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Février 553 AD (Jusqu'au 31 Août 2020)
 
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 [Chronique Juillet 552] La Tempête dort, mais ne cesse jamais ~ Haldor

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MérionMérionArmure :
Cuirasse de la Pestilence

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Message [Chronique Juillet 552] La Tempête dort, mais ne cesse jamais ~ Haldor   [Chronique Juillet 552] La Tempête dort, mais ne cesse jamais ~ Haldor EmptyMar 5 Mai - 22:48
Le silence après une bataille est pesant … Et pourtant, il semble presque naturel, ordinaire. Les soldats avancent, avec leur histoire, avec leurs souvenirs. Ils avancent, à leur rythme. Un rythme défini par différentes vérités. Une fatigue. Brutale. Accentuée par la baisse de l'adrénaline. Des douleurs. Violentes. Qui irradient pour certains à travers la totalité de leurs carcasses ambulantes. Plus que vivre, ils survivent. Du moins certains. Un rythme, défini aussi par un souhait de revenir à l'intérieur d'un Dédale que certains doivent découvrir. Défini, encore une fois, par un besoin de se soigner. De revenir plus en forme que jamais. Et de plonger à nouveau dans les bras ensanglantés de la guerre.

C'est donc un pas lent. Un pas lent, mais pressé. Un pas tout de même attentif. Car Ils pourraient suivre. Ils pourraient harceler leurs groupes, séparés. Car cela serait la meilleure stratégie. Non … cela serait la bonne chose à faire. Comment le sait-il ? Une impression. Une successions d'éléments, qu'il remarque, lui permet de développer cette opinion. Expliciter le mécanisme qui l'a poussé à observer et remarquer ces différents, pour finir par les lier entre eux ? Cela est bien plus difficile.

Mais oui. Cette compréhension étrange le pousse à considérer que cela aurait été la meilleure chose à faire. Et pourtant. Ils ne viennent pas.
Car ils sont humains. Et c'est leur faiblesse. Comme elle est la faiblesse de nombreux guerriers. Lorsque les morts viennent s'empiler. Lorsque le sang vient à tâcher et nourrir le sol. Oui, lorsque la quantité de mort vient obscurcir l'horizon, il semble impossible pour les humains d'ignorer cela. Faire le deuil. Voilà une expression que l'homoncule semble avoir du mal à comprendre …

Oui. Vous pouvez pleurer vos morts. Peut-être, du moins. Mais pourquoi ne préférez vous pas les pleurer tout en festoyant une victoire, résultat d'une attaque surprise ? En se réunissant. En petits groupes. Une technique qui a fait ses preuves : avancer en parallèle de leurs cibles. Étudier les directions empruntées. Déterminer un temps particulier. Et frapper. De la plus vive et violente méthode. Et les pleurs, là, auraient eu un sens.

Mais ils ne le font pas. Du moins, ils semblent ne pas faire ceci, pour l'instant. Et c'est, sous l'influence de cette incertitude, qu'il veille. Dominant le sentier emprunté par les forces du Carnage, il observe. Ces hommes et femmes, bien entendu. Mais aussi les environs. Depuis ces hauteurs, installé sur sa monture innommée, il semble avoir la meilleure vision.
Comme à son habitude, lorsqu'il ne l'a pas en main, son arme blanche repose dans un tissu sombre, solidement accroché à la selle de son cheval. La Cuirasse elle-même est absente, laissant place à une tenue de voyage. La couronne de bois de son armure d'écorce et d'acier laisse place ainsi à une capuche, ses mèches argentées encadrant son visage éternellement juvénile.

Ses yeux mordorés finissent par se poser contre la silhouette de la Mort. Ce cavalier dont la puissance est venue s'associer à la Cuirasse durant cette bataille. La puissance est devenue fureur et folie. Une situation que son partenaire habituel ne doit pas se souvenir. Mais qu'il a observé, lui.

Produisant un petit son de sa langue, sa monture obéi sans discuter à cet ordre rapide. Ses sabots venant rejoindre un sentier escarpé, il descend sans mal jusqu'à atteindre le plancher des vaches. Le cheval avançant au pas, le jeune homme finit par rejoindre la silhouette impressionnante de son coéquipier. Avec qui il a passé quelques mois. De premiers souvenirs à conserver.

Un léger sourire. Il n'a pas de raisons de réellement le détester. À part cette manie de changer son prénom. Et aussi ses chansons. Avec quoi doit-il comparer ? Observant un instant les environs, le jeune homme prend la parole.« Nous ne sommes pas suivis. Pas pour le moment du moins. » Une voix douce. Accompagnée d'une pointe d'espièglerie. Il est jeune, oui. Physiquement. Physiologiquement, aussi. Du moins si ce dernier terme peut être utilisé.
Une réalité dont l'un et l'autre n'ont jamais eu à parler. Où jamais réellement. Après tout, l'Ursidé du Septentrion était quelqu'un à la pensée directe, semblant incapable de se prendre la tête sur de nombreux détails.

Mais prompt à la violence. Et cela il l'avait observé, suffisamment souvent, pour ne pas déranger l'homme avec certaines interrogations. Surtout qu'il avait observé certaines choses. Comprit d'autres.
Et qu'il n'avait pas comme souhait de chercher un quelconque détail qui pourrait contrarier Ses ambitions. Non, pas celle de l'Ours. Mais bien celle de son Seigneur.

« Alors, Harold … » Un petit sourire, à nouveau. Amusé, celui-ci. « Qu'as-tu pensé de cette bataille ? » Comme si l'on pouvait penser quelque chose de précis dans un conflit …
Oui. Les Berserkers peuvent.

Car c'est ce qu'ils sont, maintenant. Pas de simples voyageurs. Des Berserkers.
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Message Re: [Chronique Juillet 552] La Tempête dort, mais ne cesse jamais ~ Haldor   [Chronique Juillet 552] La Tempête dort, mais ne cesse jamais ~ Haldor EmptyMer 6 Mai - 1:39
J'ai pas tout capté. Cette colère, cette envie d'empiler les cadavres. Je sais que j'peux devenir violent, c'pas nouveau et j'sens que ce n'était pas la première fois. Par contre la perte de conscience, ça, j'ai pas apprécié. C'est comme si sur une partie du combat, j'avais été contrôlé par autre chose de plus fort. Qu'on me contrôle, j'supportais pas ça. Ni des Hommes, ni des armures. La Mort était puissante mais avait-elle besoin de m'envahir l'esprit comme ça ? Acamas m'a dit que c'était la première et dernière fois que ça arriverait. Il a intérêt à ne pas me mentir. J'ai pas signé pour qu'on joue avec moi.

A dire vrai, il n'avait pas eu le choix et en dépit de sa mauvaise humeur à ce sujet, il savait qu'il ne pourrait rien faire contre son bienfaiteur. Question de principe. Il ne le craignait pas. Seulement, cet homme l'avait sauvé. Et s'il portait cette cuirasse, s'il était encore capable de massacrer les ennemis d'Arès, c'était grâce à lui. Mais c'était quand même frustrant de n'avoir que des informations parcellaires du combat. Après la bataille, il avait laissé la Cuirasse quitter son corps. Ce côté "parasite" ne lui plaisait pas des masses même s'il savait qu'il allait devoir s'y faire.

Il perçut l'approche de Mérion avant qu'il ne s'adresse à lui. En dépit de leurs différences évidentes, le colosse appréciait la compagnie du serviteur le plus fidèle d'Acamas. Tout comme lui, il avait également ôté sa cuirasse, préférant ne pas s'en encombrer tant qu'ils voyageraient ainsi. Leurs montures étaient puissantes, Haldor préférait quand même pas surcharger le Boiteux. Il avait l'air de rien, pourtant il percevait que ce putain de canasson était très fort. La remarque de l'autre Cardinal le fit sourire.
    - Pas étonnant. Ils vont avoir fort à faire avant d'envoyer quelqu'un pour nous suivre. Et même s'ils le font, ils ont aucune garantie qu'on les dézingue pas de suite.

Plutôt logique comme raisonnement. A leur place, Haldor aurait sans doute envoyé des gars pour les pister. Mais rares étaient ceux qui réagissaient comme le colosse. Par contre... Il l'avait appelé Harold ? Vraiment ? Un sourire se dessina sur son visage alors qu'il tournait enfin complètement la tête vers lui.
    - 'Tain, t'as pris un coup sur la tête ou quoi ? Haldor, ça rime avec Mort. Pas Harold... Qui rime avec que dalle en plus. Melon, sérieux mec, tu déconnes hein.

Bon, lui aussi modifiait carrément son nom dès qu'il le pouvait. Mais il était unique. Lui, il avait le droit. Cela faisait parti de ses prérogative de Cavalier. Enfin, du moins c'est ainsi qu'il l'expliquait. Puis les autres avaient quand même des noms de merde. Alors que le sien, facile. Haldor. Mort. Corps... Sérieux, vous voyez la logique ?
    - On s'est bien marré. Mais j'te cache pas que le coup de la perte de contrôle, ça m'a un peu fait chier. Massacrer des gars, j'sais faire. J'aime ça et j'suis doué dedans. Mais le coup de l'armure qui gère une partie du combat, boarf ! Casse couille. Heureusement que ça se reproduira plus. Mais ouais, j'admets que c'était sympa. C'est un peu comme sortir avec des potes, on bouffe, on s'amuse puis on s'rentre à la maison. Et toi ?

Il était né pour combattre, de cela au moins il était sûr. Sa perte de mémoire, il s'en cognait en réalité. Qui il était, ce qu'il avait fait, ce n'était pas des questions qu'il se posait réellement. Pouvoir semer la mort par contre, voilà une notion qui lui parlait. Et avec ces deux là, la route était quand même agréable. Comme pour prouver ses dires, il se mit alors à siffloter. Un petit air que Mérion avait déjà entendu. Quant aux paroles, une fois de plus elles étaient de son crû :
    " C'était un p'tit voyage,
    Avec mes amis, même s'ils sont dans l'cirage !
    Mais pas d'chance, aucun otaaaaaaage,
    Elle restera vide, ma jolie cage... "

...


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MérionMérionArmure :
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Message Re: [Chronique Juillet 552] La Tempête dort, mais ne cesse jamais ~ Haldor   [Chronique Juillet 552] La Tempête dort, mais ne cesse jamais ~ Haldor EmptySam 9 Mai - 17:52
« Ils auraient dû. Même sans connaître les différentes réactions de nos armées, ou plutôt leur force à l'heure actuelle, ils auraient dû. » Sa monture continue à avancer, passant d'ailleurs un instant la main contre l'encolure de la bestiole innommée. Finissant par hausser les épaules, Mérion tourne un instant les yeux, pour observer derrière eux. « Un groupe d'éveillés suffisamment en forme. Il suffirait de seulement ça pour faire des dégâts importants. Nos Cuirasses se sont certes désaltérées, mais des attaques surprises, coordonnées … »
Sa main vient contre son menton, qu'il caresse un instant. « Ils auraient dû, mais ils ont préféré l'erreur de stratégie. Cela peut nous avantager selon leurs prochaines décisions. »

Si l'existence est une succession de choix, il ne faut pas oublier les conséquences de ceux-ci. Tout comme l'arrivée de leur trio a permis au combat de prendre une nouvelle tournure. Tout comme la mort de cet homme, Akritès, bouleversera les mécaniques de leurs ennemis pendant quelque temps.

Tout chose en entraîne une autre. Cela donne à ce monde une vision presque artificielle. Oui. Artificielle …

Un léger rire quitte les lèvres de Mérion, dont les yeux viennent de nouveau rejoindre le regard puissant de la Mort. « Voyons, je te croyais plus habile avec les rimes ! Harold, ça rime avec Kobold. » Un clin d’œil complice. Puis vient les explications. Le ressenti. Qu'il écoute … Penchant légèrement la tête à un détail, un commentaire échappe naturellement de ses lèvres. « Je ne savais pas que cela pouvait se casser. » Le deuxième degré ? Une chose qui n'existe guère chez Mérion. Du moins, pas à tous les niveaux, ou dans toutes les situations.

Un inadapté provenant d'un bled paumé. C'est le plus souvent cette image qu'il a. Un inadapté qui ne connaît pas toutes les expressions qui composent le langage fleuri du Cavalier Pâle.

Au moins cela pourrait passer pour une blague. Réalisée par ce même visage neutre.

« Bref … » Oui, bref. « Ne t'inquiète pas, cela ne se reproduira plus. Tu es pleinement le Cardinal de la Mort maintenant … Un vrai sac à puce accroc au miel. » Un nouveau sourire, amusé. Puis, il reprend, tranquillement. « J'ai peur que mon histoire soit bien moins passionnante que le spectacle de ta violence incarnée … Mais j'ai été surpris par la puissance de certains d'entre eux … Sans avoir peur, ils sont dotés d'un certain arsenal … » Il semble réfléchir, un instant. Oui. Elle. La guérisseuse.
Envoyant, d'un revers mental, ce sujet un peu plus loin, la Pestilence encapuchonnée reprend la parole. « Mais en effet, cette bataille a été particulièrement intense. Et nous avons pu rencontrer au moins un autre Cardinal. Zvezdan … la Guerre. »

C'est différent. Une bataille est différente d'un simple combat. C'est bien. Il peut notifier ces différences. Les intégrer dans sa pensée. Il peut les apprécier, à leurs justes valeurs. Pour mieux s'adapter. À la prochaine rencontre …

« Uhm ? » Ayant lâché un instant des yeux Haldor, voilà que ce dernier commence, lentement, à fredonner. Un air musical. Que Mérion reconnaît. Mais les paroles … Haussant un sourcil discrètement, la Pestilence cherche un instant un certain soutien autour de lui. Ah. Non. Pas de soutien.
Un barde guerrier. Voilà ce qu'est Haldor. Du moins, voilà comment il pourrait se présenter. De là à le dire qu'il l'est réellement … le jeune homme n'en a aucune idée.

Car l'art est quand même très abstrait. Alors, simplement …

« Nouvelles paroles c'est … bien ! » Oui. C'est bien de créer de nouvelles paroles. C'est toujours bien …
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Message Re: [Chronique Juillet 552] La Tempête dort, mais ne cesse jamais ~ Haldor   [Chronique Juillet 552] La Tempête dort, mais ne cesse jamais ~ Haldor EmptyLun 11 Mai - 14:29
C'est vrai qu'ils auraient dû. Mais tout le monde n'avait pas la même façon de penser qu'eux. Tout le monde n'avait pas forcément en tête les meilleures options pour garantir la réussite d'une telle chasse, d'une traque, voire d'une vengeance. Mais pour le colosse, Mérion se prenait clairement trop la tête à penser à cela. Ils n'étaient pas suivis, tant mieux. En comprendre les raisons ou essayer de savoir ce qui aurait été le mieux pour eux, franchement, cela n'avait aucune valeur aux yeux de Mort. Autant profiter de cette paix que leur seigneur Arès leur allouait. Ils venaient de répandre tant de sangs qu'il faudrait sans doute plusieurs générations avant de ne plus en voir les traces, autant se satisfaire de cette victoire. Acamas avait brillé aujourd'hui et c'était amplement suffisant pour lui. Le reste, ce n'était finalement que des détails et il était pas un homme de détails.

La remarque sur les rimes, voilà un sujet sur lequel il était plus enclin à répondre. Ce qu'il fit déjà en éclatant d'un long rire gras, prenant acte du conseil de son partenaire. Kobold. Pas con en effet. Même si ça changeait pas la base de leur discussion : il se nommait Haldor, pas Harold. Où avait-il la tête franchement. N'empêche que ça lui faisait du bien d'en rire. Il notait cette rime pour plus tard, juste au cas où. Sans doute que Mérion se marrerait un jour s'il l'entendait réutiliser ce mot. Par contre...
    - Si si, crois-moi. On peut les casser. Et j'te jure que ça fait pas du bien. Tu sais quoi ? La prochaine fois, tente le coup. Tu verras, le mec va le sentir passer. Avec un peu d'expérience, et de force hein, on peut à peu près tout casser. Mouhahahahahahaha !!!

Oui, il avait vraiment posé la question. CETTE QUESTION. Mais Mérion était un être particulier. Étrange même. Il ne pouvait de fait pas lui tenir rigueur de ce genre de question. Il appréciait même cela chez Pestilence, car avec lui, tout pouvait arriver. Il posait les questions avec un tel naturel, que ça amenait toujours des discussions marrantes à ce sujet. Il ne plaisantait pas. Pas toujours. Et c'était ça qui était le plus drôle. Prenant quelques instants pour se calmer, il essuya même une larme qui venait d'apparaître suite à cet éclat. Ce voyage de retour, il était franchement génial.

La discussion arrivait sur les soldats qu'ils avaient vaincus. Apparemment, certains avaient démontrés des capacités digne d'intérêts. Et c'était vrai. Il était heureux de savoir que sa propre transformation ne serait plus identique à celle qu'il avait vécu ici. Et adressa un clin d'oeil complice en entendant la boutade sur le sac à puce adorant le miel.
    - Ca promet pour nos batailles futures, si tu veux mon avis. Ils ont vus un peu de quoi on était capable. Ils s'en souviendront. Et cet arsenal dont tu parles, ils vont le renforcer. Mais j'm'inquiète pas pour ça. Nous aussi, on va avoir du temps. Et on va pas s'tourner les pouces, crois-moi. La prochaine fois, on sera encore plus terrible. Plus dangereux. Et j'raménerai d'autres souvenirs comme ça.

Il désigna du menton un sac qui se trouvait sur sa selle. D'un geste de la main, il souleva la pochette pour montrer ce qu'il y avait dedans. Plusieurs têtes tranchées apparemment, trophées personnels de son combat. Les têtes, il les laisserait pourrir pour en enlever ensuite la chaire plus facilement. Et alors il s'en servirait de décoration. En voilà une idée géniale. Son sourire en disait long d'ailleurs.
    - Pas trop fait gaffe à Guerre moi. J'm'y attarderai à la maison. J'étais pas mal occupé par tout ça, du coup j'ai peut-être loupé des trucs. Moi la question que j'me pose, c'est comment ça va s'passer là où on va. Finalement, on va débouler avec Acamas. Les anciens, ils vont peut être pas apprécier quoi. Pas qu'j'en ai quelque chose à foutre, évidemment. Mais ce serait con d'arriver en héros, et d'voir la moitié des mecs trier la tronche. J'espère qu'on aura vite fait d'reprendre la route. Avec Guerre. Avec Famine. Et qu'à nous quatre, nous puissions ravager ce monde.

Une lueur dangereuse dansait dans son regard. Celle de la folie, de l'envie de tuer. La Mort avait trouvé un porteur. Elle possédait bien des facettes mais en prenant corps avec cet homme, elle allait dévoiler sa face la plus dangereuse, la plus violente.
    - Ouaip ! Nouvelles paroles. Nouvelle vie. Tout est nouveau... Allez, accompagne moi l'ami. CHANTONS !!

    "Voici ma nouvelle chanson,
    Celle que j'chante à Melon !
    Lui, c'est mon frère, mon compagnon,
    Et on fracasse les têtes de cooooonnnnnsssss !!!!! "


Et une fois encore, le rire du géant prit le dessus.
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Message Re: [Chronique Juillet 552] La Tempête dort, mais ne cesse jamais ~ Haldor   [Chronique Juillet 552] La Tempête dort, mais ne cesse jamais ~ Haldor EmptyVen 22 Mai - 7:25
Il écoute, bien entendu. Il ne sait pas vraiment comment réagir avec ce rire. Peut-être que cela finalement n'est qu'une autre de ces formidables expressions imagées. Anatomiquement, est-il réellement possible de casser les testicules d'un être humain ? Selon sa propre connaissance du corps humain … non.
Et pourtant, son esprit commence à imaginer. Une maladie qui pourrait être capable de rendre la peau fragile, cassante. Une minéralisation du derme ou de l’épiderme, peut-être. Des bactéries qui pourraient déposer certaines certaines substances essentielles au développement osseux dans la peau. Non. Non. Un peu de réalisme, voyons.

Une illumination. Concentrer le cosmos à un certain seuil. Utiliser l'énergie pour brûler la peau à une certaine température. Faire perdre toute élasticité à celle-ci. Ainsi, de cette manière, oui, un corps pourrait être cassé. Une partie du corps aussi.

« Je pense pouvoir trouver des méthodes, en effet. » Il a lâché les brides de sa jument. Qui ne semble aucunement gênée par cela, continuant de garder le cap. Son pouce ganté est venu chercher sa lèvre inférieure, appuyant dessus. Une habitude chez lui. « Mais je pense que le mot le plus juste serait broyer. Ou écraser. Enfin … Ce n'est que mon avis. » Sérieux. Éclairé.

Quittant les sujets légers – quoique douloureux, ne nous le cachons pas –, le jeune homme écoute les commentaires de la Mort sur ses propres paroles. L'état des forces adverses est en effet un point de discussion important … et qui semble motiver l'Ursidé du Septentrion. Une réalité qui arrache un sourire au Cavalier Blanc, dont les doigts venus récupérer les brides de sa monture innommée. Il hoche, doucement, la tête. « Ils évolueront, oui. Ils grandiront. » Il semble réfléchir, un instant. « Mais c'est ce que nous attendons d'une guerre. Nous n'avons finalement que terminé une bataille, une étape de celle-ci. » Sa monture s'arrête alors, d'un mouvement ordonné par le jeune homme.

Il regarde derrière lui. Observant ces arbres qu'ils ont vu défiler. Des arbres qui ne cachaient ni ennemis, ni pièges.

« Plus terrible. Plus violents. Plus sanguinaires. C'est ce que l'on attend des troupes du Dieu Arès. Oui. C'est ce qu'ils attendent, aussi. Ceux qui nous font face. » Il hausse légèrement les épaules. Il émet ce commentaire. Car il sait que d'autres formes de guerre sont possibles. Et qu'après cette bataille. Après le tour de force puissant, le Pontifex Acamas avait prouvé une chose. Sa propre force. « Bientôt, Maître Acamas devra répondre à une nouvelle interrogation politique. » Il reprend la route, alors que la pluie commence doucement à tomber, arrachant quelques grognements à certains soldats avancés. « C'est la force de son armée sous son commandement et celui des Cardinaux. » Oui. La guerre à ses règles de politique.

Il le sait. Naturellement.
Et quelqu'un d'autre le sait.

« Si tu es un Guerrier, féroce, précis, mortel, Zvezdan lui est un Stratège. C'est du moins ce que j'en ai observé. Ce que j'en ai compris. » Il regarde légèrement sur la droite, quelques écureuils se battant. « Il a dirigé les Berserkers, réfléchi ce conflit. Et sur le champ de bataille, il a fait preuve d'une puissante aura de fureur. Je pense qu'il te plaira. » Il penche légèrement la tête sur le côté. « Et il parle bien. Mieux que moi. Plus direct. Moins … enfin, tu vois. Moi quoi. » Un sourire amusé. Un rire.
Puis il laisse planer quelques instants le silence. Pour reprendre. « Des habitudes seront à prendre. Et il va falloir que nous prouvons une certaine force. Une certaine autorité. Une certaine capacité à être utile. Bref … être des Cardinaux. »

Il hausse les épaules. Cela semble naturel. Pourquoi ? Pourquoi la hiérarchie ne serait-elle pas simplement respectée ? Car les Cuirasses imposent un comportement. Une émotion. Un désir. Qu'il ressent, lui aussi. Quelque chose qui lui prend les tripes. Sans le briser. Mentalement.

Cela ne le brise plus.

Un sourcil se lève aux paroles. Et dès que le prénom commence à résonner. Le surnom. Il n'y arrive pas. Et frappe son visage de sa main. « Maaais. C'est simple pourtant. Mérion. » Il soupire, longuement.
Il rigole, légèrement. Désabusé. Qu'importe le nombre de fois qu'il prononce cette demande …

Rien ne change.
Rien ne changera.
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Message Re: [Chronique Juillet 552] La Tempête dort, mais ne cesse jamais ~ Haldor   [Chronique Juillet 552] La Tempête dort, mais ne cesse jamais ~ Haldor EmptySam 23 Mai - 10:44
Ils avaient vraiment un débat sur comment "casser des couilles" ? Il semblerait que oui. Mérion cherchait un moyen de rendre l'expression viable, ce qui indirectement dérangeait le colosse. C'est qu'il avait trop d'imagination et qu'ici, le thème pouvait s'avérer douloureux. Mais la Pestilence ne s'en apercevait pas, comme d'habitude, n'ayant pas de notion de "second degré" dans sa palette personnelle. Haldor se promit intérieurement d'y remédier, histoire qu'il ne se retrouve pas un jour dans la merde s'il entendait d'autres expressions du type. Comme "aller dans le mur" ou "tête de pioche" : des mots que prononçait souvent le colosse.

Puis cela bifurqua sur la politique. Sur ce que l'on attendait des soldats d'Arès. Sur ce point, son compagnon était bien meilleur que lui et pour le coup, il l'écoutait avec sérieux. Lui, il était un soldat. Une sorte de général. Il commandait, il dirigeait et il frappait. Mais il ne possédait pas la subtilité demandée à un dirigeant comme l'était Acamas. Savoir quoi dire, comment, avec le ton qu'il fallait pour ne pas froisser ceux sous ses ordres. Trop compliqué et il ne l'enviait pas. Visiblement, Mérion avait eu l'occasion de voir Guerre en pleine action, ce qui avait échappé à Haldor trop prit par sa soif de sang.
    - Tu sais, moi, la politique j'm'en tape le cul par terre. Acamas va avoir du boulot là-bas mais au pire, si ça écoute pas, on est là pour appuyer ses demandes nan ? C'pas compliqué après tout : le chef réfléchit, donne les ordres et les soldats attaquent. Tu sais, ce statut de Cardinal ne change pas grand chose pour moi. Je suis la Mort. Le cavalier Gris. Mes gars me suivront sans discuter car j'suis leur patron. J'leur montrerai l'exemple en étant le premier à frapper. J'laisse la politique à qui de droit.

Une philosophie que beaucoup aurait considéré comme simpliste, voir un peu idiote. Haldor n'était pas sans stratégie dans ses combats. Il avait une intelligence martiale. Mais c'était dans le feu de l'action, au coeur des combats, qu'il était le plus à l'aise. C'était là que sa force pouvait être utilisé à son plein potentiel.
    - J'ai hâte de le voir, ce Védan. S'il te plait, c'est qu'il a quelque chose et j'verrai par moi-même. S'il a été un des chefs, c'est qu'il en a dans la caboche. Védan, Cardinal de la Guerre. Ouais, j'irai l'voir ! Mais t'en fais pas, moi j'sais déjà comment j'vais me rendre utile. J'prouverai que la Mort n'a pas choisi n'importe qui pour la représenter.

Son regard affichait une détermination sans faille. Sa soif de combat et de meurtre était sans pareille. S'il avait ce corps, cette carrure, c'était pour s'en servir. Il était une arme, suffisait juste de la pointer dans la bonne direction et il se chargerait du reste. Cela pouvait être réducteur pour beaucoup mais pas pour lui. Il comptait sur ses forces, il connaissait ses faiblesses. Qu'importe ce qui arriverait à l'avenir, il l'affronterait la tête haute comme il l'avait toujours fait.
    - Tu sais, mon ami, j'ai comme le sentiment que nos noms entreront dans les légendes. J'connais pas encore les deux autres mais quand j'vois que toi et moi, on forme déjà une putain d'équipe; j'me dit qu'il y a pas grand chose qui pourra nous résister plus tard. Quand nous apparaîtrons, les ennemis chieront dans leur froc. Et la dernière image qu'ils auront avant qu'on les envoie de l'autre côté du Styx sera celle de ma lame les décapitant. Allez, accélérons un peu. Qu'on s'amuse !

Adressant un clin d'oeil à son ami, il talonna son cheval gros pour accélérer plus encore, se laissant aller à un long rire. Mort s'était personnifiée pendant la bataille. Mais en réalité, elle avait toujours été une partie de lui...


Citation :
Fin du rp pour moi. Tu peux conclure si tu veux mais ce post peut aussi faire office de conclusion si tu as rien à rajouter. Des bisous °°

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[Chronique Juillet 552] La Tempête dort, mais ne cesse jamais ~ Haldor
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