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Février 553 AD (Jusqu'au 30 Septembre 2020)
 
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 [Chronique Février 551] Une nouvelle mue

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Message [Chronique Février 551] Une nouvelle mue   [Chronique Février 551] Une nouvelle mue EmptyVen 1 Mai - 23:04
Les jours qui suivirent l'entrevue avec le Légat amenèrent beaucoup plus de questions que de réponses. Et il avait du mal à s'adapter à ce nouvel environnement. Pour commencer, "ses" quartiers semblaient faire partie d'une espèce de quartier militaire qui, lui avait-on expliqué, dépendait d'un Général de Poséidon. Sauf qu'il ne connaissait pas le moindre général et savait encore moins comment les distinguer des autres marinas. Son espace de vie se composait d'une petite pièce à vivre, une chambre, une salle de bain, meublées simplement.
Orphéus lui avait dit de revenir quand il serait reposé, mais le lit, pour un homme du Nord, n'avait rien de vraiment confortable et il n'avait pas fermé l’œil en 3 jours. En désespoir de cause, il s'était laissé tomber d'épuisement à même le sol, enveloppé dans sa peau d'ours et son écaille qui ne le quittait plus.

Il avait effrayé une servante le jour où, se préparant pour sortir explorer les alentours, il avait arraché devant elle sans réfléchir la parcelle d'écailles synonyme de cicatrisation sur son épaule. Elle était partie en courant sans même chercher à comprendre.

Quand parfois il se rendait dans ce qui tenait lieu de cantine militaire -un endroit où favoriser les liens de camaraderie, apparemment-, il trouvait la nourriture gâchée par les sauces et les huiles utilisées.

Afin d'être sûr de ne pas commettre d'impair, il avait demandé s'il était possible qu'il pêchât lui-même, mais encore fallait-il faire attention aux espèces capturées et à la quantité prélevée. Cela ne le gênait pas, mais sa connaissance se résumait à peu près à comment attraper un poisson et comment le vider proprement.

Il essaya de se rendre dans la grande bibliothèque, où il y aurait forcément de quoi abreuver sa curiosité. Il fut impressionné par l'amoncellement de parchemins, rouleaux, codex, feuilles volantes, manuscrits, tablettes gravées, et autres fragments de connaissance. Malheureusement, le langage utilisé par les Atlantes rendait ses lectures difficiles, ses conversations par moments sans queue ni tête et il ne comprenait rien au système de hiérarchie des grandes familles, ou à l'organisation en général d'Atlantis.

En plus, le climat ici était beaucoup plus doux qu'à Asgard. Résultat : il suait après le moindre effort et l'humidité ambiante le mettait de mauvaise humeur.

Alvis se demanda s'il avait le mal du pays. Ce serait bien la première fois, et il se surprenait lui-même à regretter un endroit où il y avait du blizzard trois jours sur quatre, des prédateurs toujours en mouvement, du bois à couper pour les cheminées, des dieux qui ne vivaient que pour s'entretuer à la fin dans un ordre précisément réglé et Asher.

"Je me demande comment va Fimbul..."

Il soupira pour la vingtième fois de l'heure et décida d'aller faire un peu d'exercice. Si on ne lui interdisait pas explicitement de sortir nager, il sentait bien les regards des gardes en faction le suivre. Notamment ceux qu'il avait un tout petit peu amochés. Mais ils en eurent pour leur compte quand, indécis quant à la marche à suivre, ils virent le garçon plonger la tête la première dans l'eau et la ressortir précipitamment pour recracher la tasse. Puis quand il tendit prudemment le bras et le bougea dans l'eau tandis que le reste de son corps se trouvait à l'intérieur de la bulle d'air Atlante. Certains éclatèrent carrément de rire quand il entreprit de rentrer tout entier dans la surface liquide puis de revenir à l'intérieur, trempé, le changement d'élément et de température l'amenant à éternuer ou à se pincer de nez car le sel lui montait à la tête.


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Dernière édition par Alvis le Lun 4 Mai - 18:24, édité 2 fois
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Message Re: [Chronique Février 551] Une nouvelle mue   [Chronique Février 551] Une nouvelle mue EmptySam 2 Mai - 20:36
Toujours solitaire, le survivant des glaces ne tentait même pas de se lier.

Personne n'attisait son intérêt, Orpheus inclus. Il ne respectait le Légat que dans un souci purement pratique : sa survie dépendait en quelque sorte de son bon vouloir. Dans la mesure où il était incapable de s'orienter par rapport à la surface, ni de danger aussi vite que les hommes-poissons, il se tenait à carreaux sans provoquer de remous, comme il l'avait toujours fait. Encore que, s'il réfléchissait à ce qu'il était encore une paire d'années plus tôt, il avait gagné en sagesse. Autrefois, il ne se serait jamais rendu aux gardes pacifiquement, il n'aurait jamais accepté de soutenir le regard d'un homme sans lui répondre avec véhémence, ni de toucher l'écaille juste parce qu'on le lui demandait.

C'est ainsi que lorsqu'il se laissait voir, c'était généralement sur les toits de la cité, dans ses quartiers, dans un recoin isolé de la bibliothèque ou près de l'eau pour tenter de maîtriser le changement de milieu. Cette forme d'escalade lui permettait de garder sa souplesse et son agilité, d'explorer l'immensité d'Atlantis et d'en dresser une carte mentale, de ne pas être dérangé et de survivre à sa façon.

***Tu ssssais, en resssstant éloigné des autres, tu n'auras jamais d'amis.
-Ils ne me tolèrent que grâce à cette järn... écaille. Même si ce ne sont pas mes yeux ici, ou le fait que je défende ton retour à la fin du monde, ils ne m'accepteront pas plus. Tu sais pourquoi ?
-Tu es un étranger, un Vulgaire... J'ai entendu oui. Mais il y a autre chose que tu ne dis pas.
-Et je continuerai de ne pas le dire, comme ça peut-être que tu te décideras à m'avouer si tu es oui ou non mon père !
-Même ssssi je te le disais, depuis Jamir tu ne me crois plus. Tu n'as qu'à imaginer que je le ssssuis, au moins tu pensssseras à l'avenir pour une fois.
-Jör...***

Il sentit que le Serpent ne dirait plus rien avant un moment, comme beaucoup trop de fois ces derniers temps. Il y avait trop de colère en lui et il ne savait pas comment la faire sortir, mais elle finirait par le dévorer s'il ne changeait pas d'attitude. Une certitude.


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Message Re: [Chronique Février 551] Une nouvelle mue   [Chronique Février 551] Une nouvelle mue EmptyLun 4 Mai - 15:13
Son sommeil très léger l'avertit de l'entrée de la servante dans la pièce un peu avant qu'elle frappât puis tournât la poignée. Les petits personnels dans les palais et les grands regroupements essentiels aux Nations avaient la fâcheuse habitude d'essayer de rentrer quand le silence répondait à leurs sollicitations, brisant une routine d'ermitage bien huilée. Que ce fût à Asgard ou à Atlantis.

La femme ouvrit la porte. Elle aperçut la forme emmitouflée du garçon au sol, dans son épaisse peau d'ours d'un blanc immaculé. Dos à elle, il ne bougea pas, mais ses sens aux aguets guettaient le moindre mouvement. Le garçon l'entendit déposer quelque chose sur la table, hésiter. Il fallait qu'elle s'assurât qu'il en ait pris connaissance, mais elle savait qu'il avait un caractère difficile. Et en même temps elle avait une montagne de travail à assurer, pas le temps d'attendre... Et puis, au réveil il ne devait pas être si dangereux que ça.
L'Atlante s'approcha, nerveuse. Parce qu'aussi petit et jeune était-il, il s'agissait d'un Éveillé. Qu'il avait vaincu des gardes expérimentés alors qu'il était blessé et fatigué. Mais après tout ce n'était qu'un Vulgaire, il allait rentrer dans le...

"Tu es morte."

Avant de comprendre ce qui lui arrivait, le Léviathan se détendit dans un geste. Il lui attrapa le poignet, bloquant sa fuite, porta son autre main à sa bouche pour l'empêcher de crier, puis la fit reculer jusqu'à la plaquer contre le mur. Elle l'avait tout juste effleuré.

Alvis attendit qu'elle cessât de se débattre, dardant sur elle ses deux pupilles fendues fixement. Au bout d'un moment qui sembla durer une éternité, il la relâcha doucement, toujours scrutateur.

"Si j'avais voulu te tuer, tu serais morte. Penses-y la prochaine fois que tu veux me toucher."

La femme opina, incapable de baisser la tête, ou de fuir. Il exerçait sur elle une emprise indéfinissable qu'elle ne saurait expliquer, conjuguée à la frayeur sans nom qu'il venait de lui infliger. Le pire, c'était qu'il avait raison.

"Maintenant que tu sais à quoi t'en tenir, montre-moi comment est faite une Atlante.
-Quoi... ?
-Montre-moi à quoi tu ressembles. Enlève tes vêtements."

Une expression choquée se peignit sur le visage de la servante et le Nordique fronça les sourcils. Comme il ne la quittait pas des yeux, elle s'exécuta lentement, anticipant la suite. Même si elle allait se plaindre après -en supposant qu'il y ait un après-, elle ne pouvait pas lui échapper maintenant, alors mieux valait obéir.
Quand le dernier vêtement toucha terre, elle voulut se cacher pudiquement mais il lui indiqua d'un signe de tête de ne rien en faire. Elle le vit la détailler scrupuleusement de haut en bas, n'épargnant rien.

"Tourne-toi."

Elle déglutit et obtempéra. En fait, ne pas le voir empirait son malaise. Ne pas savoir ce qu'il faisait, où il se trouvait, l'expression sur son visage. Elle l'entendit se déplacer autour d'elle, l'imagina sans peine la dévorer des yeux encore. Finalement il soupira.

"Tu ressembles simplement à une femme. Vulgaire ou Atlante, vous êtes pareilles.
-Et alors ?
-Et alors il n'y a aucune raison pour que tu me traites différemment d'un Atlante. Toi ou tes semblables d'ailleurs. Sachant ça, je me fiche de votre opinion. Vous n'êtes ni meilleurs ni pires. Je voulais m'en assurer."

Malgré l'outrage qu'il venait de prononcer, elle se tut. Quand ses supérieurs directs sauraient... D'un geste de la main, il lui indiqua qu'elle pouvait se rhabiller tandis qu'il se dirigeait vers l'enveloppe sur la table, frappée du trident. Il l'ouvrit, parcourut les lignes trop brièvement. La servante se crispa quand il retourna vers elle. Il lui tendit la lettre.

"Lis. Je n'arrive pas à déchiffrer l'écriture atlante.
-... C'est une affectation officielle. Le Légat Orpheus vous informe que vous êtes désormais sous les ordres directs du Général du Kraken, Sire Deukalyion."

Super. Il ne savait toujours pas à quoi pouvait bien ressembler le bonhomme. Il reprit la lettre et la plia avec un soin qui surprit la servante, compte tenu de son attitude précédente. Impossible de cerner ce garçon, il était aussi barbare qu'étrange. De nouveau, ses iris si particuliers sur elle.

"Reviens demain. Je veux que ce soit toi. Sinon je te retrouverai.
-Pourquoi ? Qu'est-ce que je vous ai fait ?
-Tu es jolie. Tu m'apprendras ta langue."

Un silence gênant passa. Alvis arborait une expression sérieuse et impassible, comme s'il venait simplement de lui souhaiter une bonne journée le plus naturellement du monde. Il s'approcha de la porte et l'ouvrit en grand. Elle pouvait partir. Elle n'avait aucune marque, aucune blessure, il ne lui avait même pas crié dessus. Et pourtant elle ressentait une grande honte. Comment allait-elle expliquer ça au Général ?


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Message Re: [Chronique Février 551] Une nouvelle mue   [Chronique Février 551] Une nouvelle mue EmptyMar 5 Mai - 22:34
Garder son calme


    - PARDON ?!


Il fulminait. Deukalyion était une personne droite, qui ne supportait pas les injustices et encore moins les abus. Alors lorsqu'il appris de la bouche de cette servante que son nouveau petit protégé... Oui parce qu'entre-temps il avait appris de la part d'Orpheus que la Scale du Léviathan avait trouvé une âme en la personne d'un ancien homme d'Odin, et qu'il reviendrait au Général du Kraken que de le surveiller et de le former. Bref. Donc, le fraîchement promu Capitaine du nom d'Alvis avait semblerait-il malmené la servante qui se chargeait de ses linges et de sa nourriture. Ce n'était pas une esclave, non. Une Atlante, au sang pur, qui souhaitait rejoindre un jour l'ordre des Prêtresses de Poséidon. Il lui avait ordonné de se déshabiller tout en lui empêchant de fuir. Il l'avait regardée nue. C'était un adolescent sauvage de ce que lui avait dit Orpheus et il en faisant ici une preuve magistrale.

Une profonde rage naissant en lui, ses poings se serraient alors que la dite-servante, de l'autre côté de son bureau de marbre, semblait se replier sur elle même, gênée. Après tout, comment ne pas l'être après un tel affront. Deukalyion se leva alors, sans un mot son écaille azurée vint le recouvrir. Il y a des choses qu'il ne tolérait pas, encore moins dans ses rangs. Il avait puni un homme par le passé, un commandant alors qu'il n'était qu'un simple petit chef de troupe, car l'homme avait la claire intention d'abuser d'une jeune fille. La prison avait été le remerciement pour Deukalyion. Cette fois, l'autorité, c'était lui. Il s'avançait, prêt à sortir et aller faire parler sa colère. Oh oui, et cela lui ferait le plus grand bien.

    - Général... ne... ne soyez pas trop dure avec lui... s'il vous plait...

    - Comment ?


Il était sur le point de sortir, et avait tourné la tête vers elle, un air grave. En cet instant, il semblait dangereux. Pas pour elle. Pour tout le monde. Et il le réalisa. Sa colère ne pouvait se diriger contre n'importe qui, il s'arrêta alors et ferma les yeux avant d'expirer un coup. Il fit quelques pas en marche arrière jsuqu'à poser ses cuisses contre le marbre de sa table et tendit la main vers elle.

    - Veux-tu excuser mon comportement ? Ma colère n'était pas dirigée contre toi... Je ne supporte juste pas ce genre de... choses. Je t'écoute.

    - Vous n'avez pas à vous excuser.. C'est juste que.. ce jeune homme est perdu. Il ne veut pas que l'on le touche. Il dort à même le sol... Je pense qu'il a vécu des choses difficiles et... il se sent rejeté. Il a pensé que je le traitais différemment mais j'avais juste peur de lui... enfin... de l'inconnu. Peut être que lui aussi, est effrayé par ce qu'il ne connait pas.

    - J'ai lu le rapport de notre Légat à son sujet. Nous avons tous notre lot de problèmes, de démons. Est-ce une raison pour se conduire ainsi ? Cela reste un acte que inqualifiable.
    de nouveau il soupirat, marquant une petite pause. Mais je t'entends.

Une grande inspiration et il se mit en route. Direction, le quartier militaire principal nouvellement construit au sein de la zone de l'Arctique. La priorité absolue de Deukalyion dans les reconstructions, il devait avoir ses forces au plus près de lui, parées à réagir aux quatre coins de la cité. Cela ne faisait pas que des heureux, mais le Sénat était de son côté pour le moment, les ravages de la guerre avait aussi frappé leurs familles.

Il arriva rapidement à sa porte, grande ouverte. Étrange. Mais le jeune homme était bien là.il entra alors, se plaçant dans l'encadrement de la porte et plongea ses yeux lagon droit dans ceux de son nouveau Capitaine. Son visage était fermé, ses traits prononcés, sévères,chacune de ses cicatrices amplifiant ses expressions. Il se tenait droit, des mains dans le dos, biens rangées contre sa cape.

    - Capitaine Alvis du Léviathan, je suis Deukalyion Algos, Général du Kraken. Vous avez du être informé que vous êtes sous mon commandement. Dans un premier temps je vais vous demander de me laisser parler, suite à quoi vous pourrez vous exprimer. Je ne vous connais pas, vous ne me connaissez, mais les choses vont changer. On m'a fait part de l'incident qui s'est produit ici même dans la matinée.
    Il croisa les bras sans cesser de le fixer. Je vais être très clair et je ne le dirai qu'une seule fois. C'est impardonnable. Je ne sais pas d'où vous venez, mais ici, on ne fait pas ça. On respecte les gens, plus encore ceux qui vous traitent avec respect, qui vous nourrissent et vous blanchissent. A partir d'aujourd'hui, vous êtes sous mon ombre. Le moindre incident et je vous crève les yeux moi même avant de vous jeter dans le puits des noyés.

Alors que son cosmos sombre emplissait la pièce, il fit un pas de plus et se pencha légèrement pour que leurs visages soient à la même hauteur. Il y avait de la distance entre eux, mais cela suffisait pour se jauger, d'homme à homme. De soldat à soldat. Puis, son énergie sembla s’apaiser, devenant plus clair, à l'image de son écaille. Il changea légèrement de ton. Plus léger.

    - Ta requête concernant la mise à disposition de la servante que tu as agressée et refusée, il te sera mis à disposition à la place un esclave masculin. Veille à le traiter avec respect. De plus, lorsque nous aurons terminé notre discussion ici, tu m'accompagneras et tu iras présenter tes excuses à cette jeune femme. Pour terminer, je vais te demander de me remettre ton écaille. Je ne te l'enlève pas. Ce n'est pas une punition. Tu vas aider à la reconstruction des bâtiments les dix prochains jours. Suite à cela, ton écaille te sera rendue et je superviserai personnellement ton enseignement dans le corps des Marinas.


Par cet acte, qui avait tout l'air d'une punition malgré les dires du Général, se cachait un moyen de jauger ce jeune homme. Il ne ressentait pas de vice en lui, bien au contraire. Il semblait même innocent, le temps de sa marche il s'était rappelé les mots des gardes, indiquant ses nombreuses visites à la bibliothèque. Il allait devoir faire ses preuves oui, se faire pardonner de son acte... Car chance pour lui, Poséidon l'avait désigné. L'écaille du Léviathan était désormais une part de son âme et cela, il ne pouvait l'ignorer.

    - Tu es sous l'égide de notre Seigneur Poséidon. A partir de ce jour, tu es sous ma protection. Si certaines personnes te rejettent, c'est qu'ils rejettent notre ordre et notre Dieu, il seront alors châtiés à leur juste valeur. Maintenant, as-tu des question ?




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Message Re: [Chronique Février 551] Une nouvelle mue   [Chronique Février 551] Une nouvelle mue EmptyMar 5 Mai - 23:19
Après le départ de l'Atlante, Alvis avait soupiré. De soulagement car il avait une meilleure idée de la façon dont les gens le percevaient ici. De lassitude car la situation ressemblerait toujours à cela. De tristesse car Jör était demeuré muet. Il n'avait pas pris la peine de fermer la porte : un peu d'air lui faisait du bien. Frustré de n'être rien, ici comme ailleurs, il avait décidé de repartir à la conquête de ce nom durement acquis, "Celui qui sait tout", persuadé que la clef pour avancer en ces lieux résidait dans la compréhension et le savoir, aussi étrange que cela pouvait paraître.

Alors il avait repris la lettre. Tenté d'établir une correspondance entre les mots qu'ils avait retenus et les lettres tracées sur le papier. Une heure avait passé sans qu'il s'en rendît compte, quand un bruit de pas plus appuyé que les autres avait retenti dans le couloir. Il avait relevé les yeux à son approche, car c'est bien dans sa direction qu'il venait. Et l'homme s'était présenté d'une traite, bien décidé à ne pas être interrompu.

A ses premiers mots, l'adolescent avait lâché sa feuille et coulé un regard vers la fenêtre, seule échappatoire en-dehors de la porte. Instinctivement, il avait voûté le dos, fléchi les jambes, prêt à détaler comme il l'avait toujours... non, souvent fait. Mais moins depuis que Gamma l'avait recouvert de sa peau. L'hostilité de l'étranger, qui avait enfin un nom, le poussa à se ramasser sur lui-même, non par peur, mais comme le serpent prêt à se détendre et à mordre. Sous la peau d'ours, sa main descendit lentement, imperceptiblement vers la dague de cristal de Lala. Restait à savoir quand il attaquerait. De quel côté. De front ou en feintant. Son propre cosmos avait rempli l'espace en réponse à celui du général, comme un écho de la violence prochaine qui allait se déchaîner.

"Je ne lui ai rien fait."

C'était ce qui avait le plus retenu son attention. Qu'avait-elle dit pour qu'on l'accusât ? Pour avoir à demander un pardon dont il n'avait que faire ? Qui avait un jour songé, seulement songé, à lui présenter des excuses ? Il était traqué pour ses yeux depuis si longtemps que sa norme n'avait rien en commun avec celles des garçons de son âge. Et dans les rangs d'Odin, encore et toujours, on le considérait comme partie négligeable car il était jeune, trop jeune. Faible, trop faible. Descendant d'un monstre. Monstre lui-même.

"Contrairement à d'autres."

Oh, il en avait vu des orgies, des bains de sang, des viols, des hommes et des femmes livrés à leur liberté la plus totale, la plus primitive. Il avait entendu la colère d'Asher, vu son village natal brûlé pour une vengeance même pas assouvie. Qui s'était excusé pour cela ? Qui le devait ? L'enfant bafoué dans les cendres toute sa vie, ou le village responsable de ce sort ?
Et voilà que cet homme, Deukalyion Algos, lui ordonnait d'aller s'excuser.

"Je ne lui dois rien. Pas plus qu'elle. Je n'ai rien fait de mal."

Dans son esprit c'était pourtant évident : elle l'avait dérangé, avait outrepassé l'interdiction, la seule qu'il avait formellement imposée à quiconque, alors il l'avait mise en garde pour que jamais cela ne se reproduisît.

"Quant à cette peau, elle ne veut pas me quitter. Je crois que Jör ne te fait pas confiance et je suis de son avis."

Cette rencontre n'avait aucun sens. Certes il devait à Orphéus de ne pas avoir été exécuté sur-le-champ. Certes il avait accepté, en échange de son intégrité, de toucher l'écaille, et celle-ci l'avait adopté. Pour autant, il n'oublierait pas le Nord. Il était un enfant des glaces, des contrées rudes qui enduraient jour après jour la douleur pour le salut des autres peuples. C'est ce qu'il avait lu, ce que certains prêtres lui avaient expliqué. Et ici ? Cachés dans leur bulle, que faisaient les Atlantes ? Pour quelle raison devraient-ils mériter, à défaut de sa confiance, son respect ?

"J'ai bien compris ce que tu veux faire : que je plie comme un bon soldat, montrer que tu es un bon général, que tes soldats t'obéissent. Me tester. Je m'en fiche. Si ça peut te faire plaisir, j'irai reconstruire vos ruines et vos beaux bâtiments. Et si cette femme a trop peur de moi pour me montrer qui elle est, qui sont vraiment les Atlantes, ça m'est égal. Je peux très bien quitter ces quartiers et dormir dehors. Je peux très bien chasser et pêcher par moi-même. C'est pas un problème pour moi. Je ne suis pas douillet. Et je ne suis pas comme les Hommes."

Mais il ne s'abaisserait pas face contre terre. Il darderait ses yeux si détestés sur le monde, car il existait et en avait le droit.

Puisque le Kraken avait laissé retomber son énergie, il fit de même, mais garda tout de même sa posture. Hors de question de baisser sa garde devant de belles paroles. Les mots, avait-il appris, étaient autant de possibles traîtres que ces pierres qu'on lui jetait sans cesse.


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Message Re: [Chronique Février 551] Une nouvelle mue   [Chronique Février 551] Une nouvelle mue EmptyMer 6 Mai - 16:05
Le baton

Au fur et à mesure que le jeune Léviathan parlait, parfois même par dessus les mots du Général, Deukalyion le sondait un peu plus. Il était l'autorité en ces lieux oui, et voulait voir de quel bois était fait ce garçon du nord. Il ne fut pas déçu. Il arrivait à déchiffrer bien des choses, sans avoir de détails. L'Algos n'avait que des connaissances basique sur le monde extérieur, il savait que le Nord était un endroit rude, austère et difficile. Que des Gardiens protégeaient le monde sous l'égide d'un Dieu qui n'était pas le sien. Guère plus. De toute façon, en cet instant il ne se focalisait pas sur ces histoires, non, ce qui 'l'intéressait c'était lui. A chaque mot, chaque expression cosmique, il semblait se mettre sur ses gardes, prêt à bondir. Il était sauvage oui, tous les rapports qu'il avait lu et les mots entendus ne mentaient pas.. Et pourtant, il commençait à comprendre la requête de la servante.

Le Kraken soupira alors, se repositionnant droit mais d'une posture plus relâchée, et en un éclata lumineux son écaille quittait son corps, laissant le totem du Kraken se placer contre un mur de la chambre d'Alvis. Il dévoilait alors une tenue simple, nullement riche ou décorée. Quelques lanières de cuir venaient fermer ton col, un haut sans manche. Un pantalon légèrement serré et des chaussures un peu usées bardées de cuir jusqu'aux genoux.

    - Tu te trompes, jeune homme. Je n'ai pas la volonté de de t'asservir, de changer ta nature. Orpheus t'a confié à mon jugement, à mon regard. Je dois savoir qui tu es, de quoi tu es fait. Ma mission ici est la sécurité. Viens dehors avec moi, nous allons marcher.


Il semblait n'avoir connu que le bâton et la violence. Difficile de lui reprocher sa méfiance. Mais il y avait eut une étincelle. Il refusait de quitter son écaille. Non. Ses mots étaient autres : Il la définissait comme une peau, et en tant que telle, il ne pouvait pas l'enlever. Elle ne le voulait pas. Il l'invita à le suivre d'un geste de la main, nul doute qu'il le suivrait. L'écaille resterait dans cette pièce le temps leur promenade. Ils quittèrent donc le quartier militaire pour s’aventurer dans une zone un peu plus en construction d'un pas lent. Sans un mot. Certaines personnes, ouvriers, habitants, saluaient le Général qui le leur rendait chaleureusement. Leurs pas les menèrent jusqu'au secteur de l'Antarctique, bien plus verdoyant et vivant que l'Arctique. Deukalyion se posa sur un morceau de colonne non loin d'un gymnase où des Atlantes s'essayaient à la lutte. Il prit une grande bouffée d'air avant de tourner son regard vers Alvis à nouveau.

    - Je suppose que tu as déjà pris le temps de marcher par ici mais as-tu regardé, essayé de comprendre ce que tu avais pu voir ? Nous sommes ici à Atlantis, une cité millénaire. C'est un endroit de paix, du culture, de sciences aussi. Nous sommes préservés du reste du monde oui, tu l'as dit. Pourtant nous connaissons aussi la guerre, les crimes, l'injustice. Nous servons un Dieu, comme tu en servais un, et tu dois savoir que ces derniers se battent plus ou moins frontalement. Nous sommes leurs outils oui. Mais Poséidon nous offre ceci en contre-partie. Une vie comme nulle part ailleurs.
    Il leva les yeux vers le ciel artificiel duquel, si l'on observait avec précision, l'ont pouvait apercevoir l'océan qu'il masquait plus haut. Sans le quitter, il continua ses paroles Nous autres, Marinas, protégeons cette Cité, cette paix, mais nous veillons aussi sur le monde. Les océans reposent sur chacun de nos piliers. Ils sont la majeur partie de ce monde. Sans nous, tout s'effondrerait, des forces que tu ne soupçonnes même pas pourraient déferler sur la terre.

Il revint alors regarder le jeune nordique. Tout ceci devait être compliqué pour, il en prenait la mesure. Cette discussion ne suffirait pas, il lui faudrait du temps, tant pour s’accoutumer que de servir réellement une autre divinité, un autre monde.

    - Ce que j'essaye de te dire, c'est qu'ici, les gens ne survivent pas. Ils vivent, ils jouent, ils chantent, dansent, étudient, s'amusent. Ils n'ont pas peur du lendemain, pas peur d'être agressés, tués. Tu estimes que cette servante est faible parce qu'elle a eu la chance de n'avoir jamais connu d'homme l'ayant dénudé ? Ici, les corps appartiennent à une seule personne : eux même. Tu ne l'as pas brutalisée physiquement non, et encore heureux, mais son esprit lui s'en est retrouvé fragilisé. Avant ton acte, personne ne lui avait manqué de respect de la sorte. J'espère que tu raviseras ta décision quand à des excuses... Ce n'est pas en se montrant nu qu'on prouve qui on est. Pas ici. Poséidon t'a estimé digne de porter une écaille. Digne de protéger cette cité et ces habitants pour qu'ils ne connaissent pas la guerre. Qu'ils ne connaissent pas ce que tu as pu voir et subir. Je ne te demande pas de dormir par terre ou de t'agenouiller. Je ne te demande pas de rester non plus, si tu veux partir à la surface, pars. Mais cette écaille restera ici. Ou alors tu peux rester. Faire un pas vers moi, essayer de comprendre ce qui t'entoure, ce que ta "peau" représente.


Il se leva alors se mettant face au jeune homme avant de lui tendre la main, comme pour sceller un accord. S'attendait-il à n'avoir aucun retour ? Avec certitude, mais il montrait là que ses mots étaient plus que des mots. En quittant son armure. En avançant vers lui. Et avec une question.

    - Et d'ailleurs... Il y a quelque chose qui m'intrigue. Je ne connais pas les mythes de tes origines. Je connais le nom de Njord, comme vous appelez Poséidon mais... Qui est ce Jor ? Veux tu bien m'en parler ?


Un pas vers l'autre.


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Message Re: [Chronique Février 551] Une nouvelle mue   [Chronique Février 551] Une nouvelle mue EmptyMer 6 Mai - 19:24
Cet homme n'avait pas peur. Il lui rappelait Toryald en un sens. Grand, sûr de sa force, sûre de sa foi. Et pour preuve il se défit volontairement de son écaille face au serpent sur le qui-vive. Si Alvis avait été malveillant, il aurait pu le déchiqueter à la vitesse de l'éclair sans que rien ne le protégeât. Mais non. Et il aurait pu arriver tellement de choses avec des si qui auraient modifié la situation du tout au tout.

Le Kraken lui tourna même le dos, passa la porte. Alors seulement Alvis s'autorisa à relâcher la tension dans ses muscles et à s'approcher juste un peu. Il observa l'écaille d'un bleu azuréen, le soin qui lui était apporté. Etait-il lui-même une écaille que Poséidon souhaitait porter ? Il n'y avait pas quinze façons de le savoir.

Vif, il rattrapa sans mal Deukalyion dans les couloirs et chemina à son côté en silence, le regard toujours alerte, traçant les plans, les sorties, les obstacles, le nombre d'Hommes. Ils parcoururent des chemins que Serpent connaissait déjà, des allées tranquilles qu'il avait vues tant depuis le sol que depuis les toits. Il y avait toujours dans l'air ce parfum iodé caractéristique de l'océan, ces passants joyeux et ces autres pressés.
A mesure que le Kraken exposait son point de vue, des mots frappaient une perception du monde déjà fissurée en de nombreux endroits.

Les outils des dieux.

***Leurs monstres.***

Une contrepartie. Qu'avait donné Odin en contrepartie ? La promesse de rejoindre le Walhalla après la mort ne s'appliquait qu'aux combattants féroces qui tombaient armes à la main. Qu'en était-il de ceux qui rejoignaient Hel, ou Freyja ? La récompense d'une vie de combats pouvait-elle être une vie de combats ?

Les océans reposent sur chacun de nos piliers.

***Et toi tu reposes dans l'océan.
-Tu peux les voir tout autour ssssi tu regardes bien.***

Nouvelle fissure. Les révélations d'Odin n'avaient-elles pas suffi ? Jusqu'où les Nornes iraient le torturer ? N'avait-il pas eu son compte ?

"Je ne sais pas vivre. Ni jouer, chanter, danser, m'amuser."

Des mots vides de sens. Personne ne voulait rester avec lui. Personne ne lui apprenait, à part Lala. Et Jör. Au fil du temps, il avait fini par développer le sentiment inverse. Il ne voulait rester avec personne. Ne dépendre de personne. Être libre de vivre. Mais il y avait eu de bons moments quand même. Cette fois où il avait discuté aux sources chaudes avec Eirwen. Cette fois où il s'était donné de toutes ses forces contre Toryald. Cette fois où Asher l'avait ramené sur son lit. Celle où il avait terrassé un descendant d'Ymir avec Elyn. Ces petits moments de calme aux côtés de Fimbul.

De nouveau, la servante.

"Jamais ? Pas une seule fois ? Mais ce n'est plus une petite fille pourtant..."

Voilà qui changeait les règles. A Asgard, du fait de la dureté du climat, les gens avaient tendance à mourir jeunes, donc à se marier et assurer une descendance jeunes, à perdre leur ignorance des choses du corps jeunes. Au moins voir, souvent subir. Parce que c'était la tradition. C'était normal. C'était une loi d'un pays difficile comme le sien.
L'adolescent médita l'information, bras croisés, ses cheveux trop longs maintenant dégringolant sur ses épaules et jusqu'en haut de ses cuisses. Il faudrait les couper.

Quand Deukalyion avança, Alvis recula d'autant. Pas encore décidé à accepter de changer de vie, à être plus sociable. Il regarda la main tendue puis le regard de son propriétaire. Il savait que le contact était exclu.

Soudain, un nom connu. Un repère. Il ne vénérait pas particulièrement Njord, mais il se sentit regagner de l'aplomb. Et puis... Jör. Il se figea. C'était la première fois qu'ils se croisaient, et cet homme posait les bonnes questions. Même les guerriers divins avaient mis un temps considérable. Même le Delta ne l'avait jamais vraiment compris malgré leurs nombreux échanges.
Ses iris fendus fixèrent le Kraken sans plus cligner pendant qu'il hésitait. Ce pouvait toujours être un piège, une manière de l'apprivoiser.

***Jör ?
-Il ne pourra rien me faire, même ssssi tu lui dis. Cccc'est ta propre vie que tu dois protéger. Le choix est tien.***

Sa voix était si apaisante... Digne d'un fils de Loki. Ou d'un père aimant, peut-être.

"Il s'appelle Jörmungandr. Ou Midgardsormr. C'est le Serpent-Monde. Petit, il a jeté dans la mer, car les Nornes ont prédit que lorsqu'il sortirait de l'eau, pendant Ragnarök, il causerait l'infortune des dieux avec ses frère et sœur Fenrir et Hel. Mais maintenant il est si grand qu'il peut faire le tour de Midgard, le monde des Hommes. Le moment venu il tuera Thor d'une seule morsure. Le dieu mourra après 9 pas. Pour éviter cette fin, Odin l'a scellé, fragmenté à de nombreux endroits. J'en ai trouvé un. Et il est resté avec moi. Il n'a pas voulu me le dire, mais je crois que celui que vous appelez Léviathan est juste l'un de ses noms."

Pourquoi tu ne veux pas me le dire ?

Il posa une main sur sa poitrine, l'écaille semblant se ravir d'un tel portrait même s'il venait d'une autre contrée. L'espace d'un moment, il eut exactement l'expression de ce qu'il était : un gamin abandonné, rejeté par son monde avant même de l'avoir connu et devenu sourd aux appels de ses semblables.

"Il est tout ce que j'ai. Il m'a amené ici. Il m'a sauvé plusieurs fois. Je ne l'abandonnerai pas. Cette écaille est nôtre, maintenant. Si Poséidon peut comprendre ça, alors je peux essayer de le comprendre, lui."


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Message Re: [Chronique Février 551] Une nouvelle mue   [Chronique Février 551] Une nouvelle mue EmptySam 9 Mai - 20:27
Innocence

Les tensions semblaient s'étioler petit à petit. Etait-ce le calme ? Le cadre ? Les paroles ? Peut être un fin mélange de tout ça. Au fur et à mesure que leur discussion avançait, Deukalyion percevait un léger trouble en Alvis, comme s'il se sentait perdu. La raison profonde, il ne pouvait le comprendre en cet instant mais il n'était pas loin non plus : Le dépaysement. Cette culture diamétralement opposée à celle de ses origines là haut, dans le grand nord. Beaucoup de choses les opposaient oui, et pourtant il était là, portant une écaille, choisi par le Dieu en personne. Par cette écaille précise.

    - J'espère que tu apprendras ici alors.C'est quelque chose qui vaut le coup. Tout est loin d'être parfait oui, mais on peut profiter de cette vie. De ce qu'elle nous offre.


Mélancolique. Lui non plus ne dansait pas, ne chantait pas. Ces moments là, il les avait connus, bien loins désormais. La guerre l'avait changé. Ou plutôt, avait revenir son naturel. Le vide. Le masque. Comme en cet instant d'ailleurs. Nul mensonge non, il restait toujours honnête. Mais au fond de lui, le gouffre s'agrandissait et laissa place à ce que son futur lui destinait. Sombre.

    - Non ce n'est pas une petite fille comme tu le dis. Ici les femmes ne se montrent nues qu'envers les personnes de leurs choix, souvent un être aimé. Un lien proche entre deux personne, quelque chose de réservé en somme. Et c'est pareil pour les hommes d'ailleurs.


Au fond de lui, il espérait sincèrement que le jeune Léviathan fasse le premier pas envers la jeune fille. Le chemin allait être bien long, et loin d'être reposant. Pourtant, il y avait du bon. Alvis parlait de lui, une très bonne chose. Les mythes concernant "Jörmungandr", un mot assez difficile à prononcer pour un néophyte. Les passerelles commençaient alors se créer, les brumes s'amincir. Il le laissait s'exprimer jusqu'au bout, ce dont il parlait en cet instant était important. Cela se ressentait dans le poids des mots, mais aussi par son écaille, semblant plus éclatante durant quelques secondes.

    - Tu as déjà la réponse à cette question. Il te l'a confiée. Montre-toi en digne. Quant à l'histoire de Jormugandre.. Je n'arrive pas à le prononcer comme toi, j'espère que tu ne m'en tiens pas rigueur.. enfin bref. Il y a des parallèles assez troubles avec les minces choses que je sais quant au Léviathan. Il serait bien possible qu'une de ses partie ait été scellée dans cette écaille oui. Chaque écaille possède une âme, et a besoin d'une autre âme pour pouvoir vivre en quelque sorte. Le lien qui te lie à elle est certainement très fort...


I porta sa main tendue vers sa joue, grattant cette dernière, un brin de réflexion s'imposait.

    - Je pourrai éventuellement aller consulter les archives du Temple si tu le désires. Il est possible qu'elles y renferment des informations sur ton écaille. Elles ne sont pas accessibles à tout le monde, mais en tant que Général cela ne sera pas un problème. Qu'en dis-tu ?


S'il y avait des informations ? Nul doute. Est-ce qu'elles y seraient toutes ? Moins sûr... Car le savoir d'Atlantis, le plus préservé, le plus important se trouvait ailleurs.


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Message Re: [Chronique Février 551] Une nouvelle mue   [Chronique Février 551] Une nouvelle mue EmptySam 9 Mai - 23:47
Il lui fallait encore apprendre. Et quel gouffre le séparait de ce nom qu'il avait choisi ! La première impression qu'il avait eue au sujet de sa place ici se confirmait : il devait apprendre à vivre, apprendre les liens entre les hommes et les femmes, apprendre au sujet de son écaille. Le savoir seul serait la clef pour décider de la direction dans laquelle il voulait aller, et au moins cette attitude n'était pas considérée comme négative par les Marinas. A bien y réfléchir, c'était peut-être le premier point commun qu'il se trouvait avec eux.

"Hm..."

La proposition était fort tentante. Toutefois il l'accueillit avec réserve. La confiance ne se bâtissait pas en claquant des doigts, Deukalyion devait en être conscient.

"Je suis d'accord, si à tes yeux il ne s'agit pas d'une dette."

Les promesses n'étaient que des mots en l'air, et les dettes des prétextes pour avoir un soi-disant pouvoir sur autrui. Ceux qui ne les respectaient pas devenaient des traîtres, et les traîtres finissaient exécutés, emprisonnés.

Etait-il devenu un traître aux yeux d'Asgard, en n'ayant pas rejoint Asher ? Après tout... le fait de porter la peau de Midgardsormr l'engageait initialement à défendre les terres du Nord. Avec les derniers évènements, le Prince des Cendres n'aurait aucun mal à corrompre ses partisans d'une trahison, aussi absurde cela paraissait-il.

La prise de conscience amena le garçon à ne pas développer tout de suite sa pensée, instaurant un silence dans leur échange. Il reprit après un temps, troublé.

"Je ne veux pas devoir des choses à des gens. C'est... comme si on m'attachait une chaîne. Si tu le fais, n'attends rien en retour. Et de la même façon, si je... Non, c'est déjà un retour..."

Il secoua la tête, embrouillé dans son raisonnement.

"Dis Deukalyion... Nous sommes d'accord si je dis que l'écaille, le fait de la porter, m'oblige à servir Poséidon, pas vrai ? Si... Comment je pourrais dire... Imaginons que ce soit l'inverse. Imaginons que je sois né ici, que je connaisse parfaitement les coutumes, les gens... Si pour une raison majeure je devais partir et me retrouver à Asgard, renvoyer l'écaille ici et prendre l'habit divin là-bas, est-ce que vous considèreriez que j'ai une dette envers Poséidon ? Que je serais un traître ? Même si au départ, je ne voulais pas partir."

Il baissa distraitement les yeux vers les lutteurs plus loin en contrebas.

"Si c'est le cas, ça voudrait dire que je ne peux même pas retourner dans mon pays de naissance..."

L'espace d'un instant, il repensa à la sensation horrible qui l'avait traversé en touchant Léviathan pour la première fois. Comme si on arrachait son essence pour mieux la transplanter ailleurs. Plus jamais les steppes glacées, les fjords, et les palais aux tonneaux remplis ne le considèreraient comme l'un des leurs. Un traître.

Dans son esprit la présence du Serpent-Monde se fit un peu plus insistante, comme pour l'aider à ne pas perdre pieds. Alvis s'adossa à un bout de colonne non loin de son supérieur et s'y laissa glisser pensivement.

"Je n'avais pas pensé à ça... Je suis déjà lié, que je le veuille ou non..."

Son visage se contracta en une expression agacée. Il le releva vers Deukalyion, même si le sentiment qui l'animait était dirigé ailleurs.

"La voilà la contrepartie d'Odin. Il m'a laissé partir et maintenant je suis sûr qu'ils vont me chasser sous prétexte que je me suis enfui pour survivre ! Et celle de Poséidon est la même ! Si je n'obéis pas ce sera la même chose ! Rien n'est offert sans arrière-pensée chez les dieux, rien du tout ! Ni chez les Hommes d'ailleurs."

Incapable de tenir plus longtemps en place, il sauta de nouveau sur ses pieds, poings serrés. Maudits humains. Maudits dieux. Maudite contrition. Une grande inspiration plus tard, Alvis se relâchait tout entier avec un profond soupir.

"N'attends en rien en retour. C'est tout. C'est toi qui proposes, ne me reproche pas un jour d'avoir une dette envers toi. Et pour cette histoire de reconstruction, qu'est-ce que tu voulais exactement ? Je peux bien aider tant qu'on me laisse tranquille. Cela me fera une occupation, et un peu de cet apprentissage dont je manque tellement."


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Message Re: [Chronique Février 551] Une nouvelle mue   [Chronique Février 551] Une nouvelle mue EmptyDim 10 Mai - 15:44
Patience

S'il y avait bien un mot qui définissait Alvis, et bien en lien avec son aspect sauvage, c'était la méfiance. Il semblait focalisé sur certaines choses choses, comme une obsession et ses prochains mots allaient décrire parfaitement ce que l'Aglos arrivait à percevoir. Les chaines. Le chemin semblait d'un coup se rallonger, plus le temps avançait, plus cette discussion devenait profonde et plus il avait l'impression de devoir éduquer un enfant. Lui apprendre des valeurs. La paternité n'était pas une chose qui animait Deukalyion. Il fallait déjà qu'il se gère lui même et ce n'était pas une mince affaire. Il soupira légèrement.

    - Qui a parlé de dette ? Le savoir est une arme Alvis. En l'occurence, en apprendre plus sur le Léviathan nous serait bénéfique à toi, comme à Atlantis. Donnant donnant.


Mais le trouble revenait, le futur Capitaine sombrait lentement. Il abordait là quelque chose de difficile, celle de l'obédience. En revêtant une écaille, Alvis avait effectivement tourné le dos à ses précédents Dieux, quand bien même cela n'était pas de sa volonté propre. Il se fit alors plus compatissant.

    - Je ne vais pas te mentir Alvis. La situation dans les royaumes du nord est trouble, et le fait que tu te sois lié à une écaille fait de toi un traître pour eux, sans aucun doute. Je sais que c'est difficile mais n'oublie une chose : tu es sous la protection de Poséidon, et sous la mienne. S'ils viennent à s'en prendre à toi, c'est qu'ils s'en prennent à Atlantis.


Mais déjà son interlocuteur semblait fermé à toute discussion, s’empêtrant seul dans ses considérations parfois contradictoires. Si Deukalyion pouvait montrer de la patience, celle-ci commençait doucement à s'effriter. Il gardait son calme cependant.

    - J'ai du mal à te comprendre... Tu as l'air d'avoir vécu des choses horribles, dans des conditions difficiles et... nous t'offrons ici une chance de vivre plus sereinement. Bien sûr que cela n'est pas sans devoir. Mais le devoir n'a aucun sens sans droits. Et des droits tu en as. Tu es nourris, logé, tu as une liberté certaine toi qui aime chasser et pécher. Tu es protégé. Tu pourras apprendre. Tu perçois un salaire. Tu peux avoir des biens. Et la seule chose qui t'est demandée en retour c'est de protéger Atlantis. De respecter ses lois. Est-ce que tu auras des ordres ? Parfois oui, en acceptant de porter cette écaille tu as rejoint une armée. Nous nous entraînerons toi et moi. Nous partirons en mission pour le bien d'Atlantis et Poséidon.
    Deukalyion n'arrivait pas à cerner son problème. Pas d'asservissement, il pouvait le comprendre oui. Mais entre une vie de paria, rejeté, et la chance de vivre ici en, respecté... non... il ne comprenait pas. Quant aux travaux, c'est assez simple. Tu semble renier les hommes, mais l'inverse n'est pas obligatoire. Tu es porteur d'une écaille, tu es un Capitaine. Les gens te doivent une considération certaine, et du respect. Seulement comme tu l'as dit, tu es un étranger. Est-ce une fatalité ? Non. En allant aider à la reconstruction, tu prouverais ta bonne volonté, tu prouverais que tu veux que cet endroit qui t'a accueilli retrouve et conserve ce qui fait d'elle cet endroit du monde particulier et unique.

En somme, une seconde chance. Qui d'autre que Deukalyion pouvait comprendre ce geste ? Peut-être qu'Alvis comprendrait alors que ce qui lui était demandé n'était pas de se renier, de se faire dompter... Mais simplement un effort digne de cette chance offerte.


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Message Re: [Chronique Février 551] Une nouvelle mue   [Chronique Février 551] Une nouvelle mue EmptyDim 10 Mai - 17:12
Le moins qu'on pouvait dire était que la discussion répondait à beaucoup de questions et en soulevait beaucoup d'autres. Alvis tâchait de rectifier les idées qu'il avait pu se faire sur les gens d'Atlantis, Deukalyion semblant bien les connaître. Bien sûr, un seul homme ne représentait pas tout un peuple à lui seul, mais comme il le disait, en tant que général il était un exemple. Et donc une référence qu'une majorité devrait suivre à un moment ou l'autre.

Le plus grand mystère de l'ensemble se trouvait probablement du côté de Poséidon. Il en connaissait à peine le nom et les fonctions, et pourtant d'après le Kraken c'était lui qui l'avait choisi, tout comme Eirwen avait dit un jour que c'était Odin qui lui avait accordé son armure divine et non Midgardsormr. Qu'en était-il vraiment ? Il ne posa pas la question à l'esprit de son ami, devinant d'avance que "les Nornes m'empêchent de le dire". L'amusement du Serpent-Monde devint palpable à cette pensée, confirmant son intuition. Cela suffisait.

Il s'autorisa à lever le regard un instant vers le "plafond" océanique au-dessus d'eux, à en admirer la profondeur, les paysages, certains mammifères assez grands pour être aperçus de loin.

"Moi et Atlantis..."

L'écaille se mit à luire un instant, puis reprit forme totémique à côté d'eux en émettant des vibrations presque joyeuses.

"Jör ?"

Le Léviathan fit une sorte de mouvement, comme une révérence, avant de fendre l'air dans une volée d'étincelles rouges, droit vers le Kraken demeuré dans les quartiers militaires de l'Arctique. Alvis se retourna de nouveau vers Deukalyion.

"C'est d'accord. Dis-moi où et quand. Je viendrai aider."


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Message Re: [Chronique Février 551] Une nouvelle mue   [Chronique Février 551] Une nouvelle mue EmptyLun 11 Mai - 15:29
Patience

Les mots semblaient l'atteindre. Deukalyion avait eu raison de prendre la patience avec lui, de discuter, d'exposer les choses. Il y avait des raisons quant au fait qu'Alvis portait une écaille désormais, Poséidon n'était pas du genre à recruter n'importe qui. Et les écailles étaient souvent fidèle à leur maître suprême. Et lorsque le jeune homme se mit à regarder le ciel à son tour, un sourire ne put que se dessiner sur les lippes du Général. Peut être réalisait-il, doucement, ce que tout cela représentait. Peut être qu'il avait réussi à lui transmette ne serait-ce qu'une bribe de cet attachement qu'il entretenait avec Atlantis.

Vint ensuite l'étonnement. L'écaille qui, jusqu'à présent, semblait farouchement ancrée dans sa peau, se détacha de lui, avant de partir au loin. Etait-ce là une volonté d'Alvis seul, une entente avec son entité ? Difficile à savoir pour le moment et nul besoin d'appuyer sur cet acte. Il avait là bien assez de questions intérieures et de décisions à prendre. Arrivait-il à percevir cet avenir plus radieux qui s'offrait à lui ?

    - Bien. Dès demain, un contingent de garde qui se sont portés bénévoles partira de la caserne à l'aube. Ils te guideront, t'apprendront ce que tu dois savoir pour aider à reconstruire. Je crois qu'il s'agit d'une fontaine...


Il Commençait alors à faire quelques pas, observant la nature contrôlée des lieux. Pensif. mélancolique. Il y avait tant à faire pour que l'Arctique devienne comme cet endroit, mais il ne doutait pas de ses hommes, de chaque Atlantes œuvrant à cette tâche. Et il ne doutait pas d'Alvis.

    - Bon, j'ai du travail qui m'attend. Quand tu auras fini avec ces travaux, nous irons nous entraîner toi et moi, et tu apprendras le commandement d'une unité. En attendant je t'invite à profiter un peu plus de ce secteur, de sa beauté. Demain, tu as du travail toi aussi.


Un petit signe de la main et déjà Deukalyion s'éloignant, regagnant pas après pas le quartier militaire de la zone Arctique. Après tout, le Kraken l'y attendait patiemment, tout comme des ordres à écrire et des plans à rédiger. Lorsqu'il pénétra dans la chambre où résidait Alvis, il vit alors les deux écailles, résonnant l'une avec l'autre, de faibles lueurs pulsant tour à tour de l'une à l'autre. Sa Scale revint sur sa peau. Un dernier regard envers l'éclat rouge. Un sourire... Il la laissai là, la leçon du jour n'avait pas besoin de plus. En se retournant pour partir, sa cape se souleva un court instant dans le vent avant de revenir à sa place.

Allait-il finir par la trouver, sa place..?




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