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Février 553 AD (Jusqu'au 30 Septembre 2020)
 
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 [Novembre 552] Un enseignement précieux (ft. Adonis)

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Message [Novembre 552] Un enseignement précieux (ft. Adonis)   [Novembre 552] Un enseignement précieux (ft. Adonis) EmptyMar 2 Juin - 21:34
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    Quelques jours après sa rencontre avec la Muse au sommet du Mont Kochylas, Yelo subissait encore les secousses physiques de son incantation cosmique. Il avait du puiser dans son énergie comme jamais auparavant, dans le but de franchir le voile de sa destinée et réussir à entrer en communion avec l'univers. Il eut ouï de rallier Rome, de même que la Tour des vents, mais ces paroles sonnaient quelque peu énigmatiques aux oreilles du nouvel Oracle. Il ne se sentait pas encore prêt à franchir ce cap, qui le mènerait à affronter les ravages de ce monde parfois froid et impitoyable.

    Hélas, même si il était parvenu à concentrer l'aura de son cosmos sous la forme d'une tranquillité inestimable, il s'avérait encore inapte aux rudiments du combat. Que pourrait-il faire face à une horde de soldats, ou exposé aux crocs acérés d'une bête féroce ? Une multitude d'inquiétudes s'insinuait dans le chemin de ses pensées. Peut-être lui faudrait-il passer par une étape intermédiaire plutôt que de se jeter dans la gueule du loup de façon si précipitée.

    Un brouillard épais dissimulait l'agitation maritime alors qu'il s'apprêtait à rejoindre son tuteur sur la côte de Chora une matinée d'automne. Sa décision était ainsi prise au moment de lui faire ses ultimes adieux.

    - Vos conseils m'ont été précieux, mes pensées sont bien plus claires. A présent, il me faut partir. Je ne saurais comment vous remercier, dit-il avec un léger sourire aux lèvres.

    - Il n'y a aucune nécessité en cela, je suis heureux que tu ais pu trouver réponse à tes interrogations. Où comptes-tu aller désormais ?

    - Ma première destination sera la Grèce. Je ne sais pas vraiment où exactement pour être sincère. Même si je n'ai pas connu mes parents, je me suis remémoré un élément dont on m'avait parlé à l'orphelinat. Il semblerait que l'ancienne demeure de mon père se situait prêt d'un Sanctuaire. Il s'agit de l'endroit où j'ai été trouvé avant d'être amené sur cette île. Je compte fouiller ceux que je trouverais. Mon instinct me dit que j'y découvrirais sûrement quelque chose, un héritage qu'il m'aurait laissé, ou qui sait mon courage.

    - Puisse ta quête être menée à son terme. Il existe un Sanctuaire près de Delphes. Néanmoins, tu devrais être sur tes gardes. La rumeur raconte que des puissances magiques sont à l’œuvre au sein de ce domaine. Évite le si possible. Va désormais.

    - Entendu. Au revoir, conclut-il délicatement, tandis que son regard emplie d'estime observait une dernière fois les champs agricoles verdoyants de la baie de Skyros. La paix mélodieuse de cette terre allait assurément lui manquer, et demeurerait à jamais au cœur de sa mémoire.

    Sans plus tarder, Yelo se mit en route. Il lui fallut quelques jours d'escapade avant d'atteindre le versant opposé de la rive. A peine pieds posés sur le sol meuble, il serra un morceau de terre entre sa paume droite, comme pour s'imprégner de ce nouvel espace de vie.
    Il commença à se renseigner auprès des habitants qu'il rencontrait, leur quémandant quelques informations avec humilité, puis dériva dans l'optique d'explorer les distincts Sanctuaires de la région. Le spectacle de ces vestiges d'antan manifestait d'une grande poésie. Cependant, l'Oracle n'observait pas le moindre signe de son objectif. L'espoir s'atténuait au fil des expéditions, tandis que la fatigue psychologique emmagasinée n’arrangeait guère ses affaires.

    Éprouvant des premières ébauches de dépit, il s'apprêtait à se diriger vers Delphes malgré les avertissements de l'ancien, après avoir farfouillé dans les moindres recoins de l'ensemble des structures qu'il avait pu dénicher, sans succès.
    Ses pas le transportèrent vers une route désertique, étrangement rectiligne. Celle si donnait l'impression d'être dénuée de finitude. Yelo emprunta cette allée complètement desséchée durant d'innombrables heures, seulement accompagné d'une calebasse d'eau. La démarche titubante, il ne se raccrochait qu'à sa détermination. Des bourrasques sableuses venaient esquinter les contours de ses paupières blêmes. Dans cette fumée ambiante, il était presque impossible de distinguer par la vision. Le pèlerin ne pouvait se fier qu'à ses sens.
    Soudain, il sentit une présence en amont. Le brouillard épais venait de se dissiper. Était-il arrivé au terme du voyage ?
    Un homme à l'allure imposante se rapprocha de lui. Un climat d'incertitude s'installait.

    - Qui es-tu ?! Exclama l'homme encapuchonné d'un ton sec et brutal.

    - Un simple voyageur, je suis à la recherche du Sanctuaire de Delphes, pourriez vous m'indiquer où il se situe ?

    - Imbécile ! Ce lieu est maudit, il n'y règne que terreur et désolation ! Seul un fou oserait s'aventurer sur ces terres.

    - Je ne veux pas vous importuner, il n'y aurait pas des habitats proches ?

    - Toutes les bâtisses ont été brûlées il y a longtemps de cela. Maintenant disparais ! Les nouvelles visites ne sont qu'un mauvais présage ici, rétorqua-t-il avec agressivité. Yelo ne l'eut écouté qu'à moitié, sacrément remué par ce qu'il venait d'entendre. Sa posture se figea quelques secondes.

    - Tu n'as pas compris ce que je viens de dire ?!

    L'inconnu asséna un violent coup de poing dans la tempe du jeune Oracle, qui se retrouva succinctement éjecté au sol. Son agacement fit germer les effluves de sa cosmos-énergie. Une aura solaire l'entoura, tandis que son regard suggérait à son ennemi de fuir. Ce dernier, apeuré, ne se fit pas prier et déguerpit sur-le-champ.
    Yelo se releva parcimonieusement, puis caressa les formes de son visage du bout de l'index. Un fin liseré de sang s’écoulait du long de sa joue et détonnait avec son teint pâle et glacial. Ses pupilles transies captèrent une forme derrière un rocher reculé. Une femme morte gisait sur le sol. Elle venait sûrement d'être torturée par cet odieux personnage. Un sentiment de malaise suintait bel et bien des abords de cette contrée. Le jeune homme tenta de réanimer son corps en vain, puis se recroquevilla à côté du cadavre afin d'honorer sa perte.

    - Je n'ai plus rien à faire ici. murmura-t-il faiblement, en fixant les plaies béantes présentes sur l'anatomie de la pauvre dame. A cet instant, il éprouvait un sentiment d'impuissance tel qu'il remettait en question la voie sur laquelle il s'était engagé. Était-il à la hauteur de sa mission ? Seul le temps saurait remédier à cette obscure incertitude.


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Message Re: [Novembre 552] Un enseignement précieux (ft. Adonis)   [Novembre 552] Un enseignement précieux (ft. Adonis) EmptyMer 3 Juin - 12:07
L'homme fuyait. Il courait pour se préserver de ce qu'il venait de voir. Une chose qu'il ne comprenait pas. Mais son instinct le poussait à prendre ses jambes à son cou. Cette route était désertique, peu fréquentée et malheureusement, accidentée. De là où il se tenait, Adonis avait vu toute la scène. L'altercation. L'émission de cosmos. La fuite. Et l'autre homme s'apercevant de la dépouille de cette femme... Son coeur se serra. L'humanité n'était donc vouée qu'à semer la mort et le malheur ? Son regard se portait de nouveau vers le fuyard. Lui-même se trouvait à mi-chemin.

Il poussa un soupir. Laisser fuir cet homme et lui donner l'opportunité de parler de ce qu'il avait vu était exclu. Asclépios lui avait parlé des lois des Dieux. Ils n'acceptaient pas que les Dormeurs puissent avoir connaissance de ces choses-là. En un instant, il utilisa son propre cosmos pour fondre sur le fuyard, tel l'oiseau de proie chassant la musaraigne. Arrivant sur le côté de l'homme, il plaça son bâton dans les jambes de ce dernier qui s'écroula au sol. Se dressant devant lui, Adonis leva sa main gauche. Autour d'eux, personne. Il s'en était assuré. Des fils de cosmos s’échappèrent de ses doigts libres, se positionnant sur le corps de l'homme, désormais à sa merci. Désormais sa propre marionnette.
    - Pour ce que tu as fait à cette femme. Et pour ce que tu as vu de cet homme, je ne peux pas te laisser repartir. Tu m'en vois navré... Mais je n'ai aucune pitié envers ceux qui ne respectent pas la vie humaine.

Il serra alors son poing, les fils entrèrent en action : le corps de l'homme semblait se plier sous la volonté du Maître Marionnettiste. Nul cri ne vint perturber le silence des lieux. Car la nuque fut la première à craquer. Tandis qu'il relâchait ses fils, calmant son cosmos, il se pencha sur le corps et lui ferma les yeux, murmurant une ancienne prière grecque. Puis il reprit la direction de l'homme qui avait trouvé la femme.

Il ne mit pas longtemps à arriver face à lui. Le visage peiné. L'inconnu pouvait voir le médecin désormais, du moins s'il levait les yeux vers lui. Son bâton de marche dans la main droite, son grand sac de voyage dans le dos, son manteau et ses vêtements poussiéreux. Le médecin se pencha légèrement vers lui. Et vers la dépouille. Tout deux recroquevillés... Il poussa un soupir. Et tandis qu'il posait sa main sur le front de la jeune femme, il prononça ces dernières paroles.
    - Seul un fou peut faire cela à un de ses semblables. L'humanité est tombée bien bas. Mais rassure-toi. L'homme qui a fait cela ne sera plus jamais un danger pour les autres. Pars, maintenant. Et qu'Apollon te guide.

Puis il alors qu'il se redressait lentement, il tendit la main vers l'homme. Il avait essayé d'aider la femme. Il avait été frappé par l'autre fou. Et son aura... Il avait démontré qu'il possédait du cosmos. Un cosmos solaire. Appartenait-il à la même caste que la sienne ?
    - Laisse-moi t'aider à te relever, veux-tu ? Je vas soigner cette plaie avant qu'elle ne s'infecte. Je suis médecin et Adonis est mon nom.

Il se tût, attendant que l'homme prenne sa main. Avant de reprendre doucement.
    - Tu as fait preuve d'âme en essayant de sauver cette femme. Et de compassion en n'utilisant pas ton pouvoir sur cet homme. Qui es-tu donc ?

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Message Re: [Novembre 552] Un enseignement précieux (ft. Adonis)   [Novembre 552] Un enseignement précieux (ft. Adonis) EmptyJeu 4 Juin - 16:13
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    Alors que Yelo se trouvait adossé près du corps meurtri, son esprit dut se reposer un bref moment tandis que sa tête était affaissée entre la cavité produite par le croisement de ses bras. La succession d'événements qui s'étaient engrenées avaient eu l'inconvénient de complètement harasser le jeune nomade. Il fut ramené à l'état de conscience en remarquant l'émission d'une cosmos-énergie proche de sa position. Celle ci semblait diffuser un chatoiement luminescent, ressemblant à sa propre aura.

    Dans les secondes qui suivirent, un homme plus mature que son prédécesseur s'approcha cette fois ci. Nulle animosité ne fut décelée par l’Oracle. Même si sa carrure était moins imposante que celle de l'agresseur de prime abord, sa simple prestance était d'un tout autre acabit. Son regard tourmenté paraissait éprouver de la considération envers la victime. Un panel riche habitait les abîmes de ses prunelles, comme si il avait déjà pu constater de toutes les tares de l'humanité au cours de son existence.
    Pendant qu'il lui rendait un dernier hommage, le jeune homme fut circonspect de constater qu'une allusion au Dieu Soleil parvenait jusqu'à son audition. Mais qui pouvait bien être ce mystérieux Hermite ?

    Subitement, Yelo fut interpellé par une main tendue, qu'il saisit après un temps d'hésitation. L'homme, qui affirma se prénommer Adonis, lui proposa de guérir sa blessure. Une fois sur pieds, le jeune Oracle se débarrassa des poussières terreuses qui s'étaient accrochées à la partie basse de sa tenue. L'envie d'en savoir plus au sujet de cet individu le languissait.

    - Je me prénomme Yelo. Je suis extrêmement navré mais je vais être abrupt. Le temps d'un instant, j'ai ressenti l'émission d'une énergie solaire s’échappant de votre organisme, semblable à la mienne, bien que autrement mieux maîtrisée. Vous êtes donc de mon espèce ? Demanda-t-il sans fioriture, avant de reprendre son souffle, puis d'enchaîner : Il y a quelques semaines de cela, une Muse m'est apparue, radieuse. Elle m'a adoubé en tant qu'Oracle du Silence, afin de servir la divinité Apollon, pour ainsi dire celle que vous venez de désigner par votre parole.

    L'Inspiré laissa parler son instinct, ayant l'intime conviction que ses mots allaient trouver un écho chez son interlocuteur. Après tout, il ne faisait aucun doute qu'une une familiarité existait entre leurs cosmos respectifs, comme si ils étaient attirés l'un et l'autre par une liaison intangible.
    Brusquement, son attention fut happée par la dépouille de l'agresseur, qu'il pouvait apercevoir depuis son emplacement. Intrigué, il usa de quelques pas afin de mieux distinguer le faciès déshumanisé de son cadavre. Un indicible sentiment de vanité s'empara de son être.

    - Je ne ressens aucune pitié à son égard, pas la moindre once de chagrin... Cela fait-il de moi une mauvaise personne ? Exprima Yelo l'âme en peine, s'attendant à voir un signe probatoire apparaître au niveau de la figure du docteur.

    Le climat qui les enveloppait dénotait d'un accent rougeâtre tel que l'on aurait pu croire qu'une marée ensanglantée avait été déversée la veille. Cette atmosphère écarlate avait le don de lui flanquer la trouille.

    - Cet endroit est habité d'un maléfice terrifiant. Je n'ai jamais vu une province aussi aride. Qu'a-t-il bien pu se passer ici ?...


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Message Re: [Novembre 552] Un enseignement précieux (ft. Adonis)   [Novembre 552] Un enseignement précieux (ft. Adonis) EmptyJeu 4 Juin - 22:35
Il n'était pas abrupt, il allait simplement droit au but et ce genre de comportement lui plaisait. Il savait ce qu'il avait perçu et désirait obtenir des réponses, quoi de plus normal. De toute façon, Adonis ne s'en était pas caché volontairement en percevant l'aura du jeune homme, de fait il était disposé à lui répondre. D'autant qu'au regard des informations que l'homme lui apportait, il lui confirmait son affiliation. Et quelle nouvelle !!! La surprise se peignit temporairement sur les traits du Médecin alors qu'il encaissait l'information.

Ainsi se trouvait-il devant l'Oracle du Silence, associé au domaine du Théâtre. Yelo, de son prénom, appartenait donc à la même section que lui, Adonis étant de fait son responsable direct. Le Destin avait un bien curieux sens de l'humour à dire vrai et pour ceux qui n'y croyaient pas, il y avait tout de même de quoi les faire douter ici. Quelle chance que de tomber sur un Oracle, et quelle chance que ce soit le Silence. Ainsi donc la Muse lui était apparue il y a peu. Lui aussi était dans le même cas de figure, bien qu'il ait eu la chance d'être formé en amont par le fils d'Apollon en personne.
    - Tu as vu juste, Yelo, Oracle du Silence. Il semblerait que cette rencontre ne soit pas liée au hasard, finalement. Je suis la Pythie de Delphes, je suis le Patron du Théâtre... Je suis l'Oracle du Marionnettiste. Pardonne la longueur de ce titre, je ne l'énonce que pour que tu comprennes ce que je suis, et ce que je représente.

Yelo connaissait-il la hiérarchie au sein des troupes d'Apollon ? En tant que serviteur des arts du Théâtre, il se plaçait d'office sous l'autorité du Patron du Théâtre. Adonis perçut le regard du jeune homme vers le corps. Le laissant agir à sa guise, ne faisant que le suivre au mieux. Des questions, il en aurait certainement. Lui demanderait-il pourquoi il l'avait tué ? Apparemment non. Seules les émotions - ou l'absence d'émotion le cas présent - intéressaient l'Oracle.
    - Je ne crois pas que cela fasse de toi un monstre. Je suis comme toi, Yelo. Je ne ressens ni chagrin, ni pitié. Pourquoi en aurais-je alors que je considère les sentiments humains comme une faiblesse ? Ressentir ces choses-là, c'est prendre le risque de se laisser submerger. Nous sommes les Hérauts d'Apollon, nous servons le Dieu des Arts. Toi et moi personnifions le Théâtre. Nous mettons en scène. Nous divertissons. Mais jamais nous n'exprimons ce que nous ressentons réellement.

Il lui adressait un sourire, espérant se faire comprendre. Ses propos étaient généralement considérés comme étranges de la part d'un médecin. Lui qui ne faisait preuve d'aucune empathie, comment pouvait-il soigner les patients ? Et bien justement grâce à cela. Pour lui, il parvenait à prendre du recul, à analyser la situation sans jamais s'impliquer émotionnellement. Et c'est ce qui lui permettait d'être réellement efficace.
    - Tout comme je n'ai pris aucun plaisir à prendre sa vie. Seulement il t'avait vu. Il a perçu cette aura qui nous accompagne. Je ne pouvais permettre qu'un Dormeur comme lui puisse nous compromettre. Et au regard de ses exactions, il ne manquera à personne.

Il prit quelques instants pour regarder autour de lui, prenant en compte la mise en garde de Yelo. Une terre maudite ? Un maléfice ? Possible. Un frottement se fit entendre sur le côté. Esculape était là, à regarder Yelo, sortant sa langue comme pour sentir son odeur. Capter ses effluves. Avant de repartir.
    - Tu as sans doute raison. Mais que faisais-tu sur ces terres désolées, seul ? Si tu souhaites poursuivre ton chemin, me permets-tu de t'accompagner ? Peut-être y verra t'on plus clair en avançant ? Je répondrai aux questions qui seront les tiennes. Je n'ai pas récupéré ma propre Chlamyde depuis longtemps mais mon mentor me forme depuis plusieurs années. Sans doute pourrais-je t'éclairer.

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Message Re: [Novembre 552] Un enseignement précieux (ft. Adonis)   [Novembre 552] Un enseignement précieux (ft. Adonis) EmptyLun 8 Juin - 10:30
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    Quel heureux hasard ! La malice du destin venait d'offrir à Yelo une aubaine inattendue. Ainsi donc, il se tenait en présence du Patron de sa caste et Oracle du Marionnettiste. La récente révérence qu'il portait à Adonis ne cessait de s'accroître au fil des révélations. Quelque peu désappointé par cette nouvelle, l'Oracle se trouva bouche bée l'espace d'une dizaine de secondes. Ses yeux présentement globuleux ne laissaient planer aucun doute quant à sa gargantuesque surprise.
    Après ce légitime temps d'arrêt, il posa un genou au sol frontalement à son nouveau mentor. Le cou du jeune homme s'inclina légèrement en signe de respect tandis que sa main gauche, que l'on désigne fréquemment en tant que main du cœur, était apposée aux abords de son sternum. Une fois la sincérité de son dévouement attestée, il se releva calmement.

    L'étonnement gagna également les aspérités du jeune disciple lorsqu'il remarqua que la Pythie de Delphes n'homologuait pas sa conduite comme étant damnable. Au contraire, il affirmait partager une vision analogue à la sienne. L’inspiré se frictionna instinctivement les paupières dans l'espoir de s'assurer qu'il ne s'était égaré dans une hallucination quelconque ou une rêverie, tant il s'avérait inaccoutumé à ce que l'on comprenne ses agissements.

    - Je ne peux qu'admettre que votre point de vue m'interpelle. Pour tout vous avouer, c'est encore intermittent mais le silence me permet de temps à autre d'atteindre un état de plénitude absolu, où les émotions sont évincées, ou tout du moins apaisées à leur paroxysme. Seul ce dôme silencieux parvient à purifier le flot de mes sentiments, attesta-t-il, se livrant ce coup ci ouvertement à l'analyse de son supérieur hiérarchique.

    Inopinément, un reptile saugrenu déambula à proximité des bottines du jeune Oracle. La panique n'était point de mise, car la fascination prenait allègrement le pas de son appréciation. Ses pupilles se trouvaient happées par la présence de ce serpent noir rocambolesque, qui enjoua l'aspect de sa mine l'espace d'un instant, avant de disparaître furtivement.

    - Vous naviguez côte à côte je présume, avait deviné Yelo, pendant que son expérimenté compagnon de route lui proposait de le convoyer, initiative qu'il acquiesça par un raide hochement de tête. Naturellement se demandait-t-il ce que l'homme pâle trafiquait sur ce sentier de désolation. Quitte à révéler ses desseins, pourquoi donc le faire à moitié. Il enclencha la marche en suggérant à Adonis de le suivre

    - Comme vous avez sûrement pu l'entendre, je lorgnais sur le Sanctuaire personnifiant cette contrée, me convainquant que j'y trouverais peut-être un vestige de mon passé. L'échec de cette requête s'est avéré cuisant, mais tout cela n'a guère plus d'importance désormais, car je viens de prendre conscience que... Il se retint un court moment, qu'il ne s'agissait que d'un vulgaire prétexte afin de me forcer à sortir de ma zone de confort. Voyez vous, une crainte m'empêche d'entreprendre mon périple solaire...

    Yelo manifestait de l'encombrement à magnifier ses mots, car ceux-ci résonnaient au centre des atomes le constituant. Ces paroles ne relevaient pas d'une anodine pulsion passagère, mais d'une nécessité primordiale.

    - Malgré l'ardente estime que je porte envers notre Dieu, je n'entrevois nullement ce qu'il escompte de ma contribution. Un brouillard nuageux nappe mes pensées d'une buée dissimulatrice et m'empêche d'y voir clair. Nous sommes certes tous reliés par la magie de l'art, par cette passion brûlante qui sied à notre chair autant qu'à notre âme, mais je ne puis que voir la réalité en face. Mon adresse dans la discipline du combat frôle le risible, et n'est en aucun cas digne de la noblesse inhérente aux Oracles. Réside-t-il réellement en moi un potentiel qui puisse sustenter Apollon et lui être utile ? Même en élevant mon regard vers l'horizon du ciel, je n'aperçois pas la moindre lumière, comme si elle était enfouie au plus profond de mon être, camouflée d'un obscur filtre brumeux. Son front s'arrima au contact de l'épaule du docteur et se reposa sur cette dernière, tandis qu'un souffle réprobateur s'accoupla à sa respiration. Si seulement ce silence pouvait se perpétuer éternellement...


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Dernière édition par Yelo le Mer 12 Aoû - 12:26, édité 3 fois
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Message Re: [Novembre 552] Un enseignement précieux (ft. Adonis)   [Novembre 552] Un enseignement précieux (ft. Adonis) EmptyLun 8 Juin - 13:03
Il n'y avait rien de bien surprenant à entendre Yelo admettre son désarroi. La plupart du temps, les gens mettaient en avant la franchise qui était la leur, estimant qu'il était préférable d'étaler ses sentiments pour "être". Mais Adonis savait l'humanité imparfaite. Et ceux qui se disaient "franc" se mentaient à eux même en vérité. Le Silence est d'or. Yelo personnifiait cet adage à la perfection et le médecin ne fut donc pas surprit de le voir agir ou parler comme il le faisait.

Ainsi donc l'Oracle du Silence pouvait atteindre un état où aucune émotion ne pouvait venir le perturber ? Voilà une chose appréciable, car cela signifiait qu'il savait précisément ce que l'on ressentait lorsque l'on était capable de repousser ses désirs, ses peurs, ses besoins. Et visiblement, il l'assumait. Mais sans doute avait-il été jugé sévèrement par le passé à cause de cela. La présence du serpent ne manquait pas d'attirer son attention, laissant un sourire étrange apparaître sur le visage du Patron du Théâtre.
    - Disons qu'il aime à aller où le vent me porte. Il s'agit d'Esculape. Le compagnon de mon maître. Si nous faisons un bout de chemin ensemble, tu ne manqueras pas de voir comme il peut être surprenant. Parfois, il s'adresse à moi. En pensées.

Pas tout le temps évidemment puisqu'il estimait que le médecin devait faire ses choix et ses rencontres. N'avait-il pas tût le nom de Célestia alors même qu'ils s'étaient retrouvés à devoir la soigner ? N'avait-il pas gardé pour lui ce qu'elle était alors qu'Adonis s'était questionné sur ce qu'il avait ressenti ? Esculape était ainsi. Une entité à part. Il se souvint des paroles d'Asclépios à son sujet.
    - Il est la personnification de la médecine, le symbole du pouvoir de mon mentor. C'est un esprit libre.

Oui c'était ça. Il était libre d'aller et venir. Libre d'aider ou de laisser. Il était tout simplement ici parce qu'il en avait envie, rien d'autre. Puis vint les raisons qui poussaient Yelo à parcourir ces terres étranges. Le Sanctuaire en question avait un lien à son passé. Lien réel ou simple chimère, il ne pouvait le certifier. Sortir de sa zone de confort, voilà qui lui paraissait déjà plus clair, plus évident. Pour sa part, le médecin y voyait surtout le fruit de la volonté du Soleil, de faire se rencontrer deux âmes liées par une mission commune, par une vocation.
    - Je comprends cette crainte, la partage en bien des points. Mais le doute n'est plus possible une fois qu'une des Muses te reconnait. S'il est facile de tromper le regard des hommes, il est déjà plus délicat de fausser le jugement d'une des Maîtresses des Arts de notre Seigneur. Elles voient ce que nous ne pouvons voir. Perçoivent les possibilités alors que nous débutons tout juste notre chemin. N'aies aucune crainte, Yelo. Car si l'Oracle du Silence a été choisi, c'est qu'il peut peser dans la balance.

Ne pas être doué dans les arts de la guerre ne signifiait pas pour autant qu'il ne pourrait pas être utile. L'entraînement permettait d'y pallier. Et l'expérience venait avec le temps. L'on ne demandait pas à un oisillon de savoir voler à la naissance, après tout.
    - Si tu ne parviens pas à voir la lumière, alors laisse moi te montrer le chemin qui te permettra de sortir de ce brouillard. Et alors de là, tu verras comme la route est belle. Je ne suis qu'un humble médecin, qui a eu la chance de faire les bonnes rencontres, au bon moment. La vie est une succession de choix. Les miens ont toujours été fait dans l'optique d'avancer, de représenter quelque chose. De trouver ma voie. Quant à ce que l'on peut faire pour Apollon, et bien qui peut le dire en dehors du Dieu ou de ses représentants ? Je suis en quête moi-même d'un homme qui devrait pouvoir me guider. En attendant, je poursuis ma route. En quête du savoir. J'aime à penser que ma muse m'aide, vois-tu. Qu'elle m'a laissé une piste à suivre. Tu en es la preuve vivante, après tout.

Quant à la question épineuse des valeurs martiales, il avait aussi la solution. Asclépios le lui avait enseigné. Ne pas vouloir ne signifiait pas ne pas pouvoir.
    - Je pourrais t'enseigner l'art du combat. Je n'ai pas les compétences martiales des érudits de notre caste ou des autres factions des grands dieux. Toutefois, j'ai appris à utiliser mon art comme arme. Si tu connais tes forces, alors tu sauras comment les utiliser.

Ils continuaient leur avancée, échangeant sur ces principes. Et comme pour prouver ses dires, Adonis leva sa main gauche. En se concentrant, il fit apparaître des fils de Cosmos qui s'enroulèrent autour d'un petit animal à proximité. Ce dernier semblait désormais sous son pouvoir. D'un geste, il forçait la créature à se rapprocher, à courir, à marcher, à faire des cabrioles alors même qu'en temps normal, jamais elle n'aurait pu. Une fois la démonstration faite, il libéra la créature qui fondit dans un terrier proche.
    - Utiliser ses points forts. Là est la clé de la réussite. Comprends-tu, Yelo du Silence ?



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Message Re: [Novembre 552] Un enseignement précieux (ft. Adonis)   [Novembre 552] Un enseignement précieux (ft. Adonis) EmptyVen 19 Juin - 9:34
Ambiance sonore:
 

    Le vocable bien senti du médecin parvenait doucettement à adoucir les tourments de l'homme pâle. Sa pieuse foi se caractérisait par une conviction inébranlable, regimbant les doutes préjudiciables aux aspirants inexpérimentés. L'approbation plébiscitaire adressée par le souffle charmeur et ostentatoire de Polhymnie ne prêtait point au doute. Yelo se ressassait avoir observé le Soleil se pourfendre d'une émanation divinement idyllique, telle une délivrance aurorale, lors de la venue de la dite Muse. La luminescence de sa propre aura placide était parvenue à sustenter l'appétence de son palais des plus intransigeants.
    L'atout primordial à sa coite Chlamyde, insinué par l'élocution d'Adonis, n'était autre que ce silence macle, aux parures diamantées, évoquant les rondeurs azurées des fragments de l'agate. Ce dôme tranquillisant, apostrophé aux travers des amorces de ses élucubrations accentuées d'accalmies. C'est en ce sein que résidait le potentiel psychique de l'Oracle du Silence. Nous ne parlons pas là d'un silence factuel et glaçant, propice à la vanité, mais d'un mutisme théâtral, empli d'une poésie organique, épousant avec élégance les échos ondoyants de l'atmosphère terrestre. La Vierge personnifiant son signe zodiacal symbolisait en personne ce lien presque maternel avec les constituants de cette terre mutable.

    Le Patron du Théâtre avait éminemment conscience de cet union scénique fusionnel, qui métamorphosait l'art du paraître en un arsenal expiatoire efficient. Les fils de cet union créateur n'étaient iconisés autrement que par les articulations manipulables de ses pantins, pourvus de balancements haletants.
    Un tout jeune varan vagabondant fut aliéné d'emblée sous le joug de ses brins cosmiques, afin qu'il puisse déployer la démonstration pratique de cette compétence singulière à l'Inspiré. Les mouvements factices de la bête se vouaient aux lubies déconcertantes du Marionnettiste, qui ne se priait guère pour laisser libre cours à sa créativité artistique.
    Alors que le saurien rejoignait une tanière adjacente après qu'Adonis n'ait relâché son emprise, un déclic révélateur se produisit.

    - Je crois avoir deviné les fondamentaux que vous tentez de me transmettre, susurra l'allégorie du silence, avant de se déplacer furtivement vers le terrier graveleux où s'était logé le lézard.

    Ses appuis se déplièrent, consentant à lui procurer une posture plus confortable, tandis qu'il s'apprêtait à glisser dans un éveil méditatif intense. Une luisance enflammée, ornée de volutes d'or, auréola les contours de son anatomie. Ce temple de volupté, harmonie de splendeur, symphonie de douceur, colora les mètres alentours de son apaisement et de sa caresse silencieuse. Les maux amers s'inhumaient inéluctablement entre les parois de cette cloison adoucissante, où seule la clarté de l'être trouvait refuge.
    A peine les troubles évincés, le reptile délesta sa cachette. Sa figure auparavant déconfite s'était amadouée à la paix concordant à l'Oracle, comme si un nouvel espace vital, garni d’efflorescence, s'était enraciné au beau milieu de ce champ de ruines écarlates. Les prunelles de Yelo s'orientèrent de brèves secondes vers Adonis, lui signifiant de cette manière son bouleversement intracellulaire. Une dimension inédite s'offrait à son regard printanier.
    Par la suite, il démantela subtilement le dôme d'énergie solaire. L'animal, quant à lui, somnolait dans un assoupissement reposant.

    - Je suis encore bien loin de la perfection, mais voici mon pouvoir, mon privilège. Dorénavant, il me faut adapter cette technique afin de la rendre valable lors d'un duel. De cette façon, je parviendrais plausiblement à fructifier mes capacités mentales et à démontrer ma nécessité dans les rangs de notre Dieu. Pensez vous que cela soit réalisable ?


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Message Re: [Novembre 552] Un enseignement précieux (ft. Adonis)   [Novembre 552] Un enseignement précieux (ft. Adonis) EmptyVen 19 Juin - 12:32
Il comprenait. Et semblait apprendre vite, de plus. Alors même que sa petite démonstration se terminait et que Yelo se mettait à y réfléchir, ce dernier entreprit de faire preuve lui aussi du talent que lui avait donné la nature. Ou Apollon, au choix. Et quelle démonstration... A voir ainsi l'homme s'exercer, Adonis ne pouvait croire qu'il avait été choisi que récemment. A moins que la nature profonde de son don ne se soit éveillé bien avant l'apparition de sa Chlamyde. Cela était possible puisqu'il en était la preuve lui-même : son don était présent en lui depuis bien des années, même s'il n'avait été reconnu comme Gardien que depuis peu. Asclépios le lui avait enseigné : les éveillés n'étaient pas tous porteur d'armures divines. Certains gravitaient dans l'ombre, prêt à frapper. Ou préférait se terrer afin de ne pas attirer l'attention sur eux.

La paix. Voilà ce qui en résultait ici. Un havre, une sorte d'oasis dans les ténèbres. Le don était purement mental, là où celui du médecin se basait sur le physique. En quelque sorte. Et en cela, Yelo avait une chance énorme. Car il était difficile de se préserver de ce genre de chose, même si pas impossible. Un petit sourire naquit sur ses lèvres alors que le jeune homme s'exprimait. Décidément, le Silence n'était pas une armure usurpée ici. Il lui faudrait s'entraîner. Comme tout à chacun.

Esculape sortit de sa cachette pour s'approcher du jeune homme. Curieux, Adonis ne dit pas un mot. Le reptile fit le tour de Yelo, comme s'il prenait encore la mesure du pouvoir qui avait été utilisé. Alors, il gagna le bâton de marche du médecin pour grimper dessus et s'enrouler autour de la main qui maintenait l'objet. De temps à autre, il agissait ainsi. Il savait que cela personnifiait la médecine et qu'il agissait souvent ainsi quand Asclépios voyageait avec lui. Il tira deux ou trois fois sa langue reptilienne. Et alors la voix s'imposa à l'esprit d'Adonis. Mais aussi de Yelo.
    Nul ne peut dire si c'est réalisable avant de l'avoir essayer, petit. Tu as un Don exceptionnel, que beaucoup rêverait de posséder. L'art mental n'est pas à la portée de tous. Il te revient donc de t'exercer et de tester tes talents afin de savoir ce qui est possible pour toi d'accomplir. Et en cela, personne ne pourra t'aider.

Et de nouveau, il sentit l'esprit d'Esculape se retirer. Le serpent restait toujours aussi curieux dans ses interventions. Il se dégageait de lui une aura si particulière qu'elle forçait à l'écoute. Ses yeux se refermèrent et il sembla ainsi s'assoupir sur sa main. Quelque peu décontenancé, Adonis reporta son attention sur Yelo.
    - Je ne sais pas si c'est réalisable, mais ce que je sais c'est que je ferai en sorte de t'aider à développer ton pouvoir. Et si tu en as l'occasion, alors je serai un cobaye volontaire... Mes capacités me permettront de résister mieux qu'un animal ou qu'un dormeur, et je suis aussi curieux. Curieux de savoir, de ressentir.

C'est ce qui le poussait à poursuivre sans relâche sa quête. Cette curiosité. Cette passion.
    - Imagine donc. Tes talents couplés aux miens ? Qui saurait alors se mettre en travers de notre chemin ? Je ne suis pas une âme belliqueuse, Yelo. Mais je poursuis un idéal. J'espère que cela ne t'effraiera pas mais à mes yeux, l'humanité est imparfaite. Tu en as eu la preuve avec cet homme et cet acte infâme, justifié par son seul désir. Aucune logique. Une froide pulsion accomplie. Il nous faut l'améliorer. Tel est le devoir qui est le mien. Et tes dons pourraient nous y aider, j'en suis convaincu.

Une ferveur nouvelle se dégageait de lui. Il voyait de nouvelles applications s'avancer devant lui. De nouveaux débouchés. Et une possibilité d'améliorer le quotidien grâce au talent du Silence.
    - As-tu eu un mentor par le passé ? Qui t'as enseigné ce que tu connais de ce monde et de nos dieux ? Pour ma part, j'ai eu la chance absolue de rencontrer Asclépios, Dieu de la Médecine. Il a été mon maître. Pendant un temps qui m'a paru trop court mais qui fut riche en enseignements...


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Message Re: [Novembre 552] Un enseignement précieux (ft. Adonis)   [Novembre 552] Un enseignement précieux (ft. Adonis) EmptyMer 24 Juin - 13:46
Thème de fond:
 

    Une intense allégresse imprégna l'humeur de l'Inspiré au vu de la manière avec laquelle Adonis appréhendait les fondements de son silence. Celui-ci semblait tolérer n'importe quelle forme d'expression créatrice, dans la mesure où l'on y incorporait une justesse d'intention authentique. L'assistance de ses conseils dévoilait un champ des possibles jusque là réprimé au centre d'une bulle de solitude asphyxiante. Pour la première fois, il se sentait soutenu et compris, peut-être même cerné davantage qu'au dépend de sa propre conscience, et cela le ravissait. Une sorte d'alliage homogène à mi chemin entre l'appréhension et l’envoûtement.
    De plus, la perspective de mêler ses dons à ceux du docteur dans une démarche coopérative le stimulait tout autant. Cette combinaison au potentiel éblouissant ne saurait que trop être la bienvenue, si tant est qu'ils puissent avoir l'occasion de faire usage de cette coalition solaire dans un avenir prochain. Un feu passionné, oriflamme d'espoir, brûlait à nouveau dans son regard incandescent réverbérant d'exaltation, telle une luciole chatoyante à découvert dans une nuit bleu-noire.

    Néanmoins, l'opinion de son patron quant aux tares humaines lui fit instinctivement reposer pieds dans le monde réel, comportant sans nulle doute nombre de sujets épineux. Yelo partageait on ne peut plus sa vision en ce qui concernait la bassesse de l'homme, prisonnier de ses vives émotions, le menant irrémédiablement aux pires folies, de la destruction en passant par la chute, au sein d'un asile de souffrance corrupteur.

    - Adonis, j'en veux aux hommes, avança-t-il franchement d'un ton grave. Ses pupilles abaissées, aux soupçons larmoyants, observaient la terre charnelle, mère nourricière de toute nature vivante. Les dieux leur ont offert la bonté, mais malgré cela ils n'en usent aucunement, n'éprouvant la moindre gratitude envers l'existence qui leur a été allouée. Ils pillent, violent, mentent, lynchent sans merci. Je ne me retrouve que dans ce sol revigorant, dans ces arbres à la brave droiture, cette atmosphère essentielle au calme naturel purifiant. Pourtant, en dépit de ces évidences, je ne peux m'empêcher de croire en notre rédemption. J'aimerais tout comme vous être l'une de ces pierres, qui permettraient la construction d'un édifice de bascule repentant.

    L'élocution du jeune homme dénotait d'un intuitif dénuement, justifiant son dévouement sincère pour la cause humaine qui lui tenait intensément à cœur. Ses aptitudes, il souhaitait évidemment les dévouer à la bannière d'Apollon, dans le but de permettre à une nouvelle société d'éclore. Il se représentait l'Oracle du Marionnettiste comme ce phare étoilé, ce liant nécessaire à sa bonne adaptation lors de cette collecte lumineuse.

    - J'ai eu un tuteur autrefois, mais ce dernier n'avait nullement connaissance de notre monde, de l'existence du cosmos. Il était en quelque sorte... un dormeur. Si je ne me trompe pas, c'est cette épithète que vous avez attribuez à l'autre énergumène. Si vous me permettez... admettons qu'ils soient des dormeurs, dans ce cas quel qualificatif nous définit-il ? S'interrogeait le nomade, avide d'éclaircissements.

    Cette rencontre lui donnait l'opportunité d'en apprendre d'avantage, de dénouer les nœuds de ses incompréhensions. Plus qu'un Oracle, se tenait devant lui un érudit riche de savoir et de discernement sur son environnement. Certaines de ces paroles sonnaient comme des énigmes à résoudre, des gravures de parchemins à déchiffrer.

    - Étonnant, Le Dieu de la Médecine ? Dites-en moi plus ! S'exclama-t-il énergiquement avant de se tenir la nuque comme pour s'excuser de ce sursaut de curiosité précipité. Je vous remercie de m'accorder votre confiance. Je désire ardemment vous apporter mes services. Si par ma contribution je peux aider l'humanité à progresser, alors je le ferai. Qui que je sois au fond de moi, je ne veux être jugé que d'après mes actes.


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Message Re: [Novembre 552] Un enseignement précieux (ft. Adonis)   [Novembre 552] Un enseignement précieux (ft. Adonis) EmptyMer 24 Juin - 14:27
Alors que Yelo s'exprimait lui aussi sur ses pensées à l'égard de l'humanité, Adoinis restait stoïque. Il écoutait, ne jugeait pas, appréhendait les différentes conceptions et raisons avancées par cet homme. Il était jeune mais portait déjà en lui une justesse dans ses jugements qui forçait l'admiration. Avait-il été ainsi à son âge . Est-ce que finalement, c'était ça qui avait attiré l'attention de Yanos sur lui à l'époque ? Sans même le savoir, il était tout disposé à reproduire l'enseignement qui avait été le sien des années durant, afin de tailler le talent brute qu'il voyait.

Chacun possédait une histoire, plus ou moins tragique en fonction des passifs. Mais Yelo avait traversé de terribles tourments, cela paraissait évident. Ou en tout cas avait-il été témoin de la déchéance de cette espèce humaine. Les rendre meilleurs. Oui, cela était possible, il le savait. Mais pas sans prendre le temps, pas sans prendre de risque. Pas sans expérimenter certaines choses. Ici, il tairait sa folie créatrice. Ne pas effrayer celui qui appartenait dès à présent à son armée.
    - Nous serons ces pierres. Nous serons ces fondations indispensables au renouveau. Mais pas sans sacrifice. Nous aurons bien le loisir d'en parler, rassure-toi. J'ai des idées, des projets qui nécessitent du temps et des moyens. Ainsi qu'un certain pouvoir. Mais Apollon m'a envoyé un signe aujourd'hui.

Il regardait Yelo avait intensité. Le signe, c'était lui, sans le moindre doute. L'Oracle du Silence aurait bientôt le loisir de faire taire toutes les atrocités du monde. Et à moindre échelle, d'aider à rendre meilleur les coins qu'ils traverseraient. Le Médecin voyait les possibilités s'étaler devant ses yeux. Et elles étaient toutes somptueuses.

En tout cas, il semblait s'intéresser et rien que ça, c'était une preuve de ce qu'il apporterait aux Oracles et aux serviteurs du Soleil. Son mentor avait été un dormeur, il était temps de poursuivre sa formation avec un de ses paires. Lui en l’occurrence.
    - Nous sommes des éveillés. Nous savons voir ce qui est caché au commun des mortels. Nous connaissons les secrets de ce monde, dont certains ne seront jamais dévoilés. Les Dormeurs n'ont pas l'esprit assez forts pour tout voir. Nous, oui. C'est aussi pour cela que jamais nous ne devons montrer nos pouvoirs aux dormeurs. Il s'agit d'une loi immuable de notre monde, que chaque éveillé doit respecter, quelque soit son dieu tutélaire. Et si d'aventure un mortel le voit, alors il faut régler le problème. D'une manière ou d'une autre.

Le forcené de tout à l'heure en était l'exemple parfait. A qui pourrait-il témoigner quoi que ce soit maintenant qu'il était passé de vie à trépas. Zeus et ses gardiens veillaient au grain au sujet de cette loi. Même son Mentor craignait Zeus... Mais pour bien des raisons qui lui étaient propres.A la dernière question, Adonis eut un petit éclat de rire.
    - Ah, Asclépios... Que te dire à son sujet. Il est l'un des fils de notre Seigneur Apollon. Et ses connaissances en médecine sont incroyables. Je n'ai jamais rencontré un homme ayant autant de connaissance. Je ne sais toujours pas pourquoi il m'a choisi pour perpétuer son enseignement mais je dois dire que j'en fus honoré. Il est très différent de moi. Sa compassion et son empathie à l'égard de l'humanité sont gigantesques. Je sais que nous ne partageons pas la même vision à ce sujet. Je l'ai toujours vu comme un guerrier neutre. A ses yeux, qu'importe ta faction, ton dieu, si tu as besoin de soin alors il est là.

Là aussi il différait de lui. Mais il n'en éprouvait pas moins une absolue adoration à son égard et regrettait même que les temples d'Asclépios soient si rares. Mais son oeuvre courait de par le monde. Les médecins, les soins, et ses Filles... Il avait inspiré ce monde en un sens. Mais avait été maudit pour vouloir combattre la mort sous toutes ses formes.
    - Mais il est parti, un jour, sans m'expliquer vraiment pourquoi. Et depuis, je n'ai plus eu de nouvelles. Il m'a juste fait promettre de ne pas le chercher. Et m'a laissé Esculape. Je crains que quelque chose de terrible ne lui soit arrivé. Ou alors qu'il se cache de puissances terrifiantes. Qu'est-ce qui pourrait faire peur à un dieu, même pacifique, si ce n'est un autre dieu ?

Il y avait réfléchi, de nombreuses fois. Mais aucune réponse satisfaisante n'avait été trouvé.
    - Si tu as d'autres questions, je suis tout ouïe. Profitons-en.



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Message Re: [Novembre 552] Un enseignement précieux (ft. Adonis)   [Novembre 552] Un enseignement précieux (ft. Adonis) EmptyMar 30 Juin - 10:48
Thème:
 

    Les esgourdes du jeune novice se contentaient d'écouter attentivement le phrasé envoûtant du docteur, non sans une certaine fascination. Ainsi donc, il estimait sa compagnie comme un signe ostentatoire d'Apollon en personne. Par cet aveu, il ne pouvait pas faire plus beau compliment à son nouvel apprenti. Ce dernier commençait lui aussi à concevoir que cette rencontre n'était autre qu'une exhortation influente du destin, que le hasard n'avait rien à voir là dedans.
    Le dialecte impliquant le terme d'éveillé qu'évoquait le marionnettiste en demeurait l'attestation. Les fidèles associés aux dieux se voyaient être offerts une omniscience transcendantale sur le monde, qui les sustentait d'un savoir hors de toute norme humaine, hors de toute vraisemblance raisonnable.

    Les compétences médicinales dépeintes par l'élocution d'Adonis s'avéraient fantasmagoriques. Il portait en si haute estime l'homme de sagesse qu'avait incarné son maître Asclépios. Quand bien même reconnaissait-il ne pas partager l'ensemble de ses principes moraux, une révérence immense émanait de ses franches paroles, une indulgence compassionnelle éminemment louable.
    Un millier d'interrogations se bousculaient au centre du crâne de Yelo, des souvenirs d'enfance mélancoliques se conviaient au bal de ses pensées et les obstruaient d'une foultitude de troubles agités. S'adresser sans ambages à son mentor le démangeait plus que jamais.

    - C'est une question quelque peu intime, j'en conçois de bonne grâce et je ne vous impose la moindre réponse. J'aimerais comprendre la raison qui vous a poussé, au plus profond de vous, à devenir médecin ? Lança-t-il sans détours, entièrement disponible à l'analyse de ses préceptes exquis. Nulle coïncidence n'avait décidée de la facture de cette remarque, seulement les condoléances fracassantes d'antan. Une époque somme toute révolue pour le nomade, qui souhaitait cependant épiloguer sur des points sujets à progrès. En amont, il avait pris soin de s'asseoir sur un rocher adjacent, proposant également à son compagnon de s'installer confortablement.

    - En ce qui me concerne, je ne puis désavouer que le décès d'un être cher m'a induit à la méditation en tant qu'ultime recours. Amelia, c'est ainsi qu'elle se prénommait. Sa présence m'enveloppait d'une douceur si réconfortante lorsque que j'étais enfant. J'aurais tellement voulu la guérir de sa maladie héréditaire malheureusement incurable, mais je n'avais aucun pouvoir pour cela. L'inexorabilité du sort est parfois bien cruelle et j'ai longtemps été hanté par cette perte, meurtri jusque dans la chair de mes os, confessa-t-il d'un ton dénaturé, tout en ondoyant futilement ses pieds de gauche à droite par souci d'incommodité.
    Désormais, j'ai fait la paix avec cet événement. Néanmoins, je ne voudrais pas qu'un cauchemar pareil ne se reproduise à l'avenir. Je ne veux pas que mes enfants aient à vivre cela, ni même leurs enfants après eux. Si un jour je peux sauver une vie et préserver la détresse d’autrui, j'en serai comblé, en sa mémoire. C'est le motif pour lequel j’espère qu'à moyen terme vous pourrez m'enseigner les rudiments de la médecine, si vous acceptez cette demande. Du moins si je survis à nos futures expéditions, plaisanta-t-il, après quoi un sourire revint naître sur ses lèvres ébarbées.
    En attendant, je l'honorerai par mes actes, et essaierai de vivre avec la dignité qu'elle m'a enseigné, conclut-il finalement. Ces ultimes mots résonnaient telle une prière, un hommage volatile délivré en direction de l'âme de sa défunte consœur.

    Physiquement, l'enveloppe corporelle du jeune homme était bien là, en revanche ses pensées n'entrevoyaient uniquement que la baie de Skyros, cet havre de sérénité, où s’immisçaient subrepticement de légers souffles iodées transportés depuis les flots écumeux de la Mer Égée.


[Novembre 552] Un enseignement précieux (ft. Adonis) 200810031518298250


Dernière édition par Yelo le Mer 12 Aoû - 12:27, édité 1 fois
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Message Re: [Novembre 552] Un enseignement précieux (ft. Adonis)   [Novembre 552] Un enseignement précieux (ft. Adonis) EmptyMer 1 Juil - 8:28
Ce n'était pas si intime que cela et d'expérience, Adonis savait que les médecins n'avaient aucun mal à justifier leur profession. Pour la plupart, il s'agissait d'un don de soi, de vouloir purifier le monde du malheur et de soigner les gens. Une sorte d'aide. Pour d'autre, le besoin de se sentir important. Certains villages étaient en manque si grands de médecin que ces derniers étaient considérés à l'égal des dieux lorsqu'ils venaient en leur contrée. Pour lui, la donne était légèrement différente.
    - De la curiosité, déjà. J'ai été trouvé et élevé par un médecin, vois-tu, qui s'appelait Yanos. Je vivais près de Delphes, à l'époque, et mon village avait été ravagé par des pilleurs, ne laissant que des ruines et les cadavres de mes parents. Yanos m'a sauvé. Il m'a adopté et m'a emmené avec lui.

Bien qu'il s'exprimait sur un sujet qui pouvait s'avérer sensible, le marionnettiste ne laissait transparaître aucune émotion particulière. Cette histoire aurait très bien pu être celle d'un autre homme tant il semblait détaché. Et même intérieurement, nulle colère, nulle peine ne venait troubler sa quiétude. Les années étaient passées et il y a bien longtemps qu'il avait fait son deuil. Une fois encore, les émotions étaient des parasites et il n'était pas quelqu'un à se laisser prendre par celles-ci.
    - Et à force de passer du temps avec lui, à force de le voir soigner ces pauvres gens, j'ai eu envie d'en apprendre plus. Il m'a donc enseigné ce qu'il savait. Et à mesure que j'apprenais, que je découvrais, j'ai eu envie de faire plus. De comprendre la mécanique du corps humain. Des effets de telle ou telle maladie sur l'organisme. Le corps est une oeuvre d'art... Et nous sommes loin d'en connaître ses secrets. C'est cela, qui m'a poussé à devenir médecin. Je veux découvrir la mécanique qui se cache derrière cette fabuleuse entité que nous appelons "corps humain". Soigner les gens n'est finalement qu'un effet secondaire.

Il se mit à rire. Il savait que sa philosophie était particulière. Pour autant, il n'avait jamais négligé son travail et avait fait bien des lieues pour sauver des gens atteint d'un mal "commun". Mais il est vrai qu'il ne portait pas le même regard sur la médecine que Asclépios.
    - J'exagère un peu les traits mais tu as l'idée principale. Et en dehors de cette curiosité, je dois admettre ressentir une sorte de paix intérieur lorsque les soins que je prodigue permettent de sauver des vies. J'ai aussi une troisième raison... Mais celle-ci, je crains qu'elle ne t'effraie.

Devait-il en préambule lui parler de sa volonté de changer ce monde en faisant en sorte que le corps humain s'améliore ? Devait-il lui parler des expériences qu'il pratiquait, dans le plus grand secret, afin de changer ce qu'il considérait comme imparfait ? Les hommes étaient moins facile à manipuler que les pantins, après tout.

Il écoutait également l'histoire de cet homme. De la femme qu'il avait vu mourir, emportée par une maladie héréditaire. Emportée par un mal que les médecins traditionnels n'avaient su guérir. Et il comprenait mieux le personnage à mesure qu'il l'entendait. L'Oracle du Silence avait bien des choses à dire en l'instant, et c'était tout à fait légitime. Adonis doutait que Yelo se soit régulièrement confié au sujet de Amelia. Et de ses aspirations. Voir partir un être aimé était déjà difficile en soi, il ne fallait pas que cela devienne un poison pour l'esprit. Et Yelo avait trouvé la parade. Ce qu'il était, ce qui se dégageait de lui, étaient autant de bouclier contre le malheur et les souvenirs douloureux.

Sauver des vies en hommage à elle. Il avait déjà entendu ce genre d'histoire. Vouloir faire le bien pouvait trouver sa source dans plusieurs raisons. Vouloir simplement aider, par altruisme, bonté d'âme. Vouloir rendre fier sa famille ou ceux qui étaient partis de ce monde. Yelo appartenait à ce groupe. Sauver des vies semblait lui tenir à coeur. Adonis réfléchissait. Observant le jeune gomme, apparemment perdu dans quelques souvenirs passés.
    - Je ne vois aucune raison de ne pas t'enseigner ces rudiments que tu souhaites tant acquérir. Toutefois je me dois de t'informer de la difficulté de la tâche qui t'attend. Il est amusant de dire cela alors que des dangers plus grands nous attendent rien que de par notre statut d'Oracle... Mais je serai un bien piètre mentor si je ne t'avertissais pas. La médecine a autant de visage que de pays existants. Selon les régions où l'on se rend, chacun ne traite pas la même maladie de la même manière. C'est cela que nous devons changer. Nos méthodes doivent être universelles. Asclépios m'a enseigné une chose, essentielle, que tu te dois d'accepter avant même de débuter...

Il se souvenait de la première fois qu'il l'avait entendu dire cela. Asclépios s'était montré sérieux, ce jour là. En proie à des raisonnements qui avaient échappés à Adonis, à l'époque. Cette phrase, il avait cru la comprendre, il avait cru que ce serait facile et logique de gérer ce fait évident. Et pourtant, il y avait une différence élémentaire entre croire et savoir. Entre supposer et vivre.
    - Quel que soit le talent en médecine que tu as, ou que je possède moi-même, nous ne pourrons jamais soigner tout les malades que nous verrons. Mais à défaut de pouvoir les sauver, nous nous devons au minimum d'atténuer leurs maux. Qu'ils partent l'esprit apaisé. Si tu es prêt à essayer, à ne pas te perdre dans les doutes et tes peurs, alors je consentirais à t'apprendre ce que je sais.

Devenir professeur après avoir suivi l'enseignement de Yanos et de Asclépios. Voilà qui pouvait le rendre fier.
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Message Re: [Novembre 552] Un enseignement précieux (ft. Adonis)   [Novembre 552] Un enseignement précieux (ft. Adonis) EmptyHier à 15:18
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    À l’instar de bien des endeuillés, Adonis avait donc enduré les griefs de la dévastation colportée du fléau inhérent à l’espèce humaine. Témoignage qui ne stupéfia guère l’Inspiré, dont les soupçons s’avéraient fondés depuis des lustres. Quand bien même le docteur ne semblait essuyer le moindre serrement de cœur, Yelo ne pouvait que s’imaginer la géhenne dont il avait dû pâtir à l’époque de ces agissements sordides. Ses cils se magnétisèrent, comme si le faciès du nomade se tétanisait de componction, inapte à cligner des yeux davantage compte tenu du pessimisme qui occupait l’antichambre de sa conscience quant aux lendemains de l’humanité. Une société en ruines, aux vestiges saccagés, qui se devait d’être métamorphosée à tout prix.

    Comble du préjudice, les syndromes assassins de la maladie qui étaient à même de dépareiller les bonnes actions des mauvaises sur Terre, ne faisaient en définitive la moindre distinction, et emportaient journellement entre les paumes de la faucheuse maints êtres vertueux qui ne méritaient aucunement un tel sort. L’aléa de la vie se chargeait de départager le lot de défunts, au grand dam de ces derniers.

    Si l’allégorie du silence ne partageait qu’à demi-mot l’avis du marionnettiste au sujet de l’organisme humain, que celui-ci liait à une composition artistique, il tombait d’accord à propos des secrets qu’il renfermait. De ses vaisseaux, en passant par la neurologie ou la structure cellulaire, cette science anatomique qui passionnait tant le domaine médicinal.

    « Le corps humain est en effet bien mystérieux. J’ai grandi dans un orphelinat où les gens pensaient que j’étais malade à cause de ma peau blanchâtre. Finalement, ceux qui sont touchés par la maladie sont parfois les personnes desquelles on s’attendrait le moins à un fléchissement, comme ce fut le cas pour Amelia, dont l’humeur communicative masquait l’état. L’enveloppe n’est qu’un trompe-l’œil, et il est difficile de cerner tout ce qu’il se passe en dessous, en particulier lorsque l’on se fie trop aux apparences. La santé est quelque chose de si fragile, si éphémère. Elle peut s’endommager en un simple claquement de doigts.

    Selon son point de vue, le corps alloué depuis la genèse était plutôt synonyme d’une cage, dont l’oisillon emprisonné personnifiait l’esprit, contraint à se conformer aux carences de cette enveloppe charnelle jusqu’au jour du trépas, sans possibilité de s’échapper ne serait-ce que le temps d’un tressautement de paupière. Tout du moins aux yeux d’un dormeur ordinaire. En ce sens, sa volonté s’ancrait dans une démarche particulière. Comme le faisait remarquer à juste titre la Pythie de Delphes, fou aurait été celui manigançant de soigner l’ensemble des maux de ce monde. Cet optimisme irraisonnable revenait à tirer des plans sur la comète, voir à perdre la notion de réalité. Dans cette soif de tempérance, l’intention trônait en reine. Le leitmotiv primordial consistait à mettre le maximum en œuvre en vue d’apaiser les souffrances corrosives, à défaut d’être capable de vaincre la mort à tous les coups.

    - Mon sentiment, à mon échelle, est que l’univers trouve toujours une balance, un équilibre. Je ne suis pas un être omniscient, je ne suis que moi. Je ne peux prétendre à davantage. Malgré ma bonne volonté, j’accepte ma perfectibilité. Qui sait, il se peut que même que le plus grand de tous les médecins eût été dans l’incapacité de sauver Amelia. Néanmoins, si je peux prolonger ne serait-ce qu’une vie au cours des années qu’il me reste, j’en serais déjà honoré, et comblé. Seule la progression m’anime. Je suis convaincu qu’en œuvrant à l’unisson nous pourrions répandre une doctrine universelle. Bien que Rome ne se soit pas construite en un jour, vous en conviendrez.

    Ces paroles respiraient de sincérité. Sous certains aspects, le jeune novice usait d’ores et déjà de son silence comme d’un remède. Sérum pour le moins valable du savoir-faire de quelqu’un qui revêtait la cape de thérapeute à sa propre enseigne, à ceci près qu’il ne guérissait pas à perpétuité, agissant de concert à une aspirine et ses effets puissants sur le court terme. L’apprentissage de soins véritables induisait en conséquence une étape logique, et saurait à n’en point douter magnifier ses aptitudes innées.

    De connivence avec cet éclaircissement, la fumée obstruant les aspérités de la route se dissipa, dévoilant enfin le Sanctuaire convoité par le nomade. Rien ne s’agitait à l’horizon, hormis une terre déserte à l’entour de la structure abandonnée. Pourtant, il avait l’intime conviction d’avoir trouvé l’objet de sa quête.

    - Lorsque je suis parti de mon île natale pour venir jusqu’ici, j’ai confié à mon tuteur que j’espérais trouver un lien avec mon passé, ou mon courage. Mon passé reste encore un arcane à déchiffrer. Pourtant, j’ai le sentiment d’avoir trouvé ce courage qui me manquait tant, grâce à vous. Je me sens prêt à entreprendre ce voyage. Je suis heureux d’avoir pu vous rencontrer Adonis, car je ne suis plus seul désormais. »


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Message Re: [Novembre 552] Un enseignement précieux (ft. Adonis)   [Novembre 552] Un enseignement précieux (ft. Adonis) EmptyAujourd'hui à 6:38
Ils se comprenaient et c'était bien là l'essentiel. Il n'y aurait pas de fausses attentes, pas de chimères permettant à l'un comme à l'autre se se tromper sur les raisons qui les poussaient à parcourir désormais cette terre ensemble. De par les chlamydes qui étaient les leurs, il existait déjà un lien de subordination. La Pythie de Delphes dirigeait une armée, même s'il n'appréciait pas ce terme, et venait de rencontrer un de ses lieutenants.

Mais plus que cela, c'était surtout une relation de professeur à élève qui venait de naître en ce lieu pourtant vide de sens. Un incident les avait réuni. Un signe du destin que ni l'un, ni l'autre n'étaient disposés à ignorer. Partager son savoir était une chose importante, même pour le Marionnettiste. Mais mieux encore, il allait pouvoir partager une philosophie de vie assez unique avec Yelo. Car si l'humanité était imparfaite, il était assuré de pouvoir y remédier, surtout avec le concours de l'Oracle du Silence.

Sauver des vies. Arpenter la terre. Et veiller à ce que le Soleil continue de briller dans le ciel. Yelo avait mentionné la possibilité pour eux de répandre une doctrine universelle. Lui aussi y croyait. C'est donc avec un sourire qu'il accueillit les paroles de son élève. Et par un hochement de tête qu'il lui fit comprendre qu'il appréciait le discours de Yelo. Mais désormais, il leur fallait reprendre la route. Une route difficile, il le devinait, mais qui serait tout de même plus facile à arpenter avec un allié à ses côtés. Asclépios lui avait dit un jour qu'un professeur s'épanouissait à mesure qu'il partageait ses connaissances. Yanos lui avait dit une chose un peu similaire. Avec l'Oracle du Silence, il allait pouvoir vérifier les dires des deux personnes qui avaient fait de lui ce qu'il était désormais.

Réajustant les sangles de son sac, il poussa un bref soupir. L'heure était venue de poursuivre leur route. Se désaltérant un instant et proposant la bouteille à Yelo, Adonis porta le regard vers l'horizon. Où se rendre désormais ? Il n'y avait pas bien réfléchi. Mais cela n'était pas un vrai problème. Ne disait-on pas que toutes les routes menaient à Rome ? Et Rome, n'était-elle pas le centre le plus important pour eux ?
    - Tu ne seras plus jamais seul. Mais il est temps de nous remettre en marche, mon jeune ami. Nous aborderons les notions à connaître pendant ce voyage. Et je suis persuadé que toi comme moi parviendrons à nos fins maintenant que nous savons pouvoir compter l'un sur l'autre.

Le passé nébuleux de Yelo d'une part. Et la quête étrange du médecin d'autre part. Le Silence et le Marionnettiste. Une drôle de troupe à dire vrai mais le Théâtre avait trouvé là de beaux représentants. Et c'est ainsi, rassuré et confiant, qu'Adonis reprit sa route. Mais plus seulement accompagné d'Esculape, désormais. Car en dépit de l'armure de Yelo, le silence ne serait plus son seul compagnon.


Citation :
RP terminé pour ma part. On reprendra des chro "entraînement" et ça permettra d'améliorer notre entente. Merci à toi ^^


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