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 [Février 553] Le Pontifex fait boire ses Berserkers : Electric Boogaloo

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ZvezdanZvezdanArmure :
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Message [Février 553] Le Pontifex fait boire ses Berserkers : Electric Boogaloo   [Février 553] Le Pontifex fait boire ses Berserkers : Electric Boogaloo EmptyMar 8 Sep - 14:37
Les choses sont bien faites. Je commençais à en avoir marre d'enchaîner les rencontres et discussions sur ce foutu trône maudit.

J'ai assez discuté avec les Oracles. Avec Hermès, avec les pantins d'Hadès. Avec tous. J'ai conclu mes pactes, pris mes informations, donné mes garanties, mis en place mes contingences et précautions. J'ai tendu la main, mais mon autre est prêt à dégainer une dague si les choses tournent mal. Alors maintenant que tout ça est fait... Eh bien, maintenant que c'est fini, ça n'est pas vraiment fini. Mais ? Mais au moins, la suite des opérations se fera dans un cadre exotique. Différent. Nouveau.
Nouveau, et pas totalement, d'une certaine façon.

Atlantis. Citée des Eaux, Domaine des enfants de Poséidon. Voilà un long moment que nous n'avons pas pris contact, hm ? Remédions à cela. J'ai des projets pour vous.

Un village tout au sud de la Transylvanie. Un petit endroit simple, calme et isolé, peut-être trop calme, diraient certain. Ici, les gens travaillent la terre pour vivre, certains vendent leur expertise, leur artisanat. Un petit bout de communauté sans prétention, pris en étau entre les territoires de deux grand clans locaux en rivalité. En temps normal, cet endroit aurait vite été brûle, pillé, ou exploité pour ses ressources, pris à parti par l'un des clans. Or, si cet endroit est simple, il a sa part d'intrigant. Les quelques hommes en armure, qui veillent ça et là dans le village. Ils ne sont pas nombreux, non, pas bien nombreux à vrai dire. Mais ils sont là. Cette espèce de sauvagerie brutale qui leur colle à la peau, contenue par une discipline d'acier. Les clans de Transylvanie le savent : attaquer là où ces hommes protègent, c'est risquer de s'attirer la colère des Dieux. C'est risquer de réveiller des mauvais esprit, une malédiction, de se faire traquer par des guerriers inhumains...
Chaque clan à sa version. Tous savent. Tous tremblent.
À raison.

- C'pourtant pas si terrible comme coin, par ici.

Les mots me sortent de la bouche, à moitié mâchés par ces coups de croc dans la pomme que je grignote. Assis à une chaise, jambes croisées sur une table, et tout autour, une musique d'ambiance qui investi la pièce. La taverne du village, là où se rassemblent ceux qui ont besoin de boire et fêter, après une dure journée de travail. À l'horizon, le soleil a presque fini de se coucher, il y a ce ciel rose-orangé, qui ne va pas tarder à prendre le bleu de la nuit. Tout autour, les gens, les discussions, les boissons, quelques danses. Des rires, des mines légères, ou alourdies par l'alcool, pour certains déjà trop gourmands alors que la soirée débute à peine...
Un endroit simple, disais-je. Le petit peuple et ses rituels. La taverne et ses habitués.

J'observe depuis un coin un peu à l'écart, confortablement installé, une bouteille de vin et des victuailles sur la table. Je jette le trognon de pomme dans une corbeille d'un geste, puis lève ma choppe pour boire d'un autre. J'attends, patiemment.

J'ai dit à Mérion de transmettre. Qu'elle me retrouve ici le jour venu, dans ce village, à sa taverne. C'est d'ici qu'on partira. Et c'est ici qu'on discutera. Loin du Dédale et de ses désagréments. De ses oreilles indiscrètes, de ses manigances épuisantes.
Velya dort, oui. Mais Velya n'est pas le seul parmi les maux du Dédale. Et je me méfie du rat même endormi.

Puis bon... Quitte à discuter, autant que ce soit autour d'un verre, entouré de murs de bois plutôt que de viande, non ?

Les retrouvailles, c'est toujours mieux avec un peu d'alcool.
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Message Re: [Février 553] Le Pontifex fait boire ses Berserkers : Electric Boogaloo   [Février 553] Le Pontifex fait boire ses Berserkers : Electric Boogaloo EmptyLun 21 Sep - 13:53


Le Pontifex fait boire ses Berserkers : Electric Boogaloo
Il ne s’y attendait pas, et il n’était surement pas le seul. Etait-il réellement le plus apte à accompagner le Pontifex hors des murs du Dédale pour ce qui ressemblait à une mission diplomatique ? Si on lui avait posé la question, Velizara aurait certainement pensé qu’il n’était pas le plus qualifié pour ce genre de tâche. Il ne connaissait pas grand chose au sujet des Marinas et des Atlantes… Ou pas plus que ce qu’il avait pu apprendre lorsqu’il avait eu la place du Pontifex lui même. Hélas en son temps, les alliances n’avaient pas particulièrement été nouées, à cause de la guerre et des Saints, comme toujours… Mais ça avait été le choix du maître des Berserkers de lui donner cette mission, et l’on ne contredit pas ces décisions. Cependant, le malaise reste présent, comme si le choix prit ne l’était pas été que vis-à-vis de son identité de la Baba Yaga…

Lui et Zvezdan ne s’étaient pas reparlés depuis cette première nouvelle entrevue. Pas même une vague rencontre depuis la nomination du cardinal au poste de Pontifex. Mais quand l’ordre lui fut donné, il n’avait pas pu s’empêcher d’y songer, à cette erreur qu’il avait commise dans une simple danse et d’échange de lame. Le poids du Dédale avait alors pesé sur ses épaules et son coeur, comme un rappel du secret qu’il doit absolument garder. Mais hors des murs, loin de cette protection factice qu’il s’imagine, il sait profondément que museler le secret sera plus difficile. Parce que Zvezdan n’est pas un idiot et qu’il a surement deviné plus de chose qu’il ne veut le croire. Se tromper soit même, imaginer d’autres choses est assurément plus facile, et jusqu’ici il avait pu s’y tenir. Mais la récente altercation avec l’ancienne Hyène, Ludmila, avait à nouveau rappelé à lui quelques malheureuses évidences. Comme si malgré les différences, malgré la renaissance, d’autres qui l’avaient connus peuvent comprendre. Et y faire face n’est pas une perspective alléchante. Les souvenirs peuvent facilement être repoussés et ignorés quand ils ne sont pas face à soit. Mais ramené de force, c’est différent.

Il n’a pas le choix. L’ordre est suivi et c’est avec une douleur inconsciente que Velizara quitte à nouveau le Dédale. Un seul pas à l’extérieur lui fait cruellement ressentir le manque et la faim s’installe comme avant, dérangeante et grondante. Et plus il s’éloigne, plus cela force en lui ce déchirement incontrôlé, cette unité aussi recherchée que repoussée. Heureusement, l’esprit domine encore cette envie, reléguant l’obsession à un bourdonnement lointain. Pour le moment du moins. Mais étrangement, il y a aussi un plaisir sous jacent, écho de ses mémoires qui ne sont pas familières de la Citadelle, et qui savourent de revoir les étendues forestières et sauvages, contempler une horizon d’arbre plutôt que la chair dégoutante et mouvante du domaine des Berserkers. Il s’oublie un peu plus en éloignant Thivan, et la route semble moins lourde pour elle.

Et puis ce village aux frontières de la Transylvanie. Grouillant de vie et d’activité et c’est peut-être un peu trop pour lui. Il n’a plus l’habitude de tout ce bruit et cette agitation qui l’entoure, et il n’a jamais été trop de ceux à marcher parmi les gens pour gouter à la société. C’est un peu une torture à laquelle il doit s’accommoder, parce que c’est au sein d’une taverne que le Pontifex lui a donné rendez-vous. La journée est sur sa fin, quand il trouve ladite taverne - une description de l’endroit vaut mieux qu’un nom pour lui qui ne sait pas lire - et il ne faut pas plus de quelques secondes pour que son regard scrute les lieux pour trouver celui qu’il cherche. Confortablement installé et mêlé à la masse de ces gens qui boivent et s’amusent. Et même s’il n’a pas cherché a attiré l’attention, ce teint pâle, ces cheveux noirs et ce regard assez vide et froid dénote de l’ambiance joyeuse. Peu importe en vérité, car il s’avance vers Zvezdan qui l’aura certainement déjà remarqué. La cape glisse de ses épaules à son approche, se pose sur le dossier de la chaise libre et d’un geste un peu raide il s’assoie. Il n’y a pas trop la place ici pour les formules de politesse et le salut martial potentiellement d’usage. Le pincement au coeur revient presque aussi vite qu’il l’avait oublié, et il préfère laisser ses yeux observer la tablé plutôt que ceux de son supérieur. Son ami. Dans une autre vie.

« C’est bruyant ici. » Laisse-t-il finalement échapper, comme quelque chose qui ne lui plait pas, mais aussi une bête évidence. La voix est pourtant calme et il attend. Les ordres certainement, espérant peut-être éviter une discussion.


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Message Re: [Février 553] Le Pontifex fait boire ses Berserkers : Electric Boogaloo   [Février 553] Le Pontifex fait boire ses Berserkers : Electric Boogaloo EmptyVen 2 Oct - 7:17
Même perdu dans mes pensées, je la vois arriver.

Parce qu'elle ne passe pas tout à fait inaperçu, à sa façon. Ce quelque chose de froid, cette peau trop pâle pour que ça soit normal, le regard de glace. Non pas que les profils du genre soient si rares dans la région... Mais dans un petit village du genre, ça dénote. Parce que dans un petit village du genre, les seuls à réunir ce genre tout ça, ce sont ceux de chez nous.

Alors j'observe approcher, confortablement installé au fond de ma chaise. J'observe s’asseoir, une curiosité dans mon regard. J'écoute les premiers mots, et ils me font doucement sourire. Avant d'y répondre, je laisse planer un silence, un silence qui sonde. Qui fixe : fixe cette Velizara au regard fuyant, au regard collé au bois d'une table... Pour éviter de soutenir le mien ? Tseh. Bruyant, donc. Soit.

Un simple geste, bras levé, et ma main qui pointe discrètement vers la porte. Peu de temps s'écoule avant qu'il y ait une réaction, dans la pièce : quatre silhouettes qui se lèvent. Silhouettes armurées, imposantes, une attitude martiale, une sorte de sauvagerie disciplinée dans leur aura. Elles se lèvent, et nombre de regards se lèvent dans la taverne, pour scruter leur mouvement. L'un des quatre s'avance au travers de la pièce, d'un pas lent et lourd, pour ouvrir la porte de l'établissement... Puis balayer l'assemblée d'un regard. Dés lors, les lieux perdent vite ce vivant, cette ambiance animée, arrosée, les danses cessent et la musique se tait. Le bruit meurt, puis revient à la vie, mais différent : le bruit des chaises tirée, des couverts posés et des gens, qui se dirigent vers la sortie sans demander leur reste. C'est l'histoire de quelques dizaines de secondes, avant que la salle finisse vide de tout : des clients, du tenancier, des serveuses... Et même des hommes en armure, après un signe de tête de ma part pour les congédier. Le dernier d'entre eux ferme la porte dans son dos, pour finalement laisser la grande taverne sans personne, si ce n'est moi et Velizara.
Le crépitement du feu en cuisines, la danse des bougies, et le son de mes coups de croc dans la viande. C'est tout ce qu'il reste pour remplir l'air, bien assez tôt.

- Mieux? mes lèvres s'étirent en un sourire de malice. Tu aurais dû me dire que tu préférais un dîner en tête à tête.

Je lui dit ça, la voix rieuse, et mon regard fixe contrairement au sien. Un mouvement, pour enlever mes pieds de la table, puis voûter mon dos au-dessus de son bois, y poser mes coudes et joindre les mains sous mon menton, poing fermé. Une façon d'approcher mon visage : Tu ne vas pas pouvoir éviter ce regard indéfiniment, tu sais ?

- Tu n'as jamais été très bon à ce petit jeu. Je le dis d'une voix calme, posée, sans me départir de cette décontraction qui scrute. Un silence, un moment, comme pour lui laisser le temps de réfléchir... De se demander de quoi je parle. Le jeu du faux. Des mensonges, des apparences, tout ça tout ça... La voix traîne, je prends mon temps pour aller là où je veux aller. C'est un jeu social, après tout. Puis, bon... Le social, ça n'a jamais été ton fort, entre nous.

Toujours, la malice, je dis ça comme une plaisanterie bienveillante, mais il sait qu'il y a autre chose. Et il sait pourquoi un petit détail a changé, dans ma façon de lui parler.

- J'en donne peut-être l'impression, mais j'ai pas plus envie de tourner autour du pot que ça, en fait... Le sourire reste, mais une lueur dans mes yeux trahit quelque chose de plus sérieux. Je crois que tu me dois quelques explications, hm?

Gagne-nous du temps à tous les deux et vas droit au but. Je te l'ai dit : tu n'es pas bon à ce petit jeu. Et je doute que tu aimes y jouer de toute façon, alors...

Alors dis-moi tout.
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Message Re: [Février 553] Le Pontifex fait boire ses Berserkers : Electric Boogaloo   [Février 553] Le Pontifex fait boire ses Berserkers : Electric Boogaloo EmptyDim 13 Déc - 20:16


Le Pontifex fait boire ses Berserkers : Electric Boogaloo
Les lieux sont bruyants, mais plus pour très longtemps. Un geste du Pontifex, capté à la limite de son champ de vision délibérément baissé, et il voit les gardes en armure qui se lèvent et imposent le silence par leur seule présence. Les voix s’éteignent, les murmures aussi, jusqu’à ce qu’il ne reste plus rien que le bruit des gens qui quittent les lieux, et enfin, le vide. Il ne s’était pas rendu compte à quel point le brouhaha et les multiples présences le mettent mal à l’aise. Comme de vieux souvenirs dont il n’a plus clairement les images qui viennent piquer sa chair dans un malaise grimpant. Il ne sait pas pourquoi, mais il sait qu’il n’aime pas. Alors quand ils sont seuls, tête à tête dans ce lieu trop grand pour eux deux, il y a quelque chose chez Velizara qui semble se calmer. Cette agitation latente qui parfois peut exploser, pour le meilleur comme pour le pire. L’instinct se tait, bourdonnement indistinct au fond de ses pensées. Tout cela cependant ne lui fait pas relever les yeux vers son interlocuteur.

« Mieux. »

Un haussement d’épaule qui accompagne les mots, et un regard qui fuit délibérément les abysses sombre qu’il devine posé sur lui. C’est facile d’esquiver ce qui pourrait être un danger, mais il sait parfaitement aussi que ce n’est que temporaire. Il l’a senti la dernière fois, à cette dernière rencontre, que quelque chose lui avait échappé stupidement. Et à son contraire, Zvezdan a toujours été plus malin que lui même… Les taquineries légères et malicieuses lui passent toujours au dessus de la tête, et même s’il avait voulu jouer avec un autre masque, il n’aurait pas su comment faire. Le sous entendu est lointain, quoiqu’il croit comprendre vaguement ce que cela induit.

Et ce rapprochement finalement, ces coudes posés sur la table et ce visage qui s’est avancé pour mieux capter un regard. Un regard que Velizara finit finalement par donner, par deux prunelles froides qui n’expriment rien. Rien de vivant. Rien d’intéressant. Jusqu’à ces mots. Mots qui transpercent. Mots qui semble deviner ce qui est caché sous se visage modifié et cette voix différente. Mots qui ne sont pas anodin et qui au final, ne posent même pas de question. Simple constat, lisible dans ce regard décontracté qui garde cette lueur d’amusement. Chez lui, un froncement de sourcil, un tour de pensée qui ne sait s’il doit jouer à ce jeu ou faire cesser cette mascarade. Mais en vérité, il n’y a rien de plus qu’il ne souhaite, car comme le dit si bien Zvezdan, il n’a jamais été doué pour ça : ces faux semblants et ces mensonges. Il est brute et pure de ces conneries de tromperies. Ses seules fourberies, c’est au coeur d’une bataille qu’il peut les donner, pour mieux surprendre et planter ses crocs dans la gorge de son adversaire. Pas sur le terrain des paroles et des masques.

Alors il a beau ne pas être le plus malin de ces jeux là, il n’est pas idiot non plus, et sait que ça ne sert à rien. Déjà avant, trop d’indices avaient pu filtrer. Il le connaissait d’avant, assez pour noter ces détails qui n’en sont pas tellement. Et puis, ils sont loin du Dédale… Loin de cette influence qui lui déchire les entrailles et l’appel à revenir en hâte. Loin de cette envie qui chantonne en rythme dans son oreille et cette faim insatiable. Ici, c’est peut-être l’endroit où il est le moins en danger. Avec ce qui fut peut-être le plus proche d’un ami, dans une autre vie.

Un temps. Un silence, jugeant ce qu’il peut dire, abysse contre azure. Puis cette voix, si lointaine du souvenir masculin de leurs anciennes discussion, mais aussi froide et sans expression :

« Tu veux savoir pourquoi je suis là et vivant ? » Evidence, question qui n’en est pas une, et lui aussi n’aime pas vraiment tourner autour du pot. Il ne l’a jamais fait. « Velya m’a tué et il m’a balancé dans la chair du Dédale, ça tu dois le savoir. » Les derniers souvenirs de ces instants sont vagues pour lui aussi, mais il lui semble qu’un public avait assisté à cette traitrise. « Je sais pas comment et pourquoi, mais j’ai fini par en ressortir toujours vivant, il y a quelques mois de ça. Ou un an. Je saurais pas trop te dire. C’est ton prédécesseur qui m’a fait sortir. Je me suis barré, puis j’ai erré jusqu’à ce qu’une cuirasse me tombe dessus, et me revoilà. Affamé. Faut croire que je suis bon qu’à ça. » Mais il est ressorti différent, changé. Un autre nom pour ces multiples facettes qui se cachent endormie dans cette chair. Un autre visage pour échapper à la mort qui rode dans les murs du Dédale, et qui n’est pas le Cardinal. Velya ce danger, qu’il voudrait détruire de ses mains, rien que pour se venger.


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Message Re: [Février 553] Le Pontifex fait boire ses Berserkers : Electric Boogaloo   [Février 553] Le Pontifex fait boire ses Berserkers : Electric Boogaloo EmptyMer 30 Déc - 22:20
- Ce serait un bon début, oui.

Je pourrais avoir plus de questions. Plus tard. Savoir pour les mots de Velya... Ceux qui prétendent que Thivan n'est qu'une création. Un quelque chose monté de toute pièce par son initiative. Savoir sur le comment de cette réapparition, sur le pourquoi de cette forme nouvelle, mais pas complètement inconnue. Mais commençons au plus simple, oui.

Je sais. Je sais oui. Je sais ce que Velya a fait. Je ne réponds pas par les mots, mais sans doute que tu pourras le voir dans mon regard, que je sais. Sans doute que tu pourras voir mes yeux noirs s’assombrir encore un peu plus, que tu pourras percevoir ces sourcils qui se froncent, cette colère tranquille qui me monte à l'esprit, jusqu'à transpirer sur les traits de mon visage. Mâchoire serrée, regard fixe, je reste silencieux, j'écoute. J'essaie de ne pas ressasser.
Pas pour l'instant.

Mon prédécesseur. Tseh. Encore et toujours. À croire qu'il s'est amusé à réveiller les morts d'un peu partout dans son sillage, avant de faire son entrée en scène. Haldor, Jehane, et maintenant toi... Tsh. Là aussi, je pourrais me poser des questions. La question du pourquoi et du comment... Mais on parle du Dédale. Cet endroit est étrange, et pas seulement par son horreur. Les murs, les gens dans les murs. La chair, parfois inerte, souvent vivante. Les secrets entre les muscles du Dédale. Parmi eux, le secret de la vie.
Des gens morts sans vraiment l'être... Ou vivants sans vraiment l'être.

- Et tu comptais prévenir au bout d'un moment, ou tu espérais pouvoir continuer ton numéro de grand acteur encore longtemps? Une malice sur mes traits, un air détendu qui remplace le visage plus fermé d'il y a quelques secondes. Et... C'est tout. Les murs, la mort, le réveil, l'errance, puis la Cuirasse...Une mine songeuse, plus sérieuse. Puis, je vais chercher son regard. Tu te sens comment?

La première question qui me vient. Parce même toi tu dois bien avoir un ressenti particulier, sur tout ça. Autre nom, autre vie, autre sexe. Tu pourrais presque être une toute nouvelle personne à part entière... Et va savoir, peut-être bien que c'est précisément ce que tu es.

- Mémoire, tout ça. Souvenirs. D'avant et de maintenant. Je me demande. Je me demande dans quel état est-ce que tu me reviens d'entre les morts, Thivan. D'à quel point la faucheuse t'a brisée ou non. Dis-moi donc. Que je me fasse une idée de qui j'ai en face de moi.

Je ne te mens pas sur le pourquoi de la question. Je suis curieux. Une curiosité de Pontifex, mais aussi, la curiosité d'un homme que tu as connu dans la vie d'avant. Que tu as connu peut-être plus que d'autres. Alors dis-moi donc, oui.

Une main pour attraper ma chope, une gorgée. La main pose, puis le menton désigne. Un mouvement en direction du la chope un peu plus loin en face.

- Elle va pas se boire toute seule, tu sais?
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Message Re: [Février 553] Le Pontifex fait boire ses Berserkers : Electric Boogaloo   [Février 553] Le Pontifex fait boire ses Berserkers : Electric Boogaloo EmptyLun 22 Fév - 0:04


Le Pontifex fait boire ses Berserkers : Electric Boogaloo
Il n’y a pas grand-chose à raconter, et il n’a jamais été très doué de toute façon pour ça. Exprimer ses pensées, des faits simples, parler. Des choses qu’il se souvenait, au fond de lui, n’avoir jamais été très à l’aise avec, sans se souvenir exactement du pourquoi. Tout ce qui remontait à avant le Dédale, avant son arrivée chez les Berserkers, il y a déjà de nombreuses années, était désormais flou. Si flou qu’il n’avait certainement plus les mêmes sentiments de l’époque sur ce qu’il avait pu vivre, ce qu’il était réellement. Qui était-il vraiment de toute façon ? Car les souvenirs de Thivan se mélangeait à d’autres, plus diffus et étranges, mais qui faisaient désormais parti de lui. Un quelque chose qui soulevait assurément plus d’émotions qu’il n’avait pu en avoir autrefois. Comme toujours, cette vague culpabilité d’avoir dû cacher à ce qui se rapprochait le plus d’un… « ami », la vérité (quoiqu’elle n’avait pas été gardé très longtemps). La crainte également de cette ombre dans le Dédale qui pouvait à nouveau lui coûter la vie. La satisfaction également, de ne plus avoir à mentir et laisser ce mensonge se faner dans cette discussion. Un petit quelque chose de rassuré en plus, quoique sur les bords de sa neutralité habituelle. Beaucoup de changements infimes à l’intérieur, qui parfois pouvaient se laisser à transparaitre quelques petites choses.

« Pas vraiment. J’attendais juste une occasion de sortir du Dédale et… éviter le danger là-bas. Tu sais qu’il y a des… oreilles partout. » Littéralement. Ce n’est même pas une blague, une taquinerie ou des mots dit avec humour. Toujours froidement neutre. « De toute façon, tu es le seul qui aurait certainement pu le deviner. Il n’y a plus d’autres d’avant. » Pas ceux qu’ils avaient connus. Ludmila peut-être, qui avait déjà de nouveau disparue, mais qui ne savait rien. Les autres… les autres n’étaient que souvenirs morts. Non vraiment, son seul risque avait été Zvezdan. « C’est tout oui. » Tout ce qu’il peut raconter de factuel, de ce qui lui est arrivé ces derniers mois et les raisons qui l’avaient mené à nouveau à revenir au Dédale, alors qu’il avait fini par y trouver un simulacre de liberté. Ce n’était pas comme s’il n’avait pas voulu revenir. Le besoin au plus profond de lui l’avait empêché de faire demi-tour.

La question surprend un peu. Pas que ça s’affiche vraiment sur son visage, mais l’étincelle dans le bleu de ses yeux s’illumine un peu pour redevenir plus calme. Un instant, il réfléchit, écoute et pense à sa réponse. Comment il se sent ? Pas de mensonge, ça ne sert à rien :

« Honnêtement ? Pas vraiment bien. » Même si la fin et la soif sont exaltantes quand elles sont nourries et apaisées, il demeure toujours cet appel lancinant qui pèse au fond de lui. C’est la première chose à laquelle il pense. La première chose dont il va parler. « Depuis que je suis sorti du Dédale, je sais qu’un lien s’est développé avec moi. Je… sais pas vraiment comment l’expliquer mais il m’appelle. Comme si je devais toujours y revenir. En ce moment même, ça me démange. » C’est fort encore, comme un besoin fort d’y retourner. Une drogue manquante peut-être. C’est gênant, et il sait pour l’avoir déjà vécu, que ça serait plus dur dans les prochains jours… Et finirait par se calmer après un long… très long moment. « C’est peut-être ça le plus douloureux et qui obsède parfois mes pensées. » Un haussement d’épaule, comme une fatalité qui l’empêche de penser à autre chose pendant plusieurs heures. « Je me souviens de ma vie au Dédale et mon service à Arès depuis le début. Avant c’est… » Il hésite. Flou est une vérité, mais pas tout à fait ce qu’il ressent. « Mélangé, je crois. Il y a des choses, des souvenirs qui ne m’appartenaient pas, avant. » C’est différent aujourd’hui puisque c’est ce qu’il est, et ce n’est pas la chose qui le dérange le plus. C’est cette sensation parfois, de ne pas savoir ce qu’il manque, dans les trous de sa mémoire. Puis finalement, regardant sa main, cette forme plus fine et féminine qu’autrefois, il n’en semble pas plus que ça atteint. « Pour le corps, je m’en fiche à vrai dire. » Une chose que Thivan aurait pu lui même dire en son temps, portant bien peu d’intérêt à l’apparence, au sexe ou à la forme qu’il pouvait avoir. Ça n’a pas d’importance.

Le ton change un peu, faisant relever les yeux de Velizara vers le Pontifex, puis cette bière qui se réchauffe et attend d’être consommée. Il y songe une seconde et s’empare lentement de la chope, goûtant sans avoir trop d’attente sur la saveur. Etrangement, quelques sensations et souvenirs lui reviennent avec ce goût. Rien de très notable, mais c’est un éclat qui illumine pour une poignée de seconde son regard. Cela ne dure pas. Ça ne dure jamais. Il reprend :

« Tu sais, je ne sais pas si je pourrais même avoir confiance en moi-même, après être sorti du Dédale. » Une vérité froide et clinique. Les yeux fixent. Les yeux scrutent. Bleu glacial contre abysses profondes, et sans doute Zvezdan sait ce qu’il sous-entend. Ils savent ce que peut changer la Citadelle de chair chez une victime, et de quelle façon le chien qui le contrôle pourrait en profiter. Une chance qu’il dorme pour le moment. Une malchance de ne pas pouvoir encore le tuer.


Velizara parle au masculin et en #c6d9f0
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Message Re: [Février 553] Le Pontifex fait boire ses Berserkers : Electric Boogaloo   [Février 553] Le Pontifex fait boire ses Berserkers : Electric Boogaloo EmptyLun 6 Sep - 2:35
- Je sais.

Je ne le sais que trop bien, qu'il a des oreilles partout.
Ce n'est pas pour rien que je préfère généralement l'extérieur plutôt que nos propres murs, quand je veux m'entretenir en privé avec quelqu'un. Ce n'est pas pour rien que je continue de ne pas réellement considérer le Dédale comme « chez moi » malgré les années passées. J'y vis, mais je sais que ça n'est pas un endroit sûr. Pas totalement. Que ça n'est pas un endroit à moi. Pas totalement.
Tseh. Au final, c'est bien une vie de guerrier des Dieux, ça.

Une vie qui n'est pas vraiment à soi.

- Les Cuirassés vont et viennent, surtout les Cardinaux. Tu sais comment le Dédale fonctionne. Ma réponse, quand tu parles de ceux d'avant. Ceux qui ne sont pas là. Ou plus là. Certains qui ont réapparu, brièvement... Mais peu qui sont réellement restés. Et tu le sais. Tu sais que cet endroit mange les gens. Littéralement, parfois. Tu sais que le Dédale recrute beaucoup, mais qu'ils sont peu nombreux à survivre aux épreuves de cette vie.

Ceux comme toi et moi, ce sont des exceptions.
Et des fois je me demande si c'est une bonne chose, d'être l'exception... Tseh.

Mes sourcils se froncent, quand j'entends la suite. Quelque chose qui me dérange. Qui me met mal à l'aise. Et surtout, quelque chose qui m'énerve. Tu le reconnaîtras sans doute, en fait. Même si j'ai appris à tempérer mes colères avec le temps, je reste qui je suis. Une fureur froide est une fureur quand même. Putain de parasite... Est-ce qu'il va donc poser sa griffe sur tout ce qui traverse ces putains de terres ?

Soit. Une raison de plus pour un jour se débarasser du Ver Gris.
À la mention de ce lien donc... Mes sourcils se froncent, mon visage se ferme, mais ma bouche reste silencieuse. Je ne dis rien, parce qu'il n'y a rien à dire. Pas avec les mots. Le reste... Le reste, ce sont des choses que je n'ai pas envie de penser. Et pourtant je n'ai pas le choix.
Je n'ai pas le choix que de me dire que je dois me méfier de toi, Thivan. Parce que si tu es lié au Dédale, alors tu es lié à lui, d'une certaine façon. Même si je le savais déjà. Je n'ai pas le choix que de rester sur mes gardes, parce que... Parce que sait-on jamais s'il pourrait te manipuler, avec cette part de toi qui a besoin du Dédale. Sait-on jamais ce qu'il pourrait faire à ton esprit. C'est peut-être ce que je déteste le plus, dans la lutte silencieuse contre Velya.
Je dois me méfier de tous. Même ceux à qui j'aimerais pouvoir faire confiance totalement.

- Le contraire m'aurait étonné. Et plutôt que de m'y attarder, je lance la remarque dans un sourire goguenard, quand il me fait la remarque sur son... Changement de bord. Plus facile de penser à ça. Plus drôle, aussi. Pour ce que ça vaut, je préférais l'ancienne version.

Un aveu lancé sur un ton joueur, un regard qui étudie la silhouette, puis le visage, un instant. Puis, finalement, un regard qui vient rencontrer le sien.

- Mais tu as gardé tes yeux. Pas de doute là-dessus. Un court silence, une réflexion. Encore que... Les yeux n'ont pas changé, mais le regard un peu. Je crois.

Toujours froid, mais une glace plus... vulnérable ? Une glace qui peut briser. Qui peut raconter autre chose que l'indifférence froide, la neutralité monotone. Certes, j'ai déjà vu tes yeux trahir de fortes émotions, quand tu étais encore Thivan...
Mais je sais pas. Différent. D'une certaine façon.

- Et tu te doutes que je ne peux pas savoir non plus. Je pense que tu as deviné l'origine de mon air encoléré, plus tôt. Je n'aime pas devoir en arriver là. Mais je n'ai pas le choix. De fait... Je vais te proposer quelque chose pour nous arranger tous les deux. Quelque chose que je fais avec beaucoup d'autres à vrai dire... Mais toi tu mérites de savoir.

Un bref silence, une gorgée de ma propre coupe, puis je relève le regard.

- Je ne te donnerais que des missions et informations qui sont dans l'intérêt direct du Dédale et de l'avancée des Berserkers. Je ne te donnerais pas d'informations sensibles ou autre qui pourraient être utilisées par tu sais qui. En bref, je serais vigilant. Cette vigilance impliquera peut-être d'autres mesures, mais ça, je me laisse le luxe d'y réfléchir. Du reste... On fera au mieux.

Pas réellement d'autre choix, n'est-ce pas ?
Une dernière gorgée, ma coupe terminée, je m'étire un coup puis je lève. D'un coup de menton, je désigne un couloir derrière le comptoir de la taverne.

- Suis-moi.

Quelques pas, un couloir traversé, jusqu'à passer par les cuisines et finalement trouver une porte. L'ouvrir, et finir à l'arrière de la taverne. De là, une marche tranquille mains dans les poches, vers une destination encore inconnue.

- Je t'ai dit que je serais vigilant. Que je ferais attention aux missions que je te confie. Mais... Mais je veux quand même pouvoir me reposer sur toi. Je sais que tu vaux plus qu'une simple nouvelle éveillée à peine arrivée au Dédale. Un regard entendu, un mince sourire. Est-ce que tu penses pouvoir te faire assez confiance pour me prêter ta force?
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