Votez
I
II
III


Février 553 AD (Jusqu'au 31 Août 2020)
 
Partagez
 

 [Septembre 552]L'heure du choix[PV Alvis]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
OrpheusOrpheusArmure :
Légat

Statistiques
HP:
[Septembre 552]L'heure du choix[PV Alvis] G-bleu1350/1350[Septembre 552]L'heure du choix[PV Alvis] V-bleu  (1350/1350)
CP:
[Septembre 552]L'heure du choix[PV Alvis] G-rouge900/900[Septembre 552]L'heure du choix[PV Alvis] V-rouge  (900/900)
CC:
[Septembre 552]L'heure du choix[PV Alvis] G-jaune1350/1350[Septembre 552]L'heure du choix[PV Alvis] V-jaune  (1350/1350)
Message [Septembre 552]L'heure du choix[PV Alvis]   [Septembre 552]L'heure du choix[PV Alvis] EmptyMer 13 Mai - 17:59
    - Amenez-le moi ici. Sans chaînes. Mais sous bonne garde. Entre ses murs, il aura de nouveau accès à son énergie. S'il fait mine de s'enfuir, abattez-le.

Les soldats obtempéraient tandis que le Légat prenait place dans ce gigantesque bureau qu'il avait emprunté au Capitaine de la garde. Aujourd'hui était un jour particulier : il allait décider du sort d'un prisonnier. Et pas de n'importe lequel d'entre eux, évidemment. Alvis du Léviathan. Ou plutôt Alvis, tout court, chevalier de rien du tout. Si la Scale avait fait preuve de sensibilité en percevant son aura, ce dernier ne s'était pas encore montré digne de porter une des précieuses armures de Poséidon. Que ce soit par ses actes ou par ses paroles, il n'avait jusque là gagné que le droit d'être enfermé.

Il avait suivi l'évolution du jeune homme au court de ces dix-huit mois. Une peine longue, il est vrai, mais qui n'était que le juste châtiment d'une infraction comme la sienne. Il savait avec précision qui lui avait rendu visite. Ce qui s'était dit. Et pour cause, il avait affecté certains des hommes de sa propre unité pour garder un oeil sur lui. Un temps il avait regretté son emprisonnement. Pas parce qu'il ne le méritait pas. Seulement parce qu'il estimait avoir fait preuve de clémence en acceptant qu'il reste et que ce dernier n'avait fait que l'insulter. Les Atlantes. Les Marinas. Et lui-même.

Il en avait discuté avec Aurora. Cette dernière avait proposé de se rendre dans la cellule et de l'égorger sans autre forme de procès. Elle détestait "ce petit avorton" comme elle l'appelait. Mais si Orphéus était prompt au jugement, il possédait également une parole. Il avait promis qu'il serait bien traité et il était évident qu'une exécution dans sa cellule n'était pas vraiment considéré comme un acte de protection... Il n'était jamais venu à lui jusque là. Inutile d'exacerber les sentiments de ce sauvage, il détestait Orphéus et ce dernier n'était pas homme à jeter de l'huile sur le feu. Pour autant, il lui appartenait en ce jour de voir de ses yeux ce qu'il était devenu. Et de lui poser la question. Alvis s'était étonné un jour qu'aucun garde ne se trouvait présent pour défendre le Légat. Et lors de l'explication, ce dernier s’était moqué de cela. Ne prêtant pas foi au fait que le borgne puisse se défendre seul.

La porte se rouvrit. Il était là, entouré de deux gardes. Par réflexe, Aurora se plaça à ses côtés, la main sur la garde de son épée. Il lui avait demandé de ne pas se montrer mais cette dernière avait été si désagréable après avec lui qu'il avait fini par céder. Qu'il n'ait pas besoin d'elle, elle ne le concevait pas. L'avorton était un petit monstre inoffensif aux yeux d'Orphéus. Mais cela n'empêchait pas sa soeur de vouloir être présente. D'un geste, il montra un siège. Qu'il accepte ou non de s'asseoir ne changerait rien. Il prit alors la parole.
    - Comme je te l'avais signifié, je suis venu à toi ce jour car tu as purgé ta peine. J'ai appris que Deukalyion t'avait placé dans la même cellule que la sienne. Louable intention de sa part. De mon côté, j'ai veillé à faire respecter les consignes que j'avais donné : tu as été bien traité. J'espère que ces quelques mois t'auront aidé à réfléchir. Réfléchir où est ta place. Et réfléchir à ce que tu souhaites faire maintenant.

Il allait lui proposer deux choix. Et respecterait la parole de l'homme face à lui. Il savait une chose : Alvis n'avait très certainement aucun respect pour lui. Pour ce qu'il était. Pour ce qu'il représentait aussi, sans doute. Qu'importe. Il n'était pas ici pour se faire aimer des soldats. Il était ici par la volonté de Poséidon. Les soldats devaient obéir. Sans obéissance, ils n'étaient que des rebelles. Et à Atlantis, on n'acceptait pas une rébellion ouverte. Pas quand les intérêts des Atlantes étaient dans la balance.
    - Tu as en réalité trois choix qui s'imposent. La première, c'est de quitter Atlantis et ce territoire. Si tel est ton souhait, tu seras alors raccompagné sans violence hors de nos frontières. Mais tu ne pourras plus jamais revenir ici. Tu seras banni de cette cité et de tout autre territoire appartenant à Poséidon. En second, tu peux accepter de porter de nouveau l'écaille du Léviathan. Si tel est le cas, il te faudra te soumettre à mon commandement. Te soumettre aux lois qui régissent notre cité, quelles te plaisent ou non. Et pour finir, tu peux tout simplement choisir la mort. Une délivrance pour qui a perdu sa terre natale, pour qui vivre en communauté est impossible, pour qui respecter l'autorité est difficile. Tu n'as pas peur de la mort et tu n'es pas sensible aux menaces, je le sais bien. Mais ce n'est pas la une menace. Choisis en ton âme et conscience, Alvis. Et je respecterai ta décision.



Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur https://www.saint-seiya-ageofgold.com/t1839-orpheus-merinita-ft#
CalypsoCalypsoArmure :
Ecaille des Hyades

Statistiques
HP:
[Septembre 552]L'heure du choix[PV Alvis] G-bleu1050/1050[Septembre 552]L'heure du choix[PV Alvis] V-bleu  (1050/1050)
CP:
[Septembre 552]L'heure du choix[PV Alvis] G-rouge850/850[Septembre 552]L'heure du choix[PV Alvis] V-rouge  (850/850)
CC:
[Septembre 552]L'heure du choix[PV Alvis] G-jaune1200/1200[Septembre 552]L'heure du choix[PV Alvis] V-jaune  (1200/1200)
Message Re: [Septembre 552]L'heure du choix[PV Alvis]   [Septembre 552]L'heure du choix[PV Alvis] EmptyMer 13 Mai - 19:14
Le jour avait ressemblé à tous les autres. A force de ne pas voir le soleil percer les épais murs et d'être réduit à un espace restreint, Alvis avait perdu la notion du temps. Comme probablement tous les prisonniers, leur vie seulement rythmée par les pas des gardes et des serviteurs qui venaient donner les repas, changer les pots de chambre, éventuellement changer les draps et les oreillers. Pour s'occuper il fallait devenir inventif. Pendant un temps, l'adolescent s'était satisfait des histoires de Jör et de ses réflexions sur le monde. Il avait pu mieux dormir aussi, étonnamment le lit de la prison lui semblait bien plus commode que celui des quartiers militaires. Avec la fourrure qu'il avait pu garder, il s'était creusé un espace à sa mesure.
Afin de ne pas ruiner de longs et fastidieux efforts, il avait aussi entrepris d'entretenir ses connaissances sur Asgard, sur la lecture et l'écriture, sur tout ce qu'il avait appris de lui-même. Le Serpent-Monde l'y aidait, comme il semblait posséder une mémoire extrêmement fiable -sans doute à force de traverser les âges et entendre toujours les mêmes paroles se répéter de génération en génération. L'ennui arrivait tout de même. Alors il trouva une parade qui avait tenu plutôt bon jusque-là : l'exercice physique. N'ayant aucune autre occupation, il avait pris l'habitude de muscler son corps autant pour se dépenser que pour s'entretenir. Sur le dos, sur le ventre, debout, assis, sur les mains, sur les pieds. Il avait repoussé les limites de sa souplesse et tiré sur chacun des muscles qu'il parvenait à sentir, pendant des heures, jusqu'à tomber d'épuisement et pouvoir enfin dormir, passer le temps.

C'est ainsi que le garde chargé de le libérer le trouva en pleine série de pompes, torse nu, à même le sol de la cellule. Habitué maintenant aux allées et venues pour s'assurer de la santé des prisonniers, il n'avait pas prêté attention à l'homme, jusqu'à se rendre compte qu'il attendait sur le seuil et n'était pas seul.

"Visite. Chez le Légat. Tu as intérêt à bien te tenir."

Dix-huit mois avaient donc passé. Il avait imaginé un certain nombre de scenarii concernant ce jour, le fait qu'on vînt le chercher à plusieurs y compris. Celui qu'on le laissât libre également -après tout il s'était rendu sans résistance. Il se releva d'un bond sur ses pieds, jeta un œil à ses vêtements. Il n'avait pas le temps de se faire une beauté, mais afin d'être un minimum présentable, il vida le contenu de son eau du jour sur son visage et essuya la sueur à l'aide d'un bout de couverture. Il y avait des chances qu'il n'en eût plus besoin, parce qu'il serait mort ou libre notamment. Il enfila ensuite sa tunique, sa cape d'ours, et suivit les gardes.

***Comment comptes-tu te défendre ?
-Je ne sais pas. On verra bien ce qu'il me dit.
-Ne fais pas l'idiot ! Il ne te laissssssssera pas éternellement malmener sssson autorité.
-Je ne mentirai pas pour lui plaire.
-Mais tu peux éviter de dire tout cccce que tu pensssses.
-C'est exactement mon idée.***

L'esprit du Serpent-Monde sembla réfléchir, acquiescer. Les geôles lui avaient appris le silence. Et tapi au fond de ses pensées, le rêve de pouvoir parcourir libre l'Atlantis que lui avait décrit Deukalyion. Il suffisait juste d'obéir tranquillement. Ni mentir, ni cracher. Juste obéir, comme un bon soldat. Un bon outil. Ce que le Légat voulait c'était un outil. Et en échange, l'outil gagnerait la liberté. Peut-être les minces privilèges de Capitaine du Léviathan. Oui, il devait l'avouer, n'avoir porté ni l'armure divine de Gamma ni l'écaille de Léviathan pendant plus d'une année avait laissé un vide quelque part. Il pourrait le combler juste en gardant le silence.

En passant la porte, il sentit son cosmos se débloquer d'un seul coup, comme une rivière aurait brisé un barrage. Un instant les gardes hésitèrent : ils virent un manteau d'énergie émeraude teinté de glace l'entourer, lequel prit une couleur un peu plus marine, avant de retomber aussi soudainement. Ils avaient levé leurs lances, mais Alvis s'était juste arrêté sur place. Le temps de reprendre possession de sa force. Il leva les bras haut pour bien montrer qu'il n'avait pas d'intention hostile. C'était juste la conséquence de l'étau qui se desserrait. Orphéus aurait-il senti ?

"Je ne ferai rien. Mon pouvoir est sous contrôle. Nous pouvons continuer."

Les soldats s'apaisèrent. Après tout, en dix-huit mois, il n'y avait pas eu une vague. Il était resté silencieux la plupart du temps. N'avait jamais levé la main ou la voix. Répondu quand on lui parlait. Il avait fait ce qu'on lui demandait quand on le demandait. Il aurait été bête de céder maintenant.

***J'ai fait un sacrifice. Sans retour. Ils ne comprennent pas ça.
-Aucune importancccce. Et n'en parle pas devant Orphéussss !
-Je lui ai dit à quoi ressemblait pour moi un sacrifice. Nous verrons bien si dix-huit mois de geôles valent un œil perdu.***

Enfin ils arrivèrent dans le bureau, où les jumeaux attendaient. Il remarqua d'emblée l'épée et la menace sous-jacente mais ne dit rien, ne réagit pas. A l'invitation il prit un siège. Garda le regard sur l'épée un moment puis le glissa directement jusqu'à Orphéus. Il lui semblait moins impressionnant qu'avant, moins grand aussi. Et pour cause, Alvis avait poussé de plus de 10 cm. Il demeurait le plus petit des deux mais gagnerait encore en taille un moment. Bien souvent la réponse qu'il avait donnée quand on lui demandait si tout allait bien était qu'il avait faim. Il avait besoin de forces pour grandir. Pour alimenter aussi les muscles qui s'étaient dessinés sur son profil, qui avaient fait qu'on était venu prendre deux fois ses mesures pour lui fournir des vêtements plus grands en moins de 6 mois.

***Tu pourrais peut-être t'incliner... Montrer du resssspect.
-Je veux bien rester sage et poli, mais de me demande pas de faire comme si je l'appréciais, Jör. Je ne mentirai ni dans mes mots, ni dans mes actes.
-J'aime ccccette partie de ton caractère, crois-le bien. Mais j'ai peur qu'elle provoque ta perte.***

Il écouta encore. Sa place. Oh que oui il y avait réfléchi. Moi, et Atlantis. C'était tout ce qu'il avait emporté avec lui avant de prendre sur lui pour aiguiser sa patience. Si Léviathan était effectivement l'une des facettes de Midgardsormr, il n'y avait même pas d'hésitation à avoir. Au moins, Orphéus allait droit au but, et il apprécia de ne pas perdre de temps.

"Je veux Léviathan."

Sa voix aussi avait changé. Presque gutturale. Il avait mué en prison. C'était le timbre de l'un de ces grands Järls qui régnaient sans partage dans les grands fjords. Elle n'exprimait rien pour l'heure. Ni joie, ni peine, ni colère, ni ambition. Aussi docile que lui. Y avait-il quelque chose à rajouter ? De son point de vue non.

Il jeta un regard un regard à Aurora. Elle jouait d'une posture hostile à son encontre. Habituelle. Maintenant qu'il était sorti de son petit espace, qu'il avait pu marcher pour se rendre dans un autre endroit, l'impatience s'insinua doucement dans ses jambes. Il se força à attendre encore un peu.

"J'apprendrai les lois. J'obéirai. Je veux juste Léviathan."

Là, ce devait être suffisant. Pas de mensonge. Pas de fausse estime. Juste le choix et ses conséquences.


[Septembre 552]L'heure du choix[PV Alvis] Ysqc
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
OrpheusOrpheusArmure :
Légat

Statistiques
HP:
[Septembre 552]L'heure du choix[PV Alvis] G-bleu1350/1350[Septembre 552]L'heure du choix[PV Alvis] V-bleu  (1350/1350)
CP:
[Septembre 552]L'heure du choix[PV Alvis] G-rouge900/900[Septembre 552]L'heure du choix[PV Alvis] V-rouge  (900/900)
CC:
[Septembre 552]L'heure du choix[PV Alvis] G-jaune1350/1350[Septembre 552]L'heure du choix[PV Alvis] V-jaune  (1350/1350)
Message Re: [Septembre 552]L'heure du choix[PV Alvis]   [Septembre 552]L'heure du choix[PV Alvis] EmptyVen 15 Mai - 14:15
Le temps avait eu un effet sur lui : il avait grandi. Orphéus espérait que cette évolution puisse aussi être mentale mais de cela il ne pourrait en être sûr qu'avec le temps. Alors qu'il l'observait, il cherchait à décrypter les signes qu'il laisserait échapper. Pas ceux qui étaient visibles - il avait eu le temps de travailler sur cela pendant son emprisonnement et il aurait été bien sot de montrer son ressentiment - mais plutôt sur la mélodie du corps. Une mélodie qu'il ne pouvait taire et qui ne pouvait échapper au regard unique du Légat désormais. Celle-ci ne dévoilait pas les pensées d'Alvis mais restait une indication sur ses sentiments en surface. Il était calme. Attentif. Mais méfiant. Un jour, Alvis lui avait dit qu'un sacrifice ne demandait rien en retour. Une réflexion parfaitement idiote, puisque dans la propre culture de cet homme, Odin avait sacrifié son propre oeil pour obtenir un plus grand savoir, un plus grand pouvoir. A l'époque, il avait préféré taire cette remarque, ne cherchant pas à déclencher l'ire du sauvageon.

Visiblement, il optait pour l'obéissance. Cela paraissait être une sage décision mais le Légat devait admettre qu'il n'aurait pas été surpris de voir l'homme choisir le départ. Ici, ses valeurs n'avaient aucune prise. Le seul qui potentiellement pouvait lui prêter une oreille attentive était Deukalyion mais ce dernier était tout entier voué à Orphéus. Et il paraissait évident qu'il n'appréciait pas la Voix de Poséidon. Pour autant, il s'agissait aussi là d'un choix en lien direct avec sa sécurité. Nul doute qu'il serait pourchassé pour avoir quitté son territoire. Ici, il était en sécurité.
    - Je prends donc acte de ta décision, Alvis.

Orphéus se redressa. Un instant, il se ferma aux énergies autour de lui pour faire appel à quelque chose qui se trouvait au plus profond de son être. Son pouvoir, ce chant si particulier qui le connectait aux autres Scales. Alors qu'il rouvrait l'oeil, une aura chatoyante apparue pour l'envelopper. Une aura apaisante, tandis que dans la pièce se faisait sentir les embruns de la mer, que les échos des vagues s'écrasant sur les rochers s'élevaient dans les airs. Puis un son. Unique. Comme le cri d'une créature antique, puissante, terrible. Orphéus claqua des doigts. Et toute cette énergie illumina un bref instant les lieux. Aux côtés d'Alvis, l'écaille du Léviathan venait d'apparaître. Prête à revêtir de nouveau son porteur, puisque celui-ci acceptait ce fardeau.
    - En t'accordant de nouveau le droit de porter cette écaille, je t'accorde la confiance qui est due à chaque Marina de notre armée. Ni plus, ni moins. Je passe donc l'éponge sur les événements passés car tu as payé ta dette. Nous repartirons sur des bases saines. Il n'y aura plus d'emprisonnement à partir d'aujourd'hui te concernant. Plus jamais.

Il lui avait fait comprendre que les menaces étaient inutiles sur lui. Ici, il ne faisait qu'informer. Il paraissait évident qu'à la prochaine désillusion, le Légat le ferait exécuter. Sur le visage d'Orphéus, aucun sourire. Aucune marque de sympathie. Il appliquait la Loi des Atlantes et attendait des Atlantes et de ses soldats une obéissance absolue. Si Alvis n'appréciait pas le dirigeant Atlante, il en était de même pour lui. L'ancien Ase ne le respectait pas et cela ne lui importait que peu : après tout, vouloir être respecté par cet homme était comme vouloir être respecté par un insecte, c'était inutile. Avilissant. Toutefois l'écaille qu'il porterait à partir de ce jour primait sur les animosités éventuelles. Orphéus passerait donc l'éponge sur les histoires anciennes.
    - Je te laisse quelques jours pour reprendre un rythme normal. Tu resteras sous la responsabilité du Général Deukalyion. Et tu recevras par la suite tes premières affectations. Je te souhaite un bon retour parmi nous, Alvis. Si tu n'as pas de question, mes hommes te conduiront jusqu'au pilier qui est sous l'autorité du Kraken, afin que tu prennes tes quartiers là-bas.

Aucune chaleur. Mais aucune haine visible non plus. Repartir sur une base solide... Voilà tout ce qu'espérait le Merinita. Aurora s'était décalée de quelques pas. Elle avait reprit une posture plus classique.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur https://www.saint-seiya-ageofgold.com/t1839-orpheus-merinita-ft#
CalypsoCalypsoArmure :
Ecaille des Hyades

Statistiques
HP:
[Septembre 552]L'heure du choix[PV Alvis] G-bleu1050/1050[Septembre 552]L'heure du choix[PV Alvis] V-bleu  (1050/1050)
CP:
[Septembre 552]L'heure du choix[PV Alvis] G-rouge850/850[Septembre 552]L'heure du choix[PV Alvis] V-rouge  (850/850)
CC:
[Septembre 552]L'heure du choix[PV Alvis] G-jaune1200/1200[Septembre 552]L'heure du choix[PV Alvis] V-jaune  (1200/1200)
Message Re: [Septembre 552]L'heure du choix[PV Alvis]   [Septembre 552]L'heure du choix[PV Alvis] EmptyVen 15 Mai - 19:04
Quelques mots avaient suffi. Intérieurement Midgardsormr s'en réjouit pour son protégé. On pouvait au moins reconnaître une chose au Légat : il s'agissait d'un homme de parole. Et la parole avait une valeur aux yeux d'Alvis. Certes il n'appréciait pas pour autant l'enchaînement d'événements qui les avaient conduits là, à enfin pouvoir s'entendre sans se sauter à la gorge verbalement, mais la pilule passait légèrement mieux ainsi.

L'écaille revint avec un certain empressement de ce que pouvait en juger le jeune homme, un son venu des profondeurs projeté dans son esprit pendant quelques secondes.

***Je crois qu'elle chante.
-Tu chantes ?
-Moi... ou ccccette autre partie de moi.
-Voilà longtemps que tu n'avais pas esquivé mes questions !***

Presque instinctivement l'Asgardien se releva et s'approcha de la belle écaille rouge et nacrée. Une main simplement posée sur son "crâne" la fit éclater en morceaux qui vinrent se positionner sur son porteur, ajustés comme par enchantement à sa nouvelle taille. Il y avait quelque chose de grisant à sentir de nouveau cette énergie se mêler à la sienne. De surcroît Orphéus lui montrait un nouveau départ, même s'il restait aussi lisse que son vis-à-vis dans son attitude.

***L'obéissssssssancccce ou la mort, hein ?
-Voilà pourquoi je n'aime pas le mot "dette".
-Cccc'est un conccccept trop humain. Les dettes n'exisssstent pas dans l'ordre naturel des choses. Tout comme la rancune.***

Le capitaine sursauta quelque peu, tant pour le "bon retour" que pour les mots du reptile. Ils lui étaient adressés sans aucun doute, mais il n'avait pas considéré une seule seconde qu'il ressemblait à ce point à la race humaine qu'il dépréciait dans sa majorité. La rancune, oui. Il jeta un œil à la jumelle -il faudrait qu'il lui demande son nom à l'occasion- et entrouvrit les lèvres pour demander si cela valait pour elle aussi, mais se ravisa. Elle le prendrait sans doute mal, Orphéus aussi. Il se contenta finalement d'opiner et, prenant cela comme pour un congé, se tourna vers les hommes en question pour être conduit.

Vers Atlantis.


[Septembre 552]L'heure du choix[PV Alvis] Ysqc
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
 
[Septembre 552]L'heure du choix[PV Alvis]
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Saint Seiya Age of Gold :: Libro Scripturae :: Praeteritum :: Chroniques-
Sauter vers: