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Février 553 AD (Jusqu'au 30 Septembre 2020)
 
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 [Fin Janvier 553] Danse aux Abysses d'Ivoire ~ Velizara

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MérionMérionArmure :
Cuirasse de la Pestilence

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Message [Fin Janvier 553] Danse aux Abysses d'Ivoire ~ Velizara   [Fin Janvier 553] Danse aux Abysses d'Ivoire ~ Velizara EmptyLun 20 Juil - 3:19


Une inspiration. Calme. Tranquille. Certaines routines ne changent guère. Le Cardinal est là, installé sur les hauteurs qui dominent la Fosse, comme à son habitude. Cette hauteur sans trône, bien qu'il pourrait imaginer sa présence, son existence … Il pourrait imaginer, facilement, sa structure. Sa texture. Son mouvement …
Mais là, ce n'est guère sur un tel objet qu'il se concentre. Ses yeux fermés, il écoute, tranquillement, les sons caractéristiques du Creux de l'Estomac. Les mouvements imperceptibles dans les abysses de ces eaux d'ordinaire stagnante. Il entend le pas de certains serviteurs et gardes dans les veines les plus proches. Le domaine de la Pestilence est en mouvement. Comme souvent. Comme chaque jour, même. Après tout, n'est-ce pas là le principe même de cette incarnation de la Nature ?

Savoir se mouvoir. Savoir se transformer. Savoir exister, simplement. Aux côtés d'autres. En parasitant d'autres.

Mais le silence vient lentement à se faire sentir alors qu'ils s'enferment dans les sanctuaires et alcôves pour travailler, pour s'entraîner. Oh, ce n'est guère si silencieux, mais lui qui entend tant de choses – le Vivant lui-même –, ne peux que remarquer cette absence dans l'étrange partition qui l'entoure. Alors, doucement, un murmure traverse ses lèvres. Un fredonnement. Une mélodie que vient doucement accompagner le mouvement de son doigt. En rythme. Une ancienne mélodie, qui reste dans sa tête. Toujours la même. Un souvenir dont il cherche parfois la provenance. Serait-ce une des mélodies du Cardinal de la Mort ? Non. Non. Il reconnaît ces dernières. Les notes sont différentes.

Un jour. Peut-être.
Est-ce que cela a une véritable importance de toute façon ?

Lentement, il se redresse. Une importance ? Peut-être pas suffisante pour partir en quête. Peut-être pas suffisante pour chaque jour y penser. Mais suffisante, aujourd'hui … pour vouloir observer cette musique. Lentement, ses pieds s'élèvent de son perchoir. Le faire arriver au sol, alors que lentement, le noir vient s'effacer. L'ivoire recouvre peu à peu son corps – ou le remplace-t-il ? Là est la question.
Un aspect fragile. Une forme qui rappellerait la vermine grouillante. Couronnée de blanc. Vêtue de blanc. Les doigts de cet exosquelettes s'ouvrent – la main gauche, plus précisément – alors que la crosse du Cardinal apparaît entre eux.

Un premier coup. Une vibration cosmique. Le brasero au cœur du lac s'allume, de cette flamme blême, pâle lueur qui vient danser près des abysses.
Un second coup. Une nouvelle vibration cosmique. La surface du lac accompagne celle-ci. S'élève alors des silhouettes, humaines. Fragiles. Liquides.

Translucides. Le noir et le blême s'entremêlent dans ces parodies humaines, dont les traits instables semblent se cristalliser par endroit, sous la pression d'un troisième coup. D'une nouvelle vibration cosmique. Et les voilà qu'elles viennent doucement danser. Sans musique. Sans orchestre. Par cette simple impulsion qui anime le cosmos d'argent de la Pestilence, dont les yeux d'abysses – vides semblerait presque un terme plus adapté – de sa Cuirasse suivent les mouvements. Ainsi voilà à quoi ressemblerait une mélodie. Cette mélodie.

Le mouvement. S'il était vivant.
Voilà quelle symphonie accompagnerait cette mélodie. Celle de ces corps factices. Plus que lui. Bien plus que lui.

Le Cardinal couronné d'Ivoire regarde ainsi ce spectacle. Quelques minutes. De silence.
Sauf dans son esprit. Dans lequel la symphonie résonne.

Puis … Une présence. La danse semble pourtant continuer. Alors que la voix résonne, légèrement. Une malice, déformée légèrement par la réalité physique de sa Cuirasse. « Ce spectacle est-il à vôtre goût ? » Il tourne un instant les yeux. Pour observer la silhouette.
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VelizaraVelizaraArmure :
Baba Yaga

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Message Re: [Fin Janvier 553] Danse aux Abysses d'Ivoire ~ Velizara   [Fin Janvier 553] Danse aux Abysses d'Ivoire ~ Velizara EmptyJeu 6 Aoû - 17:43


Danse aux Abysses d'Ivoire

Vivre le rêve. Marcher dans les souvenirs. Les simples pas qui l’emmènent au travers du Dédale se rappellent mieux que lui les sombres heures passés en ces lieux. La mémoire du corps, milles frissons qui traversent sa peau et ses os, des échos comme des notes de musiques sur une partition, parfois harmonieuse, parfois dissonante. Tout n’est pas clair dans la mémoire de la Baba Yaga, certaine chose plus que d’autres. Mais les années de la Pestilence qui ont gravé la chair de Thivan, l’on forgé tel qu’il devait être, sont d’une clarté étonnante. Douce pour une mémoire qui semble se fondre en diverse existence, et si ce n’est pas totalement lui, Velizara reçoit les chocs en son propre coeur avec une douce appréciation. Les choses autour de lui n’ont pas changé. Seul lui est différent.

Il n’est plus Pestilence, en ce territoire qui se gorge de la présence du Cardinal. La cuirasse qui pulse à chaque morceau du Dédale avec un accord parfait. Il le ressent comme un lointain appel, carillonnant à son esprit comme des grelots. C’est pour mieux se rappeler ce qu’il a perdu qu’il est ici. Comme l’instinct qui l’a toujours guidé, peu de choses sont mue chez lui d’un désir réel. Sauf peut-être… la curiosité. Et ça, il en a, pour le nouveau maître du fléau que Thivan a autrefois porté. Elle aussi est un manque, dans sa chair meurtrie. Mais moins prégnant que le Dédale qui l’a recraché et qui désormais comble, en sa seule présence, le trou au plus profond de ses entrailles. Il est curieux et à soif de savoir, qui a été digne de revêtir la mort qui ne s’arrête pas, qui touche sans distinction les mortels sans cruauté ni méchanceté… un fléau sombre qu’est la Peste, et qu’il a incarné il y a quelques années.

Cela lui semble si lointain…

Elle est là. Il le sait. Si proche. Active dans les fosses qui habillent le décor du Calamiteux Estomac. Là comme une réponse à ses questions muettes. Et même s’ils ne se voient pas, ne se reconnaissant peut-être pas, quelque chose résonne. Au détour d’un couloir, ombre parmi les ombres, Velizara s’arrête pour observer celui qui est le Cavalier Pestilentiel. Il ne l’a jamais vu. Jamais croisé. Il s’est enfuit si vite lorsque le Dédale l’a repoussé de ses chairs, et il n’a pas questionné sur les nouveaux habitants de la Citadelle. Et elle est là. Sur sa peau. Sa peau même, plus qu’une armure qui recouvre, elle semble faire partie de lui. Si différent de ce que Thivan était, murmure la mémoire du corps. Un frisson à nouveau à la base de sa nuque, scrutant la danse étrange qui se livre sous ses yeux. Ni jugement ni mépris dans le regard bleu qui sonde les mouvements étranges. Juste la curiosité. L’intérêt aussi. Et il se retrouve dans cette attitude, lui qui fut si ignorant de tant de chose, Bête parmi les hommes, chasseur seulement bon à dévorer tout sur son passage sans la moindre distinction. Voilà ce qu’il est est aujourd’hui, Baba Yaga.

Il n’y a pas d’autres musiques que celle des bruits sales de l’Estomac géant. Rien que les gargouillis macabres et pourtant, il se sent attiré par le spectacle. Hypnotisé par les gestes. Amusé par ce qu’il voit. Le sentiment est étrange. Si rarement ressenti dans ce coeur si dévoré par lui même. Mais il est là pourtant, même si rien ne trahi l’émotion sur le visage de marbre, caché sous la cape aussi noire que ses cheveux. Les yeux bleus sont les seuls témoins de vie, sa caractéristique si notable et vestige du passé. Ils sont sur la silhouette d’ivoire au centre, maître d’orchestre de la danse. Et il semble l’avoir vu aussi. Comme deux faibles lucioles à la lueur de glace, les pupilles se font visible sur la silhouette d’ombre qu’il représente. Puis un pas. Deux pas. Et l’ombre s’enfuit pour au moins révéler le bas d’un visage, des lèvres à la courbe un peu féminine quoique mince. Sombre selon certains. Et la réponse vient :

« Il l’est. » L’instinct préfère les combats et le goût du sang à celui de ce genre de spectacle. L’esprit découvre un peu plus, recherche les échos de mémoire qui ne sont pas à Thivan. Mais ils sont à Velizara. « C’est divertissant. » Elle ajoute. Les pas continuent à le rapprocher du Cardinal dont il ignore le nom et le visage. Tout comme lui ignore tout de ce qu’il est. Une distance les sépare cependant encore, quand il s’arrête, le regard détournant sur les silhouettes qui n’ont pas cessés leur jeu. « C’est différent de ce que l’on peut voir ici, dans ce repère de chair et de sang. Les danses servie sont plutôt celles du combat et de la lame. » Pas que cela lui déplaise non plus. Mais parfois, certaines choses changent. « Et vous, ce spectacle vous plait ? » Question retournée, comme ces yeux bleus qui scrutent, vivant d’une once de curiosité.


Velizara parle au masculin et en #c6d9f0
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