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 [Fin Janvier 553] Danse aux Abysses d'Ivoire ~ Velizara

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Message [Fin Janvier 553] Danse aux Abysses d'Ivoire ~ Velizara   [Fin Janvier 553] Danse aux Abysses d'Ivoire ~ Velizara EmptyLun 20 Juil - 3:19


Une inspiration. Calme. Tranquille. Certaines routines ne changent guère. Le Cardinal est là, installé sur les hauteurs qui dominent la Fosse, comme à son habitude. Cette hauteur sans trône, bien qu'il pourrait imaginer sa présence, son existence … Il pourrait imaginer, facilement, sa structure. Sa texture. Son mouvement …
Mais là, ce n'est guère sur un tel objet qu'il se concentre. Ses yeux fermés, il écoute, tranquillement, les sons caractéristiques du Creux de l'Estomac. Les mouvements imperceptibles dans les abysses de ces eaux d'ordinaire stagnante. Il entend le pas de certains serviteurs et gardes dans les veines les plus proches. Le domaine de la Pestilence est en mouvement. Comme souvent. Comme chaque jour, même. Après tout, n'est-ce pas là le principe même de cette incarnation de la Nature ?

Savoir se mouvoir. Savoir se transformer. Savoir exister, simplement. Aux côtés d'autres. En parasitant d'autres.

Mais le silence vient lentement à se faire sentir alors qu'ils s'enferment dans les sanctuaires et alcôves pour travailler, pour s'entraîner. Oh, ce n'est guère si silencieux, mais lui qui entend tant de choses – le Vivant lui-même –, ne peux que remarquer cette absence dans l'étrange partition qui l'entoure. Alors, doucement, un murmure traverse ses lèvres. Un fredonnement. Une mélodie que vient doucement accompagner le mouvement de son doigt. En rythme. Une ancienne mélodie, qui reste dans sa tête. Toujours la même. Un souvenir dont il cherche parfois la provenance. Serait-ce une des mélodies du Cardinal de la Mort ? Non. Non. Il reconnaît ces dernières. Les notes sont différentes.

Un jour. Peut-être.
Est-ce que cela a une véritable importance de toute façon ?

Lentement, il se redresse. Une importance ? Peut-être pas suffisante pour partir en quête. Peut-être pas suffisante pour chaque jour y penser. Mais suffisante, aujourd'hui … pour vouloir observer cette musique. Lentement, ses pieds s'élèvent de son perchoir. Le faire arriver au sol, alors que lentement, le noir vient s'effacer. L'ivoire recouvre peu à peu son corps – ou le remplace-t-il ? Là est la question.
Un aspect fragile. Une forme qui rappellerait la vermine grouillante. Couronnée de blanc. Vêtue de blanc. Les doigts de cet exosquelettes s'ouvrent – la main gauche, plus précisément – alors que la crosse du Cardinal apparaît entre eux.

Un premier coup. Une vibration cosmique. Le brasero au cœur du lac s'allume, de cette flamme blême, pâle lueur qui vient danser près des abysses.
Un second coup. Une nouvelle vibration cosmique. La surface du lac accompagne celle-ci. S'élève alors des silhouettes, humaines. Fragiles. Liquides.

Translucides. Le noir et le blême s'entremêlent dans ces parodies humaines, dont les traits instables semblent se cristalliser par endroit, sous la pression d'un troisième coup. D'une nouvelle vibration cosmique. Et les voilà qu'elles viennent doucement danser. Sans musique. Sans orchestre. Par cette simple impulsion qui anime le cosmos d'argent de la Pestilence, dont les yeux d'abysses – vides semblerait presque un terme plus adapté – de sa Cuirasse suivent les mouvements. Ainsi voilà à quoi ressemblerait une mélodie. Cette mélodie.

Le mouvement. S'il était vivant.
Voilà quelle symphonie accompagnerait cette mélodie. Celle de ces corps factices. Plus que lui. Bien plus que lui.

Le Cardinal couronné d'Ivoire regarde ainsi ce spectacle. Quelques minutes. De silence.
Sauf dans son esprit. Dans lequel la symphonie résonne.

Puis … Une présence. La danse semble pourtant continuer. Alors que la voix résonne, légèrement. Une malice, déformée légèrement par la réalité physique de sa Cuirasse. « Ce spectacle est-il à vôtre goût ? » Il tourne un instant les yeux. Pour observer la silhouette.
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Message Re: [Fin Janvier 553] Danse aux Abysses d'Ivoire ~ Velizara   [Fin Janvier 553] Danse aux Abysses d'Ivoire ~ Velizara EmptyJeu 6 Aoû - 17:43


Danse aux Abysses d'Ivoire

Vivre le rêve. Marcher dans les souvenirs. Les simples pas qui l’emmènent au travers du Dédale se rappellent mieux que lui les sombres heures passés en ces lieux. La mémoire du corps, milles frissons qui traversent sa peau et ses os, des échos comme des notes de musiques sur une partition, parfois harmonieuse, parfois dissonante. Tout n’est pas clair dans la mémoire de la Baba Yaga, certaine chose plus que d’autres. Mais les années de la Pestilence qui ont gravé la chair de Thivan, l’on forgé tel qu’il devait être, sont d’une clarté étonnante. Douce pour une mémoire qui semble se fondre en diverse existence, et si ce n’est pas totalement lui, Velizara reçoit les chocs en son propre coeur avec une douce appréciation. Les choses autour de lui n’ont pas changé. Seul lui est différent.

Il n’est plus Pestilence, en ce territoire qui se gorge de la présence du Cardinal. La cuirasse qui pulse à chaque morceau du Dédale avec un accord parfait. Il le ressent comme un lointain appel, carillonnant à son esprit comme des grelots. C’est pour mieux se rappeler ce qu’il a perdu qu’il est ici. Comme l’instinct qui l’a toujours guidé, peu de choses sont mue chez lui d’un désir réel. Sauf peut-être… la curiosité. Et ça, il en a, pour le nouveau maître du fléau que Thivan a autrefois porté. Elle aussi est un manque, dans sa chair meurtrie. Mais moins prégnant que le Dédale qui l’a recraché et qui désormais comble, en sa seule présence, le trou au plus profond de ses entrailles. Il est curieux et à soif de savoir, qui a été digne de revêtir la mort qui ne s’arrête pas, qui touche sans distinction les mortels sans cruauté ni méchanceté… un fléau sombre qu’est la Peste, et qu’il a incarné il y a quelques années.

Cela lui semble si lointain…

Elle est là. Il le sait. Si proche. Active dans les fosses qui habillent le décor du Calamiteux Estomac. Là comme une réponse à ses questions muettes. Et même s’ils ne se voient pas, ne se reconnaissant peut-être pas, quelque chose résonne. Au détour d’un couloir, ombre parmi les ombres, Velizara s’arrête pour observer celui qui est le Cavalier Pestilentiel. Il ne l’a jamais vu. Jamais croisé. Il s’est enfuit si vite lorsque le Dédale l’a repoussé de ses chairs, et il n’a pas questionné sur les nouveaux habitants de la Citadelle. Et elle est là. Sur sa peau. Sa peau même, plus qu’une armure qui recouvre, elle semble faire partie de lui. Si différent de ce que Thivan était, murmure la mémoire du corps. Un frisson à nouveau à la base de sa nuque, scrutant la danse étrange qui se livre sous ses yeux. Ni jugement ni mépris dans le regard bleu qui sonde les mouvements étranges. Juste la curiosité. L’intérêt aussi. Et il se retrouve dans cette attitude, lui qui fut si ignorant de tant de chose, Bête parmi les hommes, chasseur seulement bon à dévorer tout sur son passage sans la moindre distinction. Voilà ce qu’il est est aujourd’hui, Baba Yaga.

Il n’y a pas d’autres musiques que celle des bruits sales de l’Estomac géant. Rien que les gargouillis macabres et pourtant, il se sent attiré par le spectacle. Hypnotisé par les gestes. Amusé par ce qu’il voit. Le sentiment est étrange. Si rarement ressenti dans ce coeur si dévoré par lui même. Mais il est là pourtant, même si rien ne trahi l’émotion sur le visage de marbre, caché sous la cape aussi noire que ses cheveux. Les yeux bleus sont les seuls témoins de vie, sa caractéristique si notable et vestige du passé. Ils sont sur la silhouette d’ivoire au centre, maître d’orchestre de la danse. Et il semble l’avoir vu aussi. Comme deux faibles lucioles à la lueur de glace, les pupilles se font visible sur la silhouette d’ombre qu’il représente. Puis un pas. Deux pas. Et l’ombre s’enfuit pour au moins révéler le bas d’un visage, des lèvres à la courbe un peu féminine quoique mince. Sombre selon certains. Et la réponse vient :

« Il l’est. » L’instinct préfère les combats et le goût du sang à celui de ce genre de spectacle. L’esprit découvre un peu plus, recherche les échos de mémoire qui ne sont pas à Thivan. Mais ils sont à Velizara. « C’est divertissant. » Elle ajoute. Les pas continuent à le rapprocher du Cardinal dont il ignore le nom et le visage. Tout comme lui ignore tout de ce qu’il est. Une distance les sépare cependant encore, quand il s’arrête, le regard détournant sur les silhouettes qui n’ont pas cessés leur jeu. « C’est différent de ce que l’on peut voir ici, dans ce repère de chair et de sang. Les danses servie sont plutôt celles du combat et de la lame. » Pas que cela lui déplaise non plus. Mais parfois, certaines choses changent. « Et vous, ce spectacle vous plait ? » Question retournée, comme ces yeux bleus qui scrutent, vivant d’une once de curiosité.


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Message Re: [Fin Janvier 553] Danse aux Abysses d'Ivoire ~ Velizara   [Fin Janvier 553] Danse aux Abysses d'Ivoire ~ Velizara EmptyJeu 13 Aoû - 23:49


L'ombre se détache, pour apparaître aux yeux vide du Cavalier d'Ivoire. Un battement. Un frisson. Qui traverse sa nuque. Une sensation. Sans pour autant comprendre, réellement. Une réaction de son propre corps – ou plutôt, de ce corps altéré par la Pestilence. Alors que sa main gauche tient sa Crosse, il observe, oui cet être. Une silhouette fine. Une silhouette couverte d'ombre. Si ses lèvres étaient présentes, il esquisserait sûrement un léger sourire, tant il semble se retrouver en cette personne encapuchonnée. Oh, il y a bien quelques différences. À commencer par ces deux perles azurées. Deux océans dans lesquels certains seraient tentés de s'y plonger. À leur propre risque. Mais il y plonge ses abysses, obscurité sans fond qui brisent cette uniformité immaculée.

« Ravi de l'entendre. » Sincérité, alors que les silhouettes instables dansent. Au rythme de cette même mélodie inaudible. De ce son que seul son esprit semble entendre. Sans réellement comprendre. Comme beaucoup de choses finalement. Comme beaucoup d'éléments qui entourent l'existence de ce Cardinal.
Janvier … Cela fait plusieurs mois maintenant qu'il explore. Seul, au début. Explorer le Dédale. S'il devait donner un avis à ce lieu ? Il est dommage qu'il ne soit pas en mesure d'infecter cette chose. Si ce lieu est bien considéré comme sacré, il n'en est aucunement apprécié. Et la Pestilence lui-même ne voit pas en ces murs un Sanctuaire. Un corps, sûrement. Celui de qui ? Velya ? Arès ?

Il respecte ce lieu. Il le trouve intéressant. Par sa nature.

Mais de là à dire qu'il souhaite y vivre durant son existence – factice – entière ? Il en est loin. Rêveur, il l'a souvent été. Et cet endroit à l'horrible impression de lui rappeler, parfois, le Sanctuaire dans lequel il est né. Loin de ces terres. Mais surtout, la chose dans laquelle il se trouvait. Mélasse dans laquelle l'immobilisme se substituait au voyage. Voyageur, il l'a été. Avec son Maître. Avec Haldor. Seul, il a exploré les bois sinistres qui entourent le Dédale, quittant parfois les Portes d'Obsidiennes pour rejoindre des reliefs, prudent. Attentif. Mais curieux.

Avec Zvezdan, aussi. La Guerre. Le Stratège. Qui quittait ses atours de Chef Militaire. Être juste Zvezdan. Être juste Mérion et découvrir ce qui entoure l'environnement social. Ne plus se faire berner par un marchand. Être plus attentif à certains éléments. Se faire gifler … Oui. Le Dédale n'est pas un lieu particulièrement changeant, malgré le protéisme dont il fait preuve. Une ironie à laquelle la Pestilence s'est arrachée. Par initiative. Et grâce à ce Cardinal qui n'était pas Cardinal, dans cette taverne. Le goût du vin vient lentement se rappeler à lui. Le toucher de sa langue contre la chair de la volaille servie à ce moment-là. Des explorations. Des découvertes. Oui. Et …

Il n'y pense pas. Son esprit détourne une pensée. Une vision. Un échange. Alors qu'il se concentre de nouveau sur elle. Cette silhouette. Il baisse légèrement la tête. Puis un léger rire. « Se divertir n'est pas toujours simple en ces lieux. » J'imagine que tu le sais mieux que moi. C'est ce qu'il se dit. En la regardant. En écoutant aussi. Cette sensation. Dans son propre corps. Dans l'obscurité recouverte par ce corps appelé Cuirasse. Sa main droite s'élève doucement. Les doigts bougent. Non pas comme ceux d'un marionnettiste, mais plutôt pour créer un son. Par l'impact entre ces membres. Un léger son cristallin qui vient attirer certains danseurs. Qui s'approprient un peu plus l'espace de cette grande salle naturelle.

Certains approchent de l'être. Pour danser autour d'elle. Les mêmes rythmes. Les mêmes pas. Qui viennent jouer avec les lueurs des braseros qui s'éveillent autour de cette caverne. La danse … Oui. En ces lieux la danse est souvent martiale. Mais il a découvert qu'il pouvait vivre avec d'autres rythmes. D'autres mouvements. Que ce mot n'était pas forcément synonyme de sang. De carnage. Bien qu'elle peut être synonyme de gifle.

Là encore, en observant cela, ces mouvements, et cette silhouette, il pourrait sourire. Doucement. Mais ce corps ne lui permet pas. Ou ne le permet-il pas seulement de le montrer ? Qui sait ce qui se cache réellement sous cette carcasse d'ivoire outre ces abysses ? « Il est agréable à regarder. Surtout lorsqu'il change. » L'immobilisme. Même une danse, si elle est toujours identique, peut devenir ennuyante.

Et l'ombre sans fond continue d'observer la silhouette aux yeux azurées. Il approche alors. Tandis que les danseurs continuent. Il approche. De quelques pas. Il ressent un lien. Non … Pas un seul. Il ressent. Quelque chose d'autre. Qui vient de la Cuirasse. Mais quelque chose de difficile à déterminer. Sauf le premier lien. Plus présent. Plus défini. Cet être porte l'une des Cuirasses sous son commandement, de cela il pouvait en être certain.

« Un ami à moi. » La Guerre considère-t-il la Vermine comme ami ? « Un ami à moi, disais-je donc, dirait possiblement qu'il est préférable de se présenter avant d'être simplement le connard impoli qui dérange la contemplation d'un spectateur. » Un léger rire. Étrange rire. Tant la Cuirasse semble faire partie de lui. Il adapte. Oui. Il adapte la phrase au contexte.

« Mérion, Cardinal de la Pestilence. » Les quelques mots résonnent. Un frisson parcours à nouveau cet exosquelette d'ivoire. Un frisson auquel s'accroche quelque chose.

Qui es-tu …?


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Message Re: [Fin Janvier 553] Danse aux Abysses d'Ivoire ~ Velizara   [Fin Janvier 553] Danse aux Abysses d'Ivoire ~ Velizara EmptyDim 8 Nov - 18:33


Danse aux Abysses d'Ivoire

Ce sont des fantômes seuls qui dansent, tirés par les fils d’un marionnettistes et chef d’orchestre tout aussi fantomatique. D’ivoire. Ainsi est le cavalier pâle et blanc, qui scrute en dominant au centre de la salle. Et il l’observe aussi surement que les yeux de la Baba Yaga sont sur lui, l’azur curieux tentant de percer les abysses des prunelles opposées. Silencieux un temps, accompagné du rythme inexistant des danseurs sans âmes, Velizara attend que le porteur de la Pestilence engage un pas vers lui, une parole donnée. Les premiers mots à venir sont lents. Les autres ensuite le sont plus encore, mais cela ne dérange guère le chasseur taciturne et silencieux. Il se reconnaît, dans cette silhouette pâle mais sombre, peu bavarde et observatrice. Et il sent à nouveau la vibration ancienne qui chatouille sa chair et son esprit, salut à nouveau en cherchant les concordances du passé sans parvenir à les atteindre. Lui sait. Et il vaut mieux qu’il en demeure ainsi pour toujours. Et puis il y a ce lien également qui chante entre les deux cuirasses soeurs, alliées et serviteurs. La Baba Yaga répond à la Pestilence en un salut, patiente mais plus échauffée que son actuel porteur. Car il attend toujours, patiemment sans exprimer la moindre émotion. Même ses yeux qui parfois se détachent pour observer les corps suspendus et mouvants n’attirent rien de plus qu’un semblant de curiosité qui tend à s’éteindre. Les échos de souvenirs qui ne sont pas Thivan se fanent pour se renfoncer dans la mémoire, endormi sans un stimuli autre que l’appel de la guerre et la soif du sang. Ici, au coeur du Dédale qui résonne si souvent avec son corps, difficile d’éveiller autre chose que ces instincts bestiaux. Comme s’il n’était que ça… bête affamée ou chasseur en quête de proie.

Mais la danse. Ces silhouettes manipulées dans une chorégraphie aussi douce que changeante… C’est si nouveau que Thivan ne s’y reconnait pas, là où quelque chose murmure à l’esprit de Velizara. Mais trop peu désormais, sans plus pour éveiller sa curiosité.

« Oui. Ce genre là est rare. Mais pas désagréable. »

Bien que macabre en un sens, de ces corps sans vie qui dansent à la volonté d’un autre, dans un décor tout aussi sinistre et sans la moindre musique pour rythmer les pas. Est-ce là ce qui plait dans son ensemble ? Non, en vérité, c’est la nouveauté qui intrigue et qui distille un nouveau souffle, apaisant la faim qui grignote ses entrailles pour quelques minutes. Un répit. Et il ne peut qu’approuver dans un acquiescement de tête, lorsque l’idée du changement est évoqué. Simple vérité qui trompe l’ennui. Quelque chose de terriblement nécessaire pour les âmes marquées de la Pestilence, semble-t-il. Comme il est étrange de noter ces ressemblances du passé au présent. C’est infime et l’avis est difficile à exprimer tant il est inexpérimenté, mais celui aujourd’hui habillé d’Ivoire lui plait. Digne de son ancienne place, ça il n’a pas le droit de le dire ni d’en juger, car c’est à la cuirasse et à la Guerre que revient la décision. Et après tout, il n’y a eu que quelques mots échangés, mais les similitudes frappent. Suffisent pour le peu qu’il en a besoin.

Les pas s’approchent, silhouette blanche aux pas mesurés faisant toujours virevolter les autres sans une pensée. Velizara ne recule ni ne bouge, attendant la suite. Présentations, évidemment, qui mettront peut-être fin à la danse. Autrefois il n’aurait pas eu besoin de nom, juste une vague idée aurait suffit pour ordonner. Mais il n’ordonne plus. Présentations donc, en toute simplicité. Et à dire vrai, les mots accompagnés d’un rire - étrange sortant de la cuirasse - font s’arquer un maigre sourire sur les lèvres sombres de la Baba Yaga. Comme une confidence, la voix qui grimpe dans la gorge sort d’un ton calme :

« Etrangement, il me semble connaître quelqu’un également qui aurait ces mêmes mots à la bouche. » Il aurait préféré ne pas y songer, mais la mémoire traitre ramène les souvenirs plutôt récent, appelant ce sentiment coupable qui grince dans un coeur qui bat trop peu. Pas un ami car il ne peut plus le dire ainsi. Mais plus qu’une connaissance ou qu’un simple compagnon d’arme. Un souffle s’échappe un peu fort de ses poumons pour renfermer l’intrusion d’un souvenir. C’est désagréable, mais il faut le repousser. C’est pour le mieux. « Velizara, Centurion de la Baba Yaga. Directement sous vos ordres, Cardinal. » L’assurance froide est de retour, mais il se demande une seconde s’il doit saluer comme il se doit. Il n’a jamais été très au fait des exigences dû aux rangs supérieurs, ni n’avait porté beaucoup d’attention à l’époque où il les avait atteint. Mais il se souvient de la plupart des gestes, qui lui semblent certes indifférents mais qu’il imite malgré tout dans une clarté revenue. Un genou à terre sans plus de conviction, et une tête un peu courbée. Mais il ne donne en rien l’entière soumission car elle appartient déjà au Chaos en lui. L’attention est alerte car il connait le Dédale, et un éclat pourrait suffire à le faire se relever, une bête aux aguets se refusant d’être proie. Il est le chasseur après tout, et si l’informel de la rencontre venait de retourner au formel, l’instinct domine toujours et gronde avec une flamme enfouie sous des braises.


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Message Re: [Fin Janvier 553] Danse aux Abysses d'Ivoire ~ Velizara   [Fin Janvier 553] Danse aux Abysses d'Ivoire ~ Velizara EmptyMer 18 Nov - 13:11


« Baba Yaga … » Le nom de la Cuirasse résonne un instant entre ses lèvres. Ce n'est pas ça. Ce n'est pas ce lien qui fait vibrer un instant chaque centimètre de sa pauvre carcasse d'ivoire. Mais cela lui conviendra. La curiosité n'est bonne que lorsqu'elle est maîtrisée. Tomber dans l'obsession d'une réponse … peut mener à la déception ou au désintérêt – ce qui n'est pourtant pas une chose qu'il semble croire pour cette femme. Dont le prénom vient rapidement suivre le titre de son armure. « Velizara … » Doucement, la tête couronnée semble s'effacer. Venir habiter la chair qui se reforme. Le visage d'un jeune homme à la peau de cendres, aux yeux d'ambres. Un sourire qui vient doucement se poser sur ses lèvres. « Un beau prénom. » Les prénoms signifient tant de choses. La naissance, la possession. Le destin, peut-être.

Posant une main sur son poitrail, il s'incline légèrement. Avant de montrer d'un mouvement de main cette caverne. « Bienvenue. Si tu le souhaites, cet endroit sera autant ta maison que celle du reste de la Légion des Ossements. Tu te trouve au cœur de l'Estomac Calamiteux, là où devrait normalement se trouver une quelconque autorité. » Un regard vers les silhouettes agiles. « Mais pour la dite-autorité, nous repasserons en ce jour. Ce sanctuaire, cette salle d'audience – et de spectacle – est entourée par des artères. Si tu le souhaites, là encore, tu trouveras un lieu dans lequel tu pourras vivre, comme tu l'entends. » Malheureusement, les choses ne sont pas aussi simple. Et peut-être est-ce pour cela qu'il lui offre la possibilité de refuser.

Un silence. Alors qu'il recule d'un pas. Un signe, pour l'inviter à l'accompagner. Pendant un instant, les silhouettes s'arrêtent de danser. Observant les lieux. Observant les acteurs physiques de cette scène. « Si les danses de lames et de sangs te plaisent, tu pourras trouver en cette salle un endroit où t'exercer. Si tu aimes ne pas te perdre dans la monotonie de ces murs de chairs et de sang … »
Il s'arrête alors, s'inclinant légèrement, une main ouverte. « J'espère que les prochaines représentations de mes amis te plairont. » Un léger rire, alors qu'il se redresse. Étrange. De se sentir ainsi plus … libre en parlant à cette personne. Une main d'ailleurs vient lentement gratter l'arrière de sa tête. « Je ne suis par contre pas très bon danseur. J'espère donc que tu n'attends pas de ton Cardinal qu'il soit aussi expert que son imagination. » Un sourire. Un rictus amusé. Avant de claquer des doigts. Une nouvelle danse commence, avant d'observer le plateau rocheux qui domine cet endroit.

« La vue est bien meilleure là haut. » Et, comme pour accompagner les mots, son corps se soulève, d'un bond agile. Après un signe de tête. Qui l'invite, là encore, à le suivre. Depuis le perchoir, en effet, la vue est différente. Elle n'est pas méprisante. Au contraire. Elle est éthérée. Ces créatures d'eau et de cosmos, depuis ces hauteurs, semblent bien plus imperceptibles, et à la fois plus présentes. Les mouvements sont aériens, donnant l'impression que la roche osseuse n'est finalement qu'une couche cristalline sur laquelle les pieds agiles glissent.

Se laissant tomber, une jambe dans le vide, l'autre remontée, le jeune homme s'appuie sur son genou. Mérion observe. Alors que le spectacle continue. « As-tu des questions ? » Il est le Cardinal. S'il doit apporter des réponses, autant en profiter. Profiter de ce moment perdu, un instant figé qui ne soit pas lié à la Guerre, au Sang, ou à l'Instinct … pour pourtant échanger, naturellement, sur ces aspects. Ces aspects qui composent ce Dédale.
En bref. Guider. Une âme qui peut-être n'a pas besoin de l'être. Mais guider, comme le danseur le ferait avec sa partenaire.


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Message Re: [Fin Janvier 553] Danse aux Abysses d'Ivoire ~ Velizara   [Fin Janvier 553] Danse aux Abysses d'Ivoire ~ Velizara EmptyMer 23 Déc - 2:45


Danse aux Abysses d'Ivoire

Velizara. Un beau prénom ? Il n’en sait rien. Il ne sait pas pourquoi il a choisi de voler ce nom à une quelconque victime de sa folie destructrice. Elle était morte sous les coups de la faim de Baba Yaga et lui même, dans leur nouvelle union appelant au bain de sang. Elle n’avait été que sur ce chemin, première chose encore vivante qu’il avait vu au réveil et pu interrogé avant que la mort ne l’emmène. Elle n’était qu’un nom. Un souvenir. Une renaissance peut-être et c’était là la seule signification qu’il pouvait lui donner. Un nom choisi. S’il est beau ? Ça il ne sait pas. Mais il laisse la personne en face en juger. Sans un mot ni une émotion particulièrement visible. Au fond, cela lui importe peu.

Toujours agenouillé, il écoute ce qu’a à lui dire ce jeune Cardinal. Car il semble jeune oui, plus qu’il ne pourrait réellement le deviner, mais c’est ce que son instinct lui souffle. Une impression intensifiée en regardant ce visage se découvrir sous les traits blancs de la Pestilence. Pas que ça le dérange. Lui même était jeune lorsqu’il avait pris ce rôle, autrefois. Une vie lointaine presque, séparé par la chair offerte par le Dédale et ces autres vies qui désormais couve quelque part dans son esprit. Mais ce que lui dit Mérion, il le sait. C’est d’une clarté encore limpide, ces murs de la Citadelle de chair, une maison qui l’appel et dont il est difficile d’ignorer les gémissements qui l’attire au plus profond de son corps. Même loin, il ressentait le besoin d’y revenir, de retrouver la chaleur morbide qui l’avait accueilli pendant un an. C’est un tiraillement douloureux, de vouloir retrouver cette plénitude sale, et s’en séparer pour aspirer à l’individualité. Le contact est trop récent, ce retour difficile. La lutte est nouvelle mais silencieuse en lui. Présente à tous les instants. Oui, il sait que ces lieux peuvent être une maison. Mais quel genre de maison, ça il doit encore en décider avec lui même.

« Où est l’autorité ? » Sans ambages, il questionne, alors qu’il ne sait si lui est donné le droit de parler. Pourquoi ne pourrait-il pas, quand quelque chose d’étrange lui semble être prononcé. Ces lieux ne sont-ils pas du domaine de la Pestilence, juste devant lui ? « N’en es-tu pas le maître ? » Il en sait plus. Il ne le cache pas. Il n’est pas doué pour ça. Mais après tout, ce n’est qu’une question.

Le signe de la main est clair, est d’un geste leste et rapide, le chasseur se relève pour suivre le mouvement du Cardinal. Le haut du visage toujours caché sous la cape, les yeux brillant d’une faible lueur suivent vaguement ce qui lui est indiqué, ces silhouettes dansantes comme des marionnettes tirées par des fils. Un rire léger qui lève à peine un rictus sur le bord des lèvres sombres. Pas qu’il n’est pas amusé. Juste déjà plus très touché. Pourtant, il continue d’observer, détaillant ces danses intrigantes que des souvenirs semblent lui faire connaître très vaguement. Cela vibre sous ses yeux avec plus de couleurs, rappel fugace qui s’enfuit aussi vite qu’il est apparu. « Non. » Un petit haussement d’épaule, avant de continuer. « Je ne sais pas danser non plus, alors je n’attend rien. Observer est… bien. » Divertissant comme il l’a dit, un spectacle simple qui lui convient parfaitement. « Et si tu as l’imagination, tu pourras bien finir par suivre celle-ci et exercer ton corps. Ça s’apprend. » Lui, il n’a pas l’imagination de la danse comme lui, pour ses marionnettes sans vie guidée par la volonté d’un autre. Il a l’imagination pour la chasse, pour la guerre, pour la tuerie et pour la survie. Pas pour ces belles choses qu’il n’a jamais appris à connaître. Mais peut-être est-ce un début ? Un autre chose que le sang et la violence.

Il suit, Velizara, quand le Cardinal saute pour un meilleur point de vue. Il ne saurait pas dire si c’est mieux d’observer de loin sans voir exactement le pli des membres à chaque mouvement, ou au contraire assister à la scène dans son ensemble, mais il le fait, sans un mot. Mérion s’assoie au bord du précipice, les yeux sur ces petites silhouettes dansantes. C’est lui que le chasseur regarde pourtant au bout d’un moment, attendant plus que le silence donné. Jusqu’à une simple question, qui cherche peut-être à en appeler d’autre. Il reste debout derrière lui, songeant un instant à une réponse. Pas grand chose ne lui vient, alors il se contente d’un simple :

« Pas vraiment. » Mais pas vraiment non. Pas vraiment oui non plus. Au bout de quelques secondes, il finit par le suivre au sol, mais il croise plutôt les jambes, au lieu de les laisser pendre. « Tu es là depuis longtemps ? » C’est plus ce qui l’intrigue, savoir quand exactement la Pestilence l’a choisi et l’a fait sien. Pas bien longtemps il le sait. C’est pour ça qu’il est venu jusqu’ici au fond, pas pour mimer la jeune recrue fraichement arrivée en ces lieux. Ce n’est pas ce qu’il est.


Velizara parle au masculin et en #c6d9f0
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Message Re: [Fin Janvier 553] Danse aux Abysses d'Ivoire ~ Velizara   [Fin Janvier 553] Danse aux Abysses d'Ivoire ~ Velizara EmptySam 20 Mar - 3:56
Un léger sourire. À la question de la demoiselle au visage encapuchonné. Son regard, toujours observateur de cette danse légère, éthérée. Il suit le mouvement. Décortique ces silhouettes qui, par réverbération de certaines flammes, laissent parfois paraître un aspect fantomatique. Un léger, oui. Mais qui n'est pas de contentement face à ce spectacle. Plutôt … Un sourire curieux. Un sourire sur lequel se pose une certaine malice. Quelques mots. Qui chatouillent ses lèvres. Qui ne font que résonner entre les frontières de son être, alors que la question de Velizara résonne. Moins longtemps que toi … J'imagine ? Des mots qui restent en lui, oui. Mais qu'il partage à travers un regard en direction de la Baba Yaga.
Cette légère malice, posée sur son regard d'ambre. Oh, bien entendu, sans d'autres mots … il ne pourrait réellement répondre à cette question. Peut-être, oui. Peut-être pourrait-il laisser entendre sa propre théorie. Car si son visage ne lui ai pas connu. Son regard, lui, il le reconnaît. Non pas qu'il appartient à quelqu'un en particulier.

Ce sentiment. Ces iris qui semblent connaître – au mieux – ce décor. Qui n'est pas intimidé par cet environnement. Oui. Le plus souvent les nouveaux visages aiment parler de cet endroit. Chercher, un peu, à le comprendre. Mais pose-t-elle des questions ? Cherche-t-elle à le comprendre ? Admire-t-elle ce lieu ? Est-elle dégoûtée par lui ? Non. Ces choses ne passent pas sur ce visage neutre, encadré par ce tissu. Et peut-être … Peut-être observe-t-elle, lorsqu'elle regarde ces silhouettes …

Quelque chose qui n'a pas réellement sa place en ces lieux. Quelque chose que certains observeraient avec ennui. Mais elle. Elle s'y intéresse – ou du moins, s'y est intéressée.

Oui. Peut-être pourrait-il laisser entendre cette théorie et lui poser simplement la question. Alors, combien de temps as-tu parcouru cet endroit ? Pousser l'hypothèse. La détailler. Décortiquer des éléments. Pour chercher une vérification. Une validation. Oui. Il pourrait faire cela. Mais si la curiosité est présente … le goût de l'énigme et le respect de la personne sont deux choses qu'il n'oublie guère. Il peut répondre seul. Aux détails. Il peut attendre une réponse, aussi. Mais tant que celle qui se nomme Velizara ne lui soufflera pas son potentiel lien avec cet environnement … Alors il se contentera de l'histoire qu'elle voudra bien raconter.
Car, oui. Velizara. Il te faudra raconter une histoire. Un jour. Peut-être aujourd'hui, même. Peut-être pas en ces lieux. Mais il faudra bien le faire. Et … sûrement qu'il y aura des choses à dire. À comprendre. À découvrir. Mais pour le moment, brisons ces rapides secondes de silence. De partage de regard.

« Je suis le Cardinal de la Pestilence depuis l'An 550. » Un nouveau silence. Puis des yeux qui quittent le Berserker. Pour revenir sur les danseurs. Doucement, il reprend. « Nous sommes arrivés, avec le nouveau Pontifex et le Cardinal de la Mort, en Juillet 552, lors des batailles opposant Saints et Berserkers. Nous avons ensuite pris nos fonctions au Dédale peu après. » De quoi donner quelques informations supplémentaires.

Un instant, Mérion observe sa main. Qu'il ouvre puis ferme. Avant de lâcher le mouvement des yeux, pour suivre les pas dansants de la petite troupe. Puis. Lentement. Un soupir. Ses mains claquent les unes contre les autres. « Il y a de meilleures danses à observer. Et mieux à faire que rester ici. » Les eaux qui composent les figures se détachent alors peu à peu. Serpentant contre le sol, elles viennent rejoindre la fosse, se mélangeant aux flots stagnants toujours présents.

Il se redresse. Avant de poser ses yeux dans sa direction. « L'extérieur est plus agréable. » Moins surveillé, aussi. « Du moins, si tu accepte de m'accompagner. J'ai appris qu'il est meilleur de raconter et d'écouter une histoire dans d'autres environnements que le Dédale. » Une main légèrement tendue, dans sa direction.

Un choix, qu'il lui laisse. Mais il est certain qu'il ne compte pas rester ici. Après tout … l'extérieur n'est pas que plus agréable. Il est différent. Souvent. Toujours. Et c'est toujours mieux que le Dédale pour apprendre à danser.


Merci beaucoup Gawa pour l'avatar.
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Message Re: [Fin Janvier 553] Danse aux Abysses d'Ivoire ~ Velizara   [Fin Janvier 553] Danse aux Abysses d'Ivoire ~ Velizara EmptyDim 9 Mai - 19:03


Danse aux Abysses d'Ivoire

Un long silence. C’est ce qui répond à la question de la Baba Yaga. Quelque chose de lourd, accompagné des relents misérables des lieux et des suintements dégoutants. Un silence, où l’ambre des yeux du cardinal se posent sur le saphir gelé des prunelles du centurion. Ils se scrutent sans un mot, mais il sait, Velizara, que les pensées se bousculent quelque part chez son supérieur. Des questions au bord des lèvres qui ne sont pas prononcées. Des réponses aussi, qui peinent à être révélées. Sont-ce des secrets indiscrets, que de demander depuis combien de temps le jeune cardinal est à sa place ? Pas que cela le dérange d’avoir touché quelque chose d'incertain. Pas que ça le dérange non plus, ce silence qui s’étire et ce regard qui s’affirme. Il répond juste de ce même silence, les lèvres closes dans l’attente de quelque chose.

Et toujours, au cœur de lui-même, ce brouhaha indistinct qui bourdonne, titillant chaque nerf de son corps pour faire grandir la faim de sa chair. Le trou béant de son estomac qui palpite d’un désir insatiable. Là, depuis qu’il est revenu au centre de ce qui l’a fait renaître, c’est si fort et grisant. C’est effrayant et repoussant. Ça ne s’arrête jamais de murmurer à ses sens, malgré tout le silence de l’instant. Si bien que lorsqu’il est rompu par la voix de son cardinal, il ne rattrape que de justesse les sons et assemble les mots. Il en aurait presque oublié la question posée. Et puis finalement, un pincement au cœur qu’il ne s’attendait pas à ressentir. Un sentiment qui grimpe, sorti de nulle part et qu’il ne comprend pas vraiment. Une forme de jalousie peut-être ? D’envie. Ces instants où il n’était que mort, et où Elle a trouvé un autre porteur. Cela grince en lui, fait frémir une seconde l’éclat éteint de son regard pour finalement se clore de nouveau.

« Je vois. »

Il n’a pas de meilleure réponse à offrir, et se contente comme son supérieur de retourner un regard à l’environnement. Les danseurs qui effectuent toujours leur macabre démonstration, inconscients de tout ce qui les entoure. Marionnette sans vie, vouée à se briser à tout instant. C’’est ce qui arrive, sous le regard indifférent de Velizara. Elles tombent, ces silhouettes. Sans vie ni consistance, retournant vers les eaux stagnantes de l’Estomac Calamiteux. Le changement de sujet brusque intrigue, surprend un peu le centurion qui lentement relève le regard vers Mérion. Mais c’est sans un mot qu’il lui répond, haussant juste vaguement les épaules. Certainement, de meilleures danses. Certainement, de meilleures choses à faire. La silhouette du cardinal le dépasse, le surplombe. Levant un peu le visage, un part de la capuche du chasseur glisse sur sa sombre chevelure, révélant un peu mieux les traits de ce visage légèrement féminin, quoique surtout androgyne. Une peau pâle, des traits un peu marqués et des lèvres sombres. Et ces yeux, toujours sans trop d’émotions.

Dehors ? Pourquoi tout à coup vouloir entretenir une discussion hors des murs du Dédale, aussi soudainement ? Les prunelles scrutent. Les prunelles parlent pour lui. Questionnant, jugeant. Pas qu’il se méfie réellement, même s’il sait que tout Berserker n’est pas sans danger. Cette main qui est tendue pour inviter à suivre. Il pourrait refuser, mettre fin à cette maigre conversation maintenant qu’il a pu voir de ses yeux le nouveau porteur de la Pestilence. Mais il est intrigué. Curieux. Et la curiosité lui parle souvent plus que tout le reste. Alors il se relève, ignorant la main tendue mais non sans se tourner vers le cardinal, prêt à le suivre.

« Il entend. Il écoute parfois. Souvent. » Dit-il d’une voix plus basse, presque chuchotis pour lui-même. Le Dédale, c’est ce que ne disent pas ses mots, mais ses yeux. C’est signe qu’il sait. Qu’il en sait plus qu’une banale recrue ne le devrait. Oh il a connaissance du monstre qui se cache dans les replis de chair de la Citadelle. Pas qu’il prévoit d’en dire beaucoup sur lui, mais peut-être son cardinal à plus à révéler, et de le faire sans l’indiscrète observation des créatures peuplant les murs. « Je ne pense pas que j’ai grand-chose à te raconter, mais si tu préfères l’extérieur, alors allons-y. » Au fond de lui, un grondement blessant, à l’idée de sortir et s’éloigner de la chair chaude et vivante du Dédale. Mais il repousse ce grognement, cet appel gênant qui l’empêche de garder ses pensées claires.

En silence, il suit alors Mérion hors des murs du domaine des Berserkers. Il connaît tout aussi bien – peut-être même mieux – les recoins de cet endroit, mais il demeure derrière, suivant sans un mot. Ou du moins jusqu’à ce qu’ils approchent un peu des grandes portes, et qu’une question passe ses lèvres :

« J’ai entendu parler de cette dernière guerre. Un gros massacre, non ? » Pour les Saints en partie, mais surtout pour les Berserkers et la terrible défaite des guerres d’Italie. Il n’a encore interrogé personne concrètement à ce sujet, n’a entendu que les mots ici et là. Il est intrigué d’en savoir un peu plus. Ces défaites qui sont celles du chaos.


Velizara parle au masculin et en #c6d9f0
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[Fin Janvier 553] Danse aux Abysses d'Ivoire ~ Velizara
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