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Février 553 AD (Jusqu'au 31 Août 2020)
 
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 [Mi-Janvier 553]Les yeux d'une Tarentule [PV Esther]

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LivLivArmure :
Berserker du Kochtcheï

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Message [Mi-Janvier 553]Les yeux d'une Tarentule [PV Esther]   [Mi-Janvier 553]Les yeux d'une Tarentule [PV Esther] EmptyMar 16 Juin - 15:00


Une vérité venait de frapper la jeune femme de plein fouet. C'était un retour à la réalité, dans sa plus cruelle forme. Depuis le début de son service, son Ombre ne s'était pas éloignée les Forêts ombrageuses de Transylvanie, forêts que ses pensées n'avaient pas même quitté depuis son arrivée. La demeure d'Arès ne laissait personne indifférent et la vision macabre qu'il offrait à ses soldats, de chair, de sang, d'os et d'instruments de torture, suscitaient autant de passions que de dégoûts dans leurs psychés humaines. Les crocs destructeurs en étaient d'ailleurs un bel exemple...

Et que dire de plus, quand l'Hypothalamus venait parfaire ce terrible portrait par quelques hurlements de terreur ? Ces sons étaient les plus purs, les plus sincères dans ce Dédale de Chair. Ceux qui venaient du cœur et que l'on n'extirpait que lorsque les cauchemars devenaient subitement réalité...Malgré tout, Liv ne cilla pas. Cela lui rappelait la demeure de Dragan.

Ces derniers mois, la jeune femme avait suivi l'appel du Kochtcheï et celle de sa Lanterne. Avec elle, la Slavonne ne se perdait jamais. Elle savait tout simplement quel était le chemin à prendre. Avoir audience avec le Pontifex aurait relevé d'un certain privilège pour sonder les alentours, à défaut de sentir son mépris monter crescendo en posant ses yeux sur la lie du peuple, mais c'eut été trop demandé. Sa main serra sa cape, lui donnant des airs de Loup solitaire. La Paix leur faisait de l'Ombre et l'un après l'autre, tous ces Berserkers, toutes ces petites âmes attristées perdaient bien vite leur intérêt. Mais peut-être était-elle trop vindicative ? Tout bas, la jeune femme aux cheveux de feu songea que c'était un défaut à dissimuler, plus tard. Oui, il lui faudrait travailler son image.

Soudain, ses lèvres se rapprochèrent d'un étrange objet, non dissimulée par une cape brumeuse qu'elle portait tout autour d'elle, et qui lui donnait des allures de fantôme. Peu importe. Ses chuchotements avouèrent ses intentions...

"Les prisonniers, très cher. Je dois m'intéresser à ce qu'ils savent. Je n'aime pas perdre mon temps."

Aucune réponse. Le temps plana et la jeune femme sut que quelque chose n'allait pas. La lumière de sa torche, blafarde et inquiétante, clignota faiblement dans ses mains afin d'interpeller sa nouvelle Porteuse. Une respiration, une présence faisait osciller la flamme et son goût pour la discrétion. D'un coup, une texture noire et gluante dégoulina à compte-goutte sur le sol depuis le socle de son arme de prédilection, comme l'aurait fait la cire d'une bougie... Liv retint son souffle, plongea son regard dans les flammes et ses présages. Sensible aux attentions, les Lacrimas du Héros venaient de se prononcer.

Y avait-il quelqu'un, non loin d'elle ?

"Il y a quelqu'un ici ? Une âme indiscrète, hm ? Ou alors je me trompe peut-être... N'aie crainte, approche. Je ne crois pas t'avoir déjà rencontré."

Telle une invitation, sa Lumière illumina avec clarté et légèreté les pourtours de sa Cuirasse immaculée. Ce voile désormais levé, la Centurion des Ossements venait de rappeler l'allégeance que le Héros immortel avait faite au dieu de la Guerre. Tout cela, au prix d'une Vie. Une vie, oui. Pour tacher ses mains...

"Alors, qui es-tu, petit homme ? Petite femme ? Ton souffle est si léger...", avoua la Kochtcheï.

Une invitation, pour l'y encourager. Le visage découvert de la jeune femme pouvait être doux, élégant, composé et son allure, farouche. Mais en son for intérieure, ses ambitions et le sang qui tachaient ses mains étaient aussi limpides que les sanglots transparents de l'Hypothalamus. Sa présence ici-même n'était pas un hasard, après tout. Chacun avait son histoire, son passé, son identité propre. Liv ne faisait pas exception à cette règle. Une Luciole dans ces ténèbres, pas moins alléchée par les échos de la Guerre et ses mensonges, voilà ce qu'elle était. Il était temps de porter plus d'attention à ceux qui peuplaient ce sinistre édifice. Haldor n'avait pas été si inintéressant, dans le fond. Ce frère d'armes, quelque fut son identité, méritait son attention.

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EstherEstherArmure :
Cuirasse de la Tarentule

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Message Re: [Mi-Janvier 553]Les yeux d'une Tarentule [PV Esther]   [Mi-Janvier 553]Les yeux d'une Tarentule [PV Esther] EmptyMer 17 Juin - 11:57

L’Araignée se tenait là, dans un petit coin de plafond, dans un refuge de la grotte des crânes. Petit cocon de sûreté, où elle s’était isolée depuis maintenant plusieurs jours, dans sa posture recroquevillée. Émergeant d’un long rêve, la Tarentule se relevait péniblement, les articulations engourdies. Balayant du regard les recoins obscures de son nid douillé, elle se prit le réflexe de se frotter les bras, contenant un frisson qui la prenait trop souvent ces derniers temps. Ce silence pouvait être pesant, comme maintenant. Heureusement, quelques fois, les environs s’animaient de quelques échauffourées entre soldats de l’armée de la Mort. Enfin, c’était là un passe-temps plus adapté aux brutes qui fourmillaient dans les couloirs du Dédale. Dépassant le seuil de son foyer de fortune, l’enfant se jetait dans le vide, atterrissant en douceur jusqu’au sol. Jadis, sa simple proximité avec ces chiens de guerre suffisaient à l’angoisser. Au milieu de ces prédateurs, elle avait toujours été une proie.

Cependant, avec les années, elle avait gagné en assurance. Cela s’expliquait-il par un gain de puissance ? La sommaire « tranquillité » qui s’était prolongée assez longtemps pour taire l’incessante menace qui planait en ces lieux ? La trouvaille d’un protecteur précieux entre ces murs ? L’amour d’un père qui avait engendré la cathédrale de chair elle-même ? L’ancienneté lui donnant une aura de plus en plus particulière aux yeux des nouvelles recrues ? Un dernier trait qui avait cela d’ironique que son apparence était demeurée la même. Du moins, le pensait-elle tandis que ses prunelles orangées observaient ses mains de couleur cendrée. De sa mémoire, bien des expériences avaient disparu, à commencer par l’expérience de soi.

Était-ce pour cette raison qu’elle explorait par elle-même les artères de cet organisme monumental ? Déparée de l’artifice d’une projection astrale, son corps était vulnérable. Beaucoup de passants pouvaient y voir une proie potentielle. Néanmoins, ils étaient arrêtés par un instinct ineffable. Cette petite fille si chétive renfermait une aura sinistre. Non pas la sienne propre. Mais plutôt, un attachement intime au Dédale. Comme si elle était en quelque sorte une excroissance humanoïde de cet environnement organique qui les oppressaient. La frapper, cela pouvait-il revenir à frapper Velya lui-même ? Certains pouvaient se poser la question.

Le regard creux, une forme d’introspection la travaillait. C’était bien silencieux, aujourd’hui. Plus que d’accoutumée. Était-ce pour cette raison qu’elle s’aventurait loin de son antre, se perdant jusque des domaines qu’il ne lui était pas commun de visiter ? Des hurlements, de se faire entendre. Cris d’agonies qui sont le lot des damnés ayant eu le malheur d’être enfermés dans ces geôles inhumaines. Pouvait-on appeler ces loges des prisons ? On pouvait en douter, eu égard cette réalité qui ne laissait nul témoin pour transmettre l’horreur de la captivité chez les serviteurs d’Arès. Se portant jusqu’au devant d’une « cellule », la petite fille s’accroupissait, observant le spectacle de cet homme torturé, lentement dévoré par les murs organiques de l’hypothalamus. Ce prisonnier implorait son aide.

En réponse, la fille d’Arachné lui renvoyait une nonchalance glaciale. Le regard toujours aussi creux, elle sentait un manque naître en son sein. Ou avait-il toujours été là ? Bientôt, sa vue se faisait plus terne. Une luminosité de plus en plus décrue. En parallèle, une lueur de lui apparaître de plus en plus clairement. La couleur de son essence. Celle de cette âme malmenée. L’Araignée l’observait se faire consumer, lentement, par une maladie bien cruelle. À n’en point douter, ces prisons lui réservaient un sort pire que la mort. Intérieurement, ce spectacle ne lui plaisait pas. Était-ce de l’empathie ? Ou de l’envie ? Sitôt désirait-elle cette existence que la lueur s’éteignait doucement, avant d’entièrement disparaître. À cet instant, ses sens de revenir à la normale. Le corps décharné de cette victime de se montrer désormais inerte. Il avait été libéré.

Quant à savoir où était passée son âme… La Tarentule ne ressentait qu’une unique chose : son sentiment de manque avait disparu. Les serres de sa cuirasse s’étaient relâchées sur son esprit devenu inconscient de cette épée de Damoclès qui la menaçait à tous les instants. Alors, une nouvelle envie remplaçait la première. Cette dernière donnait au carmin de son sang, à la fraîcheur de la chair tout juste désincarnée, un caractère si appétissant que ses crocs s’étaient déjà rapprochés de là sans même s’en être rendu compte. Ceci dit, un battement cardiaque particulier l’arrêta au dernier moment. N’était-elle pas familière de ce rituel ? … Quel rituel ? Se redressant, la perdition se traduisait sur ses traits. Et dans cet entre-deux, Esther perçut une présence, non loin.

S’y dirigeant, elle était de ces papillons de nuit se rapprochant des feux de camp en nuitée, au risque de se brûler les ailes. Une métaphore bien sentie, lorsque l’on considérait la lumière de cette torche qui venait délicatement trouver sa place dans son champ de vision par trop habitué aux ténèbres. À peine arrivait-elle à proximité que la voix de cette étrangère se fit entendre, interpellée par sa présence. L’avait-elle remarquée ? En tous les cas, cette femme l’invitait, et la fillette ne se sentait pas l’humeur d’écouter son instinct de conservation. Aussi se révéla-t-elle à cette personne. Ses prunelles orangées étincelaient doucement dans l’obscurité. La chevelure de jais. La silhouette enfantine. Une robe paysanne. Les pieds nus. La peau cendrée. Une apparence somme toute partagée entre faiblesse et monstruosité. Un entre-deux ambiguë.

– Je ne suis rien de tout ça moi. Juste une petite araignée dans un coin de pièce, lassée de toujours se traîner sur sa toile. C’est pourquoi je suis là. Je m’appelle Esther, et toi ?

Le regard curieux, cette fois, elle ne souriait pas. À vrai dire, elle n’avait pas encore totalement quitté son état d’esprit nébuleux. Pâteuse, elle continuait de s’avancer de quelques pas, pour s’arrêter non très loin de son interlocutrice. Une belle dame, avec un quelque chose de sophistiqué. Un air qu’elle n’avait pas l’habitude de rencontrer ; encore moins ici. Pour autant, ses mains maculées de sang montraient qu’elle était bien à sa place, en cette sombre demeure. Si ses prunelles enfantines s’étaient clairement arrêtées à la vue de ce sang, on ne pouvait y lire aucune peur. Comme si le sang réveillait en elle un sentiment qu’il lui était difficile de bien comprendre. Quelque chose d’indéfinissable. Relevant les yeux vers le visage de cette femme, Esther ne trouvait pas trace de ce sang sur sa mâchoire. N’était-elle pas venue ici se nourrir ? À moins que…

– Tu es venue jouer avec la nourriture ?

Une activité comme une autre, sous ce toit lugubre. Cette idée était loin d’éveiller quelque chose de particulier chez l’enfant. Après tout, c’était là quelque chose de banal. Aussi parlait-elle le plus normalement, sans vraiment réfléchir à ce qu’elle venait chercher dans cette conversation. Juste, elle écoutait son intuition. Au fond, elle sentait bien que cette personne n’était pas exactement comme les autres.


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Codes couleur dialogues : Esther, Arachné.
Chroniques d'une Tarentule, Armure.
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