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Février 553 AD (Jusqu'au 30 Septembre 2020)
 
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 [Février 553] Attendre les ombres

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Message [Février 553] Attendre les ombres   [Février 553] Attendre les ombres EmptyDim 23 Aoû - 11:53
Les étoiles comme seules guident, la Meute avaient quitté Orléans pour rejoindre le royaume de Clermont, retourner auprès de leur véritable meneuse. Plus tôt que prévue. Le visage de la lancière pourtant vient un instant troubler ses pensées, accompagné par de plus sombres émotions. Une funeste vision. Celle d’un être luttant pour sa vie… et une bien plus sinistre apparition. La prunelle unique du Saint contemple le chat noir qui se repose à son côté. Faussement. Il sent ses pensées tourbillonner dans son âme, effleurer la sienne. Une réminiscence d’un passé qui lui appartient, mais dont il ne sait rien.

Tous deux étrangers de cet avant qui n’existe pas pour eux.

Le regard du borgne s’échappe dans les astres qui scintillent. Leur éclat demeure, leur chant aussi. Doucement, il étreint son coeur, chasse les ombres qui y demeure. Un instant. Trompeur. Il sait que cela ne durera car elles le lui susurrent dans cette langue qu’il est seul à comprendre. Lourd sont les nuages qui s'amoncèlent, troublant les cieux éclaircies. Ne l’ont ils jamais été ?

Il veut pourtant croire en cet espoir. L’espoir qu’annonce la vie.

Sa prunelle se perd dans le camp s’étant érigé à l’ombre de Clermont, contemple les silhouettes qui s’élancent. Il capture celle de son aimée, contemple son sourire. Un soleil perçant la nuit. A ses côtés, que lui importe les troubles à venir. Elle couve l’enfant qui l’accompagne d’un regard de mère. Le caprice des étoiles. La fillette craintive attrape son regard, hésitante, elle finit par acquiescer muettement à la demande de son amante.

Elle aussi a été béni par le cancer. Perdue entre deux mondes, incapables encore d’en accepter la présence. Maudite enfant… pauvre enfant… Son être s’afflige de ce déchirement qu’il ressent. Celle de sa nature, contre celle de ces autres biens-pensants. L’enfant des astres se redresse, son ombre s’avance et rejoignent ces deux êtres. Leur héritage. Un baiser échangé avant qu’il ne vienne prendre l’enfant par la main, l’entrainant à sa suite. « Allons nous occuper du repas Magdalena. »

Un repas partagé. En attendant une arrivée.
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Message Re: [Février 553] Attendre les ombres   [Février 553] Attendre les ombres EmptySam 5 Sep - 10:14
L’enfant des astres se trouvait en une posture bâtarde, entraîné dans un quotidien chaleureux, mais dans le même temps, en attente d’une venue qui pouvait l’angoisser. Comment pouvait-il bien composer avec ce sentiment ? N’était-ce pas mettre en danger ses protégées de les entraîner dans ces histoires qui n’avaient pas montré un début de clarté ? À moins qu’il n’avait pas le choix. Un homme désespéré, perdu, qui ne savait plus comment assurer la sécurité des siens. Triste observation, que la mascarade de tendresse réunie autour de ce feu illusionnait à peine.

Tandis qu’Odoroï préparait le repas en compagnie de cette enfant, l’esprit l’accompagnant commençait à se tendre, percevant une présence familière, guère très agréable. Qu’il en soit alarmé ou non, ses sens seraient impuissants à repérer celle-là même qui les guettait dans l’ombre, jusqu’à ce qu’un petit cailloux ne vienne tomber devant ses pieds pour rouler trois fois au sol. Dans la direction inverse, il pouvait enfin distinguer cette silhouette déjà rencontrée dans la cité d’Orléans. Cette dernière se tenait debout, à plusieurs mètres de distance, assez loin pour que l’ombre de la nuitée approchant l’enveloppe un peu.

Sa posture était prudente, le regard à l’affût du moindre piège. Sans doute avait-elle pris le temps d’inspecter l’environnement avant d’engager ces retrouvailles. Une nature prudente, d’évidence, quand bien même le Saint avait laissé le souvenir d’une personne douce, peut-être trop insouciante. À son dos, elle gardait de rangée sa lance, prête à s’en servir au besoin, mais sans chercher à menacer ou quoi. Finalement, les prunelles noires fichées dans celles de l’enfant des astres, elle se gardait de s’approcher plus, mais prenait l’initiative des mots.

– Vous êtes venu, finalement. Je m’attendais à ce que vous réunissiez un autre renfort que… celui-ci.

Disait-elle, jetant une œillade vers les personnes qui l’accompagnaient ; un air de circonspection sur le visage.
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Message Re: [Février 553] Attendre les ombres   [Février 553] Attendre les ombres EmptyJeu 17 Sep - 18:35
N’était ce qu’une parodie ? Ou un simple instant de vie ?

Les paroles s’échappent, étreignent les êtres et les âmes, tel le chant des astres. Une autre mélopée dont il apprécie les nuances. Différente cependant de celle dont il est plus coutumier. Ses gestes sont doux et mesurés lorsqu’il accompli sa tâche. La fleur des astres est plus hésitante à son côté, son âme perdue dans les remous. Elle fait silence, car c’est là le prix qu’elle a dû payer.
Son ombre se tend dans les ténèbres.

Une impression fugace. Sinistre. L’enfant des astres termine son office, contemple le ragoût qui doucement mijote au-dessus du feu. Suffisant pour que tous puissent s’en nourrir. La fillette demeure à sa place, enfermée dans son monde de silence. Dans cette réserve qui jamais ne la quitte. Il lui offre pourtant un sourire délicat. «Merci Magdalena. » Ses paupières papillonnent, ses prunelles viennent le contempler. Surprise. Elle ne dit rien, demeure assise sur le sol inégal, les mains jointent sur ses genoux repliés. Juste, sa tête se baisse, contemple le sol et disparait à sa vue. De nouveau, son esprit se perd dans les ténèbres.

C’est à lui de la guider. De les guider à présent. Le chant des étoiles l’accompagnera dans sa tâche. Ce soir également elles chantent. Des retrouvailles. Son oeil unique se perd dans ce sombre océan avant que son ombre ne s’éveille fatalement.

Elle est là.

Le bleu froid de sa prunelle contemple la dame. Debout près du feu, le saint dodeline un instant de la tête avant de lui offrir un simple sourire de bienvenue. Au fond de son regard pourtant se perd un trouble. Un éclat de peine semblable à la mélancolie d’un astre. Cet âme l’attriste. La guerrière devient le centre de l’attention du camp, curieux de cette présence. Pourtant, deux regards se font différents. Les prunelles crépusculaires de son aimée se teintent d’un trouble qui s’échappe au profit d’une plus chaude lueur, et ceux argentés de l’enfant à son côté se teintent d’un trouble plus grand. Une crainte qui fait trembler son être. Une impression funeste alors que sa main vient attraper la cape ceignant le corps de son enseignant.

« Bienvenue. » glisse son amante avec un sourire à la guerrière alors que le saint offre à la fillette quelques gestes et paroles rassurantes. « Od’ nous a dit que vous alliez nous rejoindre. Voulez vous partager notre repas ? » Déclame t-elle alors en invitant la dame à s’asseoir à leur côté, sans pour autant s’approcher. « Un repas partagé a toujours meilleur goût. » rajoute t-elle dans un sourire doux. Odoroï acquiesce doucement aux paroles de son aimée une fois l’enfant calmée. Elle contemple pourtant la guerrière de ses grands yeux argentés. Une étrange enfant à l’allure évanescente et aux cheveux de neige, n’ayant pas plus de 10 ans, moins encore si l’on considère sa maigre silhouette disparaissant sous les tissus chauds de ses vêtements.

Elle darde sur elle un regard presque... apeuré ?

« Nous pouvons rester un peu à l’écart, si vous préférez. »
souffle l’enfant des astres, anticipant un possible trouble murmuré. Après tout, la troupe demeure nombreuse et il ne souhaite nullement que ces regards ne troublent la jeune femme.
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AoifeAoifeArmure :
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Message Re: [Février 553] Attendre les ombres   [Février 553] Attendre les ombres EmptyLun 21 Sep - 20:21
Statique, la jeune femme à la chevelure de jais n’était manifestement pas coutumière de ces scènes de convivialité. En témoignait sa réaction tandis que la petite fille lui renvoyait un regard apeuré. Cette insistance, son expression glaciale semblait la traduire comme une menace potentielle. Une aura dangereuse qui l’anima quelques secondes, peu importe que son adversaire ne soit qu’une enfant… jusqu’à se rendre compte que sa faiblesse n’était pas un subterfuge. Ce faisant, elle s’apaisait un peu, pour cette fois jauger la femme qui accompagnait sa cible.

Mutique devant son hospitalité, elle prenait le temps de la sonder, de haut en bas, des fois qu’un geste suspect pouvait trahir une embuscade. Mais rien ne vint. Au lieu de ça, une invitation à manger. Plissant les yeux, la circonspection se lisait sur son expression. Jetant une œillade vers Odoroï, elle remarqua qu’il acquiesçait à cela. Sa manière d’être, qu’elle connaissait mieux, fit la différence entre un froid refus et une acceptation réservée. D’un simple signe de tête, Aoife signifiait son accord, s’installant à la place qui lui avait été désignée.

Balayant une dernière fois les environs du regard, elle finit par déposer sa lance sur le côté, relevant sa capuche en arrière. Ainsi, la profonde cicatrice sur son visage apparaissait plus clairement à la lueur du feu de camp. Avait-elle finalement évalué que ces trois personnes ne représentaient aucun danger ?

– Inutile.

Répondait-elle à l’enfant des astres. Son regard s’arrêtant un moment sur la dénommée Magdelena, il semblait évident que son protecteur avait plus à perdre à ce que s’engage un combat sur place. Quelle folie cela était, que d’exposer à portée de ses serres ses pires faiblesses... De l’idiotie ? Sondant désormais l’expression d’Odoroï, elle s’interrogeait de plus en plus à son sujet.

– Si je le voulais, leurs vies seraient fauchées en un instant. Vous en avez conscience ?

N’y allant pas par quatre chemins, elle attendait d’observer sa réaction. Réalisait-il les risques qu’impliquaient sa décision d’amener les siens à ce point de rendez-vous ? Était-il donc si confiant en ses capacités martiales ? Ce n’était pourtant pas l’impression qu’il lui avait laissé à Orléans… À moins que…

– N’avez-vous donc personne à qui les confier ?
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