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Février 553 AD (Jusqu'au 31 Octobre 2020)
 
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 [Début Février 553] Gwerz (Solo)

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Message [Début Février 553] Gwerz (Solo)   [Début Février 553] Gwerz (Solo) EmptyVen 3 Juil - 19:34

Alies ‘tigoueze goude an noz serret
Eur paour baleer-bro, da c’houl bean lojet
Distrempet gant ar glao, e izili skornet,
Skuiz, ha naouen d’ean, deuet eus an Argoet…

Une nuit.

Depuis des semaines, je me languissais dans ma prison. La dernière visite avait été celle de Morwenna, depuis plus rien. Sachant que je ne pouvais rien y faire, juste attendre que le vent tourna. A travers une petite lucarne, entre ses barreaux, je pouvais voir les traits de Luna qui m'observait avec tristesse. Ce soir, j'avais pris ma harpe et me mis à y jouer. La musique était celle qu'Emer préférait parmi toute celle qu'il aimait jouer. Doucement, mes doigts dansaient sur les cordes. Un léger manteau doré entourait mon corps pour me réchauffer un peu.

Pourquoi tout cela ? Pourquoi moi ? En cet instant, je doutais que tout cela se termina bien. Le Grand Pope n'avait aucune raison de me libérer, je n'étais qu'un pion pour lui. Il avait beau dire qu'il était un homme honorable mais rien que le fait de porter cet anneau autour du cou relativisait ce sens de l'honneur. Puis, entre Kilian et Morwenna, a quel jeu jouait-il ? Mes pensées étaient amères vis-à-vis du Pope et je priais Lug à chaque note de musique. Je lui donnais la force que je pouvais, où qu'il soit.

A-wechou all, ‘teue Scathatch, an dall koz,
Hag e vije miret e-pad teir, peder noz,
Rak n’en doa ket e bar evit konta kontchou
Hag ive ‘vit kana gwerziou koz ha soniou…

Je l'avais voulu après tout.

J'étais désormais l'Augure. Celui qui guidait le chemin vers la nouvelle Ere des Mortels. Leurs corps deviendront plus forts, leurs forces spirituelles plus vivaces... Il en était ainsi à chaque cycle, peu à peu l'Enfer laissait place au Paradis. Toutefois, pour l'instant, je restais ici où tout le monde semblait chanter la gloire d'Athéna. Mais quelle gloire ? Celle du venin qui coule dans leurs veines, celle des mains salies par les meurtres et les massacres ? Le monde romain avait ses lois et bien des hommes les avaient épousés malgré leurs origines barbares. Constantinople était donc un non sens, ils refusaient l'évolution.

La Haine ? Dans nos maisons, le poison continuait de serpenter afin de faire du mal. Que devais je faire ? Faire la saignée qui la condamnait où la faire brûler dans nos veines. Malheur et espoir dansaient dans un ballet macabre. J'avais un profond dégoût pour la guerre, c'était ironique quand on parlait de moi. En effet, j'avais été son complice pendant tant d'années. Je me maudissais par certains moments, mon amour des batailles avait tué Emer. J'avais voulu briser cette chaîne suite à une discussion avec lui... Mais, la Haine, c'était le courage qui me permettait de tenir sans me défendre.

An holl hen selaoue, betek ar c’hi chalmet ;
Me ‘eve e gomzou, ha, noz-de, ma spered
‘oa leun a varvailhou ha gwerziou Scathach ;
Allaz ! an amzer-ze a zo brema pell, pell…

Allez ! Abandonnons la misère de la solitude, il me fallait trouver la force de continuer. Brûlant cette force motrice au plus profond de moi même. Les mortels sont si fragiles, si sûr d'eux, j'espère les jouer avec mes propres raisons. J'étais sûr de ce que j'étais et je comptais sur les miens afin de gagner en puissance. C'était le prix de mon enfermement. Je riais d'une Haine qu'ils ne comprennent pas, qu'ils ne sentent pas. Je versais une larme afin de se jouer des aveugles et des sourds. Ils étaient comme les saules, ils ne savaient pas tenir leurs serments.

Mes secrets.

Soudain, alors que la dernière note se terminait. J'entendis des sanglots et quelques gardes qui se battaient entre eux. Mince, j'avais espérer que la nuit rendrait plus aisée ma musique mais quelques uns m'avaient entendu. Un sourire carnassier aux lèvres, je les laissais subir. Après tout, je n'avais que réveiller leurs caractères les plus cachés. Les brutaux s'étaient enfin lâchés tandis que les faibles pleuraient. La vie ne faisait pas de cadeau après tout. La honte leur ferait oublier cette passe d'armes, c'était pas grand chose après tout.

Citation :
Fin du RP





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[Début Février 553] Gwerz (Solo)
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