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Février 553 AD (Jusqu'au 31 Octobre 2020)
 
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 [Mi-Janvier 553] De fil en aiguille [PV Algebar]

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MehryMehryArmure :
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Message [Mi-Janvier 553] De fil en aiguille [PV Algebar]   [Mi-Janvier 553] De fil en aiguille [PV Algebar] EmptyMer 1 Juil - 21:24
Dans le temple du Pope, le lendemain de l'entretien avec Childéric

L’Astre de feu s’éveille dans les brumes polaires, berce les sentiers d’une quiétude marmoréenne. En deçà de son espace, une âme arpente les marches et s’impose au Sanctuaire qui, la veille, lui ouvrait des portes nouvelles. Une présentation inhabituelle, certes, bien qu’arborant les environs depuis naguère ; elle s’infiltre entre les piliers et pénètre dans le temple aux multiples facettes. À l’inverse des manies coutumières et des rituels, l’ombre ne baguenaude pas, mais sillonne l’allée d’un pas pressé, tandis qu’elle se dirige vers l’endroit qui, peut-être, verra naître le fruit de son travail.

Sans attendre, une main se pose sur la poignet, l’enclenche pour dévoiler les trésors dissimulés. Cette pièce, somme toute empreinte de simplicité, sera un deuxième antre pour une durée indéterminée. En outre, un silence s’installe, intime à cesser les mouvements, jusqu’à ce qu’il se brise, emporté par le claquement d’une porte refermée. Aussi, les amandes furètent, observent les quelques piles qui gisent par-terre. Quelques heures auparavant, les coffres et les étagères attiraient son attention, achevaient les ruines de ses suppositions : les documents n’étaient pas en ordre, et sans doute faudrait-il commencer par tout classer, avant de songer ne serait-ce qu’à les consulter. Une tâche d’ores et déjà débuté en sa compagnie, avant de s’en aller, de se reposer pour mieux y revenir.

Pourtant, il reste encore tant à faire…

Piane-Piane, les épaules s’abaissent, l’échine se tord et le reste ne tarde pas à rejoindre la danse des claquements. À l’instar de ses compères, les membres s’allongent et la Serpentes s’étire de fatigue ; pour l’heure, elle ne peut devenir ce lézard qui se prélasse sur une pierre ensoleillée.

— Bon… Allons-y, ça se rangera pas tout seul.

Jetant un œil aux piles de la veille, Mehry s’approche des contenants pour récupérer de nouvelles feuilles à trier et prend place sur le sol, à proximité du travail préalablement accompli. Cette fois encore, un soupir outrepasse la barrière et, déjà, elle se remet au travail, réprimant un bâillement par la même occasion. Ainsi, les mirettes arpentent les lettres déposées sur les papiers, s'interroge sur ce par quoi il faut débuter. Durant un instant, elle oublie qu'il faut trier. Hélas, les interrogations sont illégitimes et, bien assez vite, elle revient à la réalité et commence à remplir les piles qui gisent devant ses mains.

La journée risque d'être particulièrement longue, à n'en point douter.
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Message Re: [Mi-Janvier 553] De fil en aiguille [PV Algebar]   [Mi-Janvier 553] De fil en aiguille [PV Algebar] EmptyMer 8 Juil - 11:19
Il y avait si peu de temps à perdre…

Et dire qu’Algebar s’était inquiété, soucié de n’avoir rien à faire dans un premier temps. Depuis son accession au rang de chevalier d’argent, il avait par tous les moyens tenté de s’accaparer l’esprit sur des choses et d’autres. De se remplir le crâne de futilités, pour ne pas avoir à réaliser tout ce qu’il avait dû faire pour acquérir son armure. Pour ne pas laisser une porte ouverte au poids du deuil et de la culpabilité. Sans même avoir besoin d’y penser, machinalement, il remplissait ses journées jusqu’à la gueule afin d’être par assez épuisé le moment du coucher venu que pour juste s’effondrer et sombrer dans le sommeil tant attendu. Là, il n’était pas à l’abri pour autant. Là, ses songes prenaient le pas sur ses souvenirs, laissant place à toutes les dérives. Mais il trouvait encore ces fantaisies plus supportables que la cruauté avec laquelle la réalité le frappait.

Ses quelques premiers jours au Sanctuaire n’avaient pas été des plus aisés à ce titre. Si le jour de son arrivée avait été bien rempli, cela n’avait pas forcément été le cas des suivants, en attendant de se voir confier ses premières tâches. L’héritier d’Orion n’avait en effet plus trop eu le choix que d’affronter ses démons, tandis qu’il s’économisait en le but de rendre une nouvelle vie au Cerbère. Et son recueillement alors qu’il concentrait son Cosmos avant d’y porter les premiers coups de burin l’y avait directement confronté. Un moment particulièrement difficile, mais qui sans doute l’avait vu mûrir un peu plus. D’un enfant esquivant le souvenir de ses propres actes, il devenait sans doute un peu plus homme, à les reconnaître et les accepter comme siens, avec tout ce que cela impliquait.

Mais tout s’accélérait désormais ! Il s’était vu confier une mission, en tant que chef d’équipe. Khoren des Chiens de Chasse et Elias du Phénix seraient ses partenaires, et il devrait bien parvenir à les faire marcher au pas. Il n’avait pas trop d’inquiétude concernant Elias. Le Phénix venu d’une autre ère semblait discipliné, même s’il pouvait parfois lui manquer une case. De plus, les deux hommes s’entraînaient ensemble dernièrement, avec une ultime séance ce soir même, au cours de laquelle Algebar escomptait bien lui montrer qu’il méritait d’être pris au sérieux. Le chien… ce serait une autre affaire sans doute, et Orion avait déjà exprimé ses doutes à ce sujet. Le Pope cependant avait confirmé son point, aussi n’y avait-il plus à discuter, et juste faire confiance en son supérieur.

Bref, tout cela ne lui laissait qu’un temps limité pour poursuivre ce qui avait été débuté la veille. Le désormais apprenti regrettait un peu de ne pas avoir de plus amples disponibilités pour qu’ils puissent approfondir leurs recherches. Le chevalier de l’Ophiuchus semblait quelqu’un de très sérieux, aussi ne devraient-ils pas avoir de mal à se concentrer et avancer sur leurs recherches. Et le moins que l’on pouvait dire, c’était qu’Algebar était très excité par cet apprentissage. C’était l’objectif dont il n’avait pas eu conscience jusqu’à ce qu’on le lui donne. Peut-être parce que cela n’avait jusqu’alors jamais vraiment fait partie des buts réalistes ? Il savait l’apprentissage long et difficile. Et il n’avait voulu qu’offrir son sang au Cerbère en premier lieu, pas de tenter une réparation lui-même. Mais face à l’absence d’autre solution, Childéric lui avait donné son accord. Et pour honorer la mémoire de son maître, il s’y était plongé pleinement.

C’était sans doute une poursuite de cela qui le motivait encore. Andreas était le passionné des étoiles, des mythes derrière les quatre-vingt-huit, nourrissant un très profond respect pour les cloths d’Athéna. Et cet amour inconditionnel, il l’avait transmis à son élève, prenant chacun de ses récits comme une douce brise bienvenue, contrastant avec l’infâme rigueur de son entraînement. Alors, bien sûr qu’il était enthousiaste, et prêt à donner le maximum ! Il ne savait pas faire autrement de toute manière, selon lui aucune tâche ne méritait d’être réalisée si ce n’était pas pour faire de son mieux. Alors, la veille, il avait avec Mehry passé du temps à ranger et trier les documents jusqu’à ce qu’il ne soit plus capable de continuer. Jusqu’à ce qu’il n’ait pas d’autre choix que de reposer son corps épuisé. Rentré en sa cahute, il s’était écroulé, et dormi du sommeil du juste. Puis pris le temps d’un copieux repas : s’ils ne pouvaient pas faire entrer de nourriture dans la petite salle accordée par le Grand Pope, autant éloigner la faim autant que possible. Alors seulement, il s’était précipité par delà les douze temples. Sans son armure pour une fois, car il devrait bien s’y habituer s’il devait partir en mission sans l’emporter. Et une fois la destination atteinte, de saluer Mehry déjà présente, dont le travail avait apparemment déjà débuté.
- Mes salutations, chevalier. J’espère que je ne vous ai pas laissé oeuvrer seule trop longuement. Où en sommes-nous, que je puisse mettre la main à la pâte également ?
Son manque de pratique en matière de sociabilité devait se sentir encore un peu. Il savait mettre les formes, mais son esprit orienté sur les actes avait plutôt tendance à omettre certaines civilités. Un petit « comment allez-vous ? » n’aurait certainement pas fait de mal ici dans la conversation, et ce n’était pas que l’information ne l’intéressait pas, juste que cela ne faisait vraiment pas partie de ses habitudes que de demander cela. Quand aurait-il enregistré ce mécanisme ? « Bonjour maître, comment allez-vous après cette année entière à me laisser risquer ma vie seul chaque jour ? Oh, moi ça va très bien, cela ne fait jamais que neuf ans que cette situation dure et se répète, n’est-ce pas ?! ». Oui, non, définitivement bien peu à propos… Ce qui ne l’empêchait pas bien sûr dans le cas présent de se montrer tout à fait cordial.


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Message Re: [Mi-Janvier 553] De fil en aiguille [PV Algebar]   [Mi-Janvier 553] De fil en aiguille [PV Algebar] EmptyDim 19 Juil - 9:53
Les feuilles s’empilent à mesure qu’elles arrivent. Pour chacune, des étapes précises s’inscrivent et se respectent ; la rigueur s’annonce nécessaire pour que la fin de cette tâche survienne et l’esprit s’impatiente à l’idée d’apprendre. Cette opportunité sert des objectifs, des désirs et des obligations sur lesquels la Persane refuse de faire des compromis. En cela, sans rechignée, l’âme s’affaire à ses activités, quand bien même elle s’autorise un soupir mérité.

Un écho lointain, le claquement d’une porte parvient à son audition. Toutefois, la masse ne se retourne pas, continue de classer les documents éparpillés et ne laisse qu’une oreille traîner. Cette habitude trouve une récompense sans tarder ; dans son dos, une sonorité familière bruisse, un timbre rythmant une politesse qui, déjà, l’énerve.

— Oh, salut Algebar. On va mettre les choses au clair tout de suite : pas de « vous » ni d’autres marques de respect quel quelles soient. Ici, on est entre nous, donc mets-toi à l’aise.

Détachée, assurément, toutefois parsemée des traces d’une irritation. Les formalités ne font plus partie de ses habitudes depuis de nombreuses années, des années dans lesquelles elle ne souhaite en aucun cas se replonger. Somme toute, les Jades se déportent, oublient les lignes pour un instant et s’attardent sur le nouvel arrivant.

— Comme hier, plus ou moins. Faut dire que c’est un bordel sans nom… Les tiroirs de gauche et la première étagère sont triés, le coffre à côté des tiroirs est en cours et le reste est à faire.

Pour tout accompagnateur, un doigt parcourt la pièce, attire l’attention sur les éléments préalablement mentionnés. Une avancée qui s’effectue à tâtons, nécessaire à la bonne réalisation de ce travail de fond. Toutefois, les gestes s’arrêtent, lui font signe de la rejoindre.

— Mais, avant ça, dis-moi plutôt comment tu te sens. Hier, t’avais l’air mal en point et le fait de rester aussi tard pour commencer le rangement n’a probablement pas amélioré la chose. T’as pu te reposer un peu au moins ?

Pour ne pas commettre d’impairs.

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Message Re: [Mi-Janvier 553] De fil en aiguille [PV Algebar]   [Mi-Janvier 553] De fil en aiguille [PV Algebar] EmptyVen 24 Juil - 22:47
- Oh, heu… oui, d'accord, pas de souci !
Répondit-il simplement, désarmé. Cela eut sans doute l'effet contraire à celui qui était attendu, ne se sentant pas particulièrement à l'aise. Cependant, il se rend compte qu'elle a voulu détendre leur relation, et comprend que ce sera sans doute une bonne chose. N'en restait pas moins qu'il venait un peu de se faire taper sur les doigts tout de même. Reste planté là un instant, ne sachant plus trop que faire de lui-même jusqu'à ce qu'elle lui indique du doigt le travail déjà réalisé. Algebar entre alors pleinement dans la petite pièce au lieu que d'en rester à l'entrée, et se dirige comme pour se mettre à la tâche, mais déjà elle lui fait signe d'approcher, s'inquiétant de son état. Au passage, il s'empare donc de quelques plaquettes, autant ne pas faire le chemin à vide.
- Plutôt bien en fait. Je me suis écroulé de fatigue dès que nous en avons terminé, et ce matin ça allait nettement mieux. J'ai pris un copieux repas, je pense que ça va aider aussi, même si la digestion peut parfois fatiguer elle aussi… enfin… moui, c'est pas très intéressant à noter ça...
Une nouvelle fois, il s'était laissé prendre à son propre piège. Fronce les sourcils, secoue la tête en soupirant, commençant déjà à fourrer son nom dans les écrits antiques qu'il tenait entre ses mains.
- Désolé… Quand je suis un peu nerveux, j'ai tendance à dire tout ce qui me passe par la tête. Je n'ai jamais eu trop l'occasion de me rendre compte que j'avais ce défaut, mais depuis que je suis rentré au Sanctuaire...
Grimace, sentant qu'il dérivait à nouveau. Rassemble alors précautionneusement les tablettes avant de redresser le buste et le regard, portant ses ambres en sa direction.
- Je ne sais pas trop comment je dois me comporter. C'est… parfois difficile de faire le tri, sur l'étiquette. Ceux qui en exigent beaucoup, ceux qui sont plus détendus. J'essaie de deviner quand je peux parler, ou quand je dois me taire. C'est déjà assez dur de base, mais… avec le masque, les intentions et les réactions sont encore plus floues.
« Puis vous êtes une femme », se retient-il d'ajouter. Pour un jeune homme de son age, c'était une donnée à prendre en compte bien sûr. Une raison de plus de stresser, de ne pas savoir que dire. Et puis il avait encore moins l'habitude… Andreas et Eschyle avaient été les seules personnes avec qui il avait pu tenir des discussions depuis son départ d'Athènes. Tous deux étaient des hommes. Tous deux n'avaient principalement été que bataille, sang et honneur. Ce n'était donc pas forcément aisé d'en revenir à « une vie normale », du moins tout aussi normale qu'une vie de chevalier pouvait l'être. L'héritier d'Orion finit par hausser les épaules, comme pour botter en touche une conversation intérieure qui pourrait vite devenir fatigante si la laissait se faire.
- Et toi, comment vas-tu ?
Voilà. Il tentait d'être simplement un être humain comme les autres. Ce qu'il est bien sûr, même s'il peut parfois donner l'impression de n'être qu'une créature gauche. Au fur et à mesure de la discussion avec Ryme, le ton s'était détendu, et ses maladresses moins fréquentes. Quelque part, ne suffisait-il pas que de rompre les inconnues ? Les chevaliers d'or ne l'impressionnaient plus, parce qu'il en avait assez pour savoir que la moitié avait un grain. Le Grand Pope ne le faisait plus bégayer, pour l'avoir vu plusieurs fois en quelques jours à peine. La force de l'habitude, seulement. Alors, autant à son tour chercher à lancer la discussion, désacraliser un peu le côté intouchable de la chevalier masquée, et simplement creuser un peu ce qu'il y avait derrière pour ne plus s'en faire tant.
- Tu es chevalier depuis longtemps ? C'est arrivé comment pour toi ?
Demande-t-il alors, plus sobrement, tout en commençant à ordonner plus sérieusement les tablettes entre ses mains.


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Message Re: [Mi-Janvier 553] De fil en aiguille [PV Algebar]   [Mi-Janvier 553] De fil en aiguille [PV Algebar] EmptyMar 28 Juil - 12:41
Les signes d’une confusion s’esquissent, semble-t-il. Pour cause, le Sanctuaire brasse des identités bien distinctes, au sein des Chevaliers ; des Hommes de condition aux esclaves : les statuts, les religions et les régions natales sont parfois source de disparités et les caractères forgés par l’apprentissage de la vie renforcent sans conteste cette idée. Les formalités, jadis rabâchées par les spirituels, les aïeux et les géniteurs, Mehry les pratiquait sur ses terres d’origine. Hélas, l’enfant a grandi et la fleur s’est fanée lorsqu’elle les a quittés, et tout cela appartient au passé.

Des indications, des interrogations s’assurent de l’état du jouvenceau, tandis qu’il s’affaire d’ores et déjà à ces tâches préalablement assignées. Une tentative toutefois avortée par des mains qui cessent de s’agiter, l’interpellent de manière implicite pour la rejoindre. Le flux s’écoule, les notes s’envolent plus vites les unes que les autres. Finalement, le sang neuf se montre plus bavard qu’elle ne l’aurait cru de prime abord, mais ce n’est pas un mal, en soi. Bien loin de là.

De lui-même, l’adolescent parle et s'arrête, laisse échapper un soupir alors qu’il fouine dans les écrits. Nonobstant ses propres réactions, Algebar s’enfonce dans des excuses, des explications qui témoignent de rares interactions, présagent que les heures à venir se placeront sous l’astre d’une autre forme d’étude : lentement, mais sûrement, les discussions s’amorcent. En cela, les incertitudes se dénoncent d’elles-mêmes, évoquent les comportements à adopter en fonction de l’âme qui se trouve en face ; une problématique connue qui s’estompera avec le temps, lorsqu’il comprendra. Vraisemblablement ne lui avoue-t-il pas tout.

Une mention suscite momentanément son intérêt, soulève un point qu’elle se retenait d’aborder. Le masque d’une Femme est une bénédiction comme un poison, dissimule et révèle cette condition que l’ordre met tant d’ardeur à réprouver – dans l’hypothèse où leur présence se tolère. Les commissures s’étirent alors, mussées derrière cette robuste couverture, inébranlable, jusqu’au jour où elle s’ébrèche.

— Aucun problème, tu peux parler librement et dire tout ce qui te passe par la tête, ça restera entre nous de toute manière. T’es encore novice et tu connais probablement pas grand monde, j’me trompe ? Ça viendra avec le temps, évite les affronts, mais reste toi-même, c’est sans doute la meilleure chose à faire.

Des épaules haussées, décontractées aux affirmations d’un caméléon qui, aussitôt, reprend :

— Bon, tant mieux si t’as pu se requinquer un peu. Et, si t’as pu manger, c’est encore mieux. Écoute, rien à signaler de mon côté, la p’tite promenade nocturne a fait son effet !

Un instant, le cou se rabat sur la gauche, imitant les expressions associées à la réflexion. Cette remarque remue des histoires d’autrefois, hisse les souvenirs jusqu’à proximité de la surface. Or, ils ne restent jamais très longtemps en façade.

— Bonne question. De tête, ça doit faire quelque chose dans les… quinze ans ? À l’époque, on m’a vaguement parlé du Sanctuaire, des gens qui agissaient pour faire avancer les choses et ça m’a intriguée. Et toi alors, comment t’es arrivé là ? Tu as pu rencontrer quelques personnes depuis ton arrivée ?

Un mensonge pour une vérité. Déblatérer sur son passé ne lui apporterait rien de concret ; la Rose du Désert refuse toute manifestation de pitié, de plaintes et de lamentations. Alors, elle noie le poisson, quand bien même Ashkan l’a bel et bien guidé jusqu’aux temples présumés sacrés.

Son attention glisse sur les documents, examine les lettres et les langues. Pour chacun, il existe une pile différente, selon les thèmes fixés la veille. Pensive, elle écoute cependant la suite du discours masculin et, les paupières plissées, sa voix se permet une intervention sur le côté. Pour agrémenter cette future remarque qui sort de nulle part, une paire de doigts se porte jusqu’à ce masque qu’elle garde depuis bien trop longtemps déjà. En cette action réside l’occasion parfaite pour savoir ce qu’il se passe dans son esprit.

— Dis, c’est bon si je l’enlève ? C’est flou pour toi et c’est pénible pour moi de lire avec ça sur la tête, alors autant aller au plus simple…

Puis elle réalise.

— Ah. Désolée de t’avoir interrompu... Vas-y, continue !
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Message Re: [Mi-Janvier 553] De fil en aiguille [PV Algebar]   [Mi-Janvier 553] De fil en aiguille [PV Algebar] EmptyJeu 13 Aoû - 21:14
Elle l’écoute et… enfin, il suppose qu’elle l’écoute. C’est que ce masque est toujours aussi troublant. Personne n’est jamais tout à fait inexpressif. Jamais tout à fait, jamais sur une longue période alors qu’on leur parle, que l’on interagit avec eux. Ce n’était sans doute pas le cas pour elle non plus. Il ne voyait pas les possibles plissements et froncements qui pouvaient s’orchestrer sous cette coque, et plus il la regardait plus un sentiment angoissant s’installait. Et que fait Algebar lorsqu’il est mal à l’aise ?
- Connaître grand-monde ? Pas vraiment en effet. Je ne suis pas de retour au Sanctuaire depuis longtemps en effet. J’ai pu faire quelques rencontres tout de même. J’ai bien sympathisé je pense avec le Bronze du Phénix, et puis le chevalier de la Vierge – enfin, plutôt l’une de ses apprenties – me donne quelques cours. J’ai pu discuter avec Ryme du Lion et Lesath du Scorpion aussi, enfin… pour ce dernier, j’ignore si l’on peut parler réellement d’une discussion… Puis il y a aussi ce type qui doit partir en mission avec Elias du Phénix et moi mais… on ne peut pas vraiment dire que l’on se connaisse. Enfin, ce n’est pas très bien parti pour le moment pour qu’on sympathise vraiment en tout cas.
Il s’est engouffré dans la première question posée, afin de déverser un peu de sa tension qui allait et venait. Il pouvait reconnaître au moins qu’elle faisait quelques efforts, volontaires ou non. Haussement d’épaules, inclinaison du chef. Peut-être est-ce en lien avec sa remarque, ou bien simples réactions naturelles auxquelles il n’avait pas encore fait attention, trop obnubilait par l’absence et le vide que représentait ce masque. Algebar lui répond alors qu’elle en retourne un instant aux documents. Ne fait pas de remarque sur l’ancienneté annoncée, car avec sa tendance à trop parler il sait qu’il risquerait trop aisément de rentrer sur le chemin glissant qu’est l’age d’une dame – du moins il le suppose. Elle avait beau lui avoir dit de parler librement, simplement ce qui lui passait par la tête, il se rendait tout de même compte qu’un « ah ouais, ça date ! » n’avait rien de flatteur en sus d’être franchement déplacé. Alors c’est sur sa propre expérience qu’il préfère enchaîner.
- Eh bien, en ce qui me concerne...
Commence-t-il à vouloir expliquer, alors qu’elle le coupe presqu’aussitôt. Il s’arrête net, la regarde interloqué. Le fait d’avoir été interrompu, cela n’a pas d’importance. Mais ce qu’elle propose, il avait été très loin de s’y attendre.
- Heu… eh bien… Vous avez le droit ? Enfin, « vous », je veux dire, les femmes chevaliers, tout ça. Je croyais que c’était obligatoire, parce que… heu… bah… oui en fait non, je sais pas trop pourquoi… Mais si tu as le droit de l’enlever alors, pourquoi tu le mets ?
Ne peut-il pas s’empêcher de répondre tout de go, faisant fi de ce qu’il était en train de dire à l’instant. Plus tard dans la conversation viendrait alors l’explication sommaire de son parcours… du moins, sommaire pour quelqu’un doté de son bagou naturel !
- Je ne sais pas vraiment comment je suis arrivé ici la première fois. J’ai été élevé à l’orphelinat de Rodorio, et on m’a toujours dit et répété que j’étais né sous l’étoile de Bételgeuse… l’héritier d’Orion. C’est pour cela qu’on m’a appelé Algebar ; ça veut dire « le Géant », c’est ainsi que l’on désigne Orion. J’ai été un peu formé au Sanctuaire, et puis on m’a envoyé dans les ruines d’Hatra. C’était une grande cité autrefois, mais ce ne sont plus que des ruines. Là bas, mon maître m’a entraîné durant presque dix années, afin que je me montre digne de mon destin. Cela fait un peu plus d’une semaine à présent que j’en suis rentré, environ.
Il avait volontairement fait l’impasse sur le type d’entraînement qu’il avait reçu. Le jour de son arrivée, il avait expliqué ce qu’il avait vécu à Elias et Childéric, et il n’avait pas réellement envie de provoquer à nouveau le type de commentaires qu’ils avaient pu faire alors.


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Message Re: [Mi-Janvier 553] De fil en aiguille [PV Algebar]   [Mi-Janvier 553] De fil en aiguille [PV Algebar] EmptyLun 17 Aoû - 5:19
Des oreilles tendues, dissimulées sous une sombre chevelure, accueillent les notes prononcées par l’adolescent ; la nuque ne s’attarde pas dans ses prunelles, mais s’éternise sur les piles qui l’ennuient par avance. Le démonstratif ne lui ressemble guère, de toute manière, mais n’empêche aucunement la curiosité de s’infiltrer dans le coffre dépourvu de clef. À l’abri des regards, elles grandissent, mesurent les degrés de l’utilité et absorbent les informations mentionnées. Ce dialogue provoque d’autres interrogations qui, pour le moment, ne trouvent pas de sortie : la barrière reste close et se concentre sur la suite à venir.

Des noms remontent des abysses de la mémoire ; la majeure partie est plus que connue, bien que leurs évocations se teintent d’une multitude de couleurs, à l’intérieur. Des compétences assurément disparates, autant que la confiance qu’il est possible de leur accorder. Minime, pour quelques-uns qui ne constituent qu’une illusion, qu’un mensonge soufflé tout bas pour qui veut bien l’entendre. Certains, certes, mais peut-être pas tous.

Pour l’heure, l’Ophiuchus note, mais ravale sa langue pour quelques instants. Semble-t-il qu’Orion éprouve le besoin de s’exprimer et, en sa présence, cela prend tout son sens. Ses activités cessent, son attention se reporte dans sa direction et déjà répond-elle aux questions qu’il pose avec sobriété. Ainsi, des affirmations dévalent la trachée, crachent un mélange de tromperie et de réalité. Ni l’un, ni l’autre, mais une ribambelle d’autres choses. Malgré tout, l’ambiance se transforme, se renforce d’une étrangeté dans laquelle, d’ores et déjà, elle baignait. Cela, Mehry s’en rend compte, sans pour autant parvenir à mettre le doigt dessus. Probablement lui faudra-t-il du temps, pour se lâcher complètement.

Cette coupure imposée n’aide en rien, bien qu’involontaire dans son essence, et des excuses ne changeront sans doute pas l’effet préalablement donné. Cependant, sa connaissance limitée sur la question s’avère pertinente et démontre à quel point ce masque ne représente qu’une mascarade. Une importance assumée pour les plus anciens, sévères et coincés. Or, il appert que la nouvelle génération ne s’inquiète que très peu de son respect.

— Parce que, comme tu viens de le dire, c’est obligatoire. Si tu veux, on en rediscutera après. D’abord, continue ton histoire !

Néanmoins, les doigts remontent, frôlent les traits figés dans la matière et enlève la couverture solidifiée, dévoilant par la même des lippes amusées. S’il connaissait les clauses du retrait, il y a fort à parier que le refus aurait primé. Hélas, ce n’est pas encore le cas, alors, elle envisage d’en profiter pour prendre un peu l’air frais.

Les précédentes zones floues s’éclairent, à l’instar de la lueur qui perle dans ses mirettes ; les paroles de tantôt retrouvent la logique qui, jusqu’à présent, faisait défaut. L’héritier d’Orion, prétend-il. Cela ne paraît pas si dénué de sens, pour peu que l’on accepte de se référer à des notions des plus incertaines. L’heure se place sous le signe de l’écoute, celle de ces faux éclaircissements baragouinés. Probablement involontaire, en partie tout du moins, car l’enfant se pare aisément du voile de la gêne. Quelque part, il se retient, et cela lui pose un problème.

Somme toute, le dos se courbe, guidé par un coude en équilibre sur la cuisse ; la joue maintenue dans le creux de sa paume, elle l’observe de ses paupières un brin écarquillées.

— Oh, je vois, c’est pour ça que tu parlais de retour tout à l’heure. Au final, c’est un peu comme si l’armure n’avait jamais cessé de t’appeler, mais les débuts ont probablement été difficiles, non ?

Un peu comme une destinée, indiqueraient les croyants. Une destinée que les enfants ont parfois du mal à accepter. À partir de là, plusieurs profils se dessinent, cachant ou dévoilant les traits les plus laids, selon par quelles ambitions ils sont portés. Rares ne sont pas les apprentis qui s’y sont perdus. Pourtant, actuellement, des mots l’attirent, attisent les flammes sommeillant dans son esprit. Les commissures conservent leurs étirements, s’imprègnent de la concentration et, durant des paires de secondes, imposent le silence.

— Hatra ? Et comment c’était ?

En y regardant de plus près, les ruines permettent de se forger, car il n’y a pas d’autre choix que d’apprendre à se débrouiller.

Une histoire inoubliable, à n’en point douter.
Une histoire aussi noire qu’une nuit dépourvue de lune.
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Message Re: [Mi-Janvier 553] De fil en aiguille [PV Algebar]   [Mi-Janvier 553] De fil en aiguille [PV Algebar] EmptyMar 1 Sep - 10:42
La réponse lui fit pousser un léger ricanement. Pas de moquerie, mais plus clairement de surprise. Il s’était sans doute attendu à une sorte d’explication. Peut-être Algebar allait-il enfin apprendre le but de ce masque réservé aux femmes chevaliers. Non. Il n’en fut rien, et cette simple réponse, limpide, ne lui apporterait donc pas d’autres précisions. C’était obligatoire, au moins voilà un fait qui semblait inamovible, au contraire de ce masque qui tombe, provoquant dès lors une irrégularité qui ne semblait pas la déranger. Au contraire même, elle affiche en même temps que son visage un sourire qui peut en dire long sur ce qu’elle en pense. Lui se fige un moment. La scrute, la dévisage. La regarde un moment ainsi, avant d’opiner comme elle lui avait demandé de continuer.

Une nouvelle fois, il se laisse aller dans un flot de paroles, duquel elle ne l’interrompt pas pour l’extirper cette fois. L’héritier d’Orion est tout de même resté sur sa réserve, et encore bien, mieux valait en garder un peu pour lui. C’était aussi une manière d’apprendre à se comporter de manière plus normale, mieux gérer son stress. S’il parvenait à mettre un terme à ses épanchements à chaque fois qu’il se sentait un peu stressé ou mal à l’aise, ce ne serait que bénéfice au long terme. Cela donne ainsi à son interlocutrice le loisir de commenter, et à la première question posée, son visage s’empreint de gravité. Il semble peut-être plus vieux alors, plus mature, comme cette ombre passe. Mais cela ne dure qu’une seconde, un instant, un soupir.
- Au début, oui. Puis à la fin aussi. Et entre les deux, ce n’était pas franchement drôle non plus.
Son ton est posé. Ni sec ni badin, s’affectant une neutralité recherchée. Il pesait désormais bien mieux les expériences qui lui avaient été données de vivre. Comprenait ce que cela impliquait. Peut-être sur le chemin, en vieillissant, ses souvenirs prendraient d’autres teintes encore. Mais il ne ressent pas en tout cas de besoin de les exorciser. Certaines parts gravées en lui par assez que pour l’affecter, mais qu’il préférait assumer pour lui-même.
- Mais je ne dirais pas qu’elle m’appelait vraiment. Ma destinée m’incombait de me montrer digne d’elle, et je n’ai pas vraiment ressenti d’appel, plus… une responsabilité, un devoir. Ce n’est que lorsque j’ai accompli mon entraînement que je l’ai vraiment ressentie… Lorsque je l’ai portée pour la première fois, je me suis senti… enfin, c’était comme… une sorte de complétion, de plénitude. Deux choses séparées n’ayant pas idées de l’avoir été, mais qui s’emboîtent parfaitement...
Ce n’est plus le même type de discussion. Il ne se perd pas vraiment dans un flot de paroles pour évacuer son stress, mais prend juste le temps de raconter, calmement, comme elle semble s’intéresser. Les fruits du masque ôté, ou simplement que discussion faisant il se sentait plus à l’aise ? Peut-être un peu des deux, mais toujours était-il que dans le ton et l’attitude un changement peut se ressentir. Une nouvelle fois, Algebar laisse un moment de silence se poser. Comme pour assembler quelques souvenirs, ou décider que raconter, avant de répondre à sa dernière question.
- Hatra est… hum… son nom veut dire « Enclos du Soleil », et je pense que ça exprime en bonne partie ce que sont ces ruines. Elles sont entourées des restes d’une muraille imposante, et comptent de nombreux temples sacrés dédiés à Shamash, le Soleil Mésopotamien. Mon maître m’a raconté que les Romains n’étaient jamais parvenus à prendre cette cité, contrairement aux Perses qui ont détruit puis abandonné la ville. Elle est déserte depuis. Déserte au milieu du désert, témoignage d’une gloire anéantie...
Il sourit en coin, légèrement, comme il venait d’user des propres mots d’Andreas, semblant ainsi rester pensif un instant...


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Message Re: [Mi-Janvier 553] De fil en aiguille [PV Algebar]   [Mi-Janvier 553] De fil en aiguille [PV Algebar] EmptySam 5 Sep - 9:51
L’interrompre plus que nécessaire n’est, présentement, pas utile. En effet, si Orion se prend d’intérêt pour la loi des masques, les interrogations pourront être posées plus tard, une fois que les histoires d’ici et d’ailleurs auront été contées. De surcroît, la locutrice adopte des principes impassibles, contradictoires à ceux que d’autres préfèrent annoncer. De nombreuses teintes animent les lamentations dans lesquelles hommes et femmes se complaisent ; les exorcismes ne sont guère la première des possibilités, lorsque l’on aborde les statistiques données, et parmi elles se trouvent une multitude de sentiments à l’essence affligeante d’un comportement : certains partent en quête d’une lumière, d’une attention à attirer, d’une personne pour les pleurer, les rassurer du caractère immoral de leurs récits, d’un mépris envers d’autres œuvres parfois tombées dans l’oubli.

Lui, semble faire partie de la première catégorie.

Un jugement en attente ; les mélodies s’envolent de ses lèvres, se propagent dans les oreilles attentives de la Serpentes. Ces investigations verbales, le jeune homme y répond sans s’y éterniser, met l’accent sur de nouveaux éléments, l’air de rien. Maintenue par la paume, Mehry ne le quitte pas des yeux, arrête le tri des documents pour une durée temporaire : les objectifs ne s’endorment pas, en dépit d’une curiosité qui s’éveille en surface ; ils restent là et attendent le moment opportun pour revenir à la charge.

Le discours change, quand bien même les mots sortent comme des vagues. Semble-t-il que la précédente introduction a eu l’effet d’un médicament, et c’est accoisé que, désormais, il converse. En outre, les prémices d’un étirement s’inscrivent sur ses commissures, bien que discrets.

Une bonne chose de faite.

— Un devoir envers ?

C’est doté d’un naturel certain que la question s’envole, presque comme pensée par son esprit. Intérieurement, celle-ci engendre une stimulation qui, peut-être, transformera les traces d’une fumée en désillusions. Dans ces trois mots, aucun surplus ne s’y ajoute, car un autre récit va prendre la place bien assez tôt ; la cité d’Hatra est un gros morceau qui dévoile les heures sombres de jadis.

Elle est une page inoubliable.
Une page plongée dans l’encre noire.

Les amandes se ternissent un instant, lorsque le discours sort enfin. Cette version, la Persane l’a reçue de la bouche des Anciens et la déception s’empare de son état. Une déception dissimulée par la concentration, car il se contente de réciter ce que l’on peut apprendre des érudits. Ce n’est toutefois pas ce qu’elle veut savoir.

— Et t’en penses quoi, toi ?

La voix s’interrompt, un court instant.

— Qu’est-ce qui te fait sourire comme ça ?

Le sourire naissant dans un recoin des lippes adverses ne lui échappe pas. Les douces notes s’interrogent alors, tout comme elles lui sont adressées. Une remarque présumée amusée se dévoile, presque attendrie.

Le double est une clef, elle aussi.

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Message Re: [Mi-Janvier 553] De fil en aiguille [PV Algebar]   [Mi-Janvier 553] De fil en aiguille [PV Algebar] EmptyJeu 1 Oct - 11:52
Le travail se poursuit bien sûr, malgré la discussion échangée. S’il est utile qu’ils fassent connaissance bien sûr, cela ne rimerait pas à grand-chose si la tâche qui leur avait été dévolue ne s’en trouvait pas avancée. Ils semblent tous deux ne pas perdre de vue cet objectif, aussi les piles se font et se défont dans le classement qu’ils se sont fixés comme première étape. Toutefois, il arrive qu’ils s’interrompent, s’accordent un regard, quelques instants d’attention comme certains récits se déroulent. Comme lorsqu’elle pose son menton dans sa main, se concentrant sur l’écoute. Jusqu’à ce qu’une question tombe.
- Eh bien… envers le monde. Envers la Déesse Athéna. Envers moi-même aussi sans doute...
Cette dernière réponse était tombée avec un ton plus pensif. Comme si le fait d’être confronté à cette question lui avait permis d’y réfléchir réellement, plutôt que simplement l’annoncer comme une banalité admise. Algebar a juste été éduqué de manière à ce qu’il accepte ce difficile entraînement comme un héritage dont il lui incombait de se montrer digne. Et au final, outre ces grands concepts flottant au-dessus de leurs têtes sans que pour autant ils puissent les voir de leurs yeux, et de ce qu’on s’était évertué à lui faire rentrer dans le crâne, ne restait qu’une personne pour vraiment accentuer cette pression qui pesait sur lui : lui-même, ni plus ni moins. La discussion en restera là sur ce point, du moins pour le moment, car un sujet qu’il trouve autrement plus intéressant prend place quant à l’endroit où il avait reçu son enseignement. Et de nouveau, une question qui le désarçonne un brin, et ses sourcils se froncent. Une seconde s’ajoute alors, et celle-ci est plus simple, sans équivoque.
- Je souris parce que je pensais à feu mon maître. J’ai eu l’impression d’entendre ses mots par ma bouche. La sensation était étrange, et j’imagine qu’elle m’a arraché un sourire. Quant à ce que je pense d’Hatra...
De nouveau il se laisse un instant pour y réfléchir, peser un peu ce qu’il pourrait dire. Pas pour y placer un filtre vraiment, mais il y avait juste là plusieurs directions en lesquelles il pouvait partir. Plusieurs pistes à explorer, et qui donneraient des réponses bien différentes. Au carrefour mental de cette question, il lui fallait bien prendre une décision.
- Pour moi, ce fût au départ ce que j’ai narré, car c’est tout ce que j’en savais, en voyais. Mais au fond, cela ne m’a pas paru… si différent des temples que nous avons ici. Des colonnades, des statues, des ouvrages de sculptures, des bâtisses de pierres… Si le style et les matériaux diffèrent, à cet age, les ruines ne m’ont pas chamboulées.
Pour moi, Hatra… c’est le territoire du Soleil. C’est le théâtre où j’ai passé son épreuve, me suis soumis à son jugement. Pour moi, ce sont les brûlures et le sable. La faim et la solitude. La douleur et la mort...
C’était aussi la somme des apprentissages qu’il y avait reçu, certainement. Et certains des points cités en avaient fait partie. Les lieux en nos cœurs représentent plus que les endroits visités, et s’y expriment bien plus par les expériences que nous y avons vécu. Ce n’était toutefois pas un sujet qu’il aimait aborder particulièrement, alors il poursuit, empruntant une autre voie, changeant donc assez de sujet que pour s’y trouver plus à l’aise, tout en se replongeant dans le travail qui leur avait été ici confié.
- Mon maître m’a raconté l’histoire de la chute d’Hatra. Ce qui semblait être un conte. Lorsqu’il ne veillait pas à l’âpreté de mon entraînement, il aimait me narrer les légendes.
Toussote légèrement, dans l’intention nette de s’éclaircir la voix.
- Il se dit que ce n’était pas la hauteur des murailles, ou la défense farouche des armées d’Hatra qui en faisaient une place imprenable. Si les Romains ne sont jamais parvenus à faire tomber la cité, c’était à cause d’un talisman puissant la protégeant. Le Roi Perse s’y cassa les dents également, jusqu’à ce que la propre fille du Roi d’Hatra aperçoive l’assiégeant du haut des murailles, en tombe amoureuse. Un amour implacable, lui faisant oublier son propre sang, si bien qu’elle confia à l’ennemi de son père un rituel neutralisant le talisman, en échange de leur union. La ville tomba, et ils se marièrent. Ainsi la promesse fut tenue, mais le Roi Perse pourtant déchanta. S’étonnant de la délicatesse de la peau de son épouse, il la questionna à ce sujet, et elle avoua que c’était la conséquence des traitements et attentions de son père envers elle. Il jugea alors qu’il avait de quoi s’inquiéter qu’elle ait pu trahir un père si aimant. Comment être sûr qu’elle ne le trahirait pas à son tour alors ? Il ne le pouvait pas, bien sûr, et il la fit exécuter…
Hum… la fin tombe un peu à plat, racontée ainsi… Je suis un moins bon narrateur que mon maître de toute évidence, désolé.


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Message Re: [Mi-Janvier 553] De fil en aiguille [PV Algebar]   [Mi-Janvier 553] De fil en aiguille [PV Algebar] EmptyLun 5 Oct - 12:56
Un souffle retenu avec habilité ; les interrogations ne s’écoulent guère dans les eaux du hasard et nulle interaction ne provient d’un concours de circonstances. En effet, celles-ci se définissent comme des origines, les prémices d’une observation et d’explications potentielles autant que complexes. Émettre des hypothèses, lanterner au sein des images illusionnées et des arbres de probabilité, tout cela caractérise un pan de son histoire, de ce qu’elle fut autrefois et de ce qu’elle deviendra au-delà.

Orion entre dans une réflexion, dévoile l’objet de ce qu’il nomme devoir : ce n’est pas ce genre de confidences que l’Ophiuchus attend, similaires aux phantasmes de nombreux apprentis et chevaliers. Ils brillent de leur absence, de ces ambitions personnelles et de cette force, tous délaissés au-devant de la porte. Pourtant, même ceux qui n’ont rien possèdent quelque chose. En théorie, tout du moins.

En outre, nulle information supplémentaire ne lui parvient ; les sujets relatifs à sa propre personne ne le passionne pas plus que cela et sans doute est-il de ceux qui enferment les mots dans un coffre sans clef, qui l’enterrent au fin fond de leurs jardins secrets. Une attitude, à ses yeux, valorisée, bien plus que les hommes et les femmes qui s’apitoient sans cesse sur leur sort. Malgré tout, ces données ne sont pas dénuées d’importance, compte tenu de ses activités.

Des challenges de ce genre, Mehry les relève volontiers.

Le Maître n’est plus et l’apprentissage prend, ici, une partie de sens. En cela que l’enfant se souvient, grave les mots dans les pierres de la mémoire pour s’en imprégner, les conserver et les transmettre. Derechef, Algebar s’emmure dans le silence des pensées, puis débute son récit sous l’oreille attentive de cette partenaire de recherches et de rangements. La signification de ses demandes s’en retrouve détournés ; ce qui l’importe réside en ces conflits partagés avec la Perse, ce qui a provoqué la chute de la cité d’Hatra, et non pas les traces d’une architecture ancienne ou de contes racontés.

— Je connais ces légendes, oui, mais c’est ton avis sur les événements qui m’intéresse, à vrai dire. Qu’est-ce que tu penses de cette histoire, toi, à titre personnel ? Qu’est-ce que tu ressens, quand tu l’entends ? Qu'est-ce que t'en retiens ?

Une intervention pour le moins abrupte, bien que dépourvue de malveillance. Les sourires fripons ne la quittent pas, pas plus que ses mains n’ont de cesse de poursuivre leur travail de classement. Toutefois, la masse se lève avec lenteur, se dirige vers l’une des piles situées dans le coffre pour la ramasser et reprendre place sur le sol dur et froid de la salle d’archives. Si ses oreilles se focalisent sur la voix masculine, son regard de Jade s’égare sur les feuilles aux écritures parfois imprononçables, parfois illisibles. Des langues d’ici et d’un ailleurs qu’elle ne connaît pas, bien loin de la Grèce ou des territoires de son enfance et de ses voyages.

Somme toute, elle s’interrompt dans ses tentatives de compréhension, tend la feuille en direction de son acolyte avant qu’il ne lui donne ses éventuels ressentis, si tant est qu’il accepte de se prêter au jeu d’abandonner, pour un temps, les utopies divines et la perte de son ancienne identité.

— Juste, avant, je reconnais pas complètement les mots inscrits, mais peut-être que ça te parlera, tu sais dans quelle pile mettre ça ?
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Message Re: [Mi-Janvier 553] De fil en aiguille [PV Algebar]   [Mi-Janvier 553] De fil en aiguille [PV Algebar] EmptyLun 26 Oct - 21:37
Une fois le récit terminé, et ses plates excuses présentées quant à sa piètre prestation de conteur, une nouvelle question cingle, le plongeant de nouveau dans un instant de réflexion. Ce n’était pas forcément facile, à froid. L’histoire est ce qu’elle est, et il se dit qu’elle n’a pas besoin de son avis propre pour exister. C’est ainsi avec les contes. Son maître lui en a raconté une foule, une pléthore, un florilège, une anthologie. Mais jamais il ne lui a demandé ce qu’il lui en pensait. Jamais il n’a été question de savoir ce qu’Algebar pouvait en déduire. Une quantité de matière brute lui avait été transmise, sans jamais les outils pour pleinement les analyser. De la même manière qu’il acceptait la fatalité et le destin sans sourciller, il avait ingéré les récits, en avait retenu une bonne partie, même si pour certains il n’en restait que de menus détails. Et cela n’avait donc jamais été plus loin. Un seul mythe avait été décortiqué, analysé : celui de sa constellation, et du lien d’Orion avec le scorpion.

Alors, une réelle réflexion est nécessaire. Un petit moment d’embarras même, où il cesse ses va-et-vient entre les stocks à trier et les étagères de rangement. Elle en profite d’ailleurs pour lui tendre un feuillet, le ramenant à quelque chose de plus concret. Il ne parle pas la grande majorité de ces langues, en lit encore moins. S’adonne donc principalement à un grand jeu d’observation, où il scrute les différentes formes et dessins en composant l’écriture. Et sans estimer que cela serait forcément infaillible, c’était au moins une base qui permettait en effet de faire de petits tas se regroupant logiquement, à défaut d’autre chose. Il espérait bien sûr que ses cours avec Carola lui permettraient au fur et à mesure de pouvoir peaufiner cette méthode au fur et à mesure.
- Je dirais que ça va avec les tas de ce côté. Je l’y dépose si tu veux !
Ce qu’il fera donc si elle accepte, avant d’en revenir à ses pensées. Et décida d’en exprimer vocalement le cheminement, à défaut d’avoir une réponse claire et limpide sur-le-champ.
- Je pense… je sais pas… je trouve ça injuste, mais à la fois compréhensible. Elle a commis une terrible trahison qui lui a valu le mariage dont elle rêvait… et a été punie pour une autre trahison qu’elle n’avait pas encore commis. Je crois qu’à l’époque, j’ai juste accepté ce fait en me disant « bien fait ». N’a-t-elle pas eu ce qu’elle méritait, au fond ? Mais en y réfléchissant… d’un autre côté… ça l’arrangeait bien le Roi Perse qu’elle trahisse. Quand il avait besoin d’elle, il ne s’est pas posé de question. Une fois qu’il était parvenu à ses fins par contre, c’était facile de retourner sa veste et de considérer qu’elle n’était pas digne de confiance. Au final, peu importe que son père fut aimant, non ? Elle a trahi son père pour un étranger dont elle ne savait rien, sinon qu’il était beau à ses yeux. Il aurait pu tout aussi bien ne pas tenir sa promesse, et l’abattre en même temps que son père.
Maintenant, je me dis… c’est dommage que le conte ne parle pas plus du Roi d’Hatra. C’est la victime de l’histoire. À priori, ce devait être un homme bien, enfin… tout ce qu’on sait c’est qu’il s’occupait bien de sa fille au moins, et s’il avait été un méchant Roi, sa cité se serait sans doute écroulée de l’intérieur. Enfin, je suppose.
Moi… j’aurais aimé que ce soit lui, le héros de l’histoire. Qu’il protège sa cité. Que sa fille le respecte pour sa bienveillance. Que le Roi Perse s’en retourne vaincu, comme les Romains avant lui. Hatra ne serait peut-être alors pas une ruine à l’heure actuelle. Tout aurait été différent, c’est sûr...
Laisse-t-il finalement échapper dans un dernier murmure, avant de rebondir, reprenant son rangement.
- Et toi ? Tu disais connaître ces légendes ; qu’en penses-tu alors ?

Citation :
Comme le RP commence à dater, je propose d’éventuellement clôturer ici, sauf si tu souhaites vraiment poursuivre/relancer (ça ne me dérange pas).


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