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Février 553 AD (Jusqu'au 30 Septembre 2020)
 
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 [Mi-Janvier 553] Ça mousse entre toi et moi, ça m'éclabousse comme de la soie (PV Algebar)

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Afin d'éviter de croiser du monde, la pudique petite Nymphéa se rend aux bains assez tard. La partie la plus difficile, c'est quand elle doit sortir des vestiaires et parcourir le couloir qui donne accès aux deux bassins, l'un pour les hommes et l'autre pour les femmes, dont les entrées étaient presque l'une en face de l'autre. Heureusement, elle ne croise personne à l'aller et peut tranquillement s'installer dans l'une des cuves individuelles de sa grande salle. Elle s'active pour ne pas rester là plus que nécessaire. Bien qu'elle apprécie l'eau, elle craint toujours de devoir croiser quelqu'un d'autant plus que ce n'est absolument pas intime comme endroit. Les cuves de pierre ont été façonnées en cercle et il est habituel de papoter avec son voisin. Seule, elle en profite pour retirer son masque et ainsi laisser respirer les pores de sa peau. Heureusement que l'on est en hiver. L'été, c'est une vraie plaie, ça tient trop chaud ce truc ! Elle ne comprend pas pourquoi on les oblige à le porter, n'a pas posé la question non plus, car elle sait que ça ne changera rien aux faits. La peau bien huilée, elle sent à présent l'amande douce. Une odeur qu'elle aime bien.

Bain terminé, elle replace son masque sur son visage, s'enveloppe dans sa serviette puis sort de la grande salle. Alors qu'elle se tourne vers les vestiaires, elle se fige une seconde. Elle n'est plus seule. Un homme est à l'autre bout du couloir et se dirige vers elle, enfin vers elle… Vers l'entrée des bains pour hommes plutôt, mais ça revient au même. Lui non plus n'est pas très vêtu et c'est normal dans un tel endroit, gênée, elle baisse la tête. Elle a à peine pris le temps de regarder son visage. Ses pointes rouges perdues dans sa tignasse brune ont attiré son attention. Elle ne le connaît pas, ne l'a encore jamais vu, mais s'il est ici, c'est qu'il doit être Chevalier lui aussi.
- B… Bonsoir...
Mal à l'aise, elle a du mal à parler, se contente alors d'être polie. L'idée qu'il puisse l'agresser ne l'effleure pas, elle n'est pas non plus paranoïaque, juste un peu intimidée par pudeur. En cet instant, son masque lui est plutôt salutaire, cachant ainsi ses joues qui rosissent et son visage tout simplement même s'il ne peut pas passer à côté de ses longs cheveux émeraude, foncés par l'humidité. Elle hésite à avancer, se tâte de savoir si elle patiente qu'il ait disparu dans sa salle ou bien si elle court jusqu'aux vestiaires. Essayer d'être naturelle et détendue ? Pas évident… Elle peut éviter de courir, mais ne pourra pas s'empêcher d'avoir un pas rapide pour fuir le plus vite possible cette situation dérangeante. Elle ne se doute pas que tout cela n'est rien, que le pire reste à venir...


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La journée avait été longue. Éreintante. En vérité, ne payait-il pas aussi le prix des efforts réalisés ces derniers jours ? Cela faisait quoi ? Une bonne semaine qu’il était de retour au Sanctuaire à présent ? Algebar avait profité de quelques jours calmes offerts par le Grand Pope pour se reposer un peu. Mais aussi se concentrer et recueillir tant ses pensées que son énergie afin de pouvoir offrir son sang à la réparation de l’armure du Cerbère. Il en portait encore les traces à son poignet gauche, bien que cela se perdait désormais en les autres blessures qui couvraient son corps. Mais nous y reviendrons bien assez vite…

Donc, le don de son sang l’avait profondément fatigué, mais pour autant il n’avait pas levé le pied. Il ne pouvait pas vraiment se le permettre, tant tout avait été balayé si rapidement. Pas de train-train pour lui. Les cours auprès de Carola et les entraînements avec Elias l’avaient occupé un peu, mais cela n’avait été rien avec les nouvelles tombées ces deux derniers jours. Childéric lui avait en effet offert deux opportunités de prouver sa valeur. La première, c’était suite à la réparation du Cerbère. Il avait avec la chevalier de l’Ophiucus été désigné afin de parcourir les documents en la possession du Grand Pope pour devenir les apprentis forgerons du Sanctuaire, avec pour rôle de trouver tout d’abord quelle était la bonne technique pour y parvenir, le contact étant impossible avec Jamir pour l’heure. Ce matin et le début de journée y avaient été accordés.

C’est ensuite seulement qu’il avait reçu ses autres blessures et brûlures dont les marques visibles témoignaient d’une affrontement récent. Cette nuit, il partirait en mission avec Elias et Khoren, avec pour charge de mener ce groupe. Apprenant cette responsabilité, il avait décidé d’inviter le Phénix à un entraînement réel, avec usage de leur Cosmos cette fois. Le but n’était pas seulement de se dérouiller, mais aussi de savoir à quoi s’en tenir. Mieux valait connaître les capacités de l’autre dans ce genre de situation. Aussi, il souhaitait prendre le temps désormais de détendre ses muscles et se laver du sang et de la poussière. À cette heure, il jugeait qu’il pourrait profiter d’un peu de calme sans avoir à expliquer d’où il tirait ces marques vives. Aussi, serviette autour des hanches, il ne s’attend pas à la croiser. Algebar ne sait pas qui elle est, mais il s’empourpre soudainement d’être ainsi à moitié nu devant une jeune femme. Il se fige, la fixe. Elle semble en faire de même.
- B… Bon… Bonsoir !
Il bégaye plus qu’elle encore, et même s’il sent dans son attitude qu’elle éprouve une certaine gêne, cela ne le conforte pas plus, au contraire. Il déglutit, et doit bien continuer tout droit avant de tourner vers sa salle d’eau, pour se saisir de la strigile qui lui permettra de se laver. Détourne alors le regard, ne souhaitant pas l’embarrasser plus encore par le poids d’un regard qui s’attarderait un peu trop sur elle. Prend d’une main l’ustensile, de l’autre tient fermement sa serviette au niveau du nœud de fortune pour être sûr de ne pas provoquer une situation plus embarrassante encore. L’instant l’est déjà assez. Il s’éclipse alors vers sa salle, n’en disant pas plus. Ce qui n’était pas très poli… aussi au dernier moment avant de disparaître du côté des hommes, il lui jette un coup d’œil par dessus son épaule. Entr’ouvre la bouche comme pour la saluer, mais n’ayant même pas réfléchi à ce qu’il pourrait dire… Que faisait-elle alors ?


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Ame ou soeur
Jumeau ou frère
De rien, mais qui es-tu
Tu es mon plus grand mystère
Mon seul lien contigu
Tu m'enrubannes et m'embryonnes
Et tu me gardes à vue
Tu es le seul animal de mon arche perdue
Tu ne parles qu'une langue aucun mot déçu
Celle qui fait de toi mon autre
L'être reconnu
Il n'y a rien à comprendre
Et que passe l'intrus
Qui n'en pourra rien attendre
Car je suis seule à les entendre
Les silences et quand j'en tremble
Toi, tu es mon autre
La force de ma foi
Ma faiblesse et ma loi
Mon insolence et mon droit
Moi, je suis ton autre
Si nous n'étions pas d'ici
Nous serions l'infini
Et si l'un de nous deux tombe
...
Sa voix… Ce bégaiement presque identique au sien… Serait-il possible qu'il soit aussi gêné, voir plus, qu'elle ? En tout cas il ne fait pas de commentaire désobligeant et ça l'intrigue légèrement. Levant la tête, elle ose un regard sur lui. Il s'est figé tout comme elle et rougit également. Il évite de la regarder. Pour un peu, elle croirait voir son pendant masculin. Les hommes ne sont pas tous exubérants ? Étonnant… De ses perles de jade elle scrute son visage, aperçoit ses yeux d'or, captivants. Figée, elle reste plantée là et s'apprête de nouveau à baisser les yeux toujours indécise. Tout cela n'est qu'une question de secondes et le jeune homme lui a prit la décision de l'ignorer. C'est probablement la meilleure des décisions qu'il pouvait prendre et elle devrait faire de même.

Avant qu'il ne vienne chercher ses ustensiles, elle range les siens de son côté, puis, au moment où elle se tourne, il passe tout près d'elle. C'est là qu'elle remarque par hasard ses blessures. Elle n'y avait pas fait attention jusque là, ayant soigneusement évité de poser les yeux sur son corps, mais dans leurs déplacements c'est inévitable. A nouveau elle semble comme retenue, incapable de filer dans ce couloir à son tour. Il se dirige vers la salle des bains des hommes comme si de rien n'était. Elle voudrait le retenir, mais n'ose pas prononcer le moindre mot jusqu'à ce qu'il se tourne à demi vers elle lui donnant l'impression de vouloir dire quelque chose sans vraiment y parvenir lui non plus. SI c'est lui qui a trouvé le courage d'avancer, c'est elle qui trouve celui de briser le silence.
- A… Attend ! Tu… Tu es blessé...
Un constat, une évidence, elle n'a pas la voix très assurée, mais elle espère avoir réussi à capter son attention, qu'il se tourne vers elle et l'écoute même si elle reste très intimidée. En d'autres circonstances elle serait déjà partie se réfugier dans les vestiaires des filles, mais son penchant guérisseur ne peut pas résister à porter assistance quand elle voit des bleus ou des plaies. Il prend le dessus sur sa timidité et porte à bout de bras le peu de courage qu'elle peut avoir face aux garçons.
- Je… Euh… Je peux te soigner. Si tu veux...
L’adrénaline monte en réponse à son stress, son coeur bat plus vite et ça lui donne des ailes, ou du moins, la capacité de quitter sa torpeur physique et d'esquisser un mouvement dans sa direction. La main tendue vers lui, elle avance de quelques pas. Le sol à l'entrée des bains masculins est plus humide, ces derniers ne doivent pas trop s'embarrasser à s'essuyer correctement, pas tous en tout cas. Le sol est glissant et il ne lui en faut pas plus pour déraper et tomber vers l'avant. Heureusement, ou malheureusement, elle était parvenue jusqu'au jeune homme et lui tombe dessus en poussant un petit cri de panique lorsqu'elle comprend qu'elle a perdu l'équilibre. Elle l'emmène malgré elle dans sa chute, s'agrippant à lui par réflexe. Sa main tendue a atteint son épaule et l'autre sa taille, mais ça n'a pas suffi pour qu'elle retrouve l'équilibre. Maudit sol mousseux ! La petite Émeraude se crispe, toute tendue, son coeur continu de s'affoler.
- Pardon ! Désolée ! Vraiment navrée… J't'ai fait mal ?
Elle panique, gesticule pour essayer de se relever, mais n'y parvient pas dans son profond trouble. Ça ne pouvait pas être pire. Maintenant il va la détester, la fuir et sans doute la gronder. Vraiment bonne à rien, elle aurait dû passer son chemin comme elle en avait eu l'idée au départ. Mais non, il a fallu qu'elle se mêle de ce qui ne la regarde pas ! Ça lui fera les pieds tiens ! Les secondes lui paraissent interminables alors qu'elle est incapable de se redresser. Elle essaie de ne pas trop le toucher, mais c'est difficile alors qu'elle pèse de tout son poids sur son torse nu. C'est pire que s'il avait été habillé, là au moins elle n'aurait pas l'embarras supplémentaire de sentir sa peau sous ses doigts. Certes on ne peut pas dire que c'est désagréable de sentir un peu de chaleur humaine, mais le moment est fort mal à propos et très loin de ses pensées immédiates.
- J'y arrive pas...
Ce n'est qu'un murmure, mais ils sont si proches qu'il peut l'entendre. Les larmes au bord des yeux, elle gémit, se lamente, pense très fort quelque chose qui ressemble à un : « j'veux mourir. ». Déjà forte pour s'humilier toute seule, cette fois est l'une des pires à ses yeux. En parlant de pire… Non ça va, elle a toujours sa serviette, par contre… Le masque... Oh bon sang le masque ! Il a sauté ce salopiot ! Et zut… Visage collé contre son torse, là au moins elle se dit qu'il ne l'a pas encore vue, maigre consolation quand elle sait que ce n'est plus qu'une question de temps. Elle abandonne, foutue pour foutue. « Pousse-moi. », « Fait-moi rouler. », « Aide-moi. » les mots sont au bord de ses lèvres, mais ne sortent plus et ses yeux implorent inconsciemment derrière le rideau de sa longue chevelure.


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- C’est… plutôt bien observé, oui...
Se permet-il de rétorquer alors qu’elle remarque l’évidence. Mais il a lui-même observé ses propres blessures avant de répondre, comme s’il s’en rappelait seulement qu’elle les pointait. Presque comme si son combat désormais avait été zappé l’espace d’un instant, comme remplacé par une autre préoccupation plus présente. Algebar s’est tourné vers elle en effet, par politesse, mais aussi car il était intrigué. Ses yeux volettent un instant. « Jolies épaules » se dit-il avant de s’empourprer plus sûrement et de détourner le regard derechef.
- Tu… tu peux ?
Se hasarde-t-il à demander, empruntant le tutoiement comme elle l’avait fait elle-même naturellement. S’il devait partir en mission cette nuit, il était vrai qu’il serait appréciable de ne pas avoir à affronter les affres de ses blessures le temps de la guérison. Il n’avait pas encore croisé de guérisseurs. Il avait tendance à résumer simplement les capacités des chevaliers comme guerrières, servant le combat d’une manière ou d’une autre. Mais il était vrai que les dons des chevaliers ne devaient sans doute pas viser que vers cela. Quelqu’un lui avait dit cela, non ? À vrai dire en ce moment il ne savait plus trop, le flot des hormones tendant à brouiller ses pensées. Elle s’approche, et tente de garder ses ambres sur son masque quand il ose la regarder. Évite de glisser sur ce que sa serviette ne couvrait pas, et ce qu’elle laissait deviner. Il déglutit, tâchant de rester concentré sur la bienséance plutôt que sur des réactions maladroites peu étonnantes de la part d’un jeune homme voyant pour la première fois autant de peau chez une jeune femme, même si cela n’était rien encore.

Ce serait pire encore lorsqu’un moment à peine se serait écoulé. Celui qui séparait l’approche calme de cette jeune femme et sa chute incontrôlable. Il aurait sans doute pu la retenir, lui éviter de chuter. Mais à son petit cri, il est surpris et ne s’attend clairement pas à cela. Ses mains se tendent pour l’aider, mais à l’aspect moelleux de ce qu’il rencontre, il lâche prise aussitôt, l’importance de son malaise se changeant vite en maladresse. Sans plus trop de retenue, elle tombe donc de tout son poids sur lui, et lui ne peut donc que chuter dans son sillage. Au moins peut-il s’estimer heureux d’avoir amorti la chute de la jeune femme aux cheveux verts. Elle s’excuse, collée contre lui.
- Non, ça va. C’est moi qui suis désolé de...
« D’avoir posé mes mains là où il ne fallait pas »… C’est que ce n’était pas si facile à dire, mais avant d’avoir eu l’occasion de mieux formuler, voilà qu’elle gesticule, se tortille, et lui de se figer complètement, de se tendre face à cet afflux de sensations. C’est que cela commence à faire beaucoup pour lui, entre les peaux qui s’effleurent et les formes au travers de la serviette qui se pressent, s’écrasent, et lui qui n’ose plus poser un doigt sur elle de peur de commettre un nouvel impair. Cependant, elle ne parvient à se débrouiller, et après un moment à frétiller comme un poisson hors de l’eau, elle s’avoue vaincue en nichant son visage contre son torse. Il ne sent pas la rigidité d’un masque, mais n’a pas réalisé malgré tout qu’elle l’avait perdu.
- Attends… du calme...
Était-ce vraiment à elle qu’il s’adressait, ou bien à lui-même ? Les deux avaient sans doute besoin de ce conseil. Algebar l’entoure de ses bras. L’un se niche dans le bas de son dos, l’autre au niveau de ses omoplates. Il pivote avec elle, posant un genou au sol. Pose son autre pied bien à plat, et se concentre pour ne pas glisser à nouveau. Espère qu’elle ne s’agitera pas en vain au pire moment. Affermi l’emprise de ses bras, et la porte presque comme il se redresse, la posant sur ses pieds. C’est seulement qu’il s’écarte doucement, et remarque son doux visage, et la gêne qui l’empourpre. Lui, sa bouche s’entrouvre de surprise, avant de jeter un regard paniqué alentours. De ramasser le masque rapidement retrouvé, et de lui tendre. Il peine cependant à décrocher son regard de son visage, surtout de ses yeux, ayant pareille couleur à ses cheveux, et dont l’éclat le fascine.
- Tiens, il était tombé !
S’exclame-t-il juste, heureux que rien d’autre – tel que les serviettes – ne soient tombées également. Il se masse l’arrière du crâne, brassant sa chevelure brune et rouge avec un embarras certain.


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Il s'est excusé. Maintenant qu'elle a cessé de s'agiter en proie à la panique, elle se souvient l'avoir entendu prononcer ces mots. Mais de quoi s'excuse-t-il donc ? D'avoir essayé de la retenir sans y parvenir ? Tout est flou, dans la précipitation et l'affolement, elle n'a pas vraiment fait attention à ce qu'il avait pu tenter. C'est seulement maintenant qu'elle réalise et rougit de plus belle. Il l'enjoint au calme et l'espace d'un instant, elle veut bien obéir, se laisse aller. Peut-être qu'il arrivera mieux qu'elle à se dégager. Ses bras l’enlacent et son palpitant s'emballe derechef. La dernière étreinte qu'elle ait connue date d'il y a trop longtemps pour qu'elle s'en souvienne. Celle-ci est différente parce qu'il est un homme. Or même dans le cercle restreint de sa famille, les hommes ne la touchaient pas. Son malaise s’accroît alors qu'elle prend conscience de leur proximité et notamment de toutes les parties d'elle en contact avec les parties de lui. Pour autant, elle ne trouve pas cela désagréable et à l'instar de sa douce voix, sa chaleur l'apaise temporairement tandis qu'elle s'imprègne de son odeur. Telle une poupée de chiffon, elle se laisse pivoter puis relever.

De nouveau sur ses pieds, elle retrouve son équilibre et son indépendance. Ses yeux vert d'eau le regardent, se demandent pourquoi il est surpris et pourquoi il panique. Elle l'admire et brille d'espoir de pouvoir se faire un nouvel ami. Il a été si prévenant et si correct avec elle, il ne peut être qu'un type bien. Et peut-être même qu'il voudra bien la reprendre dans ses bras sans qu'elle lui tombe dessus qui sait ? Ce n'est que lorsqu'il lui tend son masque qu'elle semble sortir de sa torpeur. L'espace de quelques secondes elle avait oublié ce détail. Ses joues rouges jusqu'aux oreilles pâlissent et ses mains tremblent lorsqu'elles récupèrent l'objet. Malédiction. Pourquoi faut-il que ça arrive maintenant alors qu'elle a réussi à tenir des années sans que ça lui arrive ? Pourtant avec sa maladresse, durant les premiers mois elle avait craint chaque jour de le perdre et avait même fabriqué une sorte de pâte collante à base de sève de plantes pour ne pas risquer qu'il saute à la moindre occasion. Une protection qu'elle n'avait pas quelques minutes plus tôt, car elle sortait du bain. Ses pensées ne s'attardent pas sur le comment, et délaissent le pourquoi puisqu'elle n'obtiendra pas de réponse. La seule question qui lui vient à l'esprit à présent c'est : « que faire ? »

Elle n'a qu'une seule option, elle en est consciente, mais elle n'a pas envie, répugne à devoir arriver à de telles extrémités. « Non, mais qui a inventé cette règle à la noix, que je lui colle mon poing dans la figure ?! » Elle n'est pas belliqueuse pour un sou, mais en l’occurrence, si quelqu'un doit souffrir c'est bien celui qui a inventé cette règle stupide. A présent elle est coincée. Elle panique de nouveau, se sent mal, comme au bord du malaise. Elle le regarde et il peut lire en elle une profonde tristesse mêlée à toute cette pagaille de sentiments qui la submergent. Une seconde elle tourne la tête vers les vestiaires et remet aussitôt son masque. Manquerait plus que d'autres la voient ainsi.
- Merci...
C'est presque un murmure, mais qu'il peut tout de même entendre. Durant des secondes qui lui paraissent des heures, elle est indécise, tiraillée entre l'envie de fuir et celle d'honorer sa parole. Un moindre mal comparé à ce qu'elle va devoir lui faire subir. Son corps est parcouru d'un frisson et elle secoue la tête pour se réveiller. Lui n'a pas fui, ne s'est pas mis en garde non plus. Sans doute n'est-il pas au courant. Ça l'arrange, elle va pouvoir remettre cela à plus tard. De toute façon elle n'a pas son armure et puis elle va avoir besoin de se préparer mentalement. Tout cela l'ennuie, c'est contre sa nature. Tout ce qu'elle voudrait c'est le soigner, lui être agréable et pas l'étriper.
- Je suis désolée...
Pour ce qu'il s'est passé et ce qu'il se passera plus tard. Tout ça, c'est de sa faute, elle n'aurait pas dû se mêler de ce qui ne la regardait pas et filer aux vestiaires comme elle l'avait envisagé. Impossible d'éviter de s’apitoyer sur son sort. Tout cela est tellement injuste ! Pour autant, elle ne peut pas passer outre et prendre le risque de faire comme si de rien n'était, car si ça s'apprend, c'est elle qui aura de gros ennuis.
- Euh… Du coup… Oui je peux.
Elle a choisi de ne pas fuir, ou pas tout de suite du moins. Si elle doit se dénaturer le lendemain, ce soir elle restera fidèle à elle-même. Un coup bas quand on y pense et pourtant ça n'a rien de stratégique, elle ne peut juste pas s'empêcher de vouloir soigner un frère d'armes. De plus, elle trouve inégal de le laisser ainsi même si ça lui apporterait un léger avantage. Si elle doit le battre, ce sera d'égal à égale et pas en profitant sournoisement de son état. Prudemment, elle fait un pas vers lui.
- ça ne fait pas mal, laisse-toi faire.
Sa voix est douce, bienveillante. Elle a occulté tout ce qui la chagrine pour ne penser qu'à sa tâche et au plaisir qu'elle a de se rendre utile envers les Chevaliers de sa Déesse. C'est aisé pour elle, car son esprit peine à se concentrer sur plusieurs de ses émotions ou pensées en même temps. Une main se lève paume vers le plafond et une sorte de gel transparent, légèrement verdâtre, se forme dans son creux.
- C'est à base de plantes. J'utilise leurs vertus cicatrisantes et avec mon Cosmos j'accélère l'efficacité du processus. Ce sera peut-être un peu froid...
Avant de s'y mettre, elle le regarde, patiente au cas où il refuserait qu'elle applique son onguent sur lui. Alors qu'elle l'admire de nouveau, la mélancolie s'empare d'elle de nouveau. Quelle tristesse que le sort l'ait choisi lui plutôt qu'un de ses détracteurs, au moins elle aurait eu un peu moins de scrupules.


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