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Mars 553 AD (Jusqu'à la fin de l'Event)
 
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 [Janvier 553 - Zvezdan] Rattraper le film ou rembobiner

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Rattraper le film ou rembobiner

Pour Velizara, retrouver le chemin de la Citadelle de chair semble se faire de manière presque instinctive et la route est plus rapide qu’il ne l’aurait cru. Pour sa propre protection pourtant, il s’était éloigné le plus qu’il avait pu en remontant vers les terres lointaines et encore sauvage, au nord, pour s’y terrer le temps de retrouver un peu de lui même. Mais dès l’instant où la rage de sa nouvelle cuirasse l’avait quitté, il avait ressenti ce besoin de retourner en ce lieu où il était devenu Thivan et où ce même Thivan avait disparu. Il ne restait que quelques brides de souvenirs et d’habitudes, mais ce peu ne suffisait plus à lui donner une identité propre à laquelle se raccrocher. Ou tout du moins à retrouver celle qu’il avait eu autrefois. Etait-ce un mal ? Ce qu’il était aujourd’hui se sentait bizarrement plus vivant, avec plus d’objectifs peut-être ou un but ancré au fond du coeur sur lequel il ne pouvait pas mettre de mot. Des envies également, ce qui semblait différer des souvenirs qu’il possédait encore, démontrant une neutralité presque effrayante. Quelque chose de plus brulant et plus ardent, animal et primitif, le guidait certes mais ne l’obsédait plus comme seul et unique train de vie. Peut-être était-il temps d’exister après avoir perdu le sentiment d’être unique et d’avoir fait parti d’un tout ? Si la sensation de cette union exclusive avec Citadelle lui manquait peut-être un peu, un ressenti s’en rapprochant lui rempli toutefois le coeur lorsqu’il arriva en vue de ce territoire qui fut le sien, pour quelques mois durant.

Oh comme il ne regrettait pas ce temps où il était Pontifex. Comme il ne regrettait pas de ne plus avoir l’obligation de prendre des décisions et de paraître à la lumière du jour, source de bien des regards. S’il y a une chose qu’il partageait aujourd’hui avec le Thivan d’autrefois, c’était l’habitude de traverser les ombres et s’y réfugier, d’y trouver des amies agréables. Se faire remarquer n’était définitivement pas chose qu’il aimait. Non par timidité mais à cause les obligations et conséquences que cela pouvait amener.

C’est ainsi qu’il se glissa entre les murs du Dédale, passant la porte qui le laissa entrer sans le repousser. Il ne croisa rien ni personne et sembla se reconnecter lui même, instinctivement, à ces respirations et bruits dérangeants qui régnaient un peu partout en ces lieux. C’était ce qui pouvait le plus se rapprocher d’une maison, d’un havre protecteur, malgré le fait que ces mêmes murs l’avaient dévorés à la demande du maître… Cette pensée rappela bien désagréablement des souvenirs à son esprit et ainsi, Velizara se fondit un peu plus dans les ombres, soucieux de peut-être tomber nez à nez avec celui qui l’avait tué… Le reconnaîtrait-il seulement ? Il n’était plus Thivan. Il n’avait plus réellement le même cosmos et son apparence n’avait plus rien à voir avec la silhouette masculine d’avant. Seule la maigreur rappelait peut-être l’aspect passé de l’ancien Pontifex, mais les courbes s’étaient formées, le visage s’était aminci et affiné pour plus de féminité, bien qu’il était difficile d’être sûr, au premier regard, du sexe qui était le sien. Si lui même le savait, il s’en fichait pertinemment. Cela couplé à sa discrétion retrouvée, il espérait bien que Velya ne le reconnaisse pas. Et si tel était le cas… le tuerait-il de nouveau ? Alors que la Citadelle - sa Citadelle - ne l’avait pas entièrement dévoré et détruit ? Difficile à dire.

La marche hasardeuse le mena profondément dans les couloirs du Dédale. Et c’est le bruit d’arme, d’entrainement, de souffles courts et de gémissements douloureux qui attirèrent son attention. Il connaissait cette salle. Il y avait passé du temps à observer les recrus, les soldats, comme si la vue de leur sang et l’écoute de leurs cris avaient détendu son esprit. La cacophonie ambiante n’avait plus tout à fait le même effet aujourd’hui, bien qu’il y trouva un certain goût et c’est ce qui l’amena à pénétrer la pièce, restant un temps dans l’ombre des murs à observer. Autrefois, il aurait laissé son putride cosmos empester les lieux pour démontrer sa présence, comme un regard surveillant ces minables combats. Aujourd’hui, il n’en fut rien. Ses yeux seuls, un azur de glace, parcouraient l’étendue, avant de s’arrêter sur une autre silhouette qu’il ne s’attendait, pour le coup, pas à croiser. Ah comme les souvenirs remontent, une fois encore…

Zvezdan.

Il n’aurait pas dû être surpris de le revoir ici. Il le fut pourtant, avec ce qui se rapprochait le plus d’un… sentiment agréable ? Pour peu qu’il en fut capable, Thivan avait apprécié cet homme, et l’émotion se retrouvait chez Velizara. Et sans le vouloir, d’une façon des plus malpolie et désagréable, il se mis à l’observer, ne semblant ciller à aucune seconde. Il le dévisagea, sans nulle agressivité, sondant juste ce visage qui avait changé, un peu, avec les quelques années écoulées. Il était toujours là, un visage connu, et en un sens c’était presque… rassurant ?


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Message Re: [Janvier 553 - Zvezdan] Rattraper le film ou rembobiner    [Janvier 553 - Zvezdan] Rattraper le film ou rembobiner  EmptySam 16 Mai - 1:29
Tant de choses pour lesquelles de battre.
Déloger les Citadelles de notre enclave, et s'assurer que plus jamais les Saints ne viennent essayer de nous annexer. Se préparer pour les guerres à venir, pour marcher sur le Sanctuaire, et peut-être sur d'autres lieux sacrés. Gagner en force pour quand viendra le moment de marcher sur cet empire de marionnettes marionnettistes, là où les pantins ont des pions.
Me battre pour ma vie, mais aussi pour la leur. Celle de ceux dont je veux que cette lueur particulière quitte leur regard. Me battre pour leur mémoire à eux autres, aussi. Ceux qui ne sont plus là, mais qui ne devraient pas avoir disparus.

Tant de choses pour lesquelles se battre, oui. Pour lesquelles je dois Me battre, mais pour lesquelles Ils doivent se battre aussi.

- Trop lent. Un premier coup que j'esquive, pour ensuite asséner un grand coup de bâton en métal à l'épaule de l'assaillant, qui tombe au sol en se tordant de douleur. Trop faible. Un second coup que je bloque, porté juste, vivement, mais avec bien trop peu de vigueur dans la frappe. Je fais glisser la lame le long du bâton et me sers de l'élan du guerrier pour aller chercher l'intérieur de son genoux avec mon pied, et y asséner un puissant coup bon à lui arracher un cri de douleur et une chute non loin de son camarade. C'est à ce moment que j'ai senti une douleur au flanc, vive, assez pour m'arracher un sifflement endolori persiflé entre mes dents. Je me retourne vite, pour voir l'attaquant : un jeune en armure de cuir, plutôt robuste, blond imberbe, un regard franc et féroce à mon encontre. À cette vision, un sourire mauvais sur mes lèvres. Trop présomptueux. Un unique pas, large, pour entrer dans sa garde et l'empêcher d'utiliser sa massue comme il le voudrait. Je ne lui laisse pas le temps de reculer : un poing se ferme, un poing se lance, puis s'écrase dans son estomac. Une paire de mains saisit à sa nuque quand sa tête s'abaisse sous l'impact du coup, puis je ramène brutalement sa tête vers le bas tandis que mon genou s'écrase sur l’arête de son nez.
Un craquement caractéristique.
Une effusion de sang.
Puis, un grognement de douleur. Qu'il garde dans sa bouche, sans l'ouvrir en un cri, grondé, sans être libéré. Comme s'il ne voulait pas me donner sa douleur.

Tseh. Intéressant.
Les trois assaillants sont au sol, lors de cette petite démonstration au milieu de la large salle d'entraînement. Certains observent non loin, et ces trois-ci sont des éveillés encore trop faibles pour prétendre à l'attention d'une Cuirasse. Lui, par contre... Lui, il a un certain potentiel. Lui, il a su me faire mal, me surprendre. Lui, il a ce quelque chose dans le regard. Tous l'avaient au début, dans ce trio. Ce quelque chose de hargneux, résolu. Mais lui l'avait un peu plus, et surtout... Lui il le garde, là, le nez en sang, la moitié inférieur de son visage rougie. Il se relève, alors que les autres peinent à se remettre. Puis il me regarde.

- Ton nom.
- … Eirik.
- Bien, Eirik. Tu peux aller te reposer, si tu veux. Plus tard, j'aurais à te parler. Va plutôt soigner ce nez, en attendant.
- J'peux continuer.
- Tu peux, mais je te demande d'aller soigner ce nez. Va. Visage amical, mais voix plus forte, regard plus ferme.
- Hmpf. Okay, j'ai compris. J'tomberais vite au courant quand vous voudrez m'causer, c'est ça ?
- C'est plus ou moins ça, oui. Tends l'oreille et tu sauras. Un amusement sur mes traits, un signe de la tête pour à la fois le saluer et le congédier.

Puis enfin, dans la direction des deux guerriers au sol et des quelques autres spectateurs.

- Lorsque nous déferlerons sur les Citadelles. Quand les portes du Sanctuaire s'ouvriront pour notre carnage, et une fois venu le moment de conquérir, vous n'aurez qu'une vie. Vous et moi, nous sommes destinés à mourir sur un champ de bataille. l'attitude plus martiale, ma voix lance ces mots d'une intonation forte, claire. Mais le plus tard sera le mieux. Le plus tard, avec le plus de victimes dans notre sillage, qu'ils meurent, et que ceux qui restent se souviennent. Un regard vers les deux encore au sol. Vous, vous n'en tueriez pas beaucoup avec votre seule vie, là-dehors. Veillez à ce que ça ait changé, d'ici la prochaine fois que mon regard se pose sur vous.

Les mots peuvent être dédaigneux, mais le ton ne l'est pas. Il est froid, factuel, il dit les choses comme elles sont : j'attends de vous que vous soyez les fous de guerre dont on parlera encore des années après, là où nous irons conquérir, piller, tuer. Ne me décevez pas. Tout le monde est utile au Dédale, tout le monde trouve sa place. Tâchez de ne pas vous avérer plus utiles à l'intérieur de ses murs quand sur les champs de bataille qui nous attendent.

J'ai hâte. Hâte de fouler le sol sacré d'Athéna, une fois de plus. Une tête de Pope supplémentaire à ma collection, peut-être quelques chevaliers de plus à mon palmarès dans le même temps... Oui, l'idée me plait bien.

C'est les pensées qui me traversent l'esprit, quand je finis par sentir un regard sur moi. Un regard qui s'accroche. Un regard que je croise, quand je finis par décider de me retourner pour y faire face. Un regard... Curieux. Familier sans l'être. Quelque chose, là, sous ma peau, une impression de déjà-vu. Un regard attaché sur une silhouette svelte, un visage fin, un physique androgyne...
Un regard qui continue de fixer.

Si bien que je finis par m'approcher. Un pas devant l'autre, d'une marche tranquille, sans presse, et mes deux yeux couleur nuit qui fixent dan ses yeux de givre. Quelques secondes plus tard, me voilà devant... Elle ? Je crois. Sans certitude.

- Je me demande combien est-ce que tu en emporterais dans ton sillage, toi... Réflexion à voix haute, voix de curiosité songeuse, tandis que je détaille les traits de ce visage avec un regard qui ne s'embarrasse pas de la bienséance, lui non plus. Qui fixe, lui aussi. Est-ce que tu as vue quelque chose qui t'interpelle, avec ces yeux qui fixent?

Un mince sourire sur mon visage, une attitude plus décontractée que celle de la démonstration il y a maintenant quelques minutes. Une question, une curiosité. Une impression.
Je ne saurais pas encore dire quoi, non...
Mais une impression.
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Message Re: [Janvier 553 - Zvezdan] Rattraper le film ou rembobiner    [Janvier 553 - Zvezdan] Rattraper le film ou rembobiner  EmptyJeu 21 Mai - 17:19



Rattraper le film ou rembobiner

Zvezdan ne repère pas immédiatement ces yeux qui fixent et Velizara ne détache pas son regard.

Les clignements sont presque rares et il ressemblerait presque plus à une statue décharnée à la silhouette inquiétante drapée d’un manteau noire qu’à un être humain. Les respirations sont calmes, faibles, et chaque parcelle de son être est attentive, l’esprit aussi bien focalisé sur les mouvements du Cardinal de la Guerre que sur l’entourage violent et intensif qui agite la pièce. Mais personne ne semble vraiment le remarquer, comprenant à son attitude que, de toute évidence, il n’est pas là pour s’entrainer. Pas là pour se battre. Juste pour observé, attiré par… il ne sait pas quoi, en vérité. Peut-être juste par les échos de souvenirs qui pulsent à ses oreilles, masquant parfois à son regard les mouvements fluides et assurés du Berserker. Comme des flashs, les images se superposent et il revoit Thivan les mains sur le cou de Zvezdan, la rage au ventre et la colère dans les yeux prêt à le tuer. Et cela s’arrête. Puis cela revient, par des murmures et des hurlements qu’il n’a entendu qu’à cet instant… dans les souvenirs de souvenirs, enroulés dans une trame incompréhensible.

Il cligne des yeux. L’instant revient, bien ancré dans la réalité et le discours de Zvezdan qui a fait s’arrêter la plupart des jeunes combattants. Beaucoup ne dégagent pas une réelle force, et il n’a jamais été, aujourd’hui comme hier, bon maître pour déceler les talents des autres. Mais lui ? Ah il a toujours été meilleur pour parler et convaincre, même si les mots sont durs. Au moins ils sont vrais. Autrefois, si Thivan avait dû parler de la même façon, il aurait été bien plus glacé et factuel, traitant simplement avec la réalité : ils allaient tous mourir, pour la gloire d’Arès ou par faiblesse. Les sentiments de chacun l’aurait bien peu intéressé. Aujourd’hui aussi d’ailleurs… quoique.

Les trois apprentis qui s’entrainaient finissent par quitter la salle d’entrainement, laissant les autres à leurs occupations et Zvezdan à ses réflexions. Une petite part de Velizara semble vouloir engager un mouvement vers lui, mais il semble accroché à sa place, retenu par une pensée déplaisante : saluer pour dire quoi ? Ils ne se connaissent pas. Ils ne doivent pas se connaître avec les histoires du passé, car c’est trop dangereux. Il doit garder le secret, plus encore ici où les murs ont des oreilles - littéralement. Il serait très simple de s’éloigner, faire demi tour après avoir observé ce qu’il voulait, mais là encore, les pieds restent à leur place et son propre corps n’émet aucun mouvement. Pas un tressaillement. Une statue, réellement, même lorsque le regard du Cardinal se pose finalement sur lui, croisant ses prunelles glacées de son regard noir.

Curiosité. C’est le sentiment commun qui semble marquer leurs yeux.

C’est finalement lui qui approche. Et Velizara ne bouge pas. Ne détourne pas le regard. Ne se sent pas gêné d’être fixé de cette façon toute aussi intense et presque dérangeante. Les yeux s’accrochent et c’est presque triste qu’il soit le seul à savoir. Savoir pourquoi il fixe ainsi. Les corps se rapprochent mais la distance est raisonnable. Et comme autrefois, c’est le Cardinal qui engage la discussion. Il n’a jamais été fort pour parler. Il ne l’est toujours pas. Mais il y a plus d’intérêt à la conversion qu’il n’y en a sans doute jamais eu avant. Il devine, cette fois, que la réflexion est plutôt rhétorique. Thivan aurait-il répondu avec son premier degré si froid et indifférent ? Certainement. Velizara hausse les épaules. Et des voix qui se sont mêlées à lui dans la chair auraient criées avec amusement « Viens tester. » Mais ça n’est pas Thivan. Ce n’est pas lui non plus. C’est peut-être la Chasseuse qui dévore sa chair. Mais le silence seul répond à la remarque pensive, jusqu’à de nouvelles paroles échangées.

Ils fixent, les yeux. Fixent et ne se détournent pas. C’est presque inquiétant.

Enfin, sa voix murmure. Les mots passent la barrière de ses lèvres :

« Certains qui se détachent du lot. » La voix est plus aiguë. Celle d’une femme, sans doute.

Les mots eux… Quelques souvenirs qui une fois encore se rappellent à lui. Un écho qui éclate et résonne pour mourir. Et le yeux fixent. Toujours.

« Un combat et un discours intéressant. Vrai. Les choses n’ont pas changées ici. »

Cela va plus vite qu’il ne peut le penser. Il voudrait peut-être rattraper les sons qui ont traversés ses lèvres, mais il est trop tard. En aurait-il trop dit ? Velizara n’a jamais été ici.


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Message Re: [Janvier 553 - Zvezdan] Rattraper le film ou rembobiner    [Janvier 553 - Zvezdan] Rattraper le film ou rembobiner  EmptyMer 27 Mai - 18:28
Ca recommence. Cette espèce de curieuse impression.

Quand elle garde ce regard fixe, qui ne se détourne pas, quand sa voix s'élève, féminine, et quand les mots sortent, eux aussi... Familiers sans l'être. Des mots que j'ai déjà entendu, ailleurs. Non pas des mots bien spécifiques, des mots qu'on peut entendre souvent, en fait... Mais tout de même : cette impression. Ce foutu quelque chose t'échappe, Zvezdan, qui me murmure à l'oreille à répétition, sans pour autant me donner plus d'indice.
Je suis si bon pour me rappeler très distinctement de certaines choses, et pour en oublier d'autres tout aussi promptement... C'est agaçant, des fois. En ce moment, par exemple.

Mais quelque chose. Quelques mots. Mon regard s'accroche plus intensément au sien, quand les derniers mots sortent. « Choses n'ont pas changées », hm ? Je ne crois pourtant pas t'avoir déjà vue ici. Je ne dirais pas te connaître, pas même de vue, mais je ne dirais pas que tu m'es inconnu pour autant. Et tu as ce regard qui fixe, et ces mots que je connais sans connaître, et cette présence qui se dégage de toi. Une familière inconnue, une introuvable connaissance.
En somme, une question. Vous commencez à connaître mon naturel curieux, hm ?

- Certains qui se détachent du lot, effectivement. Dis-je en fixant, en détaillant. Le discours, sûrement, le combat, je ne sais pas trop. Un mince sourire, un regard vers l'arrière. Jauger la piétaille avec quelques passes d'arme, rien de très intense, rien qui n'aille titiller mon adrénaline. Mais je veux bien croire que le discours était intéressant : Intéresser, c'est ce que je fais de mieux. Orgueilleux, moi ? Pas mon genre, voyons. Tu es ici depuis longtemps?

Une question qui peut paraître innocente, mais qui ne l'est pas réellement. Je le sais, et quelque chose me dit qu'elle le sait aussi. Juste un instant, je rompt le contact visuel pour balayer la salle du regard. Observer les différents combats ça et là, observer les gens, les guerriers, et les quelques moins-guerriers. Ce qui ont une arme, mais qui devraient savoir mieux s'en servir. Juste un instant, pour revenir vers elle.

- Peut-être depuis assez longtemps pour être une partenaire de danse pertinente. Parce qu'il ne s'est pas réellement entraîné, ce Cardinal. Que j'ai dispensé mes leçons sans avoir l'occasion d'entretenir ma forme, d’aiguiser ma lame, mon esprit, mes instincts. Pas avec ce genre d'adversaire. Toi, par contre ? Heh. Mettons ça sur le dos d'un pressentiment, encore une fois. Deux choses : ton nom, et ta main refermée sur cette lame le temps de quelques passes d'arme. En même temps que je lui dit ça, une main qui passe à l'intérieur de la sombre cape rouge à mes épaules, Pour en ressortir une lame que je lui tend. Une lame créée de mon imaginaire, mais pourtant... Elle me rappelle quelque chose. Comme si je lui avait donné une forme particulière, instinctivement.
Peu importe : quelques passes d'arme, disions-nous.

- Tu sais t'en servir, je présume?

Une question qui n'en est pas vraiment une.
Tu sais t'en servir.
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Message Re: [Janvier 553 - Zvezdan] Rattraper le film ou rembobiner    [Janvier 553 - Zvezdan] Rattraper le film ou rembobiner  EmptySam 6 Juin - 0:39



Rattraper le film ou rembobiner

Trop vite, les mots ont dépassés la pensée. Et trop vite il craint, peut-être, que le Cardinal de la Guerre soupçonne quelque chose. L’étrangeté de ses actes, ce regard de glace et terriblement fixant… Rien qui ne pourrait suffire à rappeler la vérité, mais c’est suffisant sans doute pour titiller la curiosité. Et il sait l’homme devant lui curieux. Il ne peut pas deviner. Il ne doit pas. C’est mieux pour tout le monde, et surtout pour Velizara. Mais là où il devrait certainement ne pas insister, ses pieds restent ancrés au sol et le regard ne se détache pas des prunelles noires qui le scrutent. Et les souvenirs, si flous, affluent toujours par vague, souvent simplement des sons, ou des mouvements à la périphérie du champ de vision. C’est assez pour qu’il ne s’échappe pas.

Et la curiosité viendra. Il le sait.

Les mots sont simple politesse. La question ne l’est nullement. Nulle innocence et imperceptiblement, le corps se tend. Mais quelle obligation de répondre a-t-il ? Celle de l’autorité d’un supérieur face à un soldat. Bizarrement, la pensée qui autrefois lui aurait simplement fait hausser les épaules fait grincer un relent - peut-être - de fierté. Celle passée où il avait été un égal. Mais ce n’est pas la faute de Zvezdan. Ce n’est la faute qu’à celui qui se déplace dans les chairs du Dédale pour observer et interrompre, espionner et parfois tuer. Il y a à nouveau cette envie de sang qui s’éveil, ce besoin et ce manque qui vibre au plus profond de son coeur et ses entrailles. Un rappel. Il est à la « maison » oui… elle l’avait appelé, et le revoilà. Adorant et prisonnier en même temps. La vérité vient dans sa bouche. Une vérité cachée :

« Pas longtemps, je dirais quelques heures. » Velizara n’est pas Thivan. Elle n’est pas là depuis longtemps.

Sa réponse vient alors que l’autre observent les guerriers qui s’entrainent dans la pièce. Juste une seconde, il ose détacher ses propres yeux de la silhouette du Cardinal pour analyser à son tour, mais les regards se croisent trop vite, reviennent à l’instant présent. La déclaration fait suite à une proposition, il peut le voir et le deviner à l’air qui glisse sur le visage devant lui. Pas qu’il ait jamais été très doué pour lire les expressions des autres, mais c’est suffisant. Là encore, il devrait pouvoir refuser, mais la demande est sans appel et… au fond de lui, il n’a pas l’envie. Il le faudrait pourtant. La prudence est de mise. Il n’est pas fou ou inconsidéré pour croire que la proposition qui lui est faite n’est pas à dessein pour quelque chose. Pourtant, lorsqu’il ressert la main sur l’épée qui est tendue, il n’a pas tant de regrets. A quoi bon, en vérité ?

« Velizara. » Car c’est tout ce qu’il est aujourd’hui. L’écho d’un passé qui n’est plus vraiment, un mélange de ceux qui furent, un être qui veut vivre à nouveau. Se battre à nouveau. C’est pour ça qu’il est revenu, en partie du moins. Il aurait sans doute dû demander le nom en échange, maintenir l'effet. Cela vient avec un temps de retard : « Et toi ? » Et étrangement, il y a un petit sourire qui s’en vient ourler le bord des lèvres féminines. Une chose rare, mais animé avec une certaine sincérité. Lui aussi, son corps réclame un peu d’entrainement. Un entrainement que ses chasses n’ont pas su épancher.

« Tu présumes bien. »

Pas de fierté, une simple assurance alors que la posture du chasseur se redresse et que sa main libre vient défaire le noeud de la cape qui tombe sur ses épaules. Le corps est fin, peut-être même d’une maigreur maladive. Juste un peu. Mais la démarche est solide lorsqu’il s’avance vers la piste. Son regard jamais ne quitte celui du Cardinal, et d’un geste plein de dextérité, il fait sauter l’épée à son autre main. Sa vraie main. Elle lui plait, cette arme, elle lui rappelle des souvenirs. Et dès que les doigts touchent le manche, juste à l’effleurement, il semble que la lame se pare d’une couleur plus terne, comme une couche sale qui grignote jusqu’à la garde.

« A moi l’honneur du premier pas je suppose ? » La voix ne questionne pas réellement, en vérité. Car il ne laisse pas beaucoup de temps à la réponse pour que le premier coup d’épée s’en vienne frapper l’autre.

C’est une danse, a-t-il dit ? Or la musique a depuis longtemps déjà commencé à se jouer.


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Message Re: [Janvier 553 - Zvezdan] Rattraper le film ou rembobiner    [Janvier 553 - Zvezdan] Rattraper le film ou rembobiner  EmptySam 6 Juin - 16:55
- Quelques heures, et pourtant te voilà déjà à parler des murs de chair comme de vieilles connaissances. Intéressant.

Je pourrais pousser plus loin, ça ne serait pas compliqué. Ca ne serait pas bien compliqué, oui, de confirmer cette impression qui me prend les tripes, ce sentiment qu'elle ne me dit pas tout. Mais... Tseh. On ne me l'enlèvera jamais vraiment, hein ? Ce côté joueur. Quand les impératifs militaires ne me prennent pas l'esprit, quand mes idées noires ne s'en mêlent pas, alors c'est la malice qui entre en scène. Le goût du jeu, du risque, de toutes ces choses pour se sentir vivre, ou pour donner un intérêt au lendemain. Bref : Quelques heures, me dis-tu ? Soit. Creusons, alors. Ces yeux bleus qui fixent ont achevés de titiller ma curiosité.

- Zvezdan. Simple réponse, un mince sourire à mes lèvres, après que l'arme ait été prise en main. Velizara. Ce regard me dit quelque chose, cette attitude me dit quelque chose, au moins en partie... Mais ce nom ne me dit rien, lui. Grand anonyme, au milieu d'une existence qui fait se soulever les questions dans ma petite tête. Va savoir, j'ai peut-être juste une impression de déjà vu qui sort de nulle part ? Hm, non. Non, pas là-dessus.
Mémoire capricieuse, parfois oui. Mais certaines choses, je ne les oublie pas. Je ne les oublie jamais. Et toi... Toi, je ne sais pas. Mais j'entends bien finir par savoir.

Mais d'abord, danser. Une danse de rouge et de fer.

La cape tombe, dévoile le corps fin, très fin. Les pas sont marchés, et je les suis, en même temps qu'une main passe sous ma cape, pour en sortir une seconde lame. Autour, quelques regards s’agglutinent, je le sens, mais je n'y fais pas attention. Je ne fais attention qu'à Velizara, et à sa lame. Du coin de mon regard, j'observe la légère métamorphose de la lame. Hmpf. Ca aussi, ça ne m'est pas totalement inconnu. Mais tu sais quoi ? Au diable ma mémoire qui m'envoie des signaux mais qui reste sans réponse. Au diable tout ça, juste un instant. Couper la réflexion, laisser l'instinct prendre le dessus, laisser tomber la réflexion sur ce passé oublié ou sur ce futur hypothétique.
Parlons présent, parlons lame. Dansons.

- Honneur aux dames, naturellement. Dans mes yeux, une lueur joueuse, à mes lèvres, un sourire féroce. La réplique sort, et pour y répondre, les lames s'entrechoquent.

Elle est rapide.
Les épées se rencontrent, la mienne dévie la sienne, la repousse vivement. Le métal crisse, et pour lui répondre, l'horizon se distord. Dans le sillage de ce premier échange, Les murs de chair, piliers osseux et organes du Dédale disparaissent subitement, avalés par un horizon de ciel grisâtre parsemé de colonnes de fumée noires. Une grande plaine sans fin, de hautes herbes qui arrivent un peu au-dessus des genoux. Leur couleur blé, entachée d'un sang qui éclabousse la végétation partout autour, à perte de vue. Ça et là, des corps armurés perdus dans l'herbe, sans vie, des morts pendus à des arbres, des vestiges visibles ça et là, les ruines d'un quelque chose qui devait être grand, avant que la guerre ne passe. Un grand morceau de campagne, souillé par le conflit, par le sang et les Hommes. Comme à une fin de bataille, quand plus un souffle de vie ne subsiste... à part nous deux. S'entraîner n'empêche pas de s'offrir le luxe d'un peu de théâtrale, hm ?
Pour chaque danse, il faut une piste adéquate.

Après avoir été dévier la lame, un pas en avant, vif, pour rentrer dans sa garde. Un coup en estoc, pour aller chercher l'épaule, c'est ce que mon geste laisse deviner. Mais il y a autre chose : sous les herbes, là où les jambes se déplacent, ma jambe gauche balaye en un large arc de cercle pour aller essayer de faucher, pour frapper les fondations et perturber l'équilibre. Parce que la piste de danse n'est pas seulement là pour faire joli : ces herbes, elles servent à ruser, aussi.

Tu m'as dit que tu savais te servir de cette lame. Je l'ai deviné, tu l'as confirmé. Maintenant, je veux le constater. Dans mes yeux, un éclat prédateur, mais aussi un brin de contentement.

Peut-être que le jeu des armes m'apportera des réponses, lui.

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Message Re: [Janvier 553 - Zvezdan] Rattraper le film ou rembobiner    [Janvier 553 - Zvezdan] Rattraper le film ou rembobiner  EmptyDim 14 Juin - 19:11



Rattraper le film ou rembobiner

Les lames qui frappent donnent le rythme de la danse qui s’esquisse sous leurs pas. Un coup qui fait tonner l’environnement, et qui déjà s’efface peu à peu, sous les illusions du Cardinal de la Guerre. Le regard glacé ne quitte pas son adversaire, mais il reconnait sans mal ce qui l’a déjà touché autrefois. Nulle surprise là où il devrait y en avoir. Une simple attente qui fait soulever un rictus au bord des lèvres en voyant la nouvelle scène se dessiner. Comme un souvenir qui remonte et cogne sa mémoire, il se revoit encore - revoit Thivan - à sauter à la gorge de Zvezdan, hurlant d’arrêter toute cette folie. Leur première danse, celle qui les avait plongé dans une soif de violence soutenue pas les démons du passé. Ce passé, aujourd’hui, Velizara n’en a plus de grands souvenirs, seulement des échos flous et lointains qui ont forgé une nouvelle réalité.

La lame déviée, il recule instinctivement. Sa garde ne se baisse pas et il s’attend à chaque instant à une réplique du Cardinal. Il a toujours été meilleur aux armes que lui ne l’a jamais été. Instinctif, simplement fait pour tuer. Mais ses mouvements restent attentifs, assurés, et si son jeu de danse n’est pas aussi fluide et beau que l’adversaire, il sait assurément balancer ses membres avec dextérité. Il serait trop fou de se laisser aller à observer le nouveau décor qui leur sert de piste, et un jeune combattant aurait sans doute rapidement été happé par ce changement. Il ne l’est pas, et le coup en réponse au sien vient rapidement, comme il s’y attend. Le pas qui avance, le sien recule et l’épaule visée se décale suffisamment pour éviter la pointe de la lame de le transpercer. Il y a autre chose. L’instinct le sent, presque un peu trop tard, et l’équilibre, s’il n’est pas entièrement fauché avec les blés est perdu, l’espace d’une seconde. Mais la réalisation, légèrement tardive, est suffisante pour faire réagir et un bon sur le côté, gardé levée, lui fait reprendre un peu d’appui sur ses jambes. Il sent néanmoins une faiblesse dans la droite désormais, la première frappée par la sienne.

Un souffle du nez et peut-être une légèrement déception dans l’égo fait réagir son regard. Là où la danse ne semblait être qu’un jeu simple, elle devient un défi sérieux. Les yeux se font prédateur et le chasseur gronde dans le fond de sa gorge en un souffle qui se perd avec celui du vent. Nulle colère réelle, juste la soif qui s’éveille, l’instinct titillé qui veut profiter d’un adversaire à sa taille, sinon supérieur. Mais cela en vaut la peine. Cela lui plait, nourrissant en lui ce qui avait été longtemps étouffé. Il lui faut toute sa force mentale pour ne pas laisser exploser son cosmos, mais quelques vagues échappent à ses pieds, faisant étrangement flétrir l’herbe illusoire, dans une poussée entropique des plus violente. La pourriture ne l’a jamais vraiment quitté.

Le chant de la lame résonne encore à ses oreilles et c’est lui qui fait bouger le corps de Velizara. Il sait se battre. Il sait user d’une épée tout en laissant l’instinct et l’imprévisibilité le guider. Alors il va jouer. L’assaut reprend en une vitesse qu’il sait que son adversaire saura parer. Des coups simples qui rappelleraient peut-être les attaques pathétiques des entrainements plus tôt. Et peu à peu dans l’échange, les coups diffèrent, se font plus précis, accentués sur des endroits complexes. Et quand l’attendu semble arriver, une poussé de vitesse le fait changer de trajectoire, et sa main vide vient prendre son épée, frapper la hanche qui semble, en cet instant, à découvert. Le surprendre, comme lui l’avait surpris, voilà ce qu’il voulait. Rendre la monnaie de sa pièce dans ce défi. Jusqu’en en oublier ce qu’il pourrait vouloir vraiment cacher.


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Message Re: [Janvier 553 - Zvezdan] Rattraper le film ou rembobiner    [Janvier 553 - Zvezdan] Rattraper le film ou rembobiner  EmptyMer 8 Juil - 16:55
Touché.

Elle se reprend, mais touché tout de même. Le coup est atténué, mais... Mais une ouverture, tout de même. Alors juste l'espace d'une seconde, je la darde du regard, une férocité joueuse au fond des yeux, un sourire à mes lèvres, tant de malice que de prédation. Un curieux mélange, le genre qu'on peut retrouver chez les guerriers. Le genre qu'on peut retrouver chez moi, face à un adversaire intéressant. Parce qu'il s'agit de chasser, mais que la chasse est divertissante, et qu'il s'agit d'être autant la proie que le prédateur. C'est toujours plus intéressant, quand on cumule les deux rôles... Quand le dénouement n'est pas tout à fait écrit d'avance.
Tu te débrouilles, Velizara. Es-tu vraiment une toute fraîche recrue Berserker ?

Les regards se croisent, tandis que je remarque sa réaction. Que je remarque... Autre chose, aussi. Cette herbe, qui meurt. Cette espèce d'onde de pourriture, de miasme, que j'ai ressenti. Ce.... Ce quelque chose d'assez familier, en fait. Je remarque, oui, et quand je remarque, mon sourire est remplacé par un songe, par un visage qui réfléchit. Juste un instant. Un visage qui... Qui théorise.
Concentre-toi.

Un visage qui reprend sa concentration, quand la danse se poursuit. Les coups sont rapides, mais simples, alors ils sont parés, simplement, parce que j'ai l'habitude des jeux de vitesse. Mais les choses ne restent pas à cette simplicité trop peu inquiétante, non... Les angles d'attaques se font plus vicieux, plus précis. Lancer un coup, forcer une réaction, et vite aller rechercher le point faible, l'ouverture. Jouer avec les feintes, jouer avec les angles morts, jouer sur le fil d'une expérience guerrière qui ne peut pas être anodine.
Elle sait se battre.

Elle sait jouer le jeu des prévisions, pour les prendre au dépourvu, aussi. Ça, je m'en rends compte presque au dernier moment. Je vois l'assaut, mais mon mouvement est déjà trop enclenché pour parer de ma lame, trop impliqué pour pouvoir esquiver. Ou alors je pourrais mais... Mais non. Non, pas comme ça.

Un pas de côté, pour accompagner dans le sens de la lame, pour atténuer. La cape se lève dans mon sillage, tant le mouvement et rapide... Quand elle se baisse, c'est pour dévoiler ma main libre, qui ne l'est plus. Une seconde lame, utilisée pour bloquer de justesse le coup, d'une parade imparfaite qui laisse quand même la douleur filtrer le long de mon corps. Une grimace endolorie, juste un instant.
Un style de combat qui me revient, juste un instant.

Juste un instant. Il n'y a pas besoin de plus, pour que l'environnement change. Le sol d'herbe devient de neige. L'horizon de plaines devient un labyrinthe de rues drapées du blanc hivernal. Un blanc souillé. Souillé de rouge, souillé de corps. Des rues, prises dans une effervescence dangereuse, où les gens combattent, fuient, crient, où la guerre et sa folie ont les pleins pouvoirs. Des rues familières. Les rues de Kiev.
Elles sont là, tout autour de nous. Mais tout semble lointain. Tout est au second plan. Les massacres sont partout autour, mais il y a comme un cercle. Une place, là où nous sommes, où les combats ne s'étendent pas. Et je la fixe. Velizara, dis-tu. Ici depuis pas longtemps, dis-tu. Quelques heures, tout au plus...

Alors pourquoi ai-je l'impression d'avoir déjà bien assez croisé le fer avec toi ? Le regard, aussi. D'avoir croisé ces miasmes... D'avoir marché sur cette ville avec toi, aussi.

Putain. Pourquoi j'ai cette foutue impression ? Ça veut rien dire. C'est... Débile. Pas possible. Comment ça pourrait l'être ?
Les gens partent. Toujours. Sont-ils jamais revenus ?

Grognement. Sourcils qui se froncent. Une colère qui me passe sur le visage, juste un instant. Colère contre moi-même. Contre ces pensées qui me mettent en rogne. La prise de mes mains sur les deux lames se fait plus forte. Et j'y retourne, plus rapide, plus sérieux.

Une approche vive, pour surprendre. Puis, plusieurs coup en rapide succession, pour la forcer sur la défensive, pour harceler cette garde, pour épuiser, pour créer des ouvertures. Sans m'arrête, et en continuant d'avancer, pour la forcer à soit reculer, soit envahir sa garde. Des assauts sans relâche, pour la pousser dans ses retranchements, pour la pousser à se dévoiler. Dévoiler ce dont elle est réellement capable.
Pour confirmer cette foutue impression, d'une certaine façon.

Pas de feinte, cette fois-ci. Pas de ruse. Rien d'autre que cette vivacité impitoyable et ces coups précis, puissants. Une danse plus effrénée, plus animale, presque.
Une danse qui s'achève sur ces deux lames qui viennent chercher l'épaule du bras qui soutien la lame, d'un large coup double à l'horizontale.

Je sais pas.
Je sais pas si j'ai envie de me tromper. Ou l'inverse.
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Message Re: [Janvier 553 - Zvezdan] Rattraper le film ou rembobiner    [Janvier 553 - Zvezdan] Rattraper le film ou rembobiner  EmptyVen 7 Aoû - 13:01



Rattraper le film ou rembobiner

Pas de danse déviée. Le rythme est brisé par l’attaque surprise de Velizara. La garde ne saute pas tout à fait, mais révèle une seconde lame piochée dans l’élan de survie. La blessure à la hanche est évité, mais la grimace est suffisante pour considérer la douleur. Il a touché. Il a surpris. C’est suffisant pour satisfaire la Baba Yaga, chasseur plutôt que proie sur ce coup là. Le souffle avec l’exercice s’alourdit et pendant un instant les deux combattants cessent les pas pour retrouver les notes dans leur propre esprit, éloignant les respirations trop profondes dans leurs poumons qui masqueraient la mélodie. Et l’environnement change. Nouveau tableau et anciens souvenirs. Commun aux deux. La toile est pleine d’instants vécus, ils ont aussi bien marqué leur chair que leur esprit.

Le sang.

La haine.

La soif.

La violence.

Arès revenu. La gloire de la Guerre. L’avènement du Chaos. Le souvenir est si clair même dans l’esprit fauché de Velizara. Il l’a vécu, autrefois, et même si il n’est plus sûr d’être Thivan, il ne peut réfuter que ses yeux ont vu cet instant et senti la puissance divine couler dans sa tête pour maîtriser le corps comme une marionnette. Les instincts dominaient ce jour là. Que ce soit ceux des Berserkers ou de leurs ennemis. Corbeau de Sang, c’est là où nous nous sommes rencontrés… Zvezdan, c’est là où tu as failli crever. Oui il se souvient, et un sourire sur les lèvres sombres de ce nouveau visage vient l’éclairer, juste un instant. Ce n’est pas de l’amusement, juste la réminiscence de la rage qui s’était emparée de lui. La soif. Oh oui la soif… Qui grignote encore et toujours une petite partie de lui.

L’attaque vive et agressive du Cardinal ne surprend pas trop. L’intensité et la violence un peu plus. La garde de la Baba Yaga se tient, mais les assauts se répètent sans répit. Il tient un temps, sans reculer ni laisser sa lame tomber pour offrir des ouvertures. Mais peu à peu, la force et la vitesse, mue par il ne sait pas trop quoi, ont raison des jeux d’épée de Velizara. Un coup fini par l’obliger à faire un pas en arrière, évitant à son adversaire de pénétrer son environnement et briser totalement sa garde. Mais à nouveau, le souffle qui s’était calmé s’agite, et malgré tous les talents de bretteur qu’il peut se targuer d’avoir, les deux lames frappant sans feinte repoussent le tranchant unique de son épée. La force fait baisser le bras du chasseur et le voilà proie. Trop tard l’attaque arrive, il le voit aisément. Mais la surprise couplée à la fatigue donnent un handicap, et le coup vient. D’instinct seulement, il recule au dernière moment, élevant vaillamment son épée pour en dévier le coup de l’une. Mais la touche est inévitable. Diminuée, mais pas entièrement esquivé.

Le bras porteur de sa lame est touché. Pas à l’épaule comme semblait le vouloir le coup initial, mais une longue estafilade a déchiré le tissu du vêtement, et même la peau en dessous. C’est relativement peu grave, mais une douleur vient faire grincer les dents de la Baba Yaga, tordant son visage dans une expression tendue. Le regard, enfin, dévie de son adversaire pour juger de l’entaille qui l’a blessé. Et dès l’instant où il le voit, sa main vient cacher la peau sous le vêtement déchiré. Une peau sale zébrée de tâche qui ressemblent à de la pourriture. Ce bras maudit. Ces tâches qui se sont un peu étendue. La main valide vient cacher le malheur, et le corps se tord pour cacher le peu qu’il reste de visible au regard de son adversaire. A-t-il eu le temps de voir ? De comprendre ?

Une seconde, le temps semble s’arrêter. Les gouttes de son sang glissant sur le pavé de cette place illusoire sont les seuls bruits qui résonnent, effaçant les hurlements des combats dans le lointain. Et puis, sa voix brise cette nouvelle mélodie.

« Assez. Tu as gagné ce duel. » Abandon, même si le regard reste droit. Il ne se sent pas inférieur d’abandonner mais il doit le faire pour se protéger. Même si la soif au fond de lui hurle de reprendre, de faire couler son sang à lui aussi. Il ne vaut mieux pas. Car il sait que s’ils continuent, les prochains coups en révèleraient trop. C’est peut-être déjà bien le cas. Il lâche l’épée dont la garde est poisseuse de sang. Mais qu’importe, bientôt elle retournera à l’inexistence, illusion comme tout le reste.


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Message Re: [Janvier 553 - Zvezdan] Rattraper le film ou rembobiner    [Janvier 553 - Zvezdan] Rattraper le film ou rembobiner  EmptyMar 11 Aoû - 1:05
Le tissu se déchire, et dévoile la peau, brièvement. Je vois, brièvement.
Je reconnais, assurément.

Je remarque. Remarque le geste vif, pour cacher. Comme s'il y avait un mystère qui ne doit pas être percé, sur cette peau. Je remarque, et je lève mon regard vers le sien. Un regard qui fixe. Qui pourrait questionner, aussi... Mais pas encore. J'ai encore des choses à gérer. À contenir. Des émotions qui me prennent les tripes, même si je tâche de ne pas le montrer.

Je doute encore. Je doute, et c'est ce doute qui paralyse tout le reste.
J'espère. Tous ces différents signes, tous ces... Toutes ces coïncidences, qui n'en sont sûrement pas. J'ai un espoir, mince, inavouable. Quelque chose qui... Hmpf. Quelque chose qui pourrait me faire sourire, peut-être. Oh, je souris souvent, oui. Mais un sourire différent. Rare. Oublié, presque. Le sincère sourire aux lèvres d'un homme qui retrouve quelqu'un de familier. Pas seulement familier. Quelqu'un qui compte. Quelqu'un à qui l'on est lié. Quelqu'un... Qu'on ne veut pas voir mourir. Pas encore.
Mais ça n'est pas que de l'espoir. Justement parce qu'il me fait peur, ce lien.
Alors il y a ça aussi. Peur. Peur d'avoir raison. Parce que si j'ai raison, qu'est-ce que ça veut dire ?

Qui es-tu vraiment, Velizara ?
Qui es-tu maintenant ?
Et moi. Que suis-je pour toi. Qu'es-tu pour moi. Tseh. Écoute-moi penser, putain... Pourquoi c'est difficile ? C'est difficile, parce que j'ai endurci mon cœur à force de voir les gens disparaître. J'ai appris à ne plus trop m'attacher, plus trop me soucier, à laisser les gens partir... Parce que tous ceux que je n'étais pas prêt à voir s'en aller, ils ont disparus.

Je m'y suis résolu. À cracher sur ces liens douloureux, risqués, voués à céder... Parce que tout le monde finit par partir.
Je m'y suis résolu, et pourtant... Te voilà qui revient d'entre les morts. Alors qu'est-ce que ça vaut au final, cette promesse que je me suis fait ?

Qu'est-ce que je suis supposé faire, penser, croire... hm ? J'en sais rien. Je pourrais te questionner. Te prendre dans mes bras et t'étreindre d'un coup, fort, peut-être un peu maladroitement. Je pourrais écraser mon poing sur ton visage. Je pourrais faire semblant de ne pas avoir vu les signes. Je pourrais oublier, ou faire tout comme.
Je pourrais, oui.

- Pas de vainqueurs dans une danse, voyons. Un sourire, une neutralité décontractée sur mon visage. Le paysage de mensonges se déchire, remplacé par les miens, de mensonge. Kiev est remplacée par le Dédale, mon regard fixe est remplacé par un retour à ce naturel insouciant, léger. Désolé, je me suis peut-être un peu emporté sur la fin. Mets ça sur le dos de l'adrénaline. Un sourire un peu plus large. Tu te défends bien, pour une nouvelle recrue.

L'ironie n'est pas dans ma voix, seulement à mon esprit.

Quelques pas pour m'approcher d'elle. Un roulement de l'épaule, pour vérifier le fonctionnement de ce bras un peu douloureux. Je vais pas te retenir plus longtemps, je me suis assez entraîné pour aujourd'hui. Arriver à son niveau. Ne pas m'y arrêter, juste ralentir, et la fixer d'un regard plus sérieux, un instant. Une certaine intensité dans le regard, une voix plus ferme. Faudra qu'on parle, plus tard.

Sans m'arrêter. Juste passer devant elle, et déposer une tape sur l'épaule avant de continuer mon chemin. Faudra qu'on parle, oui. Pas ici. Ailleurs. Plus tranquille... Sans oreilles indiscrètes.

Je vais être patient, Velizara. J'ai pas le choix que de l'être. Mais j'espère que t'as des réponses pour moi. Des explications.

Je...
J'espère que je ne me trompe pas. Ca... ça me fait encore un peu peur, d'une certaine façon. Mais... tseh. Mais j'sais pas.

J'sais pas, pourquoi j'ai ce sourire plein sur mes lèvres, quand je suis dos à elle, en train de quitter la pièce. Va savoir.
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Message Re: [Janvier 553 - Zvezdan] Rattraper le film ou rembobiner    [Janvier 553 - Zvezdan] Rattraper le film ou rembobiner  EmptyMar 18 Aoû - 2:46



Rattraper le film ou rembobiner

Il y a le regard et le doute. Et s’il ne l’aurait pas vu avant, il le fait aujourd’hui, sur les traits de quelqu’un qu’il a bien connu. Il le croit du moins. Le doute et la réalisation peut-être, et cette pensée fait peur et élève un frisson dans le dos de la Baba Yaga. Pourquoi a-t-il fallu qu’il vienne à sa rencontre ? Pourquoi a-t-il fallu qu’il laisse la curiosité le guider jusqu’à cette ancre du passé, ce lien qui existe encore et qui le raccroche à ces semblants d’humanité qu’il avait eu. Qu’il avait savouré sans le savoir. Et voilà ce sourire sur les lèvres du Cardinal. Quelque chose qu’il n’a que rarement vu mais dont il a eu le privilège de se le voir accordé. Autrefois, il l’aurait regardé sans y porté plus d’intérêt. Aujourd’hui il le contemple avec une douleur qui lui fait mal. Quelque chose de nouveau qui se nomme peut-être culpabilité. Quelque chose de nouveau car une part de lui s’en veut du mensonge, du doute qu’il soulève, et peut-être des fous espoirs qu’il réveille. Zvezdan l’a vu mourir. Thivan était-il quelque chose pour lui ? Un ami ? Et pour Thivan… Cela s’en rapprochait. Quelqu’un en qui il avait parfaitement confiance, en qui il aurait pu confier sa vie. Rare sentiment dans le corps armée d’Arès. Mais oui il se souvient d’avoir pu compter sur lui, lorsque le rôle de Pontifex lui avait été confié.

Zvezdan a qui il cache une vérité presque flagrante pour qui le connaissait.

A qui il ne peut parler parce que le Dédale a des oreilles - littéralement - et que le danger rode derrière sa tête, prêt à la lui arracher. La vie lui a échappé une fois et il craint à nouveau de se la faire dérober sans au moins pouvoir lutter. Mais cela fait mal de mentir, étrangement, en voyant ce sourire vrai qui rapidement se fait éphémère. Sa main valide se presse un peu plus contre la blessure de son bras, luttant pour ne pas continuer, luttant pour garder ses lèvres closes. Les illusions s’estompent et l’environnement redevient ce qu’il était : l’ombre chaude et oppressante de la Citadelle au dessus de leurs têtes.

« Ce n’est rien. Cela faisait longtemps que je n’avais pas eu ça. »

Le frisson d’un combat, même s’il n’était que pour l’entrainement. Le rythme d’une danse assurée, le souffle d’une bataille au bord des lèvres, le goût du sang au bout de la langue. Zvezdan à son niveau, l’envie d’éviter le regard titille l’esprit de Velizara, mais il affronte l’intensité des prunelles du Cardinal de la Guerre. Comme il se souvient de ce ton et de cette façon d’observer. Quelque chose qui gronde sous sa tête, et il pourrait presque voir les engrenages tourner dans celle-ci.

Ils devront parler oui. Il le sait. Et il sait aussi que cacher le secret sera difficile, la prochaine fois qu’ils devront converser. Car il ne doute pas que Zvezdan a plus que des doutes désormais. Cela l’inquiète. Lui fait peur. Moins à cause de ce que pourrait impliquer cette révélation de façon générale que le sentiment que cela pourrait soulever chez celui qui fut - peut-être - un ami. Il était mort, et le voilà revenu à la vie.

« Il le faudra, oui. » Souffle-t-il quand le Cardinal s’éloigne, n’attendant pas réellement de réponse à cette remarque. Ce n’en est pas vraiment une, et autre chose traverse ses lèvres, moins qu’un chuchotement, il n’est même pas certain de l’avoir prononcé : « Je suis désolé. » Et c’est peut-être la première fois qu’une forme de culpabilité ronge le coeur séché de celui qui fut Thivan. Et dès la seconde où Velizara en prend conscience, il sait qu’il n’est plus celui qu’il était avant.

Quelque chose à changé.

Car avant, la culpabilité n’existait pas.

La réalité perce le voile. D’un geste miroir, la Baba Yaga s’éloigne dans une autre direction, intimidé de cette douloureuse vérité. Qu’est-ce qu’il est désormais… Quelque chose de plus vivant, à n’en pas douter.


Velizara parle au masculin et en #c6d9f0
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