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Février 553 AD (Jusqu'au 30 Septembre 2020)
 
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 ~Février 551~ Persona Non Grata ? (ft. Orpheus)

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Message ~Février 551~ Persona Non Grata ? (ft. Orpheus)   ~Février 551~ Persona Non Grata ? (ft. Orpheus) EmptyJeu 13 Aoû - 19:14
    L’optique épiait. Le corps, lui, restait de marbre. À la surface des geôles hypogées, le purgatoire s’enracinait, inamovible, polarisant en son antre les futurs pensionnaires du cachot sous-jacent. Mis au fer, astreints aux chaînes du fléau, divers détenus subodoraient à coup sûr une sentence irrévocable. Un supplice sans nom, semblable aux vestiges draconiens endurés par le Capitaine de l’Aloade, fraichement enrôlé en raison de l’aura qui le liait à ladite scale. Feu du ciel, ou flot de l’abîme, les spécificités des blâmes tiraient pour origine les éléments naturels propres aux déités.

    Les poings contractés, les arcades veineuses en évidence, l’Atlante raidissait les tissus de sa chair. Esquissant une sévérité tangible, il s’engouait d’un relent amer tenace, raz-de-pensées submergeant l’ampleur de ses songes.
    Le colon retraçait à minima depuis l’extrémité de ses phalanges distales les contours pernicieux de ce bain de sang… L’exiguïté du pilonne, d’où il faillit tirer ses guêtres. L’hécatombe dévastant la somme de ses camarades, alors qu’il se fit prêté serment en amont, donnant de sa parole à l’effet de les mettre en sureté coûte que coûte. Plus encore, le parjure de son aîné, Ephith, qui se risqua aux représailles de la Cité en tentant de révéler l’existence des éveillés aux esgourdes des vulgaires, telle la scélératesse du baiser de Judas. L’aurait-on cantonné au cœur de l’ultime sous-sol de cette prison, ou éliminé sur le champ sous ordre de l’Amirauté compte tenu de ses actes ? Quoi qu’il en fût, le Cap du Feu et de la Glace avait d’ores et déjà eu raison de sa démence, dissipant les derniers effluves d’oxygène en deçà de l’oscillation aquatique.

    Pourtant sain et sauf, Sypher se savait attendu au tournant. Malgré la seconde chance allouée, certains haut-placés se méfiaient accessoirement de son retour à Atlantis, ne voyant pas cela d'un bon œil. Se devant de clarifier sa situation auprès du Légat, il appréhendait cependant cette rencontre. Estimant préférable de se terrer non loin des fosses en vue de passer inaperçu, il comptait nonobstant se rendre dans son Temple en temps voulu afin de dialoguer à bonne enseigne avec le maître de ces lieux.


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Dernière édition par Sypher le Mer 19 Aoû - 9:42, édité 1 fois
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Message Re: ~Février 551~ Persona Non Grata ? (ft. Orpheus)   ~Février 551~ Persona Non Grata ? (ft. Orpheus) EmptyVen 14 Aoû - 9:15
Sauf qu'un cas comme le sien ne pouvait rester caché longtemps. IL avait appris les exactions reprochées à l'homme et à son frère. Avait lu le rapport avec attention. Le fait qu'il se dise floué lui aussi par son aîné. Le fait qu'une des écailles de Poséidon l'ait enveloppé de son pouvoir et de sa protection au moment où ils étaient tous en train de couler. Orphéus ne pouvait croire qu'une telle bénédiction puisse être octroyé à un véritable traître.

Toutefois, il n'avait pas encore eu le loisir de rencontrer Sypher. Pire encore, ce dernier semblait éviter le contact des autres. S'il avait été libéré de sa prison, si ses pêchés avaient été absous, ce n'était certainement pas pour rester sous le radar des autorités. Aurora était donc partie en chasse et avait retrouvé sa trace, donnant les informations à son frère.

Et c'est seul qu'il se rendit près des fosses. Seul qu'il se mit en quête de mettre la main sur Sypher. Certes Aurora ne serait pas loin de lui mais sa mission à elle serait de veiller sur lui, pas d'intervenir dans la discussion. La description était précise. Et de ce qu'il avait appris, l'homme était grand et fort. Une nouvelle recrue atypique de par son passé mais serait-ce réellement la première fois qu'il donnait une autre chance à un prisonnier ?

Paré d'un manteau élégant, de couleur pourpre, avec les armoiries de la famille Merinita derrière, d'une chemise à manche courte laissant apparaître le bracelet d'Orichalque, il apparaissait comme évident qu'il avait les moyens. Pour autant, si la qualité de ses atours étaient incontestables, il ne portait rien de trop voyant ou de tape-à-l'oeil. Le légat était un homme simple dans le fond, même s'il portait une considération toute particulière au rang et aux familles. Question d'éducation. Il arrivait déjà sur place lorsqu'il aperçut la silhouette décrite par sa soeur. Fermant son oeil, il laissait son Onde prendre la mesure de celle de l'homme face à lui. Afin d'en capter les émotions. La nature. Afin de ne jamais oublier cette aura précise. Puis, sourire aux lèvres, il s'approcha. L'homme pouvait clairement noter l'absence d'arme sur Orphéus. Pourquoi en aurait-il besoin ? Quelques gardes qu'il croisa s'inclinèrent devant lui.
    - Si mes sources sont exactes, tu es Sypher n'est-ce pas ? Je suis heureux de faire enfin ta connaissance. Il y a une différence entre lire quelques rapports et rencontrer les personnes concernées, après tout.

Une question rhétorique. Il savait ses sources fiables. Aurora ne se trompait pas.
    - Oh, pardonne mon impolitesse. Je ne me suis pas présenté et manque aux convenances. Je suis Orphéus Merinita, Légat de notre Seigneur. Nous avons certaines choses à nous dire, Marina de l'Aloade.

Il inclinait la tête en guise de salutation, plaçant ensuite ses mains dans son dos. Du regard, il observait ce qui se trouvait derrière l'homme. L'antre infernale pour ceux qui étaient jugés coupable d'un crime. Un endroit dont Sypher avait réchappé grâce à l'Aloade, justement. Il percevait le chant de l'écaille. Ressentait la connexion entre eux. Entre précaire. Encore faible. Car récente. Mais elle tenait à son porteur.
    - Je comprends que tu ne sois pas encore venu à moi. Ta situation est particulière, Sypher. Mais il ne sert à rien de rester caché. Cela ne fera pas avancé les choses. J'ai juste une petite question, si tu me le permets... Pourquoi ici ?

De la main, il désignait le purgatoire qui étendait ses racines sous terre. Il percevait la protection particulière des pierres présentes en ce lieu. Ces pierres qui privaient les prisonniers de leur Onde. De leur pouvoir. Les rendant ainsi impuissants.
    - J'aurai pu croire que tu te serais partis le plus loin possible de cet endroit... Je m'interroge.

Deukalyion aussi avait eu du mal à s'éloigner longtemps de cet endroit. Comme si les geôles avaient encore de l'emprise sur ceux qui y avaient séjournés.
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Message Re: ~Février 551~ Persona Non Grata ? (ft. Orpheus)   ~Février 551~ Persona Non Grata ? (ft. Orpheus) EmptyMer 19 Aoû - 15:50
    Implanté sous l’oriflamme des langueurs océanes, le colon fut extirpé de sa pensée par une entrée à l’improviste. L’ombre d’une silhouette s’aventurait à deux pas de là, furetant vraisemblablement dans l’optique d’un contact imminent. Vue de près, la luxuriance à profusion qu’arborait cet énigmatique personnage en disait long sur le rang qui devait être sien. Le tour de tête sibyllin obstruant une section de son visage laissait ressortir son œil vacant, mis en lumière par une pupille aiguisée, semblable à l’océan en personne.

    L’homme se fit enfin connaître sous la houlette de « l’ébranleur du sol ». Comme auguré en amont, le Légat se tenait bel et bien face au rescapé. Celui qu'il cherchait tant à passer au travers ne se fit point prier pour pointer le bout de son museau. Doté d’un regard en chien de faïence, Sypher conservait une candeur inébranlable vis-à-vis de son interlocuteur, ne titubant pas d’un cil, sans pour autant lui manquer de respect.

    « Je présume que je fais une fois encore mauvaise impression. Cela devient une habitude ces temps-ci, amorça-t-il stoïquement. Je me tiens là justement pour la raison que vous citez. Je pensais que personne ne s’attendrait à me trouver ici-bas compte tenu du châtiment que l’on m’a fait endurer en Terre de Feu. Il semblerait que j’avais tort. Votre vision est omnisciente sur ces terres, Légat.

    L’Atlante prenait à contre pieds les expectatives, se camouflant paradoxalement au sein d’un lieu idoine aux blessures. Hélas, il ne dévoilait pas l’ensemble de ses raisons. Envahi de remords, il se punissait lui-même en contrepartie de ses errements d’antan.

    - Cet endroit me rappelle des souffrances, mais je ne les ai pas démérités. Par quête d’ambition, j’ai cru au discours d’un fou sans même m’en apercevoir. Trahi par ma propre chair, mettait-il au point les sourcils froncés, interrompant son phrasé d’une courte césure à la suite de cette amorce.

    - Par ma faiblesse d’esprit et mon aveuglement, j’ai causé la mort de tout un équipage. Des compagnons. Des amis. Des frères d’armes. Un soupçon d’humidité imprégna le blanc de ses prunelles, avant qu’une fine larme ne glisse sur le contour de sa joue gauche, colportée depuis ses paupières. Il ne la retira pas. Sa figure se caractérisait par une rigueur tangible. Comment ai-je pu être aussi naïf pour m’être fait berner de la sorte ? Puis-je expier mes pêchés après une faute pareille ?

    D’un unique battement, Sypher imbiba de son aura la tranche recto de ses doigts, puis les planta profondément dans la chair de son avant-bras, transperçant les articulations à même la peau. Il écorcha subséquemment les fibres de l’épiderme sur plusieurs centimètres, ensanglantant de cette action une fraction conséquente du membre. Une goutte heurta le sol. La haie d’hémoglobines se répandait à bas.

    - Le même sang coule dans mes veines, la même faiblesse, se contrariait-t-il, mettant en exergue la main sanguinolente dont il triturait la paume graduellement.

    La crainte d’emprunter un virage similaire à celui d’Ephith à moyen terme hantait les cauchemars du colon. Pourtant, il était loin d’être la copie conforme de son frère, quand bien même partageaient-ils des traits communs. L’aîné vira du mauvais côté, tandis que le cadet tenta de l’endiguer. Le rapport du marin ayant survécu au cataclysme ne s’encombrait pas de faux-semblants, et attestait de son innocence sans épiloguer plus que de besoin.

    - Sans l’espion envoyé sur le navire de mon frère par l’Amirauté, je serais mort à l’heure où nous nous parlons. J’imagine que je vous suis redevable, reconnut-il. Devoir une fière chandelle touchait son amour-propre. Fier de nature, il jugeait cela tel un aveu d’échec de sa part. J’aurais pu choisir de mourir accroché à ce pilier. A vrai dire, l’idée m’a traversé l’esprit. Mais pour une raison que j’ignore encore, j’ai choisi de vivre.

    Il mentait à ce propos. Il savait pertinemment les velléités concordant à sa survie. L’accomplissement personnel, subvenir à l’entretien de sa mère, atteindre les sommets vertigineux de son ambition, se venger de la noblesse qui le méprisait à l’époque. Plus encore, essayer de rattraper son erreur en récoltant davantage de blé qu’il n’en avait semé.

    - Je ne comptais pas me défiler. J’avais juste besoin d’un peu de temps, mais il est une denrée rare de nos jours. Je ne sais plus à qui faire confiance désormais. J’ai tendance à me méfier de tout le monde depuis l’incident, y compris de moi-même, concéda l’Atlante. Le veston ébène dont il s’accoutrait voguait aux grés des bourrasques, s’agitant à l’unisson de son porteur.
    Certains Atlantes pensent que je suis un renégat. Je n’ai cure des opinions à mon sujet. Ma rancœur envers Poséidon n’est pas un mythe. Je ne vais pas m’en cacher, même si je respecte son pouvoir et son autorité. Mais j’aime cette Cité. J’ai juré de la protéger au péril de ma vie, et c’est ce que je ferai. La tempérance n’est pas une qualité que je possède, mais je suis un homme de parole, et j’accomplirai mon devoir pour la sécurité de notre peuple. »


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Message Re: ~Février 551~ Persona Non Grata ? (ft. Orpheus)   ~Février 551~ Persona Non Grata ? (ft. Orpheus) EmptyJeu 20 Aoû - 11:04
    - Je serai un bien piètre Légat si je ne pouvais pas trouver une personne que je recherche, au sein même de ma cité, n'est-ce pas ?

Il souriait et sa remarque était plus là pour s'amuser que pour reprocher réellement à l'homme sa volonté de rester en retrait. En réalité, il comprenait et s'il était venu à lui, c'était aussi pour lui épargner la gêne de venir au temple. Peut-être qu'ici, au moins, il ne se sentirait pas autant jugé que sur le domaine d'Orphéus. Ainsi l'écoutait-il se justifier. Et évidemment, le frère était au coeur du problème.

En un sens, même si les raisons d'emprisonnements différaient, Sypher lui faisait penser à Deukalyion. Alors qu'il écoutait ses remords, il n'eut aucune réaction alors que le Marina se faisait du mal. S'il était surprit, il n'en montrait pas les signes. Stoïque, il attendait surtout qu'il reprenne son calme. Il sentit à l'orée de sa conscience la présence de sa soeur, comme si elle souhaitait intervenir. Mais Sypher semblait plus être un danger pour lui-même que pour le Légat. Ainsi restait-elle camouflée, même si cette vision ne lui plaisait pas.
    - Il est toujours plus difficile d'ouvrir les yeux lorsque le problème vient de son sang. De sa famille. Après tout, n'est-on pas sensé avoir foi en ceux qui partagent notre vie ? Tu as été piégé, il est vrai. Et des hommes sont morts. Mais te faire du mal ainsi, que ce soit physiquement ou moralement, ne fera revenir personne.

Il l'admettait lui-même, il aurait pu choisir la mort. Mais avait décidé de vivre. De fait, en acceptant cela et en devenant le porteur d'une des écailles, sa vie ne lui appartenait plus. Il devenait un Marina, un soldat de Poséidon. Si sa rancoeur était reconnue, elle n'influait pas sur la décision du Légat. Il ne demandait pas forcément que l'on aime passionnément Poséidon. Mais il exigeait que la sécurité d'Atlantis soit au coeur des préoccupations de chacun. Il ne pouvait en être autrement alors qu'elle était le noyau de la civilisation Atlante.
    - Je ne partage pas ton avis sur la faiblesse dont tu te plains. Supporter les erreurs de ton frère ne te permettra pas d'expier ses fautes. Et puis, il fallait du courage pour s'opposer à lui une fois son plan dévoilé. Tu aurais pu fermer les yeux sous la pression de ton frère. Par la peur de te faire tuer avec les autres. Mais tu n'as pas baissé les bras. Il est souvent plus facile de voir ses erreurs que ses bonnes actions, Sypher. Les écailles de notre Seigneur ne sont pas de simples ornements. Si elle t'a protégé, si elle est venue à toi, c'est que tu portes en toi la volonté de défendre Atlantis. En cela, je crois.

Il y croyait tellement qu'il était lui-même disposé à mourir pour ses idéaux. Pour la grandeur de sa cité. Ce n'était pas là les paroles d'un simple dirigeant. Mais de la Voix de Poséidon. Ce qu'il appréciait chez cet homme, c'était clairement sa franchise. Il ne niait pas le désamour qu'il portait au dieu de leur cité. Mais mettait en avant la priorité de préserver Atlantis. D'ailleurs, cette volonté l'avait poussé à s'opposer à son frère. C'était sur cet axe là qu'il pourrait travailler. Cette corde qu'il fallait utiliser.
    - Notre peuple est prompt à juger ce qu'il juge comme une faiblesse. Pour ma part, si je te considérais comme un renégat, nous n'aurions pas cette discussion. Je n'ai aucune clémence envers ceux qui mettent en danger la sécurité de notre cité. Quant à Poséidon, ta rancune à son égard ne me regarde pas. Tu n'es pas le seul et cela ne pose pas de problème tant que tu obéis aux autres. Là est mon unique condition à ton intégration : je ne saurai tolérer que l'on remette en question ma parole.

S'il s'était montré conciliant depuis le départ, il affichait ici une détermination sans faille. Son regard unique devint plus sombre. L'erreur précédente pouvait être pardonné mais si la naïveté de cet homme devait une fois encore le pousser à comploter contre Atlantis, même involontairement, alors il serait exécuté. Mais pas seulement lui. Sa famille également. Orphéus savait à qui il s'adressait et avait déjà veillé à ce qu'ils soient sous surveillance. La prochaine incartade verrait la disparition de sa famille. Dans son intégralité.
    - Est-ce que cela te semble acceptable ? Rejoindre les armées et te mettre au service du Général des Lyumnades. Protéger notre cité. Et ne jamais plus comploter, directement ou non, contre Atlantis et son Protecteur.

Sypher, penses-tu pouvoir agir ? Mettre de côté ta colère, pour ton bien et pour celui de ta famille ? Sans quoi, même si tu ne le sais pas encore, tu seras celui qui aura fait disparaître ton sang et ton nom.


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Message Re: ~Février 551~ Persona Non Grata ? (ft. Orpheus)   ~Février 551~ Persona Non Grata ? (ft. Orpheus) EmptyDim 23 Aoû - 15:53
    Le cœur de l’Océan battait la chamade au creux des iris cérulés de l’Atlante, tandis qu’un vent catabatique empruntait le pas des reliefs rauques seyant à la topographie sous-jacente. Aquarellé en Cuisse de nymphe, le granite érodé tel le lit des rivières entamait une mélodie hivernale feutrée, à l’instant où les courants d’air frais caressaient de leurs ondes la surface grumeleuse des minéraux.

    L’embrun marin particularisait l’atmosphère, dont le souffle iodé revivifiait l’olfaction. L’amertume saline engendrée écaillait le sang déversé, se coagulant pianissimo à l’effigie de la friction s’insinuant à la dérobée entre le Légat et l’homme qui eut osé injurier les Dieux en chair et en âme. Malgré un brin de réticence, Orpheus préconisait l’indulgence à condition que le colon se tienne en marge de quelconque conspiration à l’avenir.

    « Vous me posez cette question comme si j’avais le loisir du choix. Un cynisme sans-gêne s’esquissait à rez de ses commissures labiales. Je ne suis pas revenu d’outre tombes pour répéter les bévues du passé. Ma colère ne m’a pas fait perdre toute notion de lucidité. En renonçant à la mort, j’ai accepté les conditions de ma survie. Et comme je vous l’ai dit auparavant, je m’y tiendrais. Atlantis est en jeu, et mon honneur avec. Si je ne peux pas protéger la Cité qui m’a vu naître, autant me donner la mort sur le champ.

    Muni d’un faciès enténébré, le bras droit de Poséidon exerçait une pression sui generis, se ceinturant crescendo autour du Capitaine de l’Aloade au fur à et mesure que les secondes s’engrenaient. Toutefois, Sypher rompait le silence sans langue de bois, se montrant franc envers son destinataire, doté d’une témérité sans faille, bien que le moindre faux-pas de langage pût causer sa perte en ces circonstances. Il était ainsi fait, et ne démordrait en aucun cas à ses principes moraux.

    - En tant que Capitaine, je prends mon rôle à cœur. Je me tiendrais à carreau dans la mesure du possible, mais ne comptez pas sur moi pour fuir mes responsabilités. La guerre implique des risques, et j’assumerai les conséquences de mes erreurs. Si je ne suis pas capable de les éviter, c’est que je n’aurais rien appris du passé. Je vois cela comme un défi, se revancha-t-il, alors l’étau se resserrait davantage.

    Inapte à renier sa nature, l’Atlante embrassait cette dernière. Il demeurait un combattant hors-pair. Un leader de sa trempe se devait d’aller au-devant du danger, de donner l’exemple à suivre. En évitant les conflits, il engendrerait une piètre image de son rang, indigne de sa personne. Cela, il ne se disposait à l’admettre.

    - Je suis avare en ce qui concerne les discours. De fait, je choisirai bien mes actions. Seuls les mots s’effacent, narra le Marina. J’ai toute confiance vis-à-vis des dons que m’a offerts la nature. Mon domaine se trouve être le terrain. Agir est mon fer de lance. Laissez-moi prouver ma valeur par les actes, et vous pourrez juger clairement de ma fidélité ou non. »


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Message Re: ~Février 551~ Persona Non Grata ? (ft. Orpheus)   ~Février 551~ Persona Non Grata ? (ft. Orpheus) EmptyLun 31 Aoû - 10:43
Il n'avait pas tort en effet. Le choix ne lui appartenait plus vraiment. Être l'élu d'une des écailles était une fierté sans nom. Un immense honneur. Mais apportait aussi son lot d'obligations. Et face au Légat, on ne pouvait se permettre de se montrer belliqueux. Lui ne ne connaissait pas. Pas encore. Mais apprendrait vite que Orphéus n'était pas homme à se laisser bercer par de fausses promesses. La rédemption passait par les actes. Et il serait attentif à l'avenir à ce qu'il ferait.

Une fois encore, la sécurité d'Atlantis primait sur le reste. Il ne pardonnait pas à la légère. Car l'influence de Poséidon devait rester la seule chose à laquelle se raccrocher en ce monde. Il avait raison de parler de se donner la mort s'il ne parvenait pas à défendre la cité. Car désormais, il n'avait plus le choix. En un sens, il avait déjà prit sa plus grande décision. Et faire marche arrière n'était pas envisageable.
    - Tu as raison. Tu n'as pas vraiment le choix. Mais l'accepter n'est pas une chose évidente pour tous. Tu fais preuve d'intelligence en réagissant de la sorte. Certains parlent faux. Ils prononcent des serments auxquels ils ne croient pas. Ils parlent mais les mots s'envolent à peine énoncés. Ceux-là ne méritent aucune clémence. Qu'ils aient été choisis par une des écailles ou non. Et en toi, je vois autre chose. Ainsi, tout comme l'écaille l'a fait avant moi, je t'accorde également ma confiance pour la mission qui est désormais la tienne.

Mais la confiance n'excluait en rien le contrôle ou la surveillance. Garder un oeil sur les éléments susceptible de représenter un danger était une seconde nature pour le Merinita. Mais il pensait vraiment pouvoir se fier à lui. Après tout, il avait montré une force étonnante en s'opposant à son frère. Il ne l'oublierait pas.
    - Fais ce qui doit être fait, quand il le faut. Je ne t'en demande pas plus. Moi plus que quiconque connait les risques d'une guerre. Tu auras le loisir de prouver ta valeur sur le terrain, sois en sûr. Tout comme je garderai un oeil sur toi, Sypher. Mais un oeil bienveillant. Je te demande simplement de ne plus te terrer de la sorte. Il te faudra avancer, t'affranchir des erreurs passées. Lorsque tu seras prêt, trouve le Général des Lyumnades. Tu prendras alors tes ordres auprès d'elle.

Il était inutile de parler plus de cette affaire. Désormais il était un Marina au service de Poséidon. Il n'appréciait pas le dieu. Mais respectait sa force et désirait préserver Atlantis. Il n'en demandait donc pas plus pour le moment. Après tout, c'était déjà beaucoup de la part d'une famille qui mettait un point d'honneur à ne pas apprécier le dieu des Sept Mers.
    - Maintenant que je t'ai rencontré, je suis rassuré. Et vais donc prendre congés de toi. Tiens-toi prêt, Marina. Car toi qui met en avant le fait de prouver ta valeur par les actes, tu seras bientôt en position de prouver que ce ne sont pas des mots vaincs.

Il inclinait légèrement la tête pour le saluer. Et sans question supplémentaire, quitterait les lieux. Rassuré. Mais aussi avec des plans pour lui. Il serait utile. Ou mort...


Citation :
fin du Rp pour moi, tu peux conclure sauf à relancer mais j'vois pas trop sur quoi. Au besoin, on se capte au présent de toute façon. Je vais avoir besoin de toi °°

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Message Re: ~Février 551~ Persona Non Grata ? (ft. Orpheus)   ~Février 551~ Persona Non Grata ? (ft. Orpheus) EmptyLun 31 Aoû - 16:53
    De mano à mano, la joute verbale ne s’encombrait pas de faux semblants, allait droit au but. Néanmoins, Sypher se tenait sur ses gardes vis-à-vis du garant de la prospérité. Il demeurait un tantinet perplexe à l’émission de certains de ses mots. Dans quelle mesure maniait-il les cartes à sa guise ? Qu’entendait-il par « œil bienveillant » ? A l’égard de la Cité, à n’en point douter. Au vicieux procédé du poker menteur, Orpheus tirait sans une once de contestation son épingle du jeu. Mieux valait ne pas s’aventurer dans un terrain sinueux, qui seyait davantage à un foudre d’éloquence tel que son interlocuteur. L’ultime interrogation du Légat s’apparentait davantage à une question rhétorique aux yeux du Capitaine de l’Aloade. Le colon ne souhaitait pas éterniser plus que de besoin cette mise au clair, jugeant les sujets élémentaires débattus.

    Désormais, il lui fallait se mettre en route afin de protéger le Pilier de l’Antarctique, et se dévouer à la disposition de son Général. Il se demandait d’ores et déjà quelles activités pouvaient bien s’allouer à ce quartier d’Atlantis. Sans doute renfermait-il bon nombre de secrets. Il le découvrait bien assez tôt. Se précipiter dans la collecte d’informations ne ferait qu’encombrer son esprit pour l'instant.

    Patience est mère de sureté.

    « J’ai hâte de pouvoir m’entretenir avec le Général des Lyumnades. Vous pouvez compter sur ma présence, quand le moment sera venu. Je ne compte pas vous retenir plus longtemps. L’essentiel est clos pour ma part. Nous nous retrouverons en temps voulu. Mes respects, Légat. »

    Citation :
    Mini conclusion qui me sert de transition, à la prochaine !


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