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Février 553 AD (Jusqu'au 30 Septembre 2020)
 
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 [Février 553] Evasion [Pv: Akir]

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[Février 553] Evasion [Pv: Akir] 2Xp7h29





Elle détale. N'entend pas les secousses métalliques de son attirail, pas plus qu'elle n'en ressent son poids.
Sa lame large fracture sur sa route la paroi du tunnel, libérant à la fois des effluves nauséabondes et de suintantes giclées ocres et rouges. Exaltée, la combattante se focalise sur cette lumière lointaine, le soleil - La surface. Entre ici et là bas, il n'existe rien qui mérite que l'on s'attarde. Elle le sait et sévit en conséquence, les dommages collatéraux transmis aléatoirement par sa hache ne servent qu'à accumuler une tension somme toute propice à l'ouverture plus franche d'issues normalement inexistantes. Ce labyrinthe défaillira et ne cicatrisera pas de sitôt.

Sa respiration est lente et profonde. Quant à son esprit, qui le croirait si apaisé alors que son corps s'articule si frénétiquement ?
Dévastation.
La fuite a commencé dès lorsqu'elle s'est réveillée. Les illusions troublantes, les barreaux costauds, des bêtes accablantes, des trajectoires mensongères, et d'anciens confrères qui ressentiront bientôt son aura. Elle les écarterait tous, ces charognards, sans perdre en rythme, sans oublier son objectif. Sa destinée se joue maintenant, au gré de ce tumultueux sentier qui ne saurait tolérer aucune faute.
Il ne s'agit pas d'audace mais d'avènement. Les risques non plus n'entrent pas même en ligne de compte, puisque dans cette virée soudaine il n'y a plus rien à perdre, seulement tout à gagner, tant qu'elle accomplit son rôle en répondant positivement à cet appel divin. Les doutes, voilà la raison exacte de son échec passé, avec cette solitude finalement orgueilleuse.
Aujourd'hui elle n'est plus seule. En a conscience.
Viens. Dépêche toi.

~~~~

Un imposant quartier de viande se voit éjecté au milieu d'une des nombreuses antichambres parsemant le Dédale. Taillé net par trois manœuvres hautement létales, ce morceau n'est rien d'autre que le témoin d'une évasion réussie. Ludmila a ouvert la dernière porte qui la séparait du "connu". A partir d'ici, le sol ne lui est plus totalement étranger, encore que la configuration exacte des différentes sections se muait parfois selon les contractions hasardeuses ou sans logique apparente du Dédale.

Comme la composition abjecte des cloisons le laissait deviner, elle se situait bien dans le domaine de la Pestilence. Cela faisait sens, elle qui avait été laissée à pourrir dans un caveau sans accès. Ni une ni deux elle traverse la zone avec entrain, ses pupilles scrutant absolument tout malgré la cadence soutenue. D'autant que des présences attisent ses sens. L’enchaînement de plusieurs foulées porte son zèle jusqu'à une poignée d'aspirants armés - Fût un temps, elle les aurait éduqué, raillé, terrorisé ou amoché, si ce n'était les quatre à fois.
Pas aujourd'hui.
Puisque sitôt élancée à leur côté, sa transe devient démence. Colère.
D'un geste ample la francisque ôte une tête, mettant un point final à l'incompréhension de cette rencontre inopinée, puis s'envole en direction d'un autre larbin, s'improvise en merlin au vu de l'impact aussi écrasant que tranchant, la silhouette craque et s'écroule aussi bien à gauche qu'à droite. Dans le même temps, la furie plonge sa main gauche dans la bouche du dernier quidam pendant que sa dextre lui émiette violemment les côtes, perçant un poumon entre autres hémorragies. S'appuyant sur le visage de la victime, elle bondit en avant puis récupère son arme fétiche, poursuivant sa virée à vive allure.

Mais ses réflexes ont pris le relais. Un saut en arrière démontre une vigilance toujours de mise. Cette échauffourée a étiolé sa vision d'ensemble et elle se voit presque surprise par l'apparition d'un autre protagoniste. Peut-être même bien que c'était lui qu'elle avait ressenti, et non les trois malheureux apprentis hélas pris de court par une vétérante.

Un regard furieux.
Le Prodige tournoie entre ses mains. Prêt à poursuivre sa danse.
Ce temps de latence ne durera pas.
Colère.


[Février 553] Evasion [Pv: Akir] NolCm9W
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Message Re: [Février 553] Evasion [Pv: Akir]   [Février 553] Evasion [Pv: Akir] EmptyDim 9 Aoû - 18:17
Par pour rien qu’on appelle ça le Dédalle. Il avait beau y avoir parcouru ses couloirs pendants des années il lui arrivait quand même de se perdre, et de tomber sur un endroit qu’il n’avait jamais vu auparavant. Le Labyrinthe de chair y était surement pour quelques choses, les murs bougeaient, ça n’aide pas même quand on à un bon sens de l’orientation.

Il était perdu, et dans cette partie inconnue, il lui venait aux oreilles des bruits lointain de grabuge, et de cavalcade. Plus inhabituel qu’avant à cause de la nouvelle politique du Pontifex, le Gladius, il avait écouté le discours pragmatique de Zvezdan, et il pensait que ça allait calmer les ardeurs des berzerkers un peu trop belliqueux, il avait quelques noms en tête. Mais apparemment ça ne suffisait pas, à moins que ce soit une intrusion, le risque improbable qu’un ennemi se soit infiltré dans le camp. Il devait aller voir ça.

En se rapprochant des sons, guidé par son ouïe fine, il commençait à sentir des cosmos, qui s’animent, la sensation de vies qui s’éteignent, et cette puissante énergie qui courrait, s’agitait, mais qui lui semblait familière. Il n’était plus très loin à présent, mais les couloirs tortueux, l’empêchait de se rapprocher plus vite. Il devait savoir, il devait aller voir qui s’était, de toute façon il ne serait sans doute pas le seul, un tel débordement de cosmos attire forcément les guerriers du coin. Il ne savait pas sur quel territoire il se trouvait, mais le maître des lieux n’allait surement pas tarder à se manifester, peut être même entouré de ses hommes.

Mais trop tard il débouchait à l’endroit du massacre, qui était fort sanglant, un vrai champ de bataille, vu les différents membres arrachés et la violence des coups on aurait du mal à croire que c’était un être humain. Mais pas anormal pour un éveillé, ce qu’il avait devant lui était un redoutable guerrier. Et cet Aura, il le connaissait c’est sûr. Ces mèches de cheveux blanc lui rappellent quelqu’un qu’il n’avait pas vu depuis longtemps, mais qu’il n’était pas tout à fait ravi de revoir, vu le dernier échange musclé qu’ils avaient eu. L’énorme hache qu’elle portait finissaient de dissiper ses soupçons.

Ludmila c’est toi ? C’est moi Akir, du Tigre, tu te souviens encore de moi ? Pourquoi tu massacre les soldats d’une armée d’un des cardinaux ?

Elle était sur le point d’exploser, il se tenait prêt à toutes éventualités, même à celle de devoir mettre la main à la pâte pour tenter de la calmer.


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Message Re: [Février 553] Evasion [Pv: Akir]   [Février 553] Evasion [Pv: Akir] EmptyDim 9 Aoû - 19:19


Si elle se souvient de lui ?...

CRÉTIN ! Vocifère t-elle de sous son casque à l'égard du niais, son bras droit frémissant sous l'effet de contractions cosmiques ne présageant que du mauvais pour son interlocuteur.

Les spasmes cèdent alors place à un mouvement rotatif véloce. Durant l'action, la hache subit tant de pression qu'elle rapetisse, s'enflamme, et se voit propulsée frénétiquement vers le Tigre à l’affût, suivie de près par la propriétaire aux intentions jumelées. Ses paumes chargées de fureur viennent chercher la silhouette adverse non pas pour le saisir mais bien fracturer les os sous des impacts promettant mille secousses.

A quoi s'attendait-il d'autre, surtout après avoir constaté verbalement la scène ? Espérait-il la raisonner ? A une époque elle lui avait inculqué quelques notions clés, prenant par ailleurs sur elle en réalisant que ce vaurien aspirait à assimiler tous les archétypes berserkers tel un petit garçon émerveillé par son histoire du soir, s'assoupissant le sourire aux lèvres. Il n'était pas ça, un Vrai, en ce temps, mais l'était peut-être bien aujourd'hui puisqu'il avait survécu.
Quand bien même son côté maniéré rebutait toujours autant Ludmila... d'autant plus en cet instant fondamental. Colère. Une juste Colère, cette fois ci loin d'être aigre, elle ne souhaitait rien lui donner. Seulement lui ôter la vie, à ce tigre, ce chien, ce rat ou quelque soit son totem.
Elle n'avait pas le temps. Pas le temps pour lui ni les autres.
Ils sont perdus.

J'avance, J'AVANCE... et toi TU MEURS ! TU MEEEURS ! Martèle t-elle autant par les mots que par les maux engendrés par sa rythmique d'acier.

Mais le tigre n'est pas un simple clampin et résiste. Une distance se redessine entre les deux anciens camarades et la hache embrasée cesse de tournoyer, regagnant la dextre caparaçonnée et adoptant une forme plus massive, forçant la main gauche à servir d'appui malgré une force musculaire évidente. Les flammes de l'arme ne s'éteignent pas vraiment, comme happées par la respiration profonde de la combattante, qui en intériorise toute la quintessence - Inspiration.
Puis un hurlement - Effroyable expiration.

Le prochain assaut sera bien pire.
Quant à celui encore après...


Citation :
Défi lancé !


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Message Re: [Février 553] Evasion [Pv: Akir]   [Février 553] Evasion [Pv: Akir] EmptyLun 10 Aoû - 10:37
Inutile, il s’en serait douté, la fulgurance de son adversaire le laisse pantois, la surprise y est aussi pour quelque chose. Elle est encore plus puissante qu’avant en plus non ? Il n’était pas un expert pour comparer la puissance des cosmos, mais oui bordel elle a une aura aussi puissante qu’Haldor, la vache il va encore dérouiller. Mais bon là il n’a pas le choix, il doit se défendre contre cette violente agression.

Etrange qu’elle réapparaisse du jour au lendemain enragée comme une bête, ce qui était plus habituel vu l’animal. Ça devait faire récemment qu’elle se trouvait ici, ou elle n’avait pas encore entendu parler du nouveau Pontifex et de sa loi du Gladius, ou elle n’en avait rien à foutre ce qui était complétement possible aussi.

Oui moi aussi chuis content de te revoir Ludmila.

Il répondit à sa provocation, sourire en coin, il essayait de faire bonne figure face à la furie dévastatrice.

Tu ne dois pas être au courant. Zvezdan le nouveau Pontifex a instauré une règle qui nous doit nous empêcher de nous fritter entre nous. Je ne serais pas étonné que le Cardinal du coin débarque pour vérifier ce qui se passe chez lui.

Il lui semble que cet endroit était occupé par un de deux cardinaux qu’il ne connaissait pas encore, il était curieux de le voir à l’œuvre. Mais pour l’instant, il ne sentait rien comme énergie, sans doute était-il pour le moment trop loin. Il espérait néanmoins une intervention rapide de sa part.

Sans doute aussi parce qu’il connaissait l’ancienne Hyène, il esquiva son premier coup de hache, sans doute une espèce de test pour déterminer si l’adversaire en valait plus la peine qu’on s’attarde à lui donner qu’un seul coup. Il ne perdit pas un instant doutant même qu’il aurait le temps d’équiper son armure avant son prochain assaut, il l’invoqua, et une espèce de brouillard argenté l’entoura instantanément. Lui colla au corps, et se transforma enfin en armure solide et complète. Il se mit en position de défense en attendant de voir. Vu l’élan de la musculeuse demoiselle, il n’aurait sans doute pas l’initiative.

Allez amène toi !

La fureur et la fougue coulaient dans ses veines comme de l’énergie pure, son cosmos semblait avoir remplacé son sang tellement il coulait de façon fluide.

Citation :
Défi relevé


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Message Re: [Février 553] Evasion [Pv: Akir]   [Février 553] Evasion [Pv: Akir] EmptyLun 10 Aoû - 16:17

Ce sourire... Ce putain de sourire.
A peine venait-il de capter les bribes de lucidité de Ludmila que cet ahuri se moquait littéralement d'elle ; et son attitude familière ne pesait pourtant pas bien lourd dans la balance émotionnelle totalement déséquilibrée de la combattante. Puisqu'il se permettait même d'invoquer le nom de Zvezdan. Lui assignant le statut de maître des lieux. Lui attribuant des réformes comme de par hasard favorables en de telles circonstances... Tout comme la venue assurément salvatrice et imminente d'un Cardinal outré.
Le tigre se faisait langue de serpent, face à un fait accompli, il tirait sur différentes cordes en espérant en trouver une bonne.
Elle ne lui concéderait pas ce plaisir, il devait déjà le lire dans son regard en l'état aussi véhément que haineux.
Empli de dégoût.
Par dessus le marché il l'invitait à charger, sûr de ses menaces - Ou plutôt vaines déstabilisations. Sans doute s'était-il suffisamment informé pour connaître le passif de renégate de la manieuse d'hache et son altercation fatale avec Zvezdan. Quant au reste, elle n'était plus l'une des leurs ni ne comptait s'éterniser en si vilaine compagnie... Quand bien même galvanisée par une assurance profonde et une force ravivée, elle se doutait bien que cet élan ne saurait lui permettre de visiter de fond en comble le dédale afin d'entreprendre une purge. Non, son entreprise reposait sur une hâte évidente, sans grandes concessions autres qu'enfoncer des portes.

C'est donc comme CA?!! COMME CA QUE TU AS SURVECU?...PAUUUUVRE LAAAARRRRHHHVE !!! Enrage t-elle en accomplissant sitôt un jongle, pointant le "pic-à-glace" de sa hache droit vers Akir, déterminée à lui simuler l'usage d'un ouvre-boite divin. Cette pointe perforante vient alors chercher la cuisse de ce dernier ; elle exige de la creuser afin de mieux l'arracher au gré d'un autre geste abrupt, et ainsi envoyer valser cet impertinent contre l'une des parois du dédale.
Bien entendu, les voeux vont toujours mieux par trois.
Aussi son second souhait réadopte les allures de la dernière minute passée ; les flammes chancèlent de plus belles autours du mordant et viennent bientôt se lover au gré d'un second lancé d'acier contre la silhouette ennemie. La recouvre, détonne lourdement. L'arme s'envole et rebondit ici et là, arrachant des morceaux de chair au dédale tout en diminuant vivement de taille.
L'heure est alors à cette tierce envie, simple et modeste - Celle de tailler du tigre via une quinzaine d'a-coups à la hachette, dores et déjà retournée au creux d'une poigne ferme et redessinant les rayures du dit félin afin de le rendre plus authentique, plus vrai. Plus haut en couleur.

LES!... / Tchak! / DIEUX!... / Tchak! /ONT!... / Tchak! / D'AUTRES!... / Tchak! / PROJETS!... / Tchak! / POUR!... / Tchak! /MOI!... / Tchak! / JE ME!... / Tchak! / FOUS DE TEEES!... / Tchak! / CONNERIIIIIES!!!! / Tchak! / Tchak! / Tchak! / Tchak! / TCHAK !

Tout va trop vite. Même pour Ludmila.
Elle n'est plus sûre de ce qu'elle voit, seulement de ce qu'elle veut.
Et en l'occurence, ce n'est même plus poursuivre sa route. Mais juste le détruire.




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Message Re: [Février 553] Evasion [Pv: Akir]   [Février 553] Evasion [Pv: Akir] EmptyMer 12 Aoû - 10:34
Merde, il n’aurait pas dû autant la chercher, je vais le regretter maintenant. Sa grimace de rage indiquait qu’il allait prendre cher. La première attaque le prit un peu de cours mais c’était tant mieux cela lui permettrait de dissiper le cosmos qui s’en dégageait avec son pouvoir, ce serait un bon début. Il fessait le maximum pour en repousser les effets il espérait que c’était complétement suffisant. Lors de son entrainement Haldor l’avait mis en garde contre ce genre d’effet pernicieux.

Il Hurla, le cosmos entoura son corps brièvement pour en faire sortir celui qui lui était étranger. La Raaage aveugle du Tigreee ! Une saloperie en moins à gérer, ne reste que la douleur.

Il s’envola pour s’éclater contre les parois, il ne pouvait pas empêcher ce qui allait suivre.

Second coup de hache bien trop rapide pris par surprise le tigre qui ne put s’empêcher de prendre le feu de plein fouet. Il en rigola déjà moins, et ce n’était pas fini, ni le pire.

Dans un moment d’acharnement bestial Ludmina tailla dans le bois littéralement, les cous pleuvaient et tranchaient dans la chair. C’était bien suffisant pour tuer un être humain normal, mais heureusement pas encore assez pour le Tigre. La fureur pure qui se dégageait de la jeune femme était tellement envahissante qu’elle semblait teinter son cosmos d’une couleur différente.

L’action était finie mais néanmoins dévastatrice, c’était à son partenaire d’entrer en scène, il espérait, mais avec un vain espoir faire aussi mal pour lui rendre la politesse. Quelque peu endolori il fit exploser son cosmos et parti à l’assaut, il ne lui restait plus que l’attaque pour faire le poids.

La fureur du aux blessure décupla sa force, il se lança sur son adversaire avec une vitesse prodigieuse, arrivé à portée il s’appuya sur ses jambes pour prendre de l’impulsion et sauta en l’air le poing tendu il porta un uppercut puissant à Ludmila à s’en faire décrocher la mâchoire, la force de l’impact lui fit décoller légèrement du sol malgré la différence de leur morphologie.

Il ne la laissait pas le temps d’atterrir qu’il enchainât déjà par la suite.

Et suivi de La soif de sang du Tigreeee !


Son image semblait flotter comme un mirage puis disparu, une myriade de petits traits argentés fusaient aux alentour de la Berzerker, jusqu’à la blesser, jusqu’à la faire saigner même. Le tigre mordait, griffait et buvait le sang de son opposante.

Il réapparu soudain devant elle à quelques mètres.

Les Dieux ? Comment ça ? Ne sers-tu pas Arès comme nous tous ?

Il était dubitatif, ces paroles étaient plutôt mystérieuses, quand il ouvrait la bouche pour parler on pouvait voir sa bouche et ses dents teintées de sang, mais ce n’était pas que le siens.





Dernière édition par Akir le Ven 14 Aoû - 16:32, édité 5 fois
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Message Re: [Février 553] Evasion [Pv: Akir]   [Février 553] Evasion [Pv: Akir] EmptyMer 12 Aoû - 16:26


Les cosmos se font échos, autant que cette rage puisée dans une même source.
Sauf que ça, Ludmila ne le réalise pas. Réincarnée, elle se considère comme un avatar de la pureté s'extirpant d'une fange aussi écœurante que restrictive. Inconsciente même du port de son armure, elle accueille le redoutable coup poing redoutable de plein fouet et loue son énergie supérieure - offerte par un divin encore anonyme -, cette résilience à toute épreuve et malgré la réelle intensité de l'impact.

Toutefois chamboulée, elle darde l'ennemi pendant qu'il annonce sa nouvelle attaque et plante profondément sa hache juste derrière, appuyant sa paume contre la hampe afin d'y transférer tout son poids. Nouvel usage - Là voilà déjà en train de profiter de ce pivot pour se dérober aux prémices de l’enchaînement du Tigre au gré d'une pirouette rotative aussi fluide que gracieuse. Impossible toutefois de prendre l'ascendant à travers une nouvelle frappe, son adversaire s'adaptant déjà à la situation et parvenant à la rattraper dans le feu de l'action. Elle râle, grimace sous son casque cabossé.
Subissant jusqu'à ce que celui-ci se décide à prendre du recul. Il croit encore à la possibilité d'une conversation ? Vraiment ? Quel imbécile. Qu'il peut être navrant... Pas si étonnant pour une âme qui aspire à se complaire dans ce dédale infâme, à devenir le parfait petit soldat d'une entité qui ne le considère même pas et ne le considérera jamais. Il veut discuter ; comme si Arès lui laisserait cette possibilité dans le cas d'une croisade. Son rival du moment n'a pas connu Kiev. Ne semble pas connaître grand chose, en vérité...

IDIOT !... J'AI L'AIR DE TAPINER POUR CE DÉMON?!! Beugle t-elle, cœur battant, noble et sûre de son affranchissement.

Sitôt dit, une paire d'ailes écailleuse s'extrait de sa cuirasse, arrosant la zone d'une bruine inattendue, soufflant même instantanément le flambeau de son hachoir. A celui qui compte jouer la carte maîtresse de la célérité, elle réserve rien de moins qu'une démonstration. A son tour de disparaître. Le typhon s'intensifie, et par on ne sait quel chemin parmi ses nombreux torrents de vent et de pluie qui inondent l'atmosphère elle arrive au contact de Akir, lui assénant une frappe frontale à même le visage - Œil pour Œil, griffes pour griffes. Son gantelet gauche prend l'apparat d'araires atterrantes, invoquées dans le but de châtier l'âme impie. Elle cherche à le scarifier du front jusqu'à l'abdomen, labourant l'anatomie d'une main et appelant Purpurine, laissée en retrait, de l'autre.

A peine le manche prend place entre ses doigts que le prodige s'abat franchement dans le flanc adverse. Tôt ou tard, elle le couperait en deux. Briser une cuirasse en mille morceaux la satisfait autant si ce n'est plus que d'abattre un élu de la Guerre, et ça se sent, puisque là encore elle utilise le pic et non le mordant. Elle s'assure de causer suffisamment de failles avant le coup fatal.
La vandale assène ses coups avec précision malgré la rage et l'allure barbare de son outil de prédilection. Ce dernier continue d'ailleurs de nuancer ses formes, ne cessant de vivre dans le feu de l'action, variant sa taille ou ses courbes afin de toujours s'assurer du pire concernant sa cible.

Les ailes se rétractent également pour ne pas la gêner dans ses mouvements, quand bien même elle se fait moins mobile, focalisée sur celui qu'elle compte mettre dos au mur incessamment sous peu. Elle ne dit plus rien.
Son regard continue de parler à sa place.




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Message Re: [Février 553] Evasion [Pv: Akir]   [Février 553] Evasion [Pv: Akir] EmptyVen 14 Aoû - 16:29
Il avait quand même eu la satisfaction de lui avoir porté quelques coups bien sentis. Mais visiblement peu suffisant pour infliger une quelconque gène à sa colossale adversaire. Démon ? Soit, d’une certaine manière Athéna est surement à mettre dans le même sac pour avoir permis toutes les atrocités commises par les Byzantins. Mais quel est son but ? Si elle ne sert pas Arès de quels dieux parle-t-elle ? Il le savait qu’il n’était sans doute qu’un pion négligeable et sacrifiable d’un dieu mais tant que ça lui permettait de se venger il était d’accord. Le dialogue n’étant plus possible, il faut en venir aux mains pour tenter de se défendre du déluge de coups.

Puis le feu d’artifice continuait, sans effets pyrotechnique cette fois, le pauvre tigre était bien débordé encore une fois, entre le manque de temps pour se défense et les effets pervers du cosmos de Ludmila qui tentaient de se frayer un chemin pour perturber ses sens. Il avait le choix, mais pris sans doute le plus douloureux.

Elle en vient même à jouer sur le terrain du félin, un coup d’une vitesse prodigieuse le prenant totalement par surprise et en plein dans la figure. Bien joué cet espèce d’effet de tempête, vu le caractère aléatoire, impossible de prévoir son mouvement.

Elle continua ensuite à trancher dans le lard, il ne se défendit toujours pas, plus préoccupé par tous les effets négatifs qui s’accumulaient dans son corp, il n’avait pas encore la puissance nécessaire pour bloquer ses attaques et supprimer ces effets dans le même temps.

Il encaissant non sans broncher tellement les coups étaient violent et ne permettaient pas de se remettre entre, mais elle avait rapidement fini et son regard lançait des éclairs de fureur. Un peu chancelant, semblant transpirer du sang de tout son corps, le Tigre fit toujours face à son adversaire, pour commencer il réactiva une seconde fois son don. Tout les effets désagréables finirent instantanément, mais dorénavant il ne pourrait plus y avoir recours.

Dans un dernier élan un peu désespéré pour blesser son adversaire il met tout ce qu’il à dans son dernier coup physique. Frontal mais fort prévisible, il sorti ses griffes rétractables et activa son cosmos, qui commença à entourer ses poings, il tenta de lui infliger une longue estafilade avec ses deux griffes le long de son bas ventre. Sans doute un coup dans le vent, mais pas le suivant, il mit les deux mains devant lui en ouvrant les paumes vers la jeune femme, des étincelles argentées se dirigeant vers elle. D’abord rebondissant sur son armure, puis s’engouffrant dans les faiblesses de celle-ci, la faisant saigner sur les surfaces de peau à l’air libre.

Leur différence de puissance était toujours aussi grande, un gouffre. Mais au moins à défaut d’afficher son efficacité, il montrait son opiniâtreté.



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Message Re: [Février 553] Evasion [Pv: Akir]   [Février 553] Evasion [Pv: Akir] EmptyVen 14 Aoû - 18:40


Après la pluie, Ludmila se nourrit du vertige ennemi. Ses pupilles se dilatent alors, ne sont plus celles d'une furie aveuglée par l'émotivité mais bien d'un prédateur en accord parfait avec son instinct. Le timing. Cette science naturelle du meurtre l'appelle intensément.
La proie peut bien se débattre, il est déjà trop tard.
Oui, celle-ci est déjà abattue, cela se sent. Sa pugnacité s'effondre. Tant et si bien que son assaut se voit mort-né.

Il veut fuser, griffer, lacérer. Mais rien de tout cela ne se produit.
Dès le début de sa course, un choc. Celui d'une vandale impétueuse qui lui rentre en plein dedans, frontalement, explosive. Littéralement, puisqu'au delà des émanations cosmiques, c'est une saignée de richesse qui se répand tout autours du point d'impact. Pièces d'or et d'argent, pépites et autres pierres précieuses. La cuirasse jusqu'ici terne flamboie désormais de ses reflets brillants, envoûtants.

Dans le feu de l'action la manieuse de hache n'a pas connaissance du Trésor du Zmeï. Se contente juste de contrer le bond du tigre en l'expédiant dans la direction inverse, piétinant sa cuirasse au gré d'une curieuse reprise de volée et ce jusqu'à retoucher le sol. Lui en dessous, elle dessus.
Le gantelet gauche plaque fermement sa prise contre la surface organique du Dédale.
Quant au droit, il dresse en hauteur une hachette robuste.

Le couperet s'abat alors sans plus tarder, d'un seul trait net. Se plantant en plein sternum.

Quelques secondes quasi éternelles s'écoulent durant cet ultime coup d’œil que les deux protagonistes se partagent. Il ne s'en relevera pas. Même s'il puise en lui des forces mésestimées, il ne vaut pourtant mieux pas pour lui maintenant que sa bourreau l'estime vaincu. Le regard de la renégate "s'apaise" une fois sa mission accomplie et s'envole déjà vers d'autres angles. Elle est pressée et à l’affût. Nerveuse même.

Sans d'avantage de considération, elle arrache son arme du torse adverse et se remet en activité d'un simple bond en arrière, se remettant à courir au sein de la morbide structure, en direction des portes d'obsidienne.
Vite.
Plus vite.




[Février 553] Evasion [Pv: Akir] NolCm9W
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MérionMérionArmure :
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Message Re: [Février 553] Evasion [Pv: Akir]   [Février 553] Evasion [Pv: Akir] EmptySam 15 Aoû - 17:23


« Silence … » L'ordre est lancé. Alors qu'un mouvement vif traverse la grande caverne. La crosse blanche du Cardinal de la Pestilence s'enfonce dans le sol, menaçante. Des vibrations particulières animant l'extrémité supérieure, chaotique. La Guerrière Folle a-t-elle entendue le bruit feutré de cette porte dérobée, derrière le trône, qui s'ouvre ? Le Guerrier vaincu a-t-il entendu ce même son ? Entre les hurlements, les impacts de métaux, et la rage aveugle … il est difficile d'entendre son environnement. Mais cette voix, malgré sa douceur particulière, résonne. Alors qu'un premier son cristallin l'accompagne. Le son d'une goutte, qui vient s'écraser contre le mélange de la pierre et de l'os. Et il résonne, ce son, oui. À travers cette énergie cosmique qui s'étend, lentement à travers cet endroit. Une énergie qui habite ce lieu. Qui habite cet environnement. Sans une autre forme de procès, le cosmos fait de ce lieu sien. Car c'est en effet le sien.

N'est-il pas Cardinal de la Pestilence ?

« Silence … » L'ordre résonne à nouveau. Froid. Mais personne ne pourrait le nier : dans cette voix glaciale se trouve une profonde colère. Concentrée. Qui se dilue. Véritable poison à la morsure givrante. Et à nouveau, ce son, cristallin. Naturel. Cette succession de son, maintenant que la silhouette se fait plus proche.

Plic … Ploc …

La silhouette se détache. Lentement. Le drapé terne glisse contre le sol, les yeux d'abysses fixant en direction de ce spectacle pathétique. Le corps déchu d'un Berserker qu'il a à peine observé. Le corps animé par la rage berserker d'une nouvelle venue. Nouvelle. Nouvelle … Pas de ce qu'il a entendu. Car de là où il se trouvait … il entendait. La chair de ses apprentis qui a été brisée, réduite en morceau par la force de cette femme. Un nom. Ludmila. Prononcé par les lèvres de ce trop calme Berserker face à cette situation. Qui ne comprenait pas la situation. Le Premier Sang. Une Cuirasse s'est éveillée. S'est accrochée. Si proche du Lac de Sang et pourtant … sans aucun passage par celui-ci. À sert-il, franchement … ? À quoi sert-il si même une éveillée présente dans les profondeurs de ce Dédale ne passe passe pas par ces abysses écarlates ?

Elle hurlait. Il hurlait.
Silence.
Elle beuglait en parlant des dieux.
Silence.
Il répondait à sa manière. Trop passive.
Silence !

Qu'ils se taisent tous. Velya. Qu'il se tait. Qu'il se tait. Que sa putain de bouche soit enfin fermée. A-t-il été enrôlé en tant que Cardinal pour ça ? Pour jouer la victime d'un savant cherchant une quelconque réponse à travers la chair d'un Cardinal ? Trahison ! Putain de traître. Ce putain de traître qui a réussi quand même à lui rappeler cette foutue condition. Qu'il voulait oublier. Imitation. Factice. Sans vie. Sans âme. Comment ce putain de traître ose-t-il ? Comment ose-t-il … ?

Plic … Ploc … Plic … Ploc … Plic … Plic … Ploc …

La silhouette se détache complètement des ombres. Mais pour disparaître en un fragment de seconde. Pour rejoindre cette arme qu'il attrape. Et à ce simple mouvement, les braseros dispersés autours de la grande salle s'allument. Immaculée est normalement la Cuirasse de la Pestilence. Mais cette chose – plus exosquelette qu'armure – semble finalement souillée. Par un noir profond, qui coule, à un rythme irrégulier. Depuis ses orbites vides. Depuis d'étranges scarifications qui se manifestent sur cette matière osseuse. Sa main souille son arme. Le drapé terne, tâché, souille le sol.

Silence … Qu'ils se taisent tout. Mais surtout toi. Ce bourdonnement. Plus présent. Plus violent. Plus intense. Silence … Silence … Silence …
Et toi ... je ne veux plus t'entendre … Parler de moi comme une créature … Je veux que ta langue te sois arrachée ! Je veux que ta putain de silhouette soit infectée ! Encore. Encore. Encore. Encore. Encore. Pourquoi il a fallu que tu sois si stupide ? Pourquoi il a fallu que tu me rappelle à cette putain de condition ?
Tant de rage. Tant de colère. Et pourtant, un unique frisson glacial dans ce regard vide. Dans cette silhouette souillée. Les pensées n'appartiennent qu'à lui. Des pensées qui lui sont siennes. Qui lui sont propres. Des pensées qui lui arrachent pourtant cette réalité. D'Ivoire est le Cardinal. D'Ambre est l'Infection … D'Obsidienne serait donc l'Humanité ?

Aspect actuel de la Cuirasse.:
 

Un mouvement, et voilà que le cosmos d'ivoire attrape la carcasse à peine vivante d'Akir. Pour l'éloigner du prochain acte. L'entourer, pour le cristalliser. Une prison immaculée, pour le protéger. Stupide idée. S'il n'est pas capable de reconnaître la folie du Premier Sang … il ne devrait pas survivre. Puis il tourne son arme. La pointe dans sa direction. « Approche … » Pourquoi dois-je me battre contre toi ? Pourquoi dois-je entendre cette saleté, en ce moment ? Deux combats. Un contre toi. Ludmila. Que je ne connais pas. Un contre toi. Saleté de parasite. Que je ne connais pas.

« Brise moi. Si tu en es capable. » Car après tout, j'ai l'impression que c'est la seule destinée qui m'est offerte. Celle d'être un jouet qui finira brisé.

En es-tu capable … Ludmila de Zmeï. Centurion de la Pestilence.
Es-tu capable de survivre à la folie du Premier Sang ?

Citation :
Défi lancé contre Ludmila.


[Février 553] Evasion [Pv: Akir] Mzorio20
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Message Re: [Février 553] Evasion [Pv: Akir]   [Février 553] Evasion [Pv: Akir] EmptyDim 16 Aoû - 13:49


Toujours en mouvement, l'ancienne Hyène s'adapte aux circonstances sur l'instant même.
Autant repoussée qu'alpaguée par l'émergence des flammes éparses, elle roule en arrière et brandit sa hache, ses yeux balayant la zone ; sa célérité joue contre elle, l'aveugle car la focalise juste dans son objectif de fuite en avant. Aussi elle n'a même pas perçu l'entrée en scène de ce nouveau protagoniste.
Ne peut que le constater après coup. Ses pupilles s'agitent tant et tellement que ses yeux tendent même à se révulser. Vertige. Elle reste maîtresse de sa sphère, de son bras jusqu'à la pointe de sa bardiche, elle se sent capable de tout faucher à 360° quand bien même cela ne ferait qu’accroître sa désorientation. Son corps brûle faute à ce temps de latence. Cesser d'agir revient à mourir.

Mais des chuchotements soudains percent son esprit, fusent et se font détonants une fois parvenus à destination. Silence. Mille fois ce mot résonne et l'accable. Pourtant contre indicatif en l'état.

La vandale sent des contractions sur chacun de ses membres, comme le passage de morsures encore vives. Elle détaille malgré tout la scène, ce tigre flottant, figé dans un curieux carcan. Mais surtout cette silhouette lumineuse qui croule sous une obscurité goudronneuse, bien trop agglutinée pour totalement s'extirper malgré l'attraction de la gravité.
Une énergie corruptrice engorge déjà l'antichambre, sidère la guerrière. D'autres mots la fendent, sonnent intimement comme des ordres malgré l'esprit rebelle. Malgré cette quête de liberté pourtant primordiale. Acquise, même. N'est-ce pas ?

L'état second étant déjà déclaré, l'analyse n'est plus permise.

A la place, une attirance acerbe à l'égard de cette nouvelle entité. Cette énième créature à châtier, puisque condamnant le lieu par son aura. Elle frissonne, tremble de rage. Encore une. ENCORE UNE.
Tous, elle doit tous les détruire.
Le prix de la liberté.

Approche.
Malgré la transe irrattrapable, les paroles sont entendues. Ne peuvent être contestées, alors qu'au fond, derrière tout le reste, une trop mince lueur de lucidité l'appelle à fuir, à concentrer toute sa force dans la création d'une énième issue. Quitter sans plus attendre ce Dédale à l'adversité infinie. Et qui viendra fatalement à bout de son énergie.

A la place, un nouvel hurlement. Le long de son arme d'hast, le parcours torrentiel d'une eau pure s'affole en circuit fermé.
L'impatiente se relève alors, fonce droit sur la nouvelle menace tout en prenant soin d'écorcher la surface du terrain, déversant sa bruine rafraîchissante et purificatrice en prévision de la matière délétère qui s'écoule de l'autre côté de ce tunnel mortel.
Le briser.
Juste le briser lui.
Elle le peut. Non... Elle le doit.

Citation :
Défi accepté ! obviously
Ps: On lance la suite après le post de Akir !


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Message Re: [Février 553] Evasion [Pv: Akir]   [Février 553] Evasion [Pv: Akir] EmptyLun 17 Aoû - 10:42
Le Silence…La suite se passe au ralenti et comme dans un rêve, après les derniers coups de Ludmila, il s’écroule face contre terre les os brisés, la conscience prête à sombrer, mais pas encore. Il entend les mots, ceux d’un nouvel arrivant, d’une énorme puissance. Celle probablement d’un cardinal, du moins, il l’imaginait.

Il ne sentait plus l’impact de la lourde chute de son corps contre le sol. Il était moins conscient de ce qui se passait autour de lui à ce moment. Ce mot résonnait pourtant dans l’air imperturbable, brisant paradoxalement sa signification. S’en suivit comme le bruit de goutes qui s’écrasait contre le sol, sans doute le calme avant la tempête. Il sentait que ce mot lui était sous doute aussi destiné, il garda donc le silence et observa comme tout bon félin, observant son environnement sans intervenir et immobile. Sans doute cette capacité pouvait-elle le faire oublier un moment aux yeux des personnes présentes sans douté était ce un des éléments qui justifiait cette incroyable discrétion propre à cette famille quand ils le voulaient.

Un écrin transparent, cristallin l’enveloppa, le protégeant contre la suite. Les yeux à moitié ouvert, il voyait la nouvelle silhouette s’avancer et provoquer la Berzerker, il ne l’avait jamais vu auparavant, mais il était presque sûr que c’était le maitre des lieux, il ne se déplacerait pas pour ça sinon.

Planqué dans cette protection, il pouvait observer la scène qui s’offrait à lui. La rage sanguinaire de l’ancienne Hyène continuait de bouillir en elle et elle se précipita sur ce nouvel adversaire, sans peut être avoir pu déterminer le niveau de puissance dantesque de l’être en armure. Peut être le regretterait-elle, peut être pas, mais son adversaire était déterminé à la calmer coute que coute. La suite serait certainement très intéressante, l’étrange apparence de ce nouvel arrivant, promettait un combat plus intéressant que juste un échange physiques entre deux combattants, pas que Ludmila n’était juste habile qu’en combat physiques, elle l’avait prouvé avec leur dernier échange, non mais l’aspect cosmique du duel serait sans doute renforcé maintenant avec ce « Cardinal », enfin il imaginait que c’était lui, le fameux Mélon, Melon, enfin peut-importe, il allait peut-être le dire lui-même. Il se doutait que ce n’était pas son nom réel.


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Message Re: [Février 553] Evasion [Pv: Akir]   [Février 553] Evasion [Pv: Akir] EmptyLun 17 Aoû - 13:12


Le temps se ralentit.
Entre chaque pas, lourd, s'étale pourtant de lentes et envoûtantes lévitations. Chaque son s'intensifie, se voit sublimé.
Telle cette respiration profonde et rauque, de laquelle s'échappe des volutes de fumée par pures réactions cosmiques. Tels les claquements de la cuirasse ignorée ; de ses écailles qui se frictionnent entre elles, provoquant des étincelles sitôt éteintes par l'humidité dégagée par la hache trouble. De cette infatigable silhouette qui d'ailleurs s'embrume, se distord, tronquant cette ligne droite reliant fatalement les deux antagonistes.
Il n'existe qu'une seule possibilité : Celle d'un impact imminent, frontal. Par essence prévisible.
Pourtant, son regard ne trompe pas. Annonce déjà la couleur. Rouge.
Il n'y aura aucun compromis.
Sa transe enivrante couvre sa gestuelle - Si belle, oui si belle qu'elle appelle à la stupéfaction, à l’émerveillement. Pour répondre à ce désir, il faut la subir, ou plutôt l’accueillir. Ne pas la ternir. Même en ce lieu. Surtout en ce lieu.
Ce serait pêché.
Alors il se passe juste ce qu'il doit se passer, dans sa plus grande pureté.

La proximité.
Une intention.
Une collision.

Une bien belle peinture.

[Février 553] Evasion [Pv: Akir] 9tOL9nF

~~~~~

Des mains de servantes, arrachées. Des vies d'autochtones, écourtées. Des corps aguerris, ravagés. Des visages grossiers, lacérés. De tierces sexes, émasculés. La gorge d'une enfant, étranglée. L'encolure d'un cheval, d'un trait tranché. Des armures d'or, fracturées. D'autres quelque soit leurs teintes, uniformisées. Les ailes d'un ange, coupées. Son âme, envolée. La confiance d'un ami, usée, brisée. Son torse, labouré. Un forgeron anarchiste, fracassé. Son dos, scarifié. Des couloirs, torturés. Des connaissances, malmenées, bousculées, écorchées. A n'en plus finir des scènes passées... rappelées, répétées.

Purpurine suinte, est assoiffée.
Fatalement vilaine, pas moins que sa propriétaire quant à elle figée.
Terrifiée par ce qu'elle ressasse. Qui n'ose pourtant détourner le regard faute à une pression instinctive - Elle les devine, ces nombreuses pairs de yeux reptiliens qui la fixent. La jugent. Non, ce n'est pas le mot. L'admirent ? Non plus.
La convoitent.

Ne pas se retourner...
Si elle croise l'un de ces regards, il en sera terminé de son salut.
Ils veulent la capturer. Or cette réalité ne peut être acceptée. Elle préfère assumer ce cabaret macabre, quand bien même les larmes lui montent aux yeux. Une stratégie comme une autre, qui par la force des choses l'absorbe langoureusement. Puisqu'en même temps qu'elle revisite chacune de ses afflictions, que son cœur se noie, son esprit lui se revigore.

Si elle frissonne, c'est peut-être parce qu'elle n'est pas qu'une spectatrice.
Peut-être plutôt parce qu'elle se souvient aimer ça. Danser au gré de ces rythmiques ci.
En bonne tueuse née.
Elle ne doit pas avoir honte, ne peut pas s'en vouloir. Ce tempo est celui que lui réservent les Dieux.
Elle peut encore choisir ses batailles, pas vrai ? Oui. Pour cela il faut aller au bout. Trancher dans le vif. Trancher ! Puisque là se situe son don, son domaine de prédilection. N'est jamais que la seule solution.

Un souffle dans sa nuque. Cela lui arrache un sourire...

Rotation instantanée.
Corps et esprit alignés : Elle frappe.


~~~~~

Perte de mémoire. Simplement son hurlement qui persiste alors qu'elle poursuit sa frénésie loin de son adversaire, roulant boulant et jetant sa hache au loin après y avoir constaté la présence de cette matière d'ébène assurément corruptrice. Dans ses yeux fous se lit désormais le dégoût, et elle frotte, frotte encore et toujours plus ses avants bras afin de chasser cette colle impie qui encrasse sa peau. Gloutonne.

Elle panique totalement. Se sent effroyablement salie.

Si son attention envers le responsable demeure, c'est bien pour éviter un nouveau contact. Cette envie de fuir qui s'impose de nouveau... Elle aurait aimé l'achever de son seul assaut, mais n'est même pas sûre de son accomplissement faute à cette vision dont elle ne retient bientôt plus que les séquences belliqueuses.
La peur vient d'entacher sa frénésie... mais il est encore trop tôt pour se relâcher. Elle doit d'abord combattre le Mal.



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Message Re: [Février 553] Evasion [Pv: Akir]   [Février 553] Evasion [Pv: Akir] EmptyMar 18 Aoû - 15:46

Elle approche. Le pas de cette guerrière est lourd. Puissant. Animé par sa folie. Mais par sa Rage. Tant de haine alimente ce phénomène. Tant d'adrénaline. Ses battements de cœur. Ses muscles qui se contractent, se tendent. Dans cette course. Ce regard qui se perd un instant, un court et éternel instant dans un souvenir. Son cerveau. Mélodieux. Une symphonie qui se perd dans des stries particulières. La musique de ses terminaisons nerveuses. De ses synapses. De sa chimie qui se met en place, alors que la mémoire se met en place.
Alors que le corps, aussi, s'anime, plus bruyamment. Plus violemment. Quelque chose de bestial. Que le Cardinal observe de ses yeux vide de toute vie. Alors qu'il se prépare. La regardant avancer, une ultime fois. Tu ne me laisseras même pas me défendre hein … Soit.

Alors il avance. Un mouvement vif. Quitte à prendre les premiers coups. Quitte à sentir la Cuirasse d'Ivoire être frappée. Quitte à sentir le tranchant de cette hache. Je préfère encore être une poupée brisée … qu'un des jouets de ce salopard. N'est-ce pas là le meilleur moyen d'en finir avec cette existence factice ? N'est-ce pas là le meilleur moyen d'en finir avec cette pitoyable scène ? La folie d'un Berserker, en plein Dédale ?

À quoi sert ce foutu Lac de Sang, finalement … ?

Alors il avance. Pour écouter le rythme de ces bras puissants. Ce balancement violent arriver. Fatalement. Le premier impact. Le drapé se déchire. Laissant voir cet exosquelette à l'aspect fragile. Qui craque. Craquement sourd. Présent. Écœurant. Un mélange d'Ivoire et d'Obsidienne éclate alors, une première fois. Une nouvelle fois. Une violence physique. Un pas de recul. Les abysses de ses yeux qui fixent l'arme. Qui change d'ange. D'axe. La musique du cosmos. Sa propre énergie cosmique s'éveille alors, pour l'envelopper, à l'image d'aile de phalènes.

Pour jouer contre cette attaque. Non pas pour tout briser. Mais lui imposer une trajectoire différente. Moins létale. Moins dangereuse. Mais pour finir, tout de même, par sentir le pic s'enfoncer. Pas là où aurait dû être. Sentir son épaule se fissurer. Son humanité s'écouler. Plic. Ploc. Elle s'accroche. Elle s'écoule. Alors qu'il recule d'un bond. Pour observer. La hache qui vole. Loin. Les bras qui sont secoués. « Ne t'inquiète pas … » Sa voix résonne. Presque tendre. Pourtant, une froideur, qui s'y associe. « Ce n'est rien … Cela ne te fera rien. » Un instant, il se tait. Il regarde la jeune femme. Il penche la tête sur le côté. Il l'observe. Se perd un instant dans sa folie. La regarde. Puis, quelques mots. « Ce n'est rien d'autre que moi. » C'est pathétique hein ? Et violemment, il arrive vers elle. Alors que la brume devient plus dense. Alors qu'un nouveau rythme s'impose.

Son bâton se brise. Ne lâche pas ton arme. Les morceaux s'étirent. Le bourdonnement se fait plus présent. Ta gueule. Un mouvement de pied. Première danse alors qu'il s'approche. Une première lame qui vient dans sa main. Frappe. Une nouvelle. Frappe. Encore. Danse. Putain de corps. Brise moi. Si tu en es capable. Brise cette foutue existence. Allez. Tu as toutes les raisons de le faire. Tu as toutes les raisons d'être pardonnée. Tu seras juste une Berserker qui a tué un Cardinal dans sa première folie. Un cas à part.
Tu auras juste brisé une poupée. Où est le mal ? Putain de Velya. Je te tuerais. Je te ferais bouffer par ton propre Dédale. Je t'infecterais. JE TE DETRUIRAIS !

Carcasse sans vie. Carcasse sans cœur.
Humanité d'obsidienne. Qui arrache l'effroi.
Qui protège le sang. Mais qui crée la distance.
Vermine infâme.

« Tu sais … » Un murmure. Pour elle seule. Pour celle avec qui il danse. Ce corps fragile contre cette femme. Elle peut l'entendre. Froideur. Et mélancolie. Qui se mélangent. Elle peut même le sentir, dans cette obscurité qui coule contre sa hache. Contre elle. « Je t'envie … » Car elle est dans son monde. À elle. Là où elle peut croire que tout est possible. Et il est aussi désolé. Car le réveil n'en sera que plus brutal.

Un mouvement de recul, à nouveau. Il lève sa main, tandis que les lames se brisent, tournent autour de lui, pour se reformer en ce bâton. Qu'il vient planter dans le sol. Impulsion. Bourdonnement. Plus proche. Plus violent. Tais-toi ! Tais-toi ! L'impulsion se propage. Habite ce lieu. Le Cardinal regarde et attend.



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Message Re: [Février 553] Evasion [Pv: Akir]   [Février 553] Evasion [Pv: Akir] EmptyMer 19 Aoû - 18:14



Elle se fige. Car les paroles de cette anomalie balayent tout le reste, s'incrustent même au cœur de ses plus urgentes préoccupations.
Rien, rien d'autre que lui ?
Quelle réponse à vomir. Cela ne fait qu'accentuer le dégoût, la haine à l'égard de ce lieu maudit ainsi que toute la corruption qu'il génère. Néanmoins, la réponse détient un mérite : Celui de rappeler à la combattante sa propre bénédiction. En aucun cas elle ne le laissera l'entacher, l'anéantir alors que les astres s'intéressaient enfin à elle. Elle doit partir d'ici. Briser chaque obstacle, chacun de ces fléaux à la botte d'Arès. Dehors, son anonyme mécène l'attend. Ce prince charmant, fatalement pourfendeur de Dragon, ironiseraient certains. Sauf que actuellement débarrassée de toute forme de cynisme, Ludmila au gré de sa vélocité ressent parfaitement cette force qui donne corps à ses croyances. Elle la parcourt, la dévorerait même si elle ne savait en faire usage aussi promptement.

Grognant de colère, ses bras se croisent lors de l'arrivée du démon. Aucun appel envers sa hache fidèle, seulement cette posture on-ne-peut-plus stoïque, assurée ; dans ses yeux, on peut croire qu'elle s'apprête à faire barrage à la charge du sanglier de calydon. Le soulever. Le jeter.

C'est un mythe. Son mythe. Son incarnation.
Sa fatalité.

Le sceptre de l'entité malsaine peut bien se diviser en crocs, chercher la faille dans son ancrage, elle s'y oppose d'ores et déjà par ses convictions. Lorsque le mouvement ne se fait pas contrer au cours de ce tourbillon de frappes, c'est bien une muette cuirasse qui assume l'ampleur des risques - Chaque fragment crisse contre le métal, délivrant de fugaces étincelles dorées et chauffant sa surface reluisante, constituée d'or, d'argent et de pierres remarquables.
Mais l'attaque poursuit son déploiement, malgré tout, traître, murmurée. Tu sais... Je t'envie...

Son éloignement est aussitôt jugé par la vandale écœurée. Car elle comptait lui tordre le cou. Et qu'elle accueille à la place un puissant souffle acre en pleins naseaux. Ce n'est pas plus mal, puisque cette vision de la créature et l'impact lancinant de ses propos amènent la renégate à intérioriser un temps soit peu sa furie. Prend le temps de le fixer sans agir. Serre les dents.
Peste.

Comme j'ai pitié de toi... Un pas en avant.
Pauvre démon... de ne pouvoir vivre qu'ici... Un second pas, elle tend son bras sur le côté.

Le cosmos ambiant s'intensifie, et un parcours de flamme surgit alors jusqu'aux pieds de l'affreux adversaire. Ce dernier n'est que l'annonciateur du retour autonome d'un hachoir zélé, quoique maladroit sans l'impulsion de sa propriétaire. Quitte à regagner la dextre de celle-ci, Purpurine s'entête au passage à une tentative de fauchage.

... puis d'y mourir. Troisième pas en avant. Son bras commence à trembler, tout comme sa hache dont les dents se tordent, et que la lame rapetisse pour plutôt gagner en épaisseur.

Tu as bien entendu... Je vais te donner à manger à ta propre demeure... Même si la crasse qui te recouvre montre qu'elle a déjà bien commencé le travail... Quatrième pas ... Je compte bien y ajouter ma petITE TOUCHE PERSONNELLE ! Un bond en avant. Elle ne remet pied au sol qu'après l'obtention d'une proximité acceptable - Acceptable pour Purpurine dont la tête létale cherche désormais à s'engager du bas-ventre de cette silhouette obscurcie jusqu'à son menton.

L'adrénaline accompagne toujours sa hargne malgré la légère baisse de tension. La Vandale a réalisé son essoufflement à l'instant même où elle reprenait la parole, mais conservait toutefois son moral. Le temps passait, au fil de ses échanges - D'autres arriveront... Mais... Fuir semble impossible. Dans sa revanche insoupçonnée, elle ne compte pas épargner les bêtes qui lui barrent la route. Il y a qui plus est faute à cette anomalie une réaction viscérale de la part de la combattante, comme une envie irrépressible de la délivrer avant d'épouser sa propre destinée.

Cette créature l'envie ? Son état laisse présager le pire, comme si son châtiment était ancien et méconnu, même dans ce labyrinthe d'effrois. A l'inverse, c'est d'une pureté presque autodidacte qu'elle se confronte à lui. Elle fait ce que tout berserker encore lucide doit faire. Se servir de sa formation pour rejeter son maître. Pour aspirer à une vraie vie, loin de ces belliqueuses spirales dont on ne peut qu'attendre une mort de circonstance. Tôt ou tard.
Une autre vie est possible.

Les chocs se poursuivent...




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Message Re: [Février 553] Evasion [Pv: Akir]   [Février 553] Evasion [Pv: Akir] EmptyVen 21 Aoû - 4:58
Le silence. Le silence semble être la seule réponse aux mots de la jeune femme qui semble s'extraire de sa furie naturelle pour apporter ces paroles de pitié. Pourtant, il répond. Par sa propre énergie cosmique, qui vient lentement agripper sa carcasse d'Ivoire et d'Obsidienne. Pourtant, oui, il répond, alors qu'il avance. Un premier pas. Alors que la traînée de flamme vient chercher son corps. Alors que la hache fend l'air. Une impulsion. Dans son corps. Une rotation de la hampe immaculée. Pour contrer cet assaut plus instinctif que réfléchi. Mais qui aurait pu apporter blessure. Il n'a été que trop blessé pour le moment.
Dans sa chair et son orgueil. Par elle, pour le premier, certes … mais par le véritable démon de ces lieux, que cela l'un ou l'autre. Le deuxième pas. Alors que la hache déviée vient lourdement retrouver sa place. Entre les doigts de cette femme. Un sourire. Il pourrait sourire. S'il en avait l'occasion. S'il en avait l'envie. S'il en avait le plaisir.

Alors qu'il sent cette force trembler dans le corps de cette guerrière. Alors qu'il fait à nouveau tourner son arme. Un mouvement. Une rotation. Nouveau pas. Sans doute le troisième. Un son cristallin qui vient accompagner son cosmos d'ivoire. Bien plus pur que son propre corps à l'instant actuel. L'obsidienne vibre, légèrement. Combattre n'est pas une chose qu'il lui a été donné de faire depuis quelque temps. Du moins combattre ainsi.

« Désolé de te l'apprendre … » Un quatrième pas. Une harmonie dans les gestes. Un certain calme. Dans sa froideur. Dans sa mélancolie. Mais un certain amusement, qui lui arrache un brin d'humanité. Un rire. Oui. « Je ne suis pas le propriétaire des lieux … » L'autre se vante assez de nous être supérieur. « Et je doute que la chair de ces lieux apprécient réellement ce qui te dégoûte à ce point. » Une nouvelle rotation du bâton. Mouvement aux sonorités cristallines. C'est étrange à quel point la folie de l'un … peut aider l'autre.

Montre moi. Cette touche personnelle.
Brise moi si tu le peux.

Une vibration. À travers l'obsidienne. Qui semble se mêler à l'aura d'ivoire, avant de s'effacer, nettoyant un instant le corps de toutes souillures. Prêt à se défendre. Alors qu'elle arrive d'un bond. Alors que la hache semble rechercher son corps. Puis rien. Ou plutôt. Une pression. Abyssale. De cette ivoire. La pression devient plus grande. Pour s'opposer à l'énergie de la Vandale. Alors que ses yeux abyssaux fixent cette femme. Ce qu'il peut voir de son propre regard. Puis un éclat. Tel du verre qui se brise. Les énergies se fissurent. Pour éclater dans cette salle. Créant une brume aux cristaux cristallins. Un bond en arrière, non pas pour créer une simple distance. Mais pour commencer à s'effacer dans cette brume blanche.


« D'Ivoire est la Cuirasse. » Les mots vibrent. À travers l'espace. À travers le cosmos. Changeant, à nouveau. Résonnant. Autrement, alors que réalité devient mirage. Alors que mirage devient réalité. La chair du Dédale semble disparaître. S'effacer. Alors que se dessine ce milieu enchanteur. D'Ivoire, comme l'est cet environnement. Les ronces se mélangeant à la pierre. « D'Obsidienne est l'Humanité. » D'Obsidienne, comme le sont ces ombres qui vont et viennent dans ces couloirs d'Ivoire. Qui rampent. Coulent et s'écoulent. Naturellement. Rivières à la douce mélodie du monde. Puis … « D'Ambre est la Pestilence. » Et la brume se teint de cette ambre, corruption aux reflets dorés, aérienne, éthérée. La musique du monde devient évidente. Le grouillement des ombres. Le mouvement des ronces. Une symphonie bruyante. Violente. Des respirations. Des suffocations. Des plaintes. Chaque bruit se renforce. Pour se refermer. Pour s'écraser sur cet esprit touché par la folie du Premier Sang.

Et en briser la force.

Et dans ce mirage, les ronces s'élèvent. Alors qu'au même moment, l'eau de la Fosse commence à danser. Dans cette réalité physique, concrète. Pour changer, écrasée par le protéisme dont il est maître. D'eau, elle n'en a plus la forme. Car ce sont maintenant des ronces, qui veulent ce corps. L'étreindre. Le planter. Mais surtout, trouver ses nerfs. Trouver ce qui sert à ce corps de trouver certaines forces.

Folie et réalité se mélangent. S'harmonisent.
Ainsi est parfois la Pestilence, autant Physique que Mentale.



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Message Re: [Février 553] Evasion [Pv: Akir]   [Février 553] Evasion [Pv: Akir] EmptyDim 23 Aoû - 9:39


Là voilà pétrifiée, sa flamme soufflée à même le feu de l'action, sa silhouette par ailleurs compressée sous le poids d'une gravité insoupçonnée. Et alors, finalement à la suite d'une lente stupeur constatée entre quatre yeux: L'éclat.
Ludmila plonge en arrière, sent ses cervicales se raidirent suite à l'impact abrupt de son point de chute.
Ses yeux se plissent le temps d'accuser le coup, ne se ré-ouvrant que trop tard, au mieux pour constater la dissolution de son adversaire dans cette nappe de brume laiteuse. Ce sont des mots qui le relayent, remplaçant la folle proximité de tantôt par une intrusion limpide, d'abord vibratoire, presque lascive. Puis peu à peu, lancinante. Hostile. Car les propos ont laissé place à d'intenses fréquences qui ne cessent de s'intensifier, se superposer, se muant en une sombre cacophonie faisant même écho à ce trouble qui avait précédé sa première charge.

Un profond malaise la tiraille d'abord, si bien qu'elle ne cherche pas même à se relever. Elle se tord juste sur place, grimaçante sous son casque, peste jusqu'à ce que les ronces s'installent et endorment ses vaines agitations. Les épines épousent bientôt les courbes de sa cuirasse, s'y plantent jusqu'à en atteindre la chair ferme.
Elle cesse alors de résister, totalement.
De là, son cosmos pétarade aléatoirement, aussitôt happé par l'atmosphère ambrée.
Drôle de sensations. La douleur aussi s'est échappée, et seul ce sentiment de dépouillement s'impose à son esprit, l'apaise même l'espace d'un instant. Un instant seulement. Car sa propre voix outrepasse bientôt la Dissonance - S'exprimant par un rire de plus en plus marqué. D'une hilarité jouissive, ne pouvant être contenue ni contrôlée au cours de son échappée soudaine.

Plaisantes sensations.

Le corps de la vandale s'enflamme. A n'en point douter c'est son propre cosmos qui se retourne contre elle, la dévore plutôt que de laisser ce luxe à autrui. Chaque plaie semble se cautériser autant que s'étaler de par la marque de brûlures moins tendres encore.
Sa paume regagne en vigueur, écrase le sol et donne l'impulsion nécessaire afin de redresser l'ensemble du buste. Maladroitement, car le tournis est de la partie et même ainsi, à demi assise, elle chancelle tout en cherchant du regard l'ennemi invisible. Une aile se déploie à son tour, étirant les ronces qui la clouent au sol. Seconde motion - Un battement la propulse de plusieurs mètres sur la gauche, finissant de l'extirper de son tapis onirique. Ni une ni deux, Purpurine suit le mouvement, gagnant la dextre de sa propriétaire non sans lui tordre le poignet en guise de rappel à l'ordre. Une nouvelle aile apparaît directement afin de contrer cet élan et ainsi maintenir un semblant d'équilibre. Durant tout ce temps, le fou rire ne fait que perdre et regagner en tempo, faisant fi de l'épuisement et au bon gré du plaisir octroyé par le drain de son rival.

Son cosmos désordonné se rétablit approximativement. Là voilà redressée. Bouillante, fulminante. Aveugle puisque révulsée.
Lentement, elle fend le brouillard via quelques rotations de sa hache, ne faisant par ailleurs que l'obscurcir plus encore de par les ardentes émanations noirâtres qui s'en échappent.

Oùuu eees-tuuu ? Ô mon doux ennemi... Je brûle d'impatience de te revoir...Persifle t-elle, délirante, traînant sur son passage de solides bribes barbelées toujours fichées à même sa cuirasse. Mais tu sais, cette mélodie... Je la connais déjà !... Un nouveau rire, véritable. Toujours plus libérateur. En fait... elle ne m'a que trop bercé. En fait... Oui, elle ne me plait plus. Sa joie s'estompe. Je lui préfère un autre tempo.

Quelques pas de plus en plus vifs et voilà qu'elle se déporte sur la droite, frappant une première fois dans le vide. Un battement d'ailes et la voici fusant vers les hauteurs, tranchant en longueur le plafond avant de fondre vers la surface pour s'y planter en profondeur. Alors elle tourbillonne, fauchant tout ce qui peut être fauché, hachant tout ce qui peut être haché. Nouvelle impulsion, nouvelle frappe. Encore et encore. Chacun de ses bonds brasse l'air et transforme la brume en bruine. Le suivant toujours plus hâtif que celui d'avant, moins prévisible aussi, quand bien même l'ensemble de sa danse ne semble dicté par aucune logique. Elle ne vise pas, ne pense pas, se contente de détruire. Dessinant momentanément des torrents à travers ses axes.
Oh, Ludmila n'a pas la moindre idée d'où la créature se trouve. Mais cette dernière si soucieuse de lui dérober son énergie pouvait désormais la récolter ici et là, à condition de ne pas la subir au cours de ce déchaînement de moins en moins perceptible.

Comme une guêpe coincée dans un verre, que l'on détaillerait en accéléré. Vrombissant sans cesse, ne s'arrêtant que pour reprendre en un éclair de nouvelles pirouettes aériennes. Se cognant autant que cognant.

Pourtant, celle-ci ne cherche même plus la sortie.
Son organisme est déjà en train de mourir - Son esprit s'en moque, mais le corps sait. Se raccorde à cette lucidité propre aux belliqueux aguerris. Capricieuse, elle compte bien meurtrir avant de périr. S'assoupir.
La paix est surement de l'autre côté.
Alors autant se laisser aller.


Bientôt, là voilà chancelante, poursuivant sa danse de manière ralentie. Le spectacle continue pourtant sans sa participation réelle par le biais de Purpurine - Visiblement plus qu'imprégnée par les intentions de sa maîtresse, elle continue de virevolter tout autours, retombant parfois sans pourtant ne jamais défaillir, détonant et relâchant des flammes lors de ses virages. Puisqu'elle emprunte des axes constamment différents, soudaine et tétûe, en bonne et ultime garante de la pugnacité propre à la vandale.



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Message Re: [Février 553] Evasion [Pv: Akir]   [Février 553] Evasion [Pv: Akir] EmptyMer 26 Aoû - 23:47
« Tu sembles en connaître de nombreuses … de mélodies. » Une malice accompagne sa voix. Lui aussi connaît de nombreuses mélodies. Celles de la nature. Qui respire. Qui vit. Qui s'exclame. Celle d'un corps. Qui frappe. Qui souffre. Qui se libère de toute ses pulsions. Celle d'un cerveau. Qui vrille. Qui se tort en des rêveries sans queue ni tête. Je connais ça. Je l'entends. Chaque jour. Bien avant ma naissance. Mauvais danseur, il l'est. En compagnie d'une femme, étroitement lié. Oui, il l'est. Lorsque les rythmes et les désirs de ceux qui l'entourent viennent jouer avec ses sens. Qu'il ne sait guère où il en est. Qu'il perd le fil.
Et l'absence d'intérêt. Un intérêt posé ailleurs. Oui. Cela rend mauvais danseur. Très mauvais. Au point d'être giflé. Un souvenir qui lui arrache un léger sourire. Ou plutôt qui aurait pu lui en arracher. Bien que cette réalité semble en train de se propager, lentement. Un premier craquement. Lorsque le coup vient rencontrer sa Cuirasse.

Lourde est la frappe de la Vandale. Alors qu'elle frappe. De toute cette violence qui est sienne. Les muscles de la demoiselle se contractent. S'étirent. Ils se font du mal, au rythme de cette symphonie et de cette danse. Il entend. Oui. Il s'imprègne de cette mélodie physique. Puissante. Violente. Il en lâche son arme. Alors que la brume se dissipe, laissant son corps touché par l'humidité de cette bruine. Son visage abaissé.

Alors qu'elle approche. Alors que sa frappe devient cosmique. Il la regarde arriver. Il la regarde devenir féroce. Violente. Cette force qu'il ne pourrait égaler. Pas maintenant. Le bourdonnement, qui devient plus fort. Saloperie. Pas maintenant. Silence !
Une lueur, dans le regard du Cardinal. Qui se bat contre deux adversaires. Mais qui la défie toujours. De ce regard d'abysse. La Vandale approche. Proche. Si proche. Il entend le rythme. Ce tempo dont elle parle. Et elle pourra le voir. Cette lueur. Qui devient étrangement malicieuse. Alors que le coup vient s'écraser. Vient briser quelque chose.

Un nouveau craquement.
Alors que Mérion est propulsé plus loin.

Alors que l'obsidienne s'écoule alors, doucement.
Sa tête basse.

***


D'Ivoire est la Cuirasse.
D'Ambre est la Pestilence.
D'Obsidienne est l'Humanité.

Mais elle n'existait pas. Avant. Elle n'était guère présente, cette humanité. Elle n'était qu'une obscurité perçant à peine le flot d'Ivoire. Une simple curiosité. Un simple écho lointain. Et pourtant, tout était noir, à cette époque. La première fois que ses paupières voulaient s'ouvrir. Un échec. La première fois qu'il voulait respirer. Un échec. Car dans les deux cas, il sentait cette chose qui le bloquait. Le malmenait. Le maintenait. Prison organique. La Naissance avant la Naissance.

Ces mélodies. Oui. Il a appris à les connaître, à les entendre, à ce moment-là. Non pas quand la Pestilence est arrivée – bien qu'elle a joué son rôle, fort intense. Mais la mélodie d'un corps. D'un corps qui ne peut bouger. Mais qui le désir, plus que tout. La mélodie d'une force, d'une masse, qui souhaite se mouvoir, à l'intérieur de la viscosité inconnue. La symphonie d'un esprit qui souhaite voir. Plus que tout. Qui souhaite s'arracher à l'obscurité étouffante. Oui. Ces mélodies. Ces tempos. Ces rythmes. Ils ont tant participé à ce qu'il est. Aujourd'hui. Cette Naissance, avant la Naissance. Où il n'était rien. Juste une chose. Qui n'avait que peu de pensées. Puis la première est arrivée.

Ouvre les yeux … Je ne peux pas !
S'il te plaît, ouvre les … Je n'y arrive pas !

L'envie. Le vouloir. Et l'échec. Les premières choses. Mais jamais se laisser briser par le dernier. Si l'envie, le vouloir, existaient. Alors ils pouvaient être réalisés. Alors, Patience est née. Doucement. Lentement. Tentative. Pour de nouveaux échecs. Douleur. De sentir sans pouvoir ressentir réellement. De connaître lentement ce corps, sans pouvoir le toucher. L'imaginer. Le bouger. Comment marches-tu ? Comment existes-tu ?

Exister. Simplement. Le besoin d'existence est né, à ce moment-là. Le besoin de sortir de ce cocon. Le besoin de ne vouloir jamais y retourner. Colère. En y repensant. Orgueil. En voyant le chemin parcouru. Rien de tout ceci n'aurait eu de sens sans cette première épreuve. Qui lui a fait découvrir cette macabre poésie qu'est un corps qui ne peut bouger. Un corps infesté. Par sa propre prison. Par sa propre demeure. Par son propre berceau.

Naître, avant de naître.
Conscience, avant de voir le monde. Et commencer à apprendre.

Bouge une jambe. Je réussirai.
Souris. Un jour.
Regarde ce monde Peut-être demain.
Existe … J'existe.


***

TCHACK !

Le coup brise le souvenir, comme du verre. Le fait tituber en arrière, alors qu'il se penche en arrière. Le coup est frontal. Il ne l'a pas esquivé. Il n'a pas tenté de le faire. Perdu dans ce souvenir. Musical. Dans cette rêverie. Naître avant de Naître. Conscience avant de voir le Monde. Apprendre. Exister. La hache se perd dans la salle. Sûrement de retour auprès de sa Maîtresse.
Frappé. Une dernière fois. Et laisse le silence s'imposer. Un silence que même les quelques craquements qui semblent résonner, faibles, ne peuvent rompre. Sa respiration est fragile. Ses battements de cœur résonnent dans sa poitrine. Il regarde un instant. Quelque chose que seul lui voit. Ce souvenir.

J'existe.


Puis, le jeune homme se laisse aller en avant. « Intéressant tempo … » Sa voix est étrangement calme. Cette mélancolie toujours présente. Ne la cachant plus, alors qu'elle accompagne ce silence.

Sa main gauche s'ouvre. D'un geste autoritaire. Son arme, vivement, vient rejoindre ses doigts, qui se referment. Alors qu'il lève lentement les yeux vers elle. « Encore faut-il savoir suivre le rythme que tu impose … » Mélancolie. Elle la verra. Non pas dans les abysses. Mais dans un œil, le gauche. Car une partie du heaume s'est fissuré. Une partie s'est fracturée. L'obsidienne coule, légèrement. Mais elle laisse aussi voir un visage, qui semble naître de cette obscurité vivante. Une peau grise. Un œil à l'iris d'ambre et à la sclère noire. La moitié d'un visage. La moitié de son visage, celui de Mérion.

J'existe. Je ne suis pas ton jouet. Velya. Jamais. Jamais.

Et une lueur, qui s'impose dans son regard. Un parfum doux vient lentement s'imposer dans ces lieux d'horreurs, tandis que dans l'une des gouttes d'obsidienne qui se fracasse sur le sol, l'ambre se mélange. Et de ce simple éclat, un son cristallin qui vient envahir les lieux. Une brume d'ambre qui s'impose, à nouveau, dans cette salle d'audience. La Vandale pourra y voir une ombre. Qui danse. Qui glisse. Grande. Éthérée. Encore difficile à observer. Une ombre, oui. Qui semble faire partie de cette brume. Qui semble y vivre … où peut-être est-ce la brume qui vit à travers elle ?
Peu à peu, une partie de ce phénomène enchanteur vient se glisser dans l’œil visible du Cardinal. La couleur de son iris coulant, lentement. Un temps. Comme un Tribut à cette chose. À cette brume. Qui devient plus présente. « Bien … »

Il est blessé. Visage à demi-découvert, son iris semblant un mélange d'ambre et d'ivoire. L'obsidienne s'écoule, lentement, toujours … Il prend une posture plus basse. Alors qu'il la regarde.

« Tu connais ce tempo. » Violent. Rapide. Mérion arrive sur elle. La crosse se déforme, pour se briser. Des fragments, d'ivoires, qui s'élèvent. Et cessent tout mouvement. « Montre moi comment tu tiens le rythme. Ce rythme. » Sa voix se fait plus malicieuse, mais un simple court instant. Alors qu'elle aura vu enfin l'ombre sortir de la brume. Créature radieuse, couronnée d'ivoire. Qui vient se diluer en un instant dans ces morceaux. Pour leur donner cette teinte d'ambre.
Une danse martiale qui commence. Brutale, oui. Le voilà face à elle, alors que les fragments s'éparpillent, dansent autour d'eux d'eux. Une feinte, une lame se forme entre les doigts de sa main droite. Une frappe d'estoc. Et il suit le rythme. Non pas le sien. Non pas le rythme du combat. Car cette danse martiale reproduit les rythmes effrénés. Les rythmes fous. De la demoiselle.

J'existe. Et s'il faut que je le grave dans ton putain de Dédale. S'il faut que je retire chacune de mes viscères pour le prouver. Alors je le ferai.

Une lance tourne. Vient chercher la jambe.
Une nouvelle lame fend l'air. Frappant lâchement ce dos.
Et enfin un regard. Sur elle. Et un éclat ambré. Celui d'une hache. Qu'elle va reconnaître. Son tempo. Alors sa sœur. La plus intime. La plus proche. Cette hache. Qui vient caresser, sans tendresse, le flanc droit. Pour remonter, jusqu'à l'épaule gauche.

Une diagonale, qui infecte. Qui infeste. Ce corps déjà infecté, à travers ses nerfs.
Une danse. Celle de la Vandale. Celle de la Dracène.

Osant s'appuyer sur cette hache dont elle semble si proche, il bondit alors, pour arriver au niveau du trône. De ce trône d'ivoire, sur lequel il s'installe. Sans autre forme de procès. Alors que lui-même possède la hache en main. Son coude vient se reposer. Sa joue libre cherchant l'appuie de son poing. Elle verra alors la hache qu'il tient se briser. Et de ce phénomène, un son cristallin. Une vibration. Alors que se reforme la Crosse. Une vibration, oui, qui vient s'accrocher. Pas seulement à son esprit. Mais à le leur. À tous les deux. Car cette fois, il ne s'efface pas.

Il domine.
Il fixe.

Pestilence la regarde. Alors qu'il tisse une nouvelle rêverie. Une rêverie dans laquelle leurs esprits s'unissent. Qu'elle ressent ceci. La mélasse. Qui la bloque. Qui la retient. Qui l'étouffe. Un souvenir qu'elle ne pourrait imaginer comme souvenir. Un souvenir qu'elle ne pourrait imaginer comme réel. Une oppression. Une entrave. De son corps. De ses paupières.

« Ton corps possède un rythme formidable. Écoute le donc. » Car c'est ce qu'il invite à faire.
S'écouter. Soi-même. Se perdre. Dans sa propre Humanité.
L'obscurité. Sa frénésie. Son esprit. Son rythme.

Muscles. Tendons.
Folie. Lucidité
Ils existent. Elle existe.
Elle l'entend.

Quel rythme va-t-elle préférer ?



[Février 553] Evasion [Pv: Akir] Mzorio20


Dernière édition par Mérion le Sam 29 Aoû - 14:16, édité 5 fois (Raison : changement de musique + coquilles)
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Message Re: [Février 553] Evasion [Pv: Akir]   [Février 553] Evasion [Pv: Akir] EmptyVen 28 Aoû - 17:25

Tenir le rythme.
Oui elle y croit. Dans un autre monde. Car il ne s'agit plus que d'une exigeance révolue, appartenant à cet autre plan, le réel, que la vandale ne parvient plus tant que ça à distinguer. Déjà ses derniers pas se faisaient aléatoires, maladroits. Mais désormais, et ce tout du long de la réplique adverse, sa silhouette se moue ou se désarticule uniquement au bon gré des différents chocs subis sans ne jamais surprendre par la moindre résistance. La brume l'a définitivement perdue. Dévorant à chaque nouvelle vague un peu plus de sa combattivité. Jusqu'à la neutraliser, purement et simplement.
Aussi Ludmila ne se sent pas seulement vidée ni décontenancée. Mais bien libérée.
Car au delà des blessures, c'est avant tout cette corruption intérieure qui l'afflige, la ronge depuis son évasion - L'euphorie d'alors n'aidant qu'à en oublier tous les vices cachés. Raison pour laquelle certaines des arcanes du Cardinal la soulageaient tantôt, en s'appropriant ou dominant cet intime mal être. Jusqu'à en devenir inutiles, obsolètes. Le travail étant accompli.

Là, en cet instant à la pureté impromptue, elle n'est alors plus le jouet de personne.
Du moins pense t-elle, toujours enveloppée par ce nuage pastel, ce cosmos ennemi lui servant d'attelle puisque en étant elle-même à priori dépourvue. Sans doute son calme est dû à une forme de soumission. Qu'elle accepte ; non plus par feignantise car son corps demeure chaud, apte à de nouvelles mouvances, mais plutôt par le biais d'une conviction fraichement ancrée, fichée à même son esprit.
Cette épée de damoklès pourrait la briser, mais semble rester en lévitation. Moins menaçante que porteuse d'une leçon. Toujours d'après ce pieux ressenti qui s'installe. Bien confortablement.
Ecouter mon corps ?
A genoux, ensanglantée, épuisée. Sa hache ignorée depuis sa folle traversée et son onirique passage à travers les mains de cette Anomalie trop féroce. Sa hargne éclipée, remplacée par une plate résignation - Sans reproche ni colère. La combattante se contente juste de l'appréciation de ce subtil répit. Peut-être le dernier.
Non elle n'est plus le jouet de personne.
L'électricité divine ne perturbe plus son corps.
Humaine. Vaincue, mais profondément humaine. Elle renoue peu à peu avec cet état méditatif qu'elle maintenait tant durant sa captivité. Cherche cette sereinité qui lui appartient, la définit en vérité. Quand tout ce chaos ne se joue pas de ses sens, ne capture pas ni n'attise son émotivité.
Une fois encore elle croise le regard inquisiteur de son bourreau, sans sitôt réagir. Que lui reserve t-il ? Souhaite t-il endosser à son tour le rôle des anciens oppresseurs de la "Hyène" ? D'Arès lui-même, si l'on écarte Farkas ou même Zvezdan qui ne sont également que des pions. Comme elle, comme lui.
Ou compte t-il juste l'achever ? Un choix sensé. Pourtant rejeté par les autres, jusqu'ici.

Elle esquisse un sourire.
En face d'elle se trouve un monstre toujours éveillé. De son côté, elle se sait en mesure de se lever, le charger, mourir via un dernier baroud d'honneur plus symbolique que tactique. Mais l'envie n'y est plus - Elle s'avoue battue. Est confortée par son acceptation des choses.
Pourtant, ne pas agir non plus revient à sombrer. Car même si ce fléau qui lui ronge la peau s'est partiellement estompé sous les déchainements d'aura adverses, elle reste trop profondément touchée pour maintenir un quelconque cap.
Alors elle prend une décision : Celle de se redresser sur ses deux jambes. De faire face une ultime fois. Durant l'entreprise, la cuirasse se disloque, s'embrasant en même temps que la chair de la porteuse qui se contente d'encaisser cette nouvelle affliction sans en démordre. Elle ignore de toute manière toujours la présence de son armure et n'y voit que le contre-coup évident de sa virée cabocharde.
Cendre et volutes de fumée s'éparpillent, se mêlent à l'anormale atmosphère tissée par l'entité qui la darde du haut de son trône. De son côté, la vandale croise les bras, légèrement penchée car trop souffrante pour pleinement étirer ses muscles ni faire rouler fluidement son ossature.
Mais elle est là. La dîte guerrière divine. Quoique. Se voulant sans dieu ni maître, sans support ni finalement de mécène, elle n'est plus que cette frêle combattante sans aplomb en comparaison de ces "autres" qui se sont noyés dans les caprices olympiens. Sauf que cette fois-ci, elle est prête. Prête à affronter la mort sans se débattre, sans jurer ni se projeter au delà du moment présent. Son souhait est exaucé : S'affranchir.
N'est-ce pas ?

Quel joli trône... ô grand roi... Mais ces illusions de grandeur... comme toutes les autres formes d'illusions... comme ce Dédale tout entier... ne valent rien. Rien du tout.

Ta sorcellerie... ou celle d'un autre dévot... Je n'en ai cure. J'y ai assez goûté. Je connais les failles derrière tous ces doux maléfices...
Posant la main sur sa poitrine, elle s'approche vaguement de l'obscur rival, sa mine foncée seulement par la souffrance. Ce rythme si formidable comme tu dis... c'est celui d'une vie sans chaînes. Une vie que tu n'obtiendras jamais, pas même en pensée, assis sur ton siège servile.
Alors juge moi ! Vas y ! Mon nom est Ludmila - Et je n'ai plus qu'une chose à te dire...
Je préfère voir mon sang couler en vain plutôt que de le dédier à ton maître !


Toujours recroquevillée faute à ses peines, elle plante malgré tout ses doigts dans les plaies vives dessinées un peu plus tôt à même son corps par la danse adverse. Puis, d'une gestuelle brusque et franche, les étire en jouant une dernière fois de ses muscles et de son opiniâtreté.
Le sang coule à flot pendant qu'elle hurle de douleur, à nouveau à genoux, tremblante. Ses cheveux couvrant son visage blême.

Eh oui. Même lorsqu'il s'agit de passer l'arme à gauche, on peut accélérer le tempo.

La Guerre est derrière moi... Bave t-elle tout en déglutissant fortement.



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Message Re: [Février 553] Evasion [Pv: Akir]   [Février 553] Evasion [Pv: Akir] EmptyMar 1 Sep - 18:23

Le Cardinal se redresse, quittant ce trône qui semble ruisseler doucement, pour rejoindre ses origines. Dans cette fosse. Il approche, d'un pas. Il approche du bord, oui. Pour regarder, ce spectacle qui se déroule devant lui. Pour observer cette femme se redresser. Pour voir sa Cuirasse se disloquer du reste de son corps. Pour observer cet embrasement, sans cligner des yeux. Sans omettre un seul détail de cette scène.
Il l'observe. Oui. Alors qu'elle se redresse. Croise les bras. Alors qu'elle observe ce jeune homme. Qui se sent bien minuscule face à ça. Face à ces Berserkers. Qui savent ressentir l'humain en eux. Il la fixe. Sans hostilité. Alors qu'elle commence à parler. Alors que sa voix blessée vient résonner dans cette salle d'audience devenue théâtre de combat. Il ne sourcille pas, lorsqu'elle parle de ce trône. D'un titre de Roi. Ou de ces illusions de grandeurs. Il pourrait même y sourire, doucement. Tristement.

Mérion ne prononce aucun mot, lorsqu'elle parle de ce qu'elle nomme sorcellerie. Lorsqu'elle dit connaître chaque faille de ce qui se cache derrière ce genre d'interventions. Il ne fait qu'avancer, pour d'un simple et léger bond, quitter ce piédestal naturel. Alors que sa propre Cuirasse semble s'effacer. Reprendre place, là où elle doit être. C'est un Cardinal aux pieds nus, au torse dénudé et aux jambes et bassin recouvert d'un pantalon sombre qui arrive au sol. Tranquillement ? Non. Car le répit vient remplacer l'adrénaline. Si elle s'écoule encore suffisamment, il n'est guère en mesure de jouer les grands combattants.

Une réalité qui arrache une certaine frustration. Non pas sur son visage, maintenant totalement dévoilé, mais bien de la créature vivant à travers la brume enchanteresse. Car elle sait. Il ne payera pas le Tribut. Alors, lentement, le décor s'efface. Lentement, le brouillard s'estompe, murmures naturels résonnant une ultime fois alors que l'éclat doré revient habité dans son entièreté l'iris d'ambre du jeune homme. La seule chose qui semble finalement encore présente est cette sclère noire, profonde. Qui pourrait se confondre avec sa peau, grise. Qui met en valeur l'ambre de son regard.
Yeux qui continuent de la regarder. Alors qu'il écoute. Et qu'il répond à cette approche par un mouvement. Un pas, ayant abandonné sa Crosse au ruissellement.

De Cardinal, il n'a plus vraiment l'air. De Berserker non plus. Il n'est qu'un homme face à elle. Si elle voit encore quoique ce soit, elle pourra voir les marques laissées par la hache, dégâts collatéraux de certaines frappes, toutes puissantes, lourdes. Violentes. Frénétiques. Mais aussi des arabesques. Non. Elle ne devrait sûrement pas les voir, pas dans cet état.
Il écoute, donc. Les nouvelles paroles. De celle qui se dit libre, sans chaînes. De celle qui le juge comme incapable d'atteindre cette réalité. De celle qui l'a vu comme installé sur le trône d'un esclave. Esclave des dieux. Esclave du Créateur, peut-être ?

Puis, le nom résonne. Ludmila. Qui accepte d'être jugée. Qui préfère que son sang souille la chair infâme du Dédale plutôt que d'en faire une offrande à ce Maître.
Il approche, en silence. Malgré cette forme d'insulte, envers lui. Elle n'est pas la première. Elle n'est pas la première à voir en lui quelque chose de servile. Et Mérion regarde. Fixe. Sans détourner ses yeux, le spectacle. De cette femme qui se mutile. Qui hurle. Il entend. Son corps. Qui souffre. Il écoute, ses muscles qui forcent une dernière, une ultime fois. Avant de lâcher.

Mais ses genoux ne sentiront pas le sol. « Quitte à exister … j'ai fais un choix. L'on m'a appris son importance. » Le choix. Toujours la chose la plus importante au monde. Rien que de prononcer ces mots. Rien que d'agir envers elle de cette façon … Il ne peut retenir une certaine douleur, alors que ses blessures semblent s'étirer, par la pression même d'une infection invisible. Il écoute simplement, le dernier murmure. Gutturale. Il pourrait lui dire que la Pestilence l'accompagne à partir de maintenant, qu'elle le veuille ou non. Il pourrait lui dire qu'elle resterait à jamais une Berserker.

Il pourrait simplement lui souhaiter la bienvenue. Mais ce n'est que des mains tranquilles qui viennent accompagner sa chute. « Elle le sera encore. »

Il ne trouve que cela à dire. Alors que ses doigts quittent sa peau. Alors qu'il se laisse tomber au sol. Un soupir traversant simplement ses lèvres. Puis. Une impulsion. Simple. Qui ordonne à un serviteur de venir. Qui arrive. Et qui n'entendra qu'un ordre.

« Emmenez de quoi … la soigner … » Sa voix est erratique. Difficile. Alors qu'une certaine corruption vient dévorer l'intérieur de son corps. L'ordre est donné. L'ordre doit être effectué.

Un nouveau visage. Une nouvelle humanité vient s'ajouter à l'infection.
J'espère que le réveil ne sera pas trop brutal … Car des chaînes, nous en aurons toujours.
Et de ses yeux d'obsidienne et d'ambre, le Cardinal veille. Mais il est prêt. Car une Dracène ne se laisse jamais faire.



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Message Re: [Février 553] Evasion [Pv: Akir]   [Février 553] Evasion [Pv: Akir] EmptyMer 2 Sep - 9:58

La chute.
Non pas d'une Dracène, d'une Hyène ou quelconque autre berserker caparaçonné, mais bien d'une femme qui ne peut plus revenir sur sa précédente décision. Ne veut plus. Alors oui, une chute douce, puisque la douleur se fait déjà trop criarde pour gagner en intensité, que sa conscience s'égare puisqu'il s'agit de sa dernière volonté. Afin de s'extirper de l'influence adverse. Pourtant leur proximité est flagrante - Peut-être même physique, elle l'ignore car ne voit plus mais sent toutefois son halo, entend toujours parfaitement ses mots malgré les efforts mis en place afin de s'en détacher.

Alors elle comprend, minée par une ultime amertume, que son histoire ne connaîtra pas de point final. Du moins pas en ce jour. Pas ici. Pas contre lui. A l'inverse des bribes de plénitude la gagnent, la rassureraient aussitôt si tel était son souhait. Si elle se sentait en confiance. Espérait encore une autre chance. Mais au contraire ce sentiment l'agite, appelle à la résistance. La convulsionne. Car elle a appris à l'usure que chaque commotion au Dédale dilue un peu plus son humanité.

Tandis que l'indignation l'écorche, Ludmila continue de cracher du sang, jurant sans voix son rejet de cette réalité imposée par l'Anomalie. Oui, elle maudit mille fois celle-ci. Sauf qu'il faut croire que cette mélodie aphone ne fait que renforcer ce pouvoir qui ne lui appartient pas, là où même dans ses songes sa propre lucidité s'effondre.
Jusqu'à s'aligner sur le néant.
L'accepter, car c'est impossible de faire autrement. Alors une vive lumière fend sa caboche, l'amenant à rouvrir les yeux sans avoir le temps de décrypter quoique ce soit aux alentours. Seulement se dévoiler, passive, à travers un regard juvénile, qui d'un point de vue extérieur semble capable de percer tout mysticisme, faisant fi du factice - Telle une vision limpide d'un Ailleurs. Les larmes s'agglutinent en un éclair, puis s'écoulent suite à un dernier battement de paupières.

Sans force ni férocité, elle sombre.


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