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Février 553 AD (Jusqu'au 30 Septembre 2020)
 
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 [Février 553] De Chair et d'Ivoire ~ Velya

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MérionMérionArmure :
Cuirasse de la Pestilence

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Message [Février 553] De Chair et d'Ivoire ~ Velya   [Février 553] De Chair et d'Ivoire ~ Velya EmptyMar 4 Aoû - 0:12

Velya. Un nom qui résonne avec beaucoup de mystère. Un nom qui se perd dans les murs et les couloirs de chair du Dédale. Un nom qu'il répète dans un murmure. « Velya … » Son doigt tapote légèrement sa joue. Un écho sinistre résonne. Car cette joue semble bien plus proche de l'exosquelette que de l'armure. Car oui, aujourd'hui, le Cardinal s'est apprêté. De sa Cuirasse couronnée d'Ivoire, installé sur son trône, l'homme semble observer la salle d'audience – ce Creux de l'Estomac, cet environnement principal, dans lequel la fosse est creusée – avant de baisser son regard vide en direction du contrebas.
Le trône domine les hauteurs de la salle d'audience. Non pas par simple besoin de montrer son titre. Mais bien parce que d'ici, il est réellement au cœur de son domaine. À cet endroit précis, la fosse et son lac étrange laissent entendre leurs musiques particulières. Cette vie, figée dans la Pestilence la plus pure. À cet endroit précis, il peut entendre chaque sanctuaire, chaque salle gravitant autour de cette caverne d'os et de chair.

Un cœur d'ivoire, au milieu de l'estomac.
La vermine couronnée se doit de représenter sa Légion. Non. Plus que tout, depuis les ordres de l'Ancien Pontifex, Acamas, il se doit d'être une sentinelle veillant sur le Dédale et ses environs. Il se doit aussi de réfléchir. Non pas comme un Stratège – du moins, pas en ce moment – mais bien comme un érudit.

Et cette surveillance lui permet de lui offrir ce temps. D'examiner certaines pistes. Et pour cela, c'est bien du Prêtre du Dédale dont il a besoin. L'homme – s'il en est réellement un, la question pourrait réellement se poser – semble posséder un certain savoir. Respectons donc ce savoir. Utilisons le. Faut-il prendre tous ses mots pour paroles d'évangile ? Selon la perception de son Maître, non. Selon la perception qu'il commence à développer du monde : non. Rien n'est à prendre pour pure vérité tant que certaines choses n'ont pas pu être appliquées, observées.

« Je ne doute pas que vous m'entendez, Seigneur Velya. » La voix de Mérion est respectueuse, teintée d'une neutralité. Lentement, son cosmos d'ivoire s'élève, pour venir caresser apporter à sa voix une étrange réalité. Cette réalité qui vient résonner dans les murs. Pour que seul le Prêtre du Dédale entende ces mots. « Je ne doute pas que vous n'avez pas oublier vos propres mots. Ni les miens. Moi, Mérion, Cardinal de la Pestilence, suis disposé à vous rencontrer. » La voix cherche à atteindre l'os, la chair, la roche. Elle résonne, douce, altérée. Par ce heaume sans trait.

Mérion ne convoque pas. Respectueux. Mais il propose la rencontre. En tant que Cardinal. L'instant. Le lieu.

Rencontrer Velya dans cette position. Le Cardinal installé sur son trône. Sa main gauche vient accueillir sa joue, alors que ses jambes se croisent. Créature immaculée. Le monstre innommé, couronné d'ivoire. Qui attend un autre des monstres de ce Dédale. Tout en se rappelant les mots de son Maître. De l'ancien Pontifex, au sujet de cet homme.

En est-il réellement un, finalement ?
Maintenant qu'ils ne seront que tous les deux … son corps – ou son simulacre de corps – laissera entendre certaines musiques. Un battement de cœur ? La fluctuation de l'air qui rempli des poumons ? Rien de tout cela ?

Il est tant de savoir si Velya est un représentant du Vivant, lui aussi … Ou simplement une âme funeste, déguisée de chair.
Et il est aussi temps que Chair et Pestilence - toutes deux protéennes - se rencontrent.
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Message Re: [Février 553] De Chair et d'Ivoire ~ Velya   [Février 553] De Chair et d'Ivoire ~ Velya EmptyMar 4 Aoû - 1:07
Voici donc que la créature de l'ancien Pontifex souhaite nous voir.

Une légère brisure se fit entendre, mélange de mastication bruyante et de vociférations de douleurs d'un corps apparent dans le mur. S'ouvrant en deux, une giclée de sang fut suivie d'un être aux pupilles ambrées. Recouvert aux épaules d'une lourde cape de chair et de sang, il fixait celui qui l'avait invité séant. Il pensait entrer en sa demeure mais il avait une dernière chose à faire. Il devait amener la poupée d'Acamas avec lui afin de terminer ses expériences. Un sourire carnassier aux lèvres, il continua son propos.

Nous sommes heureux de votre invitation, c'était impossible de vous approcher sans cette règle idiote que votre "créateur" m'avait imposé. Le sceau de mes obligations étant rompu, nous pouvons maintenant entreprendre plus avant de nouvelles affaires. Ne vous inquiétez pas, nous ferons de vous notre prochaine Reine, une source idéale de création et de féminité après quelques menus travaux esthétiques évidemment...

Soudain, sortant du sol, des phalanges d'os de la taille d'un géant sortirent autour du trône d'ivoire. Un soupir de satisfaction passait ses lipes, le Vivisectionniste ne pensait pas que tout cela serait réglé avec autant de facilité. L'envie, la curiosité... Des traits si humains que l'ancien héros d'Arès possédaient lui aussi. L'Histoire se retournait contre la création de l'alchimiste de sang, Mérion était à lui, maintenant, à jamais.

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Hélas ! les Portes de vie ne s'ouvrent jamais que sur de la mort, ne s'ouvrent jamais que sur les palais et sur les jardins de la mort... Et l'univers m'apparaît comme un immense, comme un inexorable jardin des supplices... Partout du sang, et là où il y a plus de vie, partout d'horribles tourmenteurs qui fouillent les chairs, scient les os, vous retournent la peau, avec des faces sinistres de joie...


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MérionMérionArmure :
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Message Re: [Février 553] De Chair et d'Ivoire ~ Velya   [Février 553] De Chair et d'Ivoire ~ Velya EmptyMar 4 Aoû - 2:54

Un frisson traverse la Pestilence aux premiers mots du Prêtre du Dédale. Comment ose-t-il … ? Le jeune homme se redresse, couvert de sa Cuirasse. Créature … Créature … Le mot résonne dans son esprit. Vérité, oui. Mais insulte dans la bouche de cet individu. Créature … Créature … Peut-être … Peut-être n'est-il que ça, oui. Une créature. Mais aucun mot ne sort de sa bouche. Alors que son regard vide vient chercher les yeux d'ambres, ces yeux qui luisent à travers la fissure organique. Alors que cette voix résonne de nouveau.
Pour déblatérer une réalité à laquelle il n'était pas pleinement au courant. Il ne dit rien. Encore. Il pense. Vivement. Alors qu'il commence à sentir sa propre chair, sa Cuirasse – car l'une et l'autre ne formant qu'une seule et même chose, ainsi la Pestilence est, du moins en sa compagnie – se tordre. Il ne le quitte pas des yeux. Il écoute. Mérion écoute.

Pas seulement lui.
La Pestilence écoute. Alors qu'elle commence à battre. Plus fort. Plus violemment.
Plus intensément.
Plus horriblement.

Lui et elle écoutent. Cette cacophonie de chair et de mots. Ainsi c'est ce qu'il souhaite ? Une pondeuse. Une vulgaire araignée pour pondre sa pathétique descendance ? Cela pourrait lui arracher un rire. Car cette chose n'est finalement pas si différente que lui. Une créature avec un visage humain. Mais cela ne lui arrache aucun rire. Car Velya est en train d'établir un destin. Il est en train de tisser une chaîne. Pour Mérion. À sa place. À sa place. Non. Non. Non.

« Comment … te définis-tu … Velya … ? » Un craquement. Alors qu'un cosmos d'ivoire commence à devenir plus intense. Alors que de nouveaux craquements résonnent. La chair qui se tord. La Cuirasse … Un bruit cristallin. Puis une sordide réaction. Ce cosmos, qui commence à couler. Sur ce corps immaculé. Sur cet exosquelette. Qui s'intègre dans chaque interstice. Pour les tordre. Dans un autre sens. Pour les déformer. Violemment. Brutalement. Bien plus que de raison. Alors que l'ivoire commence à se teindre. Lentement. Doucement. Fatalement. Vers cette couleur ambrée, qui s'accompagne d'une véritable odeur pestilentielle.
Alors que des larmes d'ambre commencent à couler de certaines fissures, nées des réactions de ce corps blanc. Le souiller. Par sa propre infection.

La Pestilence refuse. Cette prison qui se referme. Alors qu'il fixe la créature. Alors que l'infection se propage, dans la main. Dans son trône. Pour lui donner un moment. Un court instant pour s'extirper de ce piège et aller au milieu de son domaine. « Obéir aux ordres d'un Pontifex … mais désobéir à ceux du suivant … ? » Sa respiration est coupée par un rire gutturale. Alors que son corps combat toujours cette chair qui se tord.

« Tseh … » Il le regarde. Il la fixe. Cet être. Cette créature. Personne ne les dérangera, oui. Alors que l'infection semble palpiter à travers son corps. Alors qu'autre chose, dans son sang, bouillonne. Pire qu'une infection. « Si je suis une créature … » Il avance … alors que son cosmos, d'ambre, dégouline sur le sol, tel le pu qui s'extirpe d'un abcès. « Une simple poupée que tu peux … croire briser … et transformer. » Quelle ironie. N'est-ce pas lui qui joue avec les morceaux de bois ? Pour en faire des mannequins. Pour les modifier. Les réparer. Les transformer.

Il lève à nouveau les yeux vers lui.

« Toi … qu'es-tu … ? » Une fissure. Au niveau de la bouche. Une infection, qui coule, lentement. Qui souille ce corps immaculé, toujours en proie à son propre protéisme, et à celui imposé par Velya. « Laisse-moi … te le dire … » Un silence. Alors que la respiration semble se calmer. Alors que la fissure semble s'étirer en un sourire sordide.

Tu es celui qui n'a jamais dit qu'une seconde divinité protégeait les Citadelles, alors que tu semblais avoir l'information.
Tu es un parasite qui joue son jeu, sans en informer l'autorité suprême. La Voix d'Arès.
Tu es celui qui veut m'enchaîner à ta chair. Alors fais le. Tente. Que j'infecte ta putain d'existence.


Froid et sordide est le corps de Mérion de la Pestilence, alors qu'il regarde la créature. Ouvrant et fermant ses mains, il refuse mentalement cette chaîne. Que cette chose lui dicte sa destiné ? Jamais. Après tout …

« Tu n'es qu'un traître. Et quitte à être quelque chose ... Je préfère être une poupée Cardinale que la Reine d'un putain de traître. »
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VelyaVelyaArmure :
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Message Re: [Février 553] De Chair et d'Ivoire ~ Velya   [Février 553] De Chair et d'Ivoire ~ Velya EmptyMar 4 Aoû - 9:39
Un rire se fit entendre. Traitre ? Lui ? Il trouvait ce surnom pour le moins désagréable, venant de cette chose créée de toute pièce par la folie d'un seul homme. Fermant les yeux un moment, le corps de Vélya disparut subitement du regard du Cardinal afin de se retrouver dans le dos de sa proie. Celui-ci sentit une brûlure dans le dos. Le Dédale commençait à se mouvoir et les accès dans cette grande salle était maintenant fermés jusqu'à la fin de cette petite tragédie.

Nout, Osiris, Ra, Sobekh, Sokar, Ouadjet....

Comme une étrange incantation, le sol se marquait de symboles étranges venant de la lointaine Egypte. Des murs, des lèvres se façonnaient et libéraient un étrange gaz sanguin.

Tu veux donc m'inoculer ton poison, amusant ! Tes pensées sont tellement fragiles ! Soumets toi à notre autorité et nous oublierons cet épisode fâcheux.

Alors que la chaleur montait de plus en plus, des lézards blancs sortaient des murs à leur tour. La menace était présente... Vélya ne comptait pas partir sans son butin, Arès lui devait cela après tout. Cette créature était issue de l'ancienne magie, celle des Homonculus. Il voulait comprendre cet art. Il le désirait ardemment. Soudain, comme une secousse, il sentit une autre aura. Concentrant sa conscience sur la chair du Dédale, il le vit.

Hermès... Comment es tu arrivé jusqu'ici ?

La question sortit de ses lèvres sans qu'il ne s'en rendit compte. Enfin qu'importe, le moment était venu. Son cosmos se déployait peu à peu et son corps semblait bouger dans tous les sens, des plaques d'os et de cartilages formaient sur lui une armure sombre et étrange. Des pupilles apparaissaient aussi au niveau des épaulières et dans sa nuque. Puis, sa main droite se tendit et un épieu de bataille en sortit.

Il s'élança ardemment quand la sensation de sentir ses propres chairs bouger le fit observer un des boyaux scellés. Il s'ouvrait. C'était impossible, il n'y avait que peu de personnes capables d'un tel prodige, Arès ?

Citation :
RP d'un PNJ à venir



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Hélas ! les Portes de vie ne s'ouvrent jamais que sur de la mort, ne s'ouvrent jamais que sur les palais et sur les jardins de la mort... Et l'univers m'apparaît comme un immense, comme un inexorable jardin des supplices... Partout du sang, et là où il y a plus de vie, partout d'horribles tourmenteurs qui fouillent les chairs, scient les os, vous retournent la peau, avec des faces sinistres de joie...


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AphroditeAphroditeArmure :
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Message Re: [Février 553] De Chair et d'Ivoire ~ Velya   [Février 553] De Chair et d'Ivoire ~ Velya EmptyMar 4 Aoû - 16:34
La chaire reculait comme elle ne l'avait jamais fait avant. Soudain, les lézards blancs gesticulèrent un instant en éclatant dans des gerbes blanchâtres. Vélya observait la personne qui venait d'entrer en scène, théâtrale. La Déesse de l'amour venait d'entrer en scène et observait ce qui se passait sous ses yeux. Le corps de Mérion tomba sur lui même, comme si la chute de l'influence du Dédale l'affectait directement. D'une certaine façon, le Vivisectionniste ne lui avait pas menti. Il était une partie intégrante du Dédale, un pantin créé de toute pièce par Acamas.

Les yeux émeraude de la Déesse observaient les deux protagonistes de cet étrange pantomime. Silencieuse, courroucée visiblement, elle s'avança vers le corps affaibli du Cardinal de la Pestilence. Arquant un sourcil, elle l'observa alors que Vélya reculait face à ce qui représentait son antithèse en ce monde. Aphrodite, née d'Ouranos dans les écumes de l'Océan, était une des déesses les plus instinctives que Vélya avait pu connaitre. Elle s'était rangée du côté des Olympiens pour des raisons qu'il ignorait encore mais la fâcher, c'était pas son objectif, du moins pas encore.

- Majesté... Je m'étonne de votre présence. Pourquoi cet intérêt pour cette chose sans vie ? Sans âme ?

La déesse se tourna vers le premier Vampire.

- Car Acamas m'avait prévenu avant de partir... Je veillais donc sur lui. Mais, il n'était pas le seul à m'avoir prévenu de ce qui se passerait ici, ce jour... Cela remonte avant même ce siècle.... Je te conseille de te retirer immédiatement, tu es en vie car mon amant l'exige.

S'agenouillant, la main de la déesse se porta sur la joue du Cardinal, en train de dépérir. Le sang du Dédale s'affaiblissait en la présence de l'Amour, et, donc, l'Homonculus de chair de la même manière. Pensive, elle se releva.

- Tu avais vu tout cela, n'est ce pas ? Ce cadeau...

Elle prit le pendentif qu'elle portait sur sa poitrine et en ouvrit le clapet. Un rayon solaire s'en échappa et frappa les murs qui brûlèrent en un instant. Vélya fit un bond dans la chair et disparut. Les cris du Dédale se faisaient entendre dans l'Estomac, comme ces sucs vénéneux qui infligeaient des douleurs acides. Puis, elle s'agenouilla et, avec une grimace non dissimulée, elle plongea sa main dans la poitrine de Mérion.

Ce dernier sentit son sang bouillir, son coeur éclater en un millier de formes. La mort allait venir et la présence de la Déesse de l'amour le paralysait. Que faire ? Mourir ? C'était un sentiment qu'il pouvait avoir mais la Déesse concentra son Ichor dans la poitrine du pestiféré. Un battement de coeur, un second, un troisième... Lentement, la plaie sur la poitrine se refermait alors que la Déesse observait avec dégout la pièce où elle se trouvait. Des gardes avaient eu la folie d'entrer et leurs mémoires furent broyés en un instant, ils n'étaient plus que des coquilles vides.

Elle n'était pas d'humeur et son cosmos l'indiquait clairement. Son regard émeraude et évanescent s'abaissa de nouveau vers le Cardinal au teint d'ivoire.

- Mieux ? Vélya n'aura désormais plus aucune emprise sur toi. Tu es libre maintenant, Acamas ne pouvait achever l'Homonculus qu'il avait créé de ses mains. J'avais la clé qu'il lui manquait mais je devais attendre que le Vivisectionniste t'attaque, c'était écrit. C'était ainsi. Maintenant, lève tes fesses, cet endroit me donne toujours la chair de poule.

Rien qu'à cette réflexion, un sourire traversa ses lipes. Ce jeu de mots la fit rire sans qu'elle ne puisse contrôler ce petit plaisir. C'était là une chose ironique en quelque sorte mais elle était la sorte à pouvoir en comprendre la portée. Les fils des Parques se tissaient et elle ne comptait pas se laisser enfermer dans leur toile.

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MérionMérionArmure :
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Message Re: [Février 553] De Chair et d'Ivoire ~ Velya   [Février 553] De Chair et d'Ivoire ~ Velya EmptyMar 4 Aoû - 19:13

Plic … Ploc …

« Ainsi tu oses rire … Te crois-tu au-dessus des lois, Velya ? » Le ton est sec, en réponse à ce rire. Mais il n'est guère seul. Car l'écho, lentement, résonne. Plic … Ploc … Il se mélange à la voix. Il se mélange aux mots. « Toi qui te vante de servir notre Divin Seigneur, tu cherche à créer le Chaos auprès de tes alliés ! » Un Chaos ordonné. Un Chaos utile. C'est ce à quoi sert le Glaive Rouge.

Et voilà que cet homme crache au visage du Pontifex. De ses lois.
L'enseignement est clair. Celui de son Maître. Respecter son rôle de Cardinal. Respecter son rôle de chef militaire. Respecter l'Ordre qu'impose le Pontifex.
Un Chaos maîtrisé pour plus d'impact. Le nouvel enseignement. Celui du nouveau Pontifex.

Plic … Ploc …

Le Prêtre fera-t-il attention à cet étrange écho ? À ce rythme régulier. Cette chose incessante qui semble exister à travers ce lieu. Certes, Velya partage sa chair avec celle du Dédale. Certes, le Prêtre est, qu'importe l'endroit, dans son environnement. Sur son terrain. Une fatalité dangereuse pour chaque Berserkers que le Vivisectionniste voudrait attraper entre ses griffes. Entre ses appendices. Pourtant, il est là. Rythme régulier. Il résonne. Sans réellement s'effacer. Contradiction dans ce corps que le Démon des Carpates doit trouver si parfait. Une anomalie.

Dansant. Le cosmos de Mérion – Ivoire teintée d'Ambre méphitique – s'accroche, véritable forme de vie pestiférée, protéiforme. Il s'accroche à son propriétaire, furieux appendices à laquelle ce son continue de s'attarder.

Plic … Ploc …

Ce n'est pas comme sa rencontre avec Lymsleia. Ce n'est pas si doux. Ce n'est pas si paisible. Le même rythme, mais son existence semble différente. Plus folle. Plus proche. Plus violent. Tout aussi organique. Tout aussi possessif. La Pestilence est possessive, oui. Et elle cherche chaque recoin où se faufiler. Le corps. Les sens. Oh oui. Doux sens …

Vient donc le toucher, Velya. Qu'il accueille ta silhouette contre la sienne. Vient donc te laisser bercer par sa Pestilence … Plic … Ploc …
Vient donc goûter à son sang, Prêtre. Laisse cette réalité méphitique couler dans ta gorge. Vient donc immerger ton corps dans sa Pestilence … Plic … Ploc …
Écoute, Créature … Plic … Ploc … Écoute la jusqu'au bout. Rythme impie. Mélodie funeste.

La chaleur remonte le long de la colonne vertébrale en un frisson, alors qu'elle accompagne la disparition du Vivesectionniste. Un mouvement, et le corps de Mérion se retrouve légèrement plus loin, les appendices formant un instant ailes de Monarque pour lui offrir une certaine vélocité dans ce geste. « Tu désire tant … Tu désire tant cette petite chose fragile … Que tu en viens à venir toi-même me chercher. » La voix déformée du Cavalier Immaculé résonne. Mais pas que. Alors que dans cette accalmie, son corps bouge à nouveau. Les doigts de sa main, gauche, qui bougent, lentement. Exosquelette qui claque. Carcasse qui résonne. Mais pas que …

Plic … Ploc …


Lentement. Fatalement. La Crosse du Cardinal s'extirpe de ce protéisme d'ivoire et d'ambre. Arme souillée, qu'il attrape. Intrigué, par les derniers mots de Velya, la Bête Innommée ne dévie pourtant guère son regard. Car le Prêtre laisse son sang s'échapper de sa chair, de celle du Dédale. Chaud. Terrible. Sa magie hante le lieu. Les mouvements ésotériques du sang, dansant avec indécence et horreur avec la Pestilence. « Nous sommes nés dans le sang … » Une vibration, à travers sa Cuirasse. Alors que l'infection se propage, réussissant à s'amasser par endroit, pustules prêtes à s'attaquer au Vivesectionniste. Plic … Ploc … Il le voit s'élancer. Il se met en garde. « Renforcés par le Sang. » Une nouvelle vibration. Les appendices dansent, oui. Cherchant à infecter non plus cette chair, mais bien cette magie. « Anéantis par le Sang … » Le Cardinal tient sa position, prêt à frapper. Arme contre Arme.

Plic … Ploc …

S'il faut se battre. S'il faut se défendre contre ce traître.
Alors ainsi soit-il. Redoute la, Velya. Redoute cette Pestilence qui peut exister jusque dans le Sang lui-même.
Il n'est plus question de discussion. Mais bien d'un combat.

Plic … Pl …


Perdu d'avance ...

Un battement. L'écho s'efface. L'équilibre semble se rompre. Les muscles se taisent. L'esprit se bloque. Le silence. Un silence. Non … Bloqué. Figé. Son arme s'effrite, alors que son propre cosmos se tait. L'écoulement se cristallise, tout comme appendices et pustules. Chair et pestilence se mêlent en une danse figée. En un mouvement immortalisé par cette existence qui semble lui échapper.

Pourquoi … ? Son corps se fait lourd. S'effondre sur ses genoux. Ses propres sens se perdent. Comme à cette époque. Non. Pourquoi faut-il revivre cela ? Non … Non … Un hurlement. Il veut hurler. Il veut se débattre. Pas ça. Pas cette chose. Pas cette mélasse. Tout mais pas ça. Tout mais pas cet immobilisme.
Il voudrait hurler. Appeler à l'aide. Enfant perdu dans une terreur sans nom. Alors que son dos touche le sol. Alors qu'il ne sent même pas cette chute. Sa propre Cuirasse s'emballe. Terrifiée. Désordonnée. Déjà fortement liée à cet être, elle tente de le sortir de ça. De ce cauchemar dans lequel il semble s'enfoncer. Brutalement. Violemment.

Elle s'enfonce dans sa chair. Exosquelette reprenant son aspect initial, venant s'écouler dans sa moelle épinière. Dans sa matière grise. Dans chacun de ses organes. Jusqu'au plus profond de sa fragile existence. Jusqu'au plus profond de sa nature. Chercher à l'extirper. D'un souvenir terrifiant.

L'immobilisme.
Le silence.
La torture.

Posséder un corps. Qu'il ne sent pas.
Posséder des jambes, incapables de le porter.
Posséder des bras, incapables de s'accrocher.
Posséder un visage, incapables de rire. Pleurer. Ou de prononcer un nom.

Juste un esprit. Figé dans une silhouette artificielle. Ce cauchemar indécent. Qui remonte le long de sa propre rêverie. La mélasse, qui l'attrape. Plus virulente qu'une Pestilence. Plus organique que la chair de Velya. Plus violente que le Sang de son Maître. Cauchemar d'ombre sans ivoire et ambre. Les Ténèbres, plus profondes que l'Instinct. Les profondeurs d'un sommeil appelé Mort. Chercher à s'accrocher. Un souvenir.

Les voyages … silencieux voyages aux côtés d'Acamas. Ceux aux côtés d'Haldor, et de ses chansons.
Les explorations. Les chasses. Les rencontres. Avec lui. Zvezdan. Le Pontifex. La musique. Le rythme. Son rythme. Apprendre l'humanité.
Être juste Mérion. Pas toujours Elle. Pestilence. Accepter d'être Mérion.

J'existe. Laissez moi exister. S'il vous plaît. Je ne veux pas … y retourner …
Le Néant …


Ce corps qui ne peut plus pleurer. Ce corps qui ne peut plus hurler. Pourtant, bon dieu que ce serait bon. De libérer toute ce désespoir. Cette rage. Ce traître … Ce traître … Cet immonde traître ! Pourquoi faut-il que cela soit face à lui. Pourquoi faut-il que cela soit ainsi ? Pourquoi doit-il mourir sans pouvoir se débattre ? Sans pouvoir ramper ? Comment Zvezdan disait-il déjà … ? Faire mentir le destin … Oui … Pourquoi ne peut-il pas le faire mentir, là ? Pourquoi doit-il disparaître ? Pourquoi doit-il y retourner ?

Pourquoi n'était-il pas plus fort ?
Pourquoi n'était-il pas plus malin ?
Pourquoi n'avait-il pas ce plus pour faire la différence ?
Pourquoi doit-il accepter de perdre ainsi … Dans cette fange. Face à lui. Face à cette saloperie …

Pourquoi ? !

Un battement. Un nouvel écho. Une douleur violente qui traverse son corps. Son esprit. Sa nature.
Un nouveau battement. Des bras. Des jambes. Ramper. Ramper hors de tout ceci. Se débattre. Mentalement.
Un troisième battement. Sentir sa chair se reformer. Sentir son corps capable de bouger. Ses paupières s'ouvrir.

Et entendre. La souffrance du Dédale. L'entendre comme il entend ce corps face à lui. Des sons mystiques. Des sons incompréhensibles. Une musique organique, ésotérique, que ses sens ne peuvent comprendre. Ses lèvres frémissent légèrement. Bien vite. Il comprend. Un murmure à l'intérieur de son corps. Comme si son sang le guidait dans cette compréhension. « Votre … Majesté … » Mérion écoute. La clé ? Libre de Velya ? Libre de cette créature ? Un temps, le jeune homme pose sa main contre sa poitrine. Quelque chose. Plus distinct. De nouveau. La Pestilence est là. Toujours. Plus proche. Plus ancrée. Mais pas seulement. Quelque chose dans ses veines. Dans ses artères. Une sensation particulière, qui accompagne son sang. Pour la première fois il l'entend.

Toujours là. Toujours présente.
Un cadeau de son Créateur, Alchimiste du Sang.
Un cadeau auquel il n'a pas accès ... Pas encore.

Ce visage similaire à celui d'Acamas. Plus doux. Plus jeune. Ce manteau noir. Ses yeux viennent observer l'environnement. Un instant. Avant de poser de nouveau les yeux sur la divinité. Alors que son genou se pose au sol. « Je vous suis reconnaissant … Votre Majesté … Infiniment reconnaissant. » Sa voix est douce. Respectueuse. Sait-elle à quel point ce cauchemar est ignoble … ? Sait-elle à quel point l'existence est précieuse pour lui. Cette existe qu'il se construit, lentement. Sûrement. Il se redressera à l'ordre de la Déesse, sans pour autant montrer une quelconque forme d'irrespect. L'ancien Pontifex l'avait éduqué. Bien éduqué.
« Ma Dame … » Il inspire, légèrement. « Permettez-moi … juste une question … » Faut-il toujours que tu en poses ?

« Qu'est-ce que Velya … ? Je veux dire … à part être ce chaos que seul vous, Ma Dame, et notre Divin Seigneur réussissez à contrôler. » Car lui-même ne le sait pas. « Aux yeux de tous, son action est une trahison. Un acte de discorde. Le Glaive Rouge … doit être respecté. Les ordres de Zvezd... » Il s'arrête, un instant. Puis reprend. « Du Seigneur Zvezdan doivent être respectés … » À nouveau son esprit s'arrête dans sa réflexion.

Et si Velya n'était pas tout simplement cela … ?
Un fruit de la Discorde elle-même.
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Message Re: [Février 553] De Chair et d'Ivoire ~ Velya   [Février 553] De Chair et d'Ivoire ~ Velya EmptyVen 7 Aoû - 20:46
Une erreur s'est manifestée lors de ce RP.

Mérion n'ayant aucun lien avec le Dédale (après informations reçues post RP), tout ce qui en faisait mention a été retiré.

Il sera donc pris en compte que Vélya ne parle que d'enlever Mérion afin de réaliser des expériences personnelles.

Excusez nous pour la gêne occasionnée.

Le staff.
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[Février 553] De Chair et d'Ivoire ~ Velya
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