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Février 553 AD (Jusqu'au 30 Septembre 2020)
 
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 [Février 553] Spirale infernale

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LudmilaLudmilaArmure :
Cuirasse du Zmeï

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Message [Février 553] Spirale infernale    [Février 553] Spirale infernale  EmptyVen 7 Aoû - 19:19



Quelque part dans les tréfonds du Dédale...



Captive.
Selon la sensibilité accordée à l'égard d'un tel scénario, il serait possible de s'étendre sur le sens même de ce sort subi ainsi que l'instant précis où il a pris effet - Lever le voile sur l'impact exact de ces chaînes actuelles, certes d'avantage palpables que celles - plus métaphoriques - du Passé, et pourtant pas si différentes.
Mais à quelle fin ?
Puisqu'ici nulle plaidoirie.
A chaque dieu sa calebasse d'âmes en peine, et celle d'Arès ne compte que des armes animées. Corps et esprits, eux seuls peuvent s'éroder, le doivent même parfois afin de privilégier le mordant au gré d'un vif et authentique instant, là où la nature brute d'une pièce doit quant à elle rester inchangée. Jusqu'à se faire manger, ici ou là sur l’échiquier.

Ainsi sont aussi simplement faites les règles du jeu.
Alors qu'une Hyène s'imagine gazelle... Qu'un Pion ne rentre plus dans les cases... Pire, décide de détourner les dons divins de son maître afin de tracer sa propre voie...

...Une voie si trouble... Celle du cœur ?

Captive oui, pas plus Aujourd'hui que Hier.
Autrefois elle ne le supportait plus, ne se trouvait plus en mesure de cautionner un tel état de fait. Qu'en était-il de sa volonté désormais ? Et de son impatience ? Plus aucune autre option que d'endurer les sévices réguliers en guise de punition pour son acte, ainsi qu'une attente aride sans opportunités à l'horizon.

Les dieux gagnaient. Le temps l'emportait.
Fatalité.

Fatalité.
Elle aurait craché au sol plutôt que de laisser passer ce mot sous son museau.
Celle la même qui bavait autant de sang que de glaire, pataugeant dans sa médiocrité et sa crasse à l'abris du moindre regard, si ce n'est passivement celui de Son Omnisciente Majesté.

Non, aujourd'hui elle s'en accommodait. Même une âme aussi rebelle que la sienne ne pouvait rester sourde suite à un tel enseignement, pourtant martelé. Du moins... sa vision changeait. Tant que son esprit vibrait, son enveloppe saurait s'acclimater en toutes circonstances, comme cette peine qui devait bien durer depuis quelques années maintenant ?...

Fatalité. Certains contours sont infranchissables, incontestables. Mais en leur enceinte, le libre arbitre s'applique toujours, l'âme s'exprime et les actes priment. Souviens toi. Certains suivent leur propre route. Arès lui-même s'était fait berner par Arbhaal, entre autre. Et quand bien même les dieux disposent chacun de leur calebasse, cela ne les empêche pas de convoiter celles de leurs pairs. Souviens toi. Celestia. Celestia... Un jour, au travers des vices et du fracas, tu montres l'enfer à quelqu'un, et le lendemain, sans même le son d'une voix, celle-ci te laisse entrevoir l’éden...
Souviens toi. Rhiannon. On peut vivre autrement. Agencer son chaos intérieur jusqu'à pouvoir en tracer la beauté. La partager.
Souviens toi.



[Février 553] Spirale infernale  FyhiATg

L'univers apparaît. Il n'existe plus de prison, plus de douleurs, plus de doutes.
Cette période stérile n'a que trop duré. Elle le conçoit parfaitement dorénavant, alors que l'énergie s'écoule le long de ses veines, la renforce, la guérit. Tout semble si simple, et, tel un déclic, il lui est tout à coup possible d'envisager le meilleur sans craindre du pire. Il ne s'agit plus de cette bête aux abois, anxieuse et menteuse, ni de cette créature esseulée et maladroite, condamnée à engager toute situation de façon frontale puisque dénuée de la moindre vision d'ensemble.

Elle s'était trompée. Il suffisait de l'admettre. Faire la paix avec soi-même.
Si simple... Si... niais ?
Le cynisme comme l'ironie lui ont tant tordu les entrailles tout au long de sa vie qu'elle s'accorde un dernier doute, un ultime sourire relatif à l'auto-dérision. Des afflictions, ça aussi, peut-être même les pires, à bien y réfléchir.
Car son sort actuel, le devait-elle à Arès et son giron, ou bien à sa propre fermeture ?
Ouvre toi. On t'aidera.



Une chaleur intense. Des larmes qui coulent sur ses joues, et le rappel à la réalité.
Avec ce petit quelque chose faisant la différence. Cette puissance soudaine, aussi éclatante que cicatrisante dans son triste cas. Cette geôle organique se contractait, en réaction à cette scène pourtant intime, pratiquement invisible.
Elle rigole doucement.

Souviens toi.


Elle rigole puisqu'elle pense connaître le Dédale aussi bien qu'il la connait.
Elle ne restera pas ici. Conviction. Elle ne restera pas ici.
Pas besoin de hache.
Quel que soit cette influence extérieure qui la galvanise, elle lui donnera les moyens de s'évader par la seule force de ses dents si besoin est. Souviens toi. Borya, mangeur de Dédale. Elle éclate de rire, s'étirant, inspirant comme jamais. Adrénaline, joie intense. Ludmila se réveille vivement de son cauchemar intemporel...




Une bête approche.
On ne s'échappe pas du Dédale si facilement...
Elle qui assurait la bonne garde des portes en savait quelque chose, toutefois il existait une différence fondamentale entre le théâtre d'obsidienne et les abysses de son cachot. Il existait en ses profondeurs des menaces moins familières, plus ténébreuses et concrètes qu'une magistrale architecture défendue par un élu engoncé dans son rôle accordé par la divine comédie.

Elle se met sur ses gardes, prête à faire face. De toute évidence, il ne s'agirait que du premier obstacle parmi une longue série. De quoi déchanter en réalité. Sauf qu'entre le monde de ses parents et le sien, il existe un fossé particulièrement déterminant. Circonstance propre à la Fatalité, son monde est un monde d'exploits, un monde de héros dont l'équilibre peut à tout instant être rompu afin d'explorer les confins du sublime comme du risible. Dans son Bastion, Arès élabore d'après un code cruellement simple. Mais outre-frontière, une muse s'envole t-elle ? Un dieu s'amourache t-il ? Un avatar de nature divine lui a donné une clef, ici même, au sein de son anodine carrure de mortelle.
Et elle compte bien en faire usage.
Vivre pleinement cet instant.
S'offrir à cette entité qui a répondu à sa détresse.
Plus de remords, plus de doutes. Tant à découvrir, à apprendre, à vivre.





Horreur.
Effectivement, il ne s'agit pas d'un de ses anciens compagnons. Plutôt d'un démon.
Écailles envoûtantes, griffes et dents acérées, suffisamment grand pour écraser de sa stature et assez fluet pour inquiéter par sa vélocité. Yeux de reptile, mauvais présage évident car de tels yeux ne transportent aucune ambiguïté ; on ne se toise pas, on ne se jauge pas, on ne songe pas à l'évitement ni à la survie... ce genre de regard qui une fois croisé ne peut amener que confrontation. Fatale, instantané, épuré du moindre songe futile.

Ni une ni deux, la rixe s'enclenche et ne durera pas. Une question d'ascendant, d'intention.
De meurtre.

Si la mâchoire de la bête manque le bras de la combattante, celle-ci poursuit avec succès sa gestuelle afin de s'emparer pleinement du cou reptilien. Bloquant sa mobilité et appliquant une pression nette et imperturbable. Corps chaud contre sang froid. Profitant de son privilège de puissance, Ludmila laisse exprimer sa juste colère à l'encontre de l'abomination - Tel un mythe, il ne s'agit pas tant d'une épreuve mais plutôt d'une évidence. Une héroïne destinée à vaincre cette bête ci. Les jeux sont faits. Les règles sont respectés.

Et pourtant, là haut, le spectacle est réel : Certains se réjouissent, d'autres grimacent ou se détournent.

Un court instant dont chaque seconde durerait mille ans. C'est ce qu'ils voient, c'est même tout ce qu'il y a à voir. De l'attention, de la sensibilité, de la méditation.
Un cri retentit.
Un cri qu'un corps humain lambda ne saurait reproduire.
Un cri de victoire, de revanche sur la vie, de rage..? C'est elle. Si tôt lache t-elle son emprise que la dépouille surnaturelle s'écroule, rapidement happée par le sol gloutonneux.




Il ne s'agissait que d'une étape, la première vers la libération.
Cet accomplissement ne fait que lui donner plus de force encore. Instinctive, animée par des ressentis profonds, elle se délecte presque du bannissement de cette anomalie au point de jouir sur place. Du battement de son cœur aux fourmillements de chaque extrémité de son corps, elle ressent tout,et il lui suffirait de fermer les yeux pour percevoir à nouveau l'univers comme il doit être perçu.

Pas de mot, juste quelques pas en avant.
Sa dextre se pose sur les barreaux osseux de sa geôle. Il est temps de poursuivre ce qu'elle a commencé... Il n'est plus question de souffrir. Plus question de baisser les bras. Elle doit retrouver son bienfaiteur puis changer son existence une fois pour toute.
Quiconque s'y opposerait sera défait.
Défait... saigné, écrasé, écorché, martelé... Puisqu'il n'y a que des bêtes ici. Elle ne le sait que trop bien... Elle a souffert en solitaire, s'échapperait en solitaire... Discuter ou raisonner en un tel lieu et avec de tels engeances serait justement l'élément qui risquerait de lui faire perdre les grâces de son mécène énergétique...
SOUVIENS TOI.
Tu n'aimes personne ici...

Zvezdan. Pourquoi avoir enfoui son nom ? Si tu es là, c'est sa faute. A une époque, il a été l'obstacle de trop oui... Mais... Il devrait aussi partir... Avec elle...
Sa main faiblit un instant.
Oublie le !
Il mérite mieux. Il n'est pas comme eux.
Oublie le !
Elle l'aime. Plus qu'elle ne lui a jamais témoigné. Aveuglée par son propre malheur, maladroite dans sa recherche d'un Ailleurs, elle le sait pourtant bien plus confiant et entreprenant quant à l'avenir qu'il cherche à tracer et perd toute consistance face à lui. Pourtant, elle est sûre d'une chose. Il faut partir. Il faut partir. Il faut partir. Il faut partir....
Oublie le !
Il... n'entendra rien. Il faut partir.
Cette échappatoire est la sienne, et à elle seule. Les dieux en ont voulu ainsi. Si elle hésite, Arès l'attrapera à nouveau. Ce dédale l'enchaînera de plus belle...
Pas question !
Ses muscles se tendent. Tout le long de sa silhouette, une chaleur intense prend place. Vertige, satisfaction profonde. Tant pis pour Zvezdan. Il est perdu. Partir d'ici, au plus vite. Sa tête tourne. Elle hume l'air ambiant, ainsi qu'un des barreaux proche de son visage, toujours droit comme un piquet, rappelant une détention toujours d'actualité. Jusqu'à preuve du contraire.

Son corps tremble, sa main toujours fermement agrippée autours de l'obstacle. Ses sensations de toucher s'amenuisent. Une chaleur moite s'étend autours de sa bouche, plus réelle et physique que ce qu'elle ressentait jusqu'à présent. Un poids sur les épaules, rapidement contrebalancé par cette force intérieure dont elle se rappelle.



Il est temps de prendre sa vie en main.
Jusque là, elle le voulait sans le pouvoir.
Mais cette fois, c'était différent.
Cette fois... Elle le pouvait...
Les vaincre. Tous. Comme cette créature...
Oui cette fois, elle y arriverait...

[Février 553] Spirale infernale  EfJSfoi
... n'est-ce pas ?




Citation :
Acquisition de la Cuirasse du Zmeï.
Ludmila ne le sait pas encore et pense à une influence extérieure (sauf que ça reste Arès) et déchantera en cours de route puis va s'assagir après son coup de sang


[Février 553] Spirale infernale  NolCm9W


Dernière édition par Ludmila le Dim 9 Aoû - 9:19, édité 1 fois
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Un grondement sourd, puis une poigne qui se referme. Il n'en faut pas plus pour que le barreau osseux se fende sur le coup.
La brèche est inaugurée par ce succès, galvanise par conséquent la fugitive remontée à bloc. L'instant suivant, c'est le flanc de sa dextre qui vient briser trois autres obstacles d'un seul geste circulaire afin de s'accorder un espace digne de sa dérobade musclée.

Libre.
Est-ce ce sentiment qui l’enivre ? Ses premiers pas hors de sa geôle sont moins maîtrisés que la gestuelle précédant sa sortie et déjà, ses jambes se font cotonneuses et ploient sous la pression exercée par l'entité la plus redoutable au service d'Arès : Le Dédale. L'affranchie ne l'est pas encore, puisque toujours au sein de son estomac, doucement mais surement digérée par cette créature aux vastes contours incertains.
Genoux à "terre", elle tâche de rassembler cette énergie pourtant si forte qui l'envahissait un instant plus tôt, la répartir de plus belle dans chaque recoin de son être. Mais cela ne donne lieu qu'à une frustration terrible, tragique : Puisqu'il ne s'agit plus de l'état de tantôt. Et elle ne comprend pas.

L'être divin derrière sa renaissance se jouait-il de son sort ? L'abandonnant déjà ?
Ou était-ce seulement cet espace maudit qui s'assurait de l'étouffer afin qu'elle en oublie son épiphanie ?
Assurément ce second cas de figure... puisque la force demeurait, tout comme la volonté de poursuivre son entreprise. Ludmila savait qu'il existait autre chose, qu'une fois là dehors un autre mécène lui offrirait la rédemption, l'accompagnerait sur une autre voie, plus juste, plus saine, appropriée à son âme définitivement moins obscure que ce qu'on avait voulu lui faire croire. Plus question de se laisser tordre. Aujourd'hui...
Aujourd'hui les rôles seraient inversés. Elle en avait le pouvoir.

Sa nuque la chatouille. Elle sourit. Voilà... On y est...

Les mains plaquées sur la surface organique, paupières clauses, elle renoue finalement avec cette révélation, cette clef encore anonymement offerte.
Ses doigts s'enfoncent dans la matière ; le visualise t-elle dans ses pensées ou est-ce la réalité ? L’électricité stimule son esprit, l'apaise. Sages intentions. Saine dévotion. Juste colère.
Colère.
Eux, ils la méritent, cette colère.
Elle ne retrouvera cette paix profonde fraîchement ressentie qu'une fois dehors. D'ici là...
Colère...
Ses mains s'échappent de l'humus organique, noires, goudronneuses, mais tenant fermement ce qu'elles savaient le mieux saisir : Purpurine.
Voilà longtemps que sa sphère de prédilection ne s'était plus exprimée, pourtant cette hache demeurait un fragment d'elle-même, prête à faire office d'abord dans son intérêt et non celui de qui que ce soit d'autre. Purpurine... Sa forme s'était simplifiée, s'en voyait sublimée. En la déterrant d'une frontière entre deux mondes, l'arme s'était modélisée tout en tranchant la chair de ce lieu impie - En témoignait le sang frais bordant son tranchant.

Une explosion. Le cosmos de la combattante se ravivait comme jamais, donnant le coup d'envoi.
Les frissons se succèdent sans ne plus s’arrêter, se mêlant à cette euphorique tambouille de sentiments vifs et plaisants, se faisant typhon dans cette enveloppe corporelle destinée à accomplir un prodige : Celui de trouer la couenne du Dédale, du plus bas vers le plus haut, démystifier l'ampleur effroyable de ce fléau afin d’accéder à son propre salut. Mérité.
Revanche.
Colère.


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