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 [Janvier 553] Parler autour d'un crâne ~ Haldor

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ŻelisławŻelisławArmure :
Cuirasse de la Pestilence

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Message [Janvier 553] Parler autour d'un crâne ~ Haldor   [Janvier 553] Parler autour d'un crâne ~ Haldor EmptyMer 6 Mai - 0:54
Confortable. Beaucoup de choses sont dites confortables. Des coussins, par exemple. Un travail artisanal de qualité rend ces petites choses douces. Agréables. 0L 'inverse … certaines mauvaises langues aimeraient dire qu'un tas d'ossement n'est guère confortable. Que les courbes viennent appuyer sur le dos, les jambes. Qu'il est presque impossible de trouver une place digne de ce nom. Que le sol – cartilagineux ou non – est bien plus agréable.
Et … ils n'auraient pas torts. Une réalité à laquelle la Pestilence a rapidement dû faire face. Alors pourquoi rester ? Eh bien … car à peine s'est-il installé qu'il a eu la visite – du moins que le propriétaire des lieux, absent, a reçu la visite – d'un garde.

Porteur d'un message. Important. Essentiel. Concernant le retour d'un homme. D'une chose. Un nom qui a déjà chanté à travers les oreilles de l'homoncule. Un nom prononcé par son Seigneur. Et il écoute. Ce garde. Plus pantin qu'autre chose. Il écoute les mots prononcés. Sur sa présence. Sur l'attente de certains actes de la part des Cardinaux.

Il ne fronce guère les sourcils. Il l'écoute, assis dans un creux formé dans ce tas d'ossement, alors que ses yeux continuent de l'observer. Il écoute, gardant ses intentions, ses perceptions.. ses fragments d'émotions … pour lui. Rien que pour lui. Puis il hoche la tête. « Je vois … » Passant sa main dans sa tignasse argentée, le jeune homme à la peau brune cherche un instant des yeux la silhouette impressionnante du Cardinal de la Mort. Absent. Bien entendu il le savait. Mais il voulait le confirmer. À ce héraut. À cette chose. Laissant retomber ses mèches, il vient caresser du pouce le coin de ses lèvres. « Je le préviendrai. » Il le fera. Pour observer la réaction de l'Ursidé du Septentrion. « Tu peux quitter les lieux … »

Un geste du visage. Autoritaire, mais doux. Il le laisse prendre ainsi congé. Il est celui qui parlera de cette information, même si cela participe à l'extension d'une rumeur qu'il serait – peut-être ? - préférable de taire.

Il appuie son coude sur son genoux. Un soupir vient traverser ses lèvres. La situation se complique, doucement. Du moins, il le théorise. Cette chose, ce … Velya …
Il se mord le pouce. De nombreuses questions viennent animer sa réflexion. Quelques inquiétudes, qui ne viennent froisser ses traits, ni son regard. Seul son pouce peut les ressentir. Par la pression qui, lentement, augmente. Jusqu'à faire saigner la légère blessure. Haussant un sourcil, il remarque peu après celle-ci.

Ses épaules se soulèvent un instant. Rien d'important.

S'appuyant sur ses mains, il s'extirpe de l'inconfortable trône naturel, pour rejoindre le sol. Tapotant son pied botté contre le sol, il glisse ses doigts dans ses gants sombres, ouvrant et fermant sa main un instant. Bien … Il n'avait plus qu'à attendre. Et pour cela … s'occuper. Oui. Bien entendu. Il doit s'occuper. Et le problème est qu'il en revient à chaque fois au même questionnement. À quel point un tas d'ossements est inconfortable.

D'un côté, ce n'est pas comme si l'environnement ne permettait de penser à autre chose. Qu'importe où il regarde, les crânes dominent. Non. Ils composent ce lieu. Que se passe-t-il s'il en retire un ? Non. Il est préférable de ne pas tenter. De ne rien tenter contre l'architecture de cet endroit. Comme chaque domaine, d'ailleurs.
Cela le peine, un peu. Mais cela semble essentiel. Nécessaire. Alors il le fait, simplement.

Des crânes. Des crânes.
Il finit par en attraper un, qui n'est fixé à rien. Ses doigts glissent. Pour faire bouger les mandibules.

« Est-ce que tu crois que je dois sortir ce gros sac à puces de son trou moi-même ? » Car oui. Il avait envoyé quelqu'un. Un peu avant l'arrivée du messager. Un quelqu'un qui a dû parcourir le Dédale. Et cette chose, organique, porte ce nom pour une bonne raison … Il fait bouger les mâchoires, à nouveau.

« Non, ça ira. La mauvaise humeur d'un ours … » Il se retourne, doucement, alors qu'il a entendu la silhouette passer l'entrée de cette caverne. Un sourire se dessine sur ses lèvres, alors que son regard mordoré dénote clairement dans l'ombre de ce lieu. « J'ai déjà donné. » Et il lâche le crâne, simplement. Le bruit résonne un instant, avant de laisser le silence reprendre contrôle … pendant un instant bien trop court. Car sa voix résonne. Bien plus clairement, pour qu'il entende.

« Je sais que je te l'ai déjà dit, mais ne t'installe jamais sur ces ossements. Ce n'est franchement pas confortable. » Car, oui, ce n'est pas la première fois. Cela ne sera pas la dernière. Un jour, peut-être, oui, ira-t-il directement s'installer dans les quartiers de son ami. Tiens, oui. À faire. Un autre jour.
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Message Re: [Janvier 553] Parler autour d'un crâne ~ Haldor   [Janvier 553] Parler autour d'un crâne ~ Haldor EmptyMer 6 Mai - 2:09
On m'a prévenu et c'est tranquillement que j'm'en retourne chez moi. Ma tanière, comme certaines mauvaises langues aiment dire. Ils ont pas vraiment tort. Car c'est bel et bien ma tanière, l'antre de la Bête. Celle de l'Ours que je représente, celle de la Mort en personne. Le seul endroit où j'aime me poser quand j'dois pas parcourir les terres pour écraser les insectes que je dois écraser. J'y vais et j'sais déjà qui m'y attend. C'est qu'il habite quasiment chez moi, l'enfoiré. Enfin presque. C'est plutôt un habitué du tas d'os qui se trouve un peu partout par là-bas, mais c'est tout comme !! Qu'est-ce qu'il me veut, franchement, j'sais pas. Mais ça tombe bien. J'ai moi aussi une ou deux nouvelles à lui filer. Et c'est l'un des rares que j'risque pas de dégommer même si une crise me prend. Déjà parce qu'il sait se défendre. C'est que ça compte, ça. Mais aussi parce qu'il est l'un des quatre. Et le premier que j'ai vu d'ailleurs. Ouais, bonne idée qu'on s'capte !

Il ne pourrait jamais oublier que cet homme, ce Cardinal, avait été un des premiers visages qu'il ait perçu. C'est lui qui avait trimbalé sa chérie pendant qu'il était en train de crever. Alors même qu'il était pas beaucoup plus grand que sa lame. Il avait apprécié le geste, même s'il se doutait que l'ordre émanait d'Acamas. Le geste restait symboliquement fort. Et depuis, ils en avaient vécus des aventures, des massacres pour le bien d'Arès. Mérion - Melon comme il l'appelait la plupart du temps - était aussi un public excellent pour Haldor : il écoutait ses compositions, il les appréciait même. Un mec qui aimait les chansons du colosse ne pouvait pas être foncièrement mauvais.

La Pestilence. Voilà une Cuirasse qu'il n'aurait pas pu porter lui-même. Un jour en discutant avec un garde, il avait entendu une théorie qui l'avait fait sourire. On disait que les Cuirasses faisaient échos aux sentiments du guerrier qui la portait. Hors à ses yeux, la Pestilence avait quelque chose de fourbe, de pas clair. Il respectait toute forme de combat, bien sûr, mais l'Argenté était clairement un soldat qui aimait les combats directs. On se tapait joyeusement dans la tronche, sans trucs vicieux, et ça se réglait comme ça. Mérion. Bah Mérion, il portait Pestilence. Et c'était pas toujours quelque chose de très propre à voir.

Il ne mit pas longtemps à arriver chez lui, toujours son immense lame dans son dos, lame dont il ne se séparait pratiquement jamais. A peine rentré qu'il remarque le crâne rouler. Nul doute pour lui que l'homme au regard mordoré ait pu jouer encore avec le décors de sa piaule. Il aimait pas trop ça. A ses yeux, l'aménagement était parfait et répondait à une organisation millimétrée. S'approchant de son ami, il envoya le crâne s'écraser contre le mur d'en face d'un simple coup de pied.
    - Déjà dit, ouais. Puis de toute façon, qu'est-ce que j'irai foutre à dormir sur des ossements si j'peux faire autrement ? Et arrête de jouer avec ça, ils vont pas te répondre tu sais.

Il n'avait pas entendu distinctement les mots mais avait perçu sa voix. Il était comme d'habitude. Il poussa un petit grognement. Il n'était pas forcément de mauvaise humeur, seulement son crâne lui faisait un mal de chien et il ne parvenait pas à s'en défaire. Quand elles s'installaient, ses migraines pouvaient rester des heures.
    - On m'a dit que tu voulais m'voir ? Pas plus mal, j'ai aussi un truc à t'dire.




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Message Re: [Janvier 553] Parler autour d'un crâne ~ Haldor   [Janvier 553] Parler autour d'un crâne ~ Haldor EmptyJeu 7 Mai - 18:53
Reculant légèrement après s'être retourné, Mérion ouvre les doigts. Caché entre les ossements – invisible, tant la couleur semble similaire –, son bâton s'y extirpe, d'une pression invisible. Pour revenir entre ses doigts. À nouveau, il tourne les yeux vers l'homme, reprenant sa place initiale, comme si cette petite parenthèse n'avait guère d'importance. Et il répond. Aux premiers mots de son interlocuteur. « C'est dommage. Je suis certain que les morts ont beaucoup de choses à raconter … » Ses quelques mots s'envolent, alors qu'il entend le coup venir frapper le crâne qu'il observait il y a encore quelques minutes.

Haussant légèrement un sourcil, le regard mordoré du jeune homme suit le mouvement du crâne, ce mouvement imposé par la frappe de la Mort. Il s'écrase, contre le mur. Un bruit qui résonne, avec un certain écho. Un bruit creux. Mais qui se rempli peu à peu par les nouvelles paroles du propriétaire de l'Antre.
Qu'il regarde, de nouveau. Qu'il écoute, tout en analysant le plus naturellement du monde ses traits. Il n'est normalement pas difficile de prévoir quand cet Ursidé est d'une humeur massacrante, ni quand il est en pleine forme. Sans être simple, ou stupide, Haldor est un personnage au caractère bestial. La colère, la joie, et toutes ces émotions similaires, cousines, se déversent facilement dans son esprit. Elles le font agir, ou réagir, le plus directement.

C'est en partie cela qu'il apprécie chez Haldor. Il a pu étudier rapidement les réactions faciales les plus communes à ces émotions. Pour ensuite adapter ce point de repère au reste. À cela, il est devenu assez bon. Comprendre qu'un sourire peut vouloir dire plusieurs choses. Comprendre qu'un hurlement a plusieurs significations.

Mais là, c'est particulier. Et c'est parce qu'il a vécu plusieurs semaines, plusieurs mois, continuellement à ses côtés. C'est parce qu'ils ont pu se battre l'un contre l'autre, quelques fois, qu'il peut se permettre cette hypothèse. Quelque chose est différente dans l'harmonie particulière qui forme Haldor. Ça l'intrigue. Le rend curieux.
« Oui. Enfin … » Ce n'était pas important, au départ … Maintenant, peut-être un peu plus. Mais … est-ce que c'est réellement le moment ? Cette chose, Velya, si elle s'offusque de ne pas voir les Cardinaux lui faire des courbettes … Si elle s'offusque pour cette simple absence, alors il est préférable de ne pas lui en parler directement. Car cette réalité pourrait bien énerver un Ours comme Haldor.

Un peu de silence, donc.

Du moins, jusqu'à un certain point. Il paraît qu'il est préférable de ne pas trop manquer de respect à ces êtres étranges, voilés de mystère. Sans le connaître, il se fie à des mots. Prononcés par un seul homme. Le Pontifex. Qui lui a donné quelques instructions. Lui permettant de comprendre.

« Que se passe-t-il ? On a un peu de temps. » S'il comprend difficilement le concept de compassion, celui de l'écoute et de la réflexion commune … Voilà un petit truc qu'il connaît.

Regarde ... comprend. Puis discute.
Quelqu'un d'intelligent a sûrement dit ceci un jour.
Oui. Regarder est important. Écouter aussi. Pour comprendre.
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Message Re: [Janvier 553] Parler autour d'un crâne ~ Haldor   [Janvier 553] Parler autour d'un crâne ~ Haldor EmptyVen 8 Mai - 8:39
Tiens, voilà que Mérion inversait temporairement les rôles en lui demandant ce qui se passait. Ainsi était le Cardinal de la Pestilence, curieux de tout, patient, prêt à écouter avant de parler. L'homme était l'un des seuls que le colosse pouvait considérer comme un ami. Un mot qui ne représentait pas grand chose dans l'esprit de Pestilence, ce dernier n'étant pas tout à fait familiariser avec toutes les émotions humaines. Mais Haldor n'oubliait pas qu'il avait passé le plus clair de son temps avec lui et Acamas depuis que le Pontifex lui avait mit la main dessus. Cela les avait rapproché, obligatoirement.

Par ailleurs, si le colosse était considéré comme l'Ours impulsif, sanguin et bagarreur, Mérion semblait être son opposé : calme, réfléchi, sournois. "Semblait" était toutefois le mot le plus important dans sas description, Haldor l'ayant vu combattre et ayant lui-même échangé quelques coups avec lui, il savait que derrière cette apparence se trouvait un véritable démon. Qui à sa manière, prenait aussi très à coeur la mission qui était la sienne.

Puisqu'on lui redonnait la parole, il n'allait pas la laisser. Il s'avança au travers de la pièce pour prendre la direction dans un endroit un peu plus confortable que les autres. Sa tanière n'avait rien d'accueillante pour ceux qui venaient ici et c'était pour le mieux : la Mort ne faisait pas envie, elle effrayait. Il aimait cette philosophie. La douleur continuait de lui marteler le crâne même si cela était sans commune mesure avec ses dernières discussions. Arrivé là où il le désirait, il fit simplement basculer sa gigantesque lame devant lui pour qu'elle ne puisse pas le déranger, la plaçant alors à ses côtés, et il s'adossa. Bras croisé, il pouvait maintenant reporter son attention pleine et entière vers son allié.
    - Depuis qu'on est là, j'ai eu l'occasion de rencontrer les autres. Ainsi que les soldats qui composent mon armée...

Par "autres", il mentionnait très clairement les deux autres Cardinaux qui composaient cette unité si terrible des Cavaliers d'Arès. Si pour Védan, cela s'était fait il y a plusieurs mois de cela et avait abouti à des projets intéressants, il en était tout autre de Jehane.
    - Pour mes gars, pas grand chose à dire. Sont obéissants, assoiffés de combats, des gens comme je les aime quoi. Pour les deux autres... Védan, j'apprécie le loustic. Il est un peu fêlé mais il a de l'expérience dans l'coin. Puis sa mentalité, j'aime bien. Mais l'autre là... Famine. Putain mais elle m'a gonflé !

La discussion était encore trop récente, ce qui expliquait la douleur de son crâne. La frustration jouait aussi beaucoup : les ordres d'Acamas étaient clairs et il avait été dans l'obligation de les respecter. Qu'il aurait apprécié envoyer une tarte ou deux à l'autre goumiche.
    - J'sais pas si t'as eu l'occasion d'la voir, elle a été recraché par les murs y'a pas longtemps apparemment. Jehane. Parait qu'elle est une des anciennes ici. A croire qu'on est les seuls nouveaux sérieux. 'Fin bref. On s'est croisé par hasard, tu vois. Tu m'connais, j'suis sympa, j'commence à parler avec elle, toussa. Et v'là qu'elle a passé la moitié du temps à me comparer à un autre type qu'elle aurait connu. Un mec qui taff pour Odin apparemment. Qui m'ressemble et tout. Elle m'a posé cinquante mille questions, j'te jure, j'en pouvais plus. Même Acamas m'a pas autant pété les burnes. "Et t'es né où ? Puis t'as de la famille ? Gnahgnahgnah !!!"

Ses bras retombaient le long de son corps, ses poings se crispaient au souvenir, comme si son corps avait gardé cette tension musculaire. Il avait emmagasiné de la colère et n'avait pas eu l'opportunité de l'évacuer. Et ça, c'était jamais bon !
    - Mais qu'est-ce qu'ils ont tous à m'faire chier avec mon passé. J'me souviens pas et franchement, c'mieux comme ça sérieux. C'est pas la première à m'confondre avec un autre. Ma p'tite Araignée aussi. Mais elle au moins elle s'est aperçu qu'elle se plantait. Cette connasse de la Famine là, elle a pas lâché l'affaire. Faudra qu'j'en touche deux mots à Acamas. Mais lui pareil, il s'est fondu dans les murs ou quoi ?

La question se posait. Haldor n'était pas inquiet pour l'homme, il le connaissait et et savait qu'il ne serait pas facile à digérer, même par cette Citadelle étrange. Mais il y avait quand même de quoi s'interroger quand on sait que la majorité des mecs du coin ne respectaient que moyennement l'autorité. Ici, la force seule semblait permettre de faire son trou.
    - Ils m'font tous chier ! M'enfin... Tu voulais m'dire quoi toi ?

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Message Re: [Janvier 553] Parler autour d'un crâne ~ Haldor   [Janvier 553] Parler autour d'un crâne ~ Haldor EmptySam 9 Mai - 17:53
« Zvezdan … Si j'arrive à le prononcer, tu devrais pouvoir le faire. » Un léger sourire se pose sur les lèvres du jeune homme alors qu'il lève les yeux vers le visage de son ami Cardinal. « Oui. Il a de l'expérience. Et il est efficace, oui. Puis j'aime bien sa façon de parler. » Oui. Il est efficace. Il l'a prouvé durant toute cette période, sans eux. Sans eux deux. Sans le Seigneur Acamas. Et peut-être sans elle, aussi. La Famine … vers qui la discussion se dirige. C'est en effet la Quatrième, la Cardinale à la Lyre, qui semble être l'origine de cette … humeur particulière.
Pas mauvaise. Non, il n'en est pas encore totalement là – quoique – mais plutôt agacée. Dérangée. Glissant donc sa main libre dans son dos, le jeune homme écoute les paroles de son interlocuteur. Cet avis, direct. Comme on pouvait s'attendre du Cavalier de la Mort. Qu'il aime bien

Sa main libre se posant dans son dos, il écoute tranquillement la suite. Son avis concernant la Quatrième. Celle qui porte la Balance. Non. La Cavalière à la Lyre. Jehane, la Famine. Un avis direct, comme on pouvait s'attendre du Cavalier Pâle. Qu'il apprécie ou non une personne, ses paroles ne passeront jamais par quatre chemins. Il aime bien aussi ça. Chez lui. Au moins, il peut apprendre plus rapidement. Enfin, encore faut-il vérifier certaines informations mais … il y a un gain de temps important.

Il l'écoute donc. Parler du fait qu'elle a été recraché. Qu'ils sont les deux réels nouveaux au titre de Cardinal. Qu'ils se sont rencontrés, par hasard. Qu'il ressemblerait à un autre guerrier. Affilié au Nordique Odin. Qu'elle a comparé, longuement. Ah. Voilà le problème. Voilà la situation.
Sa main cachée se ferme légèrement plus fort. Une très légère pression, qu'il ressent tout de même. Sans connaître tous les détails, il se doutait que ce genre de choses pouvait arriver. Car un guerrier peut facilement en connaître d'autres. Des alliés. Des ennemis. Et Haldor avait le visage de celui qui avait fait des rencontres.

Oui, il venait bien du Nord. Oui, il ressemble à quelqu'un. À cet Haldor, à moitié mort, sur lesquels ses yeux se sont posés, lorsqu'il était avec Acamas. À lui-même, donc. Mais les questions se posent. Si quelqu'un connaît ce visage, ces traits, les questions se posent.

Il termine. Au moins sur ce sujet. Il en profite, alors. Pour répondre déjà à la question de son ami. « Quelques affaires urgentes occupent notre Maître. Si je le rencontre avant toi, j'essayerai de lui en parler. » Il faudra qu'il soit au courant, oui. Essayer de contrôler les réactions du Cavalier Pâle n'est pas la chose la plus simple au monde … Le bienfaiteur a une action sur lui. Alors, peut-être …

Peut-être, aussi, que c'est à lui, qui sait, de pouvoir faire quelque chose. Après tout, n'a-t-il pas tissé une relation avec lui ? « Je comprends. » À sa manière. « Ce qu'ils voient n'a pas d'importance. C'est ce qu'ils entendront. Ils peuvent te confondre avec un autre. » Ils peuvent savoir qui il était. « Tu es Haldor, Cardinal de la Mort.. » De son bâton, il vient toucher le poitrail du Cardinal. Un coup léger, juste pour ponctuer la suite de ses mots. « Tu es l'un des quatre cœurs battant de cette armée. Alors dis leur juste … la vérité. » Sa vérité. Mais qui compte. « Que tu es amnésique. Et que ce qui compte, c'est toi, Cardinal. Pas le péon avec qui ils pourraient te confondre. »

Pas plus. Pas moins. « Enfin. Avec tes mots hein. Tu me connais. » Pas le même vocabulaire. Pas la même importance. Les mots d'Haldor auront toujours plus d'impact que les siens …
La taille aide. Le regard aussi.

Puis vient la question. Haussant légèrement un sourcil. « Ah, oui. Ça. » Il recule légèrement, avant de se retourner. Touchant du bout du bâton un crâne – sans le bouger –, il tourne ensuite ses yeux vers son partenaire. « Velya. Des rumeurs et des messages commencent à aller et venir. Il semble qu'il soit de nouveau présent, réveillé. Et que … » Un léger sourire. Un peu froid. « Il ne soit pas réellement ravi que nous n'ayons pas pris le temps de lui présenter nos respects et nos hommages. »

Un léger soupir traverse ses lèvres. Une seule personne compte. La Voix d'Arès. Son Héraut. Son Représentant. L'homme qui porte le titre de Pontifex.

« Il est donc là. Le savais-tu ? »
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Message Re: [Janvier 553] Parler autour d'un crâne ~ Haldor   [Janvier 553] Parler autour d'un crâne ~ Haldor EmptyLun 11 Mai - 14:25
Hum ? Nan, il ferait même pas l'effort. Védan, c'était plus simple, c'était aussi plus joli, il allait donc pas s'emmerder à le prononcer comme le faisait Mérion. De toute façon, Pestilence devait se douter que c'était peine perdue. N'avait-il pas lui même passé des mois à essayer de lui faire dire son propre nom correctement plutôt que celui d'un fruit ? Haldor n'était pas un simple d'esprit, toutefois quand il avait quelque chose en tête, il était difficile de lui faire partir. Il était têtu comme pas possible et en plus n'aimait pas qu'on le reprenne en permanence. Cela faisait un combo des plus dangereux. Surtout si par dessus le marché, on possédait un physique susceptible d'appuyer ses mots par la force. C'est qu'il hésitait pas quand il le fallait.

En tout cas, Mérion partageait son propre avis concernant Guerre. Et ce qu'il entendait lui plaisait. Celane faisait que confirmer ce qu'il avait lui-même pensé du loustic et même s'il n'avait pas besoin de ça, il appréciait le retour de son compagnon d'infortune. Quant à sa façon de parler, Haldor n'y prêtait pas forcément attention. Ce n'était clairement pas le genre de chose qui le souciait. Ce qui le souciait, et il avait assez appuyé dessus pour que même Mérion le comprenne, c'était cette femme. Famine. Et à en croire son ami, il comptait en parler avec Acamas en personne. Cela fit grimacer Haldor. Il savait que Mérion ne pensait pas à mal en disant cela mais il ne comprenait pas ce que ce genre de chose signifiait chez eux.
    - Boarf, fais comme tu veux mais t'es pas obligé de t'emmerder avec ça. J'pense que ça lui passera, à Jehane. Elle est chiante mais ça s'trouve, la prochaine fois, ça s'passera mieux. Franchement j'espère. Tu crois qu'il gueulerait, Acamas, si j'essayais d'en coller une à Famine ? Juste comme ça, pour voir ?

Il se grattait la tête, apparemment en pleine réflexion. Mais à dire vrai, il connaissait la réponse. Elle était évidente ici. S'il essayait, cela amènerait un conflit. Une bagarre, comme il adorait beugler la plupart du temps. Et le Pontifex accepterait pas vraiment ça. Non, il allait devoir faire avec. Jusqu'à ce qu'il n'en puisse plus. Et là... La suite dit sourire le colosse. Alors que Mérion appuyait ses propos en touchant son poitrail de son bâton, Mort comprit que ce dernier n'avait pas tort. Lui-même n'avait pas vu les choses de la même manière. Il lui manquait ce recul parfois, cette volonté d'arrondir les angles, qui le foutait dans des merdes noires.
    - Putain, c'est beau c'que tu m'dis là. Ouais t'as raison, la prochaine fois, j'lui fous dans les dents tout ça. J'suis Mort. Point barre. Et des comme moi, y'en a pas deux. T'AS COMPRIS CONNASSE ??

Il avait beuglé les derniers mots. Complètement inutile évidemment puisqu'ils étaient en sa demeure. Mais il n'avait pas réfléchi, laissant ses instincts reprendre ses droits. Car Haldor n'était pas un intellectuel. Il était un instinctif. La suite ramena le silence quelques instants dans son antre. Pour avoir discuté avec sa petite araignée, il savait qui était Velya. Savoir que ce dernier n'avait pas apprécié qu'on ne vienne pas le saluer, par contre, fit réagir l'Argenté. Cet homme, cette chose, était à prendre au sérieux. Même lui pouvait s'en rendre compte. par contre, fallait quand même pas exagérer.
    - J'savais pas qu'il était revenu non. Mais j'ai appris des choses sur lui. Ma p'tite Esther m'a expliqué que ce Velya, c'est en gros le corps d'Arès. Il est cette Citadelle. Apparemment, il aurait même bouffé l'ancien Pontiflex. Dégueux !! Du coup, j'pense que Acamas a intérêt à faire gaffe. Si tu veux mon avis, j'trouve ça pas très malin d'avoir la Voix d'Arès du côté d'Acamas, et son corps du côté de Velya. Esther m'a un peu expliqué. Mais j'trouve ça débile. Ils auraient dû regrouper quoi. M'enfin. J'suppose qu'il faut qu'on aille le voir ?

Il avait exprimé avec ses mots à lui ce qu'il pensait de ceci. Nulle trace d'une quelconque désobéissance dans ses propos. Seulement des interrogations.
    - En même temps, s'il veut qu'on lui présente nos hommages, il aurait pu venir à nous non ? J'sais pas, genre tenir une petite réunion de famille en mode "Salut les mecs, j'suis réveillé. Maintenant on cause." Il peut pas clairement revenir sans le dire à personne et en plus s'énerver parce que personne vient le voir. J'capte pas la logique. T'en penses quoi sérieux ? j'ai l'impression que tout ça, ça pue la merde. Les choses vont bouger en tout cas, c'est sûr.

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Message Re: [Janvier 553] Parler autour d'un crâne ~ Haldor   [Janvier 553] Parler autour d'un crâne ~ Haldor EmptyMer 20 Mai - 5:23
« En effet. Il est impossible qu'il y ait deux Haldor. » Là encore, ce n'est pas un mensonge. Une demi-vérité. Teintée par le mystère, par le secret. Oui, il n'y a pas deux Haldor. « Heureusement, d'ailleurs. Deux fois plus de Haldor, cela signifie bien plus de surnoms. » Ce qu'il ne regrette pas. Franchement !
Peut-être existe-t-il l'un du passé, l'autre actuel. Peut-être que dans le futur un nouveau existera. Mais ils ne peuvent cohabiter. Même sans avoir toutes les connaissances de ce qui se trouve au-delà du voile, il semble impossible que deux incarnations coexistent, dans la même temporalité. Alors oui, factuellement, techniquement, pragmatiquement … Il n'y a qu'un Haldor. Mais c'est à Lui, au Seigneur Acamas de gérer cette histoire.

Lui, Mérion, ne peut guère faire quelque chose. Il pourrait expliquer qu'il n'y a qu'Haldor, que seul le Cardinal compte … si certains ont vu son ancien lui. Son ancienne interprétation de lui-même. S'ils s'en souviennent … Alors il pourra parler, sa voix ne fera que vibrer de l'air, inutilement.

Et lui-même doit garder un profil suffisamment discret. Car si les questions viennent à fuser pour cet homme, dont la destiné semble l'avoir doté d'un visage au souvenir impérissable, pour lui, cette jeune interprétation du Pontifex … Mais qu'importe. N'allons pas plus embrouiller l'esprit de cet homme.

Que Mérion écoute, alors qu'il commence à parler de l'Araignée. La Tarentule, oui … Apprendre les composantes de chaque Légion, voilà une chose qu'il avait pris le temps de faire. De l'Araignée donc, qu'il lui a donné une explication concernant Velya. Une explication ? Ou une interprétation ? Un fait ou des opinions ?
« Je vois … » La main dans le dos, l'autre tenant cette arme particulière, le jeune homme observe un instant sur la gauche, le crâne expulsé par le coup de pied de son partenaire. « Ce que j'en pense, personnellement ? » Il tourne les yeux vers Haldor. La lueur ambrée venant se perdre dans les yeux durs de la Mort. « L'obéissance que nous devons à Maître Acamas, le respect que nous lui devons, est celui que des humains possèdent envers le représentant d'une divinité. Il est la Voix. Un souffle, donc. Une essence. Pontifex. Il est le Pont. Entre nous, pauvres âmes et notre Seigneur, Arès. » Il observe alors la caverne.

« Si Velya est véritablement le Dédale, alors il n'est pas le Corps d'Arès. Après tout … » Un sourire. « Quel dieu accepterait que la vermine que nous sommes grouille dans ses veines et artères ? » La métaphore est là, bien entendu. Mais Mérion a toujours eu une certaine affection pour les mots.

Car il faut savoir nommer les choses. Et qu'il est actuellement incapable de nommer ce qu'est Velya. Sauf certaines choses. « C'est une entité qu'il faut, par contre, respecter, ne serait-ce que pour nous avoir donné ce point de repère, j'imagine. » S'il est réellement le Dédale, là encore. D'ailleurs. Était-il là lorsque Zvezdan, les armées d'Arès ont guidé Acamas et eux deux jusqu'à ce Dédale ?

Le respect. Une chose qui se mérite, dit-on.
La soumission. Une chose que seule une personne peut profiter.
Et son nom n'est pas celui d'un être caché dans les murs. Pour lui.

Mais cet environnement est composé de bien trop d'inconnues. Un détail qui n'échappe pas au regard du jeune homme. Qui n'en semble pas si surpris. Après tout, les Berserkers sont animés par le pire qui peut exister chez l'être humain. La bestialité, oui. Et le vice.
Le vice du secret semble quant à lui dominer chaque entrelacs de chair …

« De ce que j'ai pu entendre, nous finirons par le voir. Cela semble inévitable. Nous pourrons en apprendre plus sur lui. Bien que je suis ravi que tu ais pu trouver une subordonnée capable de t'offrir plusieurs informations. »
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Message Re: [Janvier 553] Parler autour d'un crâne ~ Haldor   [Janvier 553] Parler autour d'un crâne ~ Haldor EmptyMer 20 Mai - 10:28
Des surnoms. Il est vrai qu'il en donnait régulièrement. Mais pas nécessairement pour se moquer comme c'était souvent le cas dans ce genre de situation. Haldor résumait les Hommes à certains critères et le nom n'en était pas un : les surnoms lui permettaient donc de ne pas zapper la personne. Certes, le cas de Mérion était encore différent puisqu'il le connaissait bien. Ils avaient voyagé ensemble, combattus ensemble. Acamas avait été leur lien mais plus maintenant. Plus seulement lui. Il le respectait même si ses réactions n'étaient pas communes. L'appeler Melon ou Marron était presque devenu une petite plaisanterie. La force de l'habitude aussi. Combien de fois avait-il entendu Pestilence le reprendre, le corriger, pour qu'enfin il énonce correctement son prénom ?

Acamas était un personnage important pour les Berserkers. Mais pour Mérion et lui, c'était encore plus fort que ça. Haldor n'avait jamais vraiment posé la question, ne s'était franchement pas intéressé à cette ressemblance évidente entre la Voix et la Pestilence. Ces connaissances actuelles étaient suffisantes et il ne voyait pas vraiment ce que cela lui apporterait de fouiller sur ce terrain là. Depuis qu'il s'était réveillé, ils avaient été trois. Ils avaient marchés ensemble. Et le colosse mourrait avec le sourire pour chacun d'eux. Seule cette certitude importait.

Quant à cette histoire de Pont, il est vrai que la symbolique était forte. Mais Haldor le savait : les Berserkers étaient des fauves, des démons. Leur façon de vivre, de penser, différait grandement du commun des mortels. Même pour lui, pourtant grande gueule par excellence, il y avait quelque chose de malsain au sein de cette Citadelle. Velya en était une première piste. Mais c'était plus que cela. Comme s'il n'avait pas sa place ici. Qu'il n'était finalement qu'un locataire temporaire. Et les autres soldats ? Il doutait qu'ils vouent le même respect envers leur leader que Mérion et lui. Il le pressentait : un jour, ça dégénérerait. L'un d'eux aurait le mot de droit, le geste à éviter, et Haldor ne pourrait pas retenir sa lame. C'était peut-être ça, sa plus grande peur. Devoir massacrer les soldats qui manqueraient à leur devoir.
    - Hum. Je respecte ce que ce Velya peut représenter. Je respecte tout ça, là.

Il désignait les murs, le sol, le plafond. Tout ce qui ne semblait pas figé alors que ça devait l'être. Ici, les crânes, les squelettes, lui permettaient d'oublier la particularité de la Citadelle. Comme un rempart. Pour ne pas sombrer dans la folie.
    - Mais que se passerait-il s'il déboulait ici pour me parler comme à une merde ? A ton avis ?

Il serrait le poing, un sourire carnassier sur le visage. Il était évident qu'en dépit des risques et du pouvoir de cette entité, Haldor n'accepterait jamais qu'on le prenne pour un con. Qui l'accepterait d'ailleurs ? Le bon sens n'avait aucune prise sur lui. Seul l'instinct comptait. Certes, il ne risquerait pas sa vie pour une broutille. Mais il était prompt à la colère, il le savait, et il était fort possible qu'il puisse s'énerver si on lui parlait mal. D'autre au sein de la Citadelle risquait sa colère d'ailleurs. Un visage s'imposa à son esprit. Qu'il chassa aussitôt. Ce n'était pas le moment de parler du forgeron Berserkers.
    - J'vais pas m'prendre la tête plus longtemps à ce sujet. On verra quand on sera face à lui. Et ouais, ma p'tite Esther est franchement géniale, crois-moi. Elle a des compétences très particulières, qui seront utiles pour mener nos attaques. Avec elle à nos côtés, on a moyen d'élaborer des putains de stratégie. Je l'ai pris sous mon aile. Si t'as l'occasion de la voir, tu pourras constater par toi-même. Elle est sous MA protection.

Il avait insisté un peu sur ça, et pour cause : il avait perçu une faiblesse évidente en terme de puissance physique. Pour un homme aguerri comme il l'était, il était facile de voir qui pouvait représenter un danger pour soi. Elle avait en elle autre chose d'aussi dangereux toutefois. Ce pourquoi elle méritait qu'on puisse la couvrir.
    - J'lui ai un peu parlé de toi. Vite fait hein. Juste ton nom, histoire qu'elle sache qui tu es.

Ce qui ne serait sans doute pas la meilleure nouvelle pour lui. S'il avait donné son nom, nul doute qu'il avait été quelque peu modifié par Haldor.
    - Et du coup, t'as pu rencontrer des soldats de ta propre armée ? J'ai vu venir pas mal de monde ces derniers temps. Arès rappelle sa meute pour les lâcher sur ses ennemis.



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Message Re: [Janvier 553] Parler autour d'un crâne ~ Haldor   [Janvier 553] Parler autour d'un crâne ~ Haldor EmptyVen 22 Mai - 14:09
« J'ai suffisamment d'imagination pour me faire une idée de ce qui arrivera, en effet. » Et là est tout le problème. Actuellement, la position de Velya est inconnue. Ses différentes capacités, à comprendre ce qui anime les Cardinaux – du moins, certains d'entre eux. S'il manipule la chair de ce Dédale, est-il pertinent de considérer qu'il comprend, entend, ressent, tout ce qui compose les chairs de chaque êtres pouvant lui faire face ?

Tout n'est qu'hypothèses. Tout n'est que suspicions. Des détails à vérifier. Mais il ne voudrait pas que cela arrive au détriment de l'Ursidé Septentrional. Qui a ses défauts, bien entendu, Qui s'énerve, un peu trop, pour un rien. N'est-ce pas ce qu'on attend de lui ? Peut-être.
De nombreuses choses sont attendues des Berserkers. Initialement, les ennemis s'attendent à des bêtes affamées, qui baignent dans le sang de leurs ennemis. Des monstres à l'apparence humaine, pour certains, capable de ramper ne serait-ce que pour ressentir la furie d'un combat une dernière fois. Une dernière fois avant elle. La mort. Voilà à quoi ils s'attendent.

Et Haldor n'aime pas décevoir, semble-t-il. Car sur le champ de bataille, il ne serait guère différent de cela. Oui. Haldor n'aime pas décevoir. Et si quelqu'un joue trop avec lui, s'attend à une certaine réaction … Alors l'Ours jouera le jeu. Au détriment de sa propre vitalité. C'est là le piège dans lequel il faut éviter de tomber.

Alors, Mérion réfléchi un instant. Pour trouver la meilleure réponse à ce problème. « Informe toi. Nous ne connaissons pas Velya. Nous ne pouvons que nous poser des questions. Enfin, si nous rencontrons Velya … Nous aviserons de ses desseins et de ses propos à cet instant. » Il tapote sa lèvre inférieure de son pouce, semblant réfléchir un instant, à nouveau. « Je te l'ai dit, non ? Nous allons devoir prouver notre statut de Cardinal. La force n'est pas l'unique moyen. » Mais il peut le devenir. Selon les actions de l'être qui leur fera face.

« Fais comme moi. Observe, écoute. Et comprend. C'est comme l'une de tes chansons : tu ne la chante pas dès qu'elle est terminée. Tu dois la préparer. Dis toi que tes réactions ressemble à tes chansons et qu'il est préférable de ne pas aller trop vite. Ce serait dommage qu'une de tes rimes ne soit pas bonne à cause d'une erreur, n'est-ce pas ? » Oui. Cela semble une bonne métaphore.

Encore faut-il qu'il écoute. Encore faut-il qu'il le fasse.
Comment réagir à cet instant ? Voilà une question à laquelle le jeune homme semble déjà avoir une réponse.
Tout dépendra de la situation, finalement.

Haussant un sourcil, alors qu'il réfléchit simplement à certaines interrogations, la Pestilence lève alors les yeux vers lui. Clignant des paupières, il le regarde, quelques instants. « Oh … Tu as parlé de moi. Tu as cité mon nom … » Posant une main contre sa tempe, il la masse légèrement. La migraine, c'est lui qui allait commencer à l'avoir. « Que crois-tu que les Berserkers diront, lorsqu'ils entendront parler du Méphitique Melon ? Ou de Marron de la Pestilence ? » Il soupire. Légèrement agacé. « J'espère que tu n'as pas utilisé l'un des surnoms. » Il secoue la tête, légèrement, avant d'écouter la suite. Avant de répondre à la suite.

« Pas encore. Mais je pense que cela changera, bientôt. Je suis curieux de savoir ce qu'ils sont et peuvent apporter. Je suis aussi curieux de savoir ce que je peux leur apporter. » Et à nouveau, son pouce vient tapoter sa lèvre inférieure. Une nouvelle question à ajouter aux nombreuses interrogations qui palpitent à travers sa pensée. « À part Esther et Famine, tu as pu rencontrer d'autres Berserkers ? » Et encore une.
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Message Re: [Janvier 553] Parler autour d'un crâne ~ Haldor   [Janvier 553] Parler autour d'un crâne ~ Haldor EmptyVen 22 Mai - 15:05
Prouver son statut de Cardinal. Ces mots ramenaient le géant quelques mois en arrière, lorsqu'ils étaient revenus de leur campagne italienne. Alors ce jour là, Pestilence avait prononcé cette phrase. A l'époque il l'avait déjà trouvé assez juste. Mais n'avait pas le recul qu'il avait aujourd'hui. Faire ses preuves et mériter sa place. Mérion savait parfois mettre les mots qu'il fallait sur les émotions de l'Ursidé. Sans doute parce qu'ils avaient "grandit" ensemble. En partie. Velya était un problème justement parce que l'on ne savait rien de lui ou de ses aspirations. De fait, se montrer prudent était plutôt une tactique intelligente. Stratégie...

Il n'empêche que dans l'esprit du colosse, le doute persistait. Si le corps allait à l'encontre de ce que disait la Voix, alors certains fauves se mettraient entre eux. Et la Mort n'était pas n'importe quel soldat : il dirigeait les Légions de Cendre. Il était amené à parcourir ce monde sur son destrier afin de semer la mort avec "Hécatombe". S'il devait s'opposer à Velya, quoi que cela puisse lui en coûter, il le ferait. Pour Acamas.
    - Parfois, comme aujourd'hui, tu m'étonnes mon frère. Tu sais viser juste et anticiper les réactions qui pourraient être miennes. Je t'accorde qu'il est parfois préférable de réfléchir, de prendre son temps. Je veillerai à garder cela à l'esprit. Je sais garder ma réserve lorsque cela est nécessaire. Comme une bonne chasse... Prendre le temps de traquer le gibier avant de décapiter la bête. Ressentir, percevoir avant de tuer. Merci.

Il poussa un long soupir, comme s'il venait de se libérer d'un poids. En un sens, c'était exactement ça. Depuis qu'il en avait parlé avec sa petite Araignée, il était dans le doute. Il avait compris ce que l'on attendait de lui. Esther avait su lui expliquer l'importance de cette créature du Dédale. Et Mérion l'importance de savoir garder ses réserves pour soi tant que l'on ne l'aurait pas rencontré.

Puis vint le moment de la migraine. Il connaissait cette douleur mais n'aimait pas en être l'origine. Oui, il avait parlé de lui. Oui, il y avait de fortes chances qu'il l'ait nommé comme il le faisait en temps normal. La force de l'habitude sans doute. Il ne pensait évidemment pas à mal et Mérion était un Cardinal, il ressemblait à Acamas, il saurait se faire respecter. Pour autant, Haldor affichait une mine contrite.
    - Euuuuh. J'veux pas m'avancer, j'me souviens plus trop. M'enfin, tu verras bien. Puis au pire, tu taperas du poing sur la table, tu calmeras ceux qui oseraient mal prononcer ton nom, quitte à leur péter les dents après. J't'ai déjà enseigné la méthode "Haldor" : quand on t'emmerde, tu pètes des nez.

Quant à son autre question, il levait les yeux vers le ciel, comme pour chercher dans ses souvenirs. Il revoyait passer les visages, les noms. Et semblait énumérer sur ses doigts tout en reprenant la parole.
    - Alors Jehane et ma p'tite Araignée, c'est fait. Humm... Védan forcément. Pas voir Guerre aurait été débile. L'autre abruti là, Zésame ou un truc du genre, pour qu'il m'aide pour mon arme. Tigrou, un d'mes gars. Super sympa mais qui puait l'bouc. Y'a eu qui aussi... Ah oui, Slim ! Putain Slim, pas bavarde pour un sou, elle est avec Famine. Et tu vas rire : elle porte le Bamamut, enfin j'crois.

Le Bahamut. Mais cela lui échappait. Il se souvenait des mots qu'elle lui avait dit à ce sujet. Elle avait même parlé à son armure.
    - Elle parlait à son armure et apparemment, elle l'entendait lui répondre. Elle l'appelait même "Baha le Bamamut". Ce qui m'a vachement inspiré, tu m'connais. Ecoute-ça. C'est une ébauche mais j'tiens un truc.

Non... Non ne recommence pas.
    J’me baladais dans le Dédale, Le cœur en sang de c't'inconnu ; J’avais envie de fracasser n’importe qui. N’importe qui et ce fut toi Et tu m'as dit n’importe quoi. Un truc du genre "j'suis Baha, le Bamamut". Oh coeur du Dédale ! Nanana. Oh coeur du Dédale. Avec les poings, avec les pieds, j't'arrache les dents, j'te frappe grosse pute. On va vraiment s'amuser, avec l'bamamut !


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Message Re: [Janvier 553] Parler autour d'un crâne ~ Haldor   [Janvier 553] Parler autour d'un crâne ~ Haldor EmptyVen 29 Mai - 17:24
« C'est mon rôle, Haldor. » Un léger sourire vient étirer les lèvres de Mérion. Un léger orgueil qui se manifeste. Plus que son rôle, c'est celui de la Pestilence, qu'il interprète. La Vermine se doit d'être patiente, d'observer. Le bon moment pour que son Infection se propage. Une petite blessure. Une fatigue, légère. Une simple erreur d'inattention. Parfois, elle doit se transformer. S'adapter. Certes. Évoluer. Et avec les visages qui habitent ce Dédale de chair et de muscles, il est parfois préférable d'avoir cette capacité.
Et de l'utiliser. Pour conseiller. Et apporter un nouvel axe de vue à certains esprits, plus directs. Car la réflexion n'est pas le fort du Cavalier de la Mort. Celle-ci se doit-elle d'ailleurs de réfléchir, finalement ? Le Guerrier tue. La Faucheuse fauche. La question du pourquoi ne semble guère importante. Pas pour le bourreau.

Guerrier … Faucheur …
Oooh... Tue le Faucheur, avec sa Morte Lame...

Oui, cela pourrait convenir. Guerrier. Faucheur. Bourreau … Que de belles interprétations de l'animal sauvage. De l'Ursidé. Que la Vermine observe, avant de reprendre la parole. « La chasse est en effet un bon exemple. Ton coup d'épée n'a guère besoin d'être le plus puissant. Il doit juste être suffisamment puissant et précis pour que cette harmonie décapite ta victime. Et en effet, pour cela, tu dois connaître. Ton arme. Ta victime. » Puis il le pointe du doigt. « Et toi, le Cardinal de la Mort. » Encore. Le répéter. Car c'est ce qu'il est.

Le Cardinal de la Mort.
Le Cavalier Pâle.
Le Guerrier. Faucheur. Ou Bourreau. Un homme qui se doit de réfléchir. Non pas pour penser la Guerre – laissons cela à un véritable artiste et Stratège –, mais pour penser son combat. Sa violence. Pour la penser à l'instant du combat. À l'instant de la rencontre.

Massant légèrement sa tempe après avoir entendu l'explication de la Mort, le jeune homme fini par hausser les épaules. Il s'est adapté, là encore, à cette façon d'être de la Mort. Incapable d'accepter les choses les plus simples. Toujours rendre plus complexe. Pourquoi ? Car un nom serait trop compliqué. Mérion. C'est simple. Une mère aurait pu prononcer ce nom, tout comme celle de l'Ours a dû prononcer son prénom. Haldor. « Ta méthode, mon cher HAROLD, n'est pas la meilleure si tu commences à m'appeler ainsi à certaines personnes. Et je pense que tu commences à connaître ma propre façon de faire … ? » Il hausse les épaules, à nouveau. Avant de soupirer.

Comme s'il pouvait changer quoique ce soit.
Devait-il lui hurler que son premier mot a été ce nom ? Qu'il voulait garder ce souvenir intact ?
Ne pas penser au reste. À l'autre.

Un frisson traverse un instant son corps. Puis il écoute la suite. Les explications de la Mort, les noms de ceux qu'il a rencontré. « Zvezdan. Enfin, continue. » La Résilience hein. Difficile art que celle-ci. Enfin, laissant le Guerrier terminer, il hoche la tête. « Je vois. Bien, tu as pu rencontrer du monde. Et je constate que nous sommes donc au même point concernant les Cardinaux. » Sur le papier, du moins.

Un sourcil se hausse, alors que la voix de Haldor résonne encore. Il chante. Vraiment. Penchant la tête sur le côté, il écoute. Alors que son cerveau semble chercher la cohérence. Les quelques vers précédents avaient le mérite d'être compréhensibles. Ceux-ci … Indescriptibles. Voici le premier mot qui semble naître entre les frontières de son esprit.
Jusqu'à ce qu'un mot arrive. Qu'il résonne …

« C'est Bahamut … » Il cligne des yeux. S'il commence à se tromper sur les noms des Cuirasses qui composent son armée, cela allait être joli sur le champ de bataille. « Même moi je connais tes Cuirasses. »

Enfin. Qui peut se dire capable de changer Haldor ?
Il n'y a qu'une réponse à cette question …
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Message Re: [Janvier 553] Parler autour d'un crâne ~ Haldor   [Janvier 553] Parler autour d'un crâne ~ Haldor EmptyVen 29 Mai - 19:43
Il avait raison effectivement. Ce n'était pas toujours une question de force ou d'adresse, mais plutôt de connaissance. Savoir où frapper, qui frapper, et avec quelle force. Il se reconnaissait dans les premières paroles de son ami. Il devait admettre qu'il connaissait sur le bout des doigts sa lame, ainsi que la force qui était la sienne. Pour le reste, il réagissait à l'instinct. Il était difficile de dire qu'il se connaissait lui-même puisque l'intégralité de sa vie avait disparue.. Effacés les souvenirs. Effacé l'homme qu'il avait été. A moins que, sans le savoir, il soit resté le même ? Il était déconseillé pour lui de se poser ce genre de question. Sans quoi la migraine reviendrait.

Le débat se recentrait sur sa manière de le nommer. Il ne pouvait s'empêcher de sourire. Combien de fois avait-il été reprit ? Combien de fois avait-il eu ce genre de discussion avec Pestilence ? Il n'avait clairement pas assez de doigts pour compter. Toutefois, il comprenait le problème évoqué par le Cardinal. S'il est vrai que péter des nez était la solution idéale à bien des problèmes, que ferait-il si Velya ou une autre créature aussi puissante le nommait ainsi ? Certes, il pourrait gueuler. Mais pas sûr que ça fonctionne. Quant à son nom...
    - Mon pauvre ami. H.A.L.D.O.R ! Pas Harold, ça rime même pas en plus. Mais je te pardonne, parce que je sais qu'tu as parfois du mal avec les conventions sociales. Et comme je te l'ai déjà dit, j'serai toujours là pour t'aider.

Et il se marrait tout seul, sachant qu'il y avait quand même une sacrée dose de mauvaise foi dans ses propos. Il n'était pas si idiot. Certaines choses lui revenaient peu à peu. Peut-être le vrai Haldor revenait-il à lui ? En tout cas, Mérion avait véritablement un effet positif sur le moral de l'Ursidé. Ses remarques, sa façon de penser, il parvenait à canaliser l'impétuosité de l'Argenté.
    - Il était important pour moi de les rencontrer. Nous faisons partie des quatre Légions d'Arès. Tu sais, j'suis pas si con hein. J'sais diriger mes hommes. J'sais mener une attaque en comptant sur les forces en présence. J'sais coordonner mes assauts en prenant en compte les mouvements de mes alliés. Seulement, j'préfère quand j'dois compter que sur moi. Car la Mort marche seule sur le champ de bataille. J'sais bien que certaines langues se délient quand j'ai l'dos tourné. Et tu veux que j'te dise, il est peut-être préférable pour eux que j'sache pas précisément qui ouvre sa grande gueule.

Car s'il connaissait les noms, hommes ou femmes, simples soldats ou même Cardinal, il ferait en sorte de faire ravaler les dents de ces derniers. Quitte à se manger un mur. Puis, alors que Mérion le sermonnait doucement sur le fait de connaître les armures de l'armée de la Mort, ce dernier ne put retenir un nouvel éclat de rire. Il mit quelques instants avant de reprendre :
    - Sauf que tu te plantes, mon pote. "Bahamut" fait partie de l'armée de la Famine, pas de la mienne. Je connais les miennes... Esther la Tarentule, Akir du Tigre. Mouhahahahaha. T'es trop mignon quand t'essaie de me reprendre alors que tu t'plantes toi aussi !

Mine de rien, cette discussion lui avait fait du bien. Mine de rien, il avait compris pas mal de choses en échangeant avec la Pestilence. Restait peut-être un ultime point à voir. Avant de reprendre ses propres activités. Une ultime question...
    - Mais j'te remercie. J'pense que t'avoir à mes côtés me permet de me concentrer sur les choses que j'préfère. C'est effrayant c'que je vais te dire mais... T'es un peu ma raison. Celui qui me canalise. J'apprécie. Bon par contre, sauf si t'as envie de pioncer ici, tu peux y aller. J'vais attraper mes gars, histoire de reprendre un peu l'entraînement. J'pense qu'on a fait le tour de la question nop ?



Citation :
RP terminé pour moi. Tu peux conclure mon ami. Je te laisse avec la remarque sur le fait que C'EST TOI QUI TE TROMPE DANS LES ARMURES, PAS HALDOR MOUHAHAHAHAHA !!!!!!!!!!

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Message Re: [Janvier 553] Parler autour d'un crâne ~ Haldor   [Janvier 553] Parler autour d'un crâne ~ Haldor EmptySam 13 Juin - 7:21
Des difficultés avec les conventions sociales ? Voilà un bien doux euphémisme. Du moins, de ce point de vue. De celui du Cavalier Pâle. Après tout, du point de vue du Cavalier d'Ivoire, c'est bien un apprentissage. Dans lequel il s'implique. Réellement. Découvrir une part de lui-même. Ressentir une nouvelle part de lui-même. En découvrant ce qui compose ces silhouettes, ces visages qui l'entourent. Une certaine chance s'est d'ailleurs offerte à lui : le simple cercle formé des Cardinaux est composé de personnalités différentes. Des facettes. Parfois des facettes d'humanité, certes … mais parfois aussi de l'absence de cette dernière. Des reflets qui peuvent lui montrer comment construire – ou plutôt découvrir – son propre manque.

Sans imitation. Sans copie. Après tout, Arès, le Pontifex, ou tout simplement les Berserkers – du Cardinal le plus expérimenté au plus faible des aspirants – n'ont guère besoin d'une chimère sans saveur, d'une pâle copie de différents êtres.
Il est déjà un visage connu. Il ne souhaite être guère le même. Car il est déjà quelqu'un. Mérion. Avec ses tares et ses atouts.

Et ses erreurs. Rares. Mais parfois présentes. Une erreur qui lui arrache un haussement de sourcil. Une erreur qui lui fait pencher la tête sur le côté. Le temps – rapide, rassurez-vous – que les neurones viennent à se connecter. « … » Oui. Le Bahamut. L'un des Centurions de la Famine. Il cligne, un instant, des yeux. « Oh … » Un certain silence se pose dans la salle. Que faire ? Applaudir et le récompenser pour avoir découvert son piège ? C'est peut-être un peu trop tard pour une telle … comédie. « … Mais c'est pas vrai … Je … Je crois que j'ai été un peu trop absorbé par ta chanson. » Surpris, il l'est. Gêné, aussi. Et il pense, à cette musique. Qui n'avait aucun sens.
« Non parce que un Bahamut, enfin un Baha le Bamamut au milieu d'une grosse pute et d'une envie de fracasser n'importe qui … Je t'avouerai que je n'ai pas très bien compris. » Qui a l'idée d'essayer de comprendre cette chanson à part moi ? Massant un instant sa tempe, la Pestilence laisse entendre un grognement, ne se rendant à peine compte de certains mots qu'il emploi dans le plus grand des calme. « N'en parlons plus … s'il te plaît. » Ce serait extrêmement agréable de ta part !

Il se détourne, un instant. Attrapant l'une de ses mèches argentées. Même en restant le plus stoïque possible, il est simple de voir que cela le dérange. Une erreur est une erreur. Et les erreurs ont toujours été l'une des plus grande crainte du serviteur d'Acamas.
Une erreur, bien plus violente. Bien plus grande … Voilà ce qui pourrait le mener à rejoindre un charnier sans valeur. Ou pire …

Un mot s'apprête à sortir de ses lèvres. Une petite interjection. Qu'il a entendu, un peu trop. Mais elle ne se fait pas encore entendre, préférant un sifflement de frustration … bien que ce dernier s'efface rapidement. Après les mots de la Mort. Après sa déclaration. Ainsi que sa question. Ainsi était-ce sa fonction ? La Raison d'Haldor ? Un moyen de le canaliser ? Une lanterne capable de montrer à l'animal féroce un sentier … ? Pour éviter qu'il n'arrive à l'erreur de trop ?

C'est vrai. Il serait dommage que l'erreur de trop résonne dans ce Dédale. Où à l'extérieur. Il serait dommage de perdre la force de la Mort. De perdre ce Faucheur. De perdre Haldor, finalement, simplement.

Un ami … Du moins, jusqu'à quand ?
Jusqu'à ce que l'un découvre le secret de l'autre ?

« Haldor … Tu es un Ours. Un terrible prédateur. Tu l'as dis toi-même. Tu sais t'adapter aux champs de bataille. Tu sais t'adapter à ton adversaire. Chasseur, tu peux l'être, à ta manière. » Nous n'avons pas la même. Mais c'est là l'importance. Il avance. Il passe finalement à côté de lui. Il s'arrête, un instant. Pour le regarder, levant les yeux vers lui. « Pourtant, ce n'est pas seule que la Mort avance. La Mort est le fruit. L'ultime cadeau. Guerre. Famine. Pestilence. Notre importance est capitale dans l'arrivée de ce châtiment. Tu ne dois donc pas les oublier. Et si c'est de raison que tu as besoin, de ma part, alors je serai là. Quand aux langues qui se délient ... Là aussi, mon conseil sera le même : la Mort n'est pas lié qu'au fil d'une lame, elle est un concept Temporel. Alors attend l'erreur. Et à cet instant. Avise. Faucheur. »

Et il commence à quitter les lieux, sa main bougeant légèrement, alors qu'une petite mélodie quitte ses lèvres. Vieille, antique, intime.

Citation :
Je suis sincèrement désolé pour l'attente pour cette conclusion ... J'espère qu'elle te conviendra.
Merci beaucoup pour ce RP Haldor !
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