Votez
I
II
III


Février 553 AD (Jusqu'au 30 Septembre 2020)
 
Partagez
 

 Tête qui roule n'amasse pas mousse [Janvier 553 - Pv : Orpheus]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
DardanosDardanosArmure :
Antée
Message Tête qui roule n'amasse pas mousse [Janvier 553 - Pv : Orpheus]   Tête qui roule n'amasse pas mousse [Janvier 553 - Pv : Orpheus] EmptyMar 2 Juin - 11:22
    C’est compliqué d’être de retour ici. Je ne sais toujours pas si j’ai fait le bon choix de revenir. A vrai dire, non, je n’aurais pas dû revenir. Mais il le fallait. Je ne pouvais pas passer ma vie entière à fuir non . Ça aurait été trop simple. Beaucoup trop de simple… Le plus dur, une fois avoir fait mon retour ici, ce fût de retourner chez moi. Pratiquement rien n’avait changé dans le palais que j’occupais jadis. Il avait été entretenu par les serviteurs. J’ai retrouvé mes vieilles affaires, il faudra que je songe à changer tout ça rapidement mais surtout… Celles de ma femme et de mon fils. J’ai demandé que tout soit emporté loin rapidement. Oui, c’était plus dur que je ne l’avais cru mais pas aussi violent que ce à quoi je m’attendais. Six années de fuite avaient au moins eu le mérite d’adoucir les blessures les plus vives. Ou on s’habitue juste à la souffrance. Je ne sais pas. Mais je ne suis pas resté longtemps ici, juste de quoi m’habiller correctement et je suis parti vers le Sénat.

    Mon retour n’était pas attendu et c’était une affaire de moindre importance ainsi, l’assemblée était loin d’être complète. Heureusement, je n’aurais pas eu la patience pour tous ces ronds de jambes d’un autre âge. Je peine juste à cacher mon mépris. On ne perd pas si facilement des années de faux-semblants dans la noblesse consanguine. J’ai déjà dû refuser une proposition de mariage et je suis tout juste arrivé. Qu’il aille tous se faire foutre. Enfin, j’ai l’occasion de monter à la tribune, de faire mon rapport à tous ces vieux cons et demandé à grand renfort de ressort rhétorique et narratif mon transfert à l’amirauté. Au final, raconter une histoire à une bande de vieux bouffis de l’odeur de leur propre pet n’est pas bien différent de raconter une histoire à des marins saouls.

    Et après les débats, les conversations, le moment qu’il ne faut surtout pas raté car c’est pratiquement plus là que pendant les séances que se font les décisions. Tous saluent mon courage et ma bravoure de vouloir retourner dans l’armée alors que j’aurais pu rester ici. Oui, vieux croulant, moi qui suis déjà lâche d’avoir fui devant moi-même, je ne vais pas devenir gras et indolent comme vous. Mais il faut sourire, alors c’est ce que je fais. C’est le moment aussi pour lequel je suis venu après tout. Pour poser mes questions, savoir qui est le nouveau légat et m’informer sommairement de l’avancée des choses ici pendant les longues années de mon absence. Et j’ai raté beaucoup de choses. Mais je pense que le légat se fera un plaisir de me reparler de tout ça, mais je retiens quelques grandes lignes. De même que quelques informations sur lui, un homme qui semble avoir fait fort impression à ces vieux croulants. Ce qui veut à la fois tout et rien dire. Au moins, ça n’a pas l’air d’être leur homme de paille, c’est déjà ça.

    Je quitte donc le sénat et récupère la boîte de bois noirs que j’avais confiée à mon ami Argurios Je l’envoie au palais, s’il avait pu m’accompagner là, c’était à moi d’aller voir le légat. Je quitte donc le Sénat, enchaînant les volées de marches pour finir par arriver au temple de Poséidon. Et la dernière fois que j’ai mis les pieds dans cet endroit, c’est pour assister à notre reddition. J’étais plutôt mal en point à ce moment, mais toujours général de la Sirène Maléfique, maintenant… Enfin, maintenant nous verrons, avec un peu de chance, je pourrais me contenter d’un rôle logistique, de formateur ou quelque chose comme ça. Le genre de travail qu’on donne à un vieux con sur le retour pour l’occuper et ne pas lui dire, justement, qu’il ne sert plus à rien. Ça m’irait, j’aurais la sensation de me sentir utile comme ça. Mais nous verrons… Une fois suffisamment avancée dans la salle du trône, je claque des talons et salue le légat comme un soldat. Un salut militaire encore en vogue, je l’espère, les choses changent vite à Atlantis.

    « - Légat Orpheus, je suis Dardanos, patriarche Bjornaer de retour dans la cité des flots, ancien général de la Sirène Maléfique, désireux, après avoir servi le Sénat, de faire de nouveau partie de l’Amirauté. »

    Si seulement il pouvait dire merde, et tout serait réglé, je pourrais repartir l’esprit tranquille. Mais non, sa réponse ne sera pas si simple. Pourtant, merde, c’est une conjonction qui marche avec absolument tout…


Nothing of real worth can ever be bought. Love, friendship, honour, valour, respect.
All these things have to be earned.


Tête qui roule n'amasse pas mousse [Janvier 553 - Pv : Orpheus] Dardan11

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur https://www.saint-seiya-ageofgold.com/t2001-dardanos-le-vieux-marin
OrpheusOrpheusArmure :
Légat

Statistiques
HP:
Tête qui roule n'amasse pas mousse [Janvier 553 - Pv : Orpheus] G-bleu1350/1350Tête qui roule n'amasse pas mousse [Janvier 553 - Pv : Orpheus] V-bleu  (1350/1350)
CP:
Tête qui roule n'amasse pas mousse [Janvier 553 - Pv : Orpheus] G-rouge900/900Tête qui roule n'amasse pas mousse [Janvier 553 - Pv : Orpheus] V-rouge  (900/900)
CC:
Tête qui roule n'amasse pas mousse [Janvier 553 - Pv : Orpheus] G-jaune1350/1350Tête qui roule n'amasse pas mousse [Janvier 553 - Pv : Orpheus] V-jaune  (1350/1350)
Message Re: Tête qui roule n'amasse pas mousse [Janvier 553 - Pv : Orpheus]   Tête qui roule n'amasse pas mousse [Janvier 553 - Pv : Orpheus] EmptyMar 2 Juin - 13:52
Les nouvelles allaient vite pour qui savaient écouter. Le retour d'un homme du Sénat au pays après avoir officié comme Général par le passé, ça générait des ondes à la surface de l'eau. Et tout ce qui troublait la tranquillité de son secteur, Orphéus l'apprenait. Mais l'homme en question avait gagné le Sénat en priorité, preuve qu'il se devait de remettre son rapport à tout ces politiciens, son père en premier. S'il désirait savoir ce que l'homme avait dit, il ne serait pas difficile pour lui d'avoir l'information. Un nom lui était toutefois parvenu : Dardanos Bjornaer.

Un nom qui méritait qu'on étudie la question de son retour ici. Car Orphéus ne pouvait s'empêcher de penser à une chose : qu'est-ce qui poussait un ancien Général, absent depuis plusieurs années, à revenir ici. Finir ses vieux jours ? Atlantis était la plus belle cité qui soit, l'idée pouvait être logique. Mais il ne pouvait se satisfaire de cette supposition. Et de toute évidence, il allait devoir se renseigner. Aurora était parti à la pêche aux informations, la connaissant elle reviendrait rapidement lui faire son rapport.

Ce fut d'ailleurs elle qui pénétra dans le temple, un grand sourire aux lèvres. S'il n'était pas rare de la voir ainsi, il savait que cela signifiait une info d'importance. En quelques bonds, elle franchit la distance qui les séparait, posant sa main sur le bras de son frère.
    - Il arrive. Dardanos a fait son rapport visiblement et vient ici. Dis, je peux rester ? On parle quand même d'un ancien Général. Ce serait trop bien si je pouvais lui parler. Il a dû combattre à bien des endroits, je serai contente de pouvoir échanger avec lui.

Il poussa un bref soupir/ Il connaissait la curiosité maladive de sa soeur. Savait qu'elle ne le lâcherait pas d'une semelle là-dessus. Lui refuser ce droit était difficile. Pourtant, comme à son habitude, il tempéra ses pulsions.
    - Tu es mon ombre, Aurora. Tu pourras intervenir quand je te le demanderai, mais j'aimerai éviter de dévoiler trop facilement qui tu es. Surtout face à un homme qui a quitté l'Amirauté il y a bien longtemps de cela. Je vais l'accueillir, toi tu sais ce qu'l te reste à faire.

Grommelant à mi-voix, elle inclina la tête de manière excessive, avant de se fondre dans les ombres du Temple, se servant des colonnes pour masquer sa présence. Quelques minutes plus tard, un homme entrait, s'approchant de lui, et le saluant de façon très martiale. Préférant accueillir son invité debout, Orphéus se redressa de son siège et descendit les marches pour s'approcher de l'homme. Il trouvait d'une impolitesse excessive le fait de rester assis, à dominer la pièce et ses interlocuteurs du regard, quand il pouvait l'éviter.
    - Et bien je te souhaite la bienvenue, Dardanos Bjornaer. Je crois savoir que tu reviens du Sénat, sans doute ont-ils eu le loisir de te dire qui je suis. Mais je préfère me présenter dans les formes. Je suis Orphéus, héritier des Merinita.

Il inclina légèrement la tête pour le saluer, le fixant de son oeil valide. Comme à son habitude lorsqu'il croisait un Atlante susceptible d'être utile à la cause de Poséidon, il essayait de lire la "partition" qui se dégageait de son être, de manière naturelle. Il percevait chez cet homme une culture militaire importante. Il n'était plus Général depuis longtemps mais il était aisé de constater qu'il n'avait jamais vraiment cessé d'être un soldat. Une bonne chose pour qui voulait réintégrer l'Amirauté. Mais comment ?
    - Nous avons besoin d'hommes et de femmes valeureux au sein de l'Amirauté. Et je ne doute pas un instant qu'un ancien Général puisse s'avérer d'une utilité remarquable. Toutefois, j'aurai une ou deux questions à te poser. Je comprends que tu as déjà répondu au Sénat sur tes activités depuis quelques années, et je pourrai tout aussi bien leur demander à eux de me faire un rapport à ce sujet. Mais je préfère aller à la source, il y a moins de risques de perte d'information. Après tout, le Sénat est composé de politicien. Nous n'avons pas le même regard sur une même situation.

Il n'y avait nulle insulte dans cela, ce n'était finalement qu'un fait. Certes, on pouvait aussi dire que le légat était un politicien dans l'âme. Mais un politicien qui était à la tête de l'Amirauté. S'il n'était pas un soldat, il était aussi un général, en quelque sorte. Et son rôle était donc de s'assurer que ceux qui intégraient l'Amirauté en aient les capacités mentales et physiques.
    - Pourrais-tu me conter ton histoire ? Oh pas la version longue, toi et moi avons bien d'autres choses à faire. Mais pourquoi travaillais-tu pour le Sénat ? Et pourquoi revenir maintenant ? Après tout, ton ancienne écaille a trouvé porteur. Tu dis être désireux de nous rejoindre. J'aimerai donc comprendre pourquoi.

Mains dans le dos, il observait l'homme. Son histoire importait pas vraiment. Mais ses liens avec le Sénat, oui. Et sa mission passée, où l'avait-elle menée ?

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur https://www.saint-seiya-ageofgold.com/t1839-orpheus-merinita-ft#
DardanosDardanosArmure :
Antée
Message Re: Tête qui roule n'amasse pas mousse [Janvier 553 - Pv : Orpheus]   Tête qui roule n'amasse pas mousse [Janvier 553 - Pv : Orpheus] EmptyMar 2 Juin - 14:47
    Il n’a pas dit merde. Merde ! Dire que tout aurait pu être réglé comme ça, simplement. Mais non, il a fallu qu’il s’intéresse à ce que je venais foutre ici. Bon, je ne peux pas vraiment lui donner tort. Je suis le seul résidu d’une ère de défaite et débâcle. Une ère que la cité entière a voulu oublier et voilà que je venais leur étaler cette merde sur le visage. Mais non, lui il trouve ça intéressant. Je ne peux pas retenir un soupir et sûrement il doit voir que je suis déjà lassé par tout ça. Pas méprisant, juste fatigué. Déjà on doit jouer ce genre de petit jeu à la con à peine ai-je mis les pieds dans le temple de Poséidon. Je vois que l’amour entre le Sénat et l’Amirauté n’a pas beaucoup évolué depuis que je suis parti, enfin, c’est pas comme si je m’attendais à autre chose.

    « - Ça n’a pas grande importance en réalité. À moins qu’il ne s’agisse là que d’un petit jeu où je dois vous raconter quelque chose que vous sachez déjà pour voir si je suis prêt à jouer cartes sur table avec vous. Je vais faire mieux que ça, je vais retourner la table et nous épargner cette partie sans intérêt de notre rencontre. Tout ça n’a pas d’importance. Vraiment aucune. »

    Pour le reste, je n’aime pas trop la palabre, un comble pour un compteur. Oh, j’aurais certainement pu mettre en scène cette histoire et me donner un beau rôle devant le Légat. Mais d’une certaine, je sentais qu’une partie de moi voulait saborder cette rencontre. Une partie de moi voulait pouvoir se cacher derrière cette excuse et simplement dire : j’ai essayé mais c’est tout, je peux repartir. Oui, une partie de moi voulait continuer à fuir. Je le savais maintenant et je savais aussi que cette part était encore trop importante à mon goût. Mais je n’étais pas revenu pour rien, il était temps de faire face, alors c’est ce que je fis. Je pose sur le sol le petit coffret de bois précieux l’ouvrir et le dégage devant le légat d’un bon coup de pied qui fit glisser l’objet sur le sol.

    Dans le coffret, sur un lit de petits cristaux blanc opaque, du sel, se trouvait une tête. Une tête qui avait perdu toute humidité et qui avait séché, les effets du sel. Mais au moins, elle était dans un état de conservation relativement correct. Seul petit détail qui manquait sur la tête, les yeux de cette dernière semblaient avoir été arraché ou crevé. Difficile à dire de là où se trouvait le Légat. La vérité était simple, j’avais fait en sorte que ce petit fils de pute qui a tué mes compagnons arpente la route ténébreuse les yeux fermés et qu’il soit condamné à errer là pour toujours sans jamais trouver le repos. Que sa route soit aussi longue que pénible. Je retiens difficile un crachat dans la direction du cadeau, mais l’effet était là. Au final, c’est plus fort que moi, j’avais mis en scène cette rencontre.

    « -Pour le reste, c’est pour ça que je suis revenu. Ou plutôt, pour eux. Le peuple de Mû. J’ai appris ce qu’il a fait à la cité quand j’étais absent. Pour le reste, comme l’histoire de mes voyages, ça n’a aucune importance, ma place est juste ici pour lutter contre eux. C’est tout. »

    Et c’était vrai. Il n’y avait pas d’autres objectifs à mon retour. Enfin, du moins, d’objectif qui concernait le légat, le reste, c’était entre moi et mes fantômes. Des fantômes qu’il est grand temps pour moi de chasser et de leur offrir le repos qu’il mérite. Je me demande souvent qu’il penserait de l’homme que je suis devenu et souvent, ces considérations m’invitent à me pochetronner comme le pire des poivrots. Mais ça risque de la foutre mal devant le légat si je me mets à picoler maintenant. Enfin, on pourra toujours faire ça après. Avec de la chance il va me virer à coup de pompe dans le cul et je n’aurais pas à faire face. La petite porte a bien des avantages. Notamment celle d’une sortie définitive que personne ne remarquera.

    Mais non, je suis revenu, il faut que je perde cette sale habitude. Mais ça viendra… Reste à savoir ce que je vais bien pouvoir faire ici. Enfin, s’il me récupère, il trouvera bien une tâche foireuse à me confier, vu comme son œil brille, je sais que ce chien sait déjà à quoi il va m’employer et qu’il ne fait que jouer avec la friture. Vraiment une place de merde Légat.


Nothing of real worth can ever be bought. Love, friendship, honour, valour, respect.
All these things have to be earned.


Tête qui roule n'amasse pas mousse [Janvier 553 - Pv : Orpheus] Dardan11

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur https://www.saint-seiya-ageofgold.com/t2001-dardanos-le-vieux-marin
OrpheusOrpheusArmure :
Légat

Statistiques
HP:
Tête qui roule n'amasse pas mousse [Janvier 553 - Pv : Orpheus] G-bleu1350/1350Tête qui roule n'amasse pas mousse [Janvier 553 - Pv : Orpheus] V-bleu  (1350/1350)
CP:
Tête qui roule n'amasse pas mousse [Janvier 553 - Pv : Orpheus] G-rouge900/900Tête qui roule n'amasse pas mousse [Janvier 553 - Pv : Orpheus] V-rouge  (900/900)
CC:
Tête qui roule n'amasse pas mousse [Janvier 553 - Pv : Orpheus] G-jaune1350/1350Tête qui roule n'amasse pas mousse [Janvier 553 - Pv : Orpheus] V-jaune  (1350/1350)
Message Re: Tête qui roule n'amasse pas mousse [Janvier 553 - Pv : Orpheus]   Tête qui roule n'amasse pas mousse [Janvier 553 - Pv : Orpheus] EmptyMer 3 Juin - 13:14
Orphéus arqua un sourcil. Un petit jeu ? Vraiment ? Il y avait là de quoi le surprendre en réalité. S'il est vrai que la politique permettait ce genre de chose, le Légat préférait de loin se renseigner à la source sans avoir à passer par une tierce personne. Mais visiblement, le fait d'avoir travailler pour le Sénat autant de temps avait très certainement altérer le jugement de l'ancienne Sirène Maléfique. A moins que cela n'ait développé chez lui une tendance à voir des complots ou jeux pervers un peu partout. Il nota toutefois - alors qu'il aurait préféré faire autrement - qu'il creuserait beaucoup plus que prévu dans le passé de cet homme. Quel dommage, cela lui aurait épargné du temps. Mais qu'importe, il y verrait plus clair en temps voulu.

S'il était seul juge pour savoir ce qui était digne d'intérêt ou non, le Merinita réservait ses remarques et s'intéressait à la suite. L'homme n'était pas venu les mains vides visiblement et il y avait là de quoi l'intriguer. Ainsi s'approchait-il du coffre pour pouvoir constater ce qu'il contenait. Une tête ? Le regard analysait celle-ci tandis qu'il tendait l'oreille sur les explications du soldat.

Ainsi donc était-ce la tête d'un Muien. Voilà qui avait de quoi le ravir. Elle était parfaitement préservée en dehors de quelques broutilles manquantes et il allait pouvoir activer ses unités pour qu'ils lui disent qui était cette personne - était elle seulement connu par les hautes autorités - ou s'il s'agissait d'un soldat lambda. Ainsi que de voir si d'autres informations utiles pourrait en ressortir. Un large sourire apparut sur le visage du Légat alors qu'il se reculait de deux pas.
    - Aurora ?

Le nom sonna dans l'espace comme un rappel. La jeune femme sortit alors des ombres et s'approcha de son frère. Elle lui ressemblait énormément, jusqu'à ses vêtements, en dehors de l'épée Atlante cintrée à sa taille. Elle fit un geste de tête en direction du Bjornaer pour le saluer avant de reporter son attention vers son frère. Puis vers la boîte. Elle parut surprise.
    - Amène ça à qui de droit. Qu'ils se renseignent pour essayer de voir si nous connaissons son identité. Qui il était. Et qu'ils fassent ce qu'ils ont à faire en terme d'analyse. Notre ami ici présent s'est donné du mal pour me rapporter ça, j'entends à ce que ce ne soit pas en vain.

Elle refermait le coffret qu'elle plaçait sous son bras. Elle savait où se rendre. Là où seul Orphéus et elle avaient accès. "Le Secret des Abyss". L'unité à la solde du Légat.
    - J'y vais de ce pas. Dardanos... Au plaisir de te revoir.

Et sans cérémonie aucune, elle prit la poudre d'escampette. L'homme était un ancien Général. Un soldat. Et rapportait un sacré présent, dans le but avoué de continuer à les combattre. Il était temps de fait de tenter quelque chose.
    - J'apprécie ce genre d'offrande, surtout quand il s'agit d'ennemis de Poséidon. Leur dernière attaque a laissé de profondes cicatrices mais nous n'oublions pas. Si tu es revenu pour eux, alors j'ai effectivement une petite idée de ce que tu vas pouvoir faire pour nous aider. Suis-moi, je te prie.

Et déjà il s'engageait sur un chemin particulier. Ce même passage qui permettait de passer devant les écailles qui n'étaient pas encore pourvues. Ici, toutes les armures étaient placées de sorte à voir clairement qui dépendait de qui. Les anciens emplacements des Scales des Généraux, celles des Capitaines associés, et ainsi de suite. Il s'arrêta devant l'emplacement réservé à la Sirène Maléfique. Elle même n'était plus présente mais celles qui lui étaient associées trônaient ici, laissant entrevoir leur splendeur. Le regard d'Orphéus se posait sur elle. Il ferma un instant les yeux, faisant appel au pouvoir qui était le sien. Il ressentait leur chant. A chacune. Une aura azurée l'enveloppait désormais. Et les chants s'élevèrent dans la pièce. Le bruit des vagues. L'odeur de l'iode. Il reporta son attention bers Dardanos.
    - Tu as été un Général. Mais aujourd'hui, toutes leurs écailles sont pourvues. Tes compétences et ton ancienneté font de toi un candidat idéal pour prétendre à devenir Capitaine. Et j'estime plus judicieux de te placer sous la responsabilité de Emrys O'Bannon. Non seulement parce que tu connais le Pilier parfaitement, ainsi que sa zone, mais aussi car sous son commandement vous aurez le loisir de frapper les soldats de Mû. Ouvre toi aux chants de ces écailles. Ouvre-toi au pouvoir de celles-ci. Et vois laquelle accepterait de t'aider dans la mission qui est la tienne.

Là, il ne pouvait rien d'autre que d'attendre. Car si aucune n'acceptait de lui prêter son pouvoir, alors il ne pourrait pas devenir Capitaine. Et utiliser un homme comme lui comme simple soldat serait un gâchis incroyable.

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur https://www.saint-seiya-ageofgold.com/t1839-orpheus-merinita-ft#
DardanosDardanosArmure :
Antée
Message Re: Tête qui roule n'amasse pas mousse [Janvier 553 - Pv : Orpheus]   Tête qui roule n'amasse pas mousse [Janvier 553 - Pv : Orpheus] EmptyJeu 4 Juin - 1:19
    Je n’ai pas bronché quand il prononça ce nom. Une charmante jeune femme sortie des ombres. Non pas que je l’ai repéré ou simplement chercher à la voir, un homme comme lui ne reçoivent que rarement les gens seuls de toute façon, c’est le jeu de la politique. Au moins, elle n’était pas vilaine, c’était déjà ça. Elle amena la tête au légat qui sembla prendre intérêt à mon cadeau bien. Je n’avais pas réussi à totalement saboter cet entretien finalement… merde ! J’espère seulement que ce sale enfoiré qui marche maintenant aveugle sur la route ténébreuse saura se souvenir de moi et qu’il aurait quelques souvenirs intéressant à apporter à la cause. Pour le reste, oui, je préférais largement Aurora au légat. Mais bon, ce n’était pas elle la chef de notre caste militaire. Je lui adresse alors une révérence et lui retourne le compliment. Tout ici me ramène à mon Halysia et à mon Calliadès… Est-ce que j’ai vraiment bien fait de revenir ?

    « - Le plaisir est partagé dame Aurora, et je suis sûr que nous aurons le plaisir de nous revoir bientôt… et plusieurs fois. »

    Je ne peux retenir un sourire. Plus par jeu, petite provocation envers le Légat, envers le monde, envers le moment. Peut-être aussi ultime petite tentative de tout faire échouer. Après tout, ce qui se passe ici n’est pas bien différent de ce qui se passe lorsque nous avons fait escale pendant les longues années de mes voyages. Je ne fais que raconter une bonne histoire. Une mise en scène qui m’échappe pourtant totalement pour une fois. Je ne sais pas quelle histoire je raconte ni quelle pièce je joue. Peut-être que je trouverais un sens à cette histoire quand il me présentera ce qu’il a en tête pour moi car visiblement il semble avoir une idée en tête. Très bien, voilà qui devraient faciliter les choses à notre petite histoire si je ne suis pas le seul compteur à la faire avancer. J’espère que lui il voudra la voir réussir.

    « - Après vous Légat donc. »

    Et je me mets à le suivre. Seigneur des cieux, depuis combien de temps je ne suis pas venu ici ? C’était avant tout ça… Quand j’ai récupéré l’écaille de la sirène. Elle ne me manque pas, étrangement. Je dois admettre par contre, quand il se met à faire raisonner qu’il a un certain sens de la mise en scène lui aussi aurait fait un bon compteur ou un politicien de qualité. Un mélange des deux. Je le laisse donc faire. Il a l’air de prendre ça à coeur, alors j’affecte d’être touché par le moment et par son côté solennel. En vrai, j’y vois là une punition, un couperet. Une chaîne. Vraiment ? Je ne sais pas, mais là, je ne peux plus fuir à moins que… Non, je suis allé trop loin pour fuir maintenant. Ça suffit ! Il est temps d’essayer… non… Il est temps d’aller de l’avant !


    Je commence alors à faire monter et vibre mon cosmos, trouvant une prise, n’importe où, sur une écaille. J’essaie de me souvenir de la sensation que j’éprouvais quand j’avais sur moi la sirène. Alors je laisse mon cosmos briller et sortir, alors il peut voir lui, de quoi il est fait. Des âmes que la sirène a mangées, de l’essence de ceux qu’elle a noyés. D’autres chantent, séduisent, moi, je suis le compteur, une autre facette de la même pièce. Fourbe et manipulateur comme la créature que j’incarne. Mais maintenant je suis différent. Je suis celui qui lutte pour sa cité, je suis celui qui collecte les têtes… Et c’est là que je sens cette fissure que je cherchais pour y glisser mon cosmos, je sens que je trouve une écaille… merde. Il ne faut pas longtemps pour qu’elle vienne me recouvrir de sa protection. En ouvrant les yeux, regardant mes bras et mes jambes maintenant couvertes de rouge et d’argent. Des crânes… Antée… Poséidon a décidément le sens de l’humour. Je regarde alors le légat dans l’oeil.

    « - Je vais être honnête avec vous Légat. Tant que la confiance de l’écaille est fragile et que vous pourrez la briser facilement. Je suis un homme de principe… enfin, j’essaie de l’être. Et je ne resterais pas muet devant certains comportements que je jugerais contraire à ses principes, qu’importe de qui ils viennent. Alors j’aimerais savoir… quel genre d’homme est cet Emrys ?»

    Finalement, je peux encore tout faire rater maintenant...


Nothing of real worth can ever be bought. Love, friendship, honour, valour, respect.
All these things have to be earned.


Tête qui roule n'amasse pas mousse [Janvier 553 - Pv : Orpheus] Dardan11

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur https://www.saint-seiya-ageofgold.com/t2001-dardanos-le-vieux-marin
OrpheusOrpheusArmure :
Légat

Statistiques
HP:
Tête qui roule n'amasse pas mousse [Janvier 553 - Pv : Orpheus] G-bleu1350/1350Tête qui roule n'amasse pas mousse [Janvier 553 - Pv : Orpheus] V-bleu  (1350/1350)
CP:
Tête qui roule n'amasse pas mousse [Janvier 553 - Pv : Orpheus] G-rouge900/900Tête qui roule n'amasse pas mousse [Janvier 553 - Pv : Orpheus] V-rouge  (900/900)
CC:
Tête qui roule n'amasse pas mousse [Janvier 553 - Pv : Orpheus] G-jaune1350/1350Tête qui roule n'amasse pas mousse [Janvier 553 - Pv : Orpheus] V-jaune  (1350/1350)
Message Re: Tête qui roule n'amasse pas mousse [Janvier 553 - Pv : Orpheus]   Tête qui roule n'amasse pas mousse [Janvier 553 - Pv : Orpheus] EmptyJeu 4 Juin - 6:01
Ainsi donc, ce sera Antée. Choix particulièrement d'actualité, il faut dire. Orphéus ne put s'empêcher de sourire en constatant quelle scale venait d'apparaître sur l'homme. Il y avait des destinées étranges et il en possédait une sans le moindre doute. Mais quelque en lui poussait à la méfiance. Pas à celle que l'on plaçait en un ennemi potentiel évidemment, mais plutôt celle que l'on avait lors d'une hésitation : cet homme ferait-il réellement l'affaire ? Il était peu loquace - et le comprenait au regard de la situation peu banale - sauf lorsqu'il s'était adressé à sa soeur. Pour le reste, il semblait prendre les événements avec une distance évidente. Les chants se tarirent. L'aura du Légat s'atténua.

Les petits mots que ce dernier avaient adressés à Aurora n'avait pas impacté le moins du monde le borgne. Elle était suffisamment grande pour savoir quoi faire de ce genre d'homme et il ne serait pas le dernier à se faire repousser sans ménagement. Le nom ne signifiait rien pour celle qui avait vécu dans l'ombre de son frère. De fait, un ancien soldat ne lui faisait aucun effet. Non. Ce qui alerta le Merinita fut la mise en garde. Car cela en était une, il ne pouvait le prendre autrement.

Et ce fut là où les choses changèrent dans l'esprit du borgne. Le calme se muait peu à peu en tempête. Son oeil s'assombrit alors qu'il le plongeait dans celui de l'homme. Dardanos semblait tenir à sa liberté, ce qui était louable, à condition que cela n'affecte jamais les opérations Atlantes. Dardanos n'était finalement pas si différent des anciens guerriers qu'il avait rencontré par le passé : bouffi d'orgueil au point de se croire intouchable, et ce surtout s'il avait plus d'expérience que son Général. La question sur Emrys n'était pas anodine, loin s'en faut. Sans doute appartenait-il à ces hommes qui se moquaient des conséquences tant qu'ils restaient fidèles à leur principe. L'image d'Alvis s'imposait d'emblée dans l'esprit du Légat. Ainsi que son emprisonnement de 18 mois.
    - Et quels sont donc ces principes que tu défends, Dardanos ? Est-ce que cela signifie aussi que si nous te demandons des choses qui vont contre tes valeurs, tu refuseras d'y obéir ? Comprends que je dois savoir quel homme tu es et ce que tu défends pour savoir si tu sauras te plier à la chaîne de commandement.

Si jusque là il s'était montré poli et courtois, l'homme devant lui ne devait pas oublier qu'il se trouvait au sein d'une armée. Il ne devait surtout pas oublier non plus que c'était lui et lui seul qui avait demandé à revenir, pour combattre les Muiens. Si le fonctionnement même d'une armée lui posait problème au point de fuir de nouveau, alors qu'il le fasse immédiatement avant que cela ne porte réellement à conséquence.
    - Puisque tu parles de franchise, je vais faire de même. Je respecte ce trait de caractère et au moins toi comme moi saurons où nous allons. Je suis le Légat de Poséidon, pas un petit politicien avec qui tu peux négocier. Cette armure t'a choisie mais tu as raison, le lien est faible. Tu peux encore changer d'avis et partir d'ici en homme libre. Avec mon plus profond respect pour le présent que tu as apporté et tes années de loyaux services.

Il n'y avait nulle négociation possible ici. Qu'il puisse émettre des avis et s'opposer verbalement à son Général était une chose. Qu'il puisse contester et désobéir à un ordre direct sous quelque prétexte fallacieux en était une autre.
    - N'oublie pas cependant que c'est toi qui es venu à moi pour combattre les Muiens. Et si ton statut de guerrier et d'ancien Général sont autant de qualités appréciables pour moi, je ne saurai prendre le risque que tu déstabilises le cours d'une bataille parce que celle-ci va à l'encontre de tes valeurs, valeurs que tu n'as pas encore énoncé. Nous obéissons à la volonté de Poséidon. Si tu n'es pas disposé à cela, alors je ne te retiendrai pas !

Si depuis le départ, la balle était dans le camp d'Orphéus, les choses changeaient subitement. Il y a un temps pour parler et négocier, et un temps pour se décider. Ensuite, pas de retour en arrière. Dardanos était un homme de principe, alors il devait comprendre que les siens ne supplanteraient jamais ceux de Poséidon et du Légat. Jamais !
    - Je ne te demande pas d'obéir aveuglément sans possibilité de donner ton avis, toutefois. Je te demande seulement de t'assurer que tu seras capable de faire ce que l'on te demande. Même si cela vient d'un Général moins expérimenté que toi.


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur https://www.saint-seiya-ageofgold.com/t1839-orpheus-merinita-ft#
DardanosDardanosArmure :
Antée
Message Re: Tête qui roule n'amasse pas mousse [Janvier 553 - Pv : Orpheus]   Tête qui roule n'amasse pas mousse [Janvier 553 - Pv : Orpheus] EmptyJeu 4 Juin - 13:16
    Ça y est, nous y venons. Le moment où l’Ordre est questionné, la rigidité des choses de la société. Alors je l’écoute, il a des questions à poser et ça ne serait pas respectueux de lui couper la parole après tout. Voyons ce qu’il a compris lors de notre rencontre, voyons ce qu’il a perçu. Ainsi, je le fixai avec droiture et honnêteté quand il posa sa première question et la réponse serait simple. Le reste fera naître du débat, mais c’est du dialogue que naît la compréhension et il est important qu’il arrive à comprendre qui je suis et au moins, ce que j’envisage et j’essayerai de faire.

    « - Oui c’est ça. Globalement vous êtes dans le juste. Et je vous rassure, mes principes ne devraient pas empêcher la bonne marche de l’appareil militaire… enfin, tout dépend la nature de ce dernier. Je suis revenu combattre les muiens, défendre la cité des flots. Je ne suis pas revenu massacrer des civils, qu’importe leur origine, par exemple. Ce sont des principes de bons sens, enfin, selon moi. »

    C’était l’une des choses que je n’aimais pas dans notre monde. Nous avons tendance à nous parer dans notre manteau de supériorité alors qu’en réalité, nous avons trop longtemps couché avec nous-mêmes et avons fini par ressembler à une version parodique de notre société, une version atrophiée, ombre de ce qu’elle fût, ombre de ce qu’elle devait être. Mais le débat là n’était pas d’ordre philosophique et sociale, mais plutôt politique et moral. Je ne sais pas vraiment quel genre d’homme il est, j’ai juste entendu les rumeurs du Sénat. Mais je ne suivrais pas un assassin. Je ne connais que trop bien le prix de ce genre de politique.

    « - Il est intéressant que vous parliez d’homme libre. Comme si on ne pouvait pas faire les deux. Vous servir c’est donc s’enchaîner et devenir esclave ? Intéressant... »

    Pour le reste, le légat avait l’air d’être un homme sensé et les questions qu’il posait étaient légitime. Une dernière chance de fuir. Non, trop tard maintenant en réalité. Alors autant lui donner raison, ça lui fera plaisir. Je lui adresse un salut militaire, faisant claquer mes talons et mon poing maintenant bardé de métal sur ma poitrine. Capitaine d’Antée hein ? Ça sonne mal à mes oreilles, mais c’est ainsi. Par pour le reste, il est complètement à côté de la plaque et n’a pas compris de quoi il était question ici. Autant le remettre dans les clous, ça devrait calmer ses craintes.

    « - L’expérience s’acquiert avec le temps. Il est idiot de demander à un louveteau la sagesse du vieux loup. C’est justement le rôle du vieux loup d’aider le petit à acquérir sa sagesse et son expérience. Alors non, je n’aurais aucun problème à obéir à quelques de « moins expérimentés » que moi. Juste je ne suivrais pas un crétin, un sadique ou un incompétent de sang pur. »

    Un soupir s’échappe de mes lèvres. Finalement, on en revient toujours au même. J’aurais dû me rendre compte de ça plus tôt. Bien des choses auraient été diffèrent alors. Mais mieux vaut tard que jamais il me semble.

    « - Alors oui, je vais rester, je vais servir. Mais vous savez maintenant que je suis un homme qui n’obéit pas aveuglement à quelqu’un parce qu’il est bien naît ou que son armure brille plus que la mienne. J'obéis aveuglement à des hommes que je juge valeureux, qu'importe leur place ou leur rang. Et à Poséidon bien sûr. Ce qui m'amène à vous, bien que votre cas soit un peu différent. Poséidon, loué soit son nom, lui, à gagner depuis des années mon respect et ma loyauté, si cela vous inquiète, je respecte votre fonction, voyons si l’homme gagne mon respect et ma loyauté. Il en va de même pour cet Emrys dont vous m’avez parlé, et de tous les autres hommes et femmes de l’armée. Trop de choses sont accordées par la naissance et le sang. Et j’attends bien évidemment que vous me jugiez selon les mêmes critères. Pour le moment, je dois avoir l’air d’être un sale con doublé d’un emmerdeur. C’est possible que ça soit vrai. Vous marquez un point. »

    Trop tard pour dire merde. Mais j’espère qu’a moins il comprendra où je veux en venir comme ça. Servir oui, mais avec un regard critique et pas la négligence d’un aveugle !


Nothing of real worth can ever be bought. Love, friendship, honour, valour, respect.
All these things have to be earned.


Tête qui roule n'amasse pas mousse [Janvier 553 - Pv : Orpheus] Dardan11

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur https://www.saint-seiya-ageofgold.com/t2001-dardanos-le-vieux-marin
OrpheusOrpheusArmure :
Légat

Statistiques
HP:
Tête qui roule n'amasse pas mousse [Janvier 553 - Pv : Orpheus] G-bleu1350/1350Tête qui roule n'amasse pas mousse [Janvier 553 - Pv : Orpheus] V-bleu  (1350/1350)
CP:
Tête qui roule n'amasse pas mousse [Janvier 553 - Pv : Orpheus] G-rouge900/900Tête qui roule n'amasse pas mousse [Janvier 553 - Pv : Orpheus] V-rouge  (900/900)
CC:
Tête qui roule n'amasse pas mousse [Janvier 553 - Pv : Orpheus] G-jaune1350/1350Tête qui roule n'amasse pas mousse [Janvier 553 - Pv : Orpheus] V-jaune  (1350/1350)
Message Re: Tête qui roule n'amasse pas mousse [Janvier 553 - Pv : Orpheus]   Tête qui roule n'amasse pas mousse [Janvier 553 - Pv : Orpheus] EmptyJeu 4 Juin - 15:15
On y était. Il ne s'était donc pas trompé... Il avait face à lui un homme tellement enraciné dans ses certitudes, dans ses convictions, qu'il en devenait aveugle au reste. Ainsi, seule sa vision des choses comptait, les autres étaient dans le déni ou dans l'exagération. Orphéus ne put réprimer un soupir. Un soupir de consternation, évident, à l'image de ce qu'il voyait face à lui. Prenant quelques instants avant de répondre, il fit quelques pas. Des idéalistes, il en côtoyait en permanence de par la fonction qui était la sienne. Au Sénat comme dans l'armée. Cet homme avait passé trop de temps en dehors d'Atlantis pour s'apercevoir que sa vision avait été modelé. Ô, il pourrait certainement dire la même chose des "Sangs Purs", sauf que là encore il ferait erreur. Le Légat avait voyagé pour justement ne pas se laisser bercer par les opinions des autres. Afin de se forger la sienne. Et elle était diamétralement opposé à celle d'Antée.

Quant à sa réflexion sur l'homme libre, il n'avait pas tort. Servir Poséidon, cela revenait à servir ses intérêts, embrasser ses idéaux. Si Poséidon décidait de lever une terrible lame de fonds pour balayer les côtes des mortels, s'opposerait-il au Dieu ? Peut-être bien, s'il n'avait plus rien à perdre. Finalement, il était peut-être préférable de ne pas lui accorder cette seconde bénédiction. Peut-être était-il préférable qu'il retourne auprès de ses Vulgaires bien aimés, à embrasser leurs guerres, leurs vies, et qu'il puisse attendre lui aussi le jugement du Seigneur des Océans.
    - Massacrer des civils... Ces pratiques n'ont pas cours au sein de mon armée. Nous respectons le cycle de la vie. Ne nous confonds pas avec les Terriens qui eux, rasent des villages, pillent, violent, sans contrainte aucune. Mais je comprends toutefois ce que tu veux dire par là.

Il eut un rire sans joie. Inutile de rebondir, inutile de parlementer avec un homme qui n'écouterait que le son de sa propre voix. Il en avait trop vu pour s'ouvrir aux autres visiblement. Dardanos ne ploierait pas. Pas de lui-même. Mais il acceptait de servir, sans doute le seul point positif qui ressortait de la discussion.
    - Peut-être que je comprends mal ce que tu souhaites exprimer... De mon point de vue, tu donnes l'image d'un homme qui porte haut ses convictions mais qui n'a pas le moindre respect envers ceux qui n'iraient pas dans son sens. Qui estime son point de vue comme étant plus juste que celui "des autres". De quel droit ? Pourquoi tes valeurs seraient elles meilleures que celles de tes compagnons ? Depuis tout à l'heure, tu es le seul à mettre en avant la naissance ou le sang. Je suppose que tu te bases sur les rumeurs et sur ton vécu. Il est vrai que nous ne sommes pas tendre avec ceux "d'en haut", ceux que nous nommons "Vulgaires".

Cette fois, plus de cordialité, plus de sourire de connivence. Antée avouait sans détour qu'il n'obéirait pas s'il estimait les ordres en désaccord avec ses principes. Qu'il n'obéirait pas à un "crétin". Mais qui était-il pour juger de cela ? Qui était-il pour se permettre de dire qu'untel était un crétin sous prétexte qu'il n'allait pas dans son sens. Simple question de perspective.
    - Tu es parti depuis longtemps, Dardanos. Je constate que tu ne sais rien de ce qui se passe au sein de l'Amirauté depuis ces dernières années. Ce n'est pas un reproche, simplement une constatation. Je suis Légat depuis plus de deux ans maintenant. Et le sang ou la naissance n'ont jamais été à l'origine de mes décisions. Certains de tes pairs viennent de l'extérieur, d'autres des strates inférieures des nobles familles. Cela m'importe peu. Ils ont ma confiance pleine et entière pour ce qu'ils font, qu'importe l'armure, qu'importe leur sang.

Il parlait de mérite en sommes. Il parlait de faire ses preuves. Mais cela allait dans les deux sens et ramener une tête après des années d'absence ne permettait absolument pas de se croire supérieur aux autres. Finalement, le Merinita se tempéra.
    - Tu m'as détaillé les valeurs qui étaient les tiennes et je t'en remercie. Je partage au moins quelques points communs avec toi : je suis de ceux qui estiment que le respect se gagne. J'ai moi aussi des valeurs que j'estime. La Loi, l'Ordre, par exemple. Je comprends que tu n'obéiras pas à un homme que tu jugeras indigne des tiennes. Pour ma part, il va de soi que je ne saurai tolérer un soldat aveuglé par ses principes et susceptible de semer le trouble au sein de mes armées. Il doit bien y avoir un juste milieu, ne crois-tu pas ?

Et finalement ?
    - Il est évident que tu auras à faire à des hommes ou des femmes pour qui le sang compte plus que le reste. Et il est évident que tu t'opposeras farouchement à ces personnes... Nous sommes donc dans une impasse ?


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur https://www.saint-seiya-ageofgold.com/t1839-orpheus-merinita-ft#
DardanosDardanosArmure :
Antée
Message Re: Tête qui roule n'amasse pas mousse [Janvier 553 - Pv : Orpheus]   Tête qui roule n'amasse pas mousse [Janvier 553 - Pv : Orpheus] EmptyJeu 11 Juin - 16:48
    Visiblement, j’ai agacé le Légat. Je ne sais pas si c’est une bonne chose ou une mauvaise chose. Je ne sais toujours pas au final. Je sais ce que je veux, mais je ne sais pas si c’est ce qu’il me faut. Je commence à l’accepter, mais c’est un combat difficile que personne ne pourra mener à ma place. Un combat que je ne veux pas forcément mener au final. Un combat que j’évite, lâchement. Mais un combat qu’il me faudra finir par accepter et qu’il me faudra finir par gagner. Je n’ai pas le choix si je veux finir par devenir un fantôme… Pour le reste par contre, il répond à ma première inquiétude. Précisant que souvent, les actes que je dénonce sont le fait des terriers. Il est vrai, car ils sont plus nombreux, mais les réduire en esclavage n’est pas bien différent de ce qu’ils se font entre eux, au fond, nous ne vallons pas mieux.

    Pour le reste, je devais avouer qu’il avait en partie raison, je porte hauts mes croyances mais finalement, en faire d’elle le seul paradigme de ma vie reviendrait à devenir ce que je veux combattre. Non, ce n’est pas ce dont je suis mais il est bien d’affiner ce genre de chose par la conversation, on ne peut se comprendre qu’en parlant et ce ne sont pas des choses qu’il est facile d’expliquer rapidement. On parle là des turpitudes de la personnalité. Du jeu des masques au final. Ai-je face à moi le véritable Orpheus Merinita ou bien l’une des facettes de lui qu’il veut me donner à voir pour le bien de notre rencontre.

    « - Je ne dis pas que mes convictions sont les meilleurs, je dis juste que ce sont les miennes. Je ne peux pas blâmer un homme pour croire différemment de moi. Juste que je ne pourrais rester les bras ballants devant les exactions dont nous avons discuté précédemment. Mais je vous estime homme de confiance, du moins, pour le moment, alors j’accorde du crédit à vos mots. J’ai plus de respect pour une personne aux convictions fortes, mais opposés aux miennes, que pour un mouton qui se contente de suivre. »

    Si je voulais imposer mes convictions et mes croyances par la force, sous prétexte que ce sont les miennes et que je les trouve meilleurs, je ne vaux pas mieux que ceux que je désire changer. Ce n’est pas comme ça que les choses évolueront. Non, si je peux apporter du poids dans l’avenir que je veux pour la cité, ça sera justement pas le changement, pas le travail et par l’exemplarité. On ne change pas le monde en imposant quoi ce que soit. Mais pourquoi je veux vraiment faire tout ça ? Une vérité que j’ai toujours du mal à accepter. Au fond, c’est pour faire en sorte que personne ne vive ce que j’ai vécu, je le sais bien, mais c’est plus difficile à s’avouer que je ne l’aurais cru. La guerre ne fait jamais de distinction dans qui elle tue.

    « - Alors vous gagnez là des points dans mon estime et je me base, je l’avoue, sur ce que j’ai connu jadis de l’Amirauté et ses décisions, le sang nous a déjà coûté trop cher... »

    Je me souviens bien de certains avec qui j’ai dû combattre et défendre notre cité contre les forces du Sanctuaire. Certains n’avaient rien à foutre là, et pourtant… Mais je me ferais mon avis moi-même. Je voulais accorder du crédit à ses mots, mais je voulais voir par moi-même de quoi il en retournait. Pour le reste, nous étions de toute façon d’accord depuis le début.

    « - C’est en effet pour ça que je parle d’obéissance aveugle, Légat. Nous sommes d’accord sur ça. »

    Il était amusant de voir qu’il me prenait pour un fauteur de troubles. Peut-être au final que c’était comme ça que les choses allaient se terminer, par un renvoi pur et simple de l’Amirauté ou un petit séjour dans les prisons… Bah, ça me fera des histoires à raconter si j’en sors.

    « - Je vous l’ai dit. Je préfère le débat à la violence, c’est tout. Si cependant cette personne estime que, le sang par exemple, lui donne le droit de vie ou de mort par pure cruauté sur un humain, je m’opposerais à lui oui. Je ne suis pas naïf, je sais qu’il faut parfois prendre des décisions horribles pour gagner une guerre. »


Nothing of real worth can ever be bought. Love, friendship, honour, valour, respect.
All these things have to be earned.


Tête qui roule n'amasse pas mousse [Janvier 553 - Pv : Orpheus] Dardan11

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur https://www.saint-seiya-ageofgold.com/t2001-dardanos-le-vieux-marin
OrpheusOrpheusArmure :
Légat

Statistiques
HP:
Tête qui roule n'amasse pas mousse [Janvier 553 - Pv : Orpheus] G-bleu1350/1350Tête qui roule n'amasse pas mousse [Janvier 553 - Pv : Orpheus] V-bleu  (1350/1350)
CP:
Tête qui roule n'amasse pas mousse [Janvier 553 - Pv : Orpheus] G-rouge900/900Tête qui roule n'amasse pas mousse [Janvier 553 - Pv : Orpheus] V-rouge  (900/900)
CC:
Tête qui roule n'amasse pas mousse [Janvier 553 - Pv : Orpheus] G-jaune1350/1350Tête qui roule n'amasse pas mousse [Janvier 553 - Pv : Orpheus] V-jaune  (1350/1350)
Message Re: Tête qui roule n'amasse pas mousse [Janvier 553 - Pv : Orpheus]   Tête qui roule n'amasse pas mousse [Janvier 553 - Pv : Orpheus] EmptyJeu 11 Juin - 17:18
Apparemment, les choses semblaient se calmer un peu. S'il est vrai que Dardanos s’était exprimé de manière inconsidéré, il revoyait un peu ses positions suite aux propos du Légat. Qu'il ait des convictions et qu'il puisse les garder était une chose que le Borgne ne dénigrerait pas. La seule chose qu'il ne saurait accepter, et il l'avait prévenu sur ce point précis, serait de désobéir aux ordres et mettre en péril une mission sous ce prétexte. Les convictions d'un homme, quel qu'il soit, n'était pas prioritaire sur les volontés de Poséidon. Et si Dardanos agissait de manière trop impulsive, il comprendrait alors qu'il y avait plus dangereux que les guerriers de Mû au sein d'Atlantis.

Au moins comprenait-il l'intérêt de cet échange, tout comme le Merinita. Pouvoir mettre les choses à plat, sans pour autant renier ses croyances, était un point qu'il avait toujours défendu et son statut de Légat ne changeait pas la donne. En cela au moins, l'ancienne Sirène Maléfique verrait que son vis à vis ne mentait pas. De toute façon, à quoi bon mentir alors que le dernier décisionnaire se trouvait précisément être Orphéus ? Si ce dernier estimait que l'homme face à lui était un danger, un problème, il pouvait encore le renvoyer au Sénat. En ces lieux, seul Poséidon avait plus de poids que lui.
    - Je sais ce que le Sang a pu coûter par le passé. Je ne dis pas que je ne suis pas moi-même attentif à cela. Je dois dire que mon expérience personnelle ne m'a pas permis d'avoir une très haute opinion de ceux qui ne sont pas Atlantes. Je dis simplement que ce statut ne doit pas permettre de juger ou de décider d'actions à entreprendre sur ce simple fait.

La civilisation Atlante était ainsi. L'éducation ne permettait pas nécessairement de voir les choses autrement et c'était pour cette raison que lui-même avait voyagé. Pour se faire une idée. Et ce qu'il avait observé des années durant lui avait soulevé le coeur. Mais de cela, il ne débattait pas aujourd'hui. Bien qu'un jour, le sujet revienne sur le tapis.
    - Je suis aussi de ceux qui préfèrent la discussion aux actes violents. J'ai entendu tes arguments et comprends ton point de vue. Je vais donc moi-aussi me fier à ta parole et te laisser prendre tes fonctions, ainsi que tu le demandais. Quant à ton Général, je ne te mentirai pas, la Naissance a une importance particulière à ses yeux, néanmoins la cruauté gratuite ne fait pas partis de ses défauts. Mais je te laisserai seul juge.

De toute façon, ils avaient parlé de l'essentiel et prolonger plus encore cette cérémonie n'avait pas de raison d'être. Aurora avait emporté la tête et avait entendu les premières notes de discorde. Il brieferait sa soeur sur le reste de leur discussion et ferait prévenir Emrys du caractère particulier de son Capitaine...
    - Et bien, maintenant que nous avons clarifié la chose, je te laisse regagner tes nouveaux quartiers, afin de te reposer. Et je suis sûr que tu constateras d'une certaine évolution des mentalités au sein de l'Amirauté, même si tout n'est pas parfait. J'ai foi en chacun de nos Marinas, Dardanos. Même en ceux qui ne sont pas de mon avis.

Un petit sourire. Il le libérait de ses obligations. Car un nouveau Capitaine venait de voir le jour. Antée rejoindrait la Sirène Maléfique.

Citation :
Fin du rp pour moi. Tu es confirmée comme Antée. Tu n'es pas obligé de répondre si tu n'as pas grand chose à rajouter.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur https://www.saint-seiya-ageofgold.com/t1839-orpheus-merinita-ft#
 
Tête qui roule n'amasse pas mousse [Janvier 553 - Pv : Orpheus]
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Saint Seiya Age of Gold :: Libro Scripturae :: Mare Nostrum :: Atlantis :: Temple de Poséidon-
Sauter vers: