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 [Septembre 552] Immortelle jeunesse ~ Liv

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Cuirasse de la Pestilence

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Message [Septembre 552] Immortelle jeunesse ~ Liv   [Septembre 552] Immortelle jeunesse ~ Liv EmptyLun 17 Aoû - 0:19
La monture avance doucement. Blanche, dénudée de toute cuirasse, tout comme son cavalier dont seul l'éternel manteau sombre recouvre son corps, de sa tignasse jusqu'aux pieds. Le pas est lent, lui, car le jeune homme en profite pour observer les lieux. Les différents éléments qui composent cette forêt. Cette partie de la forêt, dirons-nous. Un son cristallin. Une certaine chaleur. C'est cela qui a poussé Pestilence à prendre les rênes de sa monture innommée. De la faire avancer dans ces sentiers tortueux, dominés par les doigts – certains fragiles, d'autres plus résistants – d'écorce des arbres de ces bois brumeux.
Une Cuirasse, éveillée. Qui s'est accrochée à une nouvelle entité. Un Berserker, qui ne s'est pas encore manifesté. Pour des raisons qu'il ne connaît guère. Peut-être est-ce là ce qu'il vient chercher. Sûrement, oui. Mérion a vite appris que dans cet environnement particulier qu'est le Dédale, de nombreuses personnalités vont et viennent. Un regard cache souvent beaucoup de choses en ces lieux.

Cela, il l'apprend seul. Il apprend les sentiers qui mènent aux villes. Il apprend à se mêler à la population, sans réellement réussir. C'est encore fébrile. C'est encore difficile. Mais s'il peut trouver quelque chose à rapporter, une histoire à conserver dans sa cachette … alors cela lui convient. Pourrait-il avoir plus ? Il n'en sait encore rien. Bien trop absorbé par la réalité : il ne semble pas comprendre réellement ce monde qui l'entoure. L'humanité à ses coutumes, qu'il doit apprendre. Mais l'humanité a aussi sa simplicité … qu'il ne comprend guère. Ah. Quel regard triste que celui d'un homoncule.

Un ruisseau se fait entendre – à travers la chorale harmonieuse de cette forêt. « Tu as soif ? » Un regard vers l’œil noir de sa monture. Un sourire, léger. « Bien. Alors pas de détour. » Elle n'a pas soif. Dire que sa jument parle serait plutôt difficile à croire. La réalité est plus complexe – et à la fois plus simple que ça. C'est le Cardinal qui entend. Il entend, non pas par ses simples oreilles. Mais par ses sens. Il entend ce que le Vivant transmet. Le mouvement de l'araignée tisseuse. La mélodie perforante d'une épine de ronce qui s'enfonce dans le corps d'une victime. Le monde a une musique. La nature est une symphonie. Et il se plaît, souvent, à l'écouter. À baigner son cerveau à travers ces successions de rythmes, qu'importe leurs origines. Lire dans les pensées est une chose que les gens rêvent ? Il n'en rêve pas. Les pensées peuvent parfois mentir à leurs possesseurs. Finalement, le corps, le vivant … n'a que peu d'occasions de mentir.

Le duo continue son avancée. Vers cette chaleur ésotérique, fil rouge qu'il poursuit depuis son départ du Dédale. Quel Berserker est-ce ? Le Héros Immortel de ces contrées. Kochtcheï. Une des Cuirasses composant le trio de Centurion. Elle s'est éveillée oui. Elle est éveillée, plus précisément. Et c'est son porteur – ou sa porteuse – qu'il vient voir. L'heure de voir l'un des représentants de l'immortalité, semble-t-il, est venu.
Et la monture fini par arriver près d'une demeure, à ses abords. D'un mouvement sur la bride, elle s'arrête, le laissant descendre tranquillement. Il avance, de quelques pas, sans aller plus loin. Il s'arrête. Observe les environs. Puis la bâtisse.

Ses mains sont dans son dos. La monture blanche à ses côtés. Un regard ambré dans l'obscurité de sa capuche. Et il attend. Simplement.


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Message Re: [Septembre 552] Immortelle jeunesse ~ Liv   [Septembre 552] Immortelle jeunesse ~ Liv EmptyJeu 20 Aoû - 14:07
Un voeu. C'était le prix de l'immortalité ; le tribut des héros tombés sur le champ de bataille. Chaque siècle, chaque année, chaque seconde de sa misérable existence, un homme pleurait la mort de son frère. Pas un instant, il ne soufflera sans que le regret ne poignarde son cœur tout mou. Cette douleur, il ne fera que l'endurer car il sera à la fois la victime et le bourreau de ses propres croyances. Criminel de ses passions ; criminel de ses désirs, sa main ne pourrait que signer une faute dont il n'aurait pas le contrôle. Hélas, son égoïsme était prédestiné à être irréparable. Ainsi, l'Amour forgea sa légende de poison ; une Pestilence vivante qui ne saurait trouver son sens dans l'Oubli. Effacée, gommée, disparue des légendes de guerre, la vie était insensée sans quelqu'un pour se rappeler, acclamer et adorer les victorieux.

La Lanterne était fourbe. Sa lumière d'espoir était le poison d'amour tant redouté. Elle promettait une vie éternelle avec une contrepartie à la clef. En échange, la Lanterne a donc pris leur nom, kidnappé leurs prouesses. Elle a distillé sa haine dans leurs âmes. Elle les a dévoré, pour former son armée d'une seule et même Personne. Un seul et même Héros. Alors, dans cette pénombre, grondent les cinq Hérauts du Passé.

En premier lieu, la Gloire célèbre.
A cappella, l'Epopée l'encourage.
Troisième résonnance : la Tradition commémore.
Bien évidemment, de son côté, la Domination fascine.
Et enfin, les Convictions osent, comme elles l'ont toujours fait.

Ces allégories vous semblent peut-être étranges. A raison, sûrement. Mais n'ayez nul crainte : elles l'étaient également pour Liv, qui avait vécu jusque là dans l'anonymat le plus total. Un jour, sa main lui avait fait défaut et la jeune femme avait commis l'irréparable. Son acte avait semé une maladie sans remède. Par conséquent, son Maître n'était plus, mais sa Liberté lui avait été rendue.

Aujourd'hui, la Belle était de marche. Un peu perdue. Désespérée en tous cas. Ses yeux fuyants et la main délicate mais frêle qui agrippait le tissu noir de sa chaude cape révélaient le poids de ses actes. Sortie de son domaine en pierre froide, la jeune femme n'avait pas quitté la bibliothèque depuis son meurtre. Sous le choc, il lui avait fallu réunir tous ses esprits pour aller de l'avant. Des voix émanaient de la loupiote depuis maintenant quelques semaines et il était impossible de les faire taire. Leurs ordres étaient de ces pépiements incessants et que l'on ne contredisait pas...

Liv sursauta. Au loin, les pas d'une monture s'approchait de la cour. A ce constat, son cœur sauta un battement. Les invités n'étaient pas monnaie courante du temps où Dragan possédait ces lieux. Combien de temps n'avait-elle ni vu leur forme équine ni entendu les hennissements de ces bêtes ? Ignorant la résonance de sa Cuirasse, les propos qui vociféraient à tue-tête dans son esprit, les yeux azurés et pers de la jeune femme darda l'arrivée de l'intrus dans la plus grande discrétion. L'écharpe en peau d'ours qu'elle portait en guise de manteau s'ajustait bien parmi la faune et la flore, lui conférant les allures d'un prédateur guettant sagement le moindre faux pas. La demi-Slavonne sortit un couteau de sous son manteau, s'approcha à grands pas et la pointa sur la silhouette emmitouflée, sans aucune forme de concession.

"Qui êtes-vous ? Comment avez-vous trouvé ma demeure ?", siffla la rousse, sans même jeter un œil sur la résonance de sa cuirasse qui siégeait à ses côtés, ni même sur sa Lanterne. "Répondez-moi !"

Ces présages, ces réactions étranges, cette cire noirâtre qui dégoulinait à même le sol...Ces signes la fatiguaient. Liv ne voulait pas rejoindre le Dédale. Pas maintenant. Sa tête lui faisait si mal. Toutes ces informations, arriveraient-elles à les comprendre un jour ?

Qui était réellement Dragan ?
Qu'était donc cette Lanterne ?
Quel était donc son rôle ?

Si seulement la réponse était à portée de main...
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Message Re: [Septembre 552] Immortelle jeunesse ~ Liv   [Septembre 552] Immortelle jeunesse ~ Liv EmptyLun 24 Aoû - 9:39

L'échange commence. Non pas par des mots au tout départ, mais bien par des sons. Ceux d'un cœur battant. De muscles se refermant sur une lame. Une présence, qui approche. Discrètement. Chasseresse. Au départ du moins. Pour devenir plus féroce. Gardienne de son domaine. Gardienne de son lieu de vie. Animal féroce, qui gronde. Devant l'invité qui n'a pas été invité. Une silhouette sombre. Encapuchonnée. Aux côtés du destrier blanc. Une main, qui vient d'ailleurs se poser sur l'encolure de la majestueuse jument. La caresser un instant. Alors que son autre main se lève légèrement, comme pour lui montrer qu'il ne vient pas en agresseur. Tandis que les mots résonnent, maintenant. Des questions, en premier lieu. Lancées par cette rousse. Des mots qui cherchent des réponses, oui. Un ordre, même, qui résonne dans l'espace de ce territoire.

Ses yeux se ferment un instant. En voilà une un peu sauvage. Mais surtout, plus que tout, en quêtes de réelles réponses. Il laisse planer une seconde. Une unique seconde. Avant d'ouvrir un œil, doucement. « Je voyage, j'ai emprunté ces sentiers. » Vérité. N'a-t-il pas voyagé jusqu'à elle à travers ces sentiers difficiles ? « Ceux qui arrivent à franchir ces sentiers chaotiques sont soient chanceux soient malchanceux … » Car oui, les sentiers sont difficiles d'accès. Pour une bonne raison, il le sait bien. Mais autant attendre. Car il ne termine pas sa phrase, alors que son deuxième œil s'ouvre.

De noir vêtu. Des yeux d'ambre. Qui la fixe. Qui l'observe. Son regard plongé dans le sien. Comme pour lui laisser deviner la suite de la phrase. « Soient mérites d'être ici. J'imagine ? » Il observe, un instant, la lanterne. Un léger sourire. Une flamme semble convenir parfaitement à cette femme aux cheveux de feu. Puis, un silence. Puis, une réponse. « Mérion. » Son ambre vient se poser dans ses yeux. Alors que sa voix vient résonner un nouvel instant. « C'est mon nom. »
Il n'a aucune raison de le cacher. Car il sait ce qu'elle est, même si son nom lui est inconnu. Et elle doit le comprendre. Oui. Encore faut-il qu'elle écoute. Pas sa voix. Mais les siennes. « Comme je l'ai dit, je suis un voyageur. » Ce qui n'est pas si faux que ça. Loin de là. Voyager, le jeune homme l'a fait. Pendant quelques années il n'a fait que ça. Voyager à travers des sentiers. Forêts. Environnement diverses. Il est un voyageur. En plus d'être autre chose.

« J'imagine que je suis un chanceux, si je ne suis pas encore mort ? » La question se pose. Réellement. Alors qu'il la regarde. Alors qu'il attend, finalement, qu'elle trouve la réponse à ses propres questions. « J'aimerai pouvoir laisser ma monture se reposer. Comme je l'ai laissé entendre, les sentiers menant ici sont chaotiques. » Et ils le resteront. Cette demeure possède son charme ordonné, à travers ces branches mortes. Un charme immortel. Qui semble bien te convenir …

Kochtcheï.


Un sourire qui se veut tranquille. Malgré l'arme. Malgré la situation.
Un voyageur reste toujours averti du danger, après tout.


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Message Re: [Septembre 552] Immortelle jeunesse ~ Liv   [Septembre 552] Immortelle jeunesse ~ Liv EmptyLun 12 Oct - 15:28
Je suis fondamentalement paniquée. Désœuvrée. Perdue. Je ne le connais pas. Je ne l'ai jamais vu. Il se dit voyageur, mais j'en ai vu des voyageurs, transparents et rêveurs. Les yeux dans le vide, ils voient d'autres contrées, hument d'autres senteurs. Ce n'est pas le cas de mon cavalier arpenteur. Son allure diffère. Mérion diffère. Cette impression, je ne peux pas l'exclure. Seulement, il n'y a que ma capuche pour me protéger de son jugement et m'octroyer un sentiment d'autorité. Par Mars, ma demeure me manque déjà, mais le désir d'y retourner serait...malsain. Il y a moins de fantômes, ici. La Forêt est calme et ce jeune homme n'est pas si belliqueux...

Sans m'en rendre compte, je m'attarde sur ses orbes aussi lumineuse que l'Or, et ses cheveux blancs comme la Lune. Un curieux, intimidant mais charmant mélange de teintes...

Ma main abaisse mon arme et, en un hochement de tête instinctif, je trébuche sur mes mots.

"E-excusez-moi alors, Mérion. Je n'ai pas l'habitude de voir de nouvelles têtes depuis que j'en suis la nouvelle propriétaire. Les gens s'y perdent dans cette forêt...Mais je dois avouer ne pas faire beaucoup d'efforts quant à rendre le chemin plus accessible. J'aime vivre calmement.

Dépourvu de sourire, je devine mon visage quelque peu anxieux. Replaçant quelques mèches derrière mes oreilles, le ruban obsidienne noué autour de mon poignet ne fait que renforcer mes paroles. Période de deuil.

"Mais vous pouvez prendre le temps qu'il vous faut pour vous reposer à l'intérieur. Si vous voulez bien me suivre, je vais vous mener aux écuries. Vous pourrez y placer votre monture parmi mes autres chevaux, elle ne manquera de rien."

Peut-être vais-je un peu vite ? Je suppose que si tel est le cas, Mérion poserait une main sur mon épaule, de façon à éclairer mes chandelles. Chandelles qui me susurrent quelques murmures inaudibles dans mon oreille, me tire au bout de ses ficelles et me...Chatouillent. Les sourcils plissés, le nez retroussé, une question m'échappe finalement.

"Si je puis me permettre, vous ai-je déjà vu ? Vous me semblez si familier..."

Familier...Familier. Vite dit. Je n'ai pas l'impression d'avoir prononcé ses mots. Je parle, sans savoir ce que je dis. Curieuse, je me mets à planter mes yeux dans les siens. J'observe. Je contemple. Je tente de déchiffrer avec une avidité certaine, mais assurée. J'aimerais avoir mon avis, mais chacune de mes réactions sont partagées, divisées. Mes actions trahissent une confiance qui ne m'est pas propre...

J'ai encore beaucoup à apprendre. D'un geste de la main, je l'invite à me suivre.

"Hm, l'entrée est par ici. Disae ! Nous avons un invité !"

Ma voix résonna à travers les murs, dans cette demeure-labyrinthe aux petites allées rocheuses, sinueuses mais infestées d'herbes et de fleurs d'automne parsemées ça et là vers l'extérieur. Le petit ponton en bois signa néanmoins notre arrivée vers l'étable. Ni grande ni petite, son usage révèle finalement mon petit caprice d'adolescente. Si ce n'est peut-être pas la plus impressionnante des collections, le sourire léger et l'art satisfait sur mon visage doivent bien révéler la fierté que j'en porte.

"Il ou elle a un nom ?"

Simple curiosité. J'ai toujours eu un goût particulier pour les bêtes de noble compagnie.

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Message Re: [Septembre 552] Immortelle jeunesse ~ Liv   [Septembre 552] Immortelle jeunesse ~ Liv EmptyMar 10 Nov - 7:13
Un léger sourire. Une main qui se lève légèrement. Un regard un instant rassurant. « Ne vous inquiétez pas. Je comprends très bien cette habitude … et ce souhait de tranquillité. » Un instant, il observe cet environnement perdu entre les arbres, au delà de ces chemins chaotiques. Son sourire se promenant toujours un instant sur ses lèvres, le voyageur approche de sa monture, caressant son encolure. « Nous n'avons pas remarqué d'endroits aussi tranquilles depuis quelque temps. Enfin, cela fait aussi quelque temps que je ne voyage plus autant que je le souhaite. » Silence. Laisser entendre qu'il est plus sédentaire que par le passé. Une réalité à laquelle il commence à s'habituer, ayant réussi à combler ce manque de différentes façons. « Êtes-vous déjà entrez dans des temples ? Il arrive que les gens décrivent une impression étrange. Un isolement, par rapport au monde extérieur, en entrant entre ces murs. » Un regard, vers la demoiselle. Une petite lueur, à la fois intriguée et dotée d'une douce malice. « Je décrirai un peu la tranquillité de ce lieu ainsi. Un autre monde. »

Ce qui n'est pas plus mal. Ce qui, finalement, est peut-être mieux. Un endroit où se réfugier, loin de la réalité. S'arracher à celle-ci pour mieux, finalement, y revenir. Sans en ressentir le poids constant. Oui. Il peut comprendre cette habitude. Ce besoin.
L'humanité a-t-elle besoin de cette chose ? De ce sentiment ? De cette tranquillité ? Peut-être certains plus que d'autres. Peut-être même, qu'à l'inverse, certains préfèrent le mouvement perpétuel, sans accalmie. La Pestilence ne peut le nier … même lui aime se perdre dans ce chaos.

Suivant des yeux le mouvement de la main de la demoiselle, son regard d'ambre se pose un instant contre le ruban sombre. Le noir du deuil. L'héritage d'une personne à l'autre. Un sentiment particulier, qu'il ne pense pas pouvoir connaître un jour. Après tout, qu'est-ce qu'un pantin peut bien recevoir ? Mes condoléances pour votre perte. Quelques mots. Des condoléances. Oui. Ce que les humains peuvent parfois rechercher pour surmonter la perte d'un être. Il pourrait les prononcer, mais s'abstient. Dans ce monde, prudence et attention sont de mises.

« Merci. » Doucement, il s'incline devant la Maîtresse de Maison, une main sur le cœur. « Je saurai être un invité qui ne brisera votre tranquillité. » Un petit hennissement. Puis un regard en direction de sa monture. « Mon amie vous remercie aussi. » Ne manquer de rien, n'est-ce pas ce dont tout le monde rêve finalement ? Observant ensuite la jeune femme, il écoute les mots de cette dernière. La question résonne. Et arrache doucement un sourire au Cardinal, dont les yeux viennent croiser la curiosité qui emplie la lueur du regard de son interlocutrice. « Peut-être ? » Petite énigme que je t'offre, curieuse immortelle. Sa tête se penche légèrement sur le côté. « Et qu'est-ce qui vous est familier ? » Son visage ? Son regard ? Sa voix ? Une impression plus diffuse, subtile ?

Cette question. C'est en répondant à cette question que la jeune femme pourra avancer sur un sentier qu'elle n'a pas encore empruntée. Et répondre à sa place ne pourrait l'aider.
Et cette curiosité … Le meilleur moyen de l'assouvir ne reste-t-il pas de chercher par soi-même ? Quitte à ressentir, parfois – souvent ? - une quelconque frustration. Je connais. Je la connais que trop bien.

Commençant à suivre la maîtresse de maison – la jument les accompagnant, sans aucune pression sur la bride –, Mérion garde les mains dans son dos. L'écoutant prévenir de la présence de l'invité qu'il est, le jeune homme reste silencieux, profitant un instant de ce calme. Oui. Ce lieu a le mérite d'être autant intéressant qu'agréable. Perdu dans cette forêt, il n'est guère facile de l'atteindre. Mais l'épreuve est finalement digne du trophée qui se trouve au-delà de ces sentiers. Un autre monde, à l'intérieur des frontières de cette réalité parfois agaçante ou ennuyante. Un endroit où voyager au moins une fois.

« Elle. » Le mot résonne en réponse, alors que ses bras viennent s'accouder à l'une des portes de l'écurie, observant le noble animal qui repose à l'intérieur. Puis, posant les yeux vers sa partenaire de voyage, il approche de l'une des zones vides, se permettant finalement - après en avoir demandé l'autorisation – de lui ouvrir le passage pour qu'elle prenne ses aises. « Merci de votre hospitalité, à nouveau. Et pour vous répondre. » Ses yeux regardent un instant la bête. Pour ensuite observer la jeune femme. « Je n'ai jamais trouvé un nom convenable à lui offrir. Alors pour le moment … cette chère amie est innommée. » Puis, un mouvement dans sa direction, pour la suivre à l'extérieur des écuries.

« J'imagine que ce n'est pas votre cas, n'est-ce pas ? » Lueur malicieuse. Un nom a été donné, le sien. À elle de se présenter.


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Message Re: [Septembre 552] Immortelle jeunesse ~ Liv   [Septembre 552] Immortelle jeunesse ~ Liv EmptyLun 15 Fév - 17:27
"Mes condoléances". Quels mots étranges. Par le passé, on me les avait déjà vaguement soufflé avant de me promettre une vie monotone. Ou plutôt, une vie de femme. Aujourd'hui, je ne suis pas certaine que mon Père et Maître les aurait compris et accueilli comme je le fais face à cet invité. Alors, j'attends. Je comprends. Et au final, il attend. Je soutiens le regard de Mérion, de façon à recueillir sa compassion avec sincérité. Je crois...Que c'était les manières que l'on avait à Rome.

"Vous n'avez pas à l'être. Il a vécu longtemps. Et il faudra bien que je prenne mes responsabilités, d'ici peu."

Pas l'ombre d'un doute à ce sujet : s'il avait été là pour parler en ses mots propres, Père aurait sûrement approuvé mes propos. On a des avantages à être Kochtchei, à vivre loin, à préserver la Flamme du passé. Nos gardiens protègent et lèvent un voile invisible devant nos vies toutes dédiées aux savoirs. A cet égard, je ne peux pas donner meilleurs indices à mon invité. Mes yeux suivent la même trajectoire, en m'égarant sur le sommet de ma bâtisse. Tout en haut, perchée à hauteur des sapins et des conifères qui, contrairement à nous, ne craignent pas le froid, veille son bâtisseur.

Finalement, c'est sûrement cela, l'Immortalité. C'est l'image laissée derrière soi, l'héritage que l'on perdure tant bien que mal au fil des guerres. Pourtant, j'ai une preuve contraire en face de moi. La question de mon convive me laisse coite. J'ai du mal à savoir s'il s'agit d'une très jeune âme qui n'a pas encore aiguisé le fil tranchant de sa lame sur le front, ou s'il s'agit d'un personnage mythique comme j'aurais pu en lire dans les bouquins...

Naturellement, tout ceci me laisse perplexe.

Toutefois, entre les rumeurs et la réalité, il y avait souvent tout un monde. Je ne me résous pas à l'idée de me contenter d'une idée pré-faite. Même la jumeau à ses côtés méritait mieux qu'un mensonge et une box de mauvaise qualité. Mérion aura donc le loisir de se contenter d'une réponse sobre.

"Je ne sais pas. Ca vient peut-être de votre visage. Ou de ce que vous portez. Ou de ce que vous me renvoyer, comme attitude. J'ai l'impression que quelqu'un à côté de moi vous connait, et me chuchote à l'oreille des choses à votre sujet. C'est assez flou." Un sourire me tire les lèvres. La spontanéité de ma réflexion venait elle-même de me prendre de court et je peine à expliquer l'allégeance que me porte mes Gardiens. "Ca me fait souvent ça, ces derniers temps. C'est comme si...Un livre était ouvert et qu'on me partageait un savoir martial. Et quelque part, ça me donne envie d'en savoir plus. Le roman est souvent enjolivé."

Ces mots prononcés, la jument vint enfin trouver un toit ainsi qu'un parterre de paille que Liv supposait accueillant pour une bête. Cet enclos avait été préparé par mégarde par Disaé avant la mort de l'une des montures de mes domestiques en forêt. Par chance, cette mauvaise habitude a désormais du bon, je suppose. Avec délicatesse, ma main s'était emparée de son harnais afin de guider ses pas vers sa nouvelle maison de bois.

Elle ne craindrait rien, ici. Sans brusquer l'animal, je me permets une dernière inspection, l'oreille toujours tendue vers les propos de son maître qui, visiblement, venait d'en faire l'acquisition que très récemment...

"Hm, il faudrait peut-être penser à lui trouver un nom en effet... D'où vient-elle ?"

Il était effectivement dommage de ne pas nommer son propre compagnon de route. Mais quitte à la nommer, autant respecter son lieu d'origine.

"A titre personnel, je prends souvent quelques jours pour connaître l'animal avant de le nommer. Un trait de caractère, de physique, une expérience...Il faut faire naître l'idée."

C'est donc en flattant la peau de l'animal que je tourne les talons, non sans avoir adresser à Mérion un sourire simple, intimidant, mais qui en disait long. Loin de moi l'idée d'être hostile et peu affable, mais je n'ai jamais aimé qu'on estime ma présence et mon amitié comme étant acquise dès la première rencontre.

"Non, en effet. Je m'appelle Liv, maîtresse de ces lieux. Vous devez être mort de froid après tant de chemin. A défaut d'un nom, laissez-moi vous offrir de quoi vous ressourcer."

Le menton haut, la destination est toute tracée. Rebrousser chemin dans les allées aux feuilles couleurs d'automnes mènerait tout droit vers une grande porte d'une demeure en pierre pour le moins singulière. A quelques minutes des écuries, j'imaginais le crépitement d'un feu de cheminée et quelques domestiques qui grouillaient sur place.

Des locaux, et rien que des locaux. Le vent lui-même semble frissonner à l'idée d'accueillir une nouvelle tête, comme si les aiguilles d'un cadran solaire venait d'être troubler par un problème d'une toute autre nature.

Mais, soit. A l'entrée de l'écurie, j'ai saisi une lanterne instinctivement, d'où rougissait encore avec timidité une braise quasi-morte qui, sans aucune explication rationnelle aux yeux d'un étranger je suppose, venait de retrouver une vigueur, un mouvement plein de vie. Olympienne, je demeurais calme. J'affirmais par la même occasion que c'était là un phénomène absolument naturel. Aucune magie, aucune forme de sorcellerie derrière ce mystère et cette autorité sans faille qu'elle venait de dévoiler.

C'était juste une flamme qui souffrait des courants d'air...

"Prenez-la, la brume est épaisse ces derniers temps."

Mais peut-être que mon jeune ami préférait se perdre dans ma demeure ?





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[Septembre 552] Immortelle jeunesse ~ Liv
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