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 [Début août] Et ils rougissent, au sang qui coule de leurs plaies [event Bers]

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VelizaraVelizaraArmure :
Baba Yaga

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Message [Début août] Et ils rougissent, au sang qui coule de leurs plaies [event Bers]   [Début août] Et ils rougissent, au sang qui coule de leurs plaies [event Bers] EmptyMer 10 Aoû - 21:12

C’est un son des sabots cliquetant sur la terre dure qui résonne dans le silence. C’est le sol rocailleux des montagnes qui accueille leurs pas, bien loin pourtant de celui qui borde le Dédale de Chair, territoire incontesté des Berserkers. Mais les armées du Seigneur de la Guerre sont belles et bien là, étendues sur de longues distances, noircissant l’horizon d'une aura sombre telle une parure sanglante. A pied pour certains, d’autres sur des chevaux, mené ça et là par les Cardinaux d’Arès qui n’étaient certes pas au complet. A droite, à quelques centaines de mètres du chef des armées menant les troupes, la Guerre chevauchait les Flammes agitées et avides de combat. Et à gauche, la Mort, surplombant le feu vengeur et inaltérable. Ils sont là, les généraux du dieu des Carnages, montant leurs fières bêtes et menant d’une main de fer les soldats marchant sur les terres de Jamir. A la tête de toute ces troupes, le Pontifex, le visage caché sous une épaisse cape remontée sur sa tête avance sans pause vers la cible toute désignée par leur Seigneur. Son pâle visage fait froid dans le dos, ses yeux d’un bleu perçant sont sans la moindre vie, sans pitié ni sentiment visible. Nulle armure ne vient protéger son corps, mais à l’instar de tous les autres, son aura déchire le ciel d’un voile putride, peut être plus encore intense.

Voilà plusieurs jours qu’ils avancent vers l’Est, ayant laissé le Dédale vide mais protégé par lui même, se renfermant en son sein tel une coquille aux dents acérées. A l’extérieur, les Veilleurs des portes resteraient malgré tout attentifs, prêt à dévorer quiconque n’était pas un enfant d’Arès. Le sens du mot repos n’avait guère d’importance pour les Fils du Chaos, car à peine se terminait le carnage sur le Sanctuaire que le Seigneur Arès avait donné ses ordres au Pontifex. Du reste, Thivan avait fait s’organiser l’attaque à venir, à peine un mois après l’assaut sur les Saints. Mais ce serait là un nouveau coup dur pour eux. Jamir, terre qui leur était alliée serait bientôt détruite. Attaqué par les Spectres prétendument leurs amis, ceux-ci avaient besoin du soutien armée des Berserkers pour en finir une bonne fois pour toute avec Hélèna de Jamir. Si le chef des armées du dieu de la Guerre n’avait que peu confiance en les sbires d’Hadès – en personne en vérité – il s’avérait que pour cette attaque dont il était à l’origine, leur assistance serait de mise. En moins d’un mois, tous les Fils de la Guerre avaient été rassemblés au Dédale pour une attaque complète, et fin juillet, il avait prit la route pour les terres éloignées de l’Est.

« Envoyez les éclaireurs en direction de la Tour, qu’ils vérifient et clarifient la situation. »

Les armées, sur ordre du Pontifex s’étaient arrêtées à plusieurs kilomètres des gorges de pics acérés qui les qui séparaient de la Tour. A ce qu’on disait, ces lieux recelaient de nombreux pièges et il n’était pas question de perdre stupidement des hommes. Les Spectres n’avaient guère donnés de nouvelles, envoyer les éclaireurs pour s’enquérir de l’état général plus loin était un moyen efficace de sauver des vies pour une prochaine bataille. Et surtout permettait de savoir si leurs alliés étaient toujours sur place.

D’un autre geste, le Pontifex appela à lui Zvezdan et Jaspar, rassemblant les généraux des armées pour planifier si besoin l’attaque en l’attente des nouvelles des éclaireurs. D’un mouvement souple, Thivan descendit de sa monture, Roach, qui avait bien meilleure allure qu’à l’époque où il était Cardinal de la Pestilence, piaffa avec une certaine rage, le rouge de l’agitation dans le regard.
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MorriganMorriganArmure :
Cardinal de la Mort

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Message Re: [Début août] Et ils rougissent, au sang qui coule de leurs plaies [event Bers]   [Début août] Et ils rougissent, au sang qui coule de leurs plaies [event Bers] EmptyMer 10 Aoû - 23:15
Comme il était à craindre, le Dédale de chair finit par se dégager de sa torpeur pour diriger son fléau sous la gorge d'ennemis mal connus. Peu importe, car la guerre ne discriminait personne, et les berserkers incarnaient le mieux cette valeur. Impersonnelle, le Pontifex laissait à ses alliés le soin de justifier les carnages qu'ils appelaient de leurs vœux. Les oracles les premiers, et maintenant les spectres. Les suivants d'Arès se contentaient de donner corps à la confrontation des différents idéaux. À la fin, s'ils prenaient le blâme du moyen usité, il ne restait qu'eux ; éternels à l'inverse des hégémonies successives. La vérité était en soi claire comme de l'eau de roche : ils ne pouvaient mourir tant que vivrait l'oppression. Et dans ce monde, qui pouvait prêter foi à cette fable ?

Anonyme, Esther se confondait avec l'essence caractéristique de sa faction. Depuis son étreinte, elle était demeurée un outil ; une volonté supérieure régissait son devenir. Sous l'effet de la malédiction d'Arachné, elle était la moins libre de ses semblables. Qu'elle cesse un jour de tisser cette toile macabre la condamnait sans le moindre doute. Aussi lui fallait-il survivre au moyen de sacrifices, et vivre bercée par une mascarade bonne à maquiller la réalité. Fermer les yeux sur le sillon de morts laissé derrière elle lui permettait de ne pas sombrer dans la folie.

Tout du moins, tel était le plan, protégée par la fiction d'une famille aimante. Un mensonge écorné par la mort d'Aubrée il y avait quelques semaines de cela. À présent seule, il lui fallait se reconstruire. Passée de la négation de la réalité à l'envie de disparaître, la petite Tarentule exprimait à présent une apathie telle qu'il était impossible de lire ses pensées.

Lisse, elle ne manifestait pas plus de réaction quand venait le temps d'intervenir dans cette guerre qui n'appelait aucun sentiment. Le mal devait être fait, simplement, et c'est dans cet esprit qu'Esther se dégageait de son enveloppe charnelle pour rejoindre le cœur d'un village à proximité de leur objectif. Dans sa cuirasse – rappel éloquent de son apparence mensongère –, Esther toisait son environnement proche. Des centaines d'âmes se confondaient dans un quotidien commun ; un quotidien arrivé à son terme. Sous l'instigation de l'Araignée, une onde de choc invisible se propageait à des kilomètres de son épicentre. Alors que les rues vibraient de vie, le silence s'imposait brusquement. Les villageois venaient d'être départis de leur conscience, et leur corps se déplaçait dans une démarche inhumaine. Hommes, femmes, enfants et vieillards se regroupaient ensemble dans un cortège lugubre en partance pour Jamir. Certains d'entre eux, par leur force de caractère, parvenaient à demeurer conscients.

Ainsi s'entendaient les complaintes de terreur d'individus privés de leur libre arbitre. La désolation appelait ses ouailles. De tous, il n'en resterait aucun. La tête même de ce bataillon suicidaire n'était pas ignorante de son sort, se tenant au milieu de la formation qui allait pour couvrir un vaste espace. Les dénombrer était un exercice difficile, aidés par la couverture forestière ainsi que l'étrange cosmos éparpillé en autant d'entités que se tenaient de marionnettes debout. La nature illisible de cette armée de fortune pouvait inquiéter l'ennemi. Quand bien même, ils allaient devoir réagir à cette première salve.



Citation :
Localisation du vrai corps : parmi le reste des berserkers, endormi sur une charrette.


Merci pour l'avatar Gawa !
[Début août] Et ils rougissent, au sang qui coule de leurs plaies [event Bers] Morrig12


Dernière édition par Esther le Sam 13 Aoû - 11:52, édité 6 fois
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ZvezdanZvezdanArmure :
Pontifex

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Message Re: [Début août] Et ils rougissent, au sang qui coule de leurs plaies [event Bers]   [Début août] Et ils rougissent, au sang qui coule de leurs plaies [event Bers] EmptySam 13 Aoû - 11:37
Ils n'ont pas besoin d'un clown, Zvezdan. Ni d'un trublion. Pas cette fois, surtout pas. Cette fois, tous attendent tes ordres. Les ordres du Cardinal de la Guerre. Alors, tu vas continuer de leur offrir cette façade légère, accessible, voire laxiste ? De cacher cette soif de sang, de la feindre endormie alors qu'elle ne fait que grandir avec le temps ? Non, Zvezdan. Tu le sais, s'il y a bien un moment pour laisser parler la Guerre, c'est maintenant. Alors lâche la pression, brise le masque, tue ces limites que tu t'imposes, comme tu l'as toujours fait à la veille de grandes batailles. Fais-le avec plus de discipline qu'habituellement encore. Que l'Homme trop prompt à la compassion se taise et se repose un instant. Laisse place au Monstre.

***

Ca a été son erreur au Sanctuaire. A de trop nombreuses reprises, il a laissé son empathie prendre le dessus, il a brisé ce rôle de Guerrier pour s'impliquer humainement. Pourquoi ? Parce qu'il a vu ça comme une vendetta personnelle. Il l'a compris en ressassant, encore et encore. Pourquoi il n'a pas exécuté Pégase, pourquoi il a conversé avec le Bélier, pourquoi il a daigné tenter de comprendre le Lion. Rien de tout ça n'avait sa place. Aujourd'hui, ce sera différent. « Je » se retire au profit de ce qu'il aime tant cacher. Il suffit de cacher.

J'en ai plus la force. Ni la force, ni l'envie, ni la nécessité. Alors allons-y, Guerre.

De lourds sabots puissants qui claquent au sol. Tout autour, la horde des flammes. Ca braille, ça grommelle, ça bave. Ca veut se battre. A la tête de la procession guerrière, il avance, droit sur sa monture. Un Cosmos au rouge assombri les enveloppe, les habituelles manifestations fantômatiques associées à cette aura font entendre leur incessantes plaintes et hurlements furieux. Sambor souffle ce même nuage de rouge depuis ses naseaux. Massif, le pelage rouge, la musculeuse bête se pare d'un sauvage renouvelé. De féroces et énormes dents acérées se devinent de cette gueule béante, ses yeux habituellement noirs comme l'abysse ont ici cet éclat de rouge qui y règne. La robe hirsute, le faciès dangereux, la Bête pousse de sinistres hennissements pour annoncer l'arrivée de la Guerre aux portes de Jamir, que tous sachent.

Lui, stoïque, regarde droit devant sans ciller, la poigne assurée sur la bride de son compagnon équin. La Cuirasse sur le dos, sombre pièce d'armure cramoisie, habitées par des reflets d'un rouge plus éclatant. Légère, elle se constitue de plusieurs plaques et autres pièces à l'allure ouvragée, à moitié dissimulée par la lourde cape sur ses épaules. Au col, une fourrure tâchée de rouge, épaisse, protection efficace face à toutes intempéries. Il est prêt. Les traits durs et fermés, il fixe l'horizon avec une Rage clairement affiché au regard. Pas cette rage motivée par le ressenti que peut souvent afficher Zvezdan, non. Une rage qui appelle au Sang, au conflit, celle qui s'impatiente, qui veut vite que ça coule par litres, que les flammes se propagent, avec dans leur sillage un paysage que seuls Mort et Désolation conviendraient à définir.

Ca se lit sur son visage, mais aussi dans son aura, sa présence. Pas qu'il s'agit d'un nouvel homme, plutôt qu'il laisse parler haut et fort ce qui d'habitude se contente de murmurer à son oreille.
Son regard quitte l'horizon pour glisser sur les troupes sous ses ordres tout autour. Les engeances du Chaos, les meutes avides de sang et de destruction. Bientôt, ces chiens pourront assouvir leur besoin primal, déferler sur Jamir. Eux qui ne cherchent jamais à museler cette pulsion, qui assument cette violence au quotidien. Un sourire mauvais s'affiche sur son visage. Souvenirs...

Son petit tour d’observation prend vite fin lorsque Thivan requiert la présence de ses Cardinaux. Avant d'aller l'y rejoindre, un dernier balayage de la masse grouillante, ça pour trouver la seconde Vandale du Dédale. Lorsqu'il la trouve, deux abysses sans fond se verrouillent dans les yeux violacées de la Hyène, deux abysses habités d'un inhabituel éclat rouge. Sans un mot, il lui adresse un signe de tête entendu, façon de lui dire de veiller à la bonne avancée des troupes le temps qu'il aille voir le Pontifex. Ca de fait, le voilà qui coupe à travers les soldats pour rejoindre le chef des armées.

Plus loin, les pantins de la Tarentule se mettaient en marche, innocentes victimes qui ne doivent leur funeste destin qu'à l'emplacement de leur village. Lorsqu'il approche du Pontifex, le Cardinal observe les hordes d'un air songeur un instant, sans affect. Finalement, il descend de son imposante monture pour rejoindre là où il est attendu, lui et son collègue de l'armée du Feu.

Les prunelles brûlantes de cet appel au Chaos, le Cardinal fixe tour à tour l'Ancienne Pestilence et l'actuelle Mort. Un troisième regard réservé aux troupes qui avancent.

- Mieux vaut attendre d'en savoir plus avant de décider quoique ce soit. Tant éloigné du Sanctuaire, l'endroit doit bien avoir ses propres moyens de défense, peut-être encore inconnus des Spectres déjà présents.

Simple constat, teinté d'un zèle de prudence plus qu'indiqué aux yeux du Vandale. Trop peu d'informations ont filtrées sur cet endroit et sur sa situation actuelle, il tient par conséquents aux « éclaireurs » de rendre compte de ce qu'il en est ultimement.

- Tu as des consignes particulières vis-à-vis de la marche à suivre une fois sur place ?
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RhiannonRhiannonArmure :
Chauve Souris Vampire

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Message Re: [Début août] Et ils rougissent, au sang qui coule de leurs plaies [event Bers]   [Début août] Et ils rougissent, au sang qui coule de leurs plaies [event Bers] EmptySam 13 Aoû - 21:08
Je viens d'ici

Le vent soufflait sur cette terre si différente de celle que la rousse berserker venait de découvrir pour mieux la laisser derrière elle. Il faisait froid, froid et lourd, en cette journée d'assaut. Enfin ce qui devait en tenir lieu. Des jours durant, la troupe avait cheminé droit vers Jamir. Pour Rhiannon, c'était une incroyable découverte que celle de ces montagnes inhospitalières. La roche dure, malmenée autant par le soleil, le froid que le vent formait un écrin d'une beauté sauvage et envoûtante. Un univers brut et minéral qui lui plaisait bien davantage que le ramassis de boyaux sorti tout droit d'un cerveau de dément qui lui tenait lieu de forteresse. Ici, l'air était vif dénué de la pestilence qu'elle avait du supporter lors de sa première visite. Elle qui avait été élevée avec la vision des guerriers francs avait eu bien du mal à se faire à cette idée en plus de sentir le besoin viscéral de mettre les siens en sécurité loin des autres berserkers. A chacune de ses absences, elle veillerait à ce que Matthias et Basine restent à l'abri de la demeure qu'elle s'était offerte aux alentours d'un village dace et hormis Ludmila de la Hyène, nul ne savait encore où elle se situait exactement.

Ainsi était la splendide franque, à la fois tendre et terrifiante en plus de manifester par instant un certain penchant pour la domination. A moins que ce ne soit le seigneur des excès qui ne lui fasse cet effet. Un talent dont César usait et abusait. Tel était le jeu entre eux et qui pouvait savoir ce qu'il entraînerait s'il venait à se manifester en pleine guerre. Une possibilité qui avait le don de l'exciter autant que la bataille qui allait se dérouler en la tour de Jamir. Elle était guerrière au plus profond de ces tripes et l'ivresse de la bataille se mêlait en elle à celle du sang.

Le fer et le sang...
Vive la Mort, vive la Guerre...
A moi, le cœur brûlant des mercenaires.


Un cri qui traversait encore son esprit quand enfin les terres se dessinèrent au loin.

Un lieu bien étrange pouvant se changer en souricière.

Le temps qu'elle fasse stopper sa monture à la fin de ce qui tenait lieu de colonne et elle put contempler de ses sens les premières manoeuvres de l'armée du puissant et redoutable Arès. Chose qui réveilla le trouble en elle.

Sommes-nous si lâches et si dénués d'astuces pour user de tels stratagèmes ?

Trop franche, trop directe, elle ne pouvait se résoudre à se cacher derrière de simples villageois et baisser la tête fasse à un tel gâchis. Baissant la tête, elle ne put s'empêcher de songer à Basine et Matthias qui auraient très bien pu se retrouver à la place de ces pauvres diables dédiés à mourir en ce morne jour.

Cette tour mérite-t-elle tant une telle ignominie ? Qu'est-ce que la déesse de la Guerre peut-y cacher ? Le secret de ses armes, de ses vices secrets ? Son harem d'hommes ou de femmes voire des deux ?

Puis, reprenant un totale emprise sur elle-même, elle se redressa sur sa monture. Après tout, elle était une guerrière d'Arès et à ce titre se devait de suivre les ordres sans discuter. Le devoir d'un soldat étant aussi le silence. Ainsi, elle s'immobilisa à l'arrière, cherchant du regard les autres berserkers. Et bien qu'elle ne puisse voir, elle espérait quand même qu'il se trouvât parmi eux.

" César, si tu es bien là, tu ne peux ignorer mon appel de par le pacte qui nous unit. Alors, amène toi, amène tes alcools, tes drogues et ta folie. Que je puisse tenir ma promesse envers toi, seigneur des vices et des excès en tout genre !!! Viens et joignons-nous à la fête lorsque notre chef nous y conviera. "


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- ~ Matthias, Basine et co - ~ Le Cavalier -



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LudmilaLudmilaArmure :
Cuirasse du Zmeï

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Message Re: [Début août] Et ils rougissent, au sang qui coule de leurs plaies [event Bers]   [Début août] Et ils rougissent, au sang qui coule de leurs plaies [event Bers] EmptyMar 16 Aoû - 12:39

L’appel de la guerre. Enfin !
Cette réalité tant attendue balayait toutes les futilités se bousculant dans l’esprit de la Hyène lorsqu’elle ne se retrouvait pas sur le terrain. Cette manœuvre n’excluait aucun élément et la hargne de chacun d’entre eux raisonnait à travers l’ensemble de l’effectif tel un écho redoutable. L’adrénaline montait déjà, le désir de vaincre et le besoin de se révéler au gré du succès fanatisait l’ensemble de la troupe. Du moins c’était le cas pour Ludmila, qui ne vivait pratiquement plus que pour de telles journées.
Secondant le Régiment des Flammes mené par le Cardinal de Guerre, elle avait par ailleurs employé les grands moyens afin de ne prendre aucun risque quant à sa crédibilité - Cavalière misérable, elle n’escomptait pas dévoiler sa tare en matière d’équitation en une pareille occasion, et avait donc trouvé une parade pour le moins agréable ! A la place de l’usage d’un destrier, elle avait fait appel à deux d’entre eux par l’intermédiaire d’un char de guerre des plus seyants, se tenant fièrement sur la plateforme mobile qui annihilait purement et simplement le risque d‘une mauvaise chute ou d‘un potentiel retard au cours de cette marche forcée. L’une de ses servantes personnelles placée à sa gauche tenait les rênes alors que de son côté, elle jouissait d’une plaisante inactivité ponctuée par des regards vivaces en direction de l’horizon ou des soldats alentours, l‘oriflamme de son régiment flottant au dessus de sa silhouette cuirassée afin de relayer de loin le commandement de Zvezdan.

Ce dernier n’avait pas à lui indiquer la marche à suivre, l’organisation s’était vue planifiée au préalable et il ne restait à la vandale que de suivre les directives de manière à les retransmettre sans perdre de temps. L’état major se concertait de son côté et les seconds couteaux veillaient à la bonne gestion de la piétaille, simple et commode ; sobrement efficace.

Elle ne rechignait pas à la tâche même si en son cœur elle n’attendait qu’une seule et unique chose : L’opportunité de se joindre personnellement à la mêlée quelle qu’elle soit afin d’imposer l’usage de sa lame impie et s’approprier des trophées propices à la belliciste séduction de son Dieu. De l’égoïsme ? Certainement. Ce n’était plus une nouveauté qu’elle cherchait à prendre les devants en son nom propre, et si elle répondait fidèlement aux attentes de ses supérieurs il y avait fort à parier qu’elle ne tolérerait aucun écart de la part des rangs semblables ou inférieurs au sien. Pour le moment elle se confortait dans ce rôle, mais plus tard, rien ne garantissait que la rage ne l’emmène vers des sentiers plus tortueux car aveuglants.

Vivement la suite, que les repérages laissent place aux cliquètements des cuirasses et aux vrombissements des armes. L’Ost rougeoyant avait été appelé pour la libre expression de son potentiel… et il avait beaucoup à dire.


[Début août] Et ils rougissent, au sang qui coule de leurs plaies [event Bers] NolCm9W
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KostasKostasArmure :
Cardinal de la Famine

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Message Re: [Début août] Et ils rougissent, au sang qui coule de leurs plaies [event Bers]   [Début août] Et ils rougissent, au sang qui coule de leurs plaies [event Bers] EmptyMar 16 Aoû - 12:41


Jaspar se terrait dans son antre depuis son retour du Sanctuaire ou presque. Il avait gagné le droit de s'occuper des archives du Dédale et que dire à part que c'était un travail pharaonique. Personne n'avait du mettre de l'ordre dans les parchemins, livres ou tablettes depuis au moins un siècle. Il ne fallait pas croire que cette tache rebutait me Cardinal, il l'avait même voulu. L'ancien moine trouvait même cela passionnant. Il ne fallait pas croire que les Berserkers n'étaient que des barbares illettrés ne connaissant rien à la vie en dehors du combat. Il trouva certaines œuvres fortement alléchantes dans le fourre-tout qui servait de rangement à tout cela. Au départ le Cardinal fit tout ramené petit à petit dans ses appartements réaménageant la pièce jouxtant ceux-ci pour en faire la bibliothèque du Dédale. Du travail, il y en avait et il avait à peine commencé sa classification depuis quelques jours qu'un ordre du Pontife arriva.

C'est ainsi que le Cardinal de la Mort rassembla son armée celle du Feu pour aller marcher sur Jamir. Jamir et sa tour, fief des alliés d'Athéna. C'est à Jamir que vivrait les descendants d'un peuple dsparu, ce serait aussi la que serait formés les réparateurs d'armures sacrées. Quoi de plus logique d'aller les attaquer eux après l'échec de l’enlèvement du Gold Saint du Bélier? Et pourtant l'idée de l'attaque ne venait pas de Thivan mais des forces des Enfers. Les alliés des Berserkers avaient commencé un assaut sur la Tour de Jamir et avait envoyer un messager quémander de l'aide au Pontife. C'est ainsi que les forces du dédale prirent la route pour l'Himalaya. Jaspar fauchait les vies qu'il croisait, récoltant les âmes pour accroitre son pouvoir. La route des Berserkers passa par de nombreux village où la destruction, le chaos et la mort furent distribué telle la bénédiction d'Arès. Et après de longs jours de marche, ils arrivèrent enfin à leur destination.

_ "C'est pourquoi on l'appela du nom de Babel, car c'est là que l'Éternel confondit le langage de toute la terre, et c'est de là que l'Éternel les dispersa sur la face de toute la terre."

Thivan le fit appeler ainsi que Zvezdan, ils était les deux seuls généraux encore présents désormais mais il ne fallait pas croire que les forces d'Arès étaient amoindries, Mort et Guerre allait de paire tout comme les armées des Flammes et du Feu. Il répondit aux commentaires du Cardinal de la Guerre. Il avait toujours son casque en forme de crane, ne l'ayant pas quitter ou presque du voyage, personne ne devait voir son visage, du moins aucun soldat de bas rangs, il était la Mort, il n'avait pas de visage humain. Il le retira après être descendu de sa monture grise, Bigadin.

_ Si la tour est encore dressée depuis des siècles c'est qu'elle doit avoir ses propres forces de dissuasion. Jamir est rattaché à Athéna et non au Sanctuaire d'après ce que j'ai survolé sur les parchemins que j'ai déjà rangé. Les Spectres ont du bien amoindrir les défenses présentes. Les éclaireurs sauront nous le dire, voir peut être nous ramener un membre de l'armée d'Hadès pour clarifier les choses.

Il tourna son visage angélique vers l'ancien Cardinal de la Pestilence, ses mèches blondes cachaient toujours son regard émeraude jusqu'à un léger vent se mette à souffler pour soulever ses cheveux et laisser découvrir ses yeux à l'expression froide, à vous glacer dans le dos.

_ Avons-nous un but sous-jacent, l'aide à nos alliés ne mérite pas forcément que nous mettions toute nos forces en ce lieu Thivan?






Un homme qui ne connaît que la peur et la faim ressemble à une bête.

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CésarCésarArmure :
du Mushmahhu

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[Début août] Et ils rougissent, au sang qui coule de leurs plaies [event Bers] G-jaune1350/1350[Début août] Et ils rougissent, au sang qui coule de leurs plaies [event Bers] V-jaune  (1350/1350)
Message Re: [Début août] Et ils rougissent, au sang qui coule de leurs plaies [event Bers]   [Début août] Et ils rougissent, au sang qui coule de leurs plaies [event Bers] EmptyMar 16 Aoû - 19:03
    C'est quelque chose de sale et d'étrange que de voir une armée en mouvement. Surtout une armée de cette taille. Et pour aller où ? Loin, dans les montagnes, tout au nord. J'leur aurais bien dit d'aller se faire mettre, mais on peut pas. Un soldat, même moi, doit parfois suivre et obéir. Après tout, j'suis d'accord pour qu'on se serve de moi. Le petit singe savant qui va faire avancer la cause du seigneur Arès. Une armée ne bouge jamais seul en plus. Tout un tas de mouche la suit. La vie en fait. Les familles pour certains. Ceux qui espèrent vendre aux soldats en échange de leur butin. Et on oubliera pas dans ce petit inventaire, les putains. Ça occupe le temps de la marche car c'est loin là où on va. Très loin. C'est là qu'il nous faut porter les bienfaits de la guerre. Et une armée en campagne ne s'embête pas le plus souvent des ravitaillements, elle ne sourit sur et avec ceux qui croisent sa route, littéralement.

    Et des gens étranges sortent de leur torpeur. Dont celui qui dirige les armées, et son aura sinistre qui n'augure rien de bon. Notre pape noir. Sombre maître des armées d'Arès. C'est donc à lui que même des mecs comme Zve' doit lécher les bottes. Bref, je suis content qu'il ne s'occupe pas des merdes et des troufions comme moi. J'ai déjà bien assez à faire à rendre des comptes à monseigneur la mort et monseigneur la guerre... Et puis, dans toute cette histoire, il y a la petite Esther. Qui comme j'ai pu le voir tout le long est beaucoup plus sordide et malsaine qu'elle ne me l'ait avoué lorsqu'elle m'a accueilli dans le dédale. Temps pour moi de lui rendre un petit cadeau, remerciement pour tout ce qu'elle a fait. La retrouvé fut difficile et ça me prit un certain temps mais... une gamine cuirassée dans une calèche malgré tout, ça se remarque sur le long terme.

    Et personne ne veut s'occuper d'elle alors je n'ai pas eu trop de mal à récupérer la corvée consistant à lui donner à manger. Oh rien de bien fameux ou glorieux mais de quoi s'amuser un peu. Et c'est le plus important, dans ce genre de grande marche où on ne fait que marcher et se faire chier et où il est difficile de parfois garder son esprit quelque part. Du moins, c'est le cas de ceux qui vont mourir, des premières lignes et des misérables, comme moi. Pas des grands, qui doivent avoir la tête pleine de calcul ou des petits, qui rêve de devenir grand, comme la hyène. Mais ça serait chiant de juste donné de la compote à une gamine qui bave. Sordide petit être. Pour s'amuser, j'ai rajouté dans la tambouille quelques petits champignons de mon cru qui devrait lui faire entendre les lumières et chanter les couleurs. On risque de bien s'amuser, surtout si elle revient à elle !

    Ni vu ni connu, le forfait accompli, je m’éclipse vivre de vin frais et d'opium et peut-être aller voir les dames pour m'occuper. En tout cas, je n'ai pas eu longtemps à me poser la question, quand j'ai senti une sorte de perturbation. Une étrange douleur, caché dans celle que je vis. Oh, c'était la rousse qui demandait à me voir. Eh bien, disons que c'était proche de mon programme d'origine alors pourquoi pas. Mais je n'ai pas pu m’empêcher de rire tout seul quand j'ai entendu comment elle m'appelle. C'est terriblement et tellement drôle. Le seigneur du rien le maître du vide. Je remonte donc doucement le cours de l'armée à la recherche de la douce rouquine. C'est pas facile à trouver une aiguille dans une botte de foin, mais bon, j'ai fini par mettre la main sur la belle, à défaut de le faire littéralement, du moins pour le moment. Elle était là, sur sa monture.

    « - Et bien ma belle, te voilà seule ! Tu t'ennuies de ma compagnie ou de celle de tes suivants et tu viens tuer le temps dans mon sang . Voilà un programme qui semble des plus amusants, plus sympa en tout cas, que vers là où on se dirige. Je me demande bien qui viendra avec moi à l'abattoir. Combien mourront ? Trop peu sûrement... »


Cuirasse du Mushmahhu:
 


You needed a touch of madness to do it. You can't have a masterpiece without madness.
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ArèsArèsArmure :
...
Message Re: [Début août] Et ils rougissent, au sang qui coule de leurs plaies [event Bers]   [Début août] Et ils rougissent, au sang qui coule de leurs plaies [event Bers] EmptySam 27 Aoû - 14:01
Une ombre se dessinait dans le ciel alors que les Berserkers étaient réunis. D'un souffle teinté de flammes et de fragrances de chairs brûlées, le Seigneur de la destruction entrait en scène avec un grand sourire sur le visage. Oh qu'il aimait cette sensation ! Cette joie de couper en deux une personne ! Cette joie de sentir les craquements des os sous ses poings ! Cela lui avait manqué depuis Kiev et d'un regard circulaire, il était déçu par le faible nombre de ses troupes mais c'était pas bien grave, Thanatos avait amené avec lui une dizaine de Spectres et non des moindres. D'un geste de la main, il invitait les siens à le suivre en direction de Jamir quand il fit signe de ne pas aller plus loin. Un faible halo de lumière dorée sur le sol marquait encore la présence des sceaux d'Athéna et prendre la tour ne serait pas aisée.

Soudain, le sol se mit à trembler brutalement. D'un cri de stupeur, on pouvait voir au loin une montagne qui s'élevait vers le ciel avec un cosmos sombre et violacé. La demeure des Spectres prenait naissance en face de Jamir, comme pour la défier éternellement. Une tour noire apparaissait au loin sur les flancs de la montagne aux couleurs noires de jais. C'était là tout le pouvoir d'Hypnos et de Thanatos dans toute sa splendeur. Mais le Dieu de la Guerre avait sa propre idée de ce qu'il voulait faire. Il ouvrit alors un passage dans l'Hyperdimension et en sortit un étrange coffret avec son propre sceau.

- Il est beau hein, c'est moi qui l'ait fait !

Il était fier et c'était pas peu dire, un moment de simplicité comme il aimait en avoir. Il n'aimait pas les cérémonies et les crises pour un rien, il aimait vivre à pleines dents comme disaient les Humains (seule chose pour laquelle il aimait la création des Dieux, ils étaient aussi fous que lui si on leur lâchait la bride un temps soit peu). Il relevait alors le coffret et d'une chiquenaude, il brisait le sceau. Soudain, une créature en sortait. Une sorte de coeur étrange battant à intervalles régulières.

- Je vous présente le troisième coeur de la Citadelle de chair. Il est en lien direct avec la Transylvanie et nous allons avoir notre "chez nous" aussi. Regardant autour de lui. Rhiannon, a toi de le placer, ton empathie avec le sang peut être utile pour savoir où ma petite beauté sera heureuse.

Il tendit le coeur à la jeune femme et lui laissait le soin de choisir le meilleur endroit. Une fois fait, le sol allait trembler de nouveau pour fonder une muraille de chair tout autour des protections de Jamir. Cette construction de cartilages, de sang et d'os allait permettre aux siens de vivre comme s'ils étaient à la maison et c'était pas plus mal. Faire tomber la muraille imposerait de détruire le coeur. Chaque Berserker présent sentait que leurs propres vies maintenaient l'ensemble en état. Arès avait voulu ainsi pousser les siens à protéger les lieux comme si la vie ... Non mais merde, ils avaient compris le sens de ce message, on passe pas, point barre !

Citation :
Création de la muraille de Chair autour de la Tour de Jamir.

Pour briser le coeur de la muraille, il faut abattre tous les Berserkers présents ci dessus. Le coeur a les statistiques cumulatives de tous les Berserkers et peut se défendre évidemment.



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RhiannonRhiannonArmure :
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Message Re: [Début août] Et ils rougissent, au sang qui coule de leurs plaies [event Bers]   [Début août] Et ils rougissent, au sang qui coule de leurs plaies [event Bers] EmptyDim 28 Aoû - 14:41
[HRP : Vu le post d'Arès, je réponds en premier. Post fait avec l'accord d'Akrites qui me laisse carte blanche pour le Cœur]

Ludmila... Enfin, je te retrouve.

Un sourire s'était dessiné sur les lèvres de Rhiannon au moment où elle avait ressenti la présence de la seule berserker qu'elle avait conviée en son antre au plus profond des forêts daces. Cette jeune femme lui plaisait. La jeune franque le reconnaissait sans la moindre gêne, songeant au manque de cohésion de l'armée du maître de la Guerre. Sentir cela lui avait causé un malaise certain. A l'entendre, on aurait pu croire aisément que l'armée était prête à se dévorer elle-même.

Si telle est la réalité, quelles chances avons-nous de survivre et d'accomplir les directives de notre maître.

Retenant un soupir, elle sortit de son marasme en apercevant le maître des vices et des excès accourir vers elle. A voir sa mine réjouie, il devait avoir commis un autre de ses tours pendables. De quoi donner un peu de réjouissance en cette attente plus que longue.

~ Oui, je suis ravie de te retrouver, seigneur César. Dis-moi, quelles nouvelles as-tu à me donner. J'ai la certitude que tu as aussi trouvé de quoi tuer le temps avant d'entendre mon appel. D'une manière plus que plaisante, du moins à tes yeux...

Puis, désignant du doigt un point précis de l'armée.

~ Quel tour as-tu joué ? Entre frère et sœur de sang, tu peux bien me le dire. Jamais, ce ne sera par moi que la délation viendra, sois-en assuré. Puis, qui sait si l'envie de te soutenir pourrait fleurir en moi.

Et avançant la main vers son cou.

~ Ton sang est si délectable, si délectable. Maintenant pour en revenir à mes proches, ils sont loin. Bien à l'abri des crocs et désirs de certains. Seule une insensée les emmènerait en un tel lieu. Puis, souriant encore à l'expression de son frère d'armes. Aussi si tu souhaite encore avoir l'occasion de taquiner Basine et de prendre une nouvelle volée dans la foulée, tache de rester en vie.

Une pointe de sincérité transparaissait malgré tout en son ton amusé.

Un instant s'écoula encore avant que soudain le ciel ne se teinte de flammes accompagnées d'odeurs plus caractéristiques. Celles du parfum plus qu'entêtant des carnages, du sang et des cendres accompagnant le maître absolu des batailles comme une seconde peau. A cette sensation, le coeur de la splendide rousse se mit à battre plus fort, la poussant à poser une main sur son sein. Retenant son souffle, elle levait les yeux vers l'origine de cette ombre qui planait au milieu de ce spectacle unique.

Voici donc le seigneur que je dois servir...

Elle sentait son énergie se réveillait à ce contact même éloigné. Cette influence qu'il exerçait sur la franque ne faisait plus le moindre doute. Aussi, ce fut dans le silence qu'elle le regarda prendre place sur le sol de Jamir. Mais cela ne s'arrêta pas là. Dans un vacarme assourdissant une véritable forteresse jaillissait des entrailles même de la terre voire du néant pour se dresser en un défi éclatant de noirceur droit face à la montagne sacrée.

Les spectres ?

N'ayant pas davantage le temps de creuser davantage la question, elle se retourna de nouveau vers celui qu'elle avait juré de servir et protéger. Avec un goût moins prononcé pour la mise en scène, le dieu fit apparaître devant ses troupes un coffret singulièrement ouvragé dont il ne tarda pas à faire sauter les sceaux.

Sobre et diablement efficace...

Elle aimait bien cette façon de faire sans trop de chichis et autres discours tenant davantage de l'autosatisfaction que de la réelle information. Information qui ne tarda pas à quasi faire sursauter l'ensorcelante rousse à l'énoncé de son prénom.

~ Qu'il en soit fait selon votre volonté, divin Arès. Sur ma vie et ma lame, je vous jure de trouver ce qu'il se fait de mieux pour accueillir ce cœur que je sens déjà résonner en moi. Il aura plus de valeur que ma propre vie.

Sur ces mots, elle descendit de cheval avant de serrer le cœur tout contre elle. Ses yeux se fermèrent lentement à mesure que son cosmos s'éveillait, éclatant au grand jour, trahissant sa nature profonde tout en émettant un appel qu'elle seule était capable de lancer.

" Que la nuit vienne, que l'ombre dissimule aux yeux même d'Hélios ce que je m'apprête à faire. "

Les anciennes divinités n'avaient à présents plus le moindre secret pour elle. Évoquer le Soleil en cet instant lui était devenu si naturel. Matthias avait le mérite de connaître bien plus les anciennes dieux qu'on aurait pu le penser au premier abord. Déchiffrer les anciens textes grecs et latin avait été si simple pour lui que Rhiannon avait pu combler son retard en ce qu'elle croyait juste êtres d'anciens mythes oubliés.

Levant la tête vers le ciel, elle rouvrit soudain les yeux, discernant les premières chauves-souris vampires à avoir répondu à son appel.

" Ecoutez-moi...

Ecoutez-moi et de votre multitude, préservez-nous de cet astre qui nous trahit tous. Qu'en ces lieux, notre nuit tombe en plein jour. "


Sans attendre un spectacle que seul César avait pu contempler dans une moindre mesure quelques semaines auparavant, Rhiannon étendit ses ailes de cosmos, faisant resplendir sa cuirasse d'une lueur aussi glaçante que féerique, s'adressant directement au monstre qu'elle tenait tout contre son sein.

" En cet instant où un voile d'ailes et de fourrure nous enveloppe tous en une masse aveugle, que seule la nuit noire dénuée de lune et d'étoiles règne en ce territoire. Milliers, elles sont pour nous. Milliers, elles nous dissimulent. Que la "nuit rapide" soit notre alliée. Qu'elle préserve de la connaissance de regards malveillants l'écrin que je suis sur le point de t'offrir. "

Battant inconsciemment des ailes en cette obscurité aussi artificielle qu'impénétrable, la rousse combattante, plongea encore davantage dans la transe qui avait déjà commencé à s'emparer d'elle. Pour placer le cœur, elle devait le sentir au plus profond d'elle-même...

Deux oreillettes, deux ventricules, des valvules, des artères et tout le reste...

Sans un geste de plus, elle s'aligna sur le battement de ce cœur, amenant leurs deux rythmes à n'en faire plus qu'un, sombrant encore et encore plus profondément en cette plongée qui semblait ne connaître aucune fin.

" Toute cette terre, toutes ces roches, ces cailloux et même la plus infime des poussières n'auront plus de secret pour toi. Que l'eau soit aussi avec nous, l'eau et le sang...

La vie et l'inerte entremêlés sont ton écrin...

Que ton nid apparaisse maintenant aux portes de ma conscience, à fleur de mes sens. Que le flux de vie me porte jusqu'à la cage qui sera ton fourreau... "


En cet instant, cet univers qui n'était plus qu'à elle, Rhiannon percevait une autre réalité, un monde digne des effets des potions de César. Seulement, ce monde-là était réel, bien réel, juste vu sous un autre angle.

Puis, prenant son envol, la franque se perdit au milieu de la masse mouvante des chauves-souris. Si nombreuses en cet instants, ses petites vampires lui offraient le couvert idéal, lui laissant toute latitude pour se positionner au mieux au-dessus de l'écheveau qui ne tarderait plus à accueillir le cœur en son sein. L'accueillir, le nourrir dès que la jeune combattante lui aurait offert l'amorce qui la viderait un bon moment de toute force.

" Montre-moi... "

Une lueur au milieu qu'un ensemble de canaux se dessina soudain au cœur de sa conscience. Et sans attendre, elle piqua, toujours dissimulée par le nuage saturé de son propre cosmos. Ses alliées ne faisaient en un instant qu'une seule entité avec elle, liées par le sang. D'un geste empli d'une tendresse surprenante, elle déposa alors le cœur en un point de convergence d'où tout jaillirait. Puis, mordant avec fureur sa propre chair, elle l'arrosa de son sang, lui donnant l'élan final pour qu'il se lie avec ce monde. Attaché au sol, à la terre, à l'eau et à la vie passant et repassant auprès de lui, il ne tarda pas à émettre une première artère qui s'élança dans le sol, charriant ce qui donnerait sa première ébauche de chair. Puis, ce fut au tour de la première veine de partir fouiller le sol, l'eau, la vie et toute la matière propre à le nourrir sous l'impulsion de la force vive que lui fournissaient non seulement le sang de Rhiannon mais aussi la présence de tous les berserkers présents.

Une à une les fibres naissaient, s'élançaient, s'entremêlaient, prenant pied sur une terre qu'elles assaillaient et conquéraient à la vitesse d'une marée qui recouvrait tout sur son passage sans jamais se retirer.

Le Cœur battait à tout rompre sous une gangue qui ne tarda pas à l'isoler de tous et de toutes, le rendant quasi indécelable. Seule celle qui l'avait placée en ce lieu saurait maintenant le retrouver au milieu du fatras de chairs dévorantes qui avait pris place tout autour de lui. La seule autre manière serait de totalement détruire la muraille de Chair...

Mais cela ne serait pas aussi simple. Reprenant soudain son envol sans plus poser un seul regard au lieu où elle avait laissé le Cœur, Rhiannon s'empressa de rejoindre César.

Se posant avec difficulté, elle donna l'ordre à ses compagnes de se disperser. Aussi soudainement qu'il avait disparu, le soleil revint et avec lui une muraille à nulle autre pareille prenait son essor droit vers lui, tendant sa masse vers le ciel, tout en enserrant étroitement la terre de Jamir en un cercle impénétrable à tout ceux qu'Arès lui avait désignés comme proie.

~ César... Je crains ne pouvoir t'accompagner de suite... A cette grande fête...

Sa voix était affaiblie, trahissant l'effort qu'elle venait d'accomplir.

~ Trouver l'écrin pour le Cœur m'a quasi vidée de toute force... Il me faudra du temps pour retrouver ma force originelle à moins que...

Elle n'avait pas grand chose à ajouter. Son regard vers le bras de son compagnon d'armes suffisait.

~~~~~~~~~


Au loin, hors de portée de la tourmente à venir, une silhouette se découpait sur l'horizon. Un cavalier qui l'avait pistée à distance à chacune de ses sorties du Dédale.

~ Tu es bien celle que j'avais pensé avoir retrouvée... Épuise-toi bien, petite reine...



Citation :
Rhiannon est épuisée suite à la mission d'Arès. Il lui faudra un peu de temps pour récupérer

Rhiannon se réveille ici


- ~ Paroles - Pensées - " transmissions de Pensées " -

- ~ Matthias, Basine et co - ~ Le Cavalier -



Spoiler:
 


Dernière édition par Rhiannon le Ven 7 Oct - 12:42, édité 1 fois
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MorriganMorriganArmure :
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Message Re: [Début août] Et ils rougissent, au sang qui coule de leurs plaies [event Bers]   [Début août] Et ils rougissent, au sang qui coule de leurs plaies [event Bers] EmptyLun 29 Aoû - 0:34
Sous la couverture forestière, la horde des possédés arrêtaient leur marche sans trouver d'ennemi sur leur chemin. Ils étaient arrêtés devant une barrière invisible les empêchant de faire un pas de plus. De toute évidence, les spectres n'étaient pas encore parvenus à assez entamer le champ de force pour permettre aux berserkers de mener une attaque rapide, à l'instar de leur raid au sein du sanctuaire. De fait, il ne lui était pas utile de demeurer plus longtemps sur place. Au milieu de cette meute humanoïde, une petite fille porteuse d'une cuirasse macabre déshabillait son expression de toute tension. Ce jour où elle serait exposée à sa vraie nature se voyait remis à plus tard. Forte d'un profond soupir de soulagement, la Tarentule tournait le talon dans l'optique de retourner vers les siens.

Le plan était pourtant simple, mais soudain, un pressentiment l'emportait. Non pas une sensation de danger comme elle avait déjà pu l'expérimenter de nombreuses fois depuis son arrivée au sein du Dédale de chair, mais un désagrément. Qu'elle plisse les yeux, il lui semblait que le vert du feuillage se faisait plus vert que d'accoutumée. Qu'un nuage laisse passer un rayon de soleil, et la lumière sur un buisson venait l'aveugler pendant une micro-seconde ; l'instant d'après, la Tarentule se trouvait les fesses à terre. La surprise sur son visage annonçait son scepticisme, avant de se changer en crainte. La capacité d'un ennemi ? Balayant du regard l'environnement alentour, des signes de nervosité se faisaient ressentir. D'évidence qu'elle n'avait pas l'expérience du combat, et une simple surprise pouvait rapidement évoluer en un sentiment de panique.

Dans une grimace, Esther se tenait la tête, brusquement affligée par un violent acouphène. Sa silhouette devait d'ailleurs vaciller l'espace d'un instant, et trahir le caractère artificiel de son enveloppe charnelle en ce lieu. La respiration de plus en plus courte, elle se relevait maladroite, comme désorientée. À ses côtés, un hurlement d'agonie se faisait entendre. L'un de ses jouets venait de se jeter sur sa tendre en vue de la dévorer. Petit à petit, la Tarentule sentait sa toile sur les villageois se fragiliser. La plupart étaient pris de spasmes, d'autres se bousculaient par accident, les derniers s’entre-tuaient. Ces moments de violence chaotique se ponctuaient de cris, de râles et de pleurs. L'instigatrice même sentait qu'il ne lui serait bientôt plus permis de se tenir sous cette forme, nécessitant d'agir avant de relâcher les villageois.

D'aucun ne devaient pouvoir témoigner de ce qu'ils avaient vus. Aussi Esther se concentrait-elle pour impulser dans leur esprit une idée forte : celle de se dévorer jusqu'à ce que mort s'ensuive. Le sol goûtait dès lors des rasades du sang d'une communauté entière d'anonymes. Leur folie sanguinaire prenait des proportions telles que la Tarentule elle-même ne devait pas être épargnée. En effet, une dizaine s'amassaient autour de son corps astral, la tiraillant de tous les côtés, lui assénant griffures et morsures. Si elle ne ressentait pas la douleur sous cette forme, son imagination et l'acuité sensorielle de la drogue qui lui avait été administrée faisaient le travail, si bien qu'il lui semblait saisir le moment où ses articulations se disloquaient, où des lambeaux de chair se détachaient de son corps et où son sang s'échappait de ses veines jusqu'à dépasser le seuil critique qu'un être peut supporter. Qu'elle emploie toute son énergie à se dégager de cette torture en disparaissant simplement, la Tarentule se trouvait impuissante à commander son esprit, subissant son propre massacre. Dans un ultime craquement puis déchirement, sa tête quittait son buste, pour rouler au sol et donner à voir un regard creux ; perdu dans le vide.

Se redresser brusquement depuis sa charrette où se tenait l'armée d'Arès, les habits trempés de sueur. Elle entendait le tambourinement de son cœur sur sa boîte thoracique, avant que cette pulsation ne remonte jusque sa tempe pour lui instiller une migraine terrible. Prise de tremblements, son corps chétif allait se recroqueviller sur lui-même, attendant qu'un songe l'arrache de sa douleur. L'émotion avait demandé tant d'effort qu'il ne suffit que de quelques minutes pour y parvenir. L'intervention d'Arès ne lui apparaîtrait qu'à son réveil.


Merci pour l'avatar Gawa !
[Début août] Et ils rougissent, au sang qui coule de leurs plaies [event Bers] Morrig12
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Message Re: [Début août] Et ils rougissent, au sang qui coule de leurs plaies [event Bers]   [Début août] Et ils rougissent, au sang qui coule de leurs plaies [event Bers] EmptyJeu 6 Oct - 9:26
    J’ai vu bien des choses étranges et malsaines dans ma vie, en particulier depuis que je traîne dans ce cloaque immonde et sordide qu’est le dédale de chair d’Arès mais là, on était dans quelque chose de bien sordide ! Arès… il est venu ! Il s’est manifesté ! La voix ! Celle que j’avais entendu et celle qui m’avait mis en mouvement ! Celle qui avait été l’annonciatrice d’un monde de souffrance délicieuse et de cruelle mise à mort. C’est à ce moment-là que j’ai su que malgré tout le bordel j’étais à ma place. Pour la première fois. Dans cette armée d’éclopé, d’attardé, de sadique et de gens mauvais. Un endroit où on réunit la merde du monde et sa lie la plus abjecte, pour en faire quelque chose, sans s’emmerder de moral ou de principe. En endroit parfait pour les déchets sans intérêt tels que moi.

    Mais ce n’est pas tout. La voix s’est adressé à Rhiannon non loin de moi. Lui confiant une tâche complexe que je l’ai regardé accomplir avec brio. Arès lui a demandé de s’occuper d’un nouveau coeur, d’un nouveau dédale. À quoi bon se déplacer à l’autre bout du monde, dans ce putain de trou perdu dans ces putains de montagnes, pour déplacer un deuxième putain de dédale ! On était enfin sorti de ce trou à rat pour se jeter dans un nouveau. Que représente cette tour de merde pour que toute l’armée de la guerre incarnée ne la rase pas et ne la fasse pas tomber ! Mais il devait là sûrement y avoir un plan complexe et logique. Mais le fait que ça soit simplement pour l’amusement de notre maître, soit aussi une raison, des plus valables. S’amuser avec la vie de ces soldats, avec sa merde, prête à lui servir à tout, s’amuser avec nous ! Je serais curieux de savoir ce que l’autre guerre pense que ça, celle plus humaine.

    Et poser le coeur a demandé à la douce rousse beaucoup d’efforts. Beaucoup trop… Elle est là, retombée, dans mes bras. La sotte. Oh que c’était facile, je l’avais là, entre mes griffes et j’avais posé sur elle la main. Je l’ai attrapé quand elle est tombée et c’est là que j’ai hésité. Serrant le poing en faire blanchir mes jointures. Tout le mal que j’aurais pu lui faire et tout le plaisir que j’aurais pu en retirer. Mais à quoi faire mal à quelqu’un s’il ne peut pas crier et si on ne peut pas lire dans ses yeux cette douleur qu’on lui fait ressentir. Cette liberté qu’il conquiert au prix de son détachement et de son mal. C’est ça, en réalité, la douleur, la clef de voûte de la liberté ! Le moyen de se séparer de tout, de n’être rien et ainsi, d’être libre. Car c’est quand on a tout perdu, qu’on est libre de faire tout ce qu’on veut. Et cette renaissance par la souffrance, c’est le plus beau jour de la vie d’une personne et le plus beau cadeau qu’un misérable tel que moi puisse offrir.

    J’aurais pu enserrer son cou de mes doigts et le serrer. Tordre sa nuque qu’un mouvement sec. Frapper son visage jusqu’à ce qu’il explose comme un fruit trop blet. Larder son corps de coup de surin. Lui ouvrir la gorge d’une oreille à l’autre. Ou plus drôle encore, remplacer son sang par le mien dans son corps et faire imploser le tout. Tant de façon de donner la mort, et autant de faire mal. Mais la douleur était un art subtil qui se partage. Et pour la partager, il faut être éveillé. Après quelques longues secondes à serrer les poings, j’ai fini par les relâcher, je pouvais sentir le sang couler dans ma paume, larder par mes ongles. Plus tard… nous nous ferons mal plus tard. Je me suis donc relevé, je l’ai mise sur mon épaule et je me suis mis en route vers sa tente. Une fois là-bas, j’ai collé ma paume entaillée sur ses lèvres et je lui ai donné à boire. Une mère à son enfant.
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