peu sûr, et même si cela l'intriguait, le résultat lui importait suffisamment pour s'en inquiéter. Un soupçon de perfectionnisme. Pourtant, ses doutes étaient infondées; de toute évidence, la brune pouvait copier ce qu'elle percevait en tenant en compte les détails. Il suffirait de suivre les gestes de Childéric pour avoir un semblant de compétences.

Elle prit de nouveau une tranche de fromage et du pain, qu'elle avala tout rond.

« Eh bien...Je n'en ai jamais fait un, de bassin. Et m'occuper des plantes est une chose un peu éloignée pour moi tu sais ? »
Un soupir s'échappa de ses lèvres, faussement acculé. « Enfin, si tu as besoin d'aide et que c'est mon moyen de contribuer à ton hospitalité, je t'y aiderai. Je t'y aiderai...»

Après tout, cela lui ferait certainement passer le temps. Un léger silence plana dans les airs; un moment de réflexion. Alors que penser du tribut qu'elle avait été ? Une personne attristée dans un premier temps, aussi perdue qu'aujourd'hui désormais. Ses yeux se perdirent dans le vide, plongées de nouveau dans un autre cycle. Elle finit par répondre.

« Cinq ans. »
Oui, cinq années. Et c'était déjà beaucoup pour une vie humaine. Après tout, Ariane y avait laissé son enfance. Le ton ne trahissait rien; elle parlait d'une manière plus ou moins détachée, à croire que ce passé ne la gênait plus véritablement en soi. C'était probablement faux, mais il y avait des thèmes bien plus sensibles que celui-ci désormais, et quelque part, atteindre Atlantis était devenu un étrange vœu à ses yeux. Un Appel lointain, naguère envoûtant et terrifiant, aujourd'hui triste et presque décevant.

Une légère grimace d'amertume s'inscrivit sur ses traits. Oui, ce qui se forgeait sur son visage n'était que l'ombre d'un regret. Une déception silencieuse et presque imperceptible.

« Cinq ans », se répétait-elle. « Ce sont mes années passées en tant que générale en tout cas. Mais, je suis devenue atlante il y a neuf ans, un service écourté par un séjour ici-même à me perfectionner dans vos arènes, suite à notre grande défaite. Quand je le pouvais, évidemment... »

Après tout, son titre de Tribut n'était qu'un pardon. Pourtant, elle aurait voulu retrouver Hassan à son retour, et rester peut-être un mois, voire une semaine de plus en compagnie d'eux. L'identité de ces personnes en qui elle pensait ne faisait pas l'ombre d'un doute.

« Enfin. C'était peut-être mieux ainsi dans un premier temps. »

Qui sait ce que d'autres combats pendant ces cinq années l'auraient amené à faire ou ressentir avant l'heure? Au fil de ses aveux inconscients, Ariane regardait intensément ses petites salamandres, peut-être trop même. Peu de gens en percevait l'essence qui les composait véritablement, elles qui étaient des « messagères » intelligentes, dont les rangs grossissaient par expérience, par vision, par rencontre de leur dompteuse.

«  Messagère... » Un rôle bien humain.

Elle reposa son verre d'alcool, mais ne le remplissant plus davantage. Un œil attentif aurait perçu que la jeune femme se contrôlait sur ce type de consommation, comme si...L'atlante ne tenait pas l'alcool.

« J'ai commencé en tant que Capitaine de l'Albatros. Un bel oiseau, quoique...Il a parfois mauvaise réputation ; d'après les marins, ce sont les âmes de leurs compères, noyés par la mer et qui parcourent de longues distances, de l'Océan Atlantique jusqu'à l'Océan inconnu. L'Antarctique. Et puis... » La maladresse de l'oiseau pélagique allait de paire avec le Capitaine généralement, du fait des ailes taillées pour le vent marin et la froideur de la mer. Elle avait ris en s'exprimant au sujet des mythes ; une réputation fausse pour un oiseau résistant et quelque part, attachant dans sa beauté et ses défauts. « L'Ecaille m'avait choisi, et sauvé quand j'en ai eu le plus besoin. C'est le Grand Prêtre Hassan qui m'a pris sous son aile, ainsi que ma sœur aînée. »

Repenser à cette époque lui réchauffait le cœur. En cela, elle n'avait point différé des autres guerriers, ni même de Childéric ; même en tant que Capitaine, il y avait toujours un entraînement à la clef. A table, la jeune femme jouait avec le contenu de son verre, le balançant à droite, à gauche, faisant tournoyer le vin telle une mer houleuse. Ariane continua pourtant son explication :

« Le choix ne se fait pas véritablement après un entraînement, c'est notre Ecaille qui nous choisit et nous inculque leur savoir. Bien sûr, elle s'adapte à leur porteur, tout comme le porteur s'adapte à elle. Il y a des exceptions cela dit, et ils rejoignent ceux qui ont sué pour devenir Marina. Moi-même, j'ai dû m’entraîner durement pour devenir générale de ces chères Naïades. Lyumnades. Rien de bien tragique, c'était peut-être mes meilleures années sur Terre malgré la pression...La précision de mes gestes exigée. Un rêve, une famille, tout cela.»

Puis cela avait été balayé par la guerre, et enfin son plus grand crime. Le premier également. Ariane connaissait plus ou moins le fonctionnement du Sanctuaire, et évidemment que le voisin Sous-Marin devait faire naître une étrange mais nouvelle conception d'un recrutement divin au Lion d'Or. La jeune femme reposa ses lèvres sur un livre qu'elle tint habilement, retrouvant ce petit sourire taquin qui lui allait comme un gant.

« Le fonctionnement d'Atlantis t'intéresse maintenant? Tu ne m'avais pourtant pas l'air d'être un grand amoureux de la mer et de ses "soldats". » Il suffisait de l'observer quelques minutes pour le deviner. "Je sens que tu as une question à me poser, mais que tu..."n'oses" pas."

Bah voyons. La vérité n'aurait pu être plus poétique qu'une phrase aussi directe. Et puis finalement, le Lion n'avait qu'à moitié répondu à sa question: toujours Lion, oui. Mais à quel prix?



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Message Re: [Début août 550] L'arrière-goût d'une strangulation [PV Childéric]   [Début août 550] L'arrière-goût d'une strangulation [PV Childéric] EmptyLun 22 Aoû - 22:40
    Le lion éclata de rire quand la jeune femme le prix au pied de la lettre quand il avait parlé du bassin. Oh, elle semblait vraiment vouloir faire quelque chose pour remercier le lion d'or de son hospitalité. Chose que le guerrier nota, alors qu'il n'y avait pas forcément besoin. C'était de sa faute après tout si elle était en résidence surveillée. S'il ne l'avait pas étranglé, peut-être qu'elle aurait déjà pu récupérer de son combat contre les ombres à Alexandrie et déjà vu le Pope. Puis elle aurait pu retrouver la sécurité de son domaine sous-marin. Il l'écouta par contre avec attention raconter l'histoire qu'il avait demandée. Cinq ans... que c'était long ! Et sûrement difficile à vivre. Cinq années dans un domaine ennemi, être un symbole vivant d'une guerre. Le souvenir permanent des proches qu'on a perdu et de la douleur qu'on ressent au lendemain d'une bataille... Mais surtout, loin de son monde !

    Le ton détaché voulait dire beaucoup. Le lion parlait avec la même voix quand il voulait parler de quelque chose qui l'affectait sans le montrer. Et la petite grimace qui passa sur son visage confirma les doutes du lion d'or. Oui, la vie n'avait pas dû être rose pour elle. Childéric se souvenait de l'avoir vu combattre une fois ou deux dans l'arène. Il s'y était rendu pour assister au spectacle et son maître l'avait traîné là-bas pour que futur lion puisse voir de quoi était capable l'ennemi. Mais elle semblait, étrangement, porter à ces événements un bon côté qu'ils n'auraient pas forcément dû avoir. Il l'écouta ensuite avec une certaine attention, il s'était arrêté de boire et de manger pendant qu'elle parlait, raconté son parcours militaire. Ariane ne devait pas être vieille, tout comme le lion et les années d'entraînement comme celle de captivité devaient avoir mangé une bonne partie de sa vie. Soldat.

    Le lion releva la mention de sa sœur aînée. Elle avait donc une famille . Cette sœur attendait-elle le retour de sa cadette inquiète à Atlantide ? Peut-être qu'elle était aussi une des guerrières au service de Poséidon. De même, les écailles semblaient avoir quelques points communs avec les armures, du moins de ce qu'en savait le lion. Les protections sacrées pouvaient accélérer l'entraînement et la maîtrise du cosmos. Mais le reste semblait très différent de ce que lui avait vécu. Des dizaines d'années d'un entraînement difficile et dangereux. Entraînement très douloureux qui avait transformé son âme et son corps. Il rit un peu quand elle lui demanda s'il s'intéressait au fonctionnement du royaume de Poséidon. La suite le prit complètement de cours et il ne s’attendait pas ce à ce qu’Ariane lise en lui à ce point. Il ouvrit une première fois la bouche et la referma. Pris une grande inspiration et cette fois se lança.

    « - Disons que j'aimerais savoir comment fonctionne ton monde. Simplement. Mais tu ne croiras pas ça alors... C'était plutôt avec ton légat que j'avais un problème. D'où la question que je vais te poser. Enfin, deux questions... La première, je veux que tu me parles du Stella Rubis et du rôle qu'il a eu dans le changement d’allégeance de Nimue. Je sais globalement qu'il a joué un rôle en la poussa vers Atlantis mais quoi . Ensuite, la deuxième, mais celle-là tu n'es pas obligé du répondre. Qu'est devenu la sœur que tu as mentionnée quand tu m'as raconté ton histoire ? »

    Le lion n'avait pas pris de gant, mais c'était visiblement ce que la jeune femme lui avait demandé, de poser la question qui lui trottait dans la tête depuis un moment. Oh oui, il savait que ce rubis et que Liao en particulier, avait joué un rôle majeur dans la défection de Nimue, lui forçant légèrement la main. C'était ça le problème pour Childéric, que son libre arbitre ait été floué. Peut-être que sans ça, elle serait resté, ou qu'elle serait quand même parti et que tout serait différent. Mais ce n'est pas avec de si qu'on peut avancer. Au fond, maintenant, après tout ce qui c'était passé, ce que le gardien voulait c'était simplement des réponses. Il ne porterait jamais ses conclusions à Nimue. Il en reparlerait peut-être avec Arkites pour qu'il ne juge pas la jeune femme comme pleinement responsable de ses actes, mais il ne pouvait plus rien faire. Une fois de plus, il avait tant de pouvoir dans ses mains, et il n'était pas capable de faire quelque chose... Il était presque capable de déchirer l'essence du monde mais ce n'était toujours pas assez...


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Message Re: [Début août 550] L'arrière-goût d'une strangulation [PV Childéric]   [Début août 550] L'arrière-goût d'une strangulation [PV Childéric] EmptyMar 23 Aoû - 19:02
« Joie, Tristesse, Colère, Dégoût, Peur, Surprise, Mépris.
Sept expressions universelles... »


Entre le vin et son humeur, ou peut-être bien cette discussion tantôt joyeuse, tantôt houleuse pour laquelle on lui offrait un logis, un mal de crâne lui avait pris la tête. De rapides flashs inconnus, étrangers et douloureux défilaient devant ses yeux. Entêtantes, elles appartenaient aux diverses personnes s'étant faits dérober leur passé, et dont Ariane ne s'en était toujours pas débarrassée. Ces bribes de souvenirs lui disaient, entre autre « Souviens toi d'eux. »

Une tradition qu'elle n'avait pas effectué depuis un long moment. Pourtant, le temps était venu. Pourtant, elle attendait qu'une bête s'approche d'elle, et feignait son ignorance et sa bonne santé.

Il fallait que l'atlante s'en détache. Ariane intima à la salamandre de Childéric d'approcher, et la bête s'exécuta. Sa dompteuse l'attrapa, et y concentra son cosmos. De sa main, transpirait son aura bleutée, presque enflammée, chargée d'une intention plus humaine, plus intelligente. Chargée de souvenirs appartenant au Lion. La conclusion n'avait rien de bien nouveau: l'une de ses petites œuvres se créait tandis qu'elle écoutait les doutes du Lion d'Or. Puis la jeune femme fit part de ses réflexions.

« Cette pierre ? Responsable? C'est une bien belle connerie. »

Nullement grossière en temps normal, son ton était en l'occurrence non dépourvue d'une tension palpable. Sous son visage enfantin, la brune n'appréciait pas véritablement qu'on rediscute des convictions de chacun. Jouant avec une petite cuillère, elle poursuivit son avis, se rappelant brièvement du petit bijou porté autour du cou de la rousse lors de sa libération.

« Si ce n'est que c'est un véritable bijou atlante, chose que Nimue a gardé depuis tout ce temps...Il a peu de rôle en tant que telle...Je suppose. Enfin, il est spécial; ce genre de pierres a certainement de la valeur, mais ce n'est qu'une « preuve » ; il brillait à l'approche d'Atlantis, normal, il provient de là-bas. Il sert peut-être à quelque chose ? Oui, sûrement, mais je doute que ça soit suffisant pour expliquer réellement sa défection, ou une réaction complètement personnelle. En compagnie de Liao, en compagnie de moi, de toi, aussi. Il y a toujours des facteurs aggravants, mais la réalité c'est que chacun est responsable de ses choix à l'instant T, que le bien et le mal n'importe pas, et qu'elle a poursuivit son désir. Même si tu lui as fait du mal. Même si elle t'a fait du mal, réciproquement. Oui, en t'échappant ce jour-ci...Te rappelleras-tu seulement de ton propre message? Là encore, je ne pourrais rien te dire de plus au sujet de son bijou. »

Le sourire de la jeune femme s'agrandit d'une étrange façon sur les joues d'Ariane, si moqueur dans son innocence qu'il en vint creuser une fossette sur un teint plus blanc que d'habitude. Peut-être que cela brisait un charme autrefois naturel, comme elle cassa son propre avis au prix d'une question probablement dangereuse. « Tu doutes de sa force de caractère ? »

Ariane soupira d'un long souffle qui en disait long.

« Ne crois pas qu'on l'aie kidnappé ou je ne sais quoi. J'ai un peu de fierté là-dessus et Liao aussi. D'ailleurs, Nimuë se vexerait certainement que tu la prennes ainsi ; pour une femme incapable de prendre ses propres décisions. Pour l'heure, je ne pourrais que me baser sur des souvenirs..."
Qui lui faisaient mal. Elle préférait les occulter. Il y avait là un trop plein de questions internes...Qu'elle gardait pour elle-même.

"Sinon pourquoi me libérer ? Pourquoi venir se réfugier à Alexandrie ? Pourquoi devenir et rester Marina ?»

Oui, Ariane y réfléchirait quand elle se sentirait mieux, en creusant les souvenirs de Childéric. Son sourire n'avait plus rien de moqueur. Finalement, en dehors de Liao, de quelques Marinas, de ses hommes de mains qu'elle protégeait de leur réputation et des anciens généraux, elle ne connaissait aujourd'hui plus beaucoup d'atlantes. Pourtant...Même si ce n'était qu'une petite, infiniment minuscule pensée...

« Je trouve ça trop simple de se défiler ainsi... »


Ariane concevait peut-être bien que sa façon de penser n'était guère plus élogieuse. Elle se contenta de passer quelques doigts dans ses cheveux, s'amusant avec eux, les percevant tomber mollement sur ses épaules, triomphant contre leur raideur en quelques maigres ondulations en ce mouvement gêné. Elle posa un silence, guère plus amusée qu'auparavant. A dire vrai, l'atlante parut même ennuyée.

"Ma sœur est quelque part, sûrement. »

Peu de mots. Au moins, le blond venait certainement de toucher un point sensible. Mais comment expliquer qu'Eva était en partie morte, mais qu'il restait une unique preuve d'existence dans cette petite salamandre rouge selon son bon vouloir? Sa propre philosophie? Le sujet ne fut pas mis sur table plus longtemps, qu'elle parcourait de son doigt la peau de l'animal.

A Athènes... A cette redécouverte, Ariane sursauta, non dépourvue de ce plaisir; celui qui faisait pétiller ses orbes turquoises. Taquiner le Lion n'avait pas ou peu de prix...Mais l'Oracle avait fait fort! A peine regagnait-elle un peu d'estime dans l'esprit d'Ariane; utiliser les apparences était un réel plaisir.

"Ah, j'ai rencontré..."Cassandra"...A croire que les paroles d'une personne et les mignonnes petites bouilles innocentes ont tendance à te faire tourner en bourrique Chaton!"

Oh, elle aimait laisser des questions en suspens, pourtant si le Lion croisait son regard, il saurait. Ariane connaissait l'identité de la Nymphe, et n'était guère du genre à discuter des bonnes nouvelles en employant un tel ton. Oui, son regard discutait sa conclusion.

"Tu t'es fait bernée, mon pauvre Lion."

Il venait de rencontrer un des premiers ennemis du Sanctuaire.

Spoiler:
 



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Message Re: [Début août 550] L'arrière-goût d'une strangulation [PV Childéric]   [Début août 550] L'arrière-goût d'une strangulation [PV Childéric] EmptyMer 24 Aoû - 22:03
    Le lion regarda surpris et circonspect la jeune femme appeler la salamandre et ce qui le surpris le plus, se fut que la petite bête obéisse au doigt et à l'oeil à son ancienne maîtresse. Le lion se demandait bien comment elle avait pu dresser de cette façon de telle créature. Oh il savait qu'il était possible de dresser toute sorte de créature, des plus sauvages aux plus dociles, mais de là à dresser de cette façon des « amphibiens » puisqu'il ne s'agissait pas de lézard, c'était quelque chose qui intriguait énormément le lion d'or. La première phrase frit grommeler le lion d'or. Il savait que la première avait joué un rôle dans toute cette sombre histoire. Ce n'était pas invention de sa part. Il avait vu, la réaction qu'avait eue la pierre la première fois à Alexandrie. Le soin que le légat y avait porté et sa déférence juste après. L'état dans lequel il avait finalement plongé Nimue et enfin, les voix qu'elle avait entendu venant de la pierre.

    Il écouta par contre l'exposé d'Ariane avec grande attention, espérant lire en les lignes. Mais il n'avait rien à se mettre sous la dent là-dedans. Ce que le lion put lire, c'était une indéfectible fidélité envers le précédent légat, soldat. Et il pouvait l'ajouter au crédit de la jeune femme, dans le cas contraire, il aurait fait preuve de la femme inflexion, de la même ténacité. Le lion par contre, étouffa un rire ironique quand Ariane demanda s'il doutait de la force de caractère de la jeune rousse. Enlever, à moitié. Mais c'était un sujet sensible que le lion ne voulait pas remettre sur le tapis. Avant tout pour lui. Aussi pour elle. C'était la première fois, malgré la captivité au Sanctuaire d'Ariane que les deux guerriers entraient en contact et il s'en était fallu de peu pour le sang coule. Des souvenirs hein ? Mais ceux de qui ?

    « - Oh non, ce n'est pas sa force de caractère que je remets en question, mais l'exercice de son libre arbitre. Disons que c'est le cœur de l'idéologie d'Athéna. Que chaque être humain soit libre d'exercer de sa propre volonté ses choix, sans qu'on lui force la main ou qu'on oriente ce choix. Quelle valeur aurait ce libre arbitre si au fond, la décision ne nous reviens vraiment jamais ? »

    Puis, Ariane répondit à la deuxième question de Childéric. Sa sœur. Disparu? Morte ? Les deux peut-être. Soit elle ne voulait pas en parler, soit la réponse était claire et de ça, le lion n'arrivait pas à percer à travers les mots, évocateurs pourtant, de sa jeune invitée. La suite par contre, prise légèrement de cours le chevalier d'or. Cassandra... Il dut d'abord creuser dans sa mémoire pour retrouver à qui elle faisait alors allusion. Et la petite blonde qu'il avait croisée sur dans le vieux temple d'Athéna revient alors dans son esprit. Mais pourquoi évoquer ça maintenant ? De plus, Childéric avait repéré quelque chose d'intriguant dont la façon dont la jeune femme avait évoqué le nom de la petite blonde. Dans les yeux de la salamandre, le lion pouvait qu'elle riait un peu à ses dépens, sans qu'il sache vraiment pourquoi.

    « - Je préfère les rousses désolées... mais c'est vrai que j'ai rencontré une femme qui correspond à ça oui. Mais je suppose que tu dois déjà tout savoir, pour l'évoquer ainsi. Tu caches aussi quelque chose à propos de ça, alors quoi ? Je te vois t'amuser à mes dépendants il en vaut donc si peu pour que la salamandre se change en serpent ? »

    Le lion esquissa un petit rire amusé, il savait que la jeune femme le faisait courir, et il n'avait pas de moyen de voir à travers son jeu. Oh il s'en irritait un peu mais c'était de bonne guerre et l'agacement partirait vite. C'était leur jeu après tout. Il avait surtout l'impression que c'est après lui qu'il serait agacé quand elle aurait enfin abaissé ses cartes, plutôt que de faire miroiter mon émerveille au pauvre Childeric qui n'avait pas grand-chose à miser. Il avala donc quelques rasades de son vin avant de reprendre un peu de quoi manger. Cette conversation aller encore durée et le lion d'or avait l'impression qu'il n'aurait que très rarement le dessus contre la langue de la salamandre. Pas aussi rapide que celle du serpent mais presque. Quoi d'autre réservait donc-t-elle au lion ?


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Message Re: [Début août 550] L'arrière-goût d'une strangulation [PV Childéric]   [Début août 550] L'arrière-goût d'une strangulation [PV Childéric] EmptyLun 29 Aoû - 0:13
Les sourcils de la jeune femme s'étaient froncés à la mention du libre-arbitre, tel que l'évoquait son vis-à-vis le Lion. Et ses paupières, elles, s'alourdissait sous plusieurs effets: pas la fatigue, non. Cela aurait été trop rébarbatif et cette sensation, l'atlante aux cheveux d'ébène l'avait déjà connu à plusieurs reprises. L'alcool et l'incompréhension eurent été des hypothèses plus vraisemblables en revanche...

Tout lui semblait très étrange. A chaque fois que tous deux parlaient d'une vision de la vie, les deux guerriers entraient aussitôt en contradiction, jusque dans les plus petits détails d'un sujet commun; et si la jeune femme ne faisait pas abstraction des différences qui les séparaient, elle comprenait bien que sa vision se résumait à...Quinze années de sa vie. Et deux mois de libération.

Pourtant, était-ce un extrémisme qui régissait ses pensées ou une simplicité certaine sous quelques formes de fourberie? Un verre de vin supplémentaire eut tôt fait d'être quémandé...

"Bah...C'est pourtant simple. C'est grâce à ces facteurs que nous avons le choix...Non? Sans ça, il n'y aurait rien du tout, même pas d'enjeu...Même pas de quoi hésiter..."
Ses yeux se baissèrent sur la petite coupe qu'elle tenait entre ses mains. Il n'y avait plus rien dans son verre. D'une petite main agile, les doigts de la générale des Lyumnades allèrent chercher la bouteille afin de se resservir allègrement. Et surtout, pour boire goulument. Puis, inspirée par un sentiment d'euphorie inconnue, la Marina rit d'un petit son innocent tout en balançant sa tête d'une façon légère mais exagérée, avant de reprendre son raisonnement. Il n'y avait là rien de parfait, mais qui l'était réellement? "Il y a d'autant plus de fierté à prendre une décision lorsque l'on écoute les bonnes personnes, menée vers une petite victoire...Et d'autant plus de gravité lorsque l'on prend des mesures vouées à l'échec...C'est pour ça que peu importe les influences, nous avons toujours le choix. Affronter...Céder...Choisir..."

Le bruit de plusieurs gorgées se faisait un peu plus fort à chaque seconde, à chaque minute qui défilait. Pourtant, la jeune fille laissa la cuvée de côté. Si c'était un excellent d'oublier plusieurs choses -tout comme de se rappeler qu'elle pouvait être n'importe qui, pourquoi pas?-, il fallait bien avouer que ce genre de conversation la déprimait au plus haut point.

Quelle importance? Si ce n'est...

Clignant des yeux à plusieurs reprises, la jeune femme ne partageait plus du tout son rire. Tendue, le dos raidie, elle écoutait le Chevalier tenter de deviner ce qui se tramait réellement. Sa réponse avait claqué avec insolence dans son esprit. La sienne fut toute aussi immédiate; mais moins enjouée.

"C'est pas dans ce sens-là que la langue de serpent te l'évoque."

Aucun intérêt de toute façon; autant elle appréciait la gente masculine et la beauté visuelle qu'elle pouvait parfois lui offrir, ainsi que les taquineries vaines mais bien présentes qui avaient parfois lieu, autant il n'y aurait jamais rien de plus fort; c'était là le meilleur moyen de souffrir d'une chose qui n'aurait jamais dû s'établir, et qui pourtant, s'était produite sur un semblant de libre arbitre. Un vœu utile lorsque l'on désirait être tout le monde, et quelqu'un à la fois. Ariane avait de la peine pour Childéric, ainsi que pour Nimuë. De cela, la générale préférait pourtant garder le silence: on ne devinait jamais réellement ce qui se cachait derrière ce genre de casse tête émotionnel.

Le temps lui avait prouvé par deux fois que cela avait été une erreur, un attachement que l'une, ou l'autre personne ne rendrait jamais équitablement.

Pourtant, les confiances à sens unique avait de quoi faire rire; à dire vrai, à la place de l'Oracle, il ne lui aurait pas fallu plus de logique pour tenter de deviner qu'un géant de deux mètres à Athènes, étrangement cultivé à l'égard des anciens dieux, étaient très certainement un Chevalier. Oui, Célestia l'avait dupé malgré ses petits semblants d'innocence. Ses yeux rencontrèrent de nouveau ceux du Lion, avec colère. Pourquoi même l'avertir?

Quel intérêt?

Bien sûr qu'elle cherchait quelque chose, à ainsi s'amuser avec eux. Mais il n'y avait guère là rien de plus, rien de moins qu'une incompréhension; quelque chose qu'elle masquait en partie. Seulement en partie; il n'y avait plus grande muraille psychique qui protégeait Ariane face à son homologue.

"Laisse tomber. Je ne sais pas pourquoi je m'amuse à te dire ça, tu peux te débrouiller par toi-même."

Une main plaquée sur le meuble, son corps avait trouvé là un point de gravité avec lequel se redresser puis quitter cette table. Elle pouvait bien tituber en chemin qu'elle s'en ficherait; c'était là le comble d'un mauvais caractère. Enervée, la gardienne de l'Antarctique s'éloignait ainsi de lui à pas assurés, pour finalement se diriger vers le jardin. Sans un regard en arrière...




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Message Re: [Début août 550] L'arrière-goût d'une strangulation [PV Childéric]   [Début août 550] L'arrière-goût d'une strangulation [PV Childéric] EmptyMer 31 Aoû - 1:54
    Le lion regarda, pendant qu'il parlait, le visage d'Ariane se marquer en écho à ses mots. C'était deux idéaux qui rentraient en collision. Il n'était pas étonné de la voir ainsi réagir de la sorte. Le lion fit un petit signe de tête à la jeune femme qui visiblement réclamait du vin, il lui indiqua alors où elle pourrait trouver de quoi remplir son verre. Pourtant, elle s'était montré plus prudente au début. Childéric ne serait pas surpris de la voir rapidement prise par l'étreinte de l'ivresse. Mais peut-être avait elle une forte descente malgré ce petit corps frêle ? Vu son état de santé, le lion en doutait, il aurait sûrement dû plutôt servir de l'eau ou coupé encore plus le vin mais il ne l'avait pas fait. Elle était grande et savait se maîtriser après tout, si elle voulait boire à ne plus pouvoir marcher, ainsi soit il ! Tant qu'elle ne vomissait pas sur les pieds du lion d'or... Il l'écouta parler et c'est à ce moment qu'il prit brutalement conscience du monde d'écart qu'il y avait entre eux. Il s'opposait tant spirituellement qu'idéologiquement. Mais ils étaient tous les deux des soldats et c'était ça qui les liait. De bons soldats, prêt à mourir.

    Oui mais, si le choix ne nous appartient pas ? Parle-t-on alors de libre arbitre? De liberté ? Oh oui, prendre en compte les avis, les opinions, c'était une chose. Mais se retrouver dépossédé de l'essence même de ce choix, de cette liberté, c'est se faire prendre l'essence même de sa vie. À quoi bon vivre si on ne peut faire soit même les choix qui définissent notre vie ? Le lion en avait fait des choix lui... Certains, où les options n'étaient pas glorieuses, mais il avait choisi à chaque fois. De rester subir cet entraînement violent, de vivre au Sanctuaire, de prendre la place de son maître et de devenir le pilier sur lequel pouvait se reposer l’armée d'Athéna. Ce soldat qui avait sacrifié beaucoup et sacrifiait encore plus. Il regarda avec surprise Ariane s’énerver et monter en flèche pour exploser en vol. Il la regarda partir sans essayer de la retenir. Il comprit quand il la vit marcher. Le vin avait été une mauvaise idée !

    Le lion de justesse se retient de rire, ça aurait été le pire de tout. Heureusement qu'il n'avait pas de porte dans son temple, sinon il pouvait de là les imaginer claquer. Il laisse donc passer le temps, quelques minutes. Qui dévirent doucement un quart d'heure qu'il passa seul tranquillement à finir de manger. C'était un peu comme s'occuper d'un enfant qui aurait fait un caprice, mais un caprice aviné. Il se mit à réfléchir aussi à cette histoire pourquoi avait-elle évoqué cette jeune femme en particulier ? Le lion se repassa la conversation qu'il avait eue avec elle ce jour-là et la réalité lui explosa, comme Ariane, en pleine figure. C'était une éveillé ! Il c'était fait avoir de long en large ! La petite blonde avait-elle su directement que le lion était le roi du cinquième temple ? Pas sûr... Et pourtant ? Quelle valeur accordait à ses propos qui étaient arrivé au bon moment maintenant. Le lion grommela. Il récupéra un plat et picora quelques morceaux de si et de ça pour les mettres dans l'assiette pour se mettre en quête d'Ariane.

    Où pouvait-elle se trouver après un quart d'heure, temps qu'elle aurait eu pour se calmer et le lion l'espérer, pour ne pas dormir. Mais il savait au fond, qu'elle ne serait pas retourné dans sa chambre, peut-être qu'elle aurait fouillé le reste de l'habitation... peut-être. Mais qu'avait-elle à y trouver ? Rien. Avec l'assiette dans les mains, le lion arriva dans son jardin et s'installa sur les marches qui donnaient sur le petit lopin de terre. Il faisait noir et il n'y avait là que des ombres qui dansaient. C'était un spectacle qu'il aimait. Il posa alors l'assiette qui brisa le silence des ténèbres d'un petit tintement. Sûrement avait-elle déjà perçu sa présence depuis longtemps de toute façon.

    « - Mais tu sais, si le choix que tu fais, est celui des autres, est-ce que c'est vraiment ton choix au fond ? Est-ce que tu es vraiment libre ? Libre d'être toi, libre de t'accomplir ? C'est ça, toute la complexité du libre arbitre et pourquoi il est si difficile à conserver dans notre monde de soldats. Les sacrifices que tu as faits pour ta cause. Tu les as faits par devoir ou on te les a imposé ? C'est ce qu'Athéna essaie de faire, nous laisser le choix, le choix d'être des Hommes. Oh et puis, la blondasse, qui sert-elle ? Je me suis faits avoir par qui ? Et elle savait que j'étais le lion ? »

    Il ne s'était nullement excusé ni n'avait commenté le départ en trombe de la jeune femme. Il n'avait rien à rajouter sur ça. Si ce n'est qu'au fond, il trouvait ça plutôt amusant de la voir légèrement ivre. Qui eut cru qu'il romprait le pain avec l'assassin qu'on avait envoyé sur ses pas à Alexandrie quelques semaines de ça ? Personne... et surtout pas lui !


“Give as few orders as possible
once you've given orders on a subject, you must always give orders on that subject.”


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Message Re: [Début août 550] L'arrière-goût d'une strangulation [PV Childéric]   [Début août 550] L'arrière-goût d'une strangulation [PV Childéric] EmptyMer 31 Aoû - 22:33
Assise dans le jardin du Lion d'Or, la brune avait attendu peut-être quinze minutes, ou plus. Pourtant le temps avait filé comme une petite entracte d'à peine trois secondes. Il fallait dire qu'elle avait toujours mal au crâne, et que le tournis lui prenait la tête plus que de coutumes. Alors, Ariane soupira. Si des idées folles lui passaient par la tête, la jeune femme avait bien conscience de ressembler, en cet instant, plus à une chose maladroite qu'à cette élégante, joueuse mais morbide générale des Lyumnades.

L'atlante sursauta quand Childéric s'approcha d'elle et reprit le sujet fâcheux. Alors, outrée, elle mima son inconfort par une main placée près de sa poitrine, avant de reprendre son sourire. En vérité, elle s'en fichait pertinemment. Alors pourquoi répondait-elle encore?

L'entrain.

"Je ne suis pas la meilleure personne avec qui parler de liberté tu sais? Pour moi, t'es libre tant que t'as pas quatre murs qui t'entourent. ...La preuve! T'es partie d'Alexandrie, alors que ça se trouve, je devais te tuer. Pourtant je t'ai laissé le choix. C'était mon devoir. "

Un joli cadeau en somme, ce choix. Et puis, on eut vu plus violente rencontre que celle qu'ils avaient faite sur un malentendu. Dans le ton doux qui s'échappait de sa gorge, seul le côté gauche de la femme ressortait assurément. Ni véritablement méchante ni même gentille, c'était un entredeux que l'alcool devait certainement influencer. Childéric semblait pourtant tenir à imposer sa vision des choses; vision qu'elle ne comprenait pas. Ou qu'elle ne voulait pas comprendre. Alors, Ariane continua, plus sérieusement cette fois-ci.

"Tu penses comme un homme enfermé dans une cage. Ou comme un tribut. Tu ne trouves pas?"


Oui comme elle. Comme avant.

Un sourire pourchassait le bout de ses lèvres, poursuivi par un soupçon de fierté qui semblait effacer toutes traces de colère sur son visage. Puis vint finalement sa petite tempête; une aura mélancolique. Elle toucha du bout des doigts sa salamandre, comme si cette dernière l'aurait conforté dans sa manière d'être. Assise, à côté d'un Saint, d'un ancien geôlier. Quelle ironie...

"Mais là, je suis ici, à me complaire limite mieux de ma situation qu'à Atlantis même. Tu penses que je peux remettre cette faute au manque de libre arbitre? Parce que par le plus grand des hasards, je pensais que c'était mon devoir de venir parler au Grand Pope avec la ruse, la célèbre "fourberie atlante" dont je suis moi-même fière? Et que pour je-ne-sais-quelle-raison, je n'aurai pas eu le choix de faire ça? C'est toujours plus simple de penser ainsi...Toujours...
Ariane revoyait ces gardes, ces habitants de Rodorio discuter de la jeune femme. Certains disaient qu'elle s'était résignée malgré tout, qu'elle se complaisait dans les rumeurs des gardes que l'on avait fini par croire. Pourtant, en cette nuit chaude qui balayait petit à petit un soleil crépusculaire, Ariane parlait avec l'une de ses potentielles victimes, alors qu'elle était elle-même perdue. Et ivre. "J'sais plus...En tout cas...Il n'y a plus que moi aujourd'hui. Comme avant, comme maintenant. Je ne suis pas un idéal parmi les guerriers Childéric, je ne suis pas...ou je ne suis plus née de quelque chose de glorieux, et je n'ai pas été une génie avant l'heure non plus. On conte les célèbres aventures des demoiselles en détresse et de leurs preux chevaliers...Le Lion d'Or, par exemple, c'est tout de suite accrocheur, c'est ce que tout le monde voudrait être! Mais conter les malheurs de la "Salamandre Cramoisie"? Vraiment? Oh, il me faut un autre nom."

Elle vit le plateau dans les mains du Lion mais ne savait pas vraiment qu'en faire. Elle n'avait pas faim, et l'impression de dire tout et n'importe quoi à la fois n'en restait pas moins une sensation qui lui serrait le cœur. Autant par euphorie que par tristesse. Parce qu'on ne remettait pas en cause la liberté d'Ariane depuis Glastonbury. Tant qu'elle n'y pensait pas en profondeur, la générale des Lyumnades se sentait bien.

Curieusement, son regard tentait vainement de déceler un élément intéressant, ou même lumineux dans l'obscurité. Une salamandre? Ou d'une des chimères de l'illusionniste? Oui, ses petits tours de passe-passe ne dataient pas d'hier; l'atlante aux cheveux d'ébène avait toujours été ainsi; rêveuse à sa façon. Et ça faisait depuis quoi? Neuf ans qu'elle avait commencé son service. Cinq ans en tant que générale. Et voilà que la petite fille de onze ans avait été éclipsée par cette silhouette féminine, mais dans le fond inquiétante.

"Vingt ans déjà...Plus que deux ans et je serai une vieille femme, avec les rides qui débutent. Si ce n'est pas déjà fait."

La femme continua à rire, mais il y avait là quelque chose de faux; elle avait l'impression de radoter. Elle tourna de la tête, percevant que ce genre de "révélations" n'avait rien de bien drôle. Son petit rictus à la tonalité enfantine mais douce dura un long moment, avant de reporter son regard sur Childéric.

"Mais tu t'en fous peut-être; c'est normal, moi aussi je m'en foutrai à ta place."

Une fois sa pensée expédiée, sa main commença à entourer quelques longs brins d'herbe avant de les couper légèrement. Comme une enfant, son besoin de bouger s'était traduit à cette fine occupation: découper les trois fines tiges vertes en petits morceaux. L'atmosphère devait lui paraître étrange mais quelques mots plus savants parvinrent à faire leur chemin.

"Dis moi, en quoi tu penses que ta déesse te donne plus de libre arbitre qu'aucun autre dieu? Je veux dire, Seigneur Poséidon est contraignant seulement dans sa façon d'agir...Parce qu'il est imprévisible, mais sinon..."

Bon, Poséidon voulait imposer son utopie, mais c'était le cadet de ses soucis. La jeune femme était pourtant intimidée face à Childéric à ce propos: à ne pas s'informer comme il le fallait en cinq années, elle passait pour une ignorante pour des sujets aussi simples que celui-ci. Sa gêne en cet instant ne ferait certainement pas mouche. Tout comme la mention de la petite créature volante et blonde ne s'était encore pas éclipsée de son esprit...Comparer à l'insulte à l'égard de Poséidon ainsi que des atlantes, la faute de l'Oracle était bien mineure.

"Oh, et puis...Tu devrais respecter ta blondasse , elle a été gentille et non pas maléfique avec toi..."
La jeune femme marqua une pause, puis s'assoupit légèrement contre la rambarde des escaliers. Ou contre Childéric, elle ne savait plus. "Il n'y a que moi qu'y a droit de "pas l'aimer"...Que moi oui. Hein? Savoir qui tu es? Mais je n'en sais rien, je ne pense pas non, qu'elle savait que t'étais Chevalier du Cinquième...C'était pas ce qui m'intéressait dans sa tête...Il y avait beaucoup plus intéressant, beaucoup plus marrant...C'est peut-être comme ça que j'ai su que Myrddin et Artorius existaient d'ailleurs! Ca me fait rire de savoir que j'ai été la seule à m'en préoccuper jusque-là, jusqu'à venir ici alors que j'ai rien à voir avec eux...Enfin, il faut rendre à César ce qui est à César...Ou à Ariane ce qui est à Ariane...Oui, ça serait beau pour le mythe de "la Salamandre Cramoisie!". Comme Teigne! "

Un petit rire moqueur et goguenard s'échappa de ses lèvres. Intérieurement pourtant, elle savait qu'elle n'aurait jamais dû dire ce qu'elle venait de prononcer, d'autant plus qu'elle était entre la réussite et l'échec. Et bien que la question eut été posée par le Lion, la jeune femme n'avait toujours pas répondu quant à l'identité de cette chère Cassandra. Il y avait trop d'idées qui filaient dans sa tête comme de petites hermines dansant macabrement leur valse de la chasse.

Deux formes pivotèrent dans la pénombre et s'approchèrent de la jeune femme, par curiosité. Les Salamandres Jumelles.




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Message Re: [Début août 550] L'arrière-goût d'une strangulation [PV Childéric]   [Début août 550] L'arrière-goût d'une strangulation [PV Childéric] EmptySam 3 Sep - 23:55
    Le lion n'était pas non plus le mieux placé pour parler de liberté, mais il garda ça pour lui. Pour lui, le seul moyen pour un soldat de trouver la liberté, c'est dans la mort et de choisir comment elle arriverait. Car elle arriverait et vite, c'était une vérité inéluctable. Bien sûr, la mort venait pour tout le monde, mais bien plus rapidement pour les serviteurs divins. Le problème était que ce repos avait toutes les chances de se retrouver troubler par le maître des enfers. Mais il garda ça pour lui, ce n'était pas le moment d'en rajouter une couche à l'atmosphère déjà assez étrange qui planait entre les deux guerriers. Même quand elle avait été l'assassin envoyé le bloquer, le lion d'or s'était amusé avec elle et ce jeu avait continué après ça. Dans les deux sens. Il lui sourit alors gentiment :

    « - Tu peux toujours essayer maintenant tu sais. Je suis sûr qu'on s'amuserait bien ! Enfin, tu serrais bien capable d'y arriver ! Je pense comme un soldat. »

    Si le début de phrase avait été marqué par un certain amusement et une détente amplement perceptible dans sa voix. La dernière phrase avait été dite d'un ton nettement moins enjoué. Comme s'il abattait là une vérité sombre et absolue, mais vérité tout de même. Qui avait le mérite d'être dite. La suite, il laissa Ariane parlé car elle semblait alternée entre la joie et la tristesse. Ce qui pouvait bien se passer dans sa tête échappée totalement à Childéric, il avait juste l'impression, que peut-être, elle aurait besoin d'un appui. Après tout, il avait contribué à la mettre dans cet état, en partie, il pouvait bien l'aider à se relever. Le lion avait compris qu'elle avait perdu beaucoup et combien alors lui restait-il ? S'il lui restait quelque chose... Quelques semaines plus tôt, le lion aurait trouvé en tout ça un sinistre écho de lui-même, mais les choses avaient changé.

    Oh oui, c'était plus simple de penser qu'on n'avait pas le choix et de se laisser porter par le destin et les volontés des autres. Mais se battre dans ce maelström de volonté et d’ambition, pour pouvoir au fond exister comme on le désire et non pas comme les autres voulait qu'on soit. C'était ça, au fond, le libre arbitre et la puissance de ses choix. Celui d'être ce qu'on veut être. Soldat. Écouter ou non son supérieur, faire ou non son devoir. Tout ça, c'était le libre arbitre, mais une décision à prendre avec soi et soit même uniquement. Elle confirma ensuite ce que le lion avait compris, qu'elle avait perdu beaucoup... Le lion esquissa un petit rire quand elle se mit à parler des histoires. Mais on ne comptait pas plus l'histoire des soldats, si ce n'est celle de leur mort glorieuse. Et puis, même s'il préférait les histoires de pirates et de loin, le lion serait curieux d'entendre la salamandre lui raconter ses histoires à elle.

    « - Oh tu sais, avec un titre comme ça, je suis sûr que ça retiendra l’attention et que ça vaudra le coup d'être conservé. Mais tu sais, on ne compte pas plus les histoires d'un soldat qui tirait autant de la bête de l'être humain. Une mort glorieuse, c'est notre seule chance de briller, à nous soldat. »

    Il le regarde et vit que son regard s'était perdu dans les ombres du jardin du lion, dont on distinguait difficilement les contours des plantes et des arbres. Où le monde des ombres devant eux, pouvait devenir pratiquement tout ce qu'on voulait y voir ou presque. Surtout maintenant que les petites créatures de la jeune femme rodaient dans le temple du guerrier d'Athéna. Il écouta ensuite ses considérations de femme et les problèmes de l'âge. Vieillir . Le lion ne s'imaginait pas vieux. S'il passait le cap des trente printemps il aurait déjà dépassé ses prévisions pour sa propre existence.

    « - Eh bien, tu restes plutôt fraîche pour un vieux poisson ! Ne te l'ai-je pas prouvé à Alexandrie ? »

    Le lion ne voulait pas lui dire qu'il était plus que fort probable qu'elle non plus, elle n'aurait pas le temps de doucement se voir vieillir. Il choisit donc de détendre l'atmosphère avec un petit trait d'humour qui le fit rugir de rire. Un rire puissant qui brisa le silence et le calme de ce spectacle d'ombre pendant quelques petites secondes. Il écouta ensuite attentivement parler d'Athéna et la notion de libre arbitre, c'était compliqué à expliquer. C'était des émotions, des sensations, sur lequel le lion avait du mal à mettre des mots. Mais il le savait.

    « - C'est difficile à expliquer, mais, toujours elle te laisse le choix. Jamais elle n'exige de toi ce que tu ne veux pas lui donner. Si je voulais, je pourrais tourner les talons et plier baguage, souhaitant terminer mon service. Arrêter de me battre. Certains l'ont déjà fait, fatigué et lassé par les combats. Elle ne t'impose pas de choix, mais te laisse faire les tiens, en somme, elle te laisse choisir comment tu veux exister. Je pense qu'elle te plairait. Et puis Athéna est la déesse de la sagesse et je pense que c'est ce qui la guide dans ce sens, c'est aussi la déesse de la guerre et nous sommes ses soldats. »

    Elle lui laissa le temps de finir et passa du coq à l'âne et sa réplique fusa surprenant le lion d'or. Les yeux écarquillé un léger sourire sur les lèvres. Visiblement, elle avait eu des démêles avec cette petite blonde. Il regarda la jeune femme bouger et la laissa faire, c'était leur petit numéro après tout. Il l'écouta ensuite répondre à sa question. Elle pourrait entendre un léger soupire en précisant que la jeune blonde ne savait pas que lion était ce qu'il était, chevalier d'Athéna. Mais il ne changeait pas que le discours de paix et d'amour dont elle l'avait abreuvé en prît du plomb dans l'aile...

    « - Qu'est-ce qu'elle t'a fait pour que tu sois... teigneuse comme ça en vers elle ? Est-ce qu'elle t'a jouée le numéro de l'ingénu alors qu'en réalité, elle est comme nous tous, un soldat qui se bat ? Je l'ai croisé à Athènes et peut-être faisait-elle du repérage pour l'attaque des oracles et des guerriers d'Arès. Sûrement qu'elle sert l'un de ses deux là. Lequel alors ? Je suis ridicule... »

    Le lion poussa un profond soupir. Oui, il s'était fait avoir, ce n'était pas la première fois et certainement pas la dernière. Il y en aurait d'autres et il faudrait qu'il fasse avec.

    « - Comment tu t'es sacrifié pour les tiens en devenant prisonnière pour les dieux savaient alors combien de temps. C'est ta vie que tu as donné pour eux. Tu es ensuite revenu, et tu as continué de servir. Affrontant des dangers qui auraient fait tourner les talons à bien des guerriers et bien des princes courageux ! Et tu continues, alors qu'il y a quelques jours, tu étais aux portes de la mort, c'est avec elle que tu joues et c'est elle qui devrait écrire ton histoire. Il y aurait un joli mythe à faire avec ça. Bien plus qu'avec le gros lion que je suis. Soit-en certaine ! »

    Childéric adressa alors un petit sourire en coin à la jeune femme...


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Message Re: [Début août 550] L'arrière-goût d'une strangulation [PV Childéric]   [Début août 550] L'arrière-goût d'une strangulation [PV Childéric] EmptyLun 5 Sep - 0:37
"Parler de quoi? De quelqu'un qui me manipulerait dans l'ombre? C'est du passé! Que ce soit Liao ou..." Sa mine s'obscurcit presque immédiatement à la mention de l'ancien général de l'Hippocampe, alors même qu'Ariane tentait de reprendre la conversation que Childéric avait encouragé à ranimer. Etait-ce réellement une bonne solution? Il lui semblait qu'elle reportait absolument tout à ce qu'il se passait à Atlantis, même en tentant de retrouver sa stabilité. "Oh Liao..."

Si les paroles allaient possiblement rester graver dans sa mémoire, la jeune femme n'avait malheureusement pas la chance de se concentrer sur un seul sujet à la fois...Le fait était qu'effectivement, elle n'avait plus rien pour elle, pas même une véritable Foi sur laquelle se reposer, si ce n'était...Que Poséidon ne l'avait ni aidé, ni enfoncé, préoccupé par d'autres affaires dans son Temple. Un soulagement, quelque part, au moins n'était-elle pas six pieds sous terre. Mais peu lui importait ces réflexions soudaines. Même en cet instant, elles avaient peu d'importance comparé à ce qu'il advenait peut-être bien de l'Hippocampe, ou encore du Kraken s'il était...Encore vivant. Combien de fois avait-elle passé cela en boucle? Et voilà qu'elle parlait de futur et de libre arbitre avec un homme qu'elle connaissait à peine, qu'elle avait épargné à Alexandrie, là où les deux guerriers s'étaient rencontrés. Que l'alcool lui garde bien d'y réfléchir plus d'une fois.

"Alors je renouvèlerai le genre, en contant les histoires de mon petit vivant tant que je le vis! Et puis de toute façon, j'ai un soldat à libérer de sa propre pensée. Oui, celui qui se pense aussi enchainé qu'un prisonnier alors qu'il y a moyen d'en faire quelque chose d'humain, juste en dehors de chacun de ses petits combats quotidiens. "
La bouteille qu'elle avait emporté avec elle reposait fraichement sur le sol, ce qu'une main habile ne manqua pas d'agripper puis d'apporter aux lèvres de Childéric avec presque trop d'insistance. "Fais ah! Ce n'est pas un "poisson frais" qui te le demande, mais une générale entourée de salamandres."

Soudainement, le corps de la jeune femme se raidit à l'écoute de la philosophie qui maintenait le Lion d'Or sous le commandement d'Athéna. La déesse? C'était un fait intéressant pour celle qui n'avait croisé jusque-là des Saints peu convaincus de leur cause, voire même peu aimant de leur propre faction.

"Elle me plairait hein? Bah! Je n'ai pas eu le mérite de la rencontrer en personne contrairement à Liao...Mais admettons que je la vois, je préférerai y voir la Sagesse que la Guerre, va savoir pourquoi. Je suppose que c'est une bonne chose pour vous, est-ce pour cela que vous n'avez pas cherché à prendre la tête de Nimuë jusque-là?"
Non pas que la rousse avait pris le risque de recroiser le chemin d'un Saint plus carré sur ses sentiments et son devoir, jusque-là, le Sanctuaire Sous-Marin et le territoire atlante lui avait apporté sa protection. Ah au fait! Je ne sais pas si je peux en parler librement mais... Tu penses que les femmes peuvent parler de libre arbitre alors qu'elles doivent s'enchaîner au masque? Tu sais, pour quelqu'un qui prend tous les visages qu'il peut voir, c'est une vraie...Angoisse, l'idée d'en porter un seul me fait froid dans le dos!"

Derechef, la jeune femme mima son inconfort avant de partir dans un fou rire dont elle seule en avait les raisons. Elle se sentait légère pour l'heure, et les peurs qui l'avaient hanté quelque temps plus tôt n'était plus qu'un vague souvenir qui reviendrait pourtant à la charge dès le lendemain. Toutefois, ce Masque n'était guère plus rassurant, non.

Une petite claustrophobie?

De nouveau, elle reposait un regard plus intelligent sur son vis-à-vis. Le sujet de Célestia tourmentait Childéric et cela lui plaisait quelque peu tout comme de le voir ainsi insisté la mettait mal à l'aise. La générale baissa les yeux, en se demandant si elle avait vraiment bien fait de lui donner l'info.

"Teigneuse? Honnêtement, tu ne m'as pas l'air plus avancé que moi à son sujet, et guère plus enjoué à l'idée de connaître la vérité. Je ne m'amuse pas à faire copain-copain avec presque tout le monde, même face à une ingénue ou quoique ce soit."
Aucun doute là-dessus même. Ariane donnait rarement son cœur totalement à quelqu'un, par mesure de sécurité vis-à-vis d'elle-même et d'autrui. Parce que c'était ce qu'elle était; une sorte de juge des cœurs au-dessus des banalités de la vie. La générale vivait à la place des souvenirs, tout comme elle avait fini par s'immiscer dans ceux de Célestia, à l'image d'un virus se propageant le long de ses veines. "Bah...Il s'est passé ce qu'il s'est passé. Toujours est-il que je ne refuse jamais une invitation, surtout pour entrer dans l'esprit des gens." Le ton était si enjoué qu'on eut dit un jeu secondaire, sans grande importance. La brune reprit pourtant son sérieux tant bien que mal. Tant bien mal oui, car son regard indiquait toujours qu'elle avait quelque chose en tête. Une plaisanterie. "Du repérage tu dis? Allons bon, le ridicule ne tue pas, mais je ne pense pas, ça fait un moment que vous êtes repéré après tout. Tu me donnes quoi contre l'information de la petite dame aux cheveux dorés?"

Un petit sourire cynique s'esquissait. Le lion persistait à savoir et elle, tenait bon sur ses gardes. Parce que décrire un peu plus ce jeu reviendrait à révéler des événements qu'Ariane ne souhaitait pas à portée de tous. Possessif à cet égard-ci, les secrets des Oracles étaient les siens. Et peut-être bien feraient-ils partis de ces petites anecdotes passées. Quelques secondes s'étaient écoulées avant qu'elle ne reprenne la parole. Les Lyumnades daignaient enfin s'exprimer personnellement.

"Un jour, quand j'en aurai l'inspiration, je te conterai tout cela poétiquement, avec quelques notes de cithare ou...Un quelconque autre instrument qu'un musicien voudra bien me prêter et jouer un petit moment devant moi. Copier les mouvements d'un art n'est nullement un soucis! Si tu savais à quel point mon entraînement a été affreux rien que pour comprendre le plus petit détail d'une chose inconnue en très peu de temps..."
Ariane avait le regard perdu dans le vide mais l'amusement dans l'âme. Voilà qu'elle divaguait encore sur un autre sujet, mais le regard de Childéric eut tôt fait de lui dire qu'il y avait peut-être autre chose à répondre. Elle se redressa juste à temps. Mais pour être honnête...Eh bien, je crois que j'envie un peu le gros Lion. J'aurai préféré naître sous la forme d'une tempête plutôt que d'une petite créature que l'on confond avec un lézard. J'ai fait tout ça, parce que je croque le moment et le danger incontournable à pleine dents, je ne renais pas de mes cendres, moi. Et pourtant, ça ne sera jamais assez pour que j'en sois réellement fière, ou que j'en trouve une source d'inspiration. A dire vrai, il manque quelque chose au conte, si j'en faisais un."

Ariane regarda en biais le Lion. Sa dernière réflexion était touchante, en particulier pour la jeune femme qui n'avait pas reçu de compliments depuis...Ouah, trop longtemps pour s'en souvenir. Cela avait pourtant eu le mérite de la braquer encore un peu de nouveau. Envier le Lion...Mais de quoi précisément? Elle ne le connaissait pas, ne partageait ni même ses opinions ni même sa façon de pensées. Et pourtant, il semblait plus heureux que la générale ne l'était.

Elle reprit une gorgée de la liqueur dont il ne restait déjà plus grand chose. Les restes d'un reste...Peut-être comprendrait-il que c'était en partie pour cela que l'on copiait volontairement un individu, et les Lyumnades, elles, savaient désirer.



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Message Re: [Début août 550] L'arrière-goût d'une strangulation [PV Childéric]   [Début août 550] L'arrière-goût d'une strangulation [PV Childéric] EmptySam 10 Sep - 2:53
    Le lion avait deviné que la jeune femme avait un certain respect pour l'ancien légat et que sa relation avec lui devait être à l'opposé de la relation qu'il avait, lui, avec son ancien chef... même s'il l'avait embrassé. Mais Ariane était l'âme damnée de son légat et à ce titre, elle devait avoir été témoin de bien des choses et mise dans bien des confiances. Tu pourras raconter toutes les histoires que tu veux, mais il faut déjà y survivre et ça, c'était bien difficile. Survivre, sans même parler de vivre, c'était ça le plus difficile pour des guerriers dont le devoir était de mettre en jeu leur vie, leur existence même et parfois, le repos offert par la mort. Des sacrifices nécessaires mais qui seront oubliés. Nécessaire mais qui se feront dans l’indifférence. Au fond, il n'y avait pas de différence entre les guerriers sacrés et les soldats morts par dizaines de milliers au service d'un chef de guerre. Soldat. Il lui adressa un sourire amusé quand elle évoqua un soldat à sortir de ses pensées. Et ça arrivait au meilleur des moments. La mort est elle la seule chance d'un soldat de ne pas être oublié .

    Prisonnier ? C'est une façon de pensée que le lion n'avait jamais envisagé. Est-ce qu'il était vraiment prisonnier ? De lui-même, de son devoir, de son maître et de ses crocs. Mais c'était à chaque fois les conséquences des choix qu'il avait dû faire et de ceux qu'il n'avait pas faits. Partir, il le pouvait, mais que pourrait-il être d'autre à part le lion ? La frontière existait-elle entre le lion et Childéric. Une question sans réponse et sûrement, la clef de voûte de bien des problèmes du jeune franc. Il fut surpris de la voir porter ainsi la bouteille à sa bouche. Une partie du vin coula le long de son visage mais il réussit quand même à boire quelques gorgées du liquide rouge. Il essuya sa bouche d'un revers de sa main et écouta la générale répondre à ce qu'il venait de dire sur Athéna. Mais elle avait le don de mettre le lion face à face avec ses problèmes et la situation de la nouvelle sirène était l'un d'eux.

    « - J'espère oui... »

    Que pouvait dire d'autre le lion . Il espérait qu'on ne lui demanderait pas de devoir lever ses crocs contre la belle rouquine... Sûrement l'une des deux seules personnes sur lesquels il douterait à lever les poings. Et s'il devait avoir à choisir entre elle et son devoir. Il grimaça et Ariane n'aurait donc pas plus de réponse à ce propos. La sagesse serait la solution du lion d'or. Il esquissa par contre un rire amusé quand elle évoqua la tradition des masques pour les femmes. Chose que le lion trouvait idiote et inutile. S'il fallait caché quelque chose pour brider la féminité d'une femme, ce n'était certainement pas son visage. Athéna elle, ne portait de masque alors pourquoi force cette tradition à ses fidèles guerrières ?

    « - Je n'aime pas l'idée du masque c'est inutile à mon sens. Si c'était le cas, je devrais me faire tuer ou épouser la moitié des femmes du sanctuaire alors... »

    Et à ses mots, le lion explosa de rire. Leurs deux rires se mêlèrent alors brisant le silence de la nuit et de l'ombre. Oh, il n'avait pas vu tant de visages que ça. Ainia... Nimue. Les deux femmes importantes dans sa vie et les deux qui étaient partis, l'une dans les bras du dieu des mers et l'autre disparu. Morte peut-être et le lion déglutit malgré lui à cette pensée. Le lion mima une moue offusquée quand elle parla une nouvelle fois de la blonde qu'il avait croisée à Athènes, en réalité, le problème était bien plus compliqué qu'il n'en avait l'air pour le loin d'or et il prit la parole après un long soupir.

    « - Disons qu'elle aussi a essayé de trouver quelque chose dans le soldat, de l'aider à entrevoir l'utopie qu'il n'aurait jamais, la paix. Mais quel poids accorder à un tel discours quand soi-même, on est soldat et que soi-même, on se bat ? Je te dirais bien que ce que tu veux contre l'information, mais j'ai l'impression qu'avec toi, ça ne serait pas la meilleure des choses alors... disons que je peux ouvrir une nouvelle cruche de vin ? »

    Le lion répondit alors au sourire cynique de la jeune femme par un sourire d'une rare cordialité.

    « - La lyre que tu serais une bonne joueuse de lyre »

    La coupa alors le lion quand elle marqua un léger blanc dans la liste des instruments qui pourrait servir à la jeune femme pour l'accompagner lorsque de guerrière elle serait devenu conteuse de ses propres aventures. C'était peut-être ça après tout, la clef de la gloire, de chanter soit même ses louanges mais il fallait alors savoir mettre des œillères sur son ego. Pour le reste, le franc avait aussi eu sa dose d'entraînement difficile et sordide, son corps en portait les nombreux stigmates. C'était quelque chose qu'il voulait garder pour lui, les symboles de ses échecs et de ceux de son maître, les jalons de la malédiction du lion, la gencive de ses crocs. Le reste le surpris et c'était visible sur son visage. Oh mais tempête, elle l'était tout autant que salamandre et les deux pouvaient parfaitement fonctionner de pair.

    « - Mais je sais ce qu'il manque à ton histoire. C'est un but ! Pourquoi la princesse aux salamandres prend elle les armes pour combattre elle-même les dragons, coupant l'herbe sous le pied du prince. Certes, les aventures de la salamandre sont nombreuses mais au fond, pourquoi est-ce qu'elle les vit, toutes ses aventures, pour montrer qu'elle n'est pas un lézard? Par devoir ? Pourquoi ? Si simple mais si difficile... Car après tout, elle aussi est un soldat.»

    Et le soldat, doucement, indubitablement, va droit vers la mort...


“Give as few orders as possible
once you've given orders on a subject, you must always give orders on that subject.”


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Message Re: [Début août 550] L'arrière-goût d'une strangulation [PV Childéric]   [Début août 550] L'arrière-goût d'une strangulation [PV Childéric] EmptyMer 14 Sep - 22:26
Un long soupir s'échappa des lèvres roses de la jeune femme, tandis que le Lion s'exprimait à l'opposé de ce qu'Ariane avait prédit. Les rires, eux, s'étaient mêlés amicalement au souffle de Zéphyr à cette entente commune qui semblait bien, quelque part, sortir de nulle part. Les idéaux s'opposaient entre eux, encore, toujours, comme s'il s'agissait là d'une destinée bien particulière. Ce n'était pas avec Childéric qu'elle entamerait une discussion sérieuse sur les masques du Sanctuaire visiblement, mais elle était persuadée que cette procédure dans le fond, flattait l'ego du "gros chat".

"Oh, avoues-le" La jeune femme reprit son souffle. "Etre aimée de plus de la moitié des femmes du Sanctuaire, ça aurait été de ton goût avant."

C'était une fausse modestie, ou un point de vue moins épicurien que la moyenne. Une mauvaise idée? Non, elles étaient "originales". Et de mauvais goût, qui plus est. Childéric commençait à se méfier de ses petits jeux mesquins, et c'était peut-être une bonne chose pour lui. Une petite moue déçue avait remplacé son sourire; trahissant toutefois une légère amertume d'attirer ainsi la méfiance.

"Tu me connais trop pour cela."


Tout en adressant un sourire entendu au Lion, sa main était allée chercher la bouteille qu'il lui tendait. Ses pensées se tournèrent de nouveau à ce mot auquel l'homme semblait si tenir, et à la fois ramener aux problèmes qui régissaient sa vie.

..."Un Soldat".

"Etre "soldat" n'est pas un soucis je pense, dans le fond, et je n'essaie pas de te faire entrevoir des visions aussi idylliques, ça serait t'illusionner dans des chimères avec lesquelles je...tue le plus souvent. Pourtant, actuellement, t'es un" soldat" dans un jardin."
Un sourire facétieux s'esquissa légèrement sur ses lèvres, révélant des dents aux allures presque carnassières. Qu'est-ce qu'était réellement un soldat dans un jardin, après tout? "Qu'est-ce qui t'énerve tant que ça à propos de ces personnes qui tentent de t'estimer autrement?"

La générale soufflait légèrement elle aussi, entourée de cette nature composée par le Lion. Et elle, était une générale dans un jardin d'Athéna. Habituellement, elle aurait pu dire que ça aurait été l'une des définitions les plus catastrophiques qui soient. Au beau milieu d'une rangée d'Or, en danger. Pourtant actuellement, un verre trônait dans sa main et le liquide rouge ne demandait qu'à être bu. Bouteille à la main, Ariane se disait que le Lion n'avait pas tord; un bon morceau de lyre aurait eu tôt fait d'alléger un peu l'ambiance ici-même.

"La salamandre a un but, elle le connaît même s'il n'est que personnel. Mais son but est irréalisable pour l'heure, donc elle n'y pense que très peu encore. Que faire avec les souvenirs d'autrui, si ce n'est les détruire initialement?"
Son regard glissa lentement vers la petite Teigne qui reposait à ses côtés, puis vers les deux autres salamandres en repos aux pas des escaliers. Honorer? Oui, Ariane essaierait de le faire autant que possible à sa façon, mais si elle pouvait faire plus...Non. Evidemment que non. Même avec de nombreuses recherches, cet objectif n'était pas permis, ni même faisable.

"Je te l'ai déjà dit, je ne suis pas totalement un soldat. Ne me mets pas dans le même sac que toi. Un lézard serait moins brûlant qu'une salamandre mais peut-être un peu plus surprenant de nature."
Qu'avait-il à l'appeler ainsi? Cette appellation la gênait en un certain point, elle lui accordait un crédit qu'elle ne comprenait pas intégralement. La créature le fait, parce qu'elle leur devait jusque-là une expérience dont elle vient de se rendre compte. Et qu'il s'agissait là, oui d'une sorte de devoir. Cette vieille femme desséchée, peu enjôleuse, qui monte à la tête, munie de sa voix criarde et pernicieuse."

Oh non, Ariane n'avait pas une bonne descente. Déjà le goût de l'alcool se faisait peut-être un peu trop prenant. La bouteille avait petit à petit été délaissée sur le côté. Les salamandres, elles, profitaient du contact des fines mains de leurs dompteuses. Par hésitation, ses lèvres s'ouvraient et se refermaient, ne sachant véritablement que dire. La jeune femme avait eu une enfance heureuse, loin de son foyer d'origine. Loin de ses véritables soucis.



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Message Re: [Début août 550] L'arrière-goût d'une strangulation [PV Childéric]   [Début août 550] L'arrière-goût d'une strangulation [PV Childéric] EmptyDim 18 Sep - 17:30
    Le lion de rugir de rire suite à la remarque de la jeune femme. Il devait bien avoué qu'il n'aurait pas su quoi faire d'autant de prétende, mais l'idée flattait malgré tout son ego. Pourtant, il y a peu, jamais il ne serait imaginé dans ce genre de situation. Il avait toujours pensé qu'il serait celui à donner sa vie pour l'amour des autres, pour sauver par exemple, Silas et Ainia. Mais le destin, cruel tisseur, en avait décidé autrement. La disparition de la jeune femme avait rongé le cœur de Silas et le lion désespère de pouvoir un jour faire quelque chose pouvoir la sauver. Si elle pouvait toujours l'être... Si elle était toujours en vie. La suite de la conversation tira le lion de ses quelques sombres pensées et il adressa un petit clin d'oeil à Ariane quand elle précisa qu'il la connaissait bien. Oui, ça lui aurait coûté cher de lui donner ce qu'elle voulait en échange de ces informations, qu'elle ne lui donna toujours pas d'ailleurs. Il l'écouta parler du rôle de soldat. Le lion était un soldat, il ne pouvait être estimé autrement. C'est son rôle, son devoir, sa vie. Celle de connaître le fracas de la guerre et les chaos du combat. De vivre dans le sang et dans les cadavres. Avant d'à son tour, rejoindre ce monde de mort. Il soupira quand elle lui demanda ce qui l'énervait dans tout ça.

    « - C'est différent. L'habit et l'endroit ne font pas le moins si je puis dire. On ne peut pas vanter la paix d'une main et avoir à se battre de l'autre. Disons que ce qu'elle m'a dit est différent et n'a pas la même valeur, quand soit même on se bat. Mais tu dois savoir avec précision ce qu'elle m'a dit non ? »

    Childéric écouta donc ensuite ce qu'Ariane avait à dire et visiblement, le vin semblait lui délier la langue. Le but d'une salamandre ? C'était ses objectifs à elle. Le lion lui-même n'était pas certain de savoir quoi faire de ses propres souvenirs alors pouvoir l'aider à gérer ceux des autres. C'était une chose dont il n’était pas capable. Mais, étrange, une question lui vient à l’esprit. Et plutôt que d'apporter des réponses à la jeune femme, il allait lui apporter des questions. Certes, il n'aimait pas vraiment son pouvoir mais...

    « - Qu'est-ce que ça fait, de savoir ce que les gens ont dans la tête? Comment fais-tu pour gérer tout ça ? Pour différencier les souvenirs des autres des tiens, ça ne se mélange pas des fois ? »

    Bien qu’anodines, ces questions dans le fond, étaient assez personnelles. Le lion d'or demandait à la jeune femme qu'elle lui explique comme marchait son pouvoir et ainsi, livrer au pied de son hôte une part importante d'elle-même. Peut-être qu'elle ne répondrait pas, et c'était parfaitement son droit. Ce serait la seule et unique fois qu'il lui poserait la question. Peut-être fallait-il après la petite réplique d'Ariane, qu'il lui explique vraiment ce qu'il entendait par le fait d'être un soldat. Qu'il ne s'agissait pas simplement de porter l'épée et de rentrer dans le rang de la légion ou de se tenir bouclier contre bouclier comme les hoplites de jadis .

    « - Tu sais, être un soldat, ce n'est pas forcément se battre en première ligne. Être un soldat, c'est servir dans la guerre, pour nous celles dieux, qu'importent les moyens et les conséquences. Et surtout, le plus souvent au détriment de notre propre vie, de nos propres passions et de nos propres ambitions. Le sacrifice et comme seule récompense, une mort brutale et sanglante. Regarde tout ce que tu as sacrifié pour ton Dieu et tes maîtres . Et tout ce que tu feras encore. Tu es un soldat Ariane, même si ton rôle consiste plus à tuer dans l'ombre qu'à le faire en première ligne, la finalité reste la même. Toi et moi avons beaucoup en commun je pense... »

    Et c'était la vie que le lion était destiné à mener, condamner à vivre et périr par les crocs. Même si, contrairement à ce qu'il aurait pensé il y a quelques semaines, peut-être au fond, l'espoir était permis, peut-être que finalement, tout n'allait pas s'éteindre !


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Message Re: [Début août 550] L'arrière-goût d'une strangulation [PV Childéric]   [Début août 550] L'arrière-goût d'une strangulation [PV Childéric] EmptyLun 19 Sep - 1:31
"Tu veux vraiment le savoir, pour cette fameuse petite blonde, n'est-ce pas?" Un sourire malicieux vint rapidement se figer sur ses lèvres, avant de s'en débarrasser aussi rapidement qu'il n'était venu montrer son enthousiasme. "Laisse-moi réfléchir...Ce n'est plus aussi simple...Achille, le rôle d'un soldat, et diverses contradictions qui me font presque rappeler, au final, nos conversations?" Ariane vint placer un doigt sur ses lèvres. Achille. Encore lui. Les souvenirs ne trahissaient que rarement ses pensées et pourtant, il lui semblait que cette discussion aurait pu se placer dans le présent. Quel jeu! On eut dit un théâtre plus rassurant que celui auquel la jeune femme s'adonnait avec le Lion, mais moins amical...Si elle pouvait seulement qualifier une relation comme étant réellement "amicale". Enfin, là n'était pas la question. "Oh, je ne te ferai pas attendre plus longtemps. Disons que oui, elle fait partie de l'une des deux factions qui vous a attaqué...La faction qui prône la Lumière. C'est pour cela que je disais qu'un visage peut être plus dangereux qu'il n'y parait véritablement."

Mais la jeune femme qui cillait, plus préoccupée par sa salamandre que nul autre chose qui l'entourait, le savait pertinemment pour en être la plus parfaite représentation. Déjà ses doigts dévalaient dans sa longue moisson touffue d'ondulations ébènes, un peu plus fière d'elle sous un rictus malicieux, avant de s'arrêter net lorsque le jeune homme pointa une évidence, pour elle du moins, jamais pour les autres. Ses salamandres. Son pouvoir. De nouveau, une vague un peu plus froide semblait ternir l'ambiance apparente ici-même. Mais cela n'avait rien à voir avec Eva...Non, pas véritablement. Alors ses épaules reprirent leurs postures détendues, tandis qu'elle réafficha un sourire plus sincère.

Les souvenirs...

"Tu as la réponse juste en face de toi." La main de la brune vint se poser sur la tête de la salamandre. "Je suppose qu'il doit exister plusieurs techniques pour les généraux des Lyumnades...Certains doivent avoir une faculté pour gérer tout ces souvenirs à leurs manières dans leur tête. Pour ma part...Mes salamandres me permettent de tenir le coup. Je crée un lien entre une salamandre et les souvenirs. Et puis...Prend moi pour quelqu'un de sentimental, mais je garde un profond respect pour les adversaires que je défie, ou mes collègues décédés, au fond de moi-même. Une existence ne devrait jamais être réellement oubliée en si peu de temps pour seule cause que j'ai été opposée à eux et qu'ils n'ont pas survécu avec la grâce qu'on aurait pu leur accorder. Je suis amenée à juger, à partager leurs vies pour les amener au bord de la mort...Mais je veux être plus que cela pour eux. Je leur donne une sépulture, un moyen de continuer d'exister ne serait-ce que quelques années de plus et les honore à ma manière après un combat."

Son regard turquoise s'était attendrie en l'espace d'un instant, plus mature que ceux qu'elle avait arboré auparavant. Même si sa pensée était utopique, Ariane voulait croire que son but s'exaucerait un jour. Qu'elle ne serait plus seulement une cruelle Naïade vouée à sévir sur son passage, à tromper par ses illusions. La générale aurait tout donné pour cela, quitte à devenir l'une de ces ridicules salamandres incomprises, car inhumaines. Elle avait conscience qu'elle vivait au travers des autres, mais c'était ainsi que la jeune femme aux cheveux noires avait voué sa vie. Lorsqu'elle reprit véritablement conscience que Childéric était bel et bien présent, la jeune femme tourna machinalement son regard vers le bas.

"Hm, excuse-moi pour cela..."

Son dos s'était de nouveau redressé, peu habitué à être aussi sincère sur elle-même. Elle qui avait toujours inspiré à faire passer les autres en priorité, la générale devait bien admettre que le Lion avait pour l'heure des airs de Lytès. Non pas d'une ressemblance physique, simplement qu'il ne prenait pas peur à venir briser quelques mythes qui planaient autour d'elle. Femme qui simulait, sans identité. Etait-elle un soldat? Un pion sans émotion mais avec un nom, un code qu'on oublierait mais qu'on aurait connu une fois? C'était utopique. Grossier. Mais réconfortant.

"Soldat? Je ne sais pas Childéric...Peut-être bien, même si je n'aspire pas véritablement à être valorisée dans les siècles à venir...Ce n'était pas moi qui était en première ligne, à l'époque..." L'atlante se mordilla les lèvres par agacement. Encore une fois, elle allait trop loin dans son raisonnement, laissant sous entendre un idéalisme trop ancien, peut-être bien erroné depuis toutes ces années, toutes ces fautes. Eva. Une défunte. "Tu les honores toi aussi, les adversaires et tes frères d'armes qui ont trouvé la mort en faisant preuve de "sentimentalisme", mon cher Lion?"

Oh, même si le ton était purement moqueur, son rire purement enfantin quoique simulé, elle ne partageait pas totalement la vision des choses du Lion. Oui, servir au détriment de sa vie, et de ses passions, et de tout le reste, ça lui parlait fortement, quand bien même la brune avait le sentiment de se perdre petit à petit dans un rôle qui ne lui convenait que moyennement...Mais une mort brutale et sanglante? Ô non, c'était encore la voir comme son mythe. La dévoreuse d'âme des lacs. La nécessaire sanglante. Par désaccord, Ariane secoua légèrement la tête.

"Non...Je ne veux pas leur offrir une mort réellement brutale et sanglante. Ca te ferait rire mais...Je n'aime pas tellement la vue du sang. Je veux dire, je m'en passerai tout aussi bien pour un résultat nettement plus propre, quand bien même mes Lyumnades aiment la chair fraiche. J'ai sacrifié ma vie et mes proches pour...D'autres proches, qui ont fini par mourir. En outre, j'ai échoué. J'espère simplement que ça ne t'arrivera pas, lequel cas tu te rendrais compte que le rôle de "gardien", ou de "gardienne" dans mon cas, ne vaut pas grand chose sans aucun autre frère d'armes à tes côtés."

Stupide. Elle se sentait stupide mais légère à dire cela, à moitié affalée sur un escalier, libérée des contraintes de la raison par la toute puissance du vin... Ariane ne tenait pas son prénom de l'épouse du dieu du théâtre et des excès pour rien, après tout. Toutefois, elle réfléchissait encore aux mots de Childéric. Les soldats de l'ombre. Ce qu'elle pouvait peut-être bien être malgré toutes les rumeurs d'Atlantis. Honnêtement, Childéric perdait peut-être bien la jeune femme en lui disant ceci.

"Mais on me l'a dit, ou plutôt je l'ai entrevu, il y a plusieurs années. Trois fois. C'est peu, très peu, mais suffisant." Lentement, la générale finit par détailler le fil de ses pensées. "L'ancien général des Lyumnades...Les atlantes le craignaient à l'époque. On disait qu'il n'avait pas d'identité, et qu'il devait être d'une grande laideur à se cacher éternellement dans son Pilier, et pour toutes les apparences qu'il prenait également. Ca m'a rendu curieuse à son sujet. Je veux dire, connaître un monstre humain dont on revendiquait tous les maux d'Atlantis auraient attiré n'importe quel Albatros un peu trop hurleur!" Prise dans son récit, la jeune femme ne semblait pas rire, à raconter le récit de l'homme craint. Invisible. Sans identité. Un événement du passé au moment où Atlantis avait encore ses moments de répit. "Ma sœur m'a accompagné, mais à dire vrai elle partageait un regard aussi mitigé que les autres à son égard. Un homme sans identité. Peut-être bien laid dans le fond. Et finalement arrivé au Pilier...Il était là. Rien de plus, rien de moins qu'un général au regard trop lourd. Pas effrayant du tout. Je me demande ce qu'il m'aurait répondu aujourd'hui, si on en était venu à échanger nos expériences...La vie des Lyumnades est morose si on ne trouve pas de quoi s'amuser; les atlantes eux-mêmes ont du mal à nous apprécier, mythe immonde, "soldat de l'ombre", sans honneur, que nous sommes. De toute façon, j'interdirai quiconque de me juger pour mes seules actes au combat personnellement! Je lui cracherai dessus s'il le faut, même si je déteste ça, que je le ferai pas et que ça n'est vraiment pas élégant!"


Dégoutée, la jeune femme en vint à oublier toute son amertume pour l'alcool en reprenant une gorgée de la bouteille qu'elle avait posé sur le côté de l'escalier. Puis, se sentant mieux, la générale questionna cette fois-ci Childéric du regard, le genre qui lui suggérait presque de partager, pourquoi pas un semblant de passé avec elle. Comment était-il devenu Lion? Avait-il réellement connu son prédécesseur? Partageait-il une similitude avec lui? Tout cela était aussi obscur que claire. Elle pourra achever son travail précédent pour lequel elle n'avait pas fait couler le sang hormis par la morsure de Teigne, mais désormais, le Lion avait capté son attention. Peut-être en une ultime erreur, la générale voulait connaître une vérité autrement qu'en forçant la volonté des autres.



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Message Re: [Début août 550] L'arrière-goût d'une strangulation [PV Childéric]   [Début août 550] L'arrière-goût d'une strangulation [PV Childéric] EmptyJeu 22 Sep - 11:36
    Le lion hocha la tête quand elle lui demanda s’il voulait vraiment savoir pour la blonde. Il voulait savoir par qui il s’était fait avoir et surtout, si ses mots avaient encore de la valeur. Les oracles jouaient un jeu trouble et incertain. Les guerriers d’Arès eux, au moins, on savait ce qu’il voulait. Il fut surpris de voir avec précision comment elle ressortir les sujets que les deux éveillés avaient évoqué ce jour-là. Le lion lui-même n’était pas certain de pouvoir refaire la discussion avec exactitude. Et pourtant, on l’avait entraîné à ça aussi, à se rappeler avec certains détails pour rendre des rapports précis. Mais c’était trop lointain dans ses souvenirs et il s’était passé trop de choses depuis cette après-midi athénienne. Il la laissa donc sans rien dire mener à bien son petit jeu d’acteur et attendit simplement la réponse. Qui lui arracha un grommellement. Il s’était bel et bien fait avoir comme un bleu. Enfin, s’il devait croire Ariane, elle ne savait pas non plus qu’il était le cinquième gardien, c’était toujours ça, pour son ego et ses secrets.

    Le lion ne dit rien par contre, il attendit, il ne voulait pas briser l’ambiance qui s’était installée et surtout, il voulait laisser la jeune femme continuer de parler. Elle ne se confirait peut-être plus jamais et tant sur le plan militaire que personnel, surtout personnel, ce qu’elle avait à dire était important et le lion écouterait en conséquence, peut-être même mieux que tout le reste de leur conversation. Après tout, c’était aussi lui qui avait posé les questions ! La surprise pouvait alors se lire sur le visage du lion après la première phrase de la jeune femme ! Les salamandres ! C’était ces petites créatures la clef de voute du pouvoir d’Ariane . Ainsi, comme partout, il existait des différences entre les guerriers même s’il y avait une filiation dans les pouvoirs. Tout comme Childéric et son maître. La bête, c’était la même, mais elle s’exprimait de façon différente…

    Il devait dire qu’il n’avait pas été amené à considérer le pouvoir d’Ariane de cette façon… Il y avait vu la tromperie, la fourberie et les mensonges. Les manipulations et le moyen simple de planter un couteau dans le dos. Une arme efficace, mais une arme sale. Oh, il l’utiliserait s’il le pouvait, il était un soldat et un soldat utilise les armes à sa disposition, mais il n’est pas obligé de toutes les aimer. Mais leur permettre de continuer à vivre ? Ça c’était quelque que le lion pouvait comprendre, respecter et apprécier. La mort et l’oubli, c’est l’inévitable destination du soldat. Qui dans vingt, trente ou cent ans, se souviendra de Childéric du lion d’or ? Personne. Ça oui, il pouvait le comprendre mieux que n’importe qui d’autre. Il choisit alors ce moment pour rompre le silence.

    « - C’est une bonne chose. Personne ne mérite l’oubli. Tout le monde devrait avoir quelqu’un pour se souvenir de lui. Même ceux qui auront fait le choix opposé à celui d’Achille, celui de la vie longue, heureuse et oublier. »

    Il ne savait pas si elle l’avait entendu, perdu dans ses pensées et la complexité de son esprit. Mais il rit légèrement quand elle s’excusa de la sorte. Il n’avait rien à pardonner. Et elle reprit la conversation, relançant ce que le lion lui avait dit sur le rôle du soldat, pendant que ce dernier l’écoutait en se grattant la barbe. Il sourit quand elle parla de la mémoire et de la première ligne. Qu’on se souvienne de lui, c’était l’objectif ultime du soldat, mais celui qu’il n’atteindra jamais. Et le reste, la première ligne n’est pas forcément la place du soldat. Offrir la moitié de sa vie en cage pour sa cause, ça aussi c’est être un soldat. C’est le genre de sacrifice considérable, qui sauvait la vie de milliers, mais qui était toujours bien vite oublié.

    « - Sentimentalisme ? Je suis peut-être trop gentil oui ! »

    Et le lion rugit de rire, riant de concert avec la jeune femme et à sa remarque. Il ne savait pas vraiment ce qu’elle entendait par sentimentalisme. S’il y avait un fond de vrai ou si elle ne faisait que se moquer de lui. En réalité, le lion n’existait que pour planter ses crocs dans les gorges qu’on lui désignera. Il était le soldat parfait. Fidèle et inflexible. Docile et puissant. Mais il ne savait pas vraiment ce qu’elle avait voulu dire par là, il avait noyé le poisson en riant et par un très léger trait d’humour. Si elle voulait en dire plus, elle lui en dirait plus sur ça de toute façon. C’est vrai aussi qu’il ne s’était pas imaginé Ariane comme n’étant pas très à l’aise avec le sang et préférant des méthodes plus propres pour tuer. Des frères d’armes… Oui, le lion en avait et il aurait toujours un zodiaque d’or autour du soleil que représente Athéna, c’était aussi vrai que le monde existait et que les dieux avaient besoin d’homme pour mener leur guerre.

    « - Je connais des centaines de façons de tuer un homme sans faire couler son sang, je pourrais t’en apprendre quelques-unes si tu veux. Peut-être même te surprendre ! »

    Le lion d’or aimait les histoires. Beaucoup. Il se reconcentra rapidement quand Ariane commença à raconter celle de celui qui avait porté son écaille avant elle. Il ne connaissait aucun marina de l’ancienne génération, peut-être des noms, qu’il avait entendu son maître ou d’autre chevaliers d’or prononcé çà et là. Le lion était presque comme un enfant, écoutant les anciens faire le récit des histoires autour du feu le soir. C’était sa part d’enfant, cette fascination pour les histoires. Peut-être parce qu’il n’en avait pas à lui, qu’il voulait si souvent connaître celle des autres. La mention de la sœur d’Ariane décupla l’intérêt qu’avait le lion pour cette histoire, qu’il trouvait déjà des plus intéressantes. Ainsi, les deux femmes s’étaient rendu dans le pilier du général en question, bravant la peur et les légendes qui couvait sur cet homme, qui vut comment le décrivait Ariane, ressemblait à un monstre du placard prêt à dévorer les enfants. Surement que les mères atlantes évoquaient ce général particulier qui viendrait les chercher s’ils n’étaient pas sages. La menace étaient-elles toujours de rigueur pour Ariane ?

    « - Personne ne pourrait cracher sur ce que tu as fait pour les tiens. Tu tues, oui. Parfois salement. Mais tu le fais car on t’en a donné l’ordre, pour Atlantis et Poséidon. Tu as donné de longues années de ta vie, ici, pour servir encore une fois. Des sacrifices bien grands, pour de si petites épaules. Celui qui te crache dessus alors qu’il sait tout ça, c’est un con et il ne mérite pas que des soldats comme toi le protègent. Ceux qui savent, ils doivent te remercier. »

    Le jeune homme baissa alors la tête pour regarder Ariane et comprit rapidement ce qu’elle lui demandait, sans qu’elle n’ait besoin de lui parler. Elle aussi, voulait savoir. Après tout, il n'y avait pas de raison pour que ça soit la seule à raconter des histoires. Le lion n’en avait pas de propre, pas d’histoire à lui, mais il avait malgré tout, vécu jusqu’à maintenant… Mais quoi dire exactement . Il n’était pas sûr. Il laissa donc le silence répondre à sa place pendant quelques secondes, laissant aussi le temps à Ariane de décanter ses propres mots à lui. Puis, après avoir soupiré et bu de nouveau quelques gorgées de vin il finit par reprendre :

    « - J’ai toujours vécu dans ce temple, depuis que je suis bébé. Oh, je ne suis pas né ici, mais bien loin de la Grèce, mais ça, c’est une autre histoire, que je te raconterais peut-être si tu es sage. J’ai bien connu l’ancien chevalier d’or du lion. C’est pour ainsi dire lui qui m’a élevé. C’est lui qui a fait de moi le soldat qui se tient devant toi. C’est aussi à lui, que tu dois la bête qui a marqué ton cou. Il y a toujours une bête au bout des crocs. Je t’avoue, ne pas savoir quoi te dire d’autres… Mon histoire n’est pas aussi intéressante que celle de la salamandre cramoisie ! »


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once you've given orders on a subject, you must always give orders on that subject.”


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Message Re: [Début août 550] L'arrière-goût d'une strangulation [PV Childéric]   [Début août 550] L'arrière-goût d'une strangulation [PV Childéric] EmptyJeu 22 Sep - 19:23
L'alcool lui prenait indubitablement la tête, au point où les secrets n'avaient plus aucune raison d'exister face au Lion d'Or. Confuse, la femme plissa des yeux, cherchant un point de repère. Il lui semblait avoir en face d'elle le Kraken...En plus blond, beaucoup plus grand aussi. Complètement différent en apparence. En outre, ce n'était pas Lytès, alors pourquoi tenait-elle à confondre les deux hommes dans son esprit?

C'était absurde, égoïste aussi. Childéric l'écoutait silencieusement alors qu'elle partageait peut-être un peu de sa vie trop ouvertement. Toutefois, la brune fut bien plus surprise de rejoindre la même vision que son vis-à-vis. Les salamandres. Elles étaient parfois mignonnes, mais autrement plus importantes pour la jeune femme. Idiote. La jeune fille détourna le regard: elle venait d'avouer l'une de ses astuces à un adversaire. Son fil connecteur avec le pouvoir des Lyumnades, la chose qui lui permettait peut-être bien de ne pas devenir qu'un mensonge.

La générale devenait le peuple, jeune ou âgé, pauvre ou riche. Peu importait. Elle fronça les sourcils lorsque le Mérovingien parla de ses "meurtres sales", mais ne s'enquit pas davantage à lui rendre la monnaie de sa pièce par une colère trop soudaine. A la place, il n'y eut qu'un rire et une douce conviction auquel Ariane avait répondu ni méchamment, ni gentiment.

"En cela, Achille m'aurait peut-être remercié en personne si je l'avais vaincu..." Oh, voilà que sous son air taquin, elle asticotait de nouveau Childéric. Elle devinait les raisons de son engouement pour un si grand homme, aussi ce fut avec une mine satisfaite qu'elle provoquait, osait malicieusement appuyer sur une fausse évidence. Encore une fois. Enfin, le monde était régi par l'audace et l'intellect, non? L'une des salamandres vint approcher son museau de la main de Childéric. Les douces jumelles. "Et pourtant...les salamandres ne sont que temporaires. C'est un moyen pour moi de réparer une injustice en...Hmph" Les aléas de l'alcool...La jeune femme se redressa de nouveau un peu. "Tu n'es pas si méchant que cela, pour un Lion qui étrangle..."

Ariane souffrait silencieusement, probablement inconsciemment depuis très longtemps. A peine était-elle rentrée qu'elle s'était portée volontaire à une autre grande mission. Trop exigeante avec elle-même, trop sourde face à ses propres douleurs. La captivité n'avait pas compté à ses yeux, et pourtant, combien de fois s'était-elle sentie malheureuse par pure et simple impression de solitude? En repensant aux autres, aux guerres, à sa sœur, sans pouvoir excuser, parfois, les moments de bien être quand rien ne se passait véritablement dans le Sanctuaire? Elle ne s'était jamais véritablement ressortie de cet évènement. Se reposer? Faiblesse. Les événements à Alexandrie? Elle était devenue une moins que rien. Et pourquoi avait-elle même concédée à poursuivre ces objectifs? Pas pour Poséidon, non. La jeune atlante en eut un sourire plein à cette simple pensée. Il l'avait en partie menacé, ou plutôt recadré la dernière fois qu'elle l'avait rencontré, car il savait que sa captivité n'avait pas été sans conséquence non plus.

Tant de dureté en un si petit être.
Elle ne voulait plus y penser pour l'heure, mais s'en sentait parfaitement incapable de montrer la moindre faiblesse. Pas après tout ce qu'elle avait vécu. Un bref sourire faux mais parfaitement bien simulé vint s'esquisser sur ses lèvres. Sujet tabou. Il parlait d'un sujet qu'elle comprenait parfaitement, mais qui résonnait au fond comme un défi pour la Salamandre.

"J'aime cette proposition des plus amicales! Je suppose que c'est comme faire la cuisine...Mais tu sais, je suis ni plus, ni moins qu'un ancien assassin."
"Tourne la langue trois fois avant de parler, Ariane." Mentalement, elle se reprit. "Ou un assassin tout court."

Elle hocha toutefois de la tête. Oui, si dans les jours à venir, il n'était pas contre un entraînement, elle se garderait bien de lui montrer ses propres compétences et sa façon de faire. Celles d'une Naïades, sans grande retenue. Après tout, la générale des Lyumnades avait eu cinq ans pour imaginer et peaufiner ses techniques, et c'était toujours avec un sourire narquois qu'elle y répondait, non pas moins touché par les mots du Lion. Un remerciement. Jamais elle n'en avait eu, pressentant que c'était à elle de faire des excuses pour ces cinq grandes années d'absence, ce que la brune ne manqua pas de partager.

"Je ne sais pas...C'était une chose qui devait être faite. Pour les atlantes, pour les Marinas à venir. Je n'aurai pas eu cette place, qui sait? Peut-être que le Tribut aurait été Liao, ancien général de l'Hippocampe. Ou Arellys, arrivée juste après. Que ce soit moi, peu importe mon âge, c'était normal, non?"


Une conviction, comme une phrase répétée maintes et maintes fois pour tout oublier. La captivité avait été..."normale". Pourtant, le reste de toute cette histoire n'avait plus rien à voir avec ces discussions plus légères. Childéric terminait enfin par révéler des parcelles de son enfance. Alors, un profond silence s'était instauré de plein fouet. Quelle genre d'enfance pouvait-on passer dans un simple Temple? Il n'y avait pas grand chose à dire pour réconforter le jeune homme. Certes, il n'avait pas dû connaître ses parents, ni même l'amour d'un foyer. Etait-ce pour cela qu'il se considérait éternellement comme un pion?

"Au moins...Tu as été sauvé depuis le début." Maigre consolation. La phrase n'était peut-être pas la plus appropriée, mais plus le temps passait, plus la simple idée de vivre était une victoire...Elle secoua la tête lorsque le jeune homme vanta les mérites et les péripéties de la salamandre. Petit Lion fou. "Moi, plus importante? Ne dis pas cela...La salamandre est vieille, plus vieille qu'elle ne le laisse paraître. Je crois bien que les grandes aventures ne se feront plus avant un long moment...Seulement une seule fois depuis sa libération, elle a été amenée à ne pas exiger d'elle la perfection d'un soldat sans peur, ni reproche. Et pourtant, elle s'obstine."

Ses yeux s'étaient faits un peu plus rieurs. Les débuts de ce qu'elle avait pensé être une grande liberté. Un très petit voyage. Puis la taverne. Quelque part, ce fut un souvenir à sa manière...Ce destin n'était pas pour elle, la jeune fille poursuivait le rêve d'Eva d'arrache pied, désirant probablement devenir cette branche incassable que l'ainée avait été. Etait-ce le désir du Lion? Devenir comme son maître? Ou au contraire, était-il contraint à poursuivre ses pas?

"Oui et je sais pour Childéric. Ca ne fait pas très grec." Une évidence. Une mince mimique enfantine s'était accordé à cette réponse, avant qu'elle ne daigne répondre. "Tu es donc soldat depuis...Le début? Excuse-moi, je peine encore à croire qu'on aie choisi quelqu'un à ce rang depuis son...enfance. Depuis, ses âges de nourrisson, alors qu'un bébé n'est pas encore formé aux armes et à l'esprit. Donc...C'est ça, qui te rattache à "Elle"? Le fait d'être en quelque sorte né en tant que soldat ici? Le fait de ne pas avoir connu autre chose que le Sanctuaire? Et tu as fait comment pour découvrir le monde? Et puis..."

Les questions s'enchaînaient, peut-être trop rapidement. Sans compter ces yeux ronds et turquoises qui l'observait. Des yeux ronds, enfantins et curieux.



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Message Re: [Début août 550] L'arrière-goût d'une strangulation [PV Childéric]   [Début août 550] L'arrière-goût d'une strangulation [PV Childéric] EmptyMar 18 Oct - 0:41
    Le lion adressa un petit sourire à Ariane. Il ne savait pas vraiment quoi répondre à ça. Qu'aurait fait Achille s'il était mort autrement que dans la gloire du sang et du combat ? Il avait ses choix, il avait forgé son destin. Il avait renoncé à la vie et ses plaisirs pour l'éternité et la gloire. Un choix compliqué mais le rêve de n'importe quel soldat. Il ne put par contre, de s’empêcher de rugir de rire quand elle lui dit qu'il était plutôt gentil, malgré le fait qu'il est tenté, il y a quelques jours de ça, de la tuer. Certes, elle avait un rôle à jouer dans l'état particulier dans lequel le lion s'était plongé et qui l'avait poussé à bout. Mais elle le prenait bien, c'était une bonne chose. Le Mérovingien trouvait la petite salamandre fort sympathique et au fond, tous les deux avaient de nombreux points communs. Dans une autre vie, ils auraient pu être sans problème, de très bons amis. Et c'était un peu cette impression qu'avait le lion, celle de boire avec un ami, alors que c'était son ennemi.

    Il écouta la suite des propos de son invitée. On ne cesse pas d'être un assassin. On l'est et on le demeure toujours. Comme quand on est un soldat. C'est tout. Et c'était un rôle qui faisait partie d'eux et qui serait toujours une vocation pour eux ! Mais il choisit de ne rien dire et de garder ce petit commentaire pour lui, il voyait déjà à quel point la jeune femme était avinée et luttait pour garder certaines choses pour elle. C’était amusant. La suite par contre, était bien plus sérieuse et il l'écouta se justifier d'avoir accompli son devoir, comme si elle en avait honte et qu'elle avait fauté, mais ce n'était pas le cas. Elle avait rempli un devoir sacré envers son peuple et ses maîtres. C'était quelque chose dont elle devait être fière et c'était aux autres de s'excuser par l'inverse.

    « - Normal oui. C'est ce qui fait de toi un bon soldat ! Et tu devrais être fière de ça, des sacrifices que tu as faits. D'avoir accompli si bien ton devoir. C'est aux autres de te remercier. »

    Le devoir, c'était bien là l'ultime clef de voûte de l'existence du lion. La suite par contre, il ne put retenir un rire jaune quand elle lui dit qu'il était sauvé depuis le début. Sauvé ? Il n'était sûr de rien... Peut-être qu'il aurait été plus simple pour lui de mourir de la main de ses oncles. Mais non, les choix avaient forgé son destin. Sauvé ? Oh non, il était loin d'être sauvé. Il s’enfonçait même, de plus en plus loin. Il y avait sa bête qui le rongeait de l'intérieur et son histoire avec Nimue.

    « - Je te l'ai déjà dit, la salamandre a encore la vie devant elle. Mais, pour les soldats, la vie est courte...bien trop courte. »

    Il ne put s’empêcher de rire quand elle mentionna son prénom. Il est vrai qu'avec un tel prénom, il ne pouvait tromper personne sur ses origines. Il écouta ensuite avec précision les questions qu'elle voulait lui poser. Oh, que c'était précis et cruel à la fois, sans même le vouloir. Et visiblement, elle avait beaucoup à demander, tant que le lion perdait déjà le fil de ce qu'elle avait à lui demander. Il coupa donc la parole de la jeune fille.

    « - Alors, une chose à la fois veux-tu ? Laisse-moi d'abord répondre à tes questions avant de me noyer dessous ! Alors oui, j'ai toujours connu ce temple et le Sanctuaire. C'est ici que j'ai vécu, que j'ai grandi et probablement, que je mourrais. Mais il y a des cadres plus moches et j'ai un beau jardin ! J'ai commencé à m’entraîner très jeune. Cinq ou six ans, peut-être avant je ne sais plus trop. Mais j'aurais pu partir. J'aurais pu m'en aller. Mais j'ai choisi de rester. Je me sentais... à ma place ici. Mais chaque chose, c'est moi qui l'ai choisi, on ne m'a rien imposé. J'aurais pu, courir la vie qui aurait dû être la mienne. Après pour le monde, je le connais sûrement moins bien que toi. Mais je connais ce qu'il y a savoir sur les terres des francs, j'ai vu le nord, Byzance, que je connais bien et les terres sacrées du Sanctuaire. C'est déjà pas mal non ? »

    Et il se mit alors à rire à gorge déployée. Ce qu'il ne savait pas, c'est que tous les choix qu'il avait fait, n'était pas vraiment les siens, mais c'était une autre histoire, bien plus sombre et compliqué...


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Message Re: [Début août 550] L'arrière-goût d'une strangulation [PV Childéric]   [Début août 550] L'arrière-goût d'une strangulation [PV Childéric] EmptyJeu 3 Nov - 13:18
"Hm, peut-être...A dire vrai, en venant et restant ici, j'ai peut-être fait un choix risqué. J'espère qu'il ne sera pas inutile pour eux. Vraiment."

Auquel cas, Ariane devrait avouer que les deux assaillants d'Alexandrie auraient pu l'effrayer. Mais comme elle se tenait dans le jardin avec ses quelques salamandres qui gigotaient ça et là, mieux valait prononcer la force de caractère. Oh, au moins, ses urodèles avaient le mérite de lui tenir compagnie et de la rassurer d'une façon. Bien malgré leur nature... Le Lion ne différait pas véritablement, attaché à ce jardin qu'il connaissait certainement mieux que les alentours ou une quelconque autre ville.

"Suffisant pour un soldat, je suppose. Eh bien, j'ai connu Francie. Un peu. Si un jour on en a l'occasion, je serai peut-être ravie de te faire découvrir le pays..." Ariane croisa le regard du Lion, se rendant compte qu'elle perdait certainement de sa superbe. Elle doutait franchement que Childéric ne soit véritablement effrayée si jamais, un jour, il se retrouvait face à face, armes à la main. Enfin, à supposer qu'il ne l'aie jamais considéré effrayante. "Enfin, ce qui me reviendra en mémoire. Lugdunum et Soissons, surtout, je pense."

Penser à ce qu'il y avait eu avant Atlantis lui était étrange. Ou tout du moins, avait-elle du mal à se détacher surtout de son enseignement au sein du Sanctuaire Sous-Marin, plutôt que de ses années passées en tant que petite fille gâtée et comblée dans une famille aveuglée par l'intérêt. Intérêt qui avait fini par leur attirer bien des soucis...Que ce soit ses parents, Eva ou même elle. Secouant légèrement la tête pour rattraper le fil de la conversation, son oreille s'était faite attentive à l'histoire de Lion. Elle n'était pas complète, cela s'en ressentait, mais le récit comportait sa dose de significations explicites. Elle rit légèrement à la boutade de Childéric.

"Désolée. Noyer est un mot bien étranger pour une atlante..."


Passant une main devint sa bouche, elle retint un rire, avant de réfléchir de nouveau au Lion. Il avait parlé du Lion, de sa malédiction et Ariane n'aurait su dire s'il était au courant que cette voie ci, dès le départ, était voué à lui faire du mal. Oh, peut-être était-il dévoué à sa cause depuis le départ. Oui, certainement. Childéric avait une noblesse de cœur que peu de personnes pouvait bien arborer aussi fièrement. Aussi aveuglement. Un rêve provoquait toujours cet état triste et à la fois, beau pour celui qui en était atteint. C'était une vision toutefois mitigée, préférant ne pas penser trop de mal pour l'heure à une personne qui l'aidait.

"Tu aurais pu vivre plus ignorant, oui. Et plus enfermé. Ca ne m'empêche pas de penser que l'entraînement commence tôt, très tôt pour les Saints...Je suppose que c'est ce qui fait la différence avec certains d'entre nous. La Foi. Et ce sentiment de liberté, malgré tout...T'étais au courant à ce moment-là, pour le Lion?


Difficile de savoir ce qui se passait dans l'esprit du Cinquième gardien. Une ironie pour une générale des Lyumnades. Ses yeux devenaient plutôt lourds, Ariane ne le cachait pas en les frottant de ses deux mains pour se tenir éveillée. Le jardin, les années passées...Non, il y avait certainement un peu plus pour conduire une guerrier à entretenir avec soin des petites plantes.

"Qu'est-ce qui attache un grand bonhomme comme toi à un jardin? Les fleurs cultivés? Ou tout simplement le temps passé à le découvrir au détriment de certaines choses?"


Ce n'était qu'un simple murmure, mais elles avaient ses secrets encore. Ce jardin, ces fleurs et cette herbe parfois manquante sur une pelouse à moitié entretenue...La salamandre avait peut-être encore d'autres choses à vivre. A cette brève pensée, La Teigne s'étalait le long de sa cuisse, prête à prendre un peu de temps de sommeil pour surmonter le lendemain. A dire vrai, à elle aussi, les bras de Morphée semblait l'inviter à accepter son étreinte.

Oh, je l'espère Childéric, je l'espère.


La Salamandre s'était assoupie.

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