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Février 553 AD (Jusqu'au 30 Septembre 2020)
 
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 [Janvier 553] Symphonie organique ~ Alastair

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MérionMérionArmure :
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Message [Janvier 553] Symphonie organique ~ Alastair   [Janvier 553] Symphonie organique ~ Alastair EmptyVen 31 Juil - 2:37
L'Estomac Calamiteux. Toujours observé comme le domaine de la Pestilence, est souvent décrit par cette impressionnante caverne naturelle, dans laquelle est creusée une fosse. Profonde. Dans laquelle baigne un liquide. Des abysses étranges. Des abysses particulières. Véritable salle d'audience ordinaire avec le Cardinal, ce n'est pourtant pas en ces lieux qu'il se trouve. Car l'Estomac Calamiteux, c'est aussi des artères. Des veines. Et des sanctuaires, gravitant autour de cet endroit. Des alcôves permettent d'y entrer, quelques marches enfonçant plus profondément le visiteur dans les viscères du Dédale. Un environnement naturellement sombre, éclairé par des braseros aux flammes blêmes.

S'il n'est pas coutume de voir d'autres membres de la Légion des Ossements, il n'est clairement pas interdit d'y entrer. Mais nulle doute que tout visiteur est surveillé. Après tout, ne dit-on pas qu'au Dédale, même les murs possèdent des yeux ? Dans le domaine du Dieu de la Guerre, il faut s'attendre à être au milieu d'une surveillance quasi militaire.
Même si l'environnement semble ne pas toujours s'y prêter. Car si dans certaines salles, certaines recrues s'entraînent physiques sous la houlettes de plus âges, d'autres sanctuaires, eux, semblent jouer la tâche de véritables domaines de science et d'études. Silencieux, certains méditent. Silencieux, certains s'essayent à l'autopsie de certains corps.

Compréhension du corps.
Compréhension de l'être.
Compréhension du cosmos, aussi.

La Pestilence, après tout, est une interprétation de ce qui existe, de ce qui vit – l'une des interprétations en tout cas. Ainsi, n'est-il pas naturel de comprendre le fonctionnement de ce qui en compose sa propre essence ?

C'est dans l'un de ces sanctuaires que se trouve Mérion, lévitant légèrement. Ombre encapuchonnée, ses mains bougent doucement, à l'image d'un marionnettiste. Mais aucun fils, ni poupées, ne suivent les mouvements de ses doigts. Juste un corps – bien que cela pourrait s'apparenter à une poupée – immobile, allongé sur un autel.
Blanche est la substance qui s'accroche à son visage. À ses doigts. À ses jambes. S'infiltrant lentement sous sa peau, elle lui arrache un hurlement. Ce qu'il ne recherche pas. Ce qu'il ne veut pas entendre, en cet instant. Un mouvement de main. Et voilà que les lèvres sont scellées, par quelques fils cosmiques, cousues à l'image d'un certain dieu nordique. Non. Son corps est suffisamment bruyant ainsi. Il n'a pas besoin d'entendre sa voix.

Il n'en a pas besoin. Le sadisme est inutile en cet instant. Ce qu'il recherche … est de comprendre comment extraire, bien plus efficacement, cette Pestilence qui existe en chaque être. L'extraire. Pour l'utiliser. Pour peut-être en faire quelque chose. De nouvelles maladies, peut-être ? Oui. Et si nous rêvions, un instant, d'éveillés corrompus par leurs propres bactéries. Par leurs propres organismes. Et si nous rêvions, un instant, d'un moyen de briser les chiens d'Athéna par leurs propres cosmos ?

Oh, cela n'est qu'un rêve, pour le moment. Car déjà faut-il réussir à vérifier cette théorie sur des dormeurs. Et pour cela. Il doit écouter. Écouter. Seulement ce corps. Par ses hurlements. Mais sa douleur intérieure. Les battements de son corps. La circulation de son air. Le mouvement du flux sanguin. La moelle épinière. Les nerfs. Chaque micro-organisme formant cette entité.

Qu'un corps humain est complexe.
Mais quelle symphonie.
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AlastairAlastairArmure :
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Message Re: [Janvier 553] Symphonie organique ~ Alastair   [Janvier 553] Symphonie organique ~ Alastair EmptyDim 30 Aoû - 1:18
Il se serait cru de nouveau en chasse.

Il les avait entendus pour la première fois quelques heures plus tôt. Un murmure, étouffé par la distance, enterré sous l’air tonitruant qui dominait chaque recoin sombre de son esprit. Il n’était pas chose aisée de supplanter le refrain qui rongeait son crâne. La mélodie était presque vivante, possessive, jalouse. Tout narratif qui ne provenait pas d’elle semblait être repoussé, éjecté. Comme une créature sifflante refusant l’accès à son antre à toute forme d’influence externe.

Et pourtant.

Il parcourait les couloirs. Les couloirs de chair, suintants, vibrants. Le cœur d’un monstre antique faisant vibrer les tendons et les muscles à un rythme plus ou moins régulier. La bête était calme en ce moment, mais elle n’en demeurait pas moins éternellement présente. Or, l’état contre-nature du Dédale n’était pas le sujet qui l’intéressait en ce moment. Il était appelé. Attiré, vers la source de ce qu’il entendait de plus en plus clairement à chaque moment où il continuait à progresser. Des cris. Quoique. Plutôt des plaints. Longues, désincarnées. Comme un son guttural empreint de désespoir qui s’allonge sans cesse. Il en ignorait la provenance, la raison ou le sens. Et il n’en avait pas vraiment besoin. S’il fallait qu’il ait besoin de comprendre ses propres motivations pour chacune de ses actions, il serait probablement encore dissimulé dans une caverne décrépie au fond des terres montagneuses. Perdu dans le vacarme de son esprit comme un pauvre hère isolé avec la source de ses maux et ses addictions tout à la fois. Il ne comprenait pas pourquoi il ressentait le besoin de trouver la source de ces bruits décharnés. Mais il savait qu’il devait les trouver. Il n’avait pas besoin de plus.

Ses pas ralentissaient maintenant. Les plaintes se précisaient, et il sentait qu’il approchait du but. Il se trouvait dans une section du Dédale qu’il n’avait encore que très peu exploré. Ces lieux étaient ceux d’une autre légion, s’il se souvenait bien du peu qu’on avait bien voulu lui expliquer. Les couleurs étaient différentes. L’ambiance était différente. L’aura était différente. Et alors qu’il reniflait l’air, tel un chien de chasse sur sa piste, il prit un instant pour dévisager l’accès sombre qui se dressait devant lui, tel un portail vers un enfer inconnu. Et pourtant, son seul réflexe fut de sourire.

« Dans l’antre de la Bête… »

L’humour de la chose lui arracha un soubresaut de rire alors qu’il reprend le mouvement pour entrer. C’était une évidence, maintenant qu’elle était sous ses yeux. Quoi d’autre que le repaire d’un monstre pour justifier plaintes et cris d’horreur?

Il avançait lentement, maintenant. Un pas à la fois, alors qu’il admirait l’apparence singulière des lieux. Il reconnaissait les signes les plus évidents de ce qu’il voyait. L’Estomac. Il était dans le domaine de la Pestilence. La source de tous les maux. De toutes les infections et les maladies. Si la Guerre et la Mort étaient les deux côtés d’une même pièce, la Pestilence était une entité d’une toute autre nature. L’air qui sonnait à ses oreilles en témoignait. Une mélodie auto-destructrice, dissonante, discordante. Comme si rien ici ne pouvait avoir espoir de persévérer. L’air avait une odeur âcre, les murs suintaient une substance étrange. Des grondements sourds et caverneux se faisaient entendre à intervalles irréguliers.

Sans surprise, le Dédale révélait de nouvelles facettes fascinantes. Encore une fois.

Or, il n’était pas ici pour admirer les lieux. Une nouvelle plainte attire son attention. Celle-ci était différente ; elle avait été captée par ses oreilles, pas son esprit. Un cri bref, douloureux, et étouffé rapidement. Le colosse gris s’avance à pas lents, observant dans la direction d’où le son lui était parvenu. Il voit une alvéole – une parmi tant d’autres dans les murs de cet endroit -, d’où il semble percevoir plusieurs choses. Du mouvement. Des sons. Des voix étouffées. Une aura. Une aura prenante, intrigante. Il était encore très novice à toutes ces histoires de cosmos, d’énergie et d’auras mystiques. Mais il pouvait néanmoins dire sans doute que s’il avait pu faire l’expérience des énergies que dégageaient des individus tels les Cardinaux de la Guerre et de la Mort, ce qu’il percevait maintenant n’avait rien à voir. Pas nécessairement en terme de puissance brute, ou de dangerosité. Elle était simplement… envahissante. Peut-être dérangeante, à un certain niveau. Une pensée qui le fit sourire. C’était une aura inquisitrice, pénétrante. Et il n’était que plus curieux maintenant de voir ce qui avait bien pu l’attirer jusqu’ici, désormais.

Une scène curieuse que celle sous ses yeux. Un homme aux airs androgynes, à la chevelure immaculée coulant hors d’une lourde capuche, se penche sur un corps – encore vivant? – avec la concentration du plus consciencieux des physiciens. De ses mains, une énergie étrange, laiteuse, semi-transparente qui semble envahir le corps allongé, sans pitié ni douceur. Le sang s’écoule, les larmes s’écoulent. Des gargouillis indiscernables franchissent à peine le seuil des lèvres cousues. Que voilà une scène curieuse. Penchant la tête d’une expression intéressée, le colosse gris laisse échapper les paroles à mi-voix.

« Une chorale dans l’éternité, de voix disparues et désincarnées. »

Son regard dévie peu à peu du corps tressaillant sur la table, pour trouver son chemin vers les traits de l’individu encapuchonné. Il met quelques secondes silencieuses à le détailler, à l’observer, à juger de son expression. Quelque chose se dégageait de lui. Une soif, une faim. Un désir de plus. Plus de quoi, seul lui détenait la réponse. Mais plus il le fixait, plus il avait l’impression de pouvoir formuler une réponse de son cru.

« ...Le chant du sang. »


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Message Re: [Janvier 553] Symphonie organique ~ Alastair   [Janvier 553] Symphonie organique ~ Alastair EmptyJeu 3 Sep - 4:40

Nouvelle présence. De nouveaux instruments. Une inspiration. L'air qui vient s'engouffrer dans les conduits, pour venir remplir les poumons. La chimie – ou l'alchimie ? - qui se met en marche. Les fragments qui s'accrochent. La nature qui fait son office. Puis une expiration. Le même sentier, pour une nature différente. Pour un élément différent. Un souffle. Qui ne résonne pas pour les autres, mais pour lui, si. Mais cette symphonie – parmi tant d'autres, il serait juste imbuvable à tout décrire –, ne semble aucunement déranger le jeune homme. Dont les doigts glissent, guidant l'ivoire cosmique à l'intérieur de ce corps. Encore quelques instants.
Venir chercher la moelle épinière, oui. Venir s'y engouffrer. Sans tuer. Venir s'y installer. S'y lover, tel un chat viendrait chercher la chaleur de l'âtre. Tel l'amant venant chercher les bras de son compagnon – ou qu'importe vos goûts. Oui, il y a une forme d'amour entre l'idée même de Maladie et de Corps. Enfin, encore faudrait-il savoir définir l'idée d'amour.

Aimer un chant est-ce identique qu'aimer une personne ? Aimer le rythme d'une danse martiale est-ce identique qu'aimer le rythme de la sensualité entre deux êtres ? Un léger sourire vient se poser sur les lèvres du jeune homme à la capuche, alors que cette idée traverse son esprit. Quel étrange moment pour se poser ce genre de questions, n'est-ce pas ?

Mais bientôt cet esprit curieux se concentre peu à peu sur cet invité. Alors que son regard se tourne vers l'origine de cette symphonie. Qui vient s'accompagner d'une voix. Des premiers mots. « Les corps aiment chanter. Si c'est ce que tu viens chercher ici, alors tu es au bon endroit. » Sa main glisse légèrement. Et alors que l'énergie d'ivoire semble s'effacer, la douleur, sa musique, elle, reste présente. Il observe, un instant ce visage qui aimerait ne plus sentir cette douleur. Qui aimerait que le corps se taise. Car à force de souffrir. Car à force d'avoir cette énergie qui vient lentement l'habiter, il entend. Et Mérion observe ceci avec neutralité. Car oui, l'envie n'est guère sadique. Elle est attentive. Stratégie. Sanglante, peut-être. Mais les dégâts collatéraux existent, oui.

Imaginez un monde où l'être humain pourrait devenir une maladie. Oui, cela a déjà pu être prononcé, retranscris. Mais si empoisonner l'eau d'une cité est une méthode bien efficace … l'infester par une maladie qu'ils auraient eux-même portés est d'une efficacité bien plus redoutable.
Savez-vous ce que font les dirigeants quand les malades deviennent trop nombreux ? Ils brûlent. La purification, par le feu. Ils pensent se sauver. Ils peuvent briser tout un quartier, toute une partie d'une ville … jusqu'à la sceller, pour contenir le fléau. Oui. Imaginez un monde où l'être humain porterait une maladie bien plus terrible que la Peste. Une maladie qui pousserait la Guerre à devenir la seule éradication possible.

Et qui briserait la confiance. Qui terroriserait.
Voilà quel genre de maladie pourrait exister.
S'il parvient à outrepasser certaines limites.

« Le sang n'est qu'une partie de cette symphonie. » Quelques mots, lancés en direction de cet homme. De ce nouveau visage. Lentement, il retire sa capuche, ses mains continuant le mouvement pour glisser dans son dos. L'observer, de ses yeux d'ambre. « Le Vivant est bien plus complexe. » Il pourrait lui proposer d'écouter. Mais cela est un cadeau bien particulier à offrir. Un cadeau que tous ne sont guère capable de vivre. Surtout dans ces conditions.

Quoique … voilà un spécimen bien étrange qui serait sûrement capable de supporter pareille symphonie. « Qui es-tu, toi qui entre dans le domaine du Cardinal de la Pestilence ? » Un sourire. Respectueux. Mais qui ne fait pas de doute. L'antre de la bête sans nom.

Et pour l'instant … en effet, le Cardinal est bien la Bête Innommée.


[Janvier 553] Symphonie organique ~ Alastair Mzorio20
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Message Re: [Janvier 553] Symphonie organique ~ Alastair   [Janvier 553] Symphonie organique ~ Alastair EmptyLun 19 Oct - 2:24
« Le Sang transporte la vie. Il retient l’âme, fait naître l’esprit... »

Un instant perdu à fixer un point qu’il était le seul à voir, le colosse gris laisse ses iris glisser pour retrouver le chemin de celles de son interlocuteur. Et alors que sa conscience reprend le chemin du moment present, ses lèvres s’écartent comme toujours en un rictus carnivore.

« Il n’y a pas de vivant sans le Sang. Uniquement un cadavre. »

Certains pourraient argumenter que contredire quelqu’un dès le premier contact est un moyen discutable d’établir un rapport. Mais même ce fait accompli, il pouvait admettre apprécier la vision offerte par son vis-à-vis. Â vrai dire, quiconque démarrait une discussion avec lui sans d’abord pointer son apparence ou ses propos méritait un prix d’originalité. Même ici au Dédale.

Juste parce que les locaux sont plus dérangés qu’ailleurs, ça n’implique pas qu’ils sont impossibles à choquer.

On lui pose une question, maintenant. Il en tiendrait compte en temps et en heure. Pour l’heure, il reportait son attention sur les lieux. Presque autant que l’aura de l’autre individu dans la pièce, ces lieux lui avaient lancé un appel. Un appel charnel, qu’il ressentait jusque dans ses tripes. Quelque chose l’inspirait ici. Un mélange de pureté et de déchéance, en parfait équilibre contre toute attente. Et à travers les alvéoles, les râles tantôt douloureux, tantôt désespérés, il entendait une mélodie qui lui était encore jusqu’à maintenant inconnue. Et il profitait de chaque instant, les yeux mi-clos alors qu’il arpentait la pièce. Ses doigts s’élevant, frôlant du bout des ongles les parois grouillantes et pulsantes du Dédale. Ses pas feutrés, d’une surprenante souplesse pour sa taille, rappelant presque un pas de danse. Chaque partie de cette forteresse était unique. Inimitable. Là où certains voyaient une immondice, un amas d’horreurs sans nom sorti du plus malade des esprits, il voyait une beauté incomprise. Un orchestre de roulis, de grondements et de rugissements, symphonie de la vie dans sa forme la plus choquante. Le Dédale n’était pas une aberration. Il s’agissait simplement d’un endroit que les gens s’efforçaient de croire impossible. Et les gens n’aiment pas avoir tort.

À moitié conscient de sa propre position avec les secondes qui s’écoulent, une voix dans son esprit signale malgré tout au colosse gris qu’il va sous peu risquer d’entrer en collision avec son interlocuteur du moment, s’il ne fait pas attention. Sa progression s’arrête donc, sans réel son ni émotion. Le regard d’Alastair se perd une dernière fois sur le décor ambiant, appréciant chaque détail, pour finalement se résigner à descendre au niveau de l’homme devant lui. Il était vrai qu’une question lui avait été posée.

« Un chant guerrier qui parcourt les couloirs, mais qui vient malgré tout en paix. »

Fidèle à lui-même, il fait un pas vers l’arrière, et se penche en une large et rocambolesque courbette. Ses bras sont longs et griffus, s’étendant de chaque côté. Ses cheveux noirs épais tombent temporairement par-dessus ses traits alors qu’il baisse la tête. Si ses proportions n’étaient pas à la limite du grotesque, il aurait pu avoir l’air presque digne dans sa démarche. Mais les choses n’étaient pas ainsi faites.

« Alastair est mon nom, et la Guerre est ma cause. »

Sa large masse se redresse avec lenteur, et le sourire de crocs refait son apparition, surmonté d’un regard d’acier qui offre une expression à mi-chemin entre l’amabilité et un instinct de prédateur qui était sans doute trop naturel maintenant pour jamais disparaitre. Il avait donc un Cardinal sous les yeux. Un confere de son proper commandant depuis peu de temps. Cet homme était-il donc l’égal de Zvezdan? Il n’avait pas l’apparence d’un tueur, ni de quoi que ce soit de dangereux. Mais peut-être était-ce la nature du piège. Quoi de mieux pour un prédateur que d’attirer naturellement les proies avec une apparence anodine? Le moment fatidique n’en est ensuite que simplifié.

Intriguant.


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