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Mars 553 AD (Jusqu'à la fin de l'Event)
 
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 Ryme, Chevalier d'Or du Lion [Terminée]

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RymeRymeArmure :
Armure du Lion

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Message Ryme, Chevalier d'Or du Lion [Terminée]   Ryme, Chevalier d'Or du Lion [Terminée] EmptySam 2 Mai - 16:04
Ryme
Qui est-il ?


    Nom : Ryme
    Date de naissance : 15 août 534
    Âge : 18 ans
    Sexe : Féminin
    Armure demandée : Armure du Lion


Comment est-il ?

    Physique :

    Avec ces grands yeux de biches, verts comme les feuilles d'Eté, cette peau d'albâtre et ces expressions infiniment plus passionnées que le commun des mortels - exagération délibérée de la part d'une Sainte magnifiant tout autant ses situations-, l'on pourrait s'attendre à une jeune femme pétillante et douce.

    Triste désillusion.

    Ryme. Avec un nom pareil, ses parents avaient certainement espéré le meilleur, pour leur fille comme pour son avenir. Une vie calme, loin des tracas, loin de tous les fardeaux du quotidien. Ajoutez-y un mari et plusieurs enfants dans le lot, avec le bruit de leurs pas si maladroits qu'ils résonneraient entre les murs d'une chaumière perdue dans la montagne, et le cadre en devient on ne peut plus idyllique.

    Après tout, on rêve tous d'un foyer aimant un soir d'Eté, dont la seule lueur proviendrait de la cheminée centrale et du gros chaudron dans lequel une soupe au lard mijoterait dans un grand pot de terre avant de se coucher.

    Que nenni !

    Aujourd'hui, Ryme elle frappe. Elle le fait avec ces poings qui ont fait ça toute sa vie, avec ces muscles athlétiques et ces jambes forgées dans l'exercice. Du haut de son mètre soixante-dix, c'est une femme à l'aura conquérante, un brin masculine, telle la crinière d'un lion. Crinière qu'elle tient elle-même physiquement bien coiffée en deux chignons soigneusement maintenue par deux tresses aussi vert que ses yeux. Vague coquetterie de sa part. Les nuances de couleurs de sa tignasse pourraient en étonner plus d'un, mais cela correspond bien à sa personnalité qui ne souffre d'aucune forme de timidité.

    N'en déplaise à ses robes un peu chiches, sobres mais dans l'air du temps.

    Caractère :

    "Vos grandes gueules"


    Contrairement à la douce sonorité de son nom, ne vous attendez pas à beaucoup de poésie de sa part. Même dans ses très bons jours, Ryme n'a pas un esprit particulièrement philosophe. Au diable les Hommes et les Moins-Hommes et les Monstres. Elle souffle, elle vit, elle ressent pour tuer celui qui veut sa peau.

    La Saint a ce regard perçant, catégorique. Ce silence affûté. Aussi jeune soit-elle, une reine vous juge. Et, sous cette couronne invisible et cet orgueil silencieux, se terre une âme qui préfère ne pas s'embarasser des détails de la vie. De la sagesse ? Si seulement. Ce charme militaire n'opère pas bien longtemps car Madame a la langue bien pendue, et alors, toute sa froideur se dissipe plus vite que les flocons de neige. Cette créature a le sang chaud de son pays et un esprit quelque peu maternel, l'entraînant toujours à poursuivre ses rêves dans la sueur, le sang et bien sûr, la Chance. Sans compter la Force que lui accorde sa "saint-patronne", personnifiée par un petit papillon dans ses moments de fortune.

    Après tout, quoi de plus normal qu'une série de mandales qui se perdent rapidement au quotidien ?

    Hormis cet aveuglement, l'Armure du Lion ne l'a certainement pas choisi pour rien : cette sympathie rafraîchissante, cette bienveillance innée et cette familiarité parmi les siens rappellent sans mal que vous n'avez pas devant vous une guerrière injuste, ni même un monstre assoiffé de sang. Néanmoins, l'écho de son rire féminin mais expressif (caractéristique inévitable chez les porteurs de cette armure, au grand malheur de tous) et une volonté aussi aiguisée que ses crocs achèveront tous vos doutes. Il y a du mordant derrière ces yeux et ces cheveux couleur océan ; celui d'une Gold Lion.

    Trop nombreux sont les monstres qui traînent dans les rues, dans les villages, sur leurs terres et en leur sillage. Et trop nombreuses sont ces âmes qui n'attendent que la sentence d'un jugement dont elle en serait la première satisfaite. Même une ancienne vile calamité telle que sa petite personne peut se contenter de tenter de faire quelque chose "de bien", dans sa vie. De songer à ce que le Monde puisse tourner rond.

    Forte de cette certitude, Ryme veut rêver à un monde poétique dont elle ne fait hélas pas partie. A défaut d'en avoir les mots ou le talent, ses gestes et ses actes parleront d'eux-mêmes. Au final, c'est peut-être ce qu'il y a de plus touchant chez cette jeune femme. Les apprentis sous sa garde seront certainement un peu malmenés avec une lionne aussi inquiète, mais ils seront au moins entre de bonnes mains. Quant à ses frères d'armes, elle les sait probablement plus expérimentée qu'elle ne l'est sur un certain plan. Tout le monde n'a pas vécu près de Mediolanum et passé des années à se faire les poings sur le premier tordu qui aurait menacé son village.

    Cette esprit martial voire sacrificiel dérive certes de ses idéaux, mais aussi d'un sacré mal du pays. Car elle ne s'est pas délogée de son village de bon cœur, mais plutôt parce qu'elle ne doit sa puissance actuelle qu'à un simple coup du destin. Et beaucoup trop d'audaces...



Son Histoire

    Chapitre 1 : The Maiden and the Beast

    Parfois, les sons se dissipaient aussi rapidement que les ombres. Tout autour d'elle, il y avait les ténèbres. Et l'on savait ce qui s'y cachait dernièrement, au Nord du pays romain. Le soir venu, les menaces se faisaient invisibles, anciennes dans les rues pittoresques de l'ancien Empire. Elles étaient si effrayantes qu'elle glaçait le sang de n'importe qui une fois minuit passé, au nom d'une Prospérité bannie par les Pères des Pères. Six janvier. Journée festive pour commencer l'année sous les meilleurs hospices. Partout et dans toutes les conversations, on plaidait tant bien que mal les qualités de cette tradition. Les plus religieux annonçaient la venue de l'Epiphanie quand d'heureux bambins trouvaient plus de satisfaction à la consacrer au nom de la Befana, la vieille souriante.

    En toute honnêteté, Ryme aurait préférait se souvenir du conte de la gentille sorcière plutôt que de fêter sa survie face à une Bête qui lui avait déjà pris sa mère un an plus tôt. A défaut de pouvoir la confier à son père - un marchand itinérant qui était de passage et qui s'était amouraché de la ville, disait-on -, sa "Nonna" l'avait alors pris sous son aile.

    Ainsi, dans ces montagnes érodées par le temps, la soirée n'était plus qu'une triste appréhension pour les villageois résidant près du lac Majeur. Et voilà que le sort s'acharnait sur une fille qui n'avait rien demandé. Cela faisait déjà depuis quelques années qu'il jetait son dévolu sur ce qu'il appelait être des "mets de choix", selon d'anciennes traditions païennes. Cette nuit-ci marqua un tournant dans sa vie. Habituellement, quand elle observait le lac, son regard vif et émeraude se posait sur l'horizon pour rencontrer le vol des oiseaux et les rares barques sur le lac depuis ces bas-monts peuplés d'écorce noire en Hiver, mais il n'y avait plus que des brumes sombres pour lui bloquer la vue. On l'avait kidnappé, mais par sa chance, elle avait pu s'enfuir.

    Et Ryme, elle courait pour sa survie, pour échapper à ses cauchemars. Des gerbes aussi menaçantes que les tentacules d'un Kraken, qu'elle transperçait sans relâche de plusieurs lames de lumières de son agresseur qui, désormais, lui vouait autant de fascination que de haine. Et, tandis qu'elle pourfendait muscles et veines et que ses hurlements se confondaient dans la plus sauvage des violences avec ceux de son potentiel bourreau, l'Italienne concentrait sa rage et sa soif de vivre, s'élançant corps et âme dans le lac depuis le ravin d'une colline. La chute ne lui fit même pas chavirer tant son cœur battait la chamade. Il lui parut même presque naturel de s'apaiser quand son œil darda le vol d'un papillon, et la froideur légère mais apaisante de l'eau du lac...

    Quand elle rouvrit les yeux, plusieurs heures s'étaient passées. Par bonté ou peut-être bien bonne conscience, quelqu'un l'avait traîné hors de l'eau, à en juger le tas de foin où son bon samaritain l'avait laissé se reposer à ciel ouvert. Souriante mais toujours aussi sceptique, elle se pinça la peau. Cessa quand une pointe de douleur lui monta au cerveau.

    Aucun doute. La Vie ne l'avait pas quitté !

    "Est-ce que ça va ? Je t'ai vu dans le lac, j'ai bien crû ne jamais pouvoir te ranimer...", souffla l'homme dont l’œil droit et vitreux comportait encore les vestiges d'une violence danse de sabres. Elle y reconnut sans mal le forgeron aux abords du lac. "Enfin, je suis content de te voir en bon état ma p'tite Ryme. Qu'est-ce qu'il s'est passé ? "

    Un silence pour seul réponse. Dans un soupir, il déposa son marteau sur la table en bois et branlante et abandonna l'idée d'en demander davantage, de peur de froisser les états d'âme de la jeune fille.

    "Bon, je vais aller chercher Nonna, reste tranquille.", fit-il d'une voix rassurante. Se tournant vers un autre villageois, il reprit. "Vous, pouvez-vous la garder à l’œil s'il vous plait ? Elle est blessée et encore sous le choc."

    Aussitôt dit, aussitôt fait. Une foule ne manqua pas de s'entasser autour de la jeune femme que les murmures surnommaient déjà la Miraculée. Elle s'appelait Ryme et elle dépensait une bonne partie de son temps à jouer les petites frappes dans le village. C'était la tradition pour tous ces enfants qui vivaient loin de la rigueur de la bienséance, loin des tensions des grandes villes. Dans sa vie, elle contredisait trop (ou contredisait naguère trop, avant tout cela, quoique fût ce "tout cela"). A en croire sa gigantesque exhalaison, son corps luttait encore contre la douleur qui, comme un éclair, lui remontait le long de son échine. Un peu comme les écumes du lac qui ballottait actuellement quelques bouts de bois sous ces yeux. Quelque chose d'épouvantable lui était arrivé, mais la vie ne l'avait pas quitté et elle en était ressortie intacte. Il allait encore s'écouler un certain temps avant que le forgeron du coin ne lui apportât la vieille Nonna avec son grand sourire, ses lèvres fripées et sa voix chevrotante, mais Ryme avait déjà compris que dans sa malchance, elle avait surtout eu beaucoup de chance.

    Une chance que ne manqua pas de relever les villageois.

    "Le 6 janvier...C'est, mais oui ! Ca devait être, la victime d'hier soir...Elle a échappé à la Bête ! C'est une miraculée ! "


    Sa pauvre tête était encore embrumée et la main qui venait de disparaître sous sa chevelure n'apaisa aucunement son terrible mal de crâne. Toutefois, elle ne tarda pas à constater que son poing, maculé de plusieurs filets de sang, mais, bénie d'une lumière accordée par les dieux, était encore crispé. Ce constat lui laissa un goût de défaite en bouche. La laissa pantoise. Une force sans précédent coulait le long de ses bras, de ses jambes, dans chacune de ses veines et faisait frémir sa peau, mais c'était une donnée factice. Plus inutile, on en mourrait. Il était encore là, quelque part. Prêt à tuer. D'ici quelques semaines, ce serait le tour d'un parfait inconnu, ou peut-être bien que l'infortune s'attardera sur le sort d'un pauvre étranger, voire sur cette adorable vieille Nonna. Ils seraient alors...

    Ô, elle ne voulait pas y songer ! Pas maintenant...

    Hélas, une voix sèche ne lui accorda pas cette grâce, la fouettant une fois de plus de ses réalités qui faisaient mal. Moins groggy, Ryme aurait soupiré bruyamment. Cette virulence, elle ne la connaissait que trop bien...

    "Enfin, vous voyez bien que ce n'est pas logique. Comment osez-vous parler de miracle ? La Bête a frappé, encore une fois. Mais elle l'a épargné mais nous en devinons tous la raison. Ceci est une enfant de démon !" Le doigt de cet homme de foi pointa la jeune fille, qui ne s'empressa pas de lui lancer un regard noir malgré sa fatigue. Mais à quoi s'attendait-elle seulement ? Pas une seule fois Ryme ne l'avait trouvé aimable depuis son arrivée dans le village. "Il ne s'attaque qu'aux bonne âmes, aux innocents pour les pervertir. Ceux-là même qu'on a retrouvé pendu par les pieds.", lâcha sans cérémonie ce vieux Prêtre Aerius.

    A cette pensée, la main de Ryme se plaqua dans un hoquet de dégoût contre sa bouche. Et la Voix de Dieu parla, parla encore. Inspirée dans son discours, une main ferme vint se poser sur l'épaule de l'homme de Foi, le repoussant d'une seconde à l'autre avec énergie. Ce dernier trébucha. Il finit par se rattraper de justesse sur ses deux talons et se retourna violemment vers le fautif. Ses orbes furibondes se le dardèrent avec tout son dégoût. Il n'y vit qu'un jeune homme de dos, une silhouette bien bâtie qui ne lui renvoya pas une once d'intérêt. Il s'agissait d'Astra, le fils du chef du village. Ce dernier ne fit d'ailleurs même pas attention au cinquantenaire quand il proféra quelques menaces et parjures à son encontre.

    "Avez-vous seulement conscience de ce que vous venez de faire ? Vous aussi, vous aurez confesser vos péchés et vos crimes un jour ou l'autre."


    Astra haussa des épaules. Aucune importance. Il avait mieux à faire.

    "Ouais ouais. Mais pour cette fois, vous allez vraiment trop loin...", rétorqua l'un de ses amis sans aucune hésitation.

    Une main lui fit tendue. Ses yeux et ses sens pouvaient le comprendre désormais. Lui aussi, il dégageait cette même énergie, mais elle était douce. Rassurée, Ryme saisit ce bras tendu, dans l'espoir de reprendre totalement pied malgré les vociférations gutturales et outrées en arrière plan. Les villageois, quant à eux, ne s'attardèrent pas à défendre leur gourou pour une fois et préférèrent garder le silence. Mieux valait être témoin d'un sauvetage plutôt que d'une macabre découverte en ce froid mois de janvier.

    "Je...Merci Astra."

    Quelques semaines après, miraculée comme pestiférée, les surnoms perdurèrent dans leur dualité.

    Chapitre 2 : Le Gardienne du Nord

    S'il y avait bien une chose dont Ryme était certaine à chaque jour nouveau, c'était qu'elle sentait la présence de la Bête. Plus les jours passaient, plus cela en devenait une obsession. Ses paroles avaient alimenté sa haine alors qu'elle ne connaissait que les sons de sa voix. Au fond d'elle, une certitude était née : cette créature ne sévissait plus, parce qu'elle était là. Mais tout comme la future Lionne veillait désormais sur les siens en silence avec Astra, elle savait que la réciproque était vraie. Lui aussi, il l'observait de loin désormais, comme il avait observé sa mère avant de la lui prendre. Ils partageaient la même force, cette même insolence qui faisait vibrer leur âme.

    Ce village avait toujours été étrange et les trois années qui suivirent ne changèrent pas la donne : certains parlaient de drôles de visiteurs, d'autres encore se faisaient plus sombres à mesure que les échos de la Guerre traversaient des milliers et des milliers d'hectares de sapins pour finir jusque dans leur bouche. Leurs situations avaient toujours été compliquées à suivre et le climat n'avait jamais cessé de se détériorer. Nonna et le petit groupe d'adolescents continuaient à alimenter ses soirées en rires et en chamailleries, en argent qu'ils volaient sans grande gêne aux quelques marchands véreux qui osaient traverser la grande place de leur village.

    Les richesses se redistribuaient ainsi chez eux. Pas de meurtres, la journée, on travaillait dans les champs et les ateliers et la jeunesse affûtaient ses sens loin des regards et des rumeurs, en quelques bourses qui volaient dans les airs. Le tout avec allégresse. Dans cette plus parfaite entraide, Ryme ne chercha même pas à provoquer les quelques étrangers qui, sans qu'elle ne sache véritablement pourquoi, piquaient son intérêt. Pilier parmi les brebis, Ryme se faisait le Cerbère de ce village posté non loin de Mediolanum. En 551, chasser certains éveillés pouvaient se révéler être une tâche ardue. Pour quelle raison ?


    Chapitre 3 : La lettre

    Tout le village était devenu frileux à l'annonce d'une armée dressée vers Mediolanum. Dans le même temps, la sensation d'être observée par la Bête s'était dissipée depuis quelques semaines. Dans le village, on ne cessait de s'inquiéter pour Ryme néanmoins, maintenant qu'elle les avait quitté pour une autre vie. Une lettre était parvenue aux mains du chef de village. Qui que fut réellement le père de la jeune fille, il sembla avoir convaincu de l'y mener. Cette annonce ne tomba néanmoins pas dans l'oreille d'un sourd et ce fut à contrecœur -suivis d'innombrables contestations, mise à part quelques présents ça et là, il avait toujours été absent, seul Nonna s'était occupée d'elle- que Ryme quitta le village. Elle n'avait pas son mot à dire. "Elle n'était qu'une femme et tout juste sortie de l'enfance de surcroît".

    "Vous pensez que c'est un hasard ? Quand on l'y a mené, il n'y avait pas encore toutes ces nouvelles, mais, je ne sais pas, la marche de l'armée byzantine me fait craindre le pire..."

    On réfléchit longuement, comme pour faire le deuil d'une vieille amie qu'on ne verrait plus de sitôt.

    "Elle ne sait pas bien lire, du coup c'est Astra qui s'est chargé de l'accompagner avec quelques vivres et de lui donner les indications de la lettre. Il parlait de la placer entre de bonnes mains. Espérons qu'il rentrera sain et sauf, et qu'elle n'y restera pas trop longtemps."


    Chapitre 4 : La bataille de Mediolanum et le chemin vers le Sanctuaire


    A l'entrée de Mediolanum, Ryme ne fut pas accueillie par son père. Ils n'y rencontrèrent d'ailleurs finalement personne à l'endroit où il avait indiqué résider, hormis une atmosphère pour le moins pesante et lourde de sens. La Guerre éclatait déjà dans les esprits. Car ici-bas, la confrontation était imminente. Silencieux, Astra déchanta bien vite, tout comme son amie en question, qui ne cessait de rester sur le qui-vive. Quand bien même ils n'avaient rien à voir avec cette histoire, ils n'étaient pas seuls et il lui sembla discerner quelques regards un peu trop curieux à leur encontre. Leurs pas faisaient tristement écho, dans ces rues dont l'odeur renvoyant à la puanteur de la guerre et à une chaleur inhabituelle.

    Cette puanteur aurait fait fuir n'importe qui. Après quelques heures passées à se noyer dans l'appréhension, interpellées par leurs cosmos, plusieurs hommes s'amassèrent autour d'eux, lances à la main et grosses armures carmines sur le dos. Leurs paroles les accusaient d'être des "Saints". Leurs absences d'armures suscitèrent une méfiance toute particulière, et, subtilisant la lettre, terminèrent par sceller une mésentente éminente. Qu'importait. En garde, les deux éveillés indépendants étaient prêts à user de leurs habituels tours de rats des villes.

    Ryme n'aurait su dire s'ils auraient survécu tous les deux si l'immense silhouette d'un Lion d'Or n'avait pas prêté main forte à deux adolescents plus habitués aux combats de rues qu'aux réels fratricides. Armure ou pas, ils craqueraient des nuques si leurs survies en dépendaient. Passées les premières frayeurs, une douce euphorie s'était emparée en silence de leurs mouvements. Pour la première fois de leurs vies, ils n'avaient plus à cacher leur véritable nature. Ennemis comme alliés étaient nés pour imposer leurs idéaux. Sauver des vies comme leur sauveur paré d'Or et de Noir, mais aussi les prendre, comme ces hommes en armures pourpres ou ailées.

    N'était-ce pas un signe ? Et si les Saints étaient ces fameuses bonnes mains ? Leur passage en ce siège laissait entrapercevoir cette piste. Elle n'avait plus rien à perdre et quelque chose l'intimait que cette lettre n'était pas si innocente quant à sa venue. C'était peut-être ça, qui la mènerait à découvrir les mystères de son existence. A prendre sa revanche et à découvrir de nouveaux paysages dans sa vie. Quant à Astra, il sembla aussi décider qu'elle ne l'était. Quant à cette petite fille aux cheveux d'Or qui réclamait la paix, au vu des hommes qu'elle tenait en laisse, cette Chose n'était qu'un mensonge fielleux à ses yeux.

    La fin de la Guerre fit couler beaucoup de sang, beaucoup de larmes. Elle annonça également sa décision : elle deviendrait Sainte. Elle se hisserait haut pour se défaire de son mauvais œil, et mettre à contribution cette incroyable force que la chance lui avait offert.

    Un jour. Ryme s'en était fait la promesse. À plusieurs, les bâtons ne cédaient pas et plus que tout au monde, la future Lionne avait besoin de réponses.


Et vous, qui êtes vous ?

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Dernière édition par Ryme le Dim 3 Mai - 3:03, édité 4 fois
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Message Re: Ryme, Chevalier d'Or du Lion [Terminée]   Ryme, Chevalier d'Or du Lion [Terminée] EmptyDim 3 Mai - 2:22
J'aime bien le style de narration de la pres', c'est pas vraiment une ligne droite, ça donne un truc "secoué" et très sympa à lire, simple et efficace quand il faut ! T'as pas mal de place pour des chroniques et le chevalier d'or du lion que tu évoques, il est vraiment super classe, j'ai vraiment envie de le rencontrer aussi ! Je valide ça sans soucis, welcome back Wink



“Give as few orders as possible
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