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 [Mi-Janvier 553] Il n'y a pas de pire aveugle que celui qui repousse la lumière (Paros)

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La route fut un peu longue mais le Taureau Ailé avait su réduire la distance, connaissant mieux l'Italie. Il avait su les mener, Paros et lui, aux portes des Alpes. Leur route allait être encore un peu longue, mais à leur vitesse d'éveillé il n'en serait pas autant qu'en tant que simple dormeur. Ils traversèrent donc les Alpes ensemble, ayant fait le tour de pas mal de sujets. Les histoires du jeune Pégase ravissant le Chevalier d'Or.

Airôth avait tout d'abord expliqué les enjeux de cette mission, sa difficulté. Rencontrer l'ancien Augure Adalrik pour lui demander sa clairvoyance.. Peut-être même conseil d'une certaine manière car les deux hommes se connaissaient, avaient ensemble délivré Sunilda du Cancer. Seulement... La guerre. Elle était passée oui, mais elle fut sanglante. Les rancœurs
existaient certainement toujours, surplombant les deux Chevaliers. Néanmoins, avant tout cela le Taureau blanc avait su trouver une réponse au premier problème quant à cette entrevue. Comment trouver l'ancien porteur de la lumière d’Apollon et pouvoir s'approcher de lui ? C'est en voyant Paros et sa boite.

Ils allaient devoir faire preuve d'un brin de malice. Airôth deviendrait donc, une fois les alpes franchies, un artiste. Un artisan sculptant le métal... Mais un artisan ayant connu la guerre, et qui était donc accompagné de son fidèle apprenti Paros qui l'aidait grandement dans ses travaux. Ainsi souhaitait-il présenter ses deux sculptures à celui qui était désormais un mécène d'art près de Toulouse.

Il ne fallut pas bien longtemps aux deux Saints pour se faire remarquer : deux voyageurs étrangers, portant sur leurs dos deux imposantes boites en bois qui cachaient leurs armures. Ils approchèrent de certaines places publiques, se présentant étant Airôth, artiste d'Egyptie souhaitant faire découvrir son art au Seigneur Adlarik. L'idée étant que l'information puisse se répandre et arrive jusqu'aux oreilles de ce dernier... Et qu'il agisse en conséquence.

Ils étaient là depuis trois jours, se promenant régulièrement sur différentes places de la ville. Toujours les mêmes. Aux mêmes heures. Il devait être pas loin de treize heure lorsqu'il s'arrêtèrent pour acheter de quoi manger au marché.

- Comment te sens-tu Paros ? L'attente n'est pas trop longue ?

Le temps s'étirait, oui, l'attente le distordait... Plus encore pour des personnes comme eux. Loin de chez eux, prêts à braver l'inconnu et ses dangers.


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ParosParosArmure :
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Pour Paros, Tolosa aurait aussi bien pu être l'autre bout du monde. Le plus long voyage que le jeune homme avait connu s'était à peine étendu de sa Macédoine natale à la région du Sanctuaire d'Athéna. Et encore, il était chanceux! La plupart des pauvres mortels de son espèce vivaient et mourraient sans connaitre la chance de seulement quitter leurs villages d'origine. Alors une autre nation? Une contrée au gens et aux mœurs différents? On aurait aussi bien pu parler au Chevalier de Bronze du peuple d'une distante étoile, que sa fascination aurait été la même. Paros avait longtemps entretenu le désir de voir plus du monde, d'en apprendre et d'en grandir. Cette mission du Grand Pope, aussi importante et secrète soit-elle, était une opportunité dont Pégase comptait profiter pleinement.

Ce voyage au travers de l'Empire Byzantin, d'Italia, et enfin des royaumes de Francia, fut également l'occasion pour le maître et l'élève de rattraper le temps perdu. Guidé par l'expertise d'Airôth, déjà rompu à ce type d'errance, Paros avait apprit beaucoup du Taureau qui avait partagé son expertise avec lui sur comment se déplacer rapidement et efficacement sur les routes. Ils avaient également échangé sur la teneur de cette mission, et sur ce que chacun avait vécu durant leur temps séparé.
Paros, pour sa part, lui avait raconté l'obtention de son armure, le tournois organisé dans l'arène millénaire, ses combats menés avec la volonté de vaincre sans blesser... Et finalement, ce combat contre Tharros, cet apprenti féroce avec qui il avait toujours eu des difficultés, et contre qui il avait été obligé de frapper pour faire couler le sang... L'affrontement s'était terminé lorsque les deux garçon avaient perdu conscience. Mais un match nul avait été, aux yeux de leurs instructeurs, une victoire pour les deux apprentis.
Et ainsi, Pégase lui était revenu.

Leur joyeuse odyssée s'était ainsi poursuivie, jusqu'à ce qu'il leur faille traverser les Alpes. A partir de cette étape, il leur faudrait revêtir des masques, et se faire passer pour des artistes itinérants afin de ne pas attirer l'attention. Le mensonge et le théâtre n'étaient pas les points forts de Paros... Mais fort heureusement, le rôle d'un apprenti sculpteur était assez proche de celui d'un apprenti chevalier. Nul besoin de drastiquement changer son comportement. La route jusqu'à leur destination s'était faite en conséquence sans encombres. Ne restait maintenant plus qu'à patienter jusqu'à se faire repérer par l'ancien Augure.
Trois jours étaient, au fond, bien peu de chose. Paros ne péchait pas par impatience, et ce délai lui avait donné l'occasion de parcourir la ville pour découvrir sa culture et ses habitants. La culture romaine était encore forte, en ces terres. Sans être très dépaysé, le jeune grec s'enrichissait du nombre de détails qui différaient de tout ce qu'il avait connu jusqu'ici. Aussi, lorsque sont Maître lui demanda s'il supportait l'attente, le jeune chevalier répondit avec un plaisir non-dissimulé.

    - Absolument pas! J'espérais avoir l'occasion de voyager et découvrir d'autres horizons, une fois devenu Chev... Sculpteur! Oui. Sculpteur... Alors je ne m'en plains pas le moins du monde. Cette ville est très accueillante!

Paros avait manqué de fourcher sur un mot clé de sa phrase, mais se rattrapa juste à temps. Se retournant vers l'étal devant lequel ils se trouvaient, le jeune homme acheva de conclure la transaction qu'il avait commencé, et se vit remettre un assortiment de fruits et de légume qu'il posa dans un panier que le Bronze portait. Il le tendit ensuite vers son mentor pour qu'il puisse se servir, et lui-même ne se gêna pas pour y piocher une pomme et croquer dedans à pleines dents. Continuant leur cheminement sur la place du marché, l'apprenti reprit tout de même la parole un peu plus loin pour énoncer à haute voix l'un de ses doutes réccurents.

    - Est-ce que vous êtes certain que votre stratégie va payer, par contre? Quitte à attirer son attention, n'aurait-il pas été plus poli d'aller directement le voir pour annoncer notre présence?



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Aux abords du marché du grand Théâtre, les deux jeunes Saints pouvaient découvrir cette cité dont l'architecture romaine était encore très prégnante. L'élégance des stucs, les statues gallo-romaines se succédaient aux belles demeures, les rues pavées... Toutefois, on pouvait croiser par moment des maisons de type germanique. Manifestement, l'influence des Wizigoths dans la région imprégnait aussi les ruelles et les demeures les plus précaires. On sentait que ce peuple avait totalement épousé les coutumes gallo-romaines, s'habillant de la même manière que les habitants.

Marchant à travers les rues, les étals étaient plein de victuailles, de petites créations artistiques. Depuis quelques années, le pouvoir avait changé de mains. C'était maintenant les Francs qui dirigeaient ces contrées et personne n'avait trouvé à y redire. Francs, Wizigoths... La vie de Tolosa n'avait pas changé énormément, quelques incendies mais les murailles rosées avaient bien tenues. Un brouillard extrêmement puissant, tenant des miracles du Dieu Chrétien, agissait parfois pour perdre les envahisseurs. Enfin, c'était ce qui se disait entre les conteurs et les troubadours de la ville.

Trouver une auberge ne serait pas évident, on avait dépassé le milieu du mois de quelques jours. Des tas de marchands avaient pris possession des lieues et pas mal de monde vivaient dans la rue de petits travaux. Il était pas rare de croiser des détrousseurs ici et là. Alors que les deux Byzantins se promenaient dans les rues, en quête de se nourrir un peu, quelques gamins les bousculèrent en se poursuivant les uns les autres...

Petit détail pour les chevaliers, ils avaient la sensation que leurs armures résonnaient étrangement. Comme si elles s'étaient "endormis", étrange phénomène. Arrivés depuis quelques jours, ils sentaient cette sensation paisible de la cité les prendre au coeur.

Citation :
Edit suite aux jets de dés : " Vous vous rendez compte que les enfants et adolescents semblent avoir tenter de vous voler votre pécule. Airoth, tu constateras qu'un homme, adossé à un mur, vous observait et qu'il est parti en s'engouffrant dans la foule. Tu le perds de vue. C'était un homme d'une trentaine d'années, longue chevelure de jais, il semblait habillé avec un luxe affirmé mais discret pour l'occasion.

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Acceuillante. Le jeune Pégase avait su trouver les mots justes. Il ne put s'empêcher de sourire en le voyant reprendre ses mots, tentant de rattraper sa petite erreur. Difficile en effet d'être plongé dans une telle tâche alors qu'il venait à peine de recevoir son armure, pourtant l'Airain n'avait aucun doute sur lui. Sa jovialité s’harmonisait mystérieusement avec cet endroit. Il fallait dire que depuis leur arrivée dans la région et plus encore dans cette cité, le Taureau Blanc se sentait calme. Apaisé. Tout paraissait lumineux malgré le froid de l'hiver. Peut-être était-ce ce dernier qui enjolivait le ciel et les pierres.

- Haha. Je comprends ton interrogation oui. Ce serait bien plus simple en effet... Mais vois-tu, Adalrik est une homme puissant et occupé. Nul ne sait où il se trouve exactement, de plus il doit certainement se déplacer en continu pour ses travaux. Nous faisons avec ce que nous avons, Paros. Quoi de mieux que l'argenterie pour attirer une pie ?

Un sourire à nouveau. L'Egyptien reposa la poire qu'il avait en main, réajustant la lanière de cuir qui retenait la boite dans son dos. Elle avait été ajustée, passant en biais sur son torse avec un renfort s'appuyant sur le haut de l'épaule meurtrie. Ce n'était pas le plus confortable à dire vrai mais au moins son armure ne bougeait pas. Cette dernière était d'ailleurs étrange. Sa complainte s'était tarie, Airôth avait eu l'habitude de ressentir en lui cet echo légèrement distordu lorsqu'il était proche d'elle, mais dans ce lieu il n'y avait plus rien. Pourtant, il ne s'en inquiétait pas. Peut être même qu'il n'y faisait plus attention. Ses sens étaient-ils endormi ? La réponse était non, car un frisson lui parcouru l'échine et son visage se tourna alors rapidement, alerte.

- Paros, je...

Il n'eut le temps d'en dire plus, des enfants passaient autour d'eux en courant et l'un d'eux avait bousculé le Chevalier d'Or. De manière un peu trop appuyée. Aussi il arrêta ce jeune homme en lui agrippant de bras, sa vélocité n'avait pas d'égal et lui même avait du user de ce genre de "technique" plus jeune pour pouvoir se nourrir. Il ne les connaissait que trop bien... Tout comme il savait que le garçon se débattrait pour tenter de fuir, la perspective de se faire sévèrement rosser n'était jamais des plus agréable. Pourtant il ne lâchait rien, sa prise était ferme mais étrangement douce, sa force ne risquait pas de le blesser en cet instant.

- Hey calme-toi petit, je ne te ferai rien. Je vais te relâcher et te donner quelques pièces, d'accord ?

L'Aldébaran se voulait rassurant, il s'était accroupi pour arriver au niveau du regard de ce pauvre hère. Il le regardait, attendait une réponse. Un simple hochement de tête suffit et déjà le Taureau le relâchait, partant fouiller dans sa tunique pour en ressortir quelques piécettes en bronze. L'enfant lui tendit les mains et partit en courant à peine le métal ayant touché sa peau. Airôth se releva alors, portant son regard à nouveau derrière lui. Celui qu'il avait remarqué venait de s'engouffrer, sous ses yeux, dans une foule qui avançait à l'opposé d'eux. Sans cesser de fixer l'homme aux longs cheveux ébènes, il tapota l'épaule de son ancien élève.

- Suis-moi, je ne sais pas si tu l'as remarqué mais quelqu'un nous observait là bas. Un homme richement habillé aux longs cheveux noirs. Ne perdons pas de temps.

Aussitôt, oubliant la raison de leur présence en ce marché, l'Airain avançait, se frayait un chemin dans la foule qui semblait se fendre devant lui, usant de stature pour se donner droit de passer au plus vite car déjà, il ne le voyait plus. Difficile d'avancer rapidement, même si les gens s'écartaient les rues n'en restaient pas moins surpeuplées. Pourtant il avait bien vu la direction que prenait l'inconnu, aussi il allait devoir user de son instinct pour tenter de le retrouver. Ce n'était pas son fort, la traque, mais ce qu'il avait ressenti... Comme un trouble dans cette paix qui s'était insinuée en lui depuis quelques jours.

Ses pas l'avaient conduit sur une grande place ou la foule était bien présente, certainement pour une festivité locale. Difficile à dire. Un grand bâtiment leur faisait face de l'autre côté, imposant et témoignant l'influence qu'avait put avoir Rome sur cette ville : un théâtre. Profitant de sa hauteur le Chevalier tenait de scruter au plus loin, cherchant à appercevoir cette longue chevelure qu’il avait vu plus tôt.

- Tu vois quelque chose Paros ?


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Paros mordit une nouvelle fois dans le fruit qu'il avait à la main, en écoutant attentivement la réponse de son Maitre. Donc c'était parce qu'ils ignoraient où trouver exactement cet Adalrik qu'il leur fallait se livrer à ce petit jeu? Paros ne fut pas convaincu, comme l'exprima son marmonnement sceptique qui se fit entendre depuis sa gorge. Pouvait-on réellement appâter un ancien Oracle d'Apollon, d'autant plus l'ancien Augure, avec un stratagème aussi simple? Pégase se souvenait des histoires, que les serviteurs du Soleil étaient liés aux vents, aux artistes, et pouvaient même pour certains deviner l'avenir. Si c'était réellement le cas, y avait-il réellement besoin de tant de précautions? Mais Paros faisait confiance en l'expérience de son mentor. Ce n'était pas un Chevalier de Bronze nouvellement nommé qui allait douter de la stratégie d'un vétéran!

Perdu dans ses pensées, le jeune homme ne s’aperçut pas que plusieurs gamins étaient en train de courir dans leur direction, bousculant au passage plusieurs badauds. Lorsque l'un d'eux percuta Paros, il ne réagit pas tout de suite. Ce ne fut qu'en voyant Airôth saisir le bras de l'un d'eux et l'arrêter dans sa course que Pégase réalisa ce qu'il venait de se passer. Ce fut tout d'abord la surprise, puis l'incompréhension et finalement... l'acceptation. Paros ne ressentit pas de colère à l'encontre des garnements. En vérité, il avait de la peine pour eux : leurs efforts avaient été gâchés sur ce jeune Chevalier sans le moindre sous! C'était le Taureau d’Airain qui gardait sur lui leur précieux fonds fournis par le Sanctuaire.
Silencieusement, Pégase regarda le Chevalier d'Or désamorcer la situation. Connaissant autant le passé que la gentillesse de son mentor, le Bronze ne s'inquiéta nullement pour le jeune garçon. Ce fut avec un sourire rassurant qu'il observa le gamin partir à toutes jambes, sitôt qu'Airôth lui ait volontairement remis quelques pièces. Son élève avait eu la même pensée. A croire que l'un avait tout appris à l'autre...

    - J'espère que ça leur suffira pour manger ce soir...

Mais le Taureau d'Or s'était déjà relevé, le visage sérieux, vers une ruelle adjacente. Il annonça avoir vu quelqu'un, à l'apparence singulière, en train de les observer. Paros fronça les sourcils. Lui n'avait rien vu, surement par manque d'attention. Se fustigeant intérieurement, le jeune homme emboîta le pas à Airôth qui déjà se lançait à sa poursuite.

    - Un homme aux cheveux noir? Est-ce qu'il ressemblait à cet Adalrik que nous recherchons?

La question était légitime, le Taureau étant le seul à savoir à quoi ressemblait celui qu'ils venaient rencontrer. Si c'était vraiment lui et qu'il avait reconnu son Maître... Essayerait-il de prendre la fuite, en pensant qu'ils étaient là pour poursuivre la guerre livrée en Italie? Le temps était peut-être déjà compté. Profitant de l'imposante stature d'Airôth, qui se frayait un passage dans la foule, Paros le suivit sans mal jusqu'à une place assez bondée, située juste devant le grand théâtre qui dominait cette partie de la ville. Pour tenter d'aider son Maître à repérer l'inconnu, Paros usa de son agilité pour bondir et sauter sur des caisses posées à côté des étals marchands. De là, dominant la foule de presque un mètre, il avait une meilleure vue pour tenter distinguer un homme aux longs cheveux sombres... Mais avec tant de personnes réunies au même endroit, cette description était bien vague.

    - Je ne sais pas, il y a tellement de monde... Il n'avait pas d'autres signes distinctifs?


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Message Re: [Mi-Janvier 553] Il n'y a pas de pire aveugle que celui qui repousse la lumière (Paros)   [Mi-Janvier 553] Il n'y a pas de pire aveugle que celui qui repousse la lumière (Paros) EmptyJeu 25 Juin - 15:34
Une ombre, un sentiment.

Alors que le chevalier de Pégase terminait sa question, le Taureau d'airain constata que sa haute stature était une bonne chose. Dans la foule, ses sens lui permirent de voir le dos de l'inconnu. Par intermèdes très fugaces, il pouvait savoir qu'il se dirigeait vers le sud de la ville. Les cris des marchands se faisaient entendre et quelques moineaux semblaient ripaillés aux abords d'une petite fontaine. La vie semblait douce ici, loin des turpitudes des guerres près de la Mare Nostrum.

S'il suivait l'homme, ils verront qu'il discute avec un enfant et lui remet un bout de papier. Il se retournera alors vers eux, le regard sombre d'un rapace en direction des deux chevaliers d'Athéna. S'approchant... entre les gens, il leurs fit signe de le suivre dans un ruelle moins de monde.

" Airoth du Taureau... Si je pensais un jour te recroiser si loin de tes terres... Mais, tu es loin de ton domaine et la Guerre n'est pas la bienvenue ici. Que veux tu ? "

Le Taureau pouvait se demander qui lui faisait face mais il se rappela d'un nom : Amadeus, Evêque de l'Épervier. Que faisait-il ici ? Si loin de Rome ? Pourquoi n'avait il pas aider les Oracles ? L'ancien Oracle dévisageait les deux Saints du regard, prêt à se défendre comme à discuter.

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- Tu sauras le reconnaître au premier coup d'oeil, c'est une homme... lumineux. Il évoque le soleil à lui seul. Rassurant, bienveillant. C'est une personne qui m'a guidé vers la lumière. Ce n'est pas celui que j'ai aperçu donc... Mais il m'a évoqué quelque chose.

De son imposante stature il scrutait la foule, son regard passant de visages en chevelures. Le jais. Pur. Sombre. L'exact opposé d'Adalrik. Une sensation familière animait le Taureau d'Airain, recherchant cette apparition fugace une fois encore. Il fallut quelques seconde pour l’apercevoir à nouveau s'éloignant. Sans plus attendre il fit signe à son disciple de le suivre en tournant son visage vers lui, un regard déterminé l'animant. Ils devaient le suivre avant de le perdre à nouveau. Les voilà donc fendant la foule, s'excusant parfois auprès des passants face à leurs pas prestes. Une étrange sensation envahissait Airôth alors qu'il avançait, un pressentiment qui s'apaisa à peine quelques secondes après l'avoir ressentie. Son coeur était à la paix.

Ils avançaient donc en suivant les pas de l'inconnu, s'éloignant petit à petit de la foule, du brouhaha qui animait cette cité. Les enfants jouaient, les oiseaux dansaient et l'eau clapotait tranquillement... Tout semblait différent ici, presque irréel jusqu'à ce qu'enfin ils purent le rejoindre. L'homme s'était arrêté, discutant avec un enfant avant de lui remettre quelque chose, laissant le jeune garçon filer à petits pas rapides. Airôth tourna à nouveau son visage vers Paros un court instant avant de guetter à nouveau l'homme qui les invitait à les suivre sans un mot. Les images lui revenaient alors en l'observant de plus près, alors que leurs pas se suivaient...

Une ruelle bien moins animée, presque vide à l'exception de quelques habitants qui s'afféraient à leurs tâches domestiques. Airôth s'avança vers l'homme, gardant une distance de quelques mètres. Ce fut lui qui prit la parole en premier, et au son de sa voix les souvenirs virent percuter la mémoire de l'Egyptien.

- Amadeus de l'Epervier... Enfin, autrefois je me trompe ? Ce n'est pas la guerre qui m'a mené dans cette cité. Ce n'est pas la guerre qui motive mes pas dans tous les cas. Je suis venu ici accompagné de mon disciple, Paros de Pégase, dans l'espoir de rencontrer à nouveau le Seigneur Adalrik, d'être guidé par sa lumière et ses conseils une nouvelle fois.

L'ancien Oracle avait su installer dès les premières secondes ce que redoutait le Chevalier. L'ombre de la guerre. Les tâches indélébiles du sang. Un conflit qu'il n'avait pas voulu mais dont il avait du devenir acteur pour servir sa divinité, pour franchir un nouveau pas vers ce Rêve promis il y a des années. Il n'était qu'un pion, une pièce utilisée pour un dessin qui le dépassait certainement. Les volontés des Dieux restaient impénétrables pour les humains, même les éveillés. Néanmoins, il restait persuadé qu'une autre voie était possible et cela, il l'avait appris de la bouche même de l'ancien Augure.

- On m'a appris son réveil il y a peu et sa présence ici même... Je peux comprendre ta méfiance envers nous, le passé est immuable... Mais Adalrik m'a appris à comprendre le cycle du Soleil. Il est temps de le voir se lever à nouveau. Si tu es ici, loin de Rome, dans la même ville que lui, je ne peux croire à une simple coïncidence. Peux-tu nous mener à lui ?

Il n'avait pas lâché le regard de l'ancien Epervier, cherchant à capter ses intentions, son attitude. Le reflet de l'âme. La sincérité. Il n'y avait pas de faux semblants chez le Taureau d'Or.


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Paros continuait à scruter la foule, dans l'espoir d'apercevoir une mèche à la couleur d'ébène comme l'avait évoqué son Maître. Ce dernier lui décrivit cet Adalrik qu'il espérait rencontré, mais qui s'avéra avoir une apparence en tous points opposé à l'inconnu qui les avait observé. Pégase s'interrogea alors sur la raison de l'intérêt soudain du Taureau pour ce mystérieux observateur, mais n'eut pas le temps de pousser bien loin ses réflexions. Les yeux dorés d'Airôth avaient trouvé ce qu'ils cherchaient. Bondissant des caisses sur lesquelles il se tenait, il emboîta le pas à son mentor.

Derrière la stature imposante du second gardien, le jeune chevalier n'eut pas vraiment le loisir de voir où ils se dirigeaient. Il nota néanmoins qu'ils finirent par sortir des grandes avenues bondées du centre-ville pour atteindre une endroit plus paisible. Lorsque finalement le Taureau stoppa sa poursuite, Paros pu entrapercevoir cet homme aux longs cheveux sombres et aux vêtements aussi décorés -peut-être même plus?- que ceux du Grand Pope. Avec surprise, Pégase reconnu le garçon à qui il venait de parler. C'était l'un de ceux qui les avait bousculé, un peu plus tôt! Ainsi, ça n'avait pas été une coïncidence...

L'inconnu fit signe aux Saints d'Athéna de le suivre. Les yeux de Paros scrutèrent d'un air interrogateur les traits de son Maître, mais celui-ci semblait confiant. Ils le suivirent donc dans une ruelle plus étroite. Lorsqu'il n'y eu plus personne pour suivre leur discussion, il s'adressa à Airôth en citant son nom. Donc ce n'était pas Adalrik, mais les deux hommes se connaissaient. Il semblait méfiant et les interrogea sur les raisons de leur présence. Le Taureau le désigna comme Amadeus, un ancien Oracle. Il se chargea également de faire les présentations et de lui expliqua pourquoi ils avaient fait le voyage jusqu'à Tolosa. Paros se contenta de rester en retrait, n'intervenant que brièvement pour salué cet Amadeus à son tour.

    - Honoré de vous rencontrer, Monsieur...

La discussion continua entre Airôth et Amadeus, le premier cherchant à convaincre le second qu'ils n'étaient pas ici avec l'intention de continuer la Guerre d'Italie. Paros ne doutait pas un seul instant de la sincérité de son Maître. Il avait déjà bien assez donné lors des anciens combats. Paros aussi, avait déjà goûté à l'horreur de la guerre. Il ne comptait pas entacher cette belle cité en provoquant une rixe sans raison. Leur mission n'allait de toute manière pas dans ce sens.
Airôth appuyait sur son lien avec l'ancien Augure pour prouver sa bonne foi. Soucieux de l'aider dans cette entreprise, Paros intervint à son tour. Tout d'abord hésitant, il voulu néanmoins aider en soulignant un élément auquel cet Amadeus porterait peut-être plus foi que leurs simples paroles.

    - Vous... nous avez fait surveiller par ces enfants, n'est-ce pas? Dans ce cas, ils pourront vous dire que nous n'avons rien à cacher.


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Message Re: [Mi-Janvier 553] Il n'y a pas de pire aveugle que celui qui repousse la lumière (Paros)   [Mi-Janvier 553] Il n'y a pas de pire aveugle que celui qui repousse la lumière (Paros) EmptyMer 1 Juil - 22:04
L'ancien Évêque était sur ses gardes. Deux chevaliers. Il savait que ce ne serait pas le plus simple et apprendre qu'ils cherchaient Adalrick le rendit encore plus suspicieux. Pourquoi ? Alors que les Saints avaient tout détruit. Il aurait tant aimé combattre aux côtés de Lykeios, de Bran Ruz et tant d'autres... A la place, il avait reçu le commandement de son Dieu d'amener l'ancien Augure jusqu'ici afin de le mettre en sécurité. Qu'ils aient appris déjà sa présence en Occitanie n'était pas pour lui plaire, du tout.

Soupirant, ses yeux se baissaient sur le plus jeune. Paros. Certainement un disciple selon les traditions des Saints. Il ne poserait pas de souci mais sa question posait un autre souci, il prendrait le soin de l'éviter pour l'instant.

" Voilà une situation ironique... Toi qui a participé à la destruction de notre domaine, tu oses venir ici pour parler à mon Maître. Pff. Cette fois, je ne resterai pas dans l'ombre et me battrai pour sa sécurité et les enfants qui ont survécu à votre purge et ceux qui tentent d'y survivre encore... Tu te prétends un ami mais tu as le sang des miens sur tes mains !

Le ton était entre la glace et la colère. Prête à chercher un chemin malicieux pour frapper l'esprit d'Amadeus, il fixait les deux Saints avec animosité. Il ne comprenait pas pourquoi ils étaient venus ici, vraiment pas. Dans son esprit, ils étaient une menace et au moindre geste, il comptait bien les forcer à lever les armes. Si combattre ici avec le cosmos était la moindre des idées idiotes, l'ancien Oracle disposait de moyen pour mettre aux pas ses ennemis et non des moindres. C'était là le point fort de son Peuple, celui du Soleil.

" Qu'allez vous faire pauvres Saints ? Cupides et orgueilleux, on vous changera pas décidément...

La haine. Il ne lui restait plus que ça. Dieu était amour hein ? Athéna était sagesse hein ? Cette dernière était plus un poison qui se répandait comme un peste. La haine. On jugeait par devers elle mais elle condamnait aussi au malheur. Il le savait, le "Gardien" du Soleil qui était présent ici l'avait prévenu que cela pourrait devenir son pire supplice. Il comprenait enfin. La HAINE.

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Message Re: [Mi-Janvier 553] Il n'y a pas de pire aveugle que celui qui repousse la lumière (Paros)   [Mi-Janvier 553] Il n'y a pas de pire aveugle que celui qui repousse la lumière (Paros) EmptyVen 3 Juil - 22:22

Paros avait su être observateur, prendre le temps d'observer les détails était important pour un telle situation et cela le Taureau d'Or le savait. Lui ? Il n'aurait pas pu s'attarder sur ce point de détail qui avait, certainement, une importance certaine. Son esprit était centré sur autre chose de bien plus pernicieux, et à peine l'ancien Oracle avait ouvert la bouche qu'il se donnait raison.

Le sang. Indélébile. Il l'avait évoqué à Childéric, que ce dernier serait un problème et cela n'avait pas manqué. Les rancœurs étaient encore là, rougeoyantes, prêtes à faire repartir un feu qui n'aurait jamais du s'embraser une première fois. Il le savait, cette rencontre était difficile. L'ancien Lion en était tout aussi conscient et pourtant, il croyait en la force d'Airôth. Quand à lui, géant d'Egypte, aux derniers mots d'Amadeus il tourna légèrement la paume de son unique main pour la regarder brièvement le long de sa jambe, quittant l'homme des yeux. Il les ferma alors, soupirant légèrement par le nez avant de replonger ses ambres dans le clair des pupilles qui lui faisait face.

- Je ne peux le nier oui. Le sang qui est sur ma main le restera tout le long de ma vie. Il s'est gravé dans mon esprit, et me tourmentera même lorsque j'aurai traversé le Styx. Mais crois-tu réellement que j'ai bataillé par plaisir ? Par envie ? Je suis le Taureau Blanc, destiné à protéger. Pourtant toi comme moi devons nous plier aux volontés divines. Mes fautes, je les paie ; de mon corps, de mon esprit, de mon sang. Mais je ne suis pas le seul à avoir les mains salies par le sang. Dis-moi Amadeus, étais-tu d'accord avec le fait que Bran Ruz, ton successeur, ai décidé de prendre la vie de notre Grand Pope ? Et si nous devions continuer dans ce genre de récits, nous y serions encore jusqu'à la fin des temps.

Il n'avait jamais compris cette guerre... Et pourtant il s'y était engouffré, âme en peine, perdue. Un Rêveur isolé, délaissé, abandonné. Un ami qui n'avait pu sauver ceux qui comptait pour lui. Alors pris dans ses tourments il s'est laissé guidé par des mots, des discours. Il est allé. S'est battu. Y a perdu bien plus qu'un bras. Il souhaitait mourir sur le champ de bataille, que tout se termine enfin. Plus de pertes. Plus de tristesses. Plus jamais de sang.

- Les armures que nous portons nous protègent pour que nous puissions faire de même à notre tour, envers les plus faibles. Les plus démunis. Comme tu le fais en cet instant avec Adalrik. Je comprends ta rancœur. Elle raisonne en moi bien plus que tu ne le penses. Mais le passé... est une abyme dangereuse. C'est l'avenir qui guide mes pas.

Son regard se porta alors vers le jeune Pégase à sa droite. L'avenir.

- Je ne suis pas ici pour me battre, je n'ai jamais aimé cela. Je ne te demande que de l'informer de notre présence. Au moins cela. Si lui ne veut pas me voir, alors le message sera clair.

Pourtant, il en était persuadé. Le Soleil devait se lever à nouveau. La nuit avait bien trop duré.


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Message Re: [Mi-Janvier 553] Il n'y a pas de pire aveugle que celui qui repousse la lumière (Paros)   [Mi-Janvier 553] Il n'y a pas de pire aveugle que celui qui repousse la lumière (Paros) EmptySam 4 Juil - 22:35
La tension se faisait sentir de plus en plus, au point que la petite ruelle ensoleillée dans laquelle ils se tenait semblait avoir du mal à la contenir. Cet Amadeus ne portait de toute évidence pas les représentants d'Athéna dans leur cœur. Malgré son apparence froideur, son regard et ses paroles laissaient transparaître la rancœur qu'il entretenait à leur égard. Une telle inimitié était compréhensible, même pour Paros qui n'avait connu de la guerre en Italia que les échos des batailles et les blessés que l'on rapatriait. Cependant c'était précisément pour cette raison que leur mission à lui et à son Maître, était aussi importante.

Malgré cela, l'ancien Oracle ne voulait rien entendre. Au Chevalier d'Or qui avait pourtant tant perdu lors des anciens combats, il reprochait ses actions contre les siens. Pégase, qui savait à quel point ces événements avaient affecté son Maître, voulu intervenir pour défendre Airôth, mais ce dernier prit la parole avant lui. Ayant plus de retenue que son disciple, le Taureau Blanc déclara connaitre et accepter le poids de ses fautes. Tournant un regard où l'admiration pouvait se lire vers son Maître, Paros l'écouta évoquer les souffrances que les deux camps avaient connu en Italia, le devoir envers leurs Dvinités, envers ceux qu'ils devaient protéger... Et finalement, demander uniquement à ce que l'ancien Augure soit mis au courant de leur présence. Bien peu de chose, somme toute. Il restait à savoir si ce plaidoyer parviendrait à passer outre l'inimitié qu'Amadeus entretenait à leur endroit, pour parvenir à solliciter sa raison.

Paros prit quelques instants de réflexion. Depuis le début, lui comme son Maître s'étaient montré sincères avec l'Oracle. Comment cependant prouver leur honnêteté à quelqu'un qui ne les voyait qu'en tant que Saint? Qu'en tant qu'objet de sa haine? Pégase pensa aux Berzerkers qui s'en étaient pris à son village, à sa famille, au Sanctuaire... Il n'était pas prêt à leur pardonner, lui non plus, le mal qu'ils avaient causé.
Pour autant, il se refusait à haïr une masse multiple et anonyme de guerriers au service d'Arès.
Comme son Maître l'avait montré, c'était à chaque guerrier de supporter le poids de ses actes.
Il fallait donc montrer à cet Amadeus que les Saints n'étaient pas qu'un groupe sur lequel il pouvait indistinctement déverser sa colère. Il devait lui montrer qu'ils étaient plus que cela. Paros, à la suite de son Maître, intervint donc en laissant parler son cœur.

    - S'il vous plait... Nous sommes venus justement pour chercher une autre solution et éviter que de nouvelles guerres n'éclatent. Si vous n'accordez pas de valeur à la parole d'un Saint, alors prêtez foi à celle d'un ancien Dormeur qui a connu la terreur de se trouver au beau milieu d'une bataille entre Éveillés. Nous n'avons aucune intention belliqueuse. Nous souhaitons simplement un entretien avec Messire Adalrik afin d'éviter que les tragédies du passé se reproduisent.

En définitive... L'écouter en tant que victimes des anciens combats, plutôt qu'en tant que Saint d'Athéna? Les mauvaises langues diront que c'était là un coup bas, une manigance du jeune homme pour faire appel aux bons sentiments d'Amadeus. Il n'en était cependant rien. En affrontant les yeux froids où les feux de la colère couvaient, Paros ne montrait aucun signe d'une quelconque volonté de manipuler son interlocuteur. Seulement de lui ouvrir les yeux sur qui il avait en face de lui. Et si sa contribution pouvait aider, ne serait-ce qu'un peu, à dissiper cette tension, alors ce serait une réussite à ses yeux.


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Message Re: [Mi-Janvier 553] Il n'y a pas de pire aveugle que celui qui repousse la lumière (Paros)   [Mi-Janvier 553] Il n'y a pas de pire aveugle que celui qui repousse la lumière (Paros) EmptyDim 5 Juil - 11:42
L'ancien Évêque écoutait les deux Saints par devers lui. Il se demandait comment une telle naïveté pouvait encore exister ? Ils étaient donc ici dans un espoir de paix, de rabibochage ? Il était surpris et le cachait pas. Toutefois, un nom. Bran Ruz. Il opina alors la tête en entendant ce nom. Le tueur de Pope avait disparu au moment le plus important de la bataille, son absence avait causé en grande partie la chute du domaine solaire.... Avaient ils des informations sur ce sujet ? Il était clair qu'ils ne seraient pas venus ici sans avoir des éléments de négociation avec l'ancien Augure. Fermant les yeux un moment, il réfléchissait longuement. Puis, le gamin s'y mit à son tour dans le ton le plus mélodramatique.

" Cette question au sujet de Bran Ruz est intéressante, vous avez des éléments là dessus ? Quand à toi jeune homme, l'Éveil nait bien souvent quand le corps et l'âme sont mis face à leur destin. L'entrainement que vous subissez au Sanctuaire est un procédé pour le moins rude afin d'éveiller des Mortels. Athéna n'a pas créé un tel système pour le plaisir. Donc oui, si tu es devenu Chevalier, c'est que la souffrance fait partie de ta vie, réfléchis un peu la prochaine fois au lieu de parler. C'est une chose que l'on m'a apprise dés le début de ma charge ! "

Il voulait donc voir Adalrik. Encore ? Il avait eu une certaine visite au milieu de ce mois et trouvait fatigant de recevoir les Saints ou pseudo-Saints. Pourtant, l'ancien Augure n'avait plus aucune autorité sur les Oracles, il n'était plus qu'un soleil éteint. Il se tourna alors vers le Chevalier du Taureau.

" Tu dois te tromper, l'actuel Augure est entre les mains de ton Maître non ? Pourquoi venir voir l'ancien Augure qui profite d'un repos bien mérité après des années au service de notre Dieu ? De plus, il n'est pas une menace pour vous ? A moins que vous vouliez terminer le travail... "

Soudain, comme une explosion de lucidité dans sa tête, il comprit. Il avait baissé sa garde un instant et avait été prêt à accepter de les écouter, quand... il comprit que le meurtre était le but de ses interlocuteurs. Il ne débattait pas sur le coeur de ces derniers. Toutefois, le sens du devoir, le service d'Athéna, méritait de vendre son âme pour porter la lame de la déesse là où elle l'ordonnait.

" J'ai compris. J'ai été naïf. "

Il leva la main et des archers apparurent sur les toits à côté. Des humains visiblement, il n'avait qu'à baisser la main et les flèches sacrées qui brillaient étrangement porteraient leurs coups. La survie d'Adalrik avait un prix. Il ne comptait pas laisser le destin s'abattre sur lui encore une fois. Dans un souffle, un cosmos attira son attention, à l'extrémité de la ruelle. Légèrement aveuglé par quelques rayons de soleil. Une voix grave et noble l'interpella alors.

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La suite au prochain post, attendez l'intervention du nouvel intervenant. Merci.

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PârisPârisArmure :
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Message Re: [Mi-Janvier 553] Il n'y a pas de pire aveugle que celui qui repousse la lumière (Paros)   [Mi-Janvier 553] Il n'y a pas de pire aveugle que celui qui repousse la lumière (Paros) EmptyDim 5 Juil - 12:23
L'ombre semblait se dessiner entre les ombres et les lumières et un homme aux longs cheveux blonds, retenus par un catogan, entrait en scène. Il portait une grande tunique rouge et verte, ainsi qu'un grand châle de soie d'un blanc immaculé. Quelques bracelets multicolores sur son avant bras, ainsi que de bagues à la main qui le suivait, il paraissait être une statue vivante. Ses yeux azuréens s'abaissèrent un instant vers Amadeus qui mit un genou à terre, les archers se retirèrent. Au même moment, comme si un ballet prenait place, des gardes bloquaient les rues afin que personne n'entende ou ne voit ce qui se tramait dans cette partie de la ville.

Plissant légèrement les yeux, les deux Saints virent les lanières de leurs Cloth Box éclatées en un instant. Tombant lourdement sur le sol les deux armures semblaient s'enfoncer dans le sol sous le poids d'une gravité hors du commun. L'inconnu tourna ensuite son attention sur ces derniers. Il s'approcha alors et fit une légère révérence.

" Voici donc des petits oiseaux bien loin de leurs nids ! Je me présente à vous, je suis le Grand Diacre, Pâris, fils de Priam. Le seigneur Adalrik ne vous recevra pas, il ne le peut actuellement. Puis je donc vous aider ? "

Ce qui était étrange avec cet homme, c'était qu'il ne dégageait aucun cosmos. Il semblait être en totale harmonie avec son environnement, comme s'il le commandait d'une simple volonté. Amadeus n'avait pas bougé d'un millimètre, toujours un genou au sol. Le temps s'était arrêté. Le doux regard de Pâris continuait à les observer tous les deux. Bien des questions semblaient traverser son esprit mais il n'en disait rien, il était comme au-dessus des autres d'une certaine façon. D'un geste de la main, il continua.

" J'ai le marché aux esclaves à visiter dans quelques minutes, je vous prierais d'aller au plus vite ! "

Il laissait le silence se mettre en place. Ils étaient tous les acteurs de la scène de ce Théâtre, tragédie, comédie, ou simplement l'art de l'absurde... La question était posée.

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Il tenait son rôle. Il évitait tout ce qui pouvait le déranger ou ne l'intéressait pas. Nul doute qu'il possédait des œillères centrées sur sa haine des Saints et ne laisserait rien passer d'autre. La moindre parole était un prétexte pour pouvoir la renvoyer à ses interlocuteurs, crachant avec véhémence son mépris. Cet homme était aveuglé. Déchiré peut être... Le visage d'Airôth se fit moins dur, alors même qu'il critiquait ouvertement son élève. Inutile de lui répondre, inutile de chercher à affronter ses mots : il ne voulait que cela. Pure provocation.

- Ainsi pour seule réponse, je n'aurai qu'une question. Encore une fois, je ne suis pas ici pour savoir qui a lancé une pierre.

Inutile de s'attarder sur le cas de tueur de Pope, s'il souhaitait savoir quelle que chose, qu'il le demande clairement. Le sujet n'était pas là. Peut être qu'aborder le cas d'un meurtre était problématique, pour peu qu'Amadeus ne veuille entendre que ce qu'il souhaitait. Aborder ce sujet fut déclencheur d'une idée donc : la vengeance.

- Tu te trompes Amadeus ! Nous ne...

Trop tard. Le temps des discussions était terminé. L'ancien Oracle avait levé la main et déjà, au dessus d'eux, une armée était prête à décocher leurs flèches sur les deux Chevaliers. Un soupir et le Taureau leva la tête et ferma les yeux, ne bougea pas. Que pouvait-il faire ? Attaquer ? Jamais. Se défendre ? Peut être oui. Avait-il peur ? Certainement pas. Pas pour lui, en tout cas. Au moindre signe il interviendrait, Paros ne serait pas en danger.

- Ne bouge pas Paros. Reste calme, tout ira bien.

C'est à ce moment que son regard se porta derrière Amadeus, instinctivement. Peut être avait-il entendu les pas, ou bien le cliquetis de ses bijoux. Au milieu des ombres jaillit la lumière. Adal... La surprise avait envahi le visage de l'Egyptien. Non, ce n'était pas lui. Car déjà il se présentait à eux. Les sangles de leurs boites virent à céder sous son influence, laissant les réceptacles des armures s’écraser au sol sans un fracas certain. Plus qu'il ne devrait y en avoir. Le message était clair : elles ne devaient être utilisées. Adamdeus ploya le genoux, révellant ainsi la supériorité de l'homme qui leur faisait face, venu d'un autre temps : Pâris. Etait-ce réellement lui ? Cela ne serait pas étonnant... Un fervent serveur d'Apollon à l'époque des précédentes guerres. Sa présence rappelait à l'Airain celle de l'ancien Augure... Cette sensation... Pourtant, alors qu'il continuait de parler, la différence se fit sentir. Esclavagiste. Non. Ce n'était pas lui.

- Grand Diacre Pâris, je suis Airôth, Chevalier d'Or du Taureau et voici Paros, Chevalier de Bronze de Pégase. J'imagine que vous êtes ici en représentant du Seigneur Adalrik, mais je ne sais pas si vous saurez nous répondre. Peut-être qu'il vous mis dans la confidence quant à la raison de notre présence ici.. Hum... je crois que je n'ai guère le choix de toute façon. La raison de notre venue est la suivante : l'Amphore de Jamir. Nous ne la cherchons pas. Nous ne la voulons pas. Mais des personnes mal intentionnées sont à sa poursuite... Et nous avons eu des informations qui nous semblent pour le moins... étranges à son sujet. Acceptez-vous d'en discuter ? Vous pourrez me poser des questions bien entendu en échange.

Cela serait-il suffisant ? Il en doutait au fond de lui. Pourtant, il ne rentrerait pas au Sanctuaire sans rien. Non.


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Les espoirs du jeune Paros furent déçus. A sa supplique, seule la froideur et le mépris répondirent. Amadeus demeurait insensible à leur volonté d'éviter un futur funeste. Il préféra plutôt leur rétorquer que la souffrance faisait, en leur qualité de Chevaliers d'Athéna, partie de leur vie dès leur apprentissage. Sur le coup, Pégase ne comprit pas où l'ancien Oracle voulait en venir. Parce qu'ils étaient formés dans la douleur, leur était-il donc interdit de souhaiter qu'elle ne soit pas infligée à leur prochain? Ou bien ne cherchait-il qu'à rejeter sa parole, pourtant sincère, en affirmant que la souffrance qu'il avait connu coulait de source? Dans un cas comme dans l'autre, Amadeus de méprenait terriblement. Alors que la confusion se lisait sur ses traits, Paros cherchait tant bien que mal à rectifier le tir.

    - Notre entrainement? Mais cela n'a rien à voir avec ce qui nous amène ici aujourd'hui... Ces enseignements ne sont pas ce qui...

Mais déjà l'homme n'écoutait plus le Chevalier de Bronze. S'adressant à moitié à son Maître, à moitié à lui-même, il s'enfermait dans son schéma de pensée paranoïaque à une vitesse alarmante, jusqu'à finalement céder au sirènes de sa rancune et faire un geste aux yeux discrets qui observaient la scène.
Tout autour d'eux, sur les toits de la ruelle, des têtes de flèches brillant d'une lueur inquiétantes se pointèrent vers leurs deux Saints. Était-ce un piège qu'il leur avait tendu depuis le début? Non. L'enfant. Amadeus les avait prévenu par ce biais et n'avait eu qu'à gagner du temps ensuite.

Sous l'effet de la surprise, Paros recula d'un pas, et se retourna dans l'espoir de trouver de ce barrage mortel une issue pour lui et son Maître. Il entendit cependant la voix d'Airôth dans son dos. L'impératif de ne pas s'agiter. La promesse que tout irait au mieux. Un sourire amer teinté d'ironie se glissa sur les lèvres de Pégase. Ce dernier répondit au Chevalier d'Or sur un ton moins assuré que ce qu'il aurait souhaité.

    - Vous êtes sur? Cette situation ne m'a pourtant pas l'air très brillante... Je préférais quand on faisait nos achats, Maître!

Mais ce frêle bouclier fait d'humour parviendrait-il à tenir face à des flèches enchantées?
Paros n'eut pas l'occasion de répondre à cette question. Derrière lui, dans la direction où Amadeus se trouvait, un nouvelle voix venait de se faire entendre. Tournant à moitié la tête, Paros vit un homme dont l'opulence éclipsait même celle d'Amadeus apparaître nimbé de lumière pour avancer vers eux. Ce dernier venait d'ailleurs de s'agenouiller devant lui avec déférence devant cette personne. Au même moment, des gardes vinrent en arme fermer tous les côtés de la ruelle, leur interdisant par la même tout espoir de sortie par ce biais. Les événements s’enchaînant, ce fut l'instant suivant leurs Pandora Box qui les abandonnèrent, écrasées au sol sous l'effet d'une autorité invisible et supérieure. Cette loi qui s'imposait à leurs constellations, la même qui avait plongé leurs armures dans le sommeil, semblait se concentrer ici à cet instant, sous l'ordre de cet homme qui pourtant ne dégageait aucun Cosmos visible aux perceptions du jeune Saint. Qui était-il donc pour contrôler ainsi la situation par sa seule présence?

Un homme d'importance aux longs cheveux blonds... S'agissait-il d'Adalrik? Non, à en croire ses paroles. Il se présenta comme Paris, fils de Priam. Ces noms évoquèrent quelque chose au jeune garçon... Qui bien vite se rappela des légendes de la Guerre de Troie, dans les temps mythologiques. Une telle coïncidence était-elle seulement possible? Pégase ne sut également quoi penser de son titre. Grand Diacre. Appartenait-il à l'église locale? Il ne portait pourtant pas de signe religieux visible. Paros se fit également la réflexion que la sonorité de ce titre faisait étrangement écho à... "Grand Pope"?

Pendant que cette pensée et ces questions traversaient l'esprit du Chevalier de Bronze, la discussion reprit entre son Maître et le nouvel arrivant. Cette fois-ci, l'élève du Taureau garda le silence. Il n'eut de toute façon pas l'occasion ni la nécessité de s'immiscer dans ce dialogue d'importance. Airôth avait pris la main, et décidé de jouer cartes sur table concernant les raisons de leur venue. Paros se contenta donc de suivre les échanges en restant sur ses gardes, et en surveillant les arrières de son mentor. Après tout, malgré l'apaisement survenu lors de l'arrivée de Paris, les flèches des agents sur les toits étaient toujours visibles, encochées, et prêtes à pleuvoir.


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PârisPârisArmure :
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Les réponses du Taureau mirent Amadeus encore plus sur ses gardes. Ses pupilles perdirent toutefois de cette haine qui était palpable à l'instant. Il restait plus sur la défensive. Pâris avait écouté avec une grande attention l'objet de cette visite officielle. La jarre de Jamir. Prenant son menton entre ses doigts, les bras légèrement croisés, l'ancien Héros de la mythologie réfléchissait rapidement à la situation. Il était clair que le Sanctuaire tenait à les récupérer, malgré les bonnes intentions du Chevalier du Taureau. D'un signe de la tête, il les invita à le suivre. Libérant la gravité sur leurs clothbox, il fit signe à quelques gardes de venir les récupérer.

Ne vous inquiétez pas, ils nous accompagnent juste et vous allègent de ce fardeau jusqu'à l'auberge la plus proche.

Se tournant, l'ancien Troyen prit la direction de la rue qui était encore remplie de monde. Les cris des marchands accompagnaient les vociférations entre voisins. Au bout de cinq à dix minutes, ils entrèrent dans une petite auberge. La grande salle était assez simple, sans fioritures et bien des gens étaient installés afin de profiter d'un moment de repos. S'approchant de l'aubergiste, Amadeus lui chuchota quelques mots et le premier fit signe de le suivre. Il ouvrit une porte qui donnait accès à une petite pièce pour les clients privilégiés.

Des pichets de vin, des gobelets de bois et quelques charcuteries et pain furent posés sur la table qui trônait au centre de la pièce. Pâris n'avait dit aucun mot jusqu'ici et s'asseyait. Les deux gardes qui tenaient les clothbox les posèrent dans un coin et se retirèrent. Ils n'étaient plus que quatre désormais.

Mangez et buvez ! On ne sait de quoi sera fait demain. Pour enfin vous répondre, je sais peu de choses au sujet de cette Jarre de Jamir. Le Seigneur Adalrick était visiblement une personne pour laquelle vous aviez de l'estime. C'est une chose que j'ai noté quand vous avez prononcé son nom. Je vous donnerai donc une certaine présomption de clémence pour l'instant. Pour en revenir à la Jarre, je sais juste qu'elle se trouvait à la Tour des Vents avant sa destruction. Selon Amadeus, elle aurait été remis au soin d'alliés mais on ne sait pas qui et comment, nous en sommes désolé.

Servant du vin, il reprit.

De quelles informations vous souhaitiez nous faire part ?

Dans toute négociation, il y avait partage. Pâris estimait qu'il était clair que se braquer sur le passé ne servait à rien. La logique des Oracles était ce qu'elle était, la destruction de quelque chose n'était pas une fin en soit mais une forme de commencement. Cette forme de pensée était bien loin de celle d'Amadeus... Vrai que bien des Oracles et des artistes de génie avaient été réduits aux acquêts sans la moindre cérémonie avec l'esclavagisme le plus éhonté. Il tourna ensuite son attention sur le chevalier de Pégase.

Voici une lourde responsabilité que vous avez désormais jeune homme, votre armure est source de bien d'inquiétudes par les Dieux eux-même. Un nouveau chevalier de Pégase est donc dans la danse qui se prépare dans cette époque. Nous verrons quel Dieu fera les frais de votre destinée !

Pâris souriait de bon coeur. L'heure était pour l'instant à la détente. Attendre de savoir comment cela allait se dérouler était son premier objectif !

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AirôthAirôthArmure :
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Paros n'était pas rassuré et cela Airôth pouvait le comprendre. Il n'avait jamais été confronté à ce genre de situations à risque. Ici, ils étaient tenus en garde, rien de plus. La méfiance des représentants d'Apollon était légitime mais l'apparition de Pâris avait changé la donne, cela le Taureau d'Or en était certain. Si Pégase n'avait pas été à sa droite, il aurait posé la main sur son épaule pour se vouloir plus rassurant. Le fait que ce dernier chercher à faire de l'humour maladroit ne masquait nullement son inquiétude, bien au contraire.

Pourtant, les paroles de ce personnage d'un autre temps allait dans le bon sens. Il semblait prompt à discuter et le faire ailleurs que dans une ruelle ne serait que meilleur. Des gardes s'approchaient alors, chargé de porter les urnes qui désormais n'avaient plus d'attaches serait effectivement plus simple et il montrait là une volonté de les accueillir en "invités". Il acquiesça donc face à la proposition avant que ce dernier ne se retourne. Airôth quant à lui se tourna vers son disciple.

- Suivons-les Paros, mais garde un œil sur nos armures.

Rien d'allarmant, le visage de l'Egyptien restait serein, néanmoins un minimum de précaution ne ferait pas de mal étant donné les capacités démontrées plus tôt. Il était puissant, avait vécu depuis des temps immémoriaux. Nul doute qu'il possédait bien d'autres forces, quand bien même il n'agissait pas en combattant. Peut-être était_ce là le point le plus préoccupant. Inutile de s'attarder sur ce point pour le moment. Le suivre d'abord, discuter ensuite. Il observa l'homme durant le trajet jusqu'à l'auberge, notant la ressemblance troublante avec Adalrik y compris dans ces gestes.

L'auberge était simple, déjà bien remplie. Les nombreux passants dans cette ville devaient s'abreuver eux aussi, pourtant ils n'allaient pas rester ici. Après une courte discussion avec le tenancier ils se dirigèrent vers une autre pièce, plus isolée, plus calme, à l'abris des oreilles indiscrètes. Paros tenait certainement son devoir et l'Airain allait pouvoir se concentrer sur les prochaines paroles de Pâris. Il s'installèrent, prêts à discuter autour de quelques mets et boissons. Un cadre propice donc. Les pour-parler purent reprendre alors.

- Nous vous remercions pour l'hospitalité, nous étions justement en quête de notre repas comme l'a souligné Paros. En effet j'ai rencontré Adalrik à Rome par le passé et notre discussion m'a énormément apporté tant sur ma vision du monde que sur la vie en général. Il est juste et emprunt d'une lumière sans égale. Qu'il ait mis la jarre en sécurité ne m'étonne pas le moins du monde et je trouve cela rassurant. Si elle attire les forces obscures, il nous faut tous être prudents. Une petite pause alors qu'il porta son regard sur le verre de vin servit, pensif, avant de reporter son regard sur Pâris. Si vous ne pouvez m'en dire plus, peut-être pourriez-vous me dire si les hommes de Poséidon font partie de vos alliés ?

Inutile d'en dire plus. Peut-être cherchaient-ils à brouiller les pistes ou alors ils ne savaient vraiment rien. S'ils étaient enclins à répondre cela donnerait une piste, ou un moins une indication quant à la véracité de l'information. Cela pouvait suffire... Vint alors le moment du retour. De l'échange. Airôth attrapa sa coupe avant d'en boire une gorgée, reposant le récipient sur la table.

- Comme l'a fait remarquer Amadeus plus tôt, vous semblez savoir que votre Augure se trouve au Sanctuaire. Le Seigneur Cuchulainn s'est présenté au bas des marches, seul, pour demander à y être fait prisonnier. Difficile d'en connaître la vraie raison, peut-être était-ce une volonté de votre Dieu. Je peux vous assurer qu'il est traité avec les plus grands égards, il s'entretient fréquemment avec le Grand Pope et profite de moments de liberté. Si notre entretien se déroule bien je pourrai m'assurer d'escorter un des suivants d'Apollon pour que vous puissiez établir un contact avec lui, au moins indirectement dans un premier temps. Qu'en dites-vous ?

Une proposition audacieuse de la part du Taureau Blanc. Audacieuse oui, mais importante. Childéric apprécierait-il cela ? Difficile à dire. Une chose était sûre : la Guerre ne pouvait continuer. Les ombres qui planaient sur le monde devaient être écartées et nul doute que la Lumière y aurait un rôle important. Le soleil devait se lever, une nouvelle fois... Peut-être que cela pourrait-être un premier pas vers cela.


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La tension dans l'air baissa progressivement. Le Taureau d'Or avait trouvé les mots pour intriguer le Grand Diacre, assez pour qu'il fasse geste d'apaisement et les invite à le suivre pour converser ailleurs. Paros eut une hésitation. Amadeus ne semblait pas tout à fait satisfait de cette situation, mais était de toute évidence lié à la volonté de Pâris. Le Chevalier de Bronze décida tout de même de le garder à l’œil, pour éviter de tomber dans un nouveau piège de sa conception. Le jeune homme observa les archers aux alentours se retirer, avant de chercher le regard de son mentor pour y chercher un signe rassurant au milieu de ce flot tumultueux. Comme à son ordinaire, le Gold Saint fut un roc de calme auquel Paros pu se raccrocher. Il lui demanda de surveiller leurs armures. Oui. C'était sans nul doute le plus sage. Plutôt que de s'inquiéter de ce qui allait ou pourrait être, se concentrer sur les tâches à sa portée serait plus productif. L'élève acquiesça, et suivit le Taureau et le Prince en veillant à rester proche des gardes qui transportaient leurs Pandora Box.

Le trajet s'effectua sans encombre, la belle ville rose continuant de vivre, oublieuse des tractations qui pouvaient s'effectuer dans ses coulisses. Pâris les conduit vers une auberge d'apparence rustique et simple, mais où l'on pouvait y respirer l'air du bon vivre une fois à l'intérieur. Après une brève intervention d'Amadeus auprès de l'aubergiste, ils furent conduits dans une salle isolée avec une table et de la nourriture. Là, les gardes déposèrent les réceptacles de leurs armures contre un mur et se retirèrent, laissant les Éveillés à leurs secrets.

Chacun prit place à la table, et dès lors une conversation s'engagea entre Airôth et Pâris. Ce dernier avait une présence agréable, induisant avec aisance ses invités à se détendre. Amadeus restait silencieux, mais Pégase pouvait sentir ses yeux froids continuer de juger les deux Chevaliers. Le jeune garçon pour sa part, suivait la conversation avec intérêt sans intervenir. Des choses intéressantes se disaient, et bien que leurs enjeux le dépassaient grandement, le garçon veillait à ne pas en perdre une miette.
En parlant de miettes, timidement Paros tendit la main pour se servir du pain et quelques tranches de charcuterie. Alors qu'il mordait dans la nourriture, Pâris le surprit en s'adressant à lui. Il mentionna la réputation de son armure, et de ses porteurs. Le Chevalier de Bronze prit un air gêné. Le sourire désarmant du Prince Troyen le faisait hésiter sur la réponse à donner à ce sujet qui le touchait particulièrement. Il décida finalement de rester bref, afin que cet entracte au milieu de la discussion du Prince et du Taureau ne la dévie pas trop de son sujet premier.

    - Vous me donnez trop de crédit, messire. Je n'ai pas la prétention de pouvoir d'une quelconque manière inquiéter les Dieux. Bien au contraire, si personne n'avait à "faire les frais" du Chevalier Pégase, cela me conviendrait tout à fait. Mais je ne suis pas naïf au point de croire que ce sera toujours le cas. J'espère que le moment venu, je serai digne de mes prédécesseurs. C'est un héritage dont je mesure le poids.

Non, vraiment, il n'en ignorait rien. Son grand-père l'avait abreuvé des exploits des anciens Chevaliers. Longtemps, Paros s'était imaginé comme l'un d'eux, à protéger l'humanité contre les forces qui la mettaient en péril. Cependant à présent que ce Rêve était réalité, et que l'euphorie d'avoir obtenue une Cloth était passée, les choses étaient bien différentes. Il ne ressentait désormais que peu d'affinité avec cette image que tous semblaient entretenir du Chevalier Pégase. Son symbole était devenu une pression qui pesait sur le jeune homme. Paros ne savait trop encore quoi penser de ce conflit qu'il sentait germer en lui, et que sans le savoir le Prince Troyen venait de mettre à jour dans ses pensées.

Fort heureusement, les échanges entre son Maître et Pâris ne tardèrent pas à reprendre, épargnant au jeune garçon d'avoir à s'étendre sur ce sujet épineux. De la question de la jarre de Jamir, qui avait semblait-il été mise à l'abris en Italie, la discussion progressa jusqu'à aborder la celle de l'Augure d'Apollon. Ce mystérieux prisonnier, sur lequel les aspirants comme Paros n'avaient entendu que de vagues rumeurs, était détenu au Sanctuaire, et Airôth offrait aux suivants du Dieu Solaire l'occasion de renouer le contact avec lui. Le jeune Chevalier n'était pas assez au fait des affaires du Monde pour savoir tout ce que cela représentait, mais s'il s'agissait là du début d'un nouveau dialogue entre Athéna et son frère, qui pourrait leur épargner des guerres futures, alors il était heureux d'y assister.


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PârisPârisArmure :
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Message Re: [Mi-Janvier 553] Il n'y a pas de pire aveugle que celui qui repousse la lumière (Paros)   [Mi-Janvier 553] Il n'y a pas de pire aveugle que celui qui repousse la lumière (Paros) EmptyVen 17 Juil - 21:37
Les deux hommes s'observèrent un instant, en écoutant la proposition du Chevalier d'or du Taureau. Pâris avait été surpris, c'était le moins de le dire. Un lourd silence passa quand Airoth termina d'expliquer sa position. Amadeus restait sur ses gardes mais son regard était passé d'une haine froide à une certaine curiosité. Le diacre réfléchissait à peser toutes les conséquences d'une telle proposition et au crédit qu'on pouvait lui apporter.

Quelques instants plutôt...

Le premier point concernait l'une des trois jarres saintes de Jamir. Le Troyen ne méconnaissait pas l'importance de cet artefact. Légèrement sur la défensive, il était surpris d'apprendre ce qu'était devenu l'un de ces trésors. L'existence de ces trois urnes datait d'une époque ancienne où les dieux et les Titans combattaient... Pensif, il garda ses idées afin de revenir dans la discussion présente. Selon le rapport d'Adalrick, chacune des trois jarres était protégée par une divinité à travers le vaste échiquier ésotérique de ce monde. Pensaient-ils que la Jarre d'Apollon avait été confié à Poséidon et son Légat ?

- Voici une histoire qui revient encore à la surface. Apollon n'a jamais rien eu contre son Oncle divin, on dit après tout que le soleil brille encore plus au contact de la mer. Parler d'Alliance n'est pas le mot adéquat, disons que les nôtres avons toujours été ébloui par la civilisation atlante et sa pérennité, en dehors des cycles de l'Humanité. Enfin, vous imaginez désormais ma question, pourquoi nous demander cela ?

Il prit alors un peu de jambon qu'il coupa en tranche fine avec une certaine agilité. Avec une tranche de pain braisée, il rajouta un peu de confitures de figue et y déposa son jambon. Puis, il coupa quelques morceaux en carré. Il avala ensuite un de ces petits morceaux avec un plaisir non dissimulé.

- Vous devriez goûté cette confiture de figues, elle est divine !

Pendant ce temps là, le chevalier de Pégase avait pris la parole et les deux serviteurs d'Apollon l'écoutèrent avec un amusement non dissimulé. Depuis les Thermopyles, le nom de ce chevalier avait marqué au fer blanc la mémoire des Dieux de l'Olympe. Un seul homme était parvenu à faire de même et c'était le Spectre de l'étoile maléfique de la violence. Pâris engouffra avec appétit un autre morceau de son repas et prit ensuite la parole.

- Votre vision des choses est plaisante, chevalier Paros. Me permettez vous de vous présenter quelque chose si cet entretien se passe au mieux ? C'est juste une fresque d'un ancien chevalier d'Athéna, celui du Peintre.

Dans le temps présent...

En attendant sa réponse, il se concentra à nouveau sur son mentor. Le présent étant revenu à la normal, on en revenait à cette proposition qui avait soufflé les acteurs de cette pièce. Personne au sein de l'Ordre d'Apollon ne se serait attendu à cela, même Amadeus ! Le pire... Le pire, c'était que Pâris ne sentait aucune duplicité dans ses mots, ou, alors, il avait un don pour cacher ses sentiments à un point bien supérieur à ce qu'il avait connu.

- Quelle est votre légitimité à cette proposition ? Pour être précis, qu'est ce qui peut nous assurer que votre parole sera suivie par vos pairs ou votre Grand Pope ? Le Grand Pope Childéric est né d'une grande lignée de Roi, sa noblesse d'esprit est une chose que l'on peut prendre en compte. Mais il est le pourvoyeur des assassinats contre les nôtres.... Enfin, est ce que son second, Narsès, approuvera cette décision ?

Négocier. Oui. C'était possible mais ce genre de négociation demandait des assurances claires entre chaque partie. Amadeus, jusqu'ici silencieux, se détacha du mur où il était adossé jusqu'ici. Après quelques pas, il fit glisser la chaise et s'asseyait dessus. Posant les coudes sur la table, une profonde inspiration se fit entendre avant qu'il ne prenne la parole.

- Bien, si quelqu'un doit y aller, j'ai une idée de l'oracle qui pourrait nous satisfaire pour ce premier contact. Mais, les questions du Grand Diacre doivent avoir des réponses aussi claires que possible. La première garantie que je vais mettre sur la table est assez simple, c'est que le chevalier de Pégase soit notre prisonnier le temps de cette ambassade, une vie pour une vie ! Sauf si le seigneur Airoth souhaite prendre la place !

Le Troyen observa son vieux compagnon prendre les choses en main. Son verre à ses lèvres, quelques gorgées traversaient sa gorge alors qu'il souriait en voyant l'ensemble de la pièce qui prenait place pour le présent et aussi pour le futur...

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Message Re: [Mi-Janvier 553] Il n'y a pas de pire aveugle que celui qui repousse la lumière (Paros)   [Mi-Janvier 553] Il n'y a pas de pire aveugle que celui qui repousse la lumière (Paros) EmptyVen 17 Juil - 22:01

[Mi-Janvier 553] Il n'y a pas de pire aveugle que celui qui repousse la lumière (Paros) CjOzt56T

Une légère lueur apparut au dessus du jambon, comme une étincelle qui prit de plus en plus de brillance. Vive comme une étoile, ils furent aveuglés un instant. Tous les protagonistes se virent sur un plateau rocheux où on pouvait observer un désert autour d'eux. La Cappadoce. Le soleil était à moitié recouvert d'un voile sombre, ne laissant apparaître qu'un croissant de lune. Au fur et à mesure où le soleil reprenait ses droits, ce désert était recouvert de cadavres de soldats, les drapeaux byzantins ornaient encore les corps des morts au combat. Une colonne de soldats continuait son chemin, orné d'une bannière verte brodée d'un croissant lune dorée soutenue par une étoile à cinq branches. Qui étaient-ils ?

Soudain, dans le ciel, ils virent trois spectres qui s'apprêtaient à frapper Airoth et Paros, leurs armures brisées. Ce fut le moment où un guerrier ailé tomba sur eux et déchira les corps de ses ennemis comme un loup affamé. Lui aussi était blessé mais un grand manteau solaire resplendissait autour de lui. Soudain, la voix d'Airoth se fit entendre.

- Vous arrivez enfin Lykeios, ce n'est pas trop tôt, Nicae est en danger ! ATTENTION PAROS !

Le temps que Pégase se retourna, la vision s'était flétrie en un instant. Une migraine énorme avait frappé leurs esprits. Amadeus fixait les Saints mais Pâris lui prit l'avant bras avec un regard qui voulait dire : "Non, ce n'est pas eux, c'est autre chose." Les quatre hommes se regardèrent un instant. Que s'était-il passé ?

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AirôthAirôthArmure :
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La fatalité. Signe du destin, immuable. La tableau dépeint par le Troyen ne faisait aucun doute à ce sujet : le sort des chevaliers de Pégase était indissociable de celui des Dieux. Paros avait reçu une part de l'histoire et avec elle un lourd fardeau. Chacun de ceux qui portaient une armure sacrée étaient voués à connaître un destin funeste, empli de souffrances et de désillusions. Pendant un court instant le Taureau d'Or observa son jeune disciple, sa fouge, son énergie... Ainsi là était son devenir, l'inquiétude des divinité. Un être aussi pur et droit que lui, voué à sa cause, à ses proches, infatigable. Etait-ce cela qu'ils craignaient ? Cette volonté inébranlable qui était sienne ? Il allait grandir, oui, et nul doute que cette journée allait être cruciale pour lui. Mais il était à ses côtés. Le Taureau Blanc avait encore à faire pour le guider de sa lumière. Son regard se reporta sur l'illustre, gardant au coin de l'oeil Amadeus.

- Je pense que vous vous doutez du pourquoi de ma question. Est-il est possible que le Seigneur Adalrik ait remis la jarre au Légat de Poséidon ? Personnellement j'ai du mal à croire à cette information, l'importance de ces jarres n'est pas à prouver, elles doivent être farouchement défendues quelle qu'en soit la situation. Les forces obscures les veulent, si nous voulons les empêcher de mette la main dessus, nous devons savoir si elles sont en sécurité.

La faim d'Airôth ne venait pas. A peine arrivait-il à s'abreuver alors que le jeune Pégase, lui, engloutissait les mets les un après les autres. Une bonne chose, il restait fidèle à lui même. L'Airain mangerait plus tard, les enjeux étaient bien trop grands. Cette mission que lui avait confié le Grand Pope, par delà les risques, prouvait son importance. Il ne devait plus y avoir de guerres, de conflits ridicules. Un ennemi plus grand avançait, une ombre immense. Implacable.

Vint alors la surprise lorsqu'il annonça vouloir faire en sorte que le contacte entre l'Augure et ses hommes puisse s'engager. Il ne s'attendait pas à une telle réaction des deux hommes, avait su lire sur leurs expressions qu'ils ne pensaient pas que cette venue, et les paroles du second gardien étaient sincères. Pourtant, si. Les informations concernant la jarre étaient importantes, sans aucun doute, mais il y avait un enjeu plus grand. L'aube devait arriver. Quelqu'un devait se charger de ramener la lumière sur le monde. Le passé pesait sur ses épaules, la culpabilité aussi certainement. Avant cette guerre, jamais il n'avait pris une seule vie. Les erreurs... elles ne pouvaient être oubliées. Elles ne devaient pas l'être. Il fallait les conserver et s'employer à faire en sorte qu'elles n'arrivent plus. Pâris d'abord, voulait confirmation de la bonne volonté du Saint, évoquant les morts à nouveau et les actions de Narsès. A l'évocation de son nom le visage d'Airôth perdit son léger sourire. Amadeus ensuite, entrant de nouveau dans la danse et demandant une garantie. Une vie contre une vie... Cela, il s'y était préparé malgré certaines interdictions. Promesses. Pourtant...

- Ma légitimité ? Je représente le Grand Pope en cet instant. C'est sur sa demande que je suis venu à la rencontre du Seigneur Adalrik. J'aurai pu refuser qu'il ne m'en aurait pas tenu rigueur, mais moi, je le voulais. Childéric du Lion a du sang sur les mains, autant que celui qui vous fait face. Etait-ce autant sa volonté que la mienne ? Je ne pense pas. Childéric le Grand Pope, lui, m'a demandé de renouer le contact avec les représentant d'Apollon et... ce Narsès n'a rien à dire face à cette décision. Son poing se referma près de sa coupe. Savez-vous ce qu'Adalrik et moi avons fait lorsque nous nous sommes rencontrés à Rome ? Nous avons brisé des chaînes. La femme que j'aimais, qui m'a guidée dans la lumière est venue à moi ce jour lorsqu'ensemble nous l'avons libérée de la servitude. Si j'oeuvre sous l'égide d'Athéna aujourd'hui c'est en ce but : Que les guerres cessent. Que les hommes soient libres et non vendus...

Un long soupire nasal. Son sang froid avait été ébranlé à l'évocation de ce nom. Pire que les morts, l'esclavagisme qui avait suivi les assauts en Italia. Narses... Airôth ne comprenait pas ce que cet homme faisait pour Athéna. Il n'avait pas compris la guerre non plus, mais aveuglé il y était allé. Faillible. Il n'était qu'un homme après tout. Sa main se libéra lentement.

- Ce que vous demandez... Je le comprends. Cela ne pourra se faire avec si peu d'information vous vous en doutez. Notre échange devra être plus conséquent et...

Rouge. Une puissante lueur vint leur masquer la vue. Sans même réfléchir un instant de plus le Taureau d'Airain se leva pour se placer devant Paros, la bras devant lui, prêt à tout. Une fois qu'il put voir à nouveau il observa cette grande plaine rocheuse, presque infinie. Le soleil était sombre et autour d'eux s'étendaient les vestiges d'une guerre, encore. Il reconnaissait là les bannières, semblables à celles durant la campagne d'Italia. Des guerriers au sol, des armures qu'il ne connaissait pas sur certains. Au loin, des bruits de pas martelant le sol. Une armée approchaient, brandissant un drapeau sinistre. L'étoile à cin brancle, le croissant de lune évoquant celui que le soleil formait. Devant lui, son bras était paré de son armure dorée, brisée, fissurée. Dans les cieux, trois ombres tombaient vers eux. Avant même qu'il ne puisse réagir une puissante lumière traversa le ciel pour déchirer ces assaillants aux armures de mort. Et il s'entendit alors, parlant à cet homme tout aussi affaibli qu'eux. Lykeios ? Nicae ?

Une puissante douleur le frappa alors, portant sa main sur sa tempe en relâche un souffle les dents serrés. Il rouvrit les yeux, portant rapidement ces derniers sur Paros derrière lui. Il était là, saint et sauf. Puis vers les deux hommes de lumière. Pâris tenait le bras d'Amadeus. Que s'était-il passé ? Etait-ce... Son étonnement se mêlait à un sérieux certain, les yeux grands ouverts et sourcils froncés. Il posa sa paume sur la table.

- Seigneur Pâris... était-ce vous ? Etait-ce... l'avenir ? La guerre... encore. Je vais combattre aux côtés du fils d'Apollon, l'avez-vous vu aussi ?! Oui... Si vos informations me semblent justes, votre homme pourra approcher le Sanctuaire et je resterai avec vous jusqu'à son retour.

L'avenir. Etait-ce réellement l'oeuvre de Pâris ? Un pouvoir plus grand que celui d'Adalrik avait été mis en oeuvre ici et rien n'émanait du héros de Troie. La guerre approchait en une armée sombre, masquant le soleil, Saints et Oracles combattaient côte à côte. Voilà pourquoi il était là.

Et dans son esprit, une voix se fit entendre, un murmure du passé. Son poing se serra.


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    - Une fresque...? Oui, si nous en avons l'occasion, ce serait avec plaisir, Grand Diacre.

A l'offre de Pâris, le chevalier Pégase avait répondu sans hésiter. Et peut-être sans mesurer la portée de ses propos. L'idée de voir une fresque peinte par un autre chevalier était intéressante, même si le jeune profane doutait de pouvoir l'apprécier à sa juste valeur... Cependant si comme il le pensait cette oeuvre était en rapport avec sa constellation, alors peut-être pourrait-il trouver en elle un signe, une inspiration. Peut-être pourrait-il comprendre comment aborder ce doute qu'il sentait bourgeonner en lui, et comment au mieux revêtir son armure.

Après ce petit écart dans la conversation, le Taureau continua à œuvrer pour en savoir plus sur l'amphore de Jamir, en offrant aux Oracles une solution pour retrouver leur Augure tenu prisonnier. Cette offre semblait avoir troublé les deux suivants d'Apollon. La surprise. L'intérêt. Les doutes. Ces expressions passèrent assez rapidement sur leurs visages, au point que même un novice comme Paros pu s'en rendre compte. Airôth fit au mieux pour faire y faire face et répondre à leurs questions, point par point. Amadeus intervint, finalement, en exigeant une garantie pour assurer que rien n'arrive à l'Oracle qui se rendrait au Sanctuaire. En l'entendant, le jeune chevalier manqua d'avaler de travers.
Lui. Il était la garantie.
Un otage.

Le mot frappa Paros comme une masse. Il ne réagit pas tout de suite, prenant le temps de mesurer ces paroles, et leurs implications. Demeurer ici pendant une période de temps inconnue... Et risquer la mort si quoi que ce soit arrivait en Grèce à l'envoyé des Oracles. Mais pourtant, malgré cette épée de Damoclès au-dessus de sa tête, Pégase ne ressentait pas de la crainte à cet instant, mais un certain... Apaisement. C'était une évidence. Il devait rester. Si les seules autres alternatives étaient que son Maître prenne sa place ou que les choses demeurent telles qu'elles étaient, alors...

Mais le Chevalier de Bronze n'eut pas le temps de terminer cette pensée. Un éclat de lumière s'éleva au milieu d'eux, faisant réagir chacun dans la surprise et l'urgence. Paros eut un recul, trop tard. Il devina juste la silhouette de son Maître se porter devant lui avant que la lueur ne les happe.
Trop vif pour être un rêve, ce que Pégase vit en eut pourtant l'allure... Ou plutôt celle d'un cauchemar. L'odeur ferreuse du sang et des cendres de la guerre, la même qu'il avait connu autrefois et qui continuaient de le hanter. Cette fois cependant, y étaient mêlés l'air brûlant et sec d'une étendue de sable. Au-dessus d'eux, un soleil dévoré par une ombre sinistre. A leurs pieds, une multitude de cadavres de soldats byzantins, dont le sang versé transformait le sable en boue rougeâtre. Et au loin, une autre armée, progressant en marchant sur les restes des vaincus.

Son Maitre était à ses côtés. Son armure d'Or était brisée, comme la sienne. Et ce fut ainsi vulnérables que trois ombres surgirent pour les attaquer. Les guerriers vêtus de sombres protections furent cependant brisés par l'assaut d'un nouvel arrivant, un combattant ailé nimbé de lumière. Son Maître parla, portant dans ses paroles des noms qui lui étaient inconnus... Puis le sien. Dans a panique. Le danger qu'il sentait dans son dos. Il se retourna, mais le temps manqua.

L'image se brisa avant qu'il puisse voir la menace qui s'apprêter à s'abattre. Paros était de retour à cette table, dans une auberge à Tolosa. Ne restait de cette vision que ce présage terrible, et un mal de crâne qui l'était tout autant. Le jeune chevalier se prit sa tête dans ses mains et posa ses coudes sur ses genoux. Juste un instant, il voulait disparaître. Il ne s'entendait plus penser avec cette douleur qui lui vrillait le crâne...
Mais le silence était un bienfait dont les Éveillés n'avaient pas le luxe. Airôth venait de prendre la parole. Tout comme son apprenti, il ne comprenait pas ce qu'il venait de se passer. Ce que Pégase saisit sans mal, cependant, c'était qu'une fois encore son Maître avait l'intention de sacrifier sa personne. Pour un noble cause, certes, mais sans prendre en compte les conséquences que cela aurait pour lui, et pour ceux qui tenaient à lui. Pas cette fois. La gravité de la situation n'était certes pas la même que ce qu'il s'était passé pendant la guerre d'Italia, mais dès lors qu'il était à ses côtés Paros ne comptait pas le laisser répéter ses erreurs.

    - Non, Maître... Je resterai.

Le ton avait été ferme, malgré la mâchoire serrée par la douleur. La main de Paros vint saisir l'avant-bras d'Airôth, celui-là même qui l'avait protégé du danger de cette vision, et tira pour ramener le regard de son mentor vers lui. Ses yeux rubis se levèrent pour aller se planter dans ceux du Taureau d'Or. Au-delà de cette migraine qui le faisait souffrir, en lui pouvait se lire une lire un une détermination empreinte de supplique.

    - Je ne peux pas comprendre tout ce que vous avez traversé, ces dernières années... Mais je ne crois pas que c'est en restant ici que vous vous libérerez de ce poids. Retournez plutôt au Sanctuaire et assurez-vous que le dialogue s'installe entre les nôtres et les Oracles. Peut-être que le représentant d'Apollon pourra vous aider à faire la paix avec le sang que vous avez versé.

Les affaires politiques qui dépassaient celles des nations... Les miracles occultes qui permettaient de voir des fragments du futur... Le jeune Chevalier ne pouvait comprendre tout cela. Le cœur de son Maître, en revanche, était un domaine qu'il connaissait. Airôth était trop prompt à vouloir supporter le poids du monde sur ses épaules. Parce qu'il se savait plus fort que les autres, parce qu'il avait plus souffert que les autres, il était toujours le premier à se dévouer, à s'infliger des souffrances pour en épargner les plus faibles que lui. Paros admirait cela, chez son Maître. Il incarnait à ses yeux le héros resplendissant des histoires de son enfance.
Mais ici, c'était différent. Airôth ne cherchait pas à protéger. En se livrant aux Oracles, son apprenti ne pouvait s'empêcher d'y voir la recherche d'une expiation. Les morts qu'il avait causé dans la guerre passé, les pertes infligées aux Oracles d'Apollon, avec qui il avait tant d'affinité... Paros ne pouvait le blâmer de chercher le pardon pour tout cela. Mais il avait également le sentiment que son mentor s'y prenait de la mauvaise manière. Et si pour le convaincre, le cœur ne suffisait pas... Alors il utiliserait aussi sa tête!

Le mal de crâne du chevalier commençait à présent à se dissiper. Il se releva lentement pour faire face à la large et haute stature de son mentor, et croisa ses bras devant lui, l'air décidé. Il n'avait pas terminé son argumentaire! Et le Taureau Blanc n'allait pas échapper à tout ce que son jeune élève avait à lui rétorquer.

    - Et puis, d'un point de vue plus pratique, si vous me renvoyez seul, il me faudra des semaines pour retourner au Sanctuaire! Peut-être plus! Alors que si vous utilisez vos dons, vous pourriez faire l'allez-retour en une journée à peine. Ma captivité ne serait que de quelques jours tout au plus... Et vous avez vu cette vision. Quelque chose se prépare. Nous n'avons pas de temps à perdre en voyages interminables!

Il les voyait encore, ces guerriers sombres, ces innombrables vies perdues... Cette image qui resterait longtemps gravée au fer blanc dans sa mémoire, Paros en ignorait la provenance, ou même la signification. Mais il devait en prendre compte, et s'y préparer... Pour ne pas revoir cette air de peur sur le visage de son Maître, le moment venu.
Alors qu'il repensait à tout cela, Pégase se tourna vers les Oracles. Il n'avait pas eu l'intention de donner en spectacle ce désaccord avec son Maître, mais c'était là à n'en pas douter la seule occasion qui lui serait offerte d'éviter que le Chevalier d'Or fasse une erreur. A présent que la tension retombait, voilà cependant que les questions refaisaient surface. Et celles-ci étaient nombreuses, dans l'esprit du jeune homme. Ce fut l'air confus et interrogateur qu'il s'adressa autant à son Maître qu'à leurs hôtes, dans l'espoir qu'ils puissent partager leurs lumières avec lui.

    - D'ailleurs... C'est normal pour les Éveillés, d'avoir des présages comme ça?


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Il savait. A peine avait-il entendu le premier son de voix de son disciple, le Taureau d'Airain avait compris. Les pupilles se voilèrent et un léger soupir se fit entendre. Pourquoi, Paros ? Question purement rhétorique car il connaissait la réponse, savait de quel bois était fait le jeune garçon qu'il avait recueilli et entraîné ; De ceux qui plient sans jamais rompre. Il sentit sa petite main sur son bras, tirant comme pour accaparer son attention. L'Egyptien se tourna légèrement vers lui pour capter son regard. Un bon choix autant qu'une erreur il le savait, tout comme il ne doutait pas un seul instant que jamais Pégase n'abandonnerai sans s'être exprimé. Alors, patient, il tendit l'oreille, observant ce visage emprunt de détermination.

Il avait su percer à jour une partie de la pensée de son maître, mais de là à penser qu'il cherchait uniquement la rédemption... Une chose était sûre dans l'esprit d'Airôth : rien ne serait pardonné. Jamais. Le sang ne se lavait pas, il tâchait, il pénétrait et contaminait. Une partie du passé qui s'entêtait à retenir ceux qui avaient le malheur de le regarder. Et lui dans tout ça ? Difficile de dire que jamais il ne songeait au mal causé, aux pertes, seulement il les savait immuables et tout ce qu'il pouvait faire désormais c'était d'avancer en tentant de faire les choses au mieux. L'espoir d'un Rêve peut être inatteignable mais qui donnait, au moins, un sens aux actes.

L'enfant devenait homme. Pour un court instant, un moment fugace l'élève dépassait le maître. Il s'était levé pour lui faire face, l'affronter en croisant les bras. Si le Taureau était taquin il aurait pu le targuer de vouloir le provoquer en tenant cette pose que lui ne pouvait plus exécuter. Pourtant il n'était pas dans cet état d'esprit, continuant d'observer et d'écouter que que le Cheval Ailé clamait avec fermeté. Il avait raison et cela lui perforait le cœur. Un titre l'avait forgé, l'avait aidé à se tenir droit en toute circonstance. Aujourd'hui il trouvait ses limites. S'il devait y avoir un prisonnier nul doute qu'il ne pensait qu'à lui, rejetait l'idée de voir l'avenir enfermé à sa place. C'était son rôle après tout, celui de se tenir en rempart protégeant tout ce qui comptait réellement en ce monde. Mais il fallait voir plus grand, plus haut et plus loin et cela il n'avait jamais su le faire. Le présent l'accaparait bien assez et résister à la tentation de regarder en arrière était tout aussi épuisant. Alors ce titre, il n'allait plus être sien. Sa senestre se releva pour se poser sur l'épaule de l'homme qui lui faisait face. L'épaule, oui, pas la tête.

- Paros... tu ne portes cette armure que depuis quelques semaines. J'ai vu en toi bien des choses lorsque tu es venu me trouver tout poussiéreux en bas des marches. Je te l'ai dit, un jour tu feras un brillant Chevalier d'Or. En attendant tu es déjà un Preux Chevalier.

De nouveau il arborait son sourire rassurant, se tenant droit et fier avant de l'imiter, se tournant vers les deux hommes d'Apollon en même temps que Pégase, sans lui lâcher l'épaule. Si Pâris était aussi éclairé qu'Adalrik il saurait répondre à sa question, sujet sur lequel le Taureau d'Or ne pouvait l'aider. Lui même avait encore du même à saisir les complexités de l'ésotérisme après tout.

- Ainsi... Le Chevalier Paros restera avec vous si cette discussion aboutit. Mais vous devez nous donner des réponses avant. L'avenir est en jeu, le notre, le votre... Je veux que nous soyons prêts. Le voulez-vous aussi ?

Et le poids qu'il allait devoir porter désormais était bien plus lourd et douloureux.


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- C'est malheureusement impossible. Adalrick n'a pas pu...

La voix de Pâris se consuma devant un chagrin évident mais contenu. Un regard d'Amadeus le poussa au silence mais il ne savait que dire. Cette Jarre. Maudite soit elle ! Constatant que ce poison ne cessait de faire du mal aux Oracles comme aux Thuathas, il aurait aimé la jeter dans le Léthé et l'oublier pour toujours. Au diable ! Se levant, il s'approcha d'Amadeus et le fixa avant de se tourner vers les deux Saints.

- Adalrick est encore en sommeil. J'ai pris son nom afin d'alerter les miens et les amener à nous. Le poison de Phantasos continue de l'enfermer "Là-bas" et malgré nos efforts, nous ne sommes pas parvenu à le ramener. Apollon nous a ordonné de le mettre en sécurité quelques heures avant qu'il ne se rende à Athéna. Même l'ancien Chambellan de la Tour des Vents, aujourd'hui à Rome, n'est pas au courant de ce stratagème.

Amadeus allait sortir de ses gonds quand un regard de Pâris suffit à le faire taire.

- Si le Grand Pope veut savoir ce que nous avons fait de cette Jarre, il lui faudra se débarrasser de Narsès. Pour une raison que je ne comprends toujours pas, Athéna protège cette âme damnée. Apollon m'a signifié autrefois qu'Athéna avait des raisons louables de l'avoir à ses côtés. Je n'ai pas la mansuétude de mon Maître. Arrêtez Narsès et vous aurez mon concours et vos réponses ! Et dites au Pope que je le dis avec le sourire. Il comprendra ainsi ma détermination.

Amadeus ne disait rien. Conscient certainement de ce qu'il se passait en cet instant, Pâris sortait du bois et prenait ses responsabilités. Alors qu'il allait en rajouter une couche, le fils de Priam et Amadeus sentirent quelque chose se matérialiser autour d'eux. Le sang, le fer et les larmes. Ils se demandaient bien ce que cela voulait dire. La vision n'était pas qu'à l'adresse des deux anciens Oracles, elle semblait avoir traverser l'esprit des deux Saints de la même manière. Étrange phénomène, c'était comme une distorsion du temps mais... Non, c'était autre chose mais le Grand Diacre était bien incapable d'en comprendre la portée.

- Oui, nous venons de connaître un événement similaire. Et non, cela n'est pas d'Apollon, c'était trop clair, trop limpide. Je ne sais ce qui arrive mais certains rapports d'anciens Oracles font état de ce genre de processus, on les appelle les Eclats. Nous n'avons pas plus d'informations à ce sujet malheureusement.

Une bonne minute passa avant que Pâris ne se reconcentra sur ce qui se passait.

Le second point en venait à cette ambassade. Pâris observa l'étrange ballet qui se présenta sous ses yeux. Mais... ils n'allaient pas se battre, entre mentor et élève, pour savoir qui allait rester ? Après une petite minute, la décision vint à son tour. Ainsi donc, ce serait le jeune Paros. Souriant, le Grand Diacre se leva et prit son verre. Il le leva en signe d'amitié.

- Cette fougue me plait chevalier de Pégase, on dirait moi dans ma jeunesse ! Bon, fort bien, j'ai justement ici une des nouvelles Éminences de notre Ordre. Lui aussi doit faire ses preuves dans les heures à venir, affronter son propre destin en quelque sorte et prouver sa loyauté envers Apollon. Je vous le redemande Chevalier, êtes vous prêt à assurer sa sécurité par votre vie une fois arrivé au Sanctuaire ? Se tournant vers Pégase. - Quand à toi, je vais m'occuper de toi et te présenter cette immense fresque dont je te parlais. L'esprit de Thermopyles semble faire un avec toi, c'est de bonne augure...

La tension avait baissé. Pâris ne savait pas pourquoi un Eclat s'était produit, les raisons de ces événements étaient encore très parcellaires sinon inexistantes. Mais il n'allait pas informer les Saints de ses propres questionnements, c'était trop rapide, la confiance devait déjà se forger.

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Impossible. Ainsi, la duplicité venait de se révéler. Et alors que le Grand Diacre dévoilait ce qu'il était réellement advenu d'Adalrik le Taureau ne put cacher sa surprise et son inquiétude. Enfermé dans les songes, puni par un Dieu. Pâris avait pris son identité, profitant de leur ressemblance. Un plan des plus logique compte tenu de leur situation. Il fallait protéger. Il fallait éviter les drames. L'avenir semblait ne pas être à l'ordre du jour pour eux, le présent prenait bien trop de place.

- Asseyons-nous, Paros.

Le Taureau Blanc se posa donc à nouveau alors que la discussion se porta sur ce qu'ils appelaient "Eclats", cette vision précédée d'une vive lueur rouge n'était pas de leur fait, trop précise, trop réelle selon le Troyen. Ce n'était pas non plus un cas isolé. Un Dieu s'amusait-il à déjouer le temps et l'espace ? Pâris se leva pour porter un verre haut, soulignant la fougue indéniable du jeune Pégase. Airôth, lui, restait assis. Pensif. La situation devenait complexe, les éléments de plus en plus fragile. Lui ? Il pouvait supporter n'importe quel poids. N'importe quel châtiment. Mais lorsque la vie d'autrui entrait en jeu...

- Seigneur Pâris... Au vu de ces informations je crains ne pouvoir assurer la vie d'un envoyé de votre ordre. Pour le moment en tout cas. La personne nous ayant révélé que le Seigneur Adalrik aurait remis l'Amphore au Légat de Poséidon n'est autre que le Seigneur Cuchulainn. Votre Augure. Il semblerait donc qu'il nous ait menti... Et prenant cela en compte, je doute de la clémence du Grand Pope si je venais accompagné d'un Oracle pour qu'il s’entretienne avec le représentant d'Apollon. Vous le comprenez j'espère. Néanmoins... Je ne peux abandonner ici. J'étais prêt à vous confier ce qui a plus de valeur que ma propre vie. Il nous faut donc savoir pourquoi il nous a menti... Etait-ce pour amorcer un rapprochement ? Etait-ce pour dévier les regards envers Adalrik ?

La deuxième hypothèse semblait la plus viable. Il fronçait les sourcils, tentant d'assembler les informations qu'il avait en sa possession. Cette rencontre ne pouvait se terminer ainsi. Il ne le voulait pas. L'avenir.

- Je ne révélerai rien concernant l'état dans lequel il est plongé, vous en avez ma parole. Je souhaite que Paros reste avec vous, en tant qu'invité, le temps que j'éclaircisse la situation avec votre Augure. Je reviendrai aussitôt, et je vous assure que je ferai tout pour que le contact puisse s'établir au plus vite entre vous et votre représentant. Qu'en pensez-vous, Grand Diacre ?

Il ne pouvait faire mieux.


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