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Février 553 AD (Jusqu'au 30 Septembre 2020)
 
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 [Mi-Février] Écailles brisées ~ Ludmila

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Message [Mi-Février] Écailles brisées ~ Ludmila   [Mi-Février] Écailles brisées ~ Ludmila EmptyMer 2 Sep - 16:20
HRP a écrit:
Premier post de récupération.

Aucun trône. Juste son pied gauche qui se balance dans le vide, tandis qu'il est installé sur cette plate-forme naturelle qui domine le creux de cet Estomac Calamiteux. La peau, encore atteinte, touchée, est visible. Un simple pantalon venant couvrir ses jambes. Des cheveux attachés, comme cela lui arrive de temps en temps. Une sclère revenue à la normale, mais des yeux d'ambre, toujours. Qui observent les blessures. Les entailles. Avant de fermer les paupières, une main se portant à son poitrail. Une inspiration. Une expiration. La Pestilence s'amuse, aujourd'hui. Et son terrain de jeu est son propre corps. Car elle a été aguichée, appelée. Et que tout fini par être infecté, même son Héraut.
« Tseh. Tu ne veux pas te calmer un peu ? » Pas comme si elle allait lui répondre. Et si elle le faisait, qu'aurait-elle à dire ? C'est ainsi mon grand, la Nature ne fait pas de cadeau. Et la seule réponse qu'il n'aurait qu'à fournir serait un ennuyant Je sais. Ennuyant et agacé que ce parasite lui rappelle sa propre façon de penser. Mais comme tout ceci n'est qu'hypothétique …

L'agacement n'est pas présent. Au contraire, c'est un léger sourire qui se pose sur ses lèvres, alors que ses paupières s'ouvrent de nouveau. Alors qu'il commence à s'occuper de certaines blessures, encore mal cicatrisées. Un petit sourire, oui, en pensant aux origines de ces blessures. Une Dracène des plus furieuses, oui. Le Premier Sang, la Frénésie, l'Instinct du Parasite, chacun possède un nom pour ça. Mais les résultats sont là. Concluants, même si la question de savoir comment une Cuirasse s'est éveillée en ces lieux et n'a pas eu la chance ou la peine de passer par le Lac de Sang se pose. Un cadeau empoisonné de Velya ?

Une explication doit être trouvée. Donnée même. Et le plus rapidement possible. Le plus simple serait de voir avec la principale intéressée … Si elle ne fait aucune cachotterie. Ou si elle accepte une quelconque communication entre eux deux. Un léger rire tente de s'extraire de sa gorge à cette idée, tant la communication semblait difficile au début. Mais plus qu'un rire, c'est une toux qui vient résonner dans la grande salle. Une main à sa bouche, celle-ci devient vite souillée de l'ambre de la Pestilence, qui continue de ronger son corps. « Vraiment … Pas une mince affaire celle-ci. » Même le Pontifex s'est déplacé. Zvezdan, qui a lui-même pris le partie de la récupérer. De l'emmener hors de ce Dédale.
Ceci expliquait au moins une chose. Cette réalité venait se mêler à certains mots. De cette Ludmila. Elle n'est ni une débutante, ni à sa première Cuirasse. « Hm … » Il s'allonge un instant. Pour observer ce plafond. Un soupir traverse ses lèvres. Une tranquillité mélancolique. Se rappeler que quelques heures avant ce combat, en ces lieux, Velya avait tenté d'en faire l'une de ses choses. Se rappeler qu'Haldor a un passé, maintenant. Qu'il a une vie. Grogner. Légèrement, alors que la Pestilence en profite pour le ronger un peu plus. « Ta gueule. » Il se redresse, restant assis, alors qu'il reprend doucement ses soins.

Il avait refusé toute aide, ayant cherché la tranquillité de son refuge pour calmer son cosmos, pour calmer aussi ce phénomène. L'Obsidienne ne coulait plus. N'habitait plus la sclère de ses yeux, oui. De lui-même, il s'est occupé des blessures les plus graves. Avant de reprendre rapidement fonction. D'apprendre le nombre de morts. D'apprendre qu'un membre de la Légion d'Haldor s'était fait violenté par le Zmeï, mais qu'une nouvelle tête s'était occupé de l'éclopé. Aelinor hein. Au moins le Jij n'avait pas perdu la tête au rythme de la mélodie des combats.

Un nouveau soupir traverse ses lèvres, alors qu'il termine de s'occuper d'une blessure. Jusqu'à ce qu'un garde ne vienne dans cette salle d'audience. Dans ce Creux de l'Estomac Calamiteux. Remontant un genou – le droit, la jambe gauche restant dans le vide – il observe le garde. « La... Euh... La Berserker que … » Il fronce les sourcils. « Parle plus clairement … » Il tousse, un instant. L'agacement commence à poindre à cause de l'hésitation et la peur du garde. « La Berserker que … vous avez … combattu est … Elle est là. » Haussement de sourcil. Voilà une bonne surprise qui efface tout l'agacement.

« Eh bien, qu'elle entre. Et que personne ne nous dérange. » Un regard, légèrement hésitant. Mais l'ordre est lancé. Et il est exécuté. Tandis que le jeune homme reprend un peu de ses soins.


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Message Re: [Mi-Février] Écailles brisées ~ Ludmila   [Mi-Février] Écailles brisées ~ Ludmila EmptyJeu 3 Sep - 15:32

Ludmila passe la dernière porte menant à son Cardinal - L'Anomalie, comme elle le considérait durant sa virée sanglante de la veille. Ni crainte ni appréhension ne l'anime pourtant et seule la simple volonté d'assumer plus officiellement ses actes porte ses pas. Aussi francs que hâtifs.

Mais comment faire plus officiel qu'une entrevue avec le Pontifex lui-même ?
Une interrogation légitime, après tout. Cependant le passif propre aux deux vandales change la donne ; il s'agissait alors d'avantage de retrouvailles, de comptes plus anciens encore à régler, de ce genre d'affaires qui outre-passe les autres, même les plus récentes. Au cours de cette rencontre son compatriote lui avait par ailleurs prodigué les premiers soins puis incité à se reposer. Au moins pour permettre un tri suite à cet ascenseur émotionnel lui aussi frénétique, à défaut de suffire à effacer les diverses plaies qui la tiraillent donc encore.

Mais là voilà prête. La guerrière n'a jamais eu la moindre difficulté à contenir sa douleur et faire bonne figure, contrairement à la gestion de ses démons intérieurs. Un certain stress l'anime toutefois, ayant même débordé injustement sur Haldor lors du passage des Portes d'Obsidienne. Pour cause, remettre les pieds en ce lieu la débecte. Ni les illusions de ses locataires ni l'incongrue majesté de certaines zones au sein de ce labyrinthe dégoûtant ne sait plus la séduire. Elle méprise cet endroit comme elle dénigrerait tout ceux qui lui en énonceraient les bons côtés.
Sauf que voilà, la dracène a renoué avec sa lucidité et il n'est donc plus question de se défiler. C'est même totalement l'inverse. Son sens des priorités désormais revisité, plus qu'un seul nom lui importe : Zvezdan.
Et à n'en point douter, son opiniâtreté est toujours présente. A considérer dans l'équation, même si les résultats souhaités ne sont plus tout à fait identiques.

Autorisée par un garde à atteindre Merion, elle s'avance, recouverte de sa nouvelle cuirasse. Impassible face au décors. Regardant seulement où elle met les pieds, et ce jusqu'à pouvoir poser ses yeux sur son adversaire de la veille. Et maître du jour - Puis de Demain.

Me voilà. Annonce t-elle sobrement, loin de se confondre par des égards qui à une époque constituaient sa marque de fabrique. Combien de fois avait-elle bafouillée devant Zvezdan ? Combien de fois s'était-elle excusée, avait juré, menti même ?
Tout ça pour finalement lui causer tant de tords. Leur causer du tord.

Je vous présente mes excuses pour notre dernière rencontre. Je serai bientôt apte à reprendre efficacement du service.

Sa dextre vient se plaquer sur sa hanche. Elle patiente. Observant son interlocuteur afin de donner forme à ses souvenirs de la veille, trop confus et diffus. Si Ludmila est mal à l'aise alors elle le cache bien. Sans doute progresse t-elle encore... malgré tant d'erreurs répétées.


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Message Re: [Mi-Février] Écailles brisées ~ Ludmila   [Mi-Février] Écailles brisées ~ Ludmila EmptyJeu 3 Sep - 16:33
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Post de récupération 2/3

Ni trône, ni grandiloquence. Juste lui, Mérion. Juste Mérion … Cette expression est devenue une habitude à rechercher, toujours. Juste Mérion, installé sur ces hauteurs, sans ivoire, ni exosquelette. La crosse reste présente, mais sans aucune autre utilité que d'être plantée dans le sol, près de lui, une flamme légère dansant entre les branches chaotiques de son sommet. L'endroit est d'ailleurs éclairé, tout de même. Quelques braseros qui crépitent, pour donner à cet endroit un certain éclat, jeu d'ombre et de lumière simple, surtout utile.
Il l'observe. Alors qu'une de ses main vient occuper l'avant-bras, pansant ce dernier de quelques simples bandages. Le Cardinal l'observe, oui, alors qu'elle approche. Alors qu'elle vient habiter cet espace.

Il écoute. Un instant. Sa voix, bien entendu, mais aussi la vibration de l'air. Les mouvements simples du corps de cette nouvelle Dracène. Ludmila. Celle qui a fait venir Zvezdan en personne. Celle qui a tué quelques uns de ses propres gardes. Innommés. Sans visages. Celle qui a fait de son antre le quasi tombeau d'un des membres de la Légion d'Haldor. Tseh. Je vais devoir m'occuper de ça aussi. Mais une chose à la fois. Le Tigre à survécu, certains diront que cela est l'unique chose qui compte. D'autres iront dire que la Cuirasse trouvera un nouveau porteur. Lui ? Il s'intéresse plutôt à elle. Ludmila. Dracène. Zmeï. Gardienne de nouveaux trésors. Centurion. Berserker. Non. Juste, Ludmila. Même dans ce foutu Dédale.

Ludmila. Qui était là au mauvais endroit. Au mauvais moment. Tout comme Akir. Car si les réalités s'étaient inversées, alors cela aurait été le félin de la Mort dont il se serait occupé. Le résultat ? Différent ? Peut-être. Peut-être pas. La question ne se pose pas vraiment dans l'esprit de Mérion. Il se pose moins de questions, d'ailleurs. Les plus importantes seulement. Comment continuer à exister ? Ça, c'est essentiel. Ce qui se serait passé si le Tigre avait été la victime du Premier Sang et avait vaincu un de ses Berserkers ?

En fait, la réponse est simple : cela dépendrait sûrement de l'état dans lequel il aurait laissé une Ludmila lucide. Morte ? Vivante mais près de la mort ?
Non. La question n'a aucune importance. Oh, bien entendu, cela pourrait avoir un quelconque intérêt d'imaginer ce petit Tigre tenter de le dévorer. Mais peut-être n'aurait-il pas apprécier d'avoir les crocs et les griffes brisés.

Ludmila, donc. Qui s'est fait connaître par sa rage. Par ses hurlements. Par sa folie frénétique. Après l'intervention du Prêtre du Dédale. Ludmila. Qui est là. Et qui présente ses excuses. Qui sera bientôt apte à prendre du service. « J'y compte bien. » Il l'observe, un peu neutre, encore. Puis un mouvement de menton. « Grimpe. J'ai envie de te parler ici. » Car il veut rester en haut. Parce que cela a toujours été bien les hauteurs. Celles d'un arbre. D'une falaise. On voit un peu mieux. On regarde un peu mieux. On observe, puis après, on descend. C'est bien, ouais, de sentir une partie de son corps dans le vide et l'autre ancrée dans un paradoxe entre terre et ciel.

Il la regarde, donc. Moins lyrique. Plus direct. Il n'est pas là pour guider, comme il a pu l'être avec Satine ou Aelinor. Non. Là il parle avec une personne avec laquelle il s'est battu. Qui a réussi aussi à lui faire oublier ... sa colère. Sa honte. Même si la mélancolie reste. Bien qu'il la cache.
Pendant ce temps, il regarde l'une de ses blessures. « Efficace comme hache. Je crois pas avoir réussi à l'imiter aussi parfaitement. Mais elle est inspirante. » Un petit silence. Puis ses yeux ses posent sur elle. Ludmila. « Mérion. » Quelques secondes. « J'imagine que tu le sais déjà. Mais faisons les présentations simples. Mérion. Cardinal de la Pestilence. »

Le Cardinal a qui tu as enlevé quelques morceaux de chair ma grande.
Et le type qui se met à tousser un instant. Pour essuyer de ses lèvres les résidus de la Pestilence. « T'inquiète pas, c'est pas contagieux. » Un petit rire. Une vérité, quand même.


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Message Re: [Mi-Février] Écailles brisées ~ Ludmila   [Mi-Février] Écailles brisées ~ Ludmila EmptyJeu 3 Sep - 17:12

Elle grimace. Sa moue toutefois cachée par ce casque qui n'offre comme détails que ses yeux mauves sévères et quelques tignasses platines. Grimper est bien la dernière chose dont elle a envie présentement, ses articulations lui causant un mal de chien. Sa souplesse en a pris un coup. Maintenir une marche cadencée au gré d'un élan s'entretenant dans une autonomie parfaite est une chose, tout le reste en est une autre - Agaçante.

Mais bon. Voilà. Déjà Ludmila ne s'est pas courbée ou présentée comme une mignonne petite soldate désireuse d'étaler son respect. Manquerait plus qu'elle se montre contrariante... Elle l'écoute, trop enquiquinée pour sourire, souffler du nez, s'enorgueillir de sa lame-prodige ou réagir d'une quelconque façon aux propos tenus par son interlocuteur perché.
D'abord répondre à son souhait. Ensuite discuter.
Alors elle marque ses appuis, bondit d'un trait, net. Un saut droit et rapide.
Puis sa botte atterrit sur la surface de cette sommité, au bon gré du Cardinal. Mais la cheville faiblit.
Enfin son corps s'étale, d'un gros plat - Face de fer contre terre. Bras et jambes disposés en étoile.

Meeeeeeerde.

Faisant cette fois ci fi de la douleur, elle s'empresse de se redresser, considérant sur l'instant qu'elle ne saurait justifier une telle action comme souhaitée ou calculée. Nulle. Juste nulle. Cependant, elle reste assise, se moquant bien de la vue ou de laisser ses guibolles flotter dans le vide. Sa cuirasse épaisse essentiellement composée de mailles lui accorde suffisamment d'adresse pour se maintenir en tailleur alors elle adopte cette position. Le regard en biais. Dirigé vers le sol. Evidemment honteux, et, par la même : Strict.
Plutôt que de laisser une remarque la devancer, elle enchaîne.

Bon, bah, du coup : Ludmila. Du Zmeï. Anciennement de la Hyène dans le régiment des Flammes sous les ordres directs de Zvezdan.

Un silence. Voilà voilà.
Elle n'est définitivement, plus du tout à l'aise. De toute évidence elle doit continuer de parler et vite pour empêcher Merion de réagir à son plat ridicule, sauf qu'elle ne sait absolument pas quoi lui dire en dehors des excuses déjà faites. Et puis, c'est lui qui l'a convoqué. En plus elle n'est plus tout à fait d'humeur à se vanter de quelques faits d'arme ou de la possession d'une jolie hache. Qui plus est pour en venir au fait que cette arme a mordu moult berserker dont des supérieurs hiérarchiques.

...... Ah? Elle allait dire quelque chose.
Non en fait. Toujours pas. Bon sang.
...... N'ajoute t-elle pas. Hélas.

Sous son casque, la terrible guerrière commence à transpirer.

Citation :
Récupération : 2/2


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Message Re: [Mi-Février] Écailles brisées ~ Ludmila   [Mi-Février] Écailles brisées ~ Ludmila EmptyJeu 3 Sep - 19:06
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Post récupération 3/3

Il existe des scènes que l'on ne s'attend pas à voir, ou même à imaginer, dans une existence. Parfois – souvent même – c'est ce genre d'extrait, de perle, que l'esprit du Cardinal de la Pestilence souhaite observer. La première fois qu'il a pu observer le reflet d'un crépuscule sur la surface des eaux. La première fois qu'il a pu ressentir, écouter, le mouvement de chaque chose appartenant au Vivant. Oui, des scènes inoubliables. Que l'on ne peut imaginer. Que l'on doit vivre. Car votre esprit, jamais, ne pourrait réussir à tisser chaque détails. Ces moments restent gravés. Pour le meilleur …

Et pour le pire. En ce moment pour la Dracène. Oh, il avait entendu la cheville avoir une faiblesse. Il avait tenté de se lever. Mais ce n'est qu'avec un genou au sol qu'il n'a pu qu'observer. Ludmila, telle une étoile, là où se tient habituellement son trône. Un silence s'impose alors violemment dans la pièce. Plic … Ploc … Non, ce n'est pas vraiment le moment de se concentrer sur un rythme, qui pourtant semble bien résonner dans cette absence totale de son. Quelques secondes, qui peuvent paraître longues. Une éternité même.
Qu'elle brise avec réflexe. Il pourrait presque entendre quelques nerfs ne pas apprécier cette réaction de la Dracène, mais il garde pour l'instant le silence. Tandis qu'elle se présente. Réellement. Avec les formes. Et précisant d'ailleurs une chose. Un élément dont il s'était douté. Son ancienneté. Son expérience. Il hausse même un sourcil. « Nous l'appelons maintenant la Légion Ardente. » Petite précision inutile. Mais il a toujours été doué pour ce genre de précisions sans importance.

C'est comme rappeler à Haldor qu'il se nomme Mérion. Pas Melon.
Ou que Zvezdan s'appelle Zvezdan. Pas Vedan.
Ou que … Bref.

Observant alors la femme silencieuse, le jeune homme sort quelques bandages. Les poussant vers elle. « Si besoin. Il faudra que je pense à des escaliers la prochaine fois. » Rien d'autre. Pour le moment, alors qu'il semble se concentrer. Fermer les yeux. Une légère impulsion cosmique. Pour commencer à calmer la pression qui s'impose à son corps. « La Hyène hein. » Il garde une attention particulière pour elle, tout de même. « Si je ne me trompe pas, elle est maintenant dans la Légion des Cendres, sous les ordres d'Haldor. » Il ouvre un œil, la regarde. « Mais ça n'a plus d'importance, n'est-ce pas ? » Un léger sourire. Qui s'efface. Alors qu'il reprend cette méditation. Elle pourrait voir quelques veinules ambrées se dessiner contre son corps. Des tracés qui forment courbes et arabesques.

D'Ambre est la Pestilence et même son Cardinal semble parfois en souffrir. Mais là avait été un choix. Il aurait pu faire les choses autrement. Il aurait pu, oui …
« Premier Sang. Frénésie. Ils appellent tous ça d'une façon ou d'une autre. Je ne te tiendrais pas rigueur des conséquences de cela. Les Cuirasses sont ce qu'elles sont. » Parasites corrompues par une infection qu'il ne comprend pas encore. Est-ce leur vie ? Est-ce autre chose ? Un jour. Un jour il se penchera sur cette question. Mais pour le moment …

« Avant que Zvezdan ne soit Pontifex, il y en avait un autre. Acamas. » Son Créateur. « Il a mis en place un lieu particulier, le Lac de Sang. Un lieu qui permet aux Cuirasses d'attendre, le temps d'un porteur. » Il fronce les sourcils. Alors que les arabesques palpitent fortement. « Le Sang de ce Lac est aussi un traitement. Il permet normalement d'empêcher la frénésie. Cette rage bestiale qui t'as pris aux tripes. Cette folie qui s'est agrippée à chaque parcelle de ton cerveau. Ceci aurait pu être empêché. » Un soupir, léger. « Je ne comprends pas une chose … » Les arabesques tendent à disparaître, doucement. « Pourquoi ne t'es-tu pas réveillée dans ce bain de sang ? Pourquoi étais-tu aussi loin du Lac de Sang et pourtant … si proche de lui ? »

Pourquoi es-tu devenue folle ? Alors que tu étais dans ce foutu Dédale ? Alors que tu avais ça à portée de main ?
Qu'est-ce qui t'as obligé à souffrir comme ça ? Velya ?


Lentement, ses yeux s'ouvrent. Pour les tourner dans sa direction. « Comme je te l'ai dit, je ne t'en tiens pas rigueur. Et je ne t'ordonne pas de me répondre. » Une erreur, peut-être. Mais il lui offre cette chance.

De raconter.
De lui donner sa version. Ce dont elle se souvient. Ce dont elle veut parler. Et peut-être comprendra-t-il un peu plus.


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Message Re: [Mi-Février] Écailles brisées ~ Ludmila   [Mi-Février] Écailles brisées ~ Ludmila EmptyJeu 3 Sep - 22:06

La soldate refuse poliment les bandages d'un geste de la main.
C'est qu'elle est déjà suffisamment momifiée comme ça sous son armure, et ne compte certainement pas la retirer ici pour les changer devant un "parfait inconnu". Outre l'évidente pudeur, cela ne lui paraît de toute façon pas encore nécessaire. Non clairement, elle n'est pas ici pour ça. Sa pitoyable entrée en matière l'a suffisamment exhibée comme ça.

Elle parvient tout de même à conserver son sang froid lors de la remarque sur les escaliers, qui a toutefois le mérite de faire mouche d'après son regard contrarié. Pour sûr il n'est pas bien difficile de lire en elle comme dans un livre ouvert - Sauf qu'il s'agit d'un ouvrage qui a tendance à rapidement défiler ses propres pages une fois les premières tournées. Alors évidemment, retenue oblige, elle se mue par défaut en cocotte minute. En relevant sa maladresse, Merion ne fait qu'éveiller l'impatience et l'irritabilité de sa servante dont le jugement se crispe pour l'instant en toute intimité.
Ardente... Flamme... c'est pareil! Oui bah quoi la Hyène ? Quelle importance que la cuirasse change de contingent ?! Qu'est-ce que vient foutre ce pataud d'Haldor là dedans ?...
Entre autre. Au point qu'en contextualisant si poétiquement le reste de son discours, le Cardinal ne fait que tirer un peu plus sur cette corde représentative de la patience de son interlocutrice. Jusqu'à ce qu'il parvienne au vif du sujet.
Et qu'elle se fige, rappelée à l'ordre par une réalité fautive.
"Et je ne t'ordonne pas de me répondre." Qu'il dit. Sans doute la phrase de trop. Dans ce cas il n'y a rien à dire, non ? Evidemment cette pensée reste de mauvaise foi. Elle est venue pour présenter ses excuses et s'expliquer au besoin. Repartir sur de meilleures bases. Puis même, au delà de ça, ce genre de phrase n'est à ses yeux rien d'autre qu'un ordre courtois, puisqu'il ne s'agit d'un ordre tout court. Alors oui, de toute façon elle obtempère.

J'ai déserté la Légion "Ardente", défié mon Cardinal puis renié la cuirasse de la Hyène. J'ai tout perdu. On m'a récupéré dans la forêt puis enfermé dans les limbes de ce Dédale. Résumé grossier. Elle ne s'épargne pas en présentant les choses ainsi, mais après tout, c'est tout ce qu'il en ressort dans la finalité. J'ignorai l'existence de ce lac - De toute façon je ne me serai pas baignée là dedans, ça m'a l'air immonde. Dit-elle sans considérer son état de la veille - Alors belle et bien recouverte de sang, le sien ainsi que ceux qui ont croisé son chemin.

Ah, zut. Elle s'est jurée avant de venir de ne pas se montrer insolente, pourtant cette réflexion ne porte pas grand autre intérêt. On ne se refait pas si facilement. Et puis il ne fallait pas remuer le couteau dans la plaie avec cette histoire d'escaliers.

Disons que je n'avais qu'une idée en tête : Sortir. Je ne me pensais pas une fois de plus malmenée par le vice de "Sa Majesté". Je ne comptais que sur ma propre force et j'étais sûre d'avoir toutes mes chances. Teh! Je délirai voilà tout. C'est stupide.
Maintenant, pourquoi je n'ai pas obtenu ma cuirasse dans votre lac ? Aucune idée ! 'Enfin... Si, peut-être. J'aurai jamais accepté sinon.
Lache t-elle finalement sur le ton de l'évidence. Comme s'il avait suffit d'un petit mensonge provisoire pour faire basculer sa vie. Tournure qu'elle ne semble absolument plus contester. Pas à cause de la baignade hein. Mais la cuirasse. Le Dédale. Tout.

En fait elle s'en fiche. Aussi fou que cela puisse paraître, cet épisode appartient déjà au passé pour Ludmila. Une casserole de plus à ajouter à sa collection. Ni plus ni moins.

Ou tout du moins, c'est l'air qu'elle donne. Ce qu'elle ne donne pas en revanche, c'est les doutes. Ses souhaits, ses espoirs d'une autre vie. Cette confiance aveugle qu'elle accordait à son Mécène, finalement inexistant, mais qui par mirage lui avait offert l'impulsion nécessaire à son évasion. Tentative d'évasion. Ou jeu malsain. Ou calcul éclairé. Selon de quel côté on se place pour analyser le bousin.
Non ça, elle n'en pipe pas mot. De cette vérité trouble, toujours intimement ancrée dans ses pensées. De cette même vérité qui au fond d'elle lui arrache un constat révélateur : Il fallait au moins ça afin d'outre passer sa légendaire obstination et forcer de plus belle un face à face avec Zvezdan. Crever l'abcès. Revenir sur tout ce qu'elle s'entêtait à enfouir. D'une façon ou d'une autre, cette histoire avait concrétisé un retour à la normale.

Alors quoi ? Auto-persuasion ?
Elle voulait la liberté. A quel prix ? Suite à quelle usure ? Et aujourd'hui, n'a t-elle pas trouvé un autre... cheval... de bataille ? De nouvelles convictions sur lesquelles se reposer, non, camper ? Défendre farouchement.

Chaque étape déterminante de sa vie avait été marquée par le sang.
A son plus grand désarroi.
...
Mais là encore. Oui là encore.
N'est-il pas encore possible de parler de mauvaise foi ?


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Message Re: [Mi-Février] Écailles brisées ~ Ludmila   [Mi-Février] Écailles brisées ~ Ludmila EmptyJeu 3 Sep - 23:14

Il écoute, tranquillement. Il observe, aussi. Les réactions. La façon d'être. La façon de réagir. Son regard visible à travers le heaume est capable de dire beaucoup de chose. Oui, bon, parler d'escalier n'était peut-être pas la bonne idée du mois. Enfin, qu'importe. Mérion écoute, donc, les premiers mots. L'histoire qu'elle présente. Non ce n'était pas un ordre. Mais elle a parlé. Elle a renié son Cardinal. Zvezdan, donc. Ce même Vandale qui est venu jusqu'à elle, pour l'extirper de ce lieu, pour l'accompagner dans ses soins, sûrement. Tout renier. Tout perdre. Pour quoi ? Cela semble rester son petit secret, qu'il ne compte pas fouiller.
Chacun possède les siens. Lui le premier. Des secrets que lui-même ne connaît pas encore. Qu'il espère pouvoir apprendre. Bientôt. Bien vite. Mais confondre vitesse et précipitation serait une erreur. Qui sait ce que son Créateur a réellement crée ? Qui sait ce qu'il est réellement ? Un petit sourire à cette pensée. Un sourire amer. Les dieux s'amusent à voir leurs pions patauger dans leur merde d'ignorance. Alors que les réponses, eux, les possèdent. Ouais. Peut-être que pour ça, Ludmila et lui sont un peu proche.

Elle enfermée, qui gagne le droit de récupérer une Cuirasse. Elle qui renie tout. Jusqu'au Dédale. Et qui fini par y retourner.
Lui, pas fichu de savoir ce qu'il est réellement. Pas fichu de faire taire ce bourdonnement. Qui laisse parfois quelques mots. Bourdonnement qui s'amuse d'ailleurs à le harceler, comme le ferait un essaim de guêpe.

Il ne serait pas au Dédale, il lui dirait sûrement quelque chose du genre « Belle situation de merde hein ? », mais ici, les murs ont des oreilles. Même sans Velya … il faut être capable d'accepter d'être écouté. Par eux. Les autres pions. Qui voudront un jour une meilleure place. Ou eux, les dieux. Passion et Guerre peuvent vite se transformer en Rage et Carnage. Et pourtant … « J'avoue que j'ai préféré la furie au traitement. » Sauf que moi, cela n'aurait pas été une baignade. Et puis, avoir le choix de sentir ce que j'allais connaître avec sa Cuirasse … cela avait le mérite de rendre ce moment unique.

Mérion hausse des épaules, légèrement. « D'accord pour ton passé. T'as déserté. » Il la regarde. « Et t'es de nouveau là. Et c'est au Pontifex de juger ces choses-là. » Il étire un instant son corps gris. Avant de s'allonger, simplement. Tranquillement. Croisant les jambes. « Bienvenue dans la Légion des Ossements. J'aimerai bien faire ça plus solennel mais je crois que notre première rencontre suffira en tant qu'ambiance particulière. » Une légère malice. Ouais. Plus besoin de faire vraiment dans la grandiloquence. Du moins pour elle. Elle a eu sa dose. D'Ivoire. D'Obsidienne. D'Ambre. Cette couleur, d'ailleurs, qui l'observe. Alors qu'elle reprend la parole.

Sortir. Fuir. Déserter, encore. Délire. Stupidité. Le Cardinal ferme les yeux. « Si c'était stupide, tu serais morte. » Les mots sont lancés, tranchants mais pragmatiques. « Ce parasite qu'est ta Cuirasse t'aurais bouffé, si c'était stupide. Si t'as réussi à aller jusque là, c'est qu'il y avait une force. » C'est chimique. Tout simplement. C'est son raisonnement. Sa façon de penser. « Un désir. Un truc qui t'appartiens. La folie n'est pas une sorcellerie. » Un léger rire. Peut-être se souviendra-t-elle de ce mot, lancé durant ce combat. « C'est une réaction à ce qui habite dans ton cerveau. T'es forte. Et pas dénuée d'un quelque chose. »
Il laisse ses mots se taire, un instant. Les yeux toujours fermés. Des yeux qui se froncent, alors que le bourdonnement devient plus intense. Mais ferme la un peu saleté. Un profond soupir. Il ouvre un œil.

« Le Dédale est ce qu'il est, là encore. » Sa paupière se referme, alors qu'il sifflote doucement quelques instants. Pas vraiment capable de dire autre chose, pour le moment. Du moins pendant quelques secondes. « Un lieu. Vivant. Pas le meilleur endroit pour manger ou boire. Pas le meilleur endroit pour … » Il s'arrête, un instant. Avant de tourner un peu la tête. « Bref. Pas le meilleur endroit, tout simplement. » Son regard s'ouvre, pour observer le plafond.

« Qu'est-ce que tu veux ? Ludmila du Zmeï. Qu'est-ce que tu veux maintenant que tu es dans ma Légion ? » Ses yeux d'ambres se tournent vers elle. « Comment veux-tu exister ? » Les mots sont appuyés. Les mots semblent important. Pour lui. Plus qu'une question. Une proposition de choix, à travers sa Légion. Une proposition de choisir, au moins un peu, son existence.

L'existence. La seule chose qui compte. Tu veux être quoi ?


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Message Re: [Mi-Février] Écailles brisées ~ Ludmila   [Mi-Février] Écailles brisées ~ Ludmila EmptyVen 4 Sep - 17:14

Cherche t-il à la flatter ?
Un œil tique en accueillant les différents propos. Elle ne partage vraisemblablement pas son avis. Au fond convaincue que si cette force lui appartenait réellement, elle serait justement morte puisqu'en son cœur définitivement incorruptible. A la place, elle est Dracène ; porte une cuirasse, appartient à une légion, sert Arès.
Même s'il est vrai que tout ceci n'est qu'une vaste toile ne captant pas tous les détails. Que ceci représente un compromis acceptable seulement parce qu'il y a Zvezdan. L'homme qui rend le divin supportable.

Mais ça, c'est leur affaire. Une affaire qui n'a pas de raison d'être abordée ailleurs qu'auprès du principal intéressé. Tout se joue différemment dans le Dédale. La Pestilence le dit elle-même. Ce n'est pas le meilleur endroit. Peut-être même pas le pire qui existe - Car après tout Ludmila ne cesse d'aller de surprise en surprise alors autant admettre cette possibilité. En revanche, le Dédale est bien un endroit où les apparences comptent et doivent être à la hauteur d'une stratégie plus globale. Du moins lorsqu'on est pas juste aliéné.
Bien des choses se font superficielles. Même des choses qui comptent en dehors du lieu, ou en dedans de l'esprit de ses habitants.

Aussi l'ultime question de Melon... Mérion ne manque pas d'éveiller l'attention de sa centurion, comme si un bref calcul s'opérait dans la foulée. Pour sûr elle ne compte pas s'étaler sur le plan philosophique, ni en profiter sitôt pour déballer chacun de ses souhaits ou encore abuser de cette pseudo proposition d'un cadre arrangé et arrangeant.

Faire mon travail en tant que centurion compétant. S'exprime t-elle sobrement en sabotant délibérément le ton donné à cette entrevue - Puisqu'il est évident qu'elle n'est pas insensible aux mots choisis.

Comprenez que je n'ai rien d'autre à partager. J'ai toujours envie de sortir d'ici mais c'est maintenant sans importance, si ce n'est qu'une mission m'a été confiée à proximité du Dédale. Enfin. Je sais bien que les plans peuvent changer d'un moment à l'autre et je reste à disposition, tout de suite, plus tard, peu importe. Je suis là.

Un soupir. Naturel. Après toutes ces émotions elle oublie certainement de le retenir. Poursuit simplement.

Sauf votre respect Cardinal, je me moque bien de servir la Légion Ardente, celle de Haldor ou bien celle des Ossements qui me souhaite la bienvenue - Merci, d'ailleurs. Mais bon voilà : J'en suis plus vraiment là. Confie t-elle tout de même d'un ton las. Je m'estime déjà heureuse d'être en vie et rentrerai dans n'importe quelle case. Non pas pour faire plaisir mais bien pour faire avancer nos lignes.

En fait...
Elle hésite. Peu.
C'est plutôt à vous de me faire part de vos exigences dans votre Légion. Même avec le Gladius la rivalité peut toujours exister entre nos contingents. Je comprendrai parfaitement que vous établissiez vos propres codes, et m'y plierai. De la manière dont vous souhaitez que l'on forme nos futures recrues, ou bien des égards que vous aimeriez recevoir en présence ou non d'autres berserkers.

Je n'ai pas la prétention de comprendre où vous voulez en venir avec vos questions... Mais je sais très bien que le Pouvoir s'entretient et se traduit auprès des autres. Tous les jours. Même auprès des faibles puisqu'il existe des étoiles montantes. Qu'il faut inspirer ou mater.
Alors il ne s'agit pas de moi. Comment voulez vous exister, Cardinal ?


Une langue déliée, même si ce n'est peut-être pas de cette manière là que son Cardinal visualisait les choses. La combattante s'exprimait fluidement, rompue à l'art de traiter ses pairs au fil du temps. Avec son lot de délicates exceptions, certes. Mais cela ne lui enlève pas pour autant son assise d'aujourd'hui. Elle dispose toujours de moyens. Les mettra au service de son supérieur direct.
Quoiqu'il en soit, elle lui retourne sa question. Efficacement, bien que ce ne soit pas le fruit d'un calcul ou le retour imprévu d'une forme d'insolence.

Le darde d'un regard presque doux en comparaison de ceux qu'ils ont pu s'adresser jusqu'ici. Faute aux contextes. De la folie de la veille à la bourde d'il y a quelques minutes.
Elle patiente. Et il faut croire : De bonne volonté.
Non ce n'est plus une furie qui lui fait face. Néanmoins ce n'est pas non plus une humaine.
Juste une machine qui repart.


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Message Re: [Mi-Février] Écailles brisées ~ Ludmila   [Mi-Février] Écailles brisées ~ Ludmila EmptyJeu 10 Sep - 6:32
Le Cardinal de la Pestilence écoute, sans interrompre. La réponse de la guerrière, qui se voulait au début plutôt courte, sèche et pragmatique, s'est étirée. Une langue qui se délie, oui. Une langue qui laisse parler l'expérience, que l'on peut reconnaître dans les mots qu'elle porte. Ainsi, malgré une certaine nonchalance, Mérion écoute. Il apprend, bien entendu. Il assimile, aussi. Car cette femme ne le cache pas, elle connaît. Et sans doute est-ce pour cette raison qu'elle souhaite toujours être le moins longtemps possible dans ces murs de chair. Une réalité à laquelle son supérieur direct tend à aller. Tout est meilleur à l'extérieur. Même les échanges.
Un léger sourire aux lèvres. Oui, au moins sur cela ne s'est-il pas trompé. Doute-t-il de la réussite de l'objectif de compétence de la Vandale ? Non. Aucunement. Car il campe ses positions : elle possède une certaine force. Physique, mentale, qu'importe. La Pestilence pourrait expliquer des heures cette force, cette puissante présence.

Certes, celle-ci ne l'a pas arraché à la folie. Mais elle a donné une réalité à cette folie. Un besoin. Un désir. Sortir. Sortir de cet endroit. Alors que la Cuirasse était … là où elle devait être. Réussir à aller aussi loin dans le domaine de la Légion des Ossements n'était ainsi pas une chose si simple à imaginer. Car après tout : pourquoi la Cuirasse accepterait de quitter son logis ? C'est bien parce qu'une autre force dominait la folie primitive du Premier Sang. C'est du moins la théorie de Mérion.

Le Cardinal qui d'ailleurs se redresse, lorsque son interlocutrice termine sa réponse. Détaillée. Réponse transformée en question. En interrogation. Sur la propre existence de Mérion, Cardinal de la Légion des Ossements. Sur ce qu'il attend d'elle. Oui. Peut-être attend-il beaucoup de ses soldats. Mais pas plus que les autres Cardinaux, selon lui. Alors, simplement, il bouge sa main. Tout en l'observant. « Ce que j'attends de toi, Ludmila, est une obéissance et un respect des lois régies par le Pontifex. J'attends que les ordres que je te donne soient effectués, avec efficacité. » Ses doigts viennent chercher un tissu, qui se cachait à l'ombre des jeux enflammés de la lanterne. Un manteau noir, qu'il enfile simplement.

« Un Centurion compétent, oui, c'est ce que j'attends de toi. Les ordres que tu possèdes, s'ils dépendent du Pontifex, doivent être réalisés avec cette compétence que tu souhaite démontrer. Il en va de même pour les ordres que je donnerai. » Un silence. Un instant de silence. « Tu l'apprendras bien assez tôt, alors autant te le dire maintenant. J'ai l'ordre de surveiller et protéger le Dédale. Cela signifie autant surveiller les territoires qui entourent le Dédale, mais aussi de veiller à ce qu'aucune de ces rivalités intestines viennent à devenir gangrène. » Son regard se tourne vers elle.
« Que nos ennemis nous voient en de simples bêtes féroces, sans ordre ni hiérarchie … Qu'ils nous voient comme un pitoyable chaos … Cela les concerne. Cela peut même nous avantager. Par contre … Il est indéniable que notre obéissance au Pontifex et à ses lois se doit d'être irréprochable. » Pontifex. Le mot revient. Après tout, il est la Voix. La Voix qui possède une stratégie, une politique. En tant que Cardinal, il se doit d'apporter à cette direction.

Le silence s'impose après ces mots. Alors qu'il n'a pas complètement répondu à cette question. À la dernière. Comment veut-il exister ?
Le jeune homme est maintenant debout. Alors que ses mains se glissent dans son dos. Regardant Ludmila. « Je souhaite exister ainsi. Non pas en bon petit soldat. Mais en élément qui apportera à cette machine étrange qu'est l'armée des Berserkers. Alors oui. Par ce souhait d'existence, nos recrues recevront l'entraînement le plus adapté – et j'espère que tu feras profiter de ton expérience. Par ce souhait, tu dois être aussi compétente que je pense que tu l'es. Tout comme le reste de ma Légion. Tout comme moi. » Surtout moi.

Une stratégie est à l'oeuvre. Elle se doit d'être respectée.
Ainsi va l'existence du Cardinal Mérion. Qui a des choses à apporter, oui.


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Message Re: [Mi-Février] Écailles brisées ~ Ludmila   [Mi-Février] Écailles brisées ~ Ludmila EmptyLun 14 Sep - 21:18

Spectatrice, la dracène ne montre une nouvelle réaction qu'au moment où son interlocuteur se lève - Afin d'en faire de même. Elle accueille le discours sans broncher même si celui-ci ne fait que répéter la nécessité de ne pas semer d'avantage de discorde dans les rangs. En somme : Filer doux. Mais elle ne prend pas la chose personnellement cette fois-ci. Puisque justement les compteurs ont été remis à zéro avec Zvezdan, et que ces nouvelles doctrines seront par la même occasion défendues par sa propre hache. Comme elle en a fait le serment auprès de la seule personne qui compte réellement à ses yeux.

J'ai saisi. Double hochement de tête un brin nerveux. Je ne trahirai aucune des paroles de notre Pontifex ni les vôtres.

"Je ne tuerai point" pense t-elle religieusement, un sourire ironique sous son heaume. Quand bien même elle ne ment pas, sa conception des choses diverge probablement de certains de ses frères d'arme ou même de son Cardinal. De la formation d'une recrue jusqu'à cette fameuse fraternité entre légionnaires. Sans doute suffit-il de faire sa part et de laisser le temps passer pour que la situation fonctionne à merveille, néanmoins les choses ne sont pas si simples à son goût.
Pour l'heure elle décide de faire confiance. Luttera contre toute envie de dérapage. Mais quand Zvezdan quittera le Dédale ? Si un autre berserker affole la fourmilière ? Alors il faudra agir, vite et fort. Peut-être pas en distribuant la mort, certes... mais il en faudra bien, de ces fameux "relais" disposés à appliquer les principes du grand ponte pendant son absence. Et même sans parler de catastrophe, c'est en premier lieu les aspirants qu'il faut saisir d'entrée de jeu par la peau du cou afin de les instruire. Faire des exemples au besoin. Parce que les cuirasses attisent la folie, bien au delà du premier sang, et que le premier rempart contre cette affliction commence par un cadre aussi intransigeant que omniprésent dans leur quotidien. En réalité, cela a même de l'intérêt à toutes les échelles. Puisque au delà du contrôle, il y a le perfectionnement de ses prétendus acquis.

Mais mon "expérience", Cardinal, n'est peut-être pas celle que vous imaginez. Je ne saurai la dispenser en niant les réalités de notre monde. Or ce monde est aussi dur que traitre. Commence t-elle, amère.
Adoucir nos mœurs ne nous rendra pas mieux disposés à briller sur le champ de bataille... Si nous sommes berserkers et que nos cuirasses appellent à la propagation de leur pouvoir ce n'est pas anodin. Il y a un enseignement derrière ce phénomène, et cet enseignement nous prépare à faire face au monde qui nous entoure.

Il semble facile pour elle de soutenir un tel langage. Sans doute parce qu'elle a déjà fait le plus dur après toutes les années passées ici. Quoiqu'il en soit, en ce jour, elle le pense réellement. A tiré ses propres conclusions. A transformé sa peine en combustible.

Il y a des rivalités, partout. Même chez ceux qui nous traitent de barbares. Mais l'adversité est justement notre credo et le nier ou le refouler ne permettra pas à nos futurs initiés de remplacer les vétérans d'autrefois. Pas dans les temps du moins. Sa dextre fend l'air, à plat, appuyant son discours bien tranché. Son regard ne tremble pas. L'Ordre dans nos rangs, oui.
Mais cette machine étrange comme vous dîtes a des rouages qu'on ne peut remplacer sans la dénaturer... voire la rendre défaillante. Ce lac de sang peut bien calmer l'ardeur de nos nouveaux frères d'arme... mais tôt ou tard il faudra bien qu'ils s'y confrontent pleinement pour maîtriser le pouvoir offert par "Sa Majesté"...


Et le plus tôt sera le mieux. Car au delà de la barbarie, de la rage ou de la haine, il y a la vérité. Cette vérité qui fait battre le cœur des guerriers et les pousse à accomplir l'impossible, même dans les pires situations. Une détermination aveugle et égocentrée certes, tantôt décriée sauvagerie, tantôt appelée noblesse. Selon le but, la cause, la forme.
Alors qu'en grattant ne serait-ce qu'un peu, il n'y a rien de tout cela. Juste une âme épurée s'engageant dans la rencontre de l'adversité. Faisant fi de tous les obstacles placés et de toutes les futilités portées par autrui.

Je dirai même que ce lac de sang est un grand pas en arrière. Il ne fait que donner du travail supplémentaire aux instructeurs, et encore, je doute qu'on puisse le comprendre sans le vivre au moins une fois.

Si notre Légion défend le Dédale, alors ce lac est inutile.
Si notre but est d'inculquer le respect de la hiérarchie, alors il faut le faire dans les moments les plus rebelles. En commençant par graver ça dans l'inconscient du futur soldat.

Je ne suis pas sourde. J'ai saisi les attentes de la hiérarchie. Mais à quoi bon hocher la tête si c'est pour partir sur une base aussi laxiste ? C'est par le cosmos qu'Arès nous guide et que les autres dieux nous combattent. Pas avec des mots doux.


Le monologue prend subitement fin. Un frisson parcourt l'échine de la vandale. Elle qui a parfois pour habitude de s'écouter parler en oublie presque cette fois-ci l'ensemble de son discours. Ne reste que son attitude résolue à se faire entendre. Et elle y tient, s'y accroche.
Sa pensée implique un certain tri. Tout ce qu'elle a vécu n'est pas bon. Mais tout ce qu'elle a vécu n'est pas mauvais non plus. Il y a un milieu, peut-être pas totalement juste, mais cependant il y en a un. Celui qu'elle adopte. Celui en lequel elle croit. "Le plus adapté" pour affronter ce monde dévoré par les caprices divins et toutes les graves manigances qui en découlent...


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