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Février 553 AD (Jusqu'au 30 Septembre 2020)
 
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 [Janvier 551] Tant que le loup n'y est pas ! (ft. Zvezdan)

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Message [Janvier 551] Tant que le loup n'y est pas ! (ft. Zvezdan)   [Janvier 551] Tant que le loup n'y est pas ! (ft. Zvezdan) EmptyMar 19 Mai - 15:40
Deux, trois, quatre... Une dizaine de carrioles s'avançaient sur la route sinueuse traversant cette forêt ombrageuse. Des mercenaires assuraient la sécurité, anciens lanciers de la garde de Rome. Pas mal de Goths étaient visibles au premier regard. Sur le toit de l'une des roulottes, un homme devisait tranquillement avec une demoiselle. Un tapis persan avait été placé dessus et les rires étaient de mise. Ce garçon, c'était moi ! La belle était jeune mais elle aimait m'écouter chanter, elle m'apprenait aussi la langue du coin. Le Slave, tel était le nom que j'avais compris. En échange, je lui apprenais quelques rudiments de latin.

Dans les fourrées de la forêt, Cuilan était heureux. Il pouvait chasser et s'amuser avec toutes ses proies qui attendaient que ses crocs pour se balancer de droite à gauche. Les arbres avaient perdu leurs feuillages depuis longtemps, laissant une sensation décadente d'une mort immédiate. Soudain, un des soldats qui avait gagné aux dés contre moi exigea que je prenne sa journée de chasse, afin de payer mon écot. Après une bise sur la joue de la belle slavonne, je bondis sur le sol et pris mes armes. Tapotant l'épaule du garde, je lui assurais de m'occuper de cette affaire. Posant mes lèvres, je sifflais l'ordre à Cuilan de revenir. La chasse allait commencé maintenant.

Sortant d'un des fourrés, la gueule en sang, je compris qu'il avait pris les devants le saligaud. Résolu à ne pas me laisser jouer, je fis signe de me suivre. La soif d'élévation, du plaisir de la chasse et de jouer de son arc était une chose qui me prenait autant de plaisir que la musique elle même. C'était à ce moment là que je pouvais laisser me guider par la sauvagerie de mon sang. Apollon, dieu civilisateur, de la nature organisée, ne restait pas si différent que ca qu'un Dionysos, la rage en moins quand même. Soudain, on vit un immense sanglier qui se montrait devant nous. Défiant mon regard, il partit dans l'autre sens à ma grande surprise.

Agacé, après un sifflement, je déclarais l'hallali. Cette bête serait mienne, sa peau serait agréable pour l'hiver de ces contrées aussi froides que les terres du nord de l'Île aux Cieux. La bête était maline, elle connaissait le terrain et sans mes dons, je l'aurai rapidement perdu de vue. Brutalement, je vis un arbre craquer sous l'impact de la charge du sanglier. M'envolant dans les airs d'un bond, je le foudroyais de quelques flèches mais il avait le cuir solide l'enfoiré ! Une aura.... Je venais de rêver où cette Bête était... éveillée... L'odeur du sang était présent. Sur mes gardes, je regardais où avait disparu ma proie. Cuilan hurla à Artémis pour me montrer le chemin. La chasse recommençait. Les minutes passèrent dans cette cavalcade digne d'Apollon dans les cieux. J'arrivais enfin sur un étrange chemin. C'était visiblement de nature humaine à regarder les quelques pavés ici et là. Mais où étais je ? Ou conduisait cette route ? La brume y était présente, plus forte. Un sentiment de menace me torturait, je me demandais ce que tout cela voulait dire.



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Message Re: [Janvier 551] Tant que le loup n'y est pas ! (ft. Zvezdan)   [Janvier 551] Tant que le loup n'y est pas ! (ft. Zvezdan) EmptySam 30 Mai - 5:41
Je sais même pas pourquoi est-ce que je m'acharne. Pourquoi est-ce que je commande ce rassemblement de fils de pute dégénérés, parce qu'il ne reste plus personne pour les commander. Pourquoi est-ce que je tolère le plus grand fils de pute du lot, pourquoi est-ce que je supporte cette charge, et cette foutue colère, cette foutue rage. Pourquoi est-ce que je reste à commander dans un endroit que je déteste, entouré de gens que je déteste. Des exceptions ? Oui, il y en a. Il y en avait. Ici et ailleurs. Des gens qui comptent. C'est bien la première de toutes les erreurs que j'ai pu faire le long de ma vie : me soucier des gens.
C'est une erreur, d'être humain, n'est-ce pas ? Beaucoup de souffrance pour pas grande chose, beaucoup d'espoirs pour du néant. Parce qu'à la fin, il ne reste que les Dieux et leur plateau de jeu grandeur-nature. Ouais. C'est une erreur d'être humain tant que les Dieux existent, hm ? Le mauvais rôle. Le pion, le laquais, le grain de sable sur la plage, la goutte d'eau dans l'océan.

Et tu sais ce qu'ils aiment faire dans le sable, les Dieux ? Ils aiment construire de jolis châteaux de sable, tout beaux, tout jolis, ensembles. Puis ils s'énervent, se querellent. Et ils commencent à shooter dans les châteaux de sable de leurs frères et de leurs sœurs. Après tout, nous ne sommes que du sable, non ?

Tu sais ce qu'ils aiment faire dans l'eau, les Dieux ? Un concours de ricochet. Ils lancent leurs lourdes, si lourdes pierres incandescentes sur l'eau, et ils essaient de les faire ricocher le plus loin possible. Peu importe, si ça veut dire perturber l'eau paisible du lac, peu importe, si ça soulève des raz-de-marée bons à retourner l'océan, peu importe si ça s'évapore, à cause de la chaleur. Après tout, nous ne sommes que des gouttes d'eau, non ?

Et ils voudraient qu'on les vénère. Qu'on prie, qu'on vit et qu'on meurt pour leurs petites ambitions orgueilleuses. J'ai joué vos jeux, Dieux. Qu'est-ce que j'y ai gagné ?

Le dernier compatriote mâle encore vivant à ma connaissance, digéré par un édifice fou.
La dernière compatriote femme encore vivante à ma connaissance, battue à presque-mort dans un accès de rage. Aujourd'hui encore, je ne sais pas si elle survivra. J'ai toujours la cicatrice qu'elle m'a laissée sur le torse, pour me rappeler. J'ai toujours cette haine envers moi-même, pour ce que je lui ai fait.
Le dernier homme dont je me suis réellement soucié, tué par une créature, prétendument créateur, celui qui s'arroge le droit de tuer parce qu'il a mis au monde. Il est venu, il a tué celui aux yeux bleus, et il s'est en-allé, pour ne revenir que rarement. Familier, hein ? Un Tout-Puissant qui arrive, annonce de grandes choses, puis s'en va, avec un grand Rien dans son sillage. Le Dieu Biblique devrait prendre notes, tiens !
Et la dernière femme que j'ai aimée, disparue, retenue captive d'un devoir imposé par les machinations Divines, leurs malédictions floues et capricieuses. Parce que nous sommes des serviteurs avant d'êtres des gens, hein ? Des putains d'esclaves avant d'être des êtres humains.
La liste pourrait être encore longue.

Qu'est-ce que j'y ai gagné ? Des liens, tissés que pour être mieux détruits. Et toujours pas une trace de déclin de l'Empire, toujours rien. Tue un Pope, le prochain arrive tout frais tout propre. Coupe une tête, deux repoussent. L'Hydre Byzantin, hein ? Ouais. C'est pour ça que je m'acharne, pour ça que je patiente. Pour votre Empire, votre Rêve, votre Déesse.
Votre sang.

***

Sourcils froncés, pensées sombres, des traits de colère froide sur mon visage, je tache de garder un semblant de concentration. La chasse fait partie de ces choses qui me permet de canaliser mes pulsions, mes fureurs. De les extérioriser, aussi. Parce qu'il faut être calme et méthodique, pendant la traque, mais une fois la bête trouvée, les méthodes varient.
Chasser, pour ne pas enrager. Pas trop.
Ne pas enrager, pour ne pas perdre pied.
Ne pas perdre pied, pour ne pas devenir définitivement l'un de ces homme-rage à la raison éteinte. Pour rester qui je suis. Je suis Guerre, mais je suis aussi Zvezdan.

Les pensées m'assaillent, mais je ne m'y perds pas, je garder mon attention pleine. Les bois, leurs bruits, odeurs, traces. Leurs bruits, ici, en fait : le bruit d'une bête qui se déplace, rapide. qui souffre, ses grognements endoloris s'entendent, sa respiration est saccadée. Une odeur de sang, une aura. Les bruits d'une poursuite, aussi. Il n'y a bien que moi et d'autres Berserkers pour chasser dans cette forêt, en temps normal. Et ceux du Dédale ne souhaitent pas me croiser lorsque je suis en dehors des murs de chair, dernièrement.
Tseh. Allons voir.

Quelques pas feutrés pour m'approcher des derniers bruits que j'ai entendu. Sortir du chaos de la forêt pour arriver le long d'un chemin que je connais bien, entouré par les arbres sinueux. Là plus loin, une silhouette... Non, deux. Une humaine, une autre animale. Une pensée me traverse, en analysant... Un fin sourire prédateur prend place sur mes lèvres, juste un instant : je suis là pour chasser, non ? L'homme, l'animal... Peu importe. Peu importe : je ne sais que trop bien à quel point l'Homme n'est qu'un animal, quand on lui enlève ses habits, ses ambitions et son humanité, pour n'en faire qu'une bête d'instinct. Peu importe... Mais... Mais attendons de voir à qui on a à faire.
Jouons.

- Tu ne devrais pas chasser dans cette forêt.

Je m'approche assez pour que la brume n'obscurcisse plus totalement ma silhouette. Je lance mes mots d'une voix basse, mais assez forte pour être entendue. Des pas, lents, calmes, vers l'homme. Une simple tunique pratique sur moi, des habits pour la chasse, un matériel adéquat, et une expression neutre sur mon visage, dans l'expectatif. Dans mes yeux, une intensité certaine, une lueur analytique qui détaille l'homme. Le jauge.

- Ou plutôt, si tu le fais, tu devras être prêt à assumer le rôle de proie. un silence, un instant. Pour sonder une réaction. Les bêtes sont plus féroces qu'ailleurs, ici.

Et tu viens de tomber sur la plus féroce d'entre elles.
Mais sois rassuré : j'ai mis mon plus beau déguisement d'agneau. Enfin... à peu de choses prés.
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Message Re: [Janvier 551] Tant que le loup n'y est pas ! (ft. Zvezdan)   [Janvier 551] Tant que le loup n'y est pas ! (ft. Zvezdan) EmptyDim 31 Mai - 18:37
Une voix, audible mais faible, je ne m'attendais pas entendre le moindre mot humain dans cette partie de la forêt. L'homme sortait de l'ombre et se tenait droit devant moi, un chasseur au vu de son équipement. Assumer le rôle de proie ? Cette remarque empreinte de menace comme de challenge me surprit, ce n'était pas le plus amical des saluts mais certainement le plus franc. Il ne s'était pas présenté, ne portait pas de signe distinctif d'une noblesse locale. Une menace avait deux buts : soit tenir docile sa proie ou la faire fuir, le combat n'était pas la première vocation dans la situation présente.

Cuilan grognait légèrement à l'adresse de l'étranger, enfin, le local plutôt.

" La chasse est interdite ici ? "

Cette route menait certainement à un autre village, à une seigneurie dont je n'avais pas connaissance. Autant savoir dans quoi je mettais les pieds. Mon loup restait sur la défensive, il sentait que l'inconnu avait quelque chose de malsain mais vu l'environnement, tout deviendrait ainsi. Un sourire s'esquissa sur mes lipes avant que je posa d'autres questions.

" Assumer le rôle de proie est une chose qu'il faut être prêt à faire quand on chasse. La proie peut se débattre et attaquer, rien de pire qu'une bête aux abois. "

Une légère lueur de défi traversait mes yeux, non pas d'inquiétude mais d'amusement.

" Nous serions que des animaux sans nous présenter, n'est ce pas ? Je suis le Cuchulainn, et voici mon loup. Nous chassions quelques proies pour mes compagnons. Je ne suis qu'un voyageur, un passeur dans cette forêt, et vous même ? Chasseur ? Quelle proie recherchiez vous ? Nous pourrions même travailler en commun pour une cible plus grosse ? "

Cuilan tournait la tête vers moi, surpris de ma proposition. Oui. Je le connaissais à peine et je lui proposais d'aller chasser l'ours comme deux vieux potes qui se revoyaient après des années... Mais qu'importe ! La chasse n'était pas qu'un simple moment de combat contre la nature, c'était souvent un moment de camaraderie pour dessiner d'autres chemins, de conter de nouvelles histoires sous de nouvelles couleurs. Nulle autorité, nulle mission.

" Evidemment, si vous possédez ces terres, je vais me retirer... "

L'hardiesse commandait aussi la prudence. Si cet étranger était un local, que j'étais sur ses terres. Je ne préférais pas l'importuner plus avant. Tous ces matins, à chasser, à braver les interdits et profiter de la vie. C'était mon axiome depuis mon réveil et j'aimais cette vie à dormir dehors. J'aimais la vie sans l'ordinaire, toute une vie à refaire, mon passé était devenu une chanson que les bardes aimaient se passer les uns les autres. Le destin avait eu tort et m'avait laisser sur le bord, la coquille vide demandait juste à se remplir de ce nouveau monde.

Observant l'inconnu, je me demandais. Etait-il joueur ?



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Message Re: [Janvier 551] Tant que le loup n'y est pas ! (ft. Zvezdan)   [Janvier 551] Tant que le loup n'y est pas ! (ft. Zvezdan) EmptyMar 2 Juin - 5:07
- Déconseillée. Sourire sur mes lèvres, calme dans ma voix, fixe dans mon regard, je lui répond ça, pour le reprendre sur cet notion d'interdit. Non, pas interdit de chasser. Mais personne chasse ici, à part Nous. Ou alors, ceux qui s'y essaient le regrettent souvent. Mais ça, un voyageur n'a pas besoin de le savoir. Puisque c'est ce que tu es, n'est-ce pas ?

Un regard vers la bête qui accompagne l'homme. Un loup. Un loup domestiqué, donc ? J'observe la bête un instant, d'un regard neutre, analytique. Puis je me retourne vers l'homme. Pour répondre à ses mots, mon sourire s’élargit, entre amusement et férocité.

- N'est-ce pas? Et de fixer, un quelque chose de joueur dans mes yeux. Joueur, oui, mais alors, un jeu dangereux. Un jeu où ils sont bien rares à eux aussi vouloir jouer. Le chasseur doit savoir être proie, oui. Et ici, le chasseur doit savoir que toutes les proies ne sont animales. Ici, tout est une proie, tout est un prédateur. Tout tue, jusqu'à tôt ou tard être tué. Je compte tuer aujourd'hui, pas être tué.
Et toi ?

Cuchulainn... Le nom roule dans mon esprit, un moment. Familier sans l'être. Comme si je l'avais déjà entendu, sans être capable de mettre le doigt sur son origine. Cuchulainn qui me propose une partie de chasse, donc. Cuchulainn qui ne manque pas d'audace, en somme. Je l'observe un moment, après qu'il ait lancé sa proposition. Je le jauge, je réfléchis. Finalement, un léger rire. Peut-être que je te tuerai plus tard, si l'envie m'en prend. Mais pour l'instant, j'ai faim de viande plus que de sang, et un sanglier saura suffire comme défouloir.
Pour l'instant.

-  « Posséder » n'est pas le mot exact, même si on en est pas loin. Un rictus vaguement mystérieux sur mon visage, je tourne mon regard vers quelques traces de sang au sol, plus loin. Récentes. Tu chassais un Sanglier, me semble-t-il. Je l'ai entendu au loin.

Je l'ai senti, aussi. Un des sangliers hors-norme de la forêt locale. Une bête sauvage, dangereuse, bien plus que le sont déjà les sangliers sauvages habituels. Mais ? Mais leur viande est bonne, très bonne. Et abondante, qui plus est. Soit. Sanglier ça sera, donc. La chasse à l'homme attendra plus tard.

- Je n'aime pas le travail inachevé, moins encore en chasse. Une œillade dans la direction de l'étranger, une lueur intéressée dans mon regard. Soit. Allons traquer ce sanglier. Celui qui tue aura droit au meilleur morceau. Un petit enjeu d'ajouté, pour pimenter les choses, et je commence à m'avancer. Avant de me consacrer à la chasse, regarde brièvement par-dessus mon épaule. Zvezdan, humble chasseur à ses heures perdues.

Haut-gradé de l'armée des bêtes de guerre à temps plein.

Les mots partent, et bien vite, je me concentre sur les traces. Depuis tout jeune, je chasse pour survivre. Depuis des années, je traque dans cette forêt. Je connais ses arbres, ses bêtes, ses chemins, ses secrets. Alors naturellement, je remonte la piste du sanglier, aisément, je progresse au travers de la végétation, de mouvements souples et habitués. Une trace de sang ici, une branche cassée là-bas, l'agitation des oiseaux autre part... Quelques minutes de poursuite, et je finis par l'entendre. Son souffle rauque, puissant. Discrètement, je m'approche de la source du bruit, et je finis par le voir : blessé, au milieu d'un coin isolé de la forêt, immobile. Non pas blessé mortellement, bien loin de là, mais assez importuné pour vouloir se reposer.
Sa dernière erreur.

Sans un mot, je lance un regard entendu à mon camarade de chasse provisoire. Puis, je m'approche. Assez pour arriver dans le champ de vision de la bête, pour la défier. Quand il me voit, l'agressivité se lit dans ses yeux. Ces bêtes sont territoriales et violentes. Mises face au danger, elles n'hésitent pas à charger. Plus encore quand elles sont blessées, mises au pied du mur. Alors je me plante à une vingtaine de mètres de distance, et je fixe la créature. Dans ma main droite, un couteau, une très longue lame conçue pour pouvoir traverser le cuir épais des bêtes du genre. Créature dangereuse, puissante et féroce. Mais sa puissance, si elle est à respecter, elle est aussi à exploiter.

Violents et territoriaux, les Sangliers d'ici chargent. Ils mettent toute leur force dans cet assaut, ils n'ont aucune pitié. Autant de force que l'on peut retourner contre eux, pour peu qu'on sache procéder.

Une braise prédatrice au fond de mes yeux noirs, j'observe la créature. Une attitude oppressante, je tourne un peu autour, je joue avec ma lame. Je l'échauffe. Au bout de quelques secondes, la créature cède à ses instincts, pousse son hurlement rauque, et me charge. Alors immobile, j'attends, pieds plantés dans le sol. Le sanglier est rapide, très rapide malgré sa taille. Il arrive plus vite qu'on ne pourrait s'y attendre.

Lorsqu'il est à mon niveau, prêt à frapper, je saute en arrière pour suivre le mouvement de sa charge, pour atténuer le choc. Je n'esquive pas totalement : D'une main, j'agrippe la bête pour amortir la collision. Collision il y a, choc il y a, et je reste en l'air un moment, jusqu'à ce que mes pieds touchent le sol. Là, la force de la charge me traîne un instant, mais mes appuis bien ancrés dans la terre et la force de mes bras finissent par ralentir la course de la proie. Là à ce moment, ce qui a pu passer inaperçu dans la rapidité du geste devient évident.
Ma lame, profondément enfoncée dans le flanc, plantée avec force lors de l'impact avec la bête. Enfoncée jusqu'à la garde, l'arme a touché là où elle le devait, et déjà, la créature saigne abondement.

Achevée ? Je ne sais pas. Pas encore. Mais c'est là que notre nouvel ami se charge de s'assurer que le travail soit terminé, hm ?
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Message Re: [Janvier 551] Tant que le loup n'y est pas ! (ft. Zvezdan)   [Janvier 551] Tant que le loup n'y est pas ! (ft. Zvezdan) EmptyLun 8 Juin - 17:50
L'homme était pas le plus causant, froid et distant, et pour autant animal. Il semblait contrôler ses pulsions sans cesse et ce n'était pas pour me déplaire. Observant, je compris que ce territoire était le sien d'une certaine façon. Sa connaissance du terrain était telle qu'il suivit la bête sans souci. Je m'étais tenu dans le silence alors que je le suivais.

Branche après branche, brindilles après brindilles... Nous suivions cette trace comme un serpent suivant la souris. Soudain, entre différents branchages, une présence se fit jour. Elle se reposait certainement d'une chasse précédente, dans un état convenable visiblement. Soudain, à ma grande stupéfaction, Zvezdan roula sur lui même pour lui faire face. Son regard... Son regard avait complètement changé et sa nature bestiale prenait le relais. Le fauve souhaitait affronter le monstre d'égal à égal. Un sourire sur mes lèvres, j'admirais les assauts du guerrier.

Une charge !

M'accrochant à une branche, je m'élevais légèrement sur la gauche afin de ne pas me prendre la charge dans la gueule. L'étranger s'était agrippé brutalement sur son flanc, je siffla dans les airs mon ordre à l'intention de mon fidèle ami. Sortant des fourrées à son tour, une bête aux regards ambrées bondissait sur une patte arrière afin de paralyser - voire ralentir - le sanglier. le sang giclait de chaque côté comme de ces théâtres sanglants à Rome. Fascinant, je frissonnais par la beauté de chaque geste.

Admiratif, mon arc se tendit et j'encochais une flèche afin de frapper la bête à l'oeil. Fluide, une ombre se glissa entre moi et la bête, elle me vit un bref instant avant de voir un éclat argenté. Sang. Douleurs. Rage. Elle sentit la douleur de la flèche qui entrait dans sa pupille, c'était une première victoire qui me satisfaisait. Mes compétences à l'arc, apprises de la vieille folle, ne s'étaient pas totalement perdues. Chaque chasse était une danse que mon "Père" aimait entreprendre, je devais en avoir quelques traces. Au moins un talent dérisoire.

Silence.

Elle ne bougeait plus. L'avions nous vaincue ? Un souffle. Brutalement, elle se tourna sur elle même afin de projeter sur Zvezdan en raclant une partie de son corps contre le tronc d'un arbre. Je le perdis de vue et ne pouvais pas l'aider. Cuilan lâcha sa prise lui aussi, encochant ma seconde flèche, je visais son cou. Atteindre la tête était inutile et elle ne pouvait plus voir sur sa gauche. Toutefois, une bête telle que ceci disposait de l'onction des Dieux, elle avait une soif de vivre qui dépassait le commun de sa propre race. Les mortels étaient pareils d'une certaine façon, inégaux dés la naissance. Soupirant, me flèche partit vers un coin de sa chair qui saignait un peu. Un filet de sang en partit alors qu'elle cria de douleur. J'avais fait mouche.

Sans poésie.

Cette fois, elle était attirée par ma personne. Elle reprit sa charge vers moi et reculant d'un ou deux pas, une racine prit mon talon droit pour m'envoyer à la renverse sur le dos. Mon corps était en train de tomber comme un souffle sur la terre mousseuse de la forêt. Un poignard se glissa dans ma main alors que je le plantais sur le sol pour éviter la charge d'extrême justesse. Une chose me surprenait... Les plaies... Elles se fermaient ? Avais je rêvé ? Certaines anciennes légendes celtes parlaient de bêtes vénérées et bénies par les anciens dieux, était ce du même niveau ?

La chasse venait de commencer, un combat à mort pour la vie pour l'un, pour le plaisir de la chasse pour les autres. L'ange qui observait notre duel serait amusé par cette étrange comédie.



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Message Re: [Janvier 551] Tant que le loup n'y est pas ! (ft. Zvezdan)   [Janvier 551] Tant que le loup n'y est pas ! (ft. Zvezdan) EmptyMar 21 Juil - 14:22
Transpercé par la lame, traversé par les crocs, perforé par les flèches. Le sang coule, les hurlements bestiaux suivent dans son sillage. Les bruits d'une lutte sauvage, là au milieu de cette forêt. Des bruits habituels, en somme. Je la connais bien, cette mélodie. La musique des bruits d'arme, de chair déchirée et de souffles courts. Je connais ses montées en puissance, et surtout ses silences. Parfois, il n'y a plus un bruit, plus un geste, mais ça n'est que provisoire.
Ce n'est qu'un moment de répit, avant que la bête se déchaîne.
Ce n'est qu'une courte pause, avant son second souffle.

Alors je ne suis pas surpris, quand le sanglier s'agite. Quand il bouge, pour me projeter plus loin, quand il fait rouler les muscles sous son cuir épais pour bouger, car bouger c'est vivre, s'arrêter c'est mourir. La bête le sait, c'est ancré dans son instinct. On apprend à savoir comment pense une bête, à force de chasser le gibier. On apprend à savoir comment pense une proie, à force de s'être projeté dans ce rôle.

Alors dégage moi donc, bête. Déloge-moi, ou au moins essaie. Enrage-toi et grogne ta fureur aussi fort que tu le puisses. Assez fort pour survivre ? Tseh.

J'y reste un moment. Là, derrière le buisson où j'ai été envoyé, allongé. Là, au sol, seul avec mon esprit, les pensées ne tardent pas à venir me hanter. Je m'entends penser plus haut que le bruit des combats, plus loin, plus haut que le bruit de la forêt. Tout autour. Je m'entends, dans mon propre monde.

J'aurais dû aller me vider dans un bordel plutôt que de chasser dans ces foutus bois.
Tseh. Tout serait tellement plus simple, si je n'avais ma tête à vider aussi. Ou plutôt remplir. Remplir de n'importe quoi qui n'soit pas ces putains de pulsions, ces envies sombres qui me prennent à chacun de mes pas dans les couloirs de cet endroit maudit. Depuis Jamir, c'est calme... Depuis Lui, c'est calme. Le problème, c'est que depuis Lui, j'ai besoin que ça ne soit pas calme. J'ai besoin de tout sauf d'inaction. Je veux plus que chasser. Je veux plus qu'une paire de cuisses à écarter, que quelques soirées perdues dans l'alcool, la nourriture et l'oubli.
J'veux une Guerre. Un ennemi à tuer.
Parce que je ne sais pas qui je vais finir par tuer ici, si tu ne me donnes pas d'ennemis très rapidement.


Un grognement. Un soupir courroucé, sur cette herbe, un regard plus sombre. Contrariété devient agacement, qui devient agressivité, qui devient pulsion. Qui devient mouvement.

Une ombre sort d'entre les buissons, rapide, presque indiscernable. Quelque chose de vif, de difficile à suivre. Quelque chose qui se dirige vers l'affrontement plus loin, celui entre une des créatures de la forêt et un archer. Rapide, assez pour soulever la poussière dans son sillage, assez pour qu'un vent violent suive la course vers la créature. L'ombre approche, dans son dos. L'ombre glisse, entre ses pattes, sous son ventre. Une lame se plante dans la peau rugueuse du sanglier, d'un geste brutal qui accompagne cette glissade. Forcer sur le bras, pour enfoncer la lame au plus loin, forcer sur l'épaule, pour trancher la bête de tout son long. Là, sous son ventre, depuis derrière, j'ouvre la créature d'une large entaille. Un sillon rouge, qui commence entre ses pattes arrière et s'étend jusqu'au-delà des pattes avant, à la gorge. Ça s'ouvre, puis ça gicle en une effusion sanguine. Un hurlement animal perdu entre colère et douleur, je m'appuie sur mes jambes pour faire un salto, et je profite de ma lame toujours enfoncée dans la gorge pour atterrir sur le dos du gibier.

Baigné dans son sang, mon corps couvert de rouge.
Noyé dans le moment, mon esprit submergé par la lutte.

La bête se débat, la bête me malmène. Elle se rue sur un arbre, pour y écraser son dos, et m'y écraser par la même occasion. La douleur me prend, mais l'adrénaline m'interdit de lâcher prise. Elle recommence. Une fois, deux fois, trois fois. Mais je ne lâche toujours pas. Au lieu de ça, je sors une seconde lame. Je garde la première de fermement enfoncée dans la plaie béante, pour me servir de prise. Et avec la deuxième, longue, effilée, faite pour perforer, je plonge à la gorge du sanglier. Posté sur son dos, je tend le bras jusqu'à aller chercher un point faible dans sa peau, et je perfore.
Coup de lame, une fois.
Coup de lame, deux fois.
Puis quatre. Puis huit.
Puis j'arrête de compter.

Je frappe, pour en finir, je frappe pour que le sang coule. Je frappe à répétition parce que la bête est trop solide pour l'abattre d'un unique coup précis, que son cuir est trop résistant. Alors il faut s'acharner, alors il faut être brutal, sauvage, impitoyable.

L'instinct me porte, l'émotion m'emporte. Une froideur méthodique, prédatrice dans le regard, je fixe la bête, visage fermé, sans un bruit. Sans rien pour couvrir ceux de lutte, de violence et finalement, d'agonie. Au finir d'une infernale chevauchée sur le dos du sanglier, je le sens s'arrêter. Arrêter de lutter, ralentir ses mouvements. Puis tomber. Alors je garde mes lames où elles sont un instant... Puis je les retire l'une après l'autre. Je quitte ma monture improvisée, puis balaie les environs du regard. Arbres éventrés, herbes retournées, terrain tâché de rouge. Je m'observe moi, aussi. Mes mains, mes vêtements. Rouge au tissu, rouge à la peau, et surtout, rouge au sentir.

Debout sur le côté de la créature, je me déplace jusqu'à être face à elle, pour l'observer. C'est difficile parfois, de tuer proprement les créatures de cet endroit. Avais-je seulement envie de tuer proprement, aujourd'hui ?
Tseh.

- Hm. Un geste de la main, pour aller craquer ma nuque, un roulement de l'épaule droite, pour vérifier son état après qu'elle ait rencontrée le bois d'un arbre à plusieurs reprises. Une douleur, présente, mais supportable. ça valait bien la peine de prendre un bain ce matin.

Un regard dans la direction de l'étranger, un sourire sur mes lèvres, du rouge sur ma silhouette.
Non, la chasse n'est pas interdite ici. Mais tu peux deviner pourquoi elle est déconseillée, maintenant.
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Message Re: [Janvier 551] Tant que le loup n'y est pas ! (ft. Zvezdan)   [Janvier 551] Tant que le loup n'y est pas ! (ft. Zvezdan) EmptyMar 28 Juil - 16:10
Le regard écarlate de la chasse, le plaisir de la colère pendant le moment de tirer sa flèche était une chose que j'avais presque oublié. En cela, paradant comme un loup heureux de voir le sang couler, je fixais la bête avec sa tête torve, le craquement de sa colonne vertébrale m'avait donné un frisson de plaisir. La bête était vaincue et le regard de Zvezdan me fit sourire, oui, chasser ici sans expérience tenait de la folie. Un sourire de conquête, je m'approchais et prit dans ma besace une étole de laine et une gourde d'eau. Je les tendis à mon partenaire du jour.

- Nettoie toi au moins le visage.

Aucun autre mot, je m'asseyais et m'adosser à la fourrure de la bête. Son sang perlait de ses blessures, comme si la vie avait du mal à la quitter. Je me demandais comment ce type de bête pouvait exister dans ce monde. Visiblement, une force de la nature redoutable régnait dans la Forêt et je perdais un instant en conjectures. Haussant finalement les épaules, je soufflais en me massant les épaules. Putain, ce sanglier m'avait pas loupé, je pris alors une petite boîte que je tenais toujours à ma ceinture. Un serpent noir ornait le dessus de celle-ci. Je l'ouvris et pris un fil de couleur argenté et une aiguille. Serrant les dents, je suturais les plaies avec le fil sacré de mon frère, cela était sans douleur mais j'aimais pas les aiguilles, définitivement !

- Je dois avouer que je n'avais pas connu ces efforts depuis les anciennes guerres, cela dérouille un peu les muscles ! Y'a une rivière qu'on a croisé tout à l'heure dans notre chasse à cours, si tu veux te laver un peu... Je vais préparer le repas !

Cuilan sortit des ombres en observant la bête avec l'avidité d'un affamé.

- Oui oui, t'inquiète, tu auras ta part aussi !

Qui était Zvezdan ? Rares étaient les hommes capables de chasser ainsi sans se rompre le cou. Alors que les fils d'argent d'Asclépios résorbaient mes blessures, j'étais trop curieux pour pas poser la question. Puis, bordel, ca coutait rien de demander !

- Un tel sens du combat n'est pas courant, une telle adresse non plus. Puis je savoir qui est votre "chef" ? Personnellement, je suis au service du Dieu Apollon, humble et simple voyageur, je ne suis pas Oracle non plus ! Autant le préciser, juste mon affiliation dirons nous.

Un peu direct certainement, je ne serais pas offenser d'un refus poli de sa part de toute façon. Ici, certaines rumeurs prétendaient qu'Arès y aurait pris résidence mais je n'avais pas eu encore l'occasion de rencontrer ses Berserkers. Faisait-il partie d'eux ? Posant les pierres pour faire le feu, je pris quelques branchages en espérant qu'il se prenne pas la tête à cause de sa curiosité. J'avais indiqué qui j'étais, sans mensonge, je n'avais pas envie de mentir sur ma Foi.





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Message Re: [Janvier 551] Tant que le loup n'y est pas ! (ft. Zvezdan)   [Janvier 551] Tant que le loup n'y est pas ! (ft. Zvezdan) EmptyDim 2 Aoû - 15:01
Je fixe un instant le morceau de laine et la gourde, puis je reviens vers lui. Une légère latence, avant d'accepter ces deux objets tendu. J'ouvre, ferme les yeux, puis me nettoie la face sous l'eau, avec le morceau de tissu qui ne tarde pas à tourner rouge. Tsh. Ces foutues bestioles sont trop solides pour simplement s'éteindre d'une flèche bien placée, d'un coup de lame au bon endroit. Il faut les chasser comme des surhommes, les blesser, les combattre. Elles sont rares à être comme ce Sanglier, ici, mais elles existent. Différents niveaux d'existence, différents niveau d'éveil, dans cette sombre forêt. Parfois des bêtes un poil plus puissantes que leur contrepartie habituelle, parfois, de véritables créatures de mythes.
C'est à la fois le charme et la dangerosité fatale de ces bois.

- Merci.

Un unique mot, lancé d'une voix neutre, en même temps que je me nettoie brièvement les cheveux. Un regard vers l'étranger, vers ses gestes. Vers cette boite, et cet espèce de serpent qui l'orne. Vers ces gestes de premiers soins rudimentaires, mais maîtrisés. Je pourrais me soigner, moi aussi. Ça ne serait pas de trop. Mais je préfère laisser la blessure se remettre d'elle même avec le temps. Je préfère profiter d'avoir ce corps qui soigne plus vite, tellement plus vite.

« Ancienne guerre », dit-il. Ce type est bien bavard. Le genre de bavardage plutôt hasardeux, ici. Je le dévisage un instant, regarde en direction de cette rivière mentionnée. Hmpf. J'ai bien le temps d'un rapide passage sous l'eau, avant de m'attarder sur ce Cuchulainn et son loup de compagnie.

- Hm, ouais, je reviens. Une marche sans presse, jusqu'à ladite rivière. Ici, retirer cette tunique, pour ne garder qu'un pantalon et les bottes qui vont avec. Nettoyer le tissu, nettoyer la peau, laisser un nuage de sang se former dans la rivière, puis rapidement se dissiper dans toute cette eau. De nouveau, nettoyer le visage, les cheveux, jusqu'à me sentir mieux. Ca dure une poignée de minutes, avant que je revienne vers le sanglier mort et l'inconnu du jour. Cheveux ramenés en arrière, pour m'épargner ces mèches capricieuses, torse nu, pour ne pas porter ce vêtement encore trop rouge de sang et trop humide. Plus de tunique, alors il pourra voir les cicatrices sur la peau cendrée, il pourra voir celle plus large que les autres, qui me traverse le torse en diagonale, celle laissée par la hache de Ludmila, jadis.
Il fait froid, à cette période de l'année... Mais j'ai fini par m'habituer, au moins en partie.

De toute façon, ce n'est pas le froid, qui va me faire sourciller. C'est plutôt les mots de l'homme au loup. Je m'assied prés du début de feu, puis lance une œillade dans sa direction. Un moment, je l'observe comme ça, des traits neutres sur mon visage, terriblement neutres. Comme pour le jauger. Finalement, un soufflement de nez. Puis un léger rire.
Un sourire mauvais, accompagné d'une voix acerbe.

- Le Dieu Apollon, hein. Une lueur particulière, dans ces yeux qui fixent. Un intérêt dangereux. Ce serait juste de dire que tu as attisé ma curiosité, étranger... Mais peut-être pas le genre de curiosité qu'il fait bon s'attirer. La dernière fois que j'ai croisé quelqu'un se réclamant d'Apollon, il a tué un de mes frères d'arme, sans préavis, sur la base de deux-trois prétextes cryptiques, paresseux et insuffisants. Je ne bouge pas. Mais un courant d'adrénaline me passe le long du corps. Là, en position accroupie, décontractée, mais une jambe repliée... Qui pourrait vite partir, si je décide de bouger. Je continue de fixer. Ce n'est plus de l'acerbe dans ma voix. C'est une voix de conteur, froide. Il est venu là où nous siégions. Avec cette attitude de petite merde arrogante et sûre d'elle, à demander le passage comme si c'était le Pape. Un sourire, qui passe de mauvais à féroce. Puis il a tué. Il a parlé ses mots sans sens, il a tué, puis il s'est en-allé.

Je pose le menton sur ce genoux replié, dos voûté, penché vers cet homme, de l'autre côté du feu. Deux yeux couleur nuit, qui vont chercher les siens. Dans le noir, une lueur prédatrice.

- Dis-moi, simple voyageur au service d'Apollon. Ne serait-ce pas juste, de... Une pause, un haussement d'épaule. Je sais pas. J'ai ce principe que je suis depuis longtemps, maintenant. Qui me réussi plutôt bien jusqu'ici.

Yeux pour œil, dents pour dent.


Oui, Cuchulainn, tu le devine. Ce pluriel n'est pas anodin.
Alors oui, dis-moi, humble voyageur. Qu'est-ce qui m'empêcherait de t'éviscérer pour... Eh bien disons, pour avoir pénétré mon territoire de chasse sans ma permission ?

Tu vois. Moi aussi je peux en pondre, des prétextes faciles.
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Message Re: [Janvier 551] Tant que le loup n'y est pas ! (ft. Zvezdan)   [Janvier 551] Tant que le loup n'y est pas ! (ft. Zvezdan) EmptyMar 4 Aoû - 14:54
La description de l'un des "miens" me fit cillé la paupière. La description qui m'était faite méritait en effet toutes les avanies que j'entendais présentement. Si j'avais su que nommer mon "Paternel" ici même me vaudrait un changement d'attitude aussi brusque, j'aurai pesé différemment les choses mais je n'avais pas le sens de divination des Pythies. Soupirant, je ne savais que répondre dans un premier temps, qui était ce mec dont il me parlait ? Et, même s'il me donnait son nom, ça me changerait quoi en fait ?

- Tu sais, un connard reste un connard, qu'importe son origine ou pour qui il bosse...

Mon regard restait concentré sur mon pair de chasse. Je savais ce que ces regards et ces allusions voulaient dire. "Oeil pour oeil, dent pour dent", cette maxime juive était devenue populaire avec le temps. L'animosité naissante était palpable, je ne comptais pas la relever plus que cela. Le fixant à mon tour, je pris un morceau de viande et le déposais dans le feu. Le crépitement du sang coulant sur les braises fut suivi de fumerolles de grillades.

- Simple voyageur, oui. Cela n'a pas toujours été le cas. Quand à cette affaire, elle est la tienne, pas la mienne.

La prudence commandait de ne pas pousser plus loin. En effet, je pensais en cet instant aux miens qui étaient à quelques lieues d'ici sur la route vers le village du nord. Cet homme n'avait pas indiqué en plus son allégeance, se montrant prudent. Un silence amenait aussi son lot de réponses. Visiblement, cette région avait connu des soucis avec d'anciens Oracles, pour quelles raisons ? Quelle était cette phrase du "connard" en question ? Pourquoi ce massacre gratuit ? Oui, tout cela n'était pas habituel pour les gens de son ordre. Il était possible que bien des choses aient changé depuis son sommeil.

Retournant la viande afin de rôtir l'autre versant, je rajoutais quelques feuilles et du sang dans un bol métallique. Je versais ensuite de l'eau et déposa celui-ci dans la braise, la laissant devenir une étrange sauce avec des perles noires dansant dedans. Une teinte brunâtre se dessinait lentement en tournant lentement en son sein. Un silence s'était imposé suite à ma dernière réponse. Je ne connaissais que peu de choses de Zvezdan et je n'allais pas changer d'attitude pour la connerie d'un autre.

Juste une question.

- Juste une question quand même, pourquoi cet homme est encore vivant ?

Je laissais en suspens le reste. Si le chasseur estimait que son honneur avait été frappé d'injures, pourquoi "la petite merde arrogante" était encore en vie ? Je me disais qu'il devait bien y avoir une raison là dessous. Vu le style de l'homme qui se tenait devant moi, il me semblait peu enclin à laisser une insulte passée sans passer sa dague dans la gorge de l'impétrant. Un sourire aux lèvres, je tendis le morceau de viande avec la sauce qui avait eu le temps de mûrir un peu.

- Trempe la viande dans cette sauce qui me vient de mes voyages en Orient.

Dans les pénombres, le seul ami qui était le leur était ce feu. Insondable et traître, il était à la fois chaleur et destruction, création et chaos... Chacune de ces facettes était présente ce soir ?



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