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Février 553 AD (Jusqu'au 30 Septembre 2020)
 
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 [Février 547] Les Oubliés. [Pv : Mehry]

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TharrosTharrosArmure :
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Message [Février 547] Les Oubliés. [Pv : Mehry]   [Février 547] Les Oubliés. [Pv : Mehry] EmptyDim 16 Aoû - 22:01
Tharros attendait au coin d’une rue, les bras croisés et le dos appuyé contre le pan d’un mur. Calme et concentré, le visage inexpressif, il scrutait les environs à la recherche du moindre petit détail pouvant lui permettre de déceler un éventuel danger. Ce n’était pas la seule chose qu’il attendait avec une certaine impatience bien dissimulée. D’une minute à l’autre, deux de ses hommes reviendraient en courant, les bras chargé d’un gros sac en toile chacun, remplis de provisions pour quelques jours. Ils n’avaient pas d’argent pour s’offrir le luxe de payer leur nourriture, les sous servaient pour d’autres choses, ainsi en avait décidé le blondinet à la tête du petit groupe. Ils devaient dépenser le peu qu’ils avaient efficacement, en achetant ce qui ne pouvait pas être aisément dérobé. La bouffe, il n’y avait qu’à se rendre au Grand Commerce pour refaire le stock. C’était risqué, comme chaque action qu’ils entreprenaient dans cette ville, mais ils n’avaient pas le choix. D’autant que le risque était mesuré. Avec le temps, les années, ils avaient appris à bien choisir les cibles de leurs larcins.

Ce fut donc sans surprise, mais non sans un certain soulagement qu’il vit les deux camarades débouler en trombe, un sourire malicieux au coin des lèvres. Ils ne prêtèrent qu’un regard à leur meneur, qui leur répondit d’un hochement de tête, conservant sa position. Il patienta ainsi plusieurs dizaines de secondes, s’assurant qu’aucune des victimes du vol ne s’était jeté à leurs trousses dans l’espoir de les rattraper et les passer à tabac. Une précaution qu’il avait appris à adopter dans la douleur, après que cette mésaventure leur soit arrivée. Une manière efficace d’apprendre de ses erreurs, la douleur et le sang. Cette fois encore, on lui donna raison, mais pas de la façon dont il s’y attendait. Ce n’était pas le fils du marchand ou un soldat de l’Empire qui s’était élancé aux trousses de ses compagnons, mais bien des gosses dans la même tranche d’âge que lui. Une douzaine d’années tout juste et déjà les dents longues et opportunistes comme jamais. La rue vous fait grandir à une vitesse folle, vous transformant en homme en un rien de temps. Ou dans leur cas, en sauvageons.

Déterminé à couvrir la fuite de ses partenaires, Tharros s’élança à vive allure en direction du trio ennemi. Coupant leur course par le flanc, il leur déboula dedans sans crier gare et le temps qu’ils s’en aperçoivent, il avait déjà plongé les deux pieds en avant dans les genoux du type au plus proche. Totalement déséquilibré par l’assaut, il alla s’éclater la tronche en avant, poussant ses amis à l’arrêt pour faire face à la nouvelle menace. Ils virent le jeune orphelin se relever, un air mauvais sur le visage, les poings serrés. Il ne semblait pas craindre la situation dans laquelle il venait de se fourrer, un combat déséquilibré ne le décourageait pas. Au contraire même, galvanisé dans l’adversité il frappa une seconde fois. Son poing vint s'écraser sur la joue d’un de ses vis-à-vis et il fut frappé en retour dans le bide. Il se jeta sur son assaillant pour toute réponse, tentant de lui crever les yeux de ses pouces. Il n’y parvint qu’à moitié, repoussé sur le côté par un pied venu lui éclater la bouche. Il grogna, les lèvres ensanglanté, ce dernier coulant entre ses dents, tentant de reprendre ses appuis.

Son hémoglobine dans la bouche et celle de son opposant s’étalant sur sa main, l’oeil avait visiblement bien été crevé. L’autre hurlait au sol, pleurant sur sa blessure et ce qu’on venait de lui faire. Voir ainsi leur compagnon eut l’effet d’une douche froide pour les deux autres qui hésitèrent quant à la suite, devaient-ils insister au risque de finir pareil, voir pire, ou foutre le camp et s’épargner des souffrances inutiles ? « On doit faire quelque chose pour son œil ! » Celui qui avait été percuté au genou et qui boitait depuis secoué le dernier encore debout pour qu’ils arrêtent cette connerie et foute le camp. Petit gars qui avait bien envie d’en découdre ici et maintenant. Il semblait de la même trempe que le petit Tharros, hargneux et combatif jusqu’au bout. « Si tu veux laisser ta peau ici c’est ton problème, moi je me casse ! » Il ne semblait même pas écouter son ami, la tronche déformée par la haine, ses yeux plongés dans deux du sauvage. Ce n’est quand remarquant du coin de l’oeil que son camarade galérait à tenir son autre pote borgne à une jambe qu’il retrouva un semblant de lucidité et décida d’aller lui prêter main forte.

Il ne chercha pas à leur courir après ou leur couper la retraite, satisfait au fond de ne pas avoir à prolonger le combat. D’abord parce que le pied bouche l’avait affecté plus qu’il ne l’avait laissé paraître, et surtout parce qu’il voulait s’assurer que le groupe allait bien. Pas un soulagement, mais presque. Ne voulant pas s’attarder plus longtemps, il s’apprêtait à repartir lorsqu’un mouvement alerta ses sens. Il dégaina immédiatement un petit couteau à sa ceinture, brandissant sa lame quelque peu rouillée à hauteur de visage, en barrage. Est-ce que les types avaient finalement décidé de rebrousser chemin ? Cette fois, il ne frapperait pas pour les arrêter, mais pour tuer.



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Message Re: [Février 547] Les Oubliés. [Pv : Mehry]   [Février 547] Les Oubliés. [Pv : Mehry] EmptyLun 17 Aoû - 15:31
Les chouettes œuvrent dans l’ombre, manipulent les êtres par delà les terres et les mers, élaborant des manœuvres qui en tourmentent plus d’eux. De nouvelles épines s’enfoncent dans la plante de leurs pieds, mais qu’importe, car tel est sa volonté. D’aussi loin que porte sa mémoire, elles se sont toujours démarquées, et pourtant… Tout aurait pu se passer correctement, s’il n’avait pas énoncé cette directive. Protéger Constantinople, affirme Bélisaire ; ces instructions déposent une amertume sur ses lèvres, sèment le trouble dans sa tête et, avec elle, la désagréable sensation d’être écartée des principales activités. Toutefois, il n’en est rien. En effet, ces tâches incombent prioritairement aux Argentés, cela fait partie intégrante du contrat, lorsque l’on devient Chevalier. Seulement, cette fois encore, la Persane nage à contre-courant, referme ce poing illusionné et serre la mâchoire à l’abri des regards. En cela, une impatience contrôlée se projette à l’intérieur, crayonne les prémices d’une irritation imperceptible vouée à disparaître sous les attributs du Caméléon.

Des reliques assurément absentes, mais, plutôt que d’en effacer les traces, Mehry plonge dans les abysses qui, sans cesse, la scrutent et l’absorbent jusqu’à ce qu’elle s’y perde dans son intégralité, exempt de regrets. Son quotidien, ses objectifs et ses recherches : une suite d’opportunités dicte chacun d’eux. Des opportunités sont à saisir ou à laisser, mais qui, pour le moment, demeurent silencieuses.

Du rouge et du noir.

L’Ophiuchus opine les demandes à contre-grès, consciente que son heure viendra bien assez tôt. Ainsi déambule-t-elle dans les rues de son dernier refuge, effectuant des rondes en dépit de la fin d’un service d’ores et déjà annoncé. Une simple habitude, un moyen d’apprendre, de construire une carte des environs, de créer son réseau au sein de la cité. En outre, il appert que les gardes sont des plus aisés à berner, lorsque l’on sait vers où diriger leurs museaux, et que certaines artères se dévoilent plus sauvages qu’on ne l’imaginerait.

La réalité de la vie, celle que les bienheureux ne soupçonnent pas.

Une tête grattée, un bâillement tant bien que mal réprimé ; le corps progresse à travers les allées, farfouillant de part et d’autre d’une œillade jetée, jusqu’à ce que, subito, il s’arrête. Dans l’instant, la nuque oscille de la droite à la gauche, d’un mouvement vif, essaie de déceler la localisation des bruits qui pénètrent ses oreilles. Dans les dessous de la ville, les bagarres sont monnaie courante et cela n’a, pour ainsi dire, rien d’étonnant. Las, les poumons délivrent une expiration nasale silencieuse, mais présente. Leurs origines sont nombreuses, tantôt compréhensibles, tantôt répréhensibles. Quoi qu’il en soit, elles existent.

Clap. Clap.

Des pas cavalent dans la direction opposée, alors même qu’elle décide de s’approcher. Une vérification, ni plus ni moins, qui réside, de toute manière, sur son trajet. Instinctivement, les enjambées s’imprègnent de légèreté et son apparence chercherait l’invisibilité, si seulement cela s’avérait possible. Conséquemment, la prudence s’ajoute à ses sens, bien que superficielle dans son essence : une âme trop dissimulée aurait assurément quelque chose à cacher.

Elle, s’en fiche éperdument.

La jonction des venelles à vue, la masse s’interrompt, emprisonne un dernier soupir et s’embarque vers l’imprévisible promise. De cet exemple naît un sourire ; dans chaque recoin, un choix s’impose et force parfois le passage. Les conditions demeurent inconnues. Toutefois, cela fait partie du jeu et l’on est informé de ce que l’on a perdu bien après les débuts. Quoi que l’on en dise, il est partout et lorgne les apparitions, à l’instar de la vision de cet enfant carmin aux traits sévères, posté à quelques pas de sa position. Aussitôt, les Jades roulent sur l’objet rouillé, puis retournent sur la silhouette de blé ; il n’a pas l’air tout à fait commode, peut-être prêt à tuer. Or, selon ses propres critères, la demoiselle remarque, sonde et, attentive, comprend qu’il ne souhaite que sa protection. Somme toute, les mains s’élèvent à hauteur du buste, paumes ouvertes, tandis qu’une risette dépourvue d’émotion se teinte d’une crispation simulée. Mutine, peut-être, en partie.

— Oh, doucement, range tes crocs chaton !


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Message Re: [Février 547] Les Oubliés. [Pv : Mehry]   [Février 547] Les Oubliés. [Pv : Mehry] EmptySam 22 Aoû - 19:54
Sur la défensive, immobile et silencieux, il guettait les environs. Il ne décelait rien dans l’immédiat, mais avait entendu il y a peu et pouvait très clairement ressentir cette présence pas loin de lui. Elle n’était pas hostile, à priori, puisqu’elle n’avait pas encore donné l’assaut. Lui ne souhaitait pas particulièrement se relancer dans un second affrontement, mais il y était préparé. La survie, un combat de tous les instants, on ne choisissait pas son moment, ce luxe lui était interdit. Finalement, l’ombre se dévoile, l’identité de l’inconnue se fait plus claire, un visage est mis sur le danger. Une femme. Crinière d’ébène, iris clairs, silhouette élancée. Elle n’a pas l’air de sortir de la rue, elle parait propre, civilisée. Plus âgée que lui, plus détendue aussi, comme si elle ne craignait pas les représailles du jeune sauvageon. Le croirait-elle inoffensif ? Se moquerait-elle de la lame rouillée qu’il brandit comme une arme de défense ? Ce serait une belle connerie, qu’elle approche un peu trop près et elle verra si ce couteau ne peut pas aller lui trouer la gorge.

« Chaton va te casser la bouche si tu continues d’approcher. » Et de continuer de te foutre de ma gueule, aurait-il pu ajouter. Comme elle prenait la situation sur le ton de la plaisanterie, il préféra immédiatement lui faire comprendre que lui n’était pas là pour rigoler. « Tu fous quoi ici ? C’est pas un coin pour les gens comme toi. Tu pourrais te salir. » Ou te faire salir, une demoiselle plutôt agréable à regarder qui déambule dans les recoins sombres de la ville a tôt fait de se faire attraper par quelqu’un de mal intentionné qui aurait envie de se soulager les bourses. Et de la soulager de la sienne, au passage. Avec un peu de chance, il s’arrêterait au viol et au vol, mais s’il est de bonne humeur il pourrait aller jusqu’à la saigner comme un goret et la laisser là, crevant à petit feu jusqu’au lendemain matin. « Je pense pas que tu sois avec eux, tu m’as pas l’air de ce monde. Mais je te fais pas confiance. T’es bizarre, ça se sent. » Tout chez elle le poussait à la méfiance. Cette façon qu’elle avait eu de l’approcher, presque insouciante, sûre de sa force, il n’aimait pas ça.

Ce qu’il n’appréciait pas non plus, c’est d’être retenu ici trop longtemps. Il avait déjà trop traîné avec la précédente altercation, laissant ses gars sans protection. Il espérait qu’il ne leur soit rien arrivé. Méfiant, il jetait de brefs regards dans les autres ruelles les entourant, afin de s’assurer que tout cela ne soit pas un vulgaire guet-apens. Avec leurs récentes actions, ils avaient peut-être attisé la colère de quelqu’un. Même si cette hypothèse lui paraissait peu probable, il préférait être prudent et observer. Au moindre mouvement suspect d’un coin comme de l’autre, il se jetterait sur la femme et lui enfonçait ce couteau dans le bide jusqu’au manche.



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Message Re: [Février 547] Les Oubliés. [Pv : Mehry]   [Février 547] Les Oubliés. [Pv : Mehry] EmptyJeu 3 Sep - 19:05
Un félin miniature s’empresse, sur la défensive, brandit cette lame et menace de cette délicate assurance. Cette attitude n’est guère surprenante, lorsque les réalités mussées par delà les allées déferlent leurs lumières ternes dans l’empreinte du passé, mais cela l’intrigue. Pour première approche, une frivolité en demi-teinte s’évade des lèvres ; il s’agit de l’une des clefs nécessaires afin d’ouvrir le coffre aux mille trésors et l’étrangère entreprend une démarche holistique pour mettre de l’ordre dans ses pensées. Autant que possible, tout du moins. En effet, le comportement abscons des présumés sauvages naît d’expériences que la plupart des hommes s’avèrent incapables d’appréhender.

Dans cette précédente et dissonante remarque se mélangent des propos insensés autant qu’ils sont confirmés par l’aura que l’enfant dégage : s’il ne possède pas à proprement dit les traits d’un animal, il n’en demeure pas moins un chaton apeuré. Toutefois, celui-ci ne perd en aucun cas de sa superbe, lorsqu’il est question de prouver que cette langue n’a pas été coupée. Cette agressivité n’est pas un problème, dans l’immédiat, et Mehry tend l’oreille pour essayer d’en absorber les nuances. En effet, des éléments manquent et son raisonnement s’en retrouve ainsi fragmenté ; un raisonnement qui s’éclaire à mesure que les crocs ressortent, qu’ils apparaissent dans ce monologue. Eux, la source probable des pas qui s’enfuyaient, quelques minutes auparavant.

— Ce serait pas la première fois que j’me salirais, va. Et donc, c’est quoi « les gens comme moi » ?

Cette mention l’interpelle plus que n’importe quel autre. Pour cause, les paisibles années n’ont jamais su comment traverser la saumâtre rivière et seuls le sable et la poussière marchent encore au-devant. Des voyages, des imprévus qui mènent quelque part, tout comme le cas vaut pour lui.

Les orbes Céladons, attentifs, ne s’éloignent pas de la silhouette de blé. Au contraire, ils s’évertuent à l’examiner en quête de variations dans les airs et les agissements. La méfiance règne, semble-t-il. Pourtant, la Persane ne perçoit, peut-être à tort, nulle trace d’arrogance. Si les mots menacent, à l’instar de ce couteau, de trancher ici et là, il appert que la lueur de la préservation se fait plus vivante, alors même qu’il guette les autres ruelles. Elle domine. Adonc, les épaules se redressent, s’affaissent derechef : le véritable instinct est bien plus fort que le reste et elle ne gagnerait rien à le contrer.

— Bien vu. J'avoue : j’suis dans la garde, mais pas en service. Du coup, on va faire comme si j’avais rien vu d’étrange : pas de bruits qui sortent de l’ordinaire, pas de conflits potentiels, pas de sang qui traîne et, en échange, tu vas m’suivre pour nettoyer tout ça. T'en as bien besoin et tu passeras plus inaperçu en cas de besoin.

Les mains relevées s’autorisent une descente ; l’une d’elles désigne le corps, comme un miroir, pour dévoiler les blessures de l’enfant sauvage.

— On va où tu veux. Tu décides. Bon pour toi ? Et si tu veux vraiment essayer de me planter ce truc après, tu pourras tenter.


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Message Re: [Février 547] Les Oubliés. [Pv : Mehry]   [Février 547] Les Oubliés. [Pv : Mehry] EmptySam 5 Sep - 3:59
Elle discute, calmement, plutôt que de tenter une approche ou un assaut pour renverser la situation. Il a la lame et il menace, mais elle pourrait tout autant lui tourner le dos et ouvrir grand les bras qu’il ne la sentirait pas plus inquiétée qu’elle ne semblait l’être actuellement. Cette sorte de passivité, ou de sérénité, commençait à jouer sur l’attitude de Tharros qui déjà se montrait moins tendu. Toujours sur ses gardes, certes, mais il avait quelque peu relâché la tension, que ce soit dans sa tête ou les muscles de son corps. Il était toujours prêt à se défendre en cas de coup fourré, mais pas sur le point de lui sauter au visage pour lui trancher la gorge au moindre mot ou geste de travers. Elle souhaitait savoir ce qu’il sous-entendait par les gens comme elle, ce qui lui paraissait pourtant clair la première fois qu’il l’avait dit. « Bah, les propres. Tu pues pas la crasse à des kilomètres, t’es pas sale, tu parles bien, t’es pas une femme de la rue, t’es quelqu’un. » Tout l’opposé de lui, qui n’était rien. Oublié de tous, laissé pour compte, pataugeant dans la merde et vivant de petits larcins.

Les yeux se croisent et il se perd un instant dans les siens, l’étrangeté de la couleur de ses iris en est la cause. Bien la première fois qu’il croise quelqu’un avec pareil coloris dans le regard, c’en est presque hypnotique de la regarder, lui petit être curieux qu’il est. Le son de sa voix le ramène à la réalité, à l’instant présent, et ses doigts resserrent machinalement le manche du couteau rouillé. Une sorte de sécurité. Et ce qu’il apprend ne va pas aller en arrangeant les choses. Le mot garde le fait reculer de deux pas, retrouver une posture plus offensive et une expression du visage plus grave. Il peste une insulte dans sa barbe, se maudissant d’avoir quelque peu baissé sa garde et la pointe de sa lame usée. « Je savais ! T’es un de ces clébards ! » En service ou pas, quelle différence ? Elle était pas venue ici pour découvrir les recoins miséreux de la ville, elle cherchait à lui mettre à l’envers. « Que je te suives ? Peuh ! Va plutôt crever ! Je suis pas con, je vais pas te suivre pour que tu me colles dans un trou ! » Oh non, il était hors de question de perdre l’une des seules choses qui lui restait, sa liberté.

« On va où je veux ? » Il était impensable de la suivre, mais il se doutait qu’il ne se débarrasserait pas aussi facilement d’elle. Un refus, aussi sec avait-il pu être, ne suffirait pas à la faire retourner d’où elle venait. Il savait où il pourrait l’amener, bien sûr qu’il y pensait, seulement il hésitait. Fallait-il prendre le risque de ramener un soldat dans leur planque ? L’envie de rentrer au plus vite et de s’assurer que tout le monde était rentré en un seul morceau le torturait, rester trop longtemps dehors et seul devenait également dangereux. Ici, il prenait le risque de tomber sur d’autres comme elle en s’attardant trop longtemps. Sur son terrain, il aurait le dessus. Si elle tentait quoi que ce soit, ils lui tomberaient dessus et elle regretterait sa stupidité. « Si tu viens, c’est dans le noir. Pas moyen que je te montre le chemin de chez nous. » Aucune envie qu’elle revienne avec quelques potes à elle mettre à sac leur maison et les dépouiller du peu qu’ils possédaient, avant de tous les massacrer à coups de glaives.

« Et si t’essaies de me la mettre à l’envers, tu sais où je te mets ce couteau. » En réalité elle ne savait pas, très peu de chance qu'elle devine correctement où finirait cette arme en cas de geste stupide de la femelle. Important de poser toutes les bases d’un accord avant qu’il soit validé par les deux parties, ça évite les malentendus et les accidents ultérieurement. On ne pourrait pas lui reprocher de s’être montré trop évasif sur les conséquences d’une entourloupe, au moins.



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Message Re: [Février 547] Les Oubliés. [Pv : Mehry]   [Février 547] Les Oubliés. [Pv : Mehry] EmptyMar 8 Sep - 9:47
Une progression en douceur, mesurée avec justesse pour ne pas engendrer de caprices creux ; les chatons des rues ne laissent rarement les inconnus s’approcher d’eux à la légère et amplifient le moindre signe qu’ils pensent apercevoir. Les discours importent autant que les gestes et, déformés, ils sont renvoyés comme des lames, bien plus qu’à l’accoutumée. La patience, ainsi, fera naître une relative confiance.

Des sous-entendus en quête d’un éclaircissement se manifestent, et déjà la réponse survient-elle jusqu’à ses oreilles : les femmes comme elle représentent donc, à ses mirettes, celles qui parlent bien. Cette définition, Mehry ne la comprend guère ou, plutôt, elle ne s’y retrouve pas. D’autant plus en raison de cette mention qui l’interpelle : être quelqu’un ne signifie rien. Un haussement d’épaules accueille ses paroles, tandis que des réflexions prennent part à l’équation. Semble-t-il que les années ont joué sur ce qu’elle est désormais, aux yeux des autres, tout du moins.

Les regards ne se lâchent pas. Les amandes captent un semblant de modification dans sa posture. Peut-être est-il moins alerte, ou comprend-il que l’agression, dans le cas présent, n’est pas une solution. Qu’importe, car il leur faut progresser et, surtout, quitter l’endroit : si elle accepte de se montrer aveugle face à ces affaires, d’autres ne le feront peut-être pas.

Une avancée pour un retrait ; comme attendu, la prononciation de son occupation officielle n’arrange pas la situation et l’enfant recule aussitôt, sert derechef cette lame, crache ce futile venin sans même prendre le temps d’écouter la fin. C’est un presque retour à la case départ. Presque, parce que la demoiselle sent que l’attitude reste différente de celle adoptée durant les premières minutes de leur rencontre. Un doute avait été semé lors de sa précédente remarque et cette dernière intervention achève la logique dessinée par-delà ses actions.

— Ça m’interpellait déjà tout à l’heure, mais tu te fies trop aux apparences, gamin.

En effet, la Persane n’a aucun intérêt à le mettre derrière les barreaux. Elle n’est pas en service, entend séparer ses obligations du reste, et la paperasse n’est guère appréciée. En outre, les enfants des rues ne diffèrent probablement que très peu de ceux qui traversent les marais de sable ; c’est ce que lui indiquent ses comportements aléatoires. La sensation de perte, le désir de défendre ce qui peut encore l’être, assurer sa survie : il ne cherche qu’à s’en sortir et, tant que les tentatives s’arrêtent à cela, il n’y a aucune raison d’être extrême dans le traitement.

— Où tu veux.

Contrairement aux faits énoncés plus tôt, la proposition, finalement, lui convient suffisamment pour qu’il mette en place des conditions. Probablement n’accepte-t-il pas de l’admettre, pas plus que les conséquences d’une réflexion, d’un combat, d’un long débat que cette suggestion a provoqué. Toutefois, cette manipulation s’avère risquée : quand bien même Mehry ne tentera rien contre les siens, elle ne peut s’empêcher de relever ce paradoxe naissant. Sur ses gardes, le garçon refusait toute forme d’approche, et voilà qu’il l’invite, les yeux bandés, à pénétrer dans son antre.

— Comme tu veux, faisons comme ça.

Les mains se dirigent alors vers ses propres vêtements, déchirent en partie le bas du tissu qui recouvre la partie haute de son corps. Une gestuelle des plus normales, bien qu’œuvrant selon une certaine prudence afin que la taille convienne, avant de le tendre vers son interlocuteur.

— Tu veux peut-être vérifier qu’on voit rien à travers ?

Et pourquoi pas le placer lui-même, tant qu’il y est.


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Message Re: [Février 547] Les Oubliés. [Pv : Mehry]   [Février 547] Les Oubliés. [Pv : Mehry] EmptyVen 11 Sep - 18:25
Un reproche, c’est ainsi que sonnait la phrase de l’étrangère, l’accusant de trop porter attention aux apparences. Il la gratifia d’une grimace, puérile mais de son âge, après tout. Que pouvait-il y faire, lui le petit gamin des rues, hein ? Ne pas juger une personne à la première impression qu’elle dégageait, lui laisser une chance et attendre qu’elle vienne nous égorger dans votre sommeil ? Ce luxe, il ne pouvait pas se l’offrir, lui. Alors oui, il jugeait, ne s’en gênait pas et souvent, avait bien raison de le faire. Bien facile de critiquer quand on a les fesses au chaud et en sécurité à longueur de journée, non ? Il ne ferait pas de remarque à voix haute, sa grimace se suffisait à elle seule. « C’est pas comme si j’avais le choix. » Qu’il grommela entre ses dents, démontrant bien que la situation ne lui plaisait pas, même s’il elle faisait l’effort d’accepter ses quelques conditions. Rentrer, c’était tout ce qu’il souhaitait actuellement.

« Je vais pas me gêner. » Pourquoi lui ferait-il confiance après tout ? Rien ne lui garantissait sa bonne foi, si ce n’est des mots auxquels il apportait trop peu d’importance en ces lieux. Il s’approcha lentement, sur ses gardes avant de lui arracher le tissu d’un geste vif de la main, vigilant à l’attitude de la femelle. De là, un instant de méfiance, d’observation. De questionnement aussi, profiterait-elle de l’instant d'inattention pour tenter quelque chose ? Il la sonda, avant de finalement émettre un grognement et de lever le morceau de vêtement arraché à hauteur de ses yeux. L’examiner un instant avant de finir par l’abaisser, la mine boudeuse. Une constante chez lui, de faire la tronche, qu’ils soit satisfait ou pas, son visage ne changeait pas souvent d’expression. Tout au mieux passait-il de l’air renfrogné à la colère noire. « On va dire que ça ira, hein. » Il ne semblait pas réellement convaincu, ou était-ce qu’une impression ? Quoi qu’il en soit, il s’activait déjà pour passer dans son dos, décrivant un arc de cercle et gardant ses distances.

« Si tu pouvais te baisser, j’ai pas envie de te grimper sur le dos pour te mettre ça sur les yeux. » Les formules de politesses, il se torchait allègrement avec, ne se souciant même pas que ce qui pouvait sonner comme un impératif brusque l’inconnue. Elle n’avait pas vraiment le choix si elle voulait le suivre, sinon il foutait le camp après lui avoir planté ce couteau dans le dos. Il n’eut pas à le faire, l’effort semblait se faire dans les deux sens pour que les choses ne dérapent pas. La femme privée de l’un de ses sens, il lui fit signe d’une tape dans le dos qu’il était prêt, qu’elle pouvait commencer à avancer. Il la guiderait ainsi à la voix et en la remettant sur le droit chemin d’un geste de la main si nécessaire.

***


« Stop. » Sobre, simple et efficace, elle saurait mettre fin à sa progression. Ils marchaient depuis environ une trentaine de minutes, si ce n’est plus puisqu’il avait dû s’arrêter ici et là pour éviter d’être vu avec elle. Il ne voulait prendre aucun risque et voir un sauvageon conduire une femme les yeux bandés n’aurait donné aucune bonne impression à quiconque qui les aurait croisé. « Une dernière petite chose avant de rencontrer le reste de la bande. » Si les yeux de son interlocutrice ne pouvaient rien déceler, son ouïe entendrait bien aisément le tissu se déchirer, le même genre de son produit plus tôt lorsqu’elle avait déchiré un pan de son haut. « Tends tes mains devant toi, l’une dans l’autre. » Il s’exprimait à sa façon, mais assez clairement pour se faire comprendre en l’état. Une fois le geste effectué, il s’attela à lui entraver les poignets avec ses liens de fortune. Serrer fort et s’assurer que ça tienne le temps de marcher jusqu’à la cabane.

Il la poussa à nouveau dans le dos, mouvement léger vers l’avant, et pas moins d’un quart d’heure plus tard, sa voix s’éleva de nouveau pour lui dire de s’arrêter. Cette fois, ils y étaient. Il lui signala d’attendre ici et il s’avança de quelques mètres, avant de lancer une série de signaux sonores. Des sifflements, un code, le leur. Un instant, le silence paisible des bois au fond desquels ils se trouvaient. Puis finalement, une réponse qui lui réchauffa le cœur, et des gamins qui sortirent d’une vieille maison abandonnée. Cinq, pas plus. Trois garçons et deux filles, leur âge ne dépassant pas celui de Tharros. Ils étaient tous là, le soulagement se fit ressentir chez le blondinet qui ne laissa rien paraître. Il était l’élément fort de ce groupe et se refusait à inquiéter les autres. « On a un invité, les gars. ‘Fin, si on peut dire ça comme ça. » Ils le dévisagèrent, intrigués, évidemment qu’ils ne comprenaient pas cette soudaine prise de risque.

Après tout, lui-même avait établit des ordres assez claires à ce sujet, personne ne devait jamais ramener un adulte ici. Il n’avait pas oublié ce fait. Ils le savaient et lui aussi, alors pourquoi pouvait-il lire dans leurs yeux. « On en discutera plus tard, juste, faites-le. » Ils se mirent au travail, inutile de discuter plus longtemps si Tharros n’en avait pas envie. Pendant qu’ils s’affairaient à l’intérieur, l’orphelin se rapprocha de la cause de toute cette agitation, la femelle. « Tu te rends pas compte, mais tu fous la merde. Je veux dire, on fait pas ça d’habitude. Alors tiens-toi tranquille, j’ai pas envie de devoir t’égorger. » Ce dernier point était peut-être un mensonge, quelque chose au fond de lui l’incitait à insérer sa lame rouillée au travers de sa gorge et de la laisser se vider de son sang, là. A la place de quoi, il commença par lui retirer les entraves aux mains, lui laissant le soin de retrouver la vue par ses propres moyens.

Pas de contact rapproché prolongé, elle aurait pu avoir contracté la peste justinienne que le traitement infligé aurait été le même. « Bienvenue chez nous, du coup. » Il lui fit signe de la suivre, lui laissant le soin d’apprécier les lieux. la forêt avait son charme et on pouvait facilement deviner que la demeure en avait aussi dans le temps. Les plantes se mélangeaient à ce qu’il restait de paille séchée, la mousse et la moisissure commençant à se frayer un chemin un peu partout. Les briques, fondation de la maisonnette n’étaient quasiment plus décelable à l’oeil. Il y avait cela et là des morceaux de tuiles brisées, un regard au toit suffisait à comprendre leur emplacement d’origine. Les trous avaient été recouverts tant bien que mal par les branches et les feuillages, voir de la paille, mais le tout restait insuffisant pour vraiment rendre cela étanche.

Spoiler:
 

En pénétrant à l’intérieur par la porte en bois affreusement grinçante, elle comprendrait l’étendu des dégâts. Il n’y avait rien, ou presque. Deux chaises en bois, dont l’une d’elle ne possédait que trois pieds sur quatre. Une cheminée, chose miraculeusement encore en état de fonctionner et également la raison pour laquelle ils avaient posé bagages ici. Pas de lits, qu’importe la pièce qu’elle visiterait. Tous dormaient à même le sol ou sur des tas de paille mélangée à des feuillages, selon leur préférence. Pas de mobilier, pas d’affaires, chacun possédait ce qu’il portait sur lui et c’était tout. La salle de bain n’en était pas une, elle servait de garde manger. Celui-ci représentait un maigre butin pour six personnes, mais en rationnant correctement ils parvenaient à manger et survivre. Pour les besoins personnels, il y avait la nature qui offrait tout le confort nécessaire pour soulager ses envies. Quand la pluie s’invitait, elle s’infiltrait par les fuites. Quand le vent s’amusait, il se faufilait par les brèches.

Il ne lui faudrait pas longtemps pour comprendre que son idée d’offrir une toilette à l’enfant sauvage tombait à l’eau et qu’à en juger le regard de Tharros, il le savait depuis le début. Un petit mensonge pour l’attirer dans son antre.



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Message Re: [Février 547] Les Oubliés. [Pv : Mehry]   [Février 547] Les Oubliés. [Pv : Mehry] EmptyMar 15 Sep - 10:06
Pourtant, les croisements des choix se manifestent systématiquement, d’autant plus lorsqu’il est question d’essayer de s’en sortir. Cette évidence, l’enfant tarde visiblement à la comprendre, quand bien même il l’expérimente au cours de sa vie. Une partie du quotidien, de leur survie. Une remarque toutefois rationnelle pour ceux qui évoluent dans les rues ; des lois particulières les régissent et celles-ci ne lui sont guère inconnues. Qu’importe les années, les changements et les progressions supposées : la mémoire ne tarit pas. Ainsi, pour une fraction de seconde, une expression plus douce se porte sur le petit corps grimaçant.

Des mains brutales s’imposent ; le presque sauvage se saisit du morceau de tissu préalablement déchiré et l’inspecte tous toutes les coutures. Pour autant, il ne lâche pas son attention, tant est si bien que leurs regards se croisent, se jaugent dans l’attente du verdict final. Un verdict positif, semble-t-il, en dépit des traits qu’il laisse entrapercevoir.

Les mots et les actes ; un tendre paradoxe s’efface.

— Ah oui, exact !

Face à cette demande dépourvue de bienveillance, le corps s’abaisse aussitôt ; elle s’amuse de cette remarque, celle-là même qu’elle ne pensait jamais entendre, et omet le ton qu’il arbore. L’agressivité est une forme de défense, démontre l’existence d’une crainte certaine. Après tout, maintes occasions s’étaient déjà présentées et, pour l’heure, il n’avait rien fait.

***

Des mots tranchants ; des coups légers dans son dos guident l’âme à travers les ruelles, forçant parfois un arrêt momentané. Le trajet dure plusieurs minutes, longues, mais pas tant que cela, au final. Sa voix pénètre derechef dans son oreille, s’accompagne d’une sonorité familière : comme plus tôt dans la journée, un tissu se déchire pour, cette fois, prendre possession de ses poignets.

Si tu savais, gamin.

Une manœuvre dérisoire qui, malgré tout, demeure logique et naturelle pour celui qui ne connaît pas l’éveil. Sans mot dire, les mains s’approchent, sentent la caresse du vêtement ; celui-ci se resserre, mais ne l’inquiète pas pour autant. Et déjà recommencent-ils leur avancée silencieuse, avant que l’Iris des marais ne lui somme de s’immobiliser.

Des conversations attentivement écoutées ; des ordres et des recommandations énoncées renforcent les premières sensations éprouvées, écourtées dans leurs réflexions par des notes laissées à son intention. Des indications amusantes autant qu’elles se dévoilent fausses et décousues. Aussi, les entraves disparaissent de ses membres. Des membres qui, dans le même temps, rejoignent son visage pour le libérer du noir, puis se frottent l’une contre l’autre là où les liens les maintenaient plus tôt.

—C’est pas vraiment ce que tu disais tout à l’heure. Cela dit, il me semble pourtant que le choix de l’endroit te revenait.

De la plaisanterie, de l’intérêt et du scepticisme ; toutes ces nuances teintent ses mots répondant à cette révélation faussée. Les orbes Céladons furètent à droite, à gauche, observent les enfants qui s’affaire d’ores et déjà à leurs tâches. La maison de fortune ne possède rien et les rations sont maigres. Tout cela n’est guère surprenant pour des fantômes des rues.

Pour un court instant, son regard se porte sur lui et retourne se poser sur les murs délabrés. Les bras se croisent et, finalement, la silhouette fait volte-face pour mieux le voir. En outre, un doigt se détache pour désigner ses blessures.

— On va commencer par soigner ça, si tu veux bien. Autant éviter que ça s’infecte. Après ça, tu me diras la vérité sur les raisons qui t’ont poussé à choisir ton antre comme destination. T’es un gamin intelligent, donc t’avais sûrement une idée derrière la tête en faisant ça, autant que tu te doutes certainement que je t’ai pas suivi par crainte ni par obligation.

Sans attendre, le corps se baisse et rejoint le sol pour s’y asseoir, questionne par la même les enfants sur un éventuel matériel de soin. Nul espoir d’une réponse positive, alors ses vêtements feraient l’affaire, en l’état. L’invitation est lancée, à lui de voir ce qu’il veut en faire : une invitation de soins et d’explications.
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Message Re: [Février 547] Les Oubliés. [Pv : Mehry]   [Février 547] Les Oubliés. [Pv : Mehry] EmptySam 19 Sep - 3:49
Elle veut panser ses plaies, soigner ses blessures avant qu’elles s'infectent, aggravant ainsi son état. Il ne peut réprimer un sourire moqueur, ce serait presque touchant autant d’attention de sa part. Elle l’étrangère, la femme parfaite sous tous les angles, veut venir en aide à un gamin des rues à la dérive. Elle pense encore pouvoir y faire quelque chose, sans doute. Que son geste changera sa vie ou sa perception des choses. Elle se plante totalement et se trouve sur le point de prendre une bonne claque dans les dents nommée réalité. Ils ne se lâchent pas des yeux et les autres enfants dans la pièce semblent mal à l’aise, ou tendus, comme si quelque chose n’allait pas. Il y a ce petit truc qui pèse dans la pièce, alourdit fortement l’atmosphère sans forcément pouvoir mettre le doigt dessus. Le même genre d’impression qui vous gagne quand vous sentez que tout est susceptible de partir en couilles d’un instant à l’autre.

« J’ai toujours pas besoin de ton aide. » Qu’il lâche sèchement, faisant face à son interlocutrice, le regard sévère. On est loin du ton et de l’attitude amical qu’on aimerait avoir lorsque l’on reçoit quelqu’un chez soi. Pour la simple et bonne raison que cette personne n’est pas la bienvenue ici. « Moi je pense que t’as deviné pourquoi t’es ici. » Il serre le poing, les mâchoires se crispent et ses muscles se tendent, alertant immédiatement ses compagnons de l’évolution de la situation. Cette femme n’est pas une invitée, bien au contraire même. Jamais il ne prendrait le risque de faire venir une personne de la garde de Constantinople sans arrière pensée, sans un plan en tête, aussi stupide soit-il. Car idiot, son petit stratagème l’était. S’il avait accepté de l'emmener dans leur repère, c’était uniquement dans l’espoir inavoué de lui faire la peau et de la détrousser de ses biens. D’une pierre deux coups. Se débarrasser du danger qu’elle représentait, un témoin de sa bagarre avec les orphelins de tout à l’heure et avec un peu de chance, elle possédait une belle petite bourse.

« Désolé, pas contre toi. » Mais t’es clairement dans le mauvais camp, en fait. Il fit un pas sur le côté, pour se rapprocher de sa cible et tous se levèrent d’un bond, prêts à se jeter à l’assaut. S’il avait pris le risque de la faire venir ici, c’était également parce qu’il doutait de sa capacité à venir à bout de cette femme seul. Ensemble, sauvageons aux dents longues et capables du pire pour survivre, ils étaient plus forts. Un constat acquis dès ses premières semaines dans les rues de Constantinople, après s’être régulièrement fait casser la bouche par des groupes de gamins alors qu’il pensait pouvoir leur tenir tête à lui tout seul. Ils coupèrent toute retraite à leur adversaire, resserrant progressivement l’étau jusqu’à ce que finalement, l’assaut soit donné. Comme une horde de lionceaux se jetant sur une gazelle, ils fondirent sur elle. N’étant pas le premier adulte à qui ils s’attaquaient, la technique était déjà rôdée. S’attaquer aux jambes, os et articulations la maintenant debout pour la faire s’écrouler.

Une fois les fondations écroulées, la femelle tomberait. Tharros se chargerait personnellement de lui enfoncer le couteau dans la gorge, comme promis.



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Message Re: [Février 547] Les Oubliés. [Pv : Mehry]   [Février 547] Les Oubliés. [Pv : Mehry] EmptyMar 22 Sep - 19:56
Une dénégation énoncée pour une déception déguisée ; le corps abandonne la descente, se penche pour se remettre sur ses pieds et, les traits fardés de lassitude, hausse les épaules paresseuses. Les explications sont mimées, noyées dans un silence désordonné. Une vision étendue accompagne les autres sens dont elle est pourvue, ne lâchant pour autant pas la silhouette de l’inconnu. L’atmosphère se ressent autant que les non-dits, tandis que les gestes et les expressions s’occupent du reste.

Des raisons devinées, en effet, ou plutôt la Persane s’en fait-elle une idée.

Qu’importe la sévérité dans ses mirettes, les poings tourmentés et les alertes tacites qu’il peut bien donné : la victoire est factice et n’appartient, ô grand jamais, aux âmes empressées. Elle est hors de leur portée.

Un, deux, trois. Des pas en arrière ; la masse s’adosse au mur de fortune, non sans une certaine mollesse. La démarche lente et nonchalante termine de garnir son attitude et le rictus diplomatique qui naît dans le coin des commissures : le sauvageon va assurément trop vite en besogne, ne se questionne même pas un instant sur l’objectif mussé derrière sa présence.

— Marrant, je pensais que tu serais plus perspicace que ça, gamin. On sait tous les deux pourquoi tu m’as emmené ici, mais tu ne comprends pas pourquoi je me suis laissée embarquer sans rien dire ?

Un peu risquée, cette technique.

Adagio, le masque des simagrées tombe, sans pour autant se fendre. Les idioties s’éteignent au profit d’une réalité insoupçonnée. Terminée, l’approche douce. Transformés, les sourires. Oubliés, les soins à prodiguer : au moindre faux pas, il s’en ira valdinguer.

La plante du pied frappe le sol, le malmène comme un maillet ; une fois suffit pour que surviennent les aigres sifflements, à la fois bestiales et mordantes : il n’est pas le seul à manigancer. Toutefois, sa nature s’avère différente de celle imaginée.

Quoi qu'il en soit, il n’est jamais très loin.

— Dommage, j’avais une proposition qui aurait pu t’intéresser et vous mettre à l’abri, dans tous les sens du terme. Cela étant, si tu veux la jouer de cette manière, alors viens.

Elle sera prête à riposter ; riposter sans les blesser.

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